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DEUX CANDIDATS INDÉPENDANTISTES AUX LÉGISLATIVES

La mouvance indépendantiste sera présente aux élections législatives, sous une bannière unitaire. Ce sont Gérard Régnier, ancien secrétaire général de l’UC et Walisaune Wahetra qui en porteront les couleurs respectivement dans la première et la deuxième circonscription.

Leurs suppléants sont respectivement Marie-Pierre Goyetche, ancienne présidente de l’USTKE et responsable au Parti Travailliste, et Fidel Malalua, Vice-président de l’USTKE.

Ces choix sont-ils les plus pertinents pour réaliser le meilleur score indépendantiste ? La réponse sera apporté le 12 et le 19 juin pour les candidats admis au second tour.

Walisaune Wahetra a commencé sa campagne avec des propos très affirmatifs, notamment sur le corps électoral, indiquant que les indépendantistes n’accepteront jamais le « dégel ». Candidate au Parlement de la République, là même où se votent les lois ainsi que la Constitution française lorsque l’Assemblée nationale est réunie en Congrès avec le Sénat, elle devrait toutefois savoir que le gel du corps électoral ne peut perdurer. C’est même la position de l’Organisation des Nations Unies et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme …

Autres candidats dans la course électorale : Agir pour l’avenir. Joel Kasarherou sera présent dans la première circonscription et Michèle Homboué, dans la deuxième. Les axes de leur projet parlementaire reposent sur l’environnement et la moralisation de la vie politique. Des sujets relevant toutefois davantage des compétences locales que des pouvoirs de l’Assemblée nationale.

LES INDÉPENDANTISTES CONDUISENT-ILS LA CALÉDONIE À LA CESSATION DE PAIEMENT ?

Est-ce un fin calcul ou la décision de responsables qui ne comprennent pas vraiment la situation dans laquelle se trouve la Nouvelle Calédonie ? En tout cas, au Congrès, les indépendantistes et quelques voix supplémentaires ont décidé hier de reporter à juillet l’habilitation du gouvernement à signer le contrat de prêt de 20,88 milliards de francs auprès de l’AFD.

Le motif : l’Agence française de développement a indiqué à l’exécutif l’impossibilité de prévoir un taux d’intérêt fixe, au regard de la panique sur les marchés financiers et de l’inflation mondiale très rapide due à la guerre en Ukraine. En clair, si ce n’est pas un taux fixe, c’est un taux variable.

Dans l’intervalle, le prêt relais consenti par un pool de banques locales devrait permettre quelques paiements prioritaires du territoire pour ses dépenses obligatoires et certains créanciers. En début de semaine, toutefois, la trésorerie du territoire était négative, ce qui signifie que dans ce cas, tout décaissement est impossible pour la Nouvelle Calédonie.

On peut craindre ainsi que le manque de trésorerie accroisse les difficultés des entreprise créancières, et accentue celles du Ruamm et des services de santé. Plusieurs cas de figure peuvent se dessiner, au gré des fluctuations des systèmes financiers de la planète et de celle de l’AFD.

Les conditions évoquées par l’Agence évoluent, et un taux fixe acceptable et proposé, conduisant à la signature de la convention du prêt de 20 milliards. Autre cas de figure, ces conditions n’évoluent pas, mais la Calédonie trouve un bailleur proposant un prêt à un taux maximum de 3%. Dans les conditions de solvabilité du territoire, on peut toujours rêver, en dehors peut être d’une banque chinoise qui se passerait de la garantie de l’État … Autre cas de figure également, l’État garanti à la Calédonie qu’au delà d’un taux d’intérêt supérieur à 3%, il prend le différentiel à sa charge jusqu’à un retour à bonne fortune. Autrement dit, le gouvernement local aurait pu, par exemple, solliciter un délai de négociation avec l’assentiment de l’ensemble des partis politiques du Congrès au lieu d’une adoption de motion préjudicielle. Cela cache-t-il quelques autres intentions ?

ELISABETH BORNE PREMIÈRE MINISTRE

On connaît à présent le parcours de la nouvelle Première ministre du gouvernement de la République, Elisabeth Borne, qui fait évidemment la Une de tous les médias. Polytechnicienne, ingénieure des Ponts et Chaussée, elle fait partie des rares chefs de gouvernement qui ne sont pas issus de l’Ena. Cheffe d’entreprise, Préfette de Région, ministre pendant tout le premier quinquennat d’Emmanuel Macron,  elle suscite un portrait de technicienne. Elle a pourtant dû faire preuve de sens politique pour avoir mené l’impossible réforme de la SNCF et sera candidate dans le Calvados lors des prochaines législatives.

Issue d’un milieu modeste -son père est décédé alors qu’elle n’avait que 11 ans-, élevée par sa mère qui ne disposait guère de revenus, elle fut pupille de la Nation.

Son engagement est d’abord à gauche. Elle sera conseillère au cabinet de Lionel Jospin alors ministre de l’Education Nationale, puis directrice de Cabinet de Ségolène Royale à l’Ecologie.

Elle intégrera en 1997 le cabinet de Lionel Jospin cette fois Premier ministre, en qualité de conseillère technique chargée des transports et y restera 5 ans. Cette période comprend la discussion sous l’égide du chef de gouvernement de l’Accord de Nouméa signé en 1998. Même si son emploi d’alors était plutôt éloigné des affaires politiques de la Nouvelle Calédonie, elle n’a pu ignorer ce contexte soldé par un déplacement de Lionel Jospin sur le territoire pour conclure le fameux accord.

Lorsqu’Edouard Philippe avait cédé Matignon à Jean Castex, il n’avait pas manqué de souligner à son successeur la complexité du dossier calédonien. Une recommandation que Jean Castex n’a pas renouvelé à sa successeure. Mais il est vrai qu’en la matière, le chef de l’État lui-même et un certain Sébastien Lecornu ont le dossier en main.

RISQUE FAIBLE DE DÉPRESSION FORMÉE AU VANUATU

Selon Météo NC, « il existe un risque faible de formation d’une dépression tropicale modérée à proximité du Vanuatu entre jeudi et samedi », et « par sa proximité, cette éventuelle dépression tropicale pourrait avoir une influence sur la Nouvelle-Calédonie. Même si elle ne se renforce pas au stade de dépression tropicale modérée, elle aura pour conséquence une dégradation du temps entre samedi et lundi sur le pays, avec un épisode pluvieux. »

Selon la plate forme météo Windy, cette petite dépression pourrait effectivement se développer au Vanuatu avec des vents relativement faibles. Elle se déplacerait ensuite vers le nord de la Grande Terre pour se dissoudre au nord des Belep.

Ce matin
Jeudi
Vendredi
Samedi

L’INFLATION VA RÉDUIRE D’AU MOINS 10% LE POUVOIR D’ACHAT DES CALÉDONIENS

La Nouvelle Calédonie importe de l’inflation. C’est qu’en effet, tout ce qui y est produit en matière notamment de grande consommation contient des intrants fabriqués à l’extérieur. Il s’agit par exemple des engrais et des équipements pour les agriculteurs, des matières premières pour les industries de transformation, ou, d’une manière générale, de l’énergie pour le secteur économique comme pour les ménages. Pour ce qui concerne les produits de consommation directement importés, la répercussion est automatique, et la hausse du coût du frêt vient impacter l’ensemble.

Si le prix des biens augmente, il en va de même pour les services eux-mêmes touchés par les hausses indiquées. 

L’inflation constatée et prévue en métropole est un indicateur significatif. Pour le mois d’avril, elle a atteint 4,8%, son plus haut niveau depuis 1985 ! L’Insee a anticipé puisque l’institut prévoit une hausse moyenne de 5,4% au mois de mai, et de 6,3 au mois de juin. Sur une année, l’augmentation moyenne est de 7%. Elle devrait atteindre les 10% à la fin 2022.

En Nouvelle Calédonie, quel est le degré d’anticipation de notre inflation ? Les informations disponibles sont quasiment inexistantes. Le gouvernement envisage tout de même quelques mesures : primes, baisse des taxes sur le carburant ou encore bouclier prix dans la distribution alimentaire.

Pour le reste, il semble bien que la règle de l’à-peu-près soit de rigueur. L’anticipation … se fait attendre. Une chose est certaine : si les spécialistes prévoient une inflation de 10% pour l’année en métropole, la Calédonie ne fera pas mieux. Or 10% de perte de pouvoir d’achat, notamment pour les ménages aux revenus modestes et moyens, c’est considérable, et même sans précédent depuis des décennies. Cette épreuve à laquelle nous n’échapperons pas doit être traitée avec méthode, en concertation, et selon des mesures de prévision qu’il est possible d’établir. Mais il ne semble qu’en matière d’action et d’anticipation, … l’inflation, elle, est absente.

PHILIPPE GOMES SE RETIRE DE LA VIE POLITIQUE : « C’EST UNE DÉCISION MÛREMENT RÉFLÉCHIE ET DÉFINITIVE »

Une page de l’histoire politique se tourne-t-elle avec le retrait de Philippe Gomes de la vie politique ? Hier, sur le plateau de NC1ère, l’intéressé l’a en tout cas confirmé après 36 ans d’une action commencée dans un cabinet ministériel du gouvernement Ukeiwe, et poursuivie avec le mandat de maire de La Foa qui l’a révélé au grand public.

On connaît le parcours de l’actuel député de la seconde circonscription, conseiller de province, membre du Congrès puis membre du gouvernement, président de la province Sud, président du gouvernement et enfin député. Il a exercé pratiquement tous les mandats locaux, et l’un des plus beaux de la République. 

Sa vie politique a été marquée par des scissions -celle d’avec le RPCR, puis de l’Avenir Ensemble-, des alliances et des retours d’alliance, notamment avec le Rassemblement. Homme de pouvoir, Philippe Gomes l’a exercé avec brio, mais selon des programmes souvent controversés. Il a conservé néanmoins un point commun avec Jacques Lafleur : le fondateur du RPCR aimait la culture, et en particulier la musique, le fondateur de Calédonie Ensemble aime la culture, et en particulier le cinéma. Cet amour de l’art les distingue au sein d’une classe politique peu imprégnée de cette qualité.

Est-ce une fausse sortie ? Des sénatoriales en vue ? Rien de tout cela affirme Philippe Gomes. Devant les caméras, et accessoirement 150.000 téléspectateurs, le député confirme : « J’ai vu trop de fins d’hommes politiques un peu pathétiques (…) je sais sortir et quand j’ai décidé de sortir, je le fais ».

Hostile à la partition Calédonienne, Philippe Gomes lâche tout de même : «la souveraineté calédonienne s’exerce de manière très large. On est compétent en tout : économie, environnement, droit du travail, droit commercial, fiscalité, etc … etc … ». Sémantique. Pour autant, il souligne l’importance des compétences de l’Etat, en appelant de ses vœux un consensus calédonien pour solder l’hypothèse de nouveaux référendums.

Certes, Philippe Gomes continuera à exercer ses mandats de conseiller de province et de membre du Congrès. D’où le soupçon de certains d’une intention cachée de se mettre en retrait pour mieux réapparaître dans quelques mois. Une intention que le député réfute totalement.

Philippe Gomes, après toutes ses années, a tenu à remercier les Calédoniens qui lui ont permis d’exercer ses responsabilités successives. «Je les remercie aussi parce je trouve formidable, dans un pays qu’on décrit souvent comme fermé, d’avoir offert à quelqu’un qui n’est pas né ici la capacité à avoir sa trajectoire et à servir ce pays qui est son pays d’adoption, puisque je suis un Calédonien d’adoption». Alors, sincère ? Il en avait en tout cas les accents devant les caméras. Pour le reste, les mois qui viennent apporteront l’incontestable réponse. 

L’UKRAINE REMPORTE L’EUROVISION 2022

Le groupe ukrainien  Kalush Orchestra était le grand favori de la compétition. Distancé par des pays comme l’Angleterre à l’issue des votes du jury, il a fait un bond spectaculaire au sommet du classement sous l’effet des votes du public européen présent avec 200 millions de téléspectateurs. 

Kalush Orchestra avec Stefania, ses rythmes folkloriques et sa partie rap, succède au groupe italien Maneskin. Le Royaume-Uni et l’Espagne complètent le podium d’une compétition marquée par le soutien de la communauté artistique à l’Ukraine.

Ci-dessous la finale de l’Eurovision 2022

NAIA WATEOU, ÉLUE LOYALISTE, S’EXPRIME DEVANT L’ONU

Les indépendantistes ne sont pas les seuls à donner leur point de vue sur la situation en Nouvelle Calédonie devant le Comité de décolonisation de l’Organisation des Nations Unies. Naiai Watéou, élue des Républicains, s’est exprimée « au nom des formations non indépendantistes » devant le Comité des 24 lors d’un séminaire de cette instance sur le Pacifique organisé dans l’ile de Sainte Lucie.

L’élue loyaliste a confirmé la légitimité et la légalité du troisième référendum qui s’est déroulé en Nouvelle Calédonie le 12 décembre dernier. Elle a également rappelé que le gel du corps électoral, admis pendant la période transitoire de l’Accord de Nouméa, ne pouvait perdurer car contraire au principe des droits de l’Homme et du Citoyen. Elle a souligné enfin le caractère factice de la justification du deuil kanak pour la non-participation des indépendantistes au dernier référendum alors que ces derniers s’apprêtent à participer aux prochaines élections législatives.

WILLY GATUHAU SUPPLÉANT DE NICOLAS METZDORF

Calédonien d’origine wallisienne et futunienne, comme il se définit lui-même, Willy Gatuhau sera le suppléant de Nicolas Metzdorf dans la seconde circonscription pour les élections législatives. Le maire de Paîta a cette particularité de rappeler ses racines tout en refusant le communautarisme. Secrétaire des Républicains Calédoniens de Sonia Backes, il marque ainsi par sa présence l’union des partis constituant Les Loyalistes et regroupant en outre Générations NC, Calédonie Ensemble et le Mouvement Populaire Calédonien.

Les candidats du Rassemblement National ont également présenté leurs suppléantes. Particularité de celle d’Alain Descombels dans la seconde circonscription : Ursula Haoa est une indépendantiste. Le combat qu’elle affiche est cependant orienté contre la pauvreté, et dans ce registre, elle critique aussi bien les élus indépendantistes que loyalistes. Malia Finaulagi-Nila, assistante maternelle, sera elle la suppléante de Guy-Olivier Cuenot dans la première circonscription.

LARGE MAJORITÉ POUR MACRON À L’ASSEMBLÉE NATIONALE SELON UN PREMIER SONDAGE

Plusieurs vagues de sondages ont été lancées en métropole sur les intentions de vote pour les prochaines élections législatives. Ces premières estimations donnent une large majorité au président de la République, tandis que l’union des gauches de Mélenchon obtiendrait un groupe important à la chambre basse, et que le Rassemblement National pourrait y constituer un groupe. Quant aux Républicains, ils conserveraient un groupe parlementaire, mais perdraient la moitié de leurs effectifs à l’Assemblée.

Selon OpinionWay-Kéa Partners, dans un sondage effectué pour Les Echos et Radio Classique, la majorité présidentielle composée de Renaissance, du Modem et de Horizons d’Edouard Philippe, obtiendrait entre 301 et 350 sièges lors du scrutin des 12 et 19 juin. La Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (Nupes) formée de la France Insoumise, des socialistes, des écologistes et des communistes est créditée de 135 à 165 sièges. Les Républicains passeraient de 101 sièges à une fourchette de 50 à 70 sièges. Le Rassemblement Nationale pourrait enfin constituer un groupe parlementaire avec un score de 20 à 40 sièges.

En attendant, le ou la nouvelle Première ministre sera nommée en début de semaine prochaine, après la démission de Jean Castex et de son gouvernement. Une certitude : à l’issue des élections de juin, Jean-Luc Mélenchon ne sera pas Premier ministre.