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DÉLINQUANCE : L’ÉCOLE JAMES PADDON INCENDIÉE, L’INCURIE DES POUVOIRS PUBLICS – L’agresseur de la conductrice de Carsud échappe à la prison – Livraison d’un premier Airbus A330 néo ultra-moderne à Aircalin

L’ÉCOLE JAMES PADDON INCENDIÉE – Impuissance, incapacité des pouvoirs publics dont c’est pourtant la première mission à assurer la sécurité des citoyens, notamment dans l’agglomération. Hier matin, une nouvelle école a été incendiée à Paita, et la cantine ainsi que des locaux ont été touchés. Les demi-pensionnaires de l’école seront accueillis au Fale Fono pour le déjeuner.

Vols, incendies de voiture, agressions, c’est comme une litanie qui montre, depuis des années, l’incapacité des pouvoirs publics à assurer des conditions de sécurité satisfaisantes des citoyens. Manque de sanction des délinquants ? Manque de place dans les prisons ? Manque de mesures de préventions ? Incompétences ou laxisme ?

Dans le domaine de la sécurité, la population juge sur les résultats. Faute d’améliorations sensibles, la Calédonie est comme un bateau ivre, balloté au gré des délits, donnant le sentiment d’une sorte de laisser-aller vers le pire.

L’AGRESSEUR DE LA CONDUCTRICE DE CARSUD ÉCHAPPE À LA PRISON, ainsi en a décidé le tribunal correctionnel. Le prévenu avec menacé l’employée, armé d’une carabine et tirant des coups de feu en l’air.

Educateur …, il a exprimé des regrets. 18 mois avec sursis.

DÉTOURNEMENT DE FONDS À JULES GARNIER, dans la caisse de l’association des parents d’élèves. Les parents ont manifesté, et les élèves ont dénoncé des insuffisances de l’établissement. Le lycée avait pourtant bénéficié d’investissements du territoire et de l’Etat sans précédent pour l’amélioration de ses bâtiments et de ses équipements !

AVION NOUVELLE GÉNÉRATION POUR AIRCALIN, le premier A330 néo flambant neuf a été livré à la compagnie par Airbus à Toulouse. Confort augmenté, design dernier cri, ouverture d’une classe « premium », internet à bord et nouvelle motorisation Rolls Royce permettant de substantielles économies de carburant devraient faire le bonheur de la compagnie comme des futurs passagers.

MAIRIE DE BOULOUPARIS : LE CHAMPION VA PASSER LA MAIN

Il a d’abord été connu pour ses exceptionnelles performances sportives : Alain Lazare, avant d’être le maire estimé de Boulouparis, a été un très grand champion. Sa discipline : une des plus difficiles, l’épreuve reine venant de l’antiquité, clôturant les Jeux Olympiques, le marathon.

Fin des années 70. Le Calédonien s’entraîne avec une rigueur et une constance d’autant plus remarquables qu’il le fait pratiquement en solo. A force de persévérance, et faisant preuve d’un talent hors du commun, il accumule les médailles aux Jeux du Pacifique, et devient champion de France en 1983 et 1986.

Points d’orgue de cette prestigieuse carrière, il participe aux Jeux Olympiques en équipe de France par deux fois, en 1984 à Los Angeles et en 1988 à Séoul. Il ne terminera pas cette dernière épreuve, mais sera médaillé de bronze à la Coupe du monde de marathon.

En 1984, à Tokyo, il inscrit son nom aux tablettes des records de France, un record aujourd’hui détenu par Benoît Zwierzchiewski.

C’est ce sportif hors norme qui prendra les rênes de la commune de Boulouparis en 1995, après en avoir été le Secrétaire général. Il a marqué de son empreinte de nombreuses réalisations communales comme la traversée du village, requalifiée et paysagée, la création du centre culturel à l’architecture originale, la réfection du wharf de Tomo ou encore le jumelage de la commune avec celle de Biloela dans le Queensland.

En 1997, avec son équipe, il crée la Fête du Cerf et de la Crevette devenue, près de l’hippodrome, un rendez-vous incontournable de la brousse calédonienne.

Quatre ans plus tard, il devient membre du gouvernement, puis occupera, en 2011, la fonction de 1er Vice-président de la province Sud, également Conseiller au Congrès depuis 2009.

Alain Lazare a désigné son dauphin qui n’est autre que son fidèle premier adjoint, Jérôme Siret, exploitant agricole, investi dans les associations sportives et les activités rurales.

Le maire-ancien champion de marathon va passer la main en 2020, après 4 mandats de premier magistrat de la commune. Un marathon électif conduit, comme sur les parcours de sport, avec beaucoup de panache.

LE TOURISME CALÉDONIEN DIVISÉ EN 2 MONDES !

Les observateurs attentifs du tourisme en Nouvelle-Calédonie doivent avoir le sentiment que deux mondes existent dans ce domaine économique : un monde technico-politique qui commente et affiche des résultats, et un monde professionnel qui ne s’exprime guère, mais qui gère cette économie.

LES DEUX MONDES
Du côté de ceux qui s’expriment, on se souvient de la note de l’IEOM du juin dernier, affirmant que dans une économie globalement en difficulté, seul le tourisme tirait son épingle du jeu. Et qu’il enregistrait même « un regain d’optimisme ».

Quant aux statistiques, elles s’obstinent à ne pas distinguer les personnes entrant sur le territoire, et celles dont le motif de séjour est le tourisme. Résultat : des records douteux claironnés par certains, agglomérant joyeusement Japonais et … Wallisiens !

Dans l’autre monde, il y a les professionnels du tourisme. En juin, noumeaPost faisait part de leurs difficultés, notamment en hôtellerie, une situation contrastant singulièrement avec la fameuse note de l’IOM.

« DÉBUT D’ANNÉE EN BAISSE »
Avec la publication d’un commentaire sur la conjoncture du premier trimestre 2019, l’Isee-nc constate malgré tout « un début d’année en baisse« . L’arrivée des Wallisiens, des Futuniens, des Vanuatais et des Polynésiens n’a pas suffi à maintenir le climat de records de fréquentation touristique …

Pire, d’ailleurs, les croisiéristes, eux aussi, font de la diminution. En repli de 25%. Il serait bon d’ajouter que ce recul n’est pas nouveau, et que les autorités, à tous les niveaux, brillent depuis plus d’une décennie par leur désintérêt de la croisière. Au grand dam de la compagnie australienne Carnival dont la filiale P&0 dessert la Calédonie.

RETOUR NÉCESSAIRE À DES FONDAMENTAUX
Il serait temps, par conséquent, de doter l’Isee des moyens nécessaires à une bonne analyse de la seconde économie du territoire, et à des enquêtes régulières, aussi bien économiques que de satisfaction de nos touristes. Et l’Isee en a les compétences techniques.

Il serait tout aussi temps de revenir à des fondamentaux de développement touristique. Largement oubliés depuis le calamiteux PDTCNC au profit de nombreuses déclarations hasardeuses. Ou d’investissements publics improbables comme le Sheraton de Deva …

BONNE NOUVELLE POUR LA CALÉDONIE : LA SLN ÉVITE LA PROCÉDURE DE SAUVEGARDE

A l’issue du rapport d’audit, et compte tenu des récentes évolutions locales en faveur de la société, le Conseil d’administration d’Eramet n’a pas décidé de placer la SLN sous la protection de la procédure de sauvegarde.

Incontestablement, l’autorisation d’exportation de minerai basse teneur s’ajoutant aux efforts consentis par le personnel, et dernièrement, la mobilisation de la province Sud et du gouvernement suscitée par Sonia Backès, nouvelle présidente de la province Sud, ont pesé sur la décision des administrateurs.

L’entreprise reste évidente sous la vigilante attention de ses dirigeants, mais le Conseil d’administration a préféré attendre les premiers effets des mesures de sauvetage, ainsi que les engagements de la Nouvelle Calédonie sur l’adaptation du coût de l’électricité.

A l’issue, Christel Bories a déclaré :  »

« Dans un contexte difficile marqué par une baisse des prix de nos métaux, les perturbations en Nouvelle-Calédonie et la revue des processus qualité d’Aubert et Duval, Eramet poursuit activement le déploiement de sa feuille de route stratégique. Plusieurs étapes clés ont été franchies au 1er semestre : avancées décisives du plan de sauvetage de la SLN, progrès significatifs à Sandouville, nouveaux records de production et réorganisation des équipes. Les actions enclenchées devraient porter leurs fruits sur la seconde partie de l’année.

Nos développements stratégiques contribueront fortement à la dynamique de repositionnement du Groupe : la production de nickel à Weda Bay en Indonésie devrait démarrer au second semestre 2020, en avance sur son calendrier, et nos projets fortement créateurs de valeur d’extension de la production de manganèse au Gabon et de développement de lithium en Argentine ont franchi une étape clé avec leur validation interne et la recherche active de financements« .

Le communiqué d’Eramet fait un point de situation de la situation de la SLN dans les termes suivants (les caractères gras dans le texte ont été ajoutés par noumeaPost – Ndlr):

« BU Nickel : avancées décisives dans le plan de sauvetage de la SLN
Le chiffre d’affaires s’établit à 346 M€ au 1er semestre 2019, en baisse de 5 %, et le résultat opérationnel courant de la BU s’établit à – 70 M€. La SLN8 affiche une perte de – 57 M€, par rapport à un bénéfice de + 4 M€ au 1er semestre 2018, pénalisée principalement par la baisse des cours du nickel mais également par les perturbations des centres miniers de la Côte Est. En parallèle, l’usine de Sandouville voit les actions menées depuis début janvier se traduire en termes de performance avec une perte réduite de moitié à – 13 M€.

« La production mondiale d’acier inoxydable est restée stable (+ 0,2 %9) au 1er semestre 2019. La production en Chine a augmenté de 3,3 %9 à 13,3 Mt et a ralenti dans le reste du monde (- 3,1 %9) à 11,8 Mt. L’Indonésie présente une situation particulière avec une production d’acier inoxydable en hausse de 9 %9, liée au démarrage des productions intégrées localement en amont depuis le NPI (« Nickel Pig Iron »).

« La demande de nickel primaire a progressé de 2,9 %9 sur la période, soutenue par le développement du secteur des batteries pour véhicules électriques qui progresse de 25 %9 au 1er semestre 2019 (à 84 kt de nickel primaire).

« La production mondiale de nickel primaire est également en hausse de 10,8 %9 à 1 140 kt au 1er semestre 2019, portée par le développement continu de la production de NPI (+ 28,6 %9) notamment en Indonésie (41,8 %9).

« Partant d’un bilan offre/demande du nickel fortement déficitaire en 2018, cette hausse de la production n’a néanmoins pas suffi à répondre à l’évolution de la demande avec encore un déficit de plus de 40 kt de nickel au 1er semestre 2019. Les stocks de nickel au LME11 et SHFE11 ont ainsi poursuivi leur baisse et s’élèvent à 182 kt à fin juin 2019, (- 40 kt par rapport à fin décembre 2018, soit – 18 %) soit l’équivalent de 9 semaines de consommation (en incluant les stocks de producteurs de nickel), niveau le plus bas depuis 2012.

« Au 1er semestre 2019, la moyenne des cours au LME s’élève à 5,59 USD/lb (12 325 USD/t). Ce niveau est stable par rapport au 2ème semestre 2018, mais affiche une diminution de 11% en comparaison avec la moyenne de 6,30 USD/lb (13 877 USD/t) au 1er semestre 2018. Corrigé de l’effet devises favorable, la baisse de prix en euros affiche – 5 % à semestres comparables.

« En Nouvelle-Calédonie, la nouvelle organisation du temps de travail a permis de produire plus avec 3 centres au S1 2019 vs 4 centres au S1 2018 et de battre un record de production de minerai de nickel (1,9 Mt, + 7 %) pour un 1er semestre.

« En avril, la SLN a franchi une étape significative dans la mise en place du plan de sauvetage, avec l’obtention de l’autorisation, délivrée par le gouvernement local, d’exporter pour 10 ans 4 Mt par an de minerai de nickel à faible teneur. La montée en puissance des volumes de minerai exportés est en hausse de 7 % à 489 kt au 1er semestre ; l’objectif de 1,5 Mt en 2019 est confirmé, avec un 2ème semestre bénéficiant d’une saisonnalité favorable. Les nouveaux rythmes de travail sur mine appliqués depuis mi-mai sur l’ensemble des centres miniers, ainsi que la démarche de relations avec les communautés locales, profondément revue, permettent de conforter également l’objectif d’atteinte du rythme d’export de 4 Mt de minerai dès le 2ème semestre 2020. En parallèle, les discussions sur la réduction du prix de l’énergie se poursuivent avec les autorités locales.

« Compte tenu du blocage passé des centres miniers de la côte Est (Kouaoua en 2018 et Thio courant du 1er semestre 2019), l’alimentation de l’usine a été fortement perturbée (notamment avec des minerais à teneur trop faible) et la puissance des fours a été réduite. La production de ferronickel à l’usine de Doniambo est ainsi en recul de 12 % à 24 kt. Compte tenu des effets de stocks, la situation ne devrait revenir à la normale qu’en septembre. Par ailleurs, fin avril, la SLN a conclu avec les syndicats la révision du temps de travail à l’usine, dont les effets en termes de productivité sont attendus au cours des prochains trimestres.

« Compte tenu des importantes perturbations liées à la mise en place des nouvelles organisations sur mine et à l’usine, le cash cost de la SLN, s’établit à 6,05 USD/lb en moyenne au 1er semestre 2019. Il était revenu à 5,82 USD/lb en juin 2019. L‘objectif de réduction intrinsèque de 1,30 USD/lb en année pleine en 2021 est confirmé, sous réserve d’une bonne exécution sans perturbations.

« A Sandouville en Normandie, l’implication de la task-force d’experts, depuis début janvier 2019, a permis d’enregistrer un progrès significatif dans le fonctionnement de l’usine. Les volumes produits de nickel haute pureté ont plus que triplé et se sont élevés à 4,2 kt. La perte a été réduite de moitié par rapport au 1er semestre 2018 avec un résultat opérationnel courant à – 13 M€ et la consommation de cash a significativement diminué, avec un Free Cash-Flow de – 5 M€ (contre – 26 M€). Les équipes sont pleinement engagées pour consolider cette progression et atteindre le break-even EBITDA après l’arrêt pour maintenance du 4ème trimestre. »

TRAGIQUE ACCIDENT DEVANT LE COLLÈGE DE BOULARI : UN ENFANT DE 13 ANS PERD LA VIE – Les inscriptions scolaires pour 2020 ont débuté en province Sud – Le mouvement de grève se poursuit à la SLN

TRAGIQUE ACCIDENT DEVANT LE COLLÈGE DE BOULARI où un enfant de 13 ans, Rominson Ausu, élève de 4e, a perdu la vie. Le drame s’est déroulé alors qu’un bus scolaire redémarrait. Les circonstances exactes seront mieux connues après l’audition du chauffeur qui avait été placé en garde à vue une partie de la journée d’hier afin d’être entendu par les enquêteurs.

Il semble cependant qu’un peu avant la rentrée, vers 7h du matin, le garçon jouait au ballon avec des camarades. Le ballon leur a échappé, et Rominson est allé le chercher sur la chaussée. C’est alors que le bus l’aurait percuté.

Une cellule psychologique a été mise en place pour la semaine. Elle est à la disposition des enfants comme des adultes.

TOURNÉE DE THIERRY LATASTE avant son départ de Nouvelle-Calédonie. Il s’est rendu hier aux Iles Loyauté et devrait être mercredi en province Nord. Le nouveau Haut Commissaire est attendu dans la première semaine du mois d’août.

MOUVEMENT DE GRÈVE À LA SLN conduit par le SGTI NC et la CFE CGC. Les syndicats revendiquent l’application des plusieurs accords signés avec la direction. Un mouvement, à l’usine et sur mine, qui devrait être diversement apprécié à Paris où va se dérouler un Conseil d’administration pour la mise ou non de la société en procédure de sauvegarde.

LES INSCRIPTIONS SCOLAIRES 2020 ONT DÉBUTÉ pour les écoles de la province Sud. Une session d’inscriptions a débuté pour les élèves entrant à l’école pour la première fois.

LES CAGOUS REÇUS PAR LES INSTITUTIONS – Caroline Machoro, représentant le Président du Congrès, et Thierry Santa, Président du gouvernement accompagné de Jean Pierre Djaiwe, membre du gouvernement en charge du secteur des sports, ont reçu les Cagous de retour des Jeux d’Apia. Toute la délégation, et notamment, bien sûr, les porteurs des 183 médailles, a été honorée par les deux institutions calédoniennes.

LA SLN POURRA-T-ELLE ÉVITER LA PROCÉDURE DE SAUVEGARDE ? RÉPONSE MERCREDI

C’est aujourd’hui, lundi 22 juillet, que devrait être présenté le rapport d’audit sur la situation de la SLN. Objectif : définir les perspectives financières de la société à court terme, alors que sa trésorerie se dégrade régulièrement chaque mois, ce qui pourrait la conduire à une cessation de paiement dans les mois à venir.

La décision relèvera du Conseil d’administration d’Eramet qui doit se réunir mercredi. Urgence.

ENFIN UNE RÉACTION DES AUTORITÉS LOCALES
Depuis des mois, la SLN ne cesse de lancer des messages d’alerte sur la dégradation de sa situation. Son président comme la présidente d’Eramet ont multiplié les mises en garde.

Dans ce contexte, pourtant alarmiste, les représentants calédoniens présents au sein de la société de participation des collectivités au capital de la SLN ont été plus que discrets. Pourtant, la province Sud y est présente, et comme chacun sait, l’usine Doniambo est située en province Sud …

Depuis mai dernier, la situation institutionnelle a cependant changé. La nouvelle présidente de la province Sud, la maire de la ville de Nouméa et les nouveaux membres du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge de la mine et de l’énergie ont souhaité la mise en place, dans les plus brefs délais, d’un comité de coordination de sauvetage de la SLN. Sonia Backès est, depuis plusieurs mois, en relation directe avec Christel Bories, la patronne d’Eramet. Sonia Lagarde, tout comme Thierry Santa, avaient, de leur côté, sonné l’alarme et appelé, eux aussi, au soutien de l’entreprise calédonienne.

PROCÉDURE DE SAUVEGARDE ?
Les commissaires aux comptes ont probablement, dans le cadre de leur mission et comme ils en ont l’obligation, mis en garde le Conseil d’administration sur ses responsabilités face à une possible cessation de paiement. Et ces responsabilités ne sont pas mineures.

Compte tenu des efforts internes déjà consentis, ainsi que l’autorisation accordée à la SLN d’exporter 4 millions de tonnes de minerai à faible teneur pendant 10 ans, l’annonce des nouvelles autorités calédoniennes de parvenir à un tarif d’électricité supportable par l’usine de Doniambo pourrait laisser quelque répit aux dirigeants d’Eramet.

Dans ces conditions, la procédure de sauvegarde mettrait l’entreprise sous un minimum de protection à l’égard de ses créanciers, et lui permettrait de poursuivre sa réorganisation avant la situation de cessation de paiement entraînant le dépôt de bilan. Sera-t-elle évitable ?

RÉPONSE LE 24, le Conseil d’administration prendra sans doute sa décision à cette date. Va-t-il estimer que la situation de la SLN peut être considérée comme présentant suffisamment de garanties de retour à meilleure fortune ?

La procédure de sauvegarde présente, bien entendu, un certain nombre d’inconvénients. Les administrateurs auront donc à en peser, en contrepartie, les avantages.

10 PERSONNES ALCOOLISÉES DANS UNE VOITURE … FORCENT UN CONTRÔLE DE GENDARMERIE ! Les Cagous rentrent d’Apia couverts d’or – Gros succès pour la foire de Thio

ACCIDENT À PAITA AVEC 10 PERSONNES ALCOOLISÉES À BORD
Le véhicule était en fuite, après avoir refusé d’obtempérer à un contrôle de gendarmerie. Selon RRB, il y avait à bord … 10 personnes plutôt fortement alcoolisées !

C’est donc une véritable course poursuite qui s’en est suivie. La voiture des fuyards a fait une sortie de route, et force a pu rester à la loi. Miraculeusement, aucun blessé n’est à déplorer, et le véhicule n’a pas provoqué d’autre accident que le sien. Selon la formule consacrée, les passagers ont été pris en charge par la gendarmerie …

JEUX DU PACIFIQUE : LES CAGOUS SONT RENTRÉS COUVERTS D’OR avec 182 médailles dont 75 en or ! Une grande performance des rouge et gris qui précèdent la Papouasie et Samoa.

10 000 VISITEURS À LA FOIRE DE THIO qui a connu son succès habituel pour sa 30e édition. Produits artisanaux, agricoles, poissons, visites de la commune et de la fameuse mine, fun car, rodeo, démonstration de drift, tout avait été prévu pour satisfaire le public.

TOUR DE FRANCE : ALAPHILIPPE TRÈS FORT, termine second au Tourmalet derrière un Français qui s’adjuge l’étape. C’est en effet Thibault Pinot qui termine premier de la prestigieuse ascension et réalise un véritable exploit. Alaphilippe conforte son maillot jaune et compte plus de 2 minutes d’avance sur Thomas.

RETRAIT POLITIQUE DE « LKU » : UNE PAGE SE TOURNE

Bonne nouvelle pour les uns, mauvaise nouvelle pour les autres, non-événement pour le reste, la sortie de Louis Kotra Uregei des institutions calédoniennes est une page qui se tourne. Le personnage aux multiples facettes, parfois sulfureuses, syndicaliste, homme d’affaire, personnalité politique, a incontestablement marqué la société calédonienne.

Au plan syndical, d’abord, avec la création de l’USTKE le 5 décembre 1981. Le syndicat devient rapidement la terreur des employeurs, à une époque où toute revendication est appuyée par le blocage de l’outil de travail. Il provoque peu à peu une surenchère avec les autres syndicats. En 2006, il ne se passe pas une semaine sans qu’une entreprise ou deux soit « cadenassé », alors que Gérard Jodar a repris le flambeau. Le paroxysme des « blocages » est atteint, quand une initiative pour ouvrir un nouveau dialogue social est ouverte au gouvernement par Alain Song, puis poursuivie par Gaby Briault.

L’arrivée d’Yves Dassonville en qualité de Haut Commissaire, ancien directeur de cabinet de Christian Estrosi, Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, va permettre de rétablir l’ordre républicain et l’application des décisions de Justice. Un retour à une quasi paix sociale … à la française se développe progressivement avec une intermédiation très active du directeur du travail.

Dès les annés 80, l’USTKE dont les statuts affirment que le syndicat <« se prononce pour le droit à l’autodétermination du peuple kanak et au libre exercice de sa souveraineté nationale, et pour la suppression de l’exploitation capitaliste. L’USTKE se détermine en conséquence pour l’accession à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie et pour la socialisation des moyens de production et d’échange. Elle s’engage donc dans la lutte pour l’indépendance kanak socialiste »>, a rallié la cause du Front Indépendantiste, puis du FLNKS. Le syndicat politique, avec des positions en permanence conformes à ses statuts, est quelque peu l’enfant terrible du camp indépendantiste.

En 2007, LKU crée le Parti Travailliste, dont l’ossature sera étroitement liée à l’USKE.

Après quelques divergences avec ses alliés, le Parti Travailliste qui compte des élus en province et aux Congrès, rejoint le groupe FLNKS, puis s’en détache.

Mais c’est lors du referendum que la fâcherie se transforme en conflit entre le Parti Travailliste et les autres partis indépendantistes.

Louis Kotra Uregei est plus radical sur la composition du corps électoral, fidèle à sa ligne pour une indépendance kanak et socialiste. Pressentant la défaite du camp indépendantiste en raison d’un corps électoral qu’il juge trop ouvert aux non-kanak, et trop restreint pour les kanak, il décide de prôner l’abstention, qualifiant le scrutin de « referendum bidon ». Le Parti Travailliste se retrouve seul dans cette posture.

Il sera mis au ban, pour cette raison, par les autres indépendantistes, et écarté de toute liste d’union aux élections provinciales.

Après un retrait de la vie syndicale, LKU opère donc un retrait de la vie politique, même s’il s’en défend en demeurant président du Parti Travailliste.

Il est le premier de la « vieille garde » indépendantiste à passer la main. Désormais, les autres dirigeants séparatistes sont les seuls à représenter « l’ancien monde ». Son départ va-t-il peser sur la vie politique locale ? Sans doute pas, l’importance du Parti Travailliste étant devenue marginale. En revanche, LKU conservera son droit de parole. Une parole dont on peut imaginer qu’elle sera désormais plus radicale.

LOUIS KOTRA UREGEI DÉMISSIONNE DE TOUS SES MANDATS – Le nouveau A330 Neo d’Aircalin a effectué son premier vol – Création d’un nouveau parti indépendantiste wallisien – Encore des médailles d’or à Apia

LKU DÉMISSIONNE DE LA PROVINCE ET DU CONGRÈS, et l’a annoncé face à la presse. Motif déclaré : sa déception devant ce qu’il qualifie de trahison des partis séparatistes dans la cause indépendantiste kanak.

Il affirme même que « le FLNKS n’existe plus« , estimant que le Front est simplement devenu un fonds de commerce électoral qui sert l’intérêt de ses dirigeants.

Louis Kotra Uregei a déclaré cependant qu’il ne se retirait pas de la vie politique, et conserve sa fonction de président du Parti Travailliste. C’est le fils de Maki Wea, Fayssen Wea de la tribu de Gossanah, qui « monte » à l’assemblée de la province des Iles, tandis que Kadrile Wright siègera au Congrès.

NOUVEAU PARTI INDÉPENDANTISTE WALLISIEN – Il s’est constitué à partir d’une scission du RDO d’Aloisio Sako, un RDO lui-même issu de la scission de l’Union Océanienne.

Le MOI, Mouvement Indépendantiste Océanien, se déclare évidemment ouvert à toutes les composantes de la société calédonienne.

PREMIER VOL DE L’A330 NÉO D’AIRCALIN à Toulouse. L’avion devrait être livré et arriver prochainement sur le territoire. Il sera suivi du second A330 Néo commandé.

LES MÉDAILLE D’OR continuent de pleuvoir à Apia. Le Judo, le marteau, le saut à la perche, le lancer du disque en ont apporté leur lot.

LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE – Le célèbre professeur Harvey Milkman a rendu ses premiers constats dans la commune de Dumbéa, après avoir interrogé 1400 jeunes de 14 à 17 ans.

NOUMÉA APPROUVE LE PROJET D’URBANISME qui doit être présenté à la consultation publique. Le nouveau PUD introduit plusieurs évolutions, notamment dans les droits à construire et les exigences de parking.

ROBERT COURTOT ACCÈDE À L’ASSEMBLÉE DE LA PROVINCE NORD – Le maire de Pouembout siègera au sein de l’Uni-Palika après l’élection de Yannick Slamet à la fonction de 2e Vice-président de la province, en remplacement de Jean-Pierre Djaiwe, membre du gouvernement.

LE PRÉSIDENT DE LA PROVINCE DES ILES PRONONCE … UN DISCOURS DE POLITIQUE GÉNÉRALE

Initiative originale du nouveau président de la Province des Iles : il aurait pu prononcer un discours programme quinquennal, ou un discours cadre pour la mandature. Il a choisi le vocable prévu par la loi Organique pour le président du gouvernement, celui de « discours de politique générale ». Une déclaration qui laisse toutefois l’impression que les Iles se réveillent après 30 ans de léthargie, et dont beaucoup retiendront l’ambition de créer, à Ouanaham, un aéroport international.

UNE INSTITUTION AU SERVICE DE L’AVÉNEMENT DE KANAKY-NOUVELLE CALÉDONIE
D’entrée, le nouveau président annonce la couleur. « Le pouvoir politique sera recentré au sein de la présidence« . C’est évidemment le cas dans chacune des provinces. Cela sera sans doute accentué aux Iles, avec un engagement « pour une province sereine aux portes de l’accession à la pleine souveraineté de notre pays, Kanaky-Nouvelle Calédonie« .

DES ETATS GÉNÉRAUX POUR L’ENSEIGNEMENT
Si l’intitulé du discours surprend, la méthode, pour améliorer « la réussite qualifiée » des élèves est plus classique : des Etats Généraux. « Méthodes pédagogiques revisitées« , « promotion d’une école multidimensionnelle« , ou « déploiement du service civique« , les idées ne manquent pas.

AÉROPORT INTERNATIONAL ET LABEL « MADE IN ILES LOYAUTÉ »
« Le développement économique tarde à se mettre en place aux Iles loyauté« . Constat peu encourageant après 29 ans de transferts financiers conséquents vers les Iles, aussi bien de la province Sud au titre du rééquilibrage, que de la France pour les aides multiples de l’Etat …

Le nouveau responsable de l’Exécutif provincial prône donc tout à la fois le développement du tourisme « authentique » et « l’écotourisme de luxe » – avec une proposition choc : faire de Ouanaham un aéroport international qui permettra de court-circuiter la Grande Terre -, et l’objectif de « souveraineté alimentaire » pour les Iles.

Autre dessein: créer un label Iles Loyauté, « véritable atout au niveau mondial » pour la vanille, le miel, le santal, le corail.

FUSIONNER L’AMG ET LA COUVERTURE CAFAT
Le président des Iles regrette l’absence d’un hôpital aux Iles alors que « la province participe financièrement à de multiples structures d’intérêt territorial« .

Pour le bien être des Loyaltiens, il formule une proposition audacieuse : fusionner le régime d’Aide Médicale Gratuite avec la couverture Cafat …

CRÉATION D’UNE CENTRALE D’ACHAT
La diminution des coûts demeure un objectif fort de la province. Pour cela, deux propositions choc. En premier lieu, la création d’une centrale d’achat pour « diminuer les coûts pour les entreprises et la population« , alors que « nous sommes encore trop largement dépendants des importations. » En second lieu, la diminution du coût du travail « tout en augmentant le SMG et le SMAG« .

QUI VA PAYER ? s’est hasardé au micro d’une radio Charles Washetine, le leader local du Palika qui déclare néanmoins partager les grandes orientations tracées par le discours.

C’est peut être là que le bât blesse. La province des Iles contribue pour 2 à 3% aux recettes fiscales de la Nouvelle-Calédonie, quand la province Sud en assure 90%. Le reste des financements est assuré par l’Etat. Le chemin vers Kanaky-Nouvelle Calédonie, en particulier pour la province des Iles, pourra difficilement occulter cette réalité financière.

Qui paie, qui paie …