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PROTOCOLE D’ACCORD SIGNÉ AU PLUS TARD LE 6 JUIN POUR METTRE FIN AU CONFLIT DE LA CLINIQUE – Le célèbre ballet Tia Ora à l’Arène du Sud – Golf : début du tournoi international féminin à Déva

UN PROTOCOLE D’ACCORD SERA SIGNÉ AU PLUS TARD LE 6 JUIN POUR METTRE FIN AU CONFLIT DE LA CLINIQUE – Claude Evin, le médiateur, ancien ministre de la Santé et aujourd’hui avocat dans un grand cabinet parisien, est reparti samedi pour Paris.

Il poursuivra sa mission en métropole auprès des banques pour trouver des solutions à l’ouverture de la clinique de Nouville en septembre prochain.

Selon un communiqué publié lundi par le gouvernement, les partenaires sociaux sont prêts à effectuer les avancées nécessaires pour assurer l’ouverture de la future clinique et garantir sa viabilité. Des expertises vont être conduites, notamment pour ce qui concerne le prix du loyer. Le gouvernement, de son côté, affirme qu’il soutiendra de nouvelles offres de soin au sein de la clinique, soins de suite, de réadaptation, de rééducation fonctionnelle. Un service d’urgence sera également déployé progressivement en 2019.

Ces avancées pourraient se conclure par un protocole d’accord dans les jours à venir, et au plus tard le 6 juin.

INSÉCURITÉ : ÇA CONTINUE – Un chauffeur de TRP a été passé à tabac par ses clients samedi soir à Logicoop, un gendarme a été blessé par un chauffeur de voiture volée à Paita, 2 mineurs ont cambriolé un commerce de Tuband. Le chauffard de Paita a été interpelé et devrait comparaître mercredi devant le juge. Les 2 mineurs ont été « coxés » par la police.

GOLF : TOURNOI INTERNATIONAL FÉMININ sur le parcours de Déva. La compétition s’achèvera le 24 mai. Des professionnelles australiennes et néo-zélandaises y participent.

DATE LIMITE POUR LES TÉLÉDÉCLARATIONS À l’IRPP aujourd’hui, cette date avait été reportée en raison de la saturation du site de télédéclaration.

TIARE ORA À L’ARÈNE DU SUD vendredi soir. Le célèbre ballet tahitien donnera une représentation unique. 25 artistes, 1200 costumes, la troupe s’est produite au Japon en mars dernier.

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS : LE KETCHUP

Aujourd’hui : la sauce tomate en bouteille que beaucoup ajoutent à leurs aliments, dans les sandwichs ou dans certaines sauces, le ketchup.

D’abord d’où vient le mot ketchup ?

C’est à l’origine une sauce piquante indonésienne, appelée ké-tsiap, une sauce de saumure qui sert à l’assaisonnement, comme par exemple le nuoc-mam.

Ce sont des marins anglais et hollandais qui l’ont rapportée en occident à la fin du 17e siècle.

Les anglais, pour rendre la recette plus agréable au goût, y ont d’abord rajouté des champignons er des échalotes.

Vers 1800, on y inclus de la tomate. Et Henry John Heinz, créateur de la fameuse marque de ketchup y ajouta du sucre pour adoucir encore plus le goût de la sauce et faciliter sa conservation.

Le ketchup est connu maintenant pour être de la sauce tomate le plus souvent en bouteille.

Il peut également y avoir quelques confusions, entre les mots. Localement, j’entend.

Pour se faire faire un bilan de santé, on peut subir un check-up, d’ailleurs mot anglais admis dans le Larousse. Par extension, il s’agit d’un bilan. Le check up d’une voiture par exemple.

Mais il peut arriver que check up et ketch up soient l’objet d’une légère confusion. « Je vais à l’hôpital pour passer un ketch up« . Ce n’est certes pas fréquent ! Mais retenez cependant que check up et ketchup, ce n’est pas la même sauce …

PENTECÔTE : LA FRANCE, NATION CHRÉTIENNE

Quelle équivoque, et les hommes politiques qui se drapent dans le laïcisme ne peuvent nier cette réalité : la France est une nation chrétienne. Elle fête aujourd’hui la Pentecôte. Célébration religieuse dans un calendrier républicain.

LA NAISSANCE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
La Pentecôte est une fête chrétienne qui célèbre la venue du Saint-Esprit, cinquante jours après Pâques, sur les apôtres de Jésus-Christ, sur Marie, la mère de Jésus, et sur les autres personnes présentes avec eux.

Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son ascension, une dizaine de jours plus tôt : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». C’est la naissance de l’Eglise.

JOURS FÉRIÉS CIVILS ET RELIGIEUX
Parmi les jours fériés que compte la France, figure  le lundi de Pentecôte. La Pâques, l’Assomption et Noël sont également inscrites dans le calendrier festif républicain.

Ces célébrations relèvent toutes des événements majeurs de l’Eglise Catholique. Quoi de plus normal, d’ailleurs, pour un pays qui demeure « la fille aînée de l’Eglise romaine » ?

Cette expression est dérivée de « fils aîné de l’Église« , attribut utilisé pour désigner les rois de France successeurs de Clovis. Son pendant féminisé est apparu au XIXe siècle, lorsque les papes en place ont fait appel aux différents régimes pour préserver leurs intérêts temporels. L’expression est pour la première fois employée par le père Henri-Dominique Lacordaire le 14 février 1841 pour évoquer le lien unissant le roi de France en exil Louis XIX et l’Église catholique.

UNE DÉCISION PRISE PAR LES POLITIQUES
Le calendrier des jours fériés est une décision qui relève de l’Exécutif. En Nouvelle-Calédonie, c’est ainsi le gouvernement qui fixera les jours fériés 2019 peu avant la fin de cette année.

Localement, et contrairement aux débats idéologiques de métropole, avec celui, excessif et ridicule, des crêches de Noêl dans les mairies, le caractère majoritairement chrétien de la société calédonienne est admis. D’autres religions existent pourtant, avec la présence de musulmans, de juifs, de bouddhistes notamment. Mais aucun mouvement ne conteste les célébrations liées à la chrétienté au long de l’année. Et c’est heureux.

MAINTIEN OU FERMETURE DE LA SLN : UNE COURSE CONTRE LA MONTRE

La situation est pleine d’équivoques. Eramet va distribuer quelques dividendes, après une année de redressement, pour conserver la confiance et … la fidélité de ses actionnaires. Ses résultats nickel sont en hausse. Pour le premier trimestre, le cours au LME se situe au dessus de 6$ la livre. En Nouvelle-Calédonie, la société parvient à un cash cost de 4,5$ par livre, pile dans l’objectif. Et pourtant, la situation demeure proche de la catastrophe pour la vieille dame calédonienne, car les chiffres sont trompeurs. Radiographie.

LA CONCURRENCE EST PLUS PERFORMANTE
Il ne suffit pas de réduire les coûts de production. Pour vendre, il faut être meilleur que ses concurrents. Est-ce le cas de la SLN ?

Les résultats positifs déjà obtenus en matière de compétitivité pourraient le laisser à penser. Las, le même processus a été entamé par l’ensemble des producteurs dont la plupart ont des coûts du travail bien inférieurs aux coûts calédoniens.

Résultat, la SLN, en fin du peloton « compétitivité » du groupe des 10 entreprises qui comptent dans la métallurgie du nickel, … est toujours en queue de peloton.

Quant aux concurrents de la Calédonie, il suffit de se reporter à la construction de l’usine de Weda Bay par le chinois Tsingshan : une unité comparable à celles du nord et du sud, mais pour un coût … d’1,5 milliard$ contre 7 milliards$ aux usines calédoniennes !

DES CHIFFRES TROMPEURS
Pourtant, la SLN a atteint son objectif de coût de production, le « cash cost », à 4,5$ la livre. Or, le cours au LME est supérieur, et tout devrait donc aller pour le mieux.

Ce n’est pas le cas pour une raison simple : le coût « complet » de production comprend le « cash cost » de 4,5$ la livre additionné d’un ensemble de coût supplémentaires résultant des différences de conditions économiques, des amortissements des investissements et du remboursement de la dette.

De quoi se composent les conditions économiques ?

Il faut savoir que lorsque le cours du nickel monte, corrélativement, le cours du pétrole suit. Par ailleurs, le taux de change est défavorable puisque le dollar baisse par rapport à l’euro, et que le nickel est payé en dollars.

On peut dire ainsi que 50% des bénéfices résultant de l’augmentation du LME sont consommés … par l’augmentation du pétrole et la baisse du dollar US !

Cela fait qu’au total, le coût complet de production de la SLN, au premier trimestre 2018, est de 6,91$ la livre alors que le cours du nickel au LME est de 6,08$ la livre. Résultat : une perte d’1,8 milliards FCFP pour les trois premiers mois de l’année !

UNE TRÉSORERIE QUI S’ÉPUISE
Chaque mois, les salaires versés par la SLN proviennent de l’emprunt de 63 milliards contracté en 2016 auprès de l’Etat et d’Eramet. A ce jour, 37 de ces milliards ont été consommés.

C’est que les pertes cumulées par la société, depuis 2012, sont colossales : 100 milliards FCFP ! Aujourd’hui, si le rythme de ces pertes a légèrement ralenti, elles demeurent à un niveau qui risque de faire totalement fondre l’ensemble de la trésorerie dans un peu plus d’un an.

Plus de trésorerie, plus de salaires, plus d’achats. Une fin annoncée, par conséquent.

Eramet, de son côté, a fait savoir, depuis 2016, que la compagnie ne réinjectera pas de fonds dans la société calédonienne. Que reste-t-il donc à faire ?

ARRÊTER LES PERTES POUR 2020, DANS UNE COURSE CONTRE LA MONTRE
La SLN, pour survivre, doit renouer avec les bénéfices en 2020. Pour cela, deux leviers : l’un en interne, l’autre dépendant de parties prenantes.

En interne, l’urgence est d’augmenter le temps de travail sur mine. La Calédonie se distingue négativement, dans le monde des producteurs miniers : l’exploitation des mines s’arrête une partie de la nuit, ce qui correspond à un temps de travail de près d’un tiers inférieur aux concurrents. A l’usine, le Plan SLN 2020 doit mettre en œuvre une salle de contrôle unique et 4 quarts. La réorganisation des équipes doit apporter une meilleure qualité opérationnelle.

En externe, c’est la diminution du coût de l’énergie qui est vitale. Le procédé pyro-métallurgique de Doniambo a l’immense avantage d’être fiable, mais présente l’inconvénient d’être gros consommateur d’énergie. Avec la nouvelle centrale, l’économie visée est de 2 milliards.

AUTORISER LA SLN À EXPORTER DU MINERAI
Autre capacité de ressources, pour arrêter l’hémorragie des pertes : les exportations de minerai. La SLN a des clients pour du minerai de basse teneur, inutilisable par les fours de Doniambo, et donc sans préjudice pour la bonne gestion des ressources minières locales.

C’est la raison pour laquelle, la société a sollicité du gouvernement de nouveaux quotas d’exportation.

UNE FERMETURE DE MINES ET D’USINE ENVISAGEABLE
Aujourd’hui, plusieurs questions vitales se posent à la société en danger.

D’abord, certaines mines sont à bout de souffle, avec une exploitation dont la pertinence économique n’est plus avérée. Il en est ainsi de la mine de Kouaoua, autrefois fleuron mondial, mais aujourd’hui épuisée. Et les incendies de la Serpentine aggravent cette situation. La mine de Népoui pose également question, une question de compétitivité et de rentabilité économique.

L’hypothèse de fermetures -quasiment obligées- de mines entrainerait des conséquence inéluctables pour l’usine : l’arrêt d’un four, dans un premier temps. Et à terme, sauf à continuer à perdre des milliards, l’arrêt de l’usine.

EFFRAYANT OU ÉXAGÉRÉ ?
En clair, la SLN doit résoudre dans les 3 années qui viennent, la quadrature du cercle. En sachant que les délais sont trop courts pour mettre en exploitation un site nouveau, susceptible de se substituer, dans des conditions économiques satisfaisantes, aux mines de Kaouaoua et de Népoui.

Tout cela est inquiétant. Effrayant, diront certains. Exagéré, estimeront d’autres.

Mais en économie, les chiffres sont têtus, les résultats aussi. A de tels niveaux de pertes, aucune entreprise n’est viable. Et imaginer que reculer les échéance, c’est résoudre le problème est absurde. La Calédonie en fait la cruelle expérience en matière de santé et de protection sociale.

Le plus ancien outil métallurgique de Nouvelle-Calédonie est-il donc condamné ? Rien n’est définitif. Mais personne ne peut aujourd’hui écarter le risque d’une fermeture avant même que n’entre en production la fameuse centrale électrique à gaz, en 2023.

Resterait l’illusion d’une reprise en main par l’Etat. Comme dans la chanson : « Qui c’est qui paie, qui paie ? C’est la France qui paie » !

De l’illusion au rêve, il n’y a qu’un pas.

MUNICIPALES DE BOURAIL : 4 LISTES EN CONCURRENCE – La Calédonie au sommet économique japonais sur les îles du Pacifique – LKU critique la visite de Macron – Affaire Decoiré : reconstitution mercredi prochain

ELECTIONS MUNICIPALES DE BOURAIL – Brigitte El Arbi, maire sortante, a déclaré ne pas vouloir se représenter. Elle a rappelé que  les règles d’urbanisme, s’appliquant notamment à la Roche Percée, avaient été décidées sous la précédente mandature. Elle a souligné que 2 conseillers sortants étaient concernés par cette affaire qui semble être au coeur de certaines démissions. Respectant des principes d’honnêteté et d’intégrité, elle a déclaré soutenir la liste « Bourail vers l’avenir ».

Ce sont en effet 4 listes qui ont été déposées dans les délais. L’une est menée par Patrick Robelin, qui avait été battu de peu lors des dernières élections. Une autre listes, intitulée « Bourail vers l’avenir », est conduite par Nadir Bouffenèche, également candidat lors des dernières élections municipales.

LA NOUVELLE-CALÉDONIE AU SOMMET JAPONAIS DES DIRIGEANTS DES ILES DU PACIFIQUE – Le territoire a été convié pour la première fois à cette réunion, tenue tous les 3 ans,  qui contribue a déterminer la position économique du Japon dans cette région du monde. Le sommet se tient dans la préfecture de Fukushima.

LKU CRITIQUE LA VISITE D’EMMANUEL MACRON ainsi que la position des autres leaders indépendantistes, et en particulier, Daniel Goa, le président de l’Union Calédonienne. Avec Maki Wea à ses côtés, il a estimé que le Président de la République ne devait pas troubler le deuil des familles d’Ouvéa. Quant à la remise de l’acte de prise de possession, c’est aux Kanak qu’il aurait du être remis et non au gouvernement, selon Louis Kotra Uregei.

Il précisera ultérieurement la position de son parti sur la participation ou non au referendum de novembre 2018.

AFFAIRE DECOIRÉ : RECONSTITUTION qui aura lieu mercredi prochain à 5h du matin, à la demande de la famille.

COLLECTE « PETITS PANSEMENTS DU COEUR » : c’est au total 2,4 millions qui ont été collectés au travers des SMS payants qui ont été envoyés par les généreux donateurs. Cette sommes est destinée au enfants hospitalisés et malades.

NIGHT SHOPPING … À L’ILOT CANARD

Bien sûr qu’il se passe beaucoup de choses à Nouméa ! Une preuve de plus : l’initiative de la plateforme « malistecadeau.nc », qui organise, le 22 mai, un shopping nocturne un peu avant la Fête des Mères et une soirée dansante, sous le thème « Telle Mère … telle Fille ».

L’embarquement a lieu à l’Anse Vata à partir de 17h30 aux taxi boats, pour un cocktail/tapas sur l’îlot Canard.

À partir de 18h, un shooting photo gratuit sera offert avec la photographe Sandrine Desquibes. La photo la plus likée sur le site Facebook de l’organisation gagnera un Passeport Gourmand.

Au son d’une animation musicale gérée par un DJ, les happy fews pourront découvrir les offres d’achats d’une quinzaine de boutiques et danser jusqu’à 23h30.

Il est prudent de réserver. Tarif : 3900 F en prévente incluant A/R en taxi boat, un punch d’accueil et 2000 F de bons cadeau à utiliser sur l’un des stands de son choix.

Billets en vente sur www.malistecadeau.nc et sur www.tickets.nc

SANTÉ/SOCIAL : UN COÛT QUI PEUT « TUER » LA CALÉDONIE

« Sans réforme, les recettes fiscales calédoniennes devraient intégralement être consacrées à l’équilibre des comptes sociaux en 2030 ! ». C’est ainsi que s’exprimait, il y a plus d’un an, un haut responsable de la Cafat lors d’assises à l’UNC. Le coût de la Santé et de la Protection Sociale, actuellement en dérive totale, peut faire sombrer les finances publiques locales. Ou asphyxier les entreprises et les contribuables. Inquiétude ou panique ?

TRANSMETTRE « LA PATATE CHAUDE »
Le gouvernement a transmis « la patate chaude » au Congrès. Dans un catalogue énumérant toutes les mesures susceptibles de redresser les comptes sociaux, et notamment, le déficit abyssal du Ruamm, l’Exécutif demande aux Conseillers du territoire de faire des choix. Le principe de la démarche n’a pas manqué de faire réagir des élus.

C’est le cas des Républicains Calédoniens de Sonia Backes, qui dans un communiqué, dénoncent le fait que « le gouvernement s’est borné à transmettre au Congrès un catalogue confus et désordonné de mesures possibles (…) Le gouvernement est confronté à une situation qu’il ne maîtrise plus et il cherche à transférer sa responsabilité au Congrès« .

UNE PISTE SÉRIEUSE DE REFONTE DU SYSTÈME
La veille, la commission Santé du Congrès avait reçu les deux missionnaires de l’Inspection Général des Affaires Sociales. Jean Louis Rey et Philippe Calmette ont exposé, devant les commissaires, les grandes lignes de leur rapport qui sera déposé début juin. Une mise à plat du système, et des propositions innovantes qui, de l’avis de plusieurs élus, constituent enfin un piste sérieuse de refonte du système de Santé et de Protection Sociale permettant une maîtrise du dispositif.

350 MILLIONS QUI DEVIENNENT 7 MILLIARDS
Hier matin, en commission plénière, le Congrès a notamment auditionné l’intersyndicale des professions de Santé, puis le gouvernement a exposé ses propositions. Plusieurs demandes d’explications ont été formulées, et en particulier sur un point souligné par l’intersyndicale Santé : une ligne de 350 millions en 2017 qui passe … à plus de 7 milliards dans les comptes de la Cafat relatifs au coût du Ruamm.

CONSULTATIONS
Le Président du Congrès, Thierry Santa, a indiqué que l’assemblée recevrait les organisations concernées qui souhaiteraient être entendues, et au premier chef, la Cafat. C’est le 28 mai qu’une seconde séance en commission plénière sera organisée, sur ce dossier vital aux multiples incidences, des finances publiques à la pression fiscale sur les entreprises et les particuliers. Avec au centre, bien entendu, la santé des Calédoniens et leur protection sociale.

90 MILLIONS DE SUBVENTIONS POUR LES SYNDICATS, suspension possible en cas de blocages répétés – D’imposants navires de guerre Australiens et Néo au quai – Formation de moniteurs équestres dans le Nord – Les retraités s’impatientent

90 MILLIONS POUR LES SYNDICATS – En vertu de la réglementation et des résultats aux élections professionnels, les syndicats de salariés calédoniens bénéficient de subsides publics. C’est donc une manne de 90 millions que le gouvernement a réparti dans l’ordre suivant :

  • Usoenc : 22 millions
  • USTKE : 14 millions
  • UTFE-CGC : 14 millions
  • CSTC-FO : 12,8 millions
  • Fédération des fonctionnaires : 11 millions
  • Cogetra : 8 millions
  • CSTNC : 6 millions.

En théorie, ces subventions ne sont versées qu’après le dépôt au gouvernement de comptes certifiés et du rapport d’activité. Ces aides publiques sont destinées à une participation aux frais de fonctionnement des organisations, locaux, réunions, déplacements, ainsi qu’à la formation pour élever le niveau du dialogue social.

La réglementation prévoit également qu’en cas d’entrave manifeste et répétée du fait d’une action syndicale, le gouvernement peut suspendre ou annuler l’aide publique au syndicat responsable.

TGC : LE CES EXAMINE LES TEXTES relatifs aux taux de marge, ainsi que différentes mesures permettant la mise en place de la TGC à taux plein.

NAVIRES AUSTRALIEN ET NÉO-ZÉLANDAIS AU QUAI dans le cadre de l’exercice international militaire Croix du Sud.

LES RETRAITÉS S’IMPATIENTENT et demandent au gouvernement des avancées sur les points récemment négociés, notamment l’indexation du minimum retraite, et la « carte senior ».

FORMATION DE MONITEURS ÉQUESTRES au CFPPA de la Province Nord. Cette formation diplômante durera 9 mois.

ELECTIONS DU CONSEIL MUNICIPAL JUNIOR à Nouméa. 4400 élèves de CE2, CM1 er CM2 participent au scrutin.

LA CRUELLE LEÇON D’ÉCONOMIE DE MACRON AUX RESPONSABLES CALÉDONIENS

Avec son sourire, son art maîtrisé du « en même temps » et sa réputation d’être « cash », Emmanuel Macron, lors de son discours du Théâtre de l’Île, a déroulé une vision économique du territoire « pour faire davantage », pour « structurer », « pour faire mieux », « pour mieux exploiter le territoire », « pour inventer une ambition nouvelle ». Une façon courtoise de relever les insuffisances économiques de la Nouvelle-Calédonie, et de ceux qui en sont responsables. Pas sûr que tous aient compris le message. Verbatim.

Pour enrober ses recommandations, le Président de la République les a liées à sa « stratégie Indo-Pacifique ». Il a même généreusement employé le « nous », en sachant pertinemment que le développement économique du territoire est désormais de la compétence des élus calédoniens.

FAIRE DAVANTAGE
Ainsi, au gré de son aimable allocution, il a évoqué « une ambition commerciale pour faire davantage, davantage dans toute la région, de l’agriculture à la pêche en passant par l’industrie, de faire de la Nouvelle-Calédonie un territoire exportateur« . En filigranne, « Vous pouvez faire mieux » !

AGRICULTURE : MIEUX EXPLOITER
En matière d’auto-suffisance alimentaire, rebaptisée « souveraineté alimentaire », le propos est plus précis : « Moins de 20% des besoins alimentaires de l’archipel sont couverts par la production, et l’espace ne manque pas (…) c’est à dire de mieux exploiter le territoire pour le bien de tous, c’est à dire de mieux nourrir la population, mais dans des règles et avec des pratiques qui permettront la aussi d’être cohérents avec nos propres ambitions en matière climatique (…)de construire une vraie stratégie protéinique, de construire et de développer un élevage à la mesure de nos besoins et de structurer nos filières agricoles« . C’est clair, net et précis : il y a du pain sur la planche !

INDUSTRIE : INVENTER UNE AMBITION, STRUCTURER
Pour Macron, le secteur du nickel -c’est à dire, le job de ses entreprises-, est plutôt exemplaire : « Le nickel, c’est une filière qui s’est structurée, qui s’est développée de manière exemplaire, (…) c’est un élément stratégique de « notre » développement« . Ça, c’est le côté pile. Côté face, : « Il nous faut continuer à structurer des filières industrielles, les filières industrielles de production et de transformation, les filières de service dans la transformation finale, mais pas uniquement (…)Il y a des filières aussi, comme le bois, qui ont un avenir sous-exploité, … ici aussi, nous devons être capables d’inventer une ambition nouvelle pour celle ci« . Messieurs, au travail, recommande le Président.

TOURISME : FAIRE MIEUX
En matière de tourisme, dont le potentiel n’a probablement pas échappé à l’expert économique qu’il est, le constat est encore moins équivoque. « Penser la stratégie économique de la Calédonie, c’est aussi penser le tourisme. Mais faisons nous assez bien, Pouvons nous faire mieux, sans doute oui (…) développer davantage les commerces, les installations, les infrastructures qui permettent d’accueillir davantage, de tirer parti de cette manne touristique, de créer des emplois pour nos jeunes afin que ce tourisme soit une chance assumée et que ces perspectives s’ouvrent« . Sympa, le Président quand il dit « nous ». Alors qu’il n’y est pour rien …

ÉNERGIE : UNE SOUVERAINETÉ  À CONSTRUIRE
A construire, selon lui : l’auto-suffisance énergétique. « L’énergie doit être également au cœur de cette ambition – biomasse – énergie marine – Il y a la aussi une souveraineté énergétique à construire – Du solaire en passant par les énergies marines et la biomasse, il y a toutes les voies et moyens d’une souveraineté énergétique de la Nouvelle-Calédonie« . Mais qu’avez-vous fait depuis tout ce temps, avec ce bois, ce soleil, cette mer que vous avez ?

TIRER DAVANTAGE PARTI DE LA MER
Enfin la mer.  » Et puis il y a la mer … Le mer, ici, est une chance qu’il faut pleinement reconnaître et qu’il faut pleinement transformer. La pêche est encore à développer bien davantage, la Nouvelle-Calédonie pourrait tirer parti bien davantage de ses ressources halieutiques, qui sont nombreuses, avec une capacité à exporter jusqu’en Europe (…) Thon de qualité dont les pratiques de pêche ne sont pas comparables avec les autre puissances de la région (…) Ce que je sais c’est que nous pouvons créer beaucoup plus d’emplois (…) algues, innovations, croissance bleue, il y a un continent de possibles« . Allez, braves gens, réveillez vous !

LE « LEADER OF FREE MARKETS » REDÉCOUVRE LE BLOCAGE DES PRIX
Il faut dire que les notes que le Président de la République a eu entre les mains, sur l’économie de la Nouvelle-Calédonie, a du provoquer, chez lui, quelques froncements de sourcils. Favorable à un modèle plutôt libéral -il a été présenté par le magazine Forbes comme le « leader of the free markets »-, il a redécouvert, en Nouvelle-Calédonie, la pratique du blocage des prix, la théorie du contrôle des marges des entreprises, de la relance par la consommation sans relance de la croissance des entreprises, le contrôle ou la volonté de contrôle par la puissance publique d’entreprises industrielles majeures, ou encore le monopole de l’OPT. Il a constaté que ses décisions concernant l’allègement et la modernisation du Code du Travail n’avait guère fait école. Il a découvert, ici aussi, les dérives de la dépense publique, et en particulier, celles des dépenses sociales et de santé.

Mais il a su, pour ce qui le concerne, donner son sentiment sur le futur institutionnel du territoire. « La France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie » est une jolie formule qui a plu aux Calédoniens, et qui ne manque pas de sens. N’était-ce pas l’essentiel ?

MANUEL VALLS SALUE LE DÉPLACEMENT DE MACRON EN CALÉDONIE ET CONFIRME SA PRÉFÉRENCE FRANÇAISE POUR LA CALÉDONIE – Moins de députés et de sénateurs pour la Calédonie ? – IRPP : délai repoussé – Conflit des cliniques : Claude Evin est arrivé

VALLS SALUE LE DÉPLACEMENT DE MACRON À OUVÉA ET CONFIRME QU’IL EST FAVORABLE AU « NON » À L’INDÉPENDANCE au cours d’un entretien dans l’émission Outre-Mer Politique et à France Ô.

« Manuel Valls estime que le chef de l’Etat avait « trouvé les mots et les gestes » appropriés lors de son déplacement sur le Caillou, à six mois du référendum. « Il a eu raison de se rendre à Ouvéa, il fallait rendre hommage à tous les morts. Et il a trouvé les mots, et les gestes nécessaires« . (Outre-mer1)

Par ailleurs  l’ancien Premier ministre a confirmé sa position sur le referendum, exprimée lors des « Essentiels » du Congrès : « Moi, j’ai mon avis, je pense qu’il faut que la Nouvelle-Calédonie garde son lien avec la France« 

IMPOTS : DÉLAIS DE TÉLÉDÉCLARATIONS  REPOUSSÉS en raison de difficultés d’accès au site de la Direction des Services Fiscaux. Sursis de 7 jours pour les contribuables de Nouméa, en raison d’un embouteillage au dernier jour.

MOINS DE DÉPUTÉS ET DE SÉNATEURS POUR LA CALÉDONIE ? C’est l’enjeu local des projets de lois organique et normale que le Congrès examine depuis hier après midi, lois sur lesquelles il est consulté pour avis. La décision du gouvernement central sera connue ultérieurement quant au nombre maintenu ou non du nombre de parlementaires calédoniens.

Ces réductions ont été voulues par le Président de la République : de 577 députés à 404, et de 348 sénateurs à 244. Les dispositions concernent également l’introduction d’une dose de proportionnelle, et la limitation à 3 le nombre de mandats successifs.

Le Congrès est majoritairement opposé aux réductions proposées, à la proportionnelle, ainsi qu’à la limitation du nombre du mandats successifs pour les présidences du Congrès et du gouvernement.

CLAUDE EVIN EST ARRIVÉ pour tenter de trouver une solution au conflit entre le gouvernement et les cliniques privées. Il a déjà entrepris ses consultation.

PRIX À LA HAUSSE EN AVRIL – 0,2% en moyenne, une augmentation tirée par … la décision des autorités concernant l’alcool. Mais les produits alimentaires, des services et de la restauration sont également en hausse.

L’AUSTRALIE CRÉE SON AGENCE SPATIALE dans le but de devenir compétitive en matière d’économie spatiale. Ambition : 20 000 emplois à l’horizon 2030.

INTERVENTION INTERNATIONALE DE KONÉ À POUM en raison d’une catastrophe naturelle. Ce sera le job des 1900 militaires d’une force internationale engagée dans l’exercice annuel Croix du Sud.