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CRISE INSTITUTIONNELLE : UN GOUVERNEMENT SANS PRÉSIDENT – Crise au Sénat coutumier lui aussi sans président – Bon anniversaire Maître Léques, le souhait des élus du Congrès – Attention : la pêche au picot est fermée jusqu’au 31 janvier

CRISE INSTITUTIONNELLE : UN GOUVERNEMENT SANS PRÉSIDENT
C’est en une matinée que s’est ouverte une crise institutionnelle en Nouvelle-Calédonie. Comme prévu, le Congrès a élu les 11 membres du nouveau gouvernement. Ces derniers se sont réunis et Philippe Germain, seul candidat, n’a pas recueilli les 6 voix nécessaires à son élection.

Le scénario était connu d’avance, et les déclarations attendues.

Du côté des Républicains Calédoniens, Christopher Giges, nouveau « ministre » a confirmé que sa voix était conditionnée par une discussion sur l’inflexion de la politique économique menée par le gouvernement local depuis 2 ans. Après 2 tentatives infructueuses, il a proposé une nouvelle réunion avec la « plate-forme ».

Pour Philippe Michel, Président de l’intergroupe Calédonie Ensemble-Rassemblement-MPC, il est « hors de question de conditionner l’élection du Président du gouvernement et le déblocage institutionnel à je ne sais quel poste ou prébende ».

Le gouvernement se retrouve ainsi dans la situation de 2015, à l’issue de la chute du gouvernement Ligeard. Ce sont, alors, les indépendantistes qui avaient, après 3 mois de blocage, permis l’élection de Philippe Germain.

Crise institutionnelle
Cette situation attendue après les déclarations issues des différents partis loyalistes n’enlève rien du caractère de crise institutionnelle qu’elle engendre.

En effet, seules les affaires courantes pourront être traitées par l’ancien gouvernement qui reste donc en fonction, ces affaires courantes pouvant être étendues aux questions relevant de l’urgence.

Le bras de fer, entamé par les Républicains Calédoniens, peut-il perdurer ?

En 2015, la crise avait duré 3 mois, en dépit des appels lancés par Georges Pau-Langevin, alors ministre des Outre-mer.

La réponse est donc simple : le régime des affaires courantes peut durer en théorie autant de temps que l’absence d’élection d’un Président du gouvernement.

De leur côté, les indépendandistes s’interrogent déjà sur la légitimité de la présence éventuelle de Philippe Germain à la prochaine réunion du Forum du Pacifique. Cette réaction montre que les aigreurs provoquées par les récentes élections législatives ne sont pas passées. Elle augure mal d’un déblocage de la crise gouvernementale par une initiative venue de leurs rangs.

Le vote du budget supplémentaire possible
Dans ce contexte difficile, les élus du Congrès pourront tout de même se saisir du budget supplémentaire que le gouvernement précédent avait arrêté et transmis. Pas de règle d’affaires courantes pour le parlement local qui pourra donc assurer le fonctionnement budgétaire normal pour la fin de 2017.

En revanche, des interrogations se lèvent sur les délais de vote du budget 2018, les lois de pays en préparation, les dispositions fiscales liées notamment à la TGC.

Autre dossier brûlant sur le bureau de l’Éxécutif local : l’équilibre des régimes sociaux, les dettes du Ruamm, la rupture de trésorerie de la Cafat.

Enfin, si la date du prochain Conseil d’administration de Vale n’est pas encore connue, une épée de Damoclès pèse sur la situation sociale et de l’emploi sur l’usine du sud. Va-t-elle fermer ? Restera-t-elle en activité, mais dans ce cas, à quel prix social ?

Le haut-commissaire convoquera les membres du nouveau gouvernement pour procéder à une nouvelle tentative d’élection du Président et du Vice-président ainsi que le prévoit la loi organique. Mais aucun délai n’est avancé. Un scénario antérieur avait vu une deuxième convocation émise pour le principe, et à la suite d’un second constat d’échec, le représentant de l’Etat avait reporté la troisième convocation à une situation correspondant aux conditions d’une possible élection.

CRISE AU SÉNAT COUTUMIER dont 13 sénateurs sur 16 contestent l’élection à la présidence du représentant de l’aire Nengone, Paul Jewine, et lui préfèrent Pascal Sihaze, de l’aire Drehu.

LE CONGRÈS SOUHAITE UN BON ANNIVERSAIRE À JEAN LÈQUES, maire honoraire de Nouméa, premier président du Gouvernement calédonien issu des Accords de Nouméa, et, pendant de nombreuses années, président de l’Assemblée Territoriale.

Jean Lèques demeure une personnalité respectée par les Calédoniens teintée d’une incontestable affection.

CONCOURS D’ÉLOQUENCE À L’UNC pour 12 candidats qui se sont affrontés hier soir

7e ÉDITION DU SALON DE LA MER ET DU BATEAU où 31 exposants montrent leurs produits.

ATTENTION : PÊCHE AUX PICOTS FERMÉE en province Sud à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 31 janvier.

LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTE POUR LA « NOUMÉENNE », les 4 km des dames pour améliorer le quotidien des malades du cancer. Objectif : atteindre les 3000 participations.

 

LE GOUVERNEMENT DÉSIGNÉ CE MATIN VA-IL ÉLIRE SON PRÉSIDENT ? – Affaire Monteiro : 30 ans pour la meurtrière – La Bac arrête 2 voleurs de voiture hier matin – Ouégoa élira un nouveau conseil municipal en octobre.

LE GOUVERNEMENT SERA ÉLU CE MATIN MAIS POURRA-T-IL DÉSIGNER SON PRÉSIDENT ?
C’est ce matin que le Congrès va élire, à la proportionnelle et selon un scrutin de liste, le prochain gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Le résultat est connu, et l’Éxécutif devrait être constitué de 11 membres : Philippe Germain, Hélène Iékawé, Nicolas Metzdforf, Bernard Deladrière, Cynthia Ligeard, Christopher Giges, Dewe Gorodey, Valentine Eurisouke, Gilbert Tyuienon, Jean-Louis d’Anglebermes et Didier Poadyaliwane.

Dans la foulée, les nouveaux élus devront se réunir au gouvernement sur la convocation du Haut-Commissaire, dans le but de désigner le Président et le Vice-Président. 6 voix sont requises pour valider cette élection, et tout laisse à penser que les loyalistes qui possèdent ces 6 voix, ne pourront s’entendre ce matin. Les Républicains Calédoniens, représentés par Christopher Giges, n’ont en effet pas reçu de réponse à leur demande de réunion dont le sujet serait l’inflexion de la politique économique du gouvernement.

De son côté, Gael Yanno qui s’est déclaré mécontent des discussions internes de la plate-forme mais en même temps solidaire, a demandé publiquement, lui aussi, une telle inflexion de la politique économique menée depuis près de 3 ans.

C’est donc sur un constat d’échec que devrait se solder la réunion d’aujourd’hui laquelle, vraisemblablement, connaîtra une suite dans le courant de la semaine prochaine.

Dans l’intervalle, le gouvernement sortant sera chargé de l’expédition des « affaires courantes ».

AFFAIRE MONTEIRO : 30 ans de réclusion criminelle dont 20 ans incompressibles pour la meurtrière, Bianca Tein-Poiwi

LA BAC ARRÊTE DEUX VOLEURS DE VOITURE –Tôt hier matin, un équipage de la Bac repère un véhicule suspect roulant à vitesse excessive sur la voie de dégagement en direction du Normandie. Après le « blocage » du véhicule par une herse disposée près de Carrefour, les voleurs, en fuite sont poursuivis par les policiers.

2 d’entre eux ont été interpelés. Au cours de la poursuite, deux policiers de la Bac ont été blessés.

OUEGOA BIENTÔT AUX URNES pour élire un nouveau Conseil municipal. Le nouveau scrutin aura lieu les 15 et 22 octobre.

 

CRISE A LA SAUCE CALEDONIENNE : SIX 4×4 EN TÊTE DES VENTES DE VOITURES EN JUILLET !

C’est le crédit qui maintient la croissance, avait constaté le rapport du Cerom sur l’économie calédonienne. Rien ne doit être plus vrai que dans le secteur de l’automobile

C’est qu’en effet, dans un contexte économique morose, on pourrait s’attendre à voir les petites voitures, moins coûteuses, moins consommatrices d’essence ou de gazole, occuper le haut du pavé.

Que nenni. Au top des ventes de juillet, la Peugeot 208 arrive en 8e position. Elle est précédée par un bataillon de 4×4 avec en tête le Toyota Hilux, suivi du Isuzu D-Max, du Ford Ranger, du déjà plus modeste Duster Dacia, du Hyundai Creta et du Nissan Navarra !

Quelques uns de ces imposants véhicules ne seraient-ils pas garés dans des squats …

Mais bon, la crise est passée par là. Il se vend tout de même moins d’automobiles.

Ah, au fait, deux de ces 4×4 sont particulièrement prisés de voleurs de voiture en raison de la simplicité de la mise en route. Devinez lesquels …

KARUIA RÉCLAME 2 MILLIARDS – Pas de substance dangereuse dans les œufs calédoniens – L’Usoenc en force à Vale – Ouverture de la semaine de l’apprentissage – Le Monano Brass au Conservatoire

KARUIA RÉCLAME 2 MILLIARDS attachés au développement du réseau. 93 chauffeurs demandent l’indemnisation de leur licence à la fin de leur contrat initialement signé avec la mairie de Nouméa puis transféré au Syndicat Mixte des Transports Urbains.

L’USOENC EN FORCE À VALE au premier tour des élections professionnelles qui a vu un taux élevé de participation. Le syndicat recueille 35%, devant l’USTKE (28,5%), la Cogetra (18,5%), CFE-CGC (9,5), CGT-FO-SolidaritéNC (6,1%) et la CSTNC (2%). Ce scrutin s’est déroulé dans un contexte d’inquiétude sur la pérennité de l’entreprise.

L’AFFAIRE MONTEIRO AUX ASSISES où les jurés devront se prononcer sur ce meurtre odieux.

PAS DE SUBSTANCE DANGEREUSE DANS LES ŒUFS CALÉDONIENS selon les services du gouvernement.

OUVERTURE DE LA SEMAINE DE L’APPRENTISSAGE mis en œuvre par les chambres consulaires qui soutiennent cette voie très efficace vers l’insertion professionnelle.

LE MONACO BRASS AU CONSERVATOIRE dans le cadre de la saison Prestige. Des musiciens de l’orchestre philharmonique de Monte Carlo.

SAINT LOUIS : LA MÉTHODE ERIC GAY

Saint Louis. Ce seul mot suscite débats entre durs et modérés, jusqu’aux boutistes et conciliateurs. Entre les uns qui évoquaient l’intervention de l’armée, les autres qui réclamaient une action plus déterminée de l’Etat, le Maire du Mont Dore n’a pas varié. Dénonçant d’un côté le caractère insupportable de la situation, il s’est toujours appliqué, en même temps, à rechercher une solution de fond, basée sur un dialogue permanent avec les familles de Saint Louis, évitant toute stigmatisation excessive.

Samedi dernier, ce sont les jeunes de la tribu, au travers de leurs associations, qui ont organisé un accueil du public -nombreux- sur le terrain de la mission.

Il était utile, déjà, de rappeler le passé « glorieux » du lieu. Scierie, ateliers, moulin à grains, écoles, internat, rizières, chaudronnerie : Saint Louis, sous l’impulsion de géniaux pères maristes, fut un véritable centre industriel.

Mais il était encore plus pertinent de souligner au grand jour que des dizaines de familles paisibles y vivent, que des jeunes passent leur bac, entreprennent des études supérieures, aspirent à un emploi. Ils sont l’immense majorité, et leur réputation est spoliée par les délinquants qui y ont sévi ou qui menacent encore.

Or il n’y a pas d’exemple dans le monde où le calme est revenu durablement dans une communauté, dans un quartier, dans une ville, par un simple décret ou par les seules interventions de forces de l’ordre. La population doit être partie prenante, et c’est la conjonction de l’action publique et de l’adhésion des habitants qui assoit, dans le temps, le calme et la tranquillité.

Eric Gay, c’est incontestable, connait bien ce milieu si délicat de Saint Louis. Parce que sa famille utérine est de Canala, ses relations sont moins compliquées, et sa sensibilité « sociologique » est différente.

La journée de samedi a été celle des jeunes de Saint Louis. Mais le regard bienveillant, et les coups de pouce discrets mais nécessaires étaient du côté de l’Hôtel de Ville.

Ce succès ne signifie pas que tout est réglé. « Tout celà demeure fragile« , reconnaît le Maire. Parmi les risques, la libération des personnes pour l’heure internées, et la récidive qui mettrait à mal les actions de bonne volonté. Mais le choix est clair : le calme reviendra durablement et solidement si tous les habitants le veulent et se mobilisent. C’est, pour lui, tout un long travail de persuasion et de dialogue. Parfois, entre le marteau et l’enclume.

LE GOUVERNEMENT EST CONNU : « 6 TRAVAUX D’HERCULE » L’ATTENDENT

Depuis le dépôt des listes de candidats pour l’élection du prochain gouvernement, on connaît mécaniquement la composition du prochain gouvernement. Il sera composé de 5 membres de la « plate-forme », Philippe Germain, Cinthya Ligeard, Hélène Iékawé, Bernard Deladrière et Nicolas Metzdorf, d’un membre des Républicains Calédoniens, Christopher Gyges, de 3 membres de l’UC, Gilbert Tyuienon, de Jean-Louis d’Anglebermes et de Didier Poadyaliwane, de 2 membres du Palika, Dewe Gorodey et Valentine Eurisouké.

Ont été ainsi levées les interrogations sur la reconduction de Dewe Gorodey et Antony Lecren.

Cependant, pour les futurs élus lors de la séance du Congrès jeudi prochain, « tout » reste à faire, et probablement le plus dur. La moitié des travaux d’Hercule …

ÉLIRE LE PRÉSIDENT
Il leur faudra d’abord former officiellement le gouvernement pour qu’il fonctionne, en élisant, au moins, le Président. Les loyalistes, en majorité, ne le pourront qu’avec la voix de Christopher Gyges. Et là, les conditions émises – une inflexion de la politique économique -, n’ont pas reçu de réponse. La situation est d’ailleurs ambigüe. En effet, les partenaires de Calédonie Ensemble dans la plate-forme n’ont-ils pas, depuis 3 ans, critiqué la politique économique conduite sous l’égide de Philippe Germain ? Mais au total, les chances d’une élection de ce dernier, candidat à sa succession, jeudi prochain, sont infimes.

RÉPARTIR LES SECTEURS
Dans l’intervalle, les élus tenteront probablement de se mettre d’accord sur la répartition des secteurs. Pour les sortants, la solution la plus probable sera la reconduction des directions à animer et contrôler. Restera le secteur sensible de la fiscalité et du budget, placé jusque là sous la responsabilité de Philippe Dunoyer. S’il reste dans le giron de Calédonie Ensemble, seul Philippe Germain paraît susceptible de l’assumer. Mais sera-ce considéré comme une trop grande concentration des pouvoirs ?

REFONDER LA COLLÉGIALITÉ
Le nouveau gouvernement devra probablement s’interroger sur le retour à un fonctionnement collégial normal. Nombreuses ont en effet été les critiques sur la gouvernance solitaire du Président sortant. La composition de l’Exécutif, les suites des législatives feront qu’un tel exercice, s’il se perpétue, fera l’objet de remous permanents au sein de l’institution.

AFFRONTER LES DÉFICITS ABYSSAUX DES RÉGIMES SOCIAUX
Il en va de la pérennité des régimes sociaux en Nouvelle-Calédonie. Tous sont dans le rouge, à l’exception, pour la Cafat, du régime des retraites. La situation est explosive, et sans des réformes en profondeur, les régimes exploseront, et une partie des finances publiques avec.

Il en faudra, du courage politique, car la recette est sans alternative : maîtrise draconienne des dérives des coûts de la santé et des couvertures sociales, réduction des prestations, augmentation des prélèvements, interventions fiscales.

INFLÉCHIR LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE ET FISCALE
Chez les loyalistes, il existe une majorité favorable à une solide inflexion de la politique économique et fiscale de la Nouvelle-Calédonie. Ce sera donc un bras de fer interne, ou rapidement, un délitement de la solidarité au sein de la plate-forme aussi bien au gouvernement qu’au Congrès.

L’urgence sera la définition d’un nouveau modèle de développement car l’échec de la recette liée à la relance de la consommation par le contrôle des marges des entreprises est patent.

Rien ne permet, par ailleurs, d’affirmer que l’usine du sud restera en activité au delà du 1er janvier 2018. Et si elle poursuivait ses opérations, qui peut douter que ce serait au prix d’une réduction drastique de sa masse salariale ?

Quant au reste, en dépit des conclusions quelque peu lénifiantes de l’IEOM et du Cerom sur la situation économique, la Nouvelle-Calédonie s’enfonce de plus en plus dans une crise se traduisant par des pertes d’emploi, des fermetures de commerces et d’entreprises ainsi que par une absence d’anticipation d’investissements.

PRÉPARER LES ÉLECTIONS PROVINCIALES
Officiellement, le scrutin majeur est celui d’autodétermination. Et pour la Nouvelle-Calédonie, c’est une réalité. Mais il s’agit d’un scrutin majeur pour le devenir institutionnel du pays, pas pour les enjeux de pouvoir.

Le véritable enjeu de pouvoir, ce sera le scrutin des prochaines provinciales, en mai 2019 ou plus tard. Le résultat de cette consultation déterminera en effet la majorité en Province sud, au Congrès, au gouvernement. Bref, dans les centres de décision du pays.

Or, les résultats des dernières élections législatives, et notamment le nombre impressionnant d’électeurs qui ont boudé les urnes, doivent être au centre de toutes les analyses. Désintérêt générationnel de la politique, défiance à l’égard des partis « traditionnels », volonté silencieuse de changement ? Seuls quelques sondages permettront de mieux cerner l’état de l’opinion publique locale, et notamment, des sentiments de ceux qui votent aux provinciales.

Cette échéance est déjà au cœur des calculs. Elle deviendra de plus en plus prégnante au cours de 19 mois prochains …

TERRIBLE ACCIDENT À KATIRAMONA : 1 MORT – Gros succès de la journée indonésienne – Gratuité au Musée de la Ville et au Musée de la seconde guerre mondiale – Marathon : les japonais dominateurs – Boxe : Mayweather vainqueur du « match du siècle »

TERRIBLE ACCIDENT À KATIRAMONA : deux voitures sont entrées en collision frontale samedi très tôt entre Dumbéa et Katiramona. Lourd bilan : un jeune homme de 24 ans au volant de l’un des véhicules est décédé, et la conductrice de la seconde voiture a été grièvement blessée.

GROS SUCCÈS DE LA JOURNÉE INDONÉSIENNE
Des centaines de personnes se sont rendues hier au Foyer Indonésien, à Robinson. C’était la traditionnelle journée porte ouverte, avec en particulier, son lot de plats indonésiens si prisés du public.`

LE TROPHÉE DES JEUNES MARINS SE PRÉPARE en Province nord qui a sélectionné ses équipes.

GRATUITÉ AU MUSÉE DE LA VILLE ET AU MUSÉE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE pendant toute cette semaine dans le cadre des journées du patrimoine.

KARTING : L’ÉQUIPE DE THIERRY DIDIER « SOCALFI » domine les compétitions de ce week end.

MARATHON : LES JAPONAIS DOMINENT aussi bien chez les hommes avec Junichi Shioya pour la deuxième année consécutive, que chez les dames.

MEGARANDO à Déva : le néo-zélandais Simon Funican s’impose devant Aurnaud Boucher.

BOXE : LE MATCH DU SIÈCLE. Floyd Mayweather a gagné le « combat du siècle » face à Conor McGregor, samedi soir à Las Vegas. Par KO technique, à la dixième reprise. « Farce du siècle » écrit un journal. En tout cas le vainqueur a empoché … 30 milliards FCFP et le vaincu un peu plus de 10 milliards FCFP.

 

L’IMMEUBLE DE « LA FRANCE AUSTRALE » ENFIN RÉNOVÉ

Ce bâtiment est davantage connu sous le nom du quotidien dans lequel il était fabriqué : la France Australe publiée du 2 août 1889 au 24 novembre 1979. Dès les dernières mandatures de Jean Lèques, l’immeuble devait être restauré pour abriter les archives de la Ville.

Mais la volonté de maintenir près des lieux l’accueil des SDF avait fait échouer la mise en œuvre du dossier.

Sonia Lagarde, en impulsant un déplacement des SDF vers Montravel, a réussi à débloquer le projet.

Classé monument historique depuis 2004, l’immeuble fut construit en 1875 par Jacques Ducasse qui en fit un des tous premiers hôtels de Nouméa, l’Hôtel du Pacifique.

En 1882, la Société le Nickel en fit l’acquisition et y logea son quotidien « La France Australe » en 1889.

Au cours de la seconde guerre mondiale, le Consulat des Etats Unis occupa une partie des locaux.

En 1993, le bâtiment fut endommagé par un incendie au premier étage. C’est en 1997 que la ville de Nouméa en fit l’acquisition.

L’immeuble sera donc réhabilité, à la grande satisfaction des Nouméens. Un bâtiment annexe abritera des services administratifs.

LES 11 « MINISTRES » CALÉDONIENS SERONT ÉLUS LE 31 AOÛT. QUI ? – Visite du patrimoine de Saint Louis Samedi – La CSTNC bloque la Cafat – Job Dating pour des jeunes en insertion – L’apprentissage clé de l’insertion professionnelle.

LES 11 « MINISTRES » CALÉDONIENS SERONT ÉLUS LE 31 AOÛT, ainsi en a décidé le Congrès réuni hier matin. Les élus du parlement local ont fixé à 11 le nombre de membres du prochain gouvernement, ainsi que le permet la loi organique. Et c’est le 31 août qu’ils éliront le gouvernement.

On connaît d’ores et déjà la répartition politique au sein de l’Exécutif : 5 membres issus de l’intergroupe et 1 des Républicains Calédoniens en ce qui concerne les loyalistes, 3 de l’UC et 2 du Palika pour ce qui est des indépendantistes.

Les noms, en revanche, constituent encore une inconnue. Le MPC de Gael Yanno y sera-t-il présent, et dans ce cas, quel membre de la plate-forme sera sacrifié ? Qui, de Calédonie Ensemble, accompagnera Philippe Germain et Hélène Iékawé ? Chez les indépendantistes, le cas Lecren continue à faire débat au sein de l’UC dont les comités du sud exigent avoir un représentant. Quant au Palika, reconduira-t-il l’inoxydable Dewe Gorodey élue sans interruption depuis 1998 ? Réponse aujourd’hui à minuit au plus tard, échéance du délai de dépôt des listes de candidats.

Ces hypothèques étant levées, restera, au delà de cette élection, à désigner le Président et le Vice-président du gouvernement. Philippe Germain est candidat à sa propre succession, mais les Républicains Calédoniens veulent une inflexion de sa politique économique qu’ils jugent désastreuse pour le territoire. Au sein de la plate-forme, le sujet fait débat puisqu’aussi bien le Rassemblement que le MPC ont été très critiques de cette politique depuis 2014.

C’est le Haut-Commissaire qui convoquera, dès le 31, les membres élus du nouveau gouvernement. Pour l’instant, les observateurs sont sceptiques sur l’issue de l’élection du Président de l’Exécutif. En cas d’échec, il appartiendra au représentant de l’Etat de convoquer à nouveau le gouvernement autant de fois que nécessaire. Une situation qui s’était présentée dès 2004, alors que les deux candidats, Marie-Noelle Thémereau et Pierre Frogier, n’arrivaient pas à se départager.

VISITE DU PATRIMOINE DE SAINT LOUIS SAMEDI sous l’impulsion de la mairie du Mont Dore avec notamment les jeunes de la tribu. Une occasion exceptionnelle de découvrir l’histoire de cette communauté particulière, davantage connue pour les agissements délictueux de quelques uns, mais dont la majorité des habitants ouvre ses lieux patrimoniaux au public ce samedi.

LA CSTNC BLOQUE LA CAFAT, officiellement pour dénoncer les rythmes de travail.

JOB DATING POUR LES JEUNES DE L’EGC et de la MIJE pour trouver des stages d’insertion ou des formations en alternance.

L’APPRENTISSAGE CLÉ DE L’INSERTION, c’est ce que plaident les Chambres consulaires en organisant des réunions sur ce sujet à Lifou, Koné et Nouméa.

JEUDI DES ILES – Les Iles Loyauté étaient au cœur du Jeudi du Centre-ville hier.

 

RÉFORME DAVANTAGE QUE POUVOIR : L’ENJEU DU PROCHAIN GOUVERNEMENT CALÉDONIEN avec les dangers qui guettent les régimes sociaux et l’économie

En dépit des analyses plutôt rassurantes des organismes officiels sur l’année 2016, la Nouvelle-Calédonie poursuit son mouvement d’enlisement économique et social. En réalité, tous les voyants sont au rouge ou à l’orange : les comptes sociaux, l’emploi, l’économie et donc les recettes fiscales. Sans réforme forcément douloureuse, point de salut. Ce devrait être l’agenda prioritaire du prochain gouvernement. Exigences.

PROCÉDURE D’ALERTE À LA CAFAT ?
Alors que la Cafat ne se rend guère populaire en effectuant des contrôles ostensibles –et malvenus- au premier jour de la Foire de Bourail, ses responsables se demandent si « les politiques » auront le courage de mener les réformes susceptibles d’éviter la faillite du système. Faillite, le terme est approprié. « Ce serait le cas d’une entreprise privée au regard des dettes, de l’impasse de trésorerie et d’absences de perspectives de redressement », déclare ce haut responsable de la Caisse. De fait, la barque est en train de couler : 15 milliards de dettes du Ruamm, un besoin de trésorerie, pour tout juste les dépenses immédiates, de 2 milliards avant la fin de l’année, tous les régimes en déficit structurels à l’exception du régime de retraite. Si les commissaires aux comptes ne lancent pas une « procédure d’alerte », ils pourraient eux-mêmes endosser une part de responsabilité.

A cette situation, point de potion miracle. Juste un remède de cheval, tant les dérives se sont accumulées. Pour éviter la faillite, il conviendra de manier à la fois la réduction des dépenses –les prestations et le train de vie de l’organisme-, et l’augmentation des recettes –prélèvements obligatoires et concours publics-.

TOUTES LES RECETTES FISCALES ENGLOUTIES EN 2030
Mais il n’en va pas que de la Cafat, car les « régimes sociaux » couvrent un champ bien plus vaste : les allocations de solidarité, le plan handicap, les retraites de solidarité, les aides sociales notamment.

Au total, au rythme actuel de la croissance des dépenses, l’ensemble des recettes fiscales de la Nouvelle-Calédonie en 2030 suffira à peine à combler les déficits de l’ensemble de ces régimes, Cafat comprise, bien entendu !

C’EST L’ENTREPRISE QUI CRÉE LA RICHESSE D’UN PAYS
Quant à l’emploi privé, il a entrepris une réduction inquiétante. Dans ce contexte, parler d’une « compensation » par la création d’emplois publics relève d’une farce. Dans un bateau qui fait l’eau, c’est simplement y rajouter l’eau des citernes de la cuisine !

Car en Calédonie comme dans tous les pays du monde, c’est l’entreprise dans une économie de croissance qui crée la richesse. Les services publics, les institutions et les régimes sociaux ne font que vivre de cette richesse.

L’enjeu, pour les mois et les années qui viennent, n’est donc pas seulement la réduction des dépenses. Il est également et surtout, la stabilisation puis l’augmentation des recettes. Or celles-ci ne peuvent croitre d’un secteur pour l’essentiel exsangue, au risque de le tuer. En clair, augmenter les impôts pour augmenter les recettes serait économiquement suicidaire.

L’URGENCE : REDONNER DU SOUFFLE AUX ENTREPRISES
Redonner de la vigueur aux PME ainsi qu’aux grandes entreprises locales, puisque la mine et la métallurgie sont entrées dans un cycle incertain de crise, est l’unique solution pour éviter le naufrage de la Nouvelle-Calédonie. Révisions de la fiscalité, simplifications administratives, soutien des pouvoirs publics et de leurs services aux entreprises, innovations y compris dans des secteurs porteurs déjà en place comme le tourisme, ce sont les réformes à conduire.

D’ailleurs, sans les 160 milliards transférés annuellement par la métropole, véritable « amortisseur » de crise spécifique au Pacifique français, les Calédoniens seraient depuis plusieurs mois dans la tourmente.

Mais à présent, « l’amortisseur » n’est plus qu’un « ralentisseur » tellement l’urgence est prégnante. Assurément, le prochain gouvernement local aura du pain sur la planche.