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CONGRÈS DU FLNKS : PAS D’ACCORD ENTRE PALIKA ET UC, NI DE PRÉSIDENT

Le 38e congrès du FLNKS qui s’est tenu samedi à Dumbéa n’a pas réussi à harmoniser les points de vue des deux grandes composantes de Front sur la question du statut de Kanaky après une éventuelle indépendance, ni même sur la désignation d’un président.

Ce dernier point n’est pas nouveau. Il perdure depuis des années, et la question est même plutôt évitée à chaque congrès.  Elle relève du « risque » de leadership de la cause indépendantiste entre l’Union Calédonienne et le Palika. La personnalité qui présiderait le FLNKS jouirait de fait d’une autorité aussi bien locale qu’internationale. Et cela pourrait avoir des conséquences sur les résultats électoraux des deux grandes formations.

Autre point de désaccord, cette fois plus fondamental, au cas où la Nouvelle-Calédonie accèderait à l’indépendance : la souveraineté pleine et entière pour l’UC, l’indépendance avec partenariat avec la France pour le Palika.

Le parti de Paul Néaoutyne serait favorable à une indépendance-association, ce qui laisse à penser que dans cet esprit, un certain nombre de compétences régaliennes seraient déléguées à la France. L’UPM et le RDO se situe sur la même ligne politique.

L’Union Calédonienne ne veut pas se lier d’avance. Elle prône l’accession à la pleine souveraineté et craint qu’une orientation vers un partenariat avec la France a priori ait pour conséquence l’instauration de lien néo-coloniaux.

De toute façon, la première étape de l’indépendance, c’est … l’indépendance ! Une fois souverain, quelles que soient les intentions affichées, le nouvel Etat est libre de choisir ses liens avec tel ou tel autre Etat. Il faut simplement se souvenir des fameux accords d’Evian lors de l’accession de l’Algérie à l’indépendance …

800 000 MANIFESTANTS DANS TOUTE LA FRANCE

Ce sont 800 000 protestataires qui sont descendus dans la rue pour manifester contre la réforme des retraites ce jeudi 5 décembre, selon le ministère de l’Intérieur. La CGT en compte le double.

Le cabinet Occurrence, opérationnel depuis mars 2018, a comptabilisé 47 800 manifestants à Paris le 22 mars 2018 (contre la réforme de la SNCF), 45 000 le 16 mars 2019 (pour le climat), et 74 500 le 6 octobre dernier (contre la PMA pour toutes).

Ce jeudi, le cabinet de comptage indépendant a comptabilisé 40 500 manifestants dans la capitale. Mais seuls les manifestants passés par le 4, boulevard Magenta ont été comptés. Or, de nombreux manifestants ont évité ce point de passage afin de contourner les heurts survenus à l’angle Magenta-République.

Il s’agit de la plus grosse manifestation sous l’ère Macron. Des heurts ont été enregistrés à Paris et à Nantes après le passage des cortèges. Cliquez le lien ci-dessous avec LCI

https://www.lci.fr/social/greve-du-5-decembre-reforme-des-retraites-violences-des-heurts-et-de-la-casse-a-paris-et-nantes-black-blocs-casseurs-2139547.html

DAVID GUYENNE NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA CCI

photo CCI

A la suite leur élection, les nouveaux membres de la CCI issus de la liste unique candidate à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Nouvelle-Calédonie, a tenu sa première assemblée générale hier. Il s’agissait d’abord de mettre en place les instances de l’organisme consulaire.

David Guyenne, qui menait la liste, a été élu Président de la Chambre, succédant ainsi à Jennifer Seagoe. Issu d’une famille bien connue de Nouméa investie notamment dans le commerce et le bâtiment, David Guyenne possède l’expérience de deux mandats déjà effectués.

Les vice-présidents de la CCI sont Guillaume La Selve  chargé du commerce, Gilles Lecoindre  chargé de l’industrie, Cédric Catteau  chargé des services, Barbara Vlaeminck  chargée des mines et de l’énergie. Frédérique Pentecost est trésorière, Noé Bertram est trésorier adjoint et Eric Wiard, secrétaire.

L’un des dossiers importants que la CCI aura à traiter, outre l’application de son programme de campagne, sera le renouvellement de la concession de gestion dont elle est titulaire, de deux plate-formes aéroportuaires : celles de Tontouta et de Magenta.

SÉCHERESSE : NOUMEA, DUMBEA ET MONT DORE DEMANDENT AUX HABITANTS UNE GESTION CITOYENNE DE L’EAU – Premières greffes du rein au Médipole – Du jazz pendant 2 jours au Centre Tjibaou

Depuis plusieurs mois, la sécheresse a aussi frappé la Nouvelle-Calédonie. Elle a contraint les communes de Nouméa, Dumbéa et Mont Dore à demander à leurs populations de prendre des mesures préventives : réduction de  l’arrosage des jardins, des potagers, des pelouses et des espaces verts, pas de nettoyage de véhicules ni de terrasses, ne pas changer l’eau des piscines ni les remplir. Ces recommandations font appel à une attitude responsable et citoyenne des habitants.

Ces communes de l’agglomération ne sont pas les seules à faire appel à un comportement citoyen des administrés. Il en est de même à Bourail et à Kouaoua.

Le Collège de Yaté a du fermer et annuler sa fête de fin d’année en raison du manque d’eau. La province Sud va y acheminer une citerne de 1000 litres ainsi que des bouteilles. Seules les épreuves du brevet seront assurées.

A Ponérihouen également, les écoles seront fermées en raison d’une manque d’eau.

Pendant ce temps, 22 incendies sont toujours en cours sur tout le territoire. Point positif, l’incendie de la Montagne des Sources est désormais sous contrôle.

Au Médipole, une grande première : des greffes du rein réalisées localement. Les interventions s’effectuent avec l’assistance du professeur Arnaud Mejean, chef du service urologie de l’hôpital européen Georges-Pompidou et de l’hôpital Necker à Paris.

De la bonne musique au Centre Tjibaou : du jazz avec le saxophoniste Manu Dibango et son Soul Makossa Gang, le batteur Manu Katché, la chanteuse camerounaise Sandra Nkaké et le groupe cubain de Compay Segundo. Des groupes locaux participent au Festival.

Les personnels en grève du Conservatoire de Musique et de Danse ont levé leur mouvement sans avoir eu de réponse à leur revendication. L’établissement, comme tous les établissements publics et les services administratifs, subit les baisses sensibles enregistrées dans les recettes publiques.

833 panneaux solaires installés au parking relais de Koutio destiné aux usagers du Néobus permettront la production de 250 mégawatts dès 2020. Une première. 96 véhicules pourront être accueillis sous les ombrières, gratuitement et sous sécurité.

QUEL GROUPE CHINOIS SERAIT INTÉRESSÉ PAR LE RACHAT DE L’USINE DU SUD ?

L’annonce de la mise en vente de l’usine hydro-métallurgique de Vale a eu un écho bien au delà de la Nouvelle-Calédonie. Localement, elle a plutôt provoqué un choc.

Le coût total des installations de Vale NC a été estimé à 10 milliards de dollars par Global Mining Research. Invendable. La dépréciation, la seconde, intervenue ces derniers jours correspond bien à une opération de mise sur le marché dans des conditions acceptables par un investisseur intéressé.

On parle beaucoup du géant chinois Tsingshan, ces temps ci.

En Nouvelle-Calédonie, les milieux intéressés le connaissent. Et pour cause : Eramet lui a cédé le contrôle du gisement de Weda Bay en Indonésie où le groupe chinois a construit une usine de traitement « classique » en un temps record et pour 3 fois moins cher qu’en Calédonie.

Dans les milieux internationaux, Tsingshan est bien connu. Dans les années 2000, il avait été précurseur dans la production de « pig iron », cette fonte de nickel qui a fait baisser les cours. Il en est le premier producteur mondial.

Le géant chinois a fait sensation en annonçant l’ouverture d’une usine utilisant un procédé analogue à celui de Vale (HPAL (High pressure acid leaching) dont le coût serait de … 700 millions de dollars. Soit 80 milliards de CFP ! Moins cher que notre usine à gaz, euh .., que notre centrale à gaz.

Cette information a tout de même suscité un certain scepticisme aussi bien en ce qui concerne les délais indiqués ainsi que le coût total.

Mais ce qu’il faut en retenir, c’est que la Chine, au travers des sociétés géantes qu’elle contrôle, poursuit son expansion économique. Or le secteur des batteries, moins exigeant en terme de qualité que celui des aciers, est prometteur et notamment … pour le marché intérieur chinois.

Le conglomérat chinois Tsingshan, fondé en 1992, emploie plus de 40 000 personnes. Il est classé au 110e rang du top 500 des entreprises chinoises, tous secteurs confondus. Il produit annuellement 8 millions de tonnes (15% de l’inox mondial), une production qui pourrait monter à 10 millions de tonnes en 2020.

Partenaire en Indonésie du leader français du nickel Eramet, bien connu des milieux gouvernementaux et industriels français, doté d’une puissance financière pratiquement sans limite et d’une parfaite connaissance technologique, Tsingshan pourrait bien figurer parmi les prétendants à la reprise de l’usine du sud.

CARTES GRISES EN LIGNE : UNE PREMIÈRE NATIONALE – Incendie du Mont Dore sous contrôle : 2500 hectares brûlés – Marine Nationale : 2 patrouilleurs nouveaux annoncés – CPS : Ouverture d’un symposium su le blanchiment des coraux

L’esprit de l’Estonie, champion européen de la société dématérialisée, soufflerait-il sur la Calédonie ? Après les efforts de plusieurs administrations dont notamment les services fiscaux, les avancées réalisées sous l’égide de la CCI, celles annoncées dans le Plan de Relance Economique, c’est la DITTT qui met en place une gestion dématérialisée des cartes grises en Calédonie. Une facilité appréciable apportée aux propriétaires de véhicules en tous points du territoire présentée hier par le membre du gouvernement en charge du secteur. Pour y accéder : https://immatriculation.nc, puis l’identifiant et le mot de passe NC Connect. Une facilité apportée également aux agents de la force public pour leurs contrôles.

Le feu du Mont Dore est pratiquement sous contrôle. Bilan de cette catastrophe : 2500 hectares de précieuse végétation détruits. Crime et stupidité : de lourdes peines de prison seraient la meilleure prévention, d’autant que d’autres feux (Thio, Boulouparis, Tontouta) ne cessent de se déclarer.

Le symposium Manaco se tient à la CPS. Il s’agit d’exploiter des données satellitaires pour identifier les coraux qui résistent le mieux au blanchiment, et analyser cette résistance au travers de leur patrimoine génétique.

Au cours de son important discours lors des Assises de l’Economie de la Mer, Emmanuel Macron a mis l’accent sur la Sécurité Maritime, et en particulier sur celle des cables sous-marins. Il a annoncé la fabrication de 6 patrouilleurs de la dernière génération. 2 d’entre eux seront basés à Chaleix en 2022 et 2024.

Article sur ces Assises par France Bleu en cliquant sur le lien ci-dessous

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/assises-de-la-mer-macron-president-discours-ocean-snsm-sauveteurs-environnement-economie-montpellier-1575376401

 

QUI VA REMPLACER VALE DANS LE SUD ? Fin d’une aventure industrielle de 30 ans

L’usine du Sud nous a habitué à un fonctionnement et une exploitation qui ne sont pas un long fleuve tranquille. Arrêts de chantier, recherche d’une partenaire, fin de la recherche d’un partenaire et annonce d’un investissement colossal sur fonds propres, report de cet investissement, et finalement, annonce hier de la mise en vente de ses parts en vue d’un retrait total.

La dépréciation de la valeur de l’investissement -gigantesque- était, à dire vrai, un signe avant-coureur de cette décision. Vale jette l’éponge et va ainsi mettre fin à une vraie aventure industrielle qui dure depuis près de 30 ans. Et qui remonte à plus longtemps encore.

DU TEMPS D’EDOUARD PENTECOST
La fameuse « usine du sud », bien avant « l’usine du nord », avait déjà été évoquée dans les années 50. Puis ce fut l’époque du « Boom » avec, il est vrai, des usines « un peu partout », et plus sérieusement, dans le nord et dans le sud de la Grande Terre.

L’homme d’affaires Edouard Pentecost avait défendu depuis l’après guerre la venue d’International Nickel Company, la société canadienne alors premier producteur mondial.

LE PDG D’INCO VIENT RENCONTRER JACQUES LAFLEUR
A partir de 1992, l’affaire avait pris corps avec l’achat des titres miniers. Le canadien travaillait sur un procédé innovant consistant à raffiner le minerai de nickel non pas en le chauffant dans des fours, mais par attaque et séparation au moyen d’acides. Une économie d’énergie de taille, et une qualité de raffinage très grande.

En fin des années 90, Inco a mis au point une usine pilote au 1000e de la future unité. Le procédé fonctionne en modèle réduit. Scott Hand, le PDG d’Inco se rend en Nouvelle-Calédonie pour visiter les installations et rencontrer le président de la province Sud, l’homme fort du moment, Jacques Lafleur.

«C’est un projet d’exception, qui sera la pièce maîtresse de notre stratégie de croissance à faibles coûts» déclare alors le patron du leader mondial de nickel.

LA CROISSANCE DIFFICILE DU PROJET
Depuis quelques soucis, quelques désillusions ont marqué ce projet, devenu réalité en fin des années 2000. Après des arrêts, des conflits, des changements d’actionnariat.

Depuis sa mise en service, l’usine du sud peine a trouver son équilibre. Les déficits importants s’accumulent, tandis que la nouvelle maison mère, Vale, connaît des déboires industriels et écologiques gigantesques au Brésil. Vale NC se trouve en outre face à la nécessité de mettre en place un site de stockage des résidus coûteux.

Alors que le plus grand pessimisme s’abat sur l’entreprise, la demande nouvelle de nickel pour le marché croissant des batteries de voitures électrique « sauve » l’usine.

Le marché existe toujours. Mais Vale a décidé de jeter l’éponge.

PLAN SOCIAL ET REPRENEUR
Dans la perspective de revente de 95% des parts de la société, les 5% représentant la participation des provinces locales, Vale va rendre la mariée attirante. Qui voudrait, en effet, d’une affaire qui perd des sommes considérables, sans perspectives de profit ? Et le monde industriel et financier est parfaitement au courant de l’histoire de l’usine, et du contexte calédonien …

C’est la raison pour laquelle les comptes doivent d’urgence revenir au moins à l’équilibre. Fermeture d’une partie de l’usine, la raffinerie, développement de la production de NHC commercialisable pour la fabrication de batterie, et, tout comme la SLN, exportation de minerais de basse teneur  non traitables.

Pour ce qui concerne les améliorations industrielles, Vale financera le site de stockage Lucy, et construira une ferme solaire pour diminuer encore les coûts énergétiques.

Quant aux perspectives, ce sont l’immense développement de la voiture électrique et corrélativement, le marché des batteries dont la fabrication nécessite nickel, cobalt et manganèse.

Cette mutation ne se fera évidemment pas sans quelques dommages. La fermeture de la raffinerie va toucher une centaine d’emplois ainsi que des sous-traitants. Le président de la société indique cependant que l’exportation de minerai, notamment, va nécessiter du personnel supplémentaire.

L’ARRIVÉE D’UN GROUPE CHINOIS ?
Autour de l’usine du Sud, de grandes manoeuvres vont s’effectuer. Du moins, il faut l’espérer …

Deux grands enjeux sont évidents.

Il y a d’une part l’unité de traitement dont la performance peut devenir intéressante pour un groupe industriel concerné par le nickel. Mais si le procédé semble désormais fiable, reste à savoir si les installations le demeurent.

Il y a d’autre part le gisement. Colossal.

C’est la Chine qui est en pointe sur la production et l’utilisation de la voiture électrique. L’économie hybride chinoise donne l’image qu’elle peut tout s’offrir dans le monde. C’est elle, qui en tout premier lieu, pourrait être intéressée par l’opération à double impact : acquérir un producteur utile à la fabrication des batteries, prendre pied dans cette région du Pacifique.

La Chine ou d’autres, bien entendu. Des Coréens ?

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS : LE COMMUNARD

Dans la chronique des mots du français de chez nous, en Nouvelle-Calédonie, je vais vous parler aujourd’hui du communard.

 En Nouvelle-Calédonie, le mot « communard » possède un double, voire un triple sens que je vais vous commenter.

Tout d’abord, il désigne, comme en métropole, les révoltés de la Commune de Paris en 1870. Cette partie de l’histoire de France implique directement la Calédonie dans la violente répression qui s’en est suivie.

En effet, comme beaucoup d’entre vous le savent, c’est ici, aux antipodes de Paris, que furent déportés les principaux meneurs de la Commune et les plus emblématiques. Citons Louise Michel et le Henri Rochefort et rappelons brièvement que leur internement était réparti entre l’île Nou, Ducos et l’Ile des Pins.

L’un d’entre eux, Maxime Lisbonne, dit le « colonel Lisbonne », a toujours retenu mon attention. C’est lui en effet qui, dans l’un de ses « écrits », a inventé le mot « Calédoche » devenu dans les années 1960, Caldoche.

Mais trève de dérives historiques, voyons à présent la deuxième signification de communard dans une autre dérive.

Le communard est un poisson très commun du lagon, et très apprécié des Calédoniens en friture. Comment se pêche-t-il ?

Avec une ligne ou, depuis quelques années, avec une petite canne à pêche, à bord d’une plate ou d’un bateau plus imposant, et en se laissant dériver au grè du courant. On fait ainsi « une dérive aux communards ».

Ultime signification, enfin, pratiquement disparue des mémoires : communard désignait aussi les élèves de l’école dite « communale » au cours de la longue période qui a suivi la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et la création des écoles laïques.

Ainsi, il y avait d’une côté, les communards, et de l’autre, les corbeaux, rappel des couleurs ecclésiastiques noir et blanc.

Et comme le corbeau calédonien est le corbeau le plus intelligent du monde, faut-il en conclure que l’école privée est plus performante que l’école publique ? C’est un pas osé que je ne franchirai pas !

GB

DOSSIER : LES TRENTE PREMIÈRES MESURES DE RELANCE PROPOSÉES PAR LE GOUVERNEMENT – Quatrième partie

(Suite) – Le projet de loi propose également une réforme de la profession de mandataire liquidateur qui devient mandataire judiciaire. Cette réforme va dans le sens d’une simplification.

La profession des mandataires judiciaires et des administrateurs est actuellement régie par la loi n° 85-99 du 25 janvier 1985 relative aux administrateurs judiciaires, mandataires liquidateurs et experts en diagnostic d’entreprise et la délibération n° 244 du 18 décembre 1991 relative aux mandataires-liquidateurs et aux experts en diagnostic d’entreprise.

Afin, de mettre un terme à cette redondance et de simplifier la réglementation locale en la codifiant, l’article 56 abroge ces deux textes à l’exception des dispositions de natures réglementaires de la délibération n° 244, qui seront ultérieurement codifiées, ainsi que deux articles relatifs aux experts en diagnostic d’entreprise de la loi n° 85-99 ci-dessus mentionnée.

Autre volet sensible : dans le but de mieux protéger les entrepreneurs, le principe de l’insaisissabilité de droit du domicile des entrepreneurs individuels est proposé. Il fixe le régime destiné à garantir ce droit.

Afin de protéger, sans formalité, la résidence principale de la famille de l’entrepreneur, sans même qu’un état descriptif de division soit nécessaire en cas d’utilisation partielle à des fins professionnelles, il est proposé de déclarer la résidence insaisissable de droit par les créanciers dont les droits naissent à l’occasion de l’activité professionnelle du débiteur. Cette protection s’étend également au prix en cas de cession de la résidence principale, sous condition de son remploi dans un délai d’un an pour l’acquisition d’un nouveau domicile.

De plus, afin d’éviter toute pression des créanciers sur l’entrepreneur, le dispositif ne prévoit aucune faculté de renonciation à cette protection.

Cette procédure rapide vise à permettre le « rebond » en cas de difficulté économique des petits entrepreneurs. Elle ne nécessite aucune représentation collective des créanciers par un mandataire judiciaire et se clôture par un jugement prononçant l’effacement complet des dettes déclarées par le débiteur lui-même, au terme d’une enquête confiée à un juge commis, assisté par un mandataire de justice.

Des dispositions sont prévues pour éviter les abus ou les corriger en cas de mauvaise foi

L’article 21 allège la fiscalité sur les droits d’enregistrement en cas de cession d’une entreprise aux salariés de celle-ci, qui seraient titulaires d’un contrat de travail ou d’un contrat unique d’alternance, afin d’assurer la continuité d’activité. Pour ce faire, il institue un abattement de 36 millions de francs CFP pour la liquidation des droits d’enregistrement en cas de rachat en pleine propriété d’un fonds de commerce, de clientèle, agricole ou artisanal, par des salariés de l’entreprise visée par la cession qui s’engagent en retour à poursuivre l’activité de l’entreprise sur une période minimale de cinq ans.

L’article 22 étend quant à lui le bénéfice de cet abattement au régime des droits de mutation à titre gratuit, lorsque la donation du fonds de commerce ou de clientèle intervient au profit de salariés titulaires d’un contrat de travail depuis au moins deux ans ou d’un contrat unique d’alternance.

(à suivre avec les dispositions pour soutenir la promotion immobilière)

REGAIN DU FEU DU MONT DORE EN RAISON D’INCENDIES VOLONTAIRES. A QUAND DE TRÈS LOURDES SANCTIONS ? Grèves dans des services de l’Etat – 73 ans de présence en Calédonie pour l’IRD

C’est à nouveau une catastrophe écologique qui se déroule autour de la Montagne des Sources, avec le feu du Mont Dore qui va se propager à Dumbéa. Près de 2000 hectares de végétation ont brûlé, entraînant la mise en danger des nappes qui alimentent les principaux cours d’eau de l’agglomération.

Dans cette opération, 54 personnels et des bombardiers d’eau ont été engagés. Une maison a disparu. Plusieurs habitations ainsi que des exploitations agricoles ont pu être protégées.

Le sinsitre se poursuit, et menace à présent les forêts de Dumbéa.

Selon la Sécurité Civile, ce regain serait du à des incendies volontaires. Des actes criminels pour lesquels il serait temps que les auteurs soient identifiés et lourdement sanctionnés. Une dizaine d’années derrière les barreaux en ferait réfléchir plus d’un.

Au Nord, c’est dans la région de Poum qu’un nouveau feu s’est déclaré.

Si la France n’est pas la championne du monde pour arrêter les incendiaires, elle tient en revanche la plus haute place du podium pour les grèves. Une pratique nationale dont les abus provoquent l’hilarité des pays développés. Cette fois, quelques services d’Etat seront affectés avec comme conclusion, le traditionnel rendez-vous devant les grilles du Haut-Commissariat. Il paraît que l’emploi local n’est pas assez respecté, et qu’une réforme de la Police Nationale ne suscite pas suffisamment de dialogue.

En attendant, il serait bien que les policiers mettent en place des contrôles d’alcoolémie après 22h, des contrôles que l’Etat est incapable d’assurer depuis le lancement de la lutte … contre l’alcool au volant !

L’IRD a fêté hier ses 75 ans ans. L’Institut est présent sur le territoire depuis 73 ans, et à l’origine, sous l’appellation de l’IFO, l’Institut Français d’Océanie. Des nombreux diplômés calédoniens ont pu accéder ainsi au domaine passionnant de la recherche. De l’emploi local, mais de qualité.