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RÉVOLUTION PROPOSÉE ET NÉCESSAIRE DU SYSTÈME DE SANTÉ ET DE PROTECTION SOCIALE : AUTORITÉ INDÉPENDANTE DE RÉGULATION, REFONTE DE LA CAFAT, FIXATION DE NIVEAUX DE DÉPENSES

Face à la faillite imminente du financement de notre système de santé et de protection sociale, les deux inspecteurs de l’Igas (Inspection Générale des Affaires Sociales) proposent une véritable révolution qui sera salvatrice si elle appliquée. Changement de gouvernance, autorité indépendante de régulation, ce rapport pertinent et novateur devrait sauver et moderniser notre système de santé. Il était temps !

TROIS GRANDS CHANTIERS ET 35 MESURES OBLIGATOIRES
Jean-Louis Rey et Philippe Calmette proposent de révolutionner -dans le bon sens-, notre système de santé et de protection sociale. Un système actuel basé sur une caisse primaire de protection sociale créé par l’Union Calédonienne en 1958, héritant des dispositions de la première Caisse d’Allocations Familiales fondée en 1943 et du régime accidents du travail et maladies professionnelles ouvert en 1957.

Quant au système hospitalier, il a considérablement évolué depuis la fin de l’hôpital militaire Gaston Bourret en fin des années 80.

Les deux inspecteurs ont ouvert trois chantiers :

– la gouvernance, le pilotage et le statut de la Cafat

– la régulation du système de santé

– des mesures techniques avec notamment la modernisation du système d’information et la fixation d’un objectif de l’évolution des dépenses.

Hors ces chantiers, c’est simple : aucune réforme en profondeur n’est possible.

Autre point essentiel : les deux inspecteurs ont recensé 35 mesures et précisent qu’elles forment un bloc. En clair, si les politiques veulent que leurs propositions soient efficaces, ce sont ces 35 mesures, et non quelques unes d’entre elles, qui doivent être implémentées.

LES POINTS POSITIFS – LES POINTS NÉGATIFS
La Nouvelle-Calédonie a beaucoup investi pour améliorer son système santé-protection sociale. Les dépenses sont passées en 20 ans de 12% du PIB à 23% du PIB, un ratio conforme à la moyenne des pays de l’OCDE. Médipole, hopital de Koné, nouvelle clinique sont la marque de ces progrès. Quant à la réflexion sur le long terme, Do Kamo, dans ses orientions, trouve plutôt grâce aux yeux des deux spécialistes. Ce sont les points positifs.

Les points négatifs sont nombreux, et leur identification est essentielle pour « rectifier le tir ».

  • On y trouve ainsi l’absence d’outil de maîtrise de l’évolution des dépenses de santé. Cette maîtrise est essentielle.
  • L’absence de régulation du système de santé et la dispersion des centres de décision est également un handicap et empêche un pilotage efficient du système. Les spécialistes estiment que la création d’une autorité indépendante est nécessaire.
  • Autre handicap : le manque de données. Dossier médical partagé, numéro d’identification de la vie à la mort pour chaque patient, données épidémiologiques, coordination des intervenants, il y a là une importante lacune à combler.
  • Do Kamo est intéressant. Mais le projet manque de précision sur le cap à moyen terme. Il faut, de surcroît, développer en milieu rural, la téléassistance, les téléconsultations pour permettre à des médecins de transmettre les données à un centre hospitalier en vue d’une prise en charge des patients
  • Enfin, les inspecteurs recommandent des rendez-vous obligatoires du gouvernement pour exposer l’évolution de la politique sociale et de santé chaque année pour l’année suivante. En clair, il faut anticiper. Un telle pratique aurait permis d’éviter le conflit récent des cliniques.

NOTRE SYSTÈME EST-IL TROP COUTEUX AU REGARD DE LA POPULATION ?
C’est une question récurrente : notre protection sociale -la meilleure de tout le Pacifique-, nos infrastructures de santé -Médipôle, hopitaux, cliniques-, ne sont-elles pas démesurées au regard de la population calédonienne et de nos moyens budgétaires ?

Selon les spécialistes de l’Igas, la Nouvelle-Calédonie se situe dans la moyenne des pays développés, et ils voient rien d’excessif dans le dispositif local.

Ces dépenses représentent 23% de notre PIB, en métropole, ce taux est de 32% !

En revanche, les circonstances, la mauvaise évolution du système imposent d’urgence des réformes dans la régulation, la gouvernance, la maîtrise de l’évolution des coûts.

LA CAFAT ÉTABLISSEMENT PUBLIC À DEUX COLLÈGES – SUPPRESSION DE L’AGENCE SANITAIRE
La recommandation vise à la transformation de la Cafat en établissement public, ce qui lui permettrait de percevoir directement les ressources provenant de la fiscalité affectée. Dans ces conditions, l’Agence Sanitaire et Sociale serait supprimée.

Toujours dans cette hypothèse, la gouvernance de la Cafat comprendrait deux blocs :

-un bloc paritaire pour gérer 3 régimes privés (retraite-assurance chômage et accidents professionnels), les partenaires sociaux étant pleinement responsables,

– un collège pour gérer les régimes universels tels le Ruamm et les prestations familiales, représentant les représentants de toute la population calédonienne.

RÉFORME DU CONTRÔLE MÉDICAL, ENFIN !
Notre contrôle médical date de 30 ans et n’a jamais suivi les évolutions de modernisation. Jugé archaïque, il manque de pilotage et doit être unifié. Pour gagner en efficacité, il est nécessaire d’instaurer un suivi au jour le jour. Pour gagner en transparence,  les indicateurs de résultats et le rapport du comité de suivi seraient publiés chaque année.

SURVEILLANCE DES COMPTES DE LA PROTECTION SOCIALE
Il est indispensable d’indiquer toutes les données de protection sociale dans des documents accessibles. Ceux-ci seraient établis par une commission des comptes de la protection sociale. Pour garantir la qualité du contenu, un intervenant extérieur indépendant interviendrait, par exemple, un membre de la Chambre Territoriale des Comptes.

MAÎTRISE DE L’ÉVOLUTION DES COÛTS
En quelque sorte, il faut passer aux choses sérieuses ! Il convient de définir des objectifs et les tenir pour les rendre crédibles. Ces mesures et leurs résultats doivent être rendus publiques à date régulière, et au moins, avant les décisions du Congrès en la matière.

Procédure d’alerte, pilotage mensuel, intervention obligatoire des pouvoirs publics en cas de dérapage attesté, tels sont les ingrédients de cette recette moderne.

NOUVELLE RÈGLE DU JEU AVEC UNE AUTORITÉ INDÉPENDANTE DE RÉGULATION
Un des piliers de la réforme proposée est la création d’une autorité de régulation indépendante, mesure innovante qui ne trouve pas son équivalent en métropole.

Cette autorité aurait pour rôle central de garantir le maintien de la santé à un niveau de qualité. Elle serait au service -mais non aux ordres- du congrès et du gouvernement pour la mise en œuvre des orientations décidés dans ce domaine.

En clair, tout en disposant de la distance nécessaire pour garantir son caractère indépendant, elle assurerait la mise en œuvre et la gestion courante du nouveau système.

L’autorité veillerait également à la nomination des principaux dirigeants du secteur.

Quant aux missions relatives aux actions de prévention et de santé dévolues à l’ASS, elles seraient transférées directement à la Nouvelle-Calédonie, aucune suppression de poste n’étant dans ce cas envisagée.

UNE RÉFORME MAJEURE POUR LA NOUVELLE-CALÉDONIE
Ces propositions sont de nature à répondre à la question aujourd’hui sans solution : pouvons-nous pérenniser notre système de santé ?

Opportunité considérable : il est possible de la mettre en œuvre le plus rapidement possible, pour arrêter la dérive mortelle des coût sociaux enregistrée ces dernières années. Cela passe d’abord par le pilotage efficient et la gouvernance moderne de notre système de santé et de protection sociale.

Certes, il faudra tout de même renflouer le Ruamm, et acquitter ses dettes abyssales. Mais au moins, une perspective positive est tracée. Reste maintenant aux politiques à se hisser à la hauteur de l’enjeu.

REFERENDUM : LA CAMPAGNE OFFICIELLE DÉBUTERA LE 22 OCTOBRE – « Le chemin de l’avenir » se transforme en champ de bataille – Plan d’action pour l’emploi des handicapés

REFERENDUM : LA CAMPAGNE OFFICIELLE DÉBUTERA LE 22 OCTOBRE – Le décret de convocation des électeurs pour le referendum d’autodétermination a été pris lors du Conseil des Ministres de mercredi.

Ce décret convoque le corps électoral le 4 novembre prochain et a fixé les termes de la question posée aux Calédoniens. Il décide également des modalités de la campagne et du remboursement des frais de campagne.

Ouverte le 22 octobre, la campagne sera officiellement close le 2 novembre.

La proclamation des résultats se fera au plus tard le lundi 5 novembre à 18 heures.

LA COMMISSION DU DIALOGUE SE TRANSFORME EN CHAMP DE BATAILLE – Après les déclarations notamment de Pierre Frogier sur RRB, l’Uni réagit vigoureusement dans un long communiqué. Philippe Gomes, de Paris, a ajouté aux critiques et prend la défense su gouvernement. Edouard Philippe, le Premier ministre, monte au créneau pour inviter les participants ou ex-participants à oeuvrer pour la réussite du referendum.

« Manipulations« , « orchestration politique et médiatique« , « lamentable« , le Vivre Ensemble et le Destin Commun est plus que jamais une sorte d’incantation pour un groupe qui s’intitule, sans rire, « Sur le chemin de l’avenir » !

PLAN D’ACTION POUR L’EMPLOI DES HANDICAPÉS, une mesure dévoilée par le gouvernement. C’est le fruit d’un travail concerté avec les associations et les entreprises.

Une première exigence, peut être, pour les pouvoirs publics : appliquer l’obligation de recrutement d’un quota de personnes en situation de handicap. Ce qui n’est pratiquement respecté dans aucun service …

ECHAUFFEMENT POUR LA GROUPAMA RACE pour 2 équipages extérieurs. Ils ont participé à la Sail Nouméa.

LA CALÉDONIE PÔLE DE RUGBY FRANÇAIS DANS LE PACIFIQUE – 11,6% de chômage en 2017 – La réforme de la Cafat et du système de protection sociale présentée hier soir- La comédie musicale « Le livre de la Jungle » à l’Arène du Sud

Photo page Facebook des Barbarians

LA CALÉDONIE PÔLE DE RUGBY dans le Pacifique pour la Fédération Française de Rugby dont le président, Bernard Laporte, est présent sur le territoire. Il accompagne les Barbarians de passage sur le territoire, et qui vont rencontrer les « Crusaders » en Nouvelle-Zélande. Bernard Laporte inaugurera le Pôle Espoirs de rugby vendredi après midi au Lycée du Grand Nouméa.

Rappelons que le Barbarians sont une sorte de Quinze de France 2, et qu’il sont coachés par l’entraîné de Castres, frais vainqueur du championnat de France.

Il a également été question de l’ouverture d’un pôle d’excellence de rugby à 7 en Nouvelle-Calédonie.

11,6% DE CHOMAGE – C’est le chiffre 2017 qui ressort de l’enquête de l’ISEE. Un chômeur est une personne  sans emploi qui recherche du travail pendant la semaine où le chiffre est établi et qui demeurera sans emploi dans les 15 jours qui suivent.

En 2017, les actifs étaient au nombre de 113 400. 14 200 personnes étaient en chômage. Le chômage des jeunes atteint 36%. Le bac n’est pas le meilleur diplôme pour l’insertion professionnelle. Cette enquête est la première du genre.

NOUVELLE ORGANISATION DE LA CAFAT ET DE LA PROTECTION SOCIALE proposée par les deux inspecteurs de l’Inspection Générale des Affaires Sociales à l’issue d’une mission  conduite à la demande du gouvernement. Leur rapport a été présenté hier soir dans l’auditorium de la CCI.

CELLULE DE CRISE  À OUEGOA pour lutter contre la délinquance qui vise le dispensaire..

NOUVELLE ÉCOLE JACQUES MAINGUET À DUMBÉA, la commune rend hommage à l’un de ses enfants. Jacques Mainguet fut enseignant, connu dans le monde sportif de la plongée sous-marine, et conseiller territorial.

LA COMÉDIE MUSICALE « LE LIVRE DE LA JUNGLE » sera présentée samedi à l’Arène du Sud par la comédie musicale. Cette oeuvre célèbre est notamment destinée aux familles.

QUEL AVENIR POUR LE GROUPE « SUR LE CHEMIN DE L’AVENIR » ?

Cette histoire tourne à la farce : le groupe, ex-G10 qui avait explosé peu avant le dernier Comité des Signataires, reconstitué à la demande du Premier ministre qui y a désigné un « représentant personnel », a de nouveau éclaté avec les départs du Sénateur Pierre Frogier, Président du Rassemblement, Sonia Backes, Présidente des Républicains Calédoniens, et de Thierry Santa, Président du Congrès. Nous avions déjà titré qu’il était mort-né. Cette structure a-t-elle … un avenir ?

A quelques mois du referendum d’autodétermination, le « dialogue » semble devenir une foire d’empoigne. Le Palika parle d’un « dialogue de sourds » et a décidé, lors de son dernier congrès, de traiter directement avec l’Etat pour préparer l’indépendance-association rebaptisée indépendance en partenariat avec la France.

Sonia Backes, mise directement en cause lors de la dernière réunion, a quitté le groupe. Thierry Santa estime que la structure veut s’ériger en groupe de négociation alors qu’elle n’a pas mandat des Calédoniens pour le faire. Pierre Frogier a déclaré qu’il n’y mettrait plus les pieds. Bref, le groupe de dialogue est aujourd’hui constitué des seuls indépendantistes, dont le Palika qui va le contourner, par Calédonie Ensemble et par Gael Yanno.

La Charte des Valeurs Calédoniennes, accouchée dans la douleur à la Maison de la Nouvelle-Calédonie pendant la période du Comité des Signataires, est soumise par Internet à la population. Ce qui, au regard de l’enjeu annoncé, ne paraît guère sérieux.

Enfin, pour le reste, l’homme de la rue se demande à quoi peut bien servir ce fameux groupe.

La réalité, c’est qu’il aurait du être créé dès le début de la législature. Mais l’Etat pourrait arguer avoir mis en place le groupe des experts dont la mission était déjà « d’éclairer » tous les enjeux générés par la sortie des Accords. Une initiative dont les fruits sont restés verts !

Aujourd’hui, les rencontres de ce type semblent se solder par un « chacun pour soi ». Et qui pourrait nier que le moment est le plus mal choisi, à quelques mois du renouvellement des organes de pouvoir en Nouvelle-Calédonie ?

Au total, le vulgum pecus regarde la classe politique avec une suspicion et des interrogations grandissantes. Les dernières élections législatives avaient enregistré un taux gigantesque d’abstentions. Par  désintérêt ou défiance ? Les provinciales le diront.

En attendant, sauf, peut être, à donner quelques avis sur l’organisation matérielle du scrutin d’autodétermination, le groupe « sur le chemin de l’avenir » semble déjà appartenir au passé.

DISPARITION DU PASTEUR HOMBOUY – Thierry Santa explique les raisons de son départ du groupe « sur le chemin de l’avenir » – Natation : Lara Grangeon rafle les titres nationaux en eau libre

DISPARITION ACCIDENTELLE DU PASTEUR HOMBOUY – L’homme d’église est, semble-t-il, tombé de la toiture de sa maison qu’il réparait durant le week end.

L’Eglise protestant à laquelle il appartenait avait fait débat en choisissant de se nommer de « Kanaky Nouvelle-Calédonie », entrant ainsi dans un engagement de connotation politique.

Âgé de 75 ans, également professeur de philosophie au Lycée Do Kamo, le pasteur Béniéla Hombouy était un homme respecté. Sa vision, exprimée avec beaucoup de retenue,  de la société calédonienne était souvent sollicitée dans le cadre du pluralisme d’opinions en Nouvelle-Calédonie.

REFERENDUM : OUVERTURE DES INSCRIPTIONS DANS LES BUREAUX DE VOTE DÉCENTRALISÉS – C’est une première en Nouvelle-Calédonie : les électeurs de Belep, des Iles Loyauté et de l’Ile des Pins pourront voter sur le Grande Terre s’ils y résident. Cette innovation vise à faciliter leur devoir civique sans pour autant renoncer à leur inscription sur les listes d’origine.

Le nombre de bureaux décentralisés a été établi en fonction du nombre de procurations précédemment établies pour d’autres scrutins : 4 bureaux délocalisés pour Lifou, 3 pour Maré, 2 pour Ouvéa, 1 pour Belep et 1 pour l’Ile des Pins.

THIERRY SANTA EXPLIQUE LES RAISONS DE SON DÉPART DU GROUPE « SUR LE CHEMIN DE L’AVENIR » – Sur la forme, ce groupe de dialogue devient, selon lui, une groupe de « négociations », ce qui n’était pas le but défini initialement. Négocier revient, pour lui, à engager les Calédoniens avant le referendum, ce qui n’est pas de la responsabilité d’un groupe aussi restreint. Sur le fond, il constate notamment que les indépendantistes remettent en cause une forme de décolonisation admise par l’Onu et qui permettrait de retirer la Nouvelle-Calédonie de la liste des pays à décoloniser : le choix démocratique d’un statut à l’intérieur de la puissance administrante. Il y ajoute la nécessité d’évoquer le « dégel » du corps électoral « gelé » pour les élections provinciales.

Enfin, Thierry Santa dénonce la complaisance dont Calédonie Ensemble et Gael Yanno font preuve à l’égard des exigences des indépendantistes. Il estime de son devoir de se retirer de groupe qui, dit-il, ne correspond ni aux valeurs qu’il défend, ni à une Nouvelle-Calédonie en paix et prospère.

OUVERTURE DE LA 6e ÉDITION DE « LA SEMAINE DANS LE NOIR », série de diner masqués pour appréhender les sensations des mal voyants. Cette activité est menée par l’association Valentin Haüy.

LARA GRANGEON SUPERSTAR DE LA NAGE EN EAU LIBRE – Son nouvel entraineur Philippe Lucas ne s’y est pas trompé : la nageuse calédonienne possède un énorme potentiel en eau libre. A preuve, elle a raflé, haut la main, les 3 titres nationaux en 5, 10 et 15 km !

Elle est donc sélectionnée en équipe de France pour les championnats d’Europe qui se tiendront à Glasgow en Ecosse du 8 au 12 août prochains.

MUNICIPALES DE BOURAIL : ROBELIN EN TÊTE – Gros succès pour le Salon du tourisme – Municipales de Sarraméa : Nemebreux devant – Salon du 4×4 en demi-teinte

MUNICIPALES DE BOURAIL : ROBELIN SUIVI DE BOUFFENÈCHE
C’est la liste conduite par Patrick Robelin qui est sortie en tête du premier tour Elle est suivie par Nadir Bouffenèche,  puis Valentino Matuafaufau et enfin Jacques Leclère :

Patrick Robelin : 41,09 %
Nadir Boufenèche : 27,83 %
Valentino Matuafaufau : 20,7 %
Jacques Leclère : 10,3 %

Les élections de Bourail sont à deux tours. Seules les deux premières listes resteront au second tour, dimanche prochain. La liste Robelin possède une avance confortable, mais la question est de savoir comment les reports s’effectueront, et peut être même, au delà des éventuelles consignes.

9000 VISITEURS AU SALON DU TOURISME, attirés par la baisse des prix annoncée par les acteurs locaux.

SUCCÈS EN DEMI-TEINTE POUR LE SALON DU 4×4 alors que beaucoup d’animations étaient proposées aux Calédoniens par ailleurs gâtés par le beau temps. La situation économique a évidemment une influence sur les achats.

ÉLECTIONS MUNICIPALES DE SARRAMÉA : NEMEBREUX EN TÊTE – Cette élection se déroulant sur un seul tour, ce sont désormais les accords internes qui vont présider à l’élection du Maire et de son équipe. En effet, personne n’a recueilli la majorité absolue. Le maire sortant a obtenu 5 sièges sur les 15 que compte le Conseil Municipal, la liste Kanaky Sarraméa, 4 sièges, et les deux autres listes 3 sièges chacune.

Si les indépendantistes font alliance, la mairie pourrait basculer.

RUGBY : EXPLOIT DE CASTRES qui a pulvérisé le quinze de Montpellier pourtant favori et en tête du championnat régulier, et qui est devenu champion de France. Le score est sans appel : 29-13. C’est la cinquième fois que Castres arrache le fameux Bouclier de Brennus.

LA TAXE SUR LE GAZOLE ADOPTÉE PAR CALÉDONIE ENSEMBLE ET LES INDÉPENDANTISTES

REMBOURSER UNE EMPRUNT DE 6 MILLIARDS
Dans le cadre des mesures de transition énergétique, le Congrès était appelé à se prononcer sur le vote d’une taxe sur le gazole, une taxe destinée à rembourser un prêt de quelques 6 milliards. Cette somme, destinée à l’Agence Calédonienne de l’Energie, financera la participation de la Nouvelle-Calédonie au coût de construction de la nouvelle centrale électrique à gaz estimé à 70 milliards. Le débat de ce matin a divisé les loyalistes, entre partisans et opposants à la taxe.

DES AMÉLIORATIONS PROPOSÉES
Afin d’amortir la facture pour les consommateurs de gazole, Calédonie Ensemble a infléchi le plan de financement sur trois points : un allongement de la durée de remboursement du prêt à 15 ans, l’incorporation de la baisse conjoncturelle du gazole constatée ce mois ci, et une baisse de prix liée à la modification de la structure du prix du gazole en octobre prochain.

LA CENTRALE ÉTAIT CELLE DE LA SLN
Ces évolutions n’ont pas emporté l’adhésion des Républicains Calédoniens, hostiles à faire payer aux Calédoniens, une centrale qui devait initialement être construite par le SLN.

DIVIDENDES DE LA STCPI PLUTÔT QUE LA TAXE
Quant au Rassemblement, il a mis en relief trois considérations. La première est la durée du crédit qu’il estime devoir être portée à 30 ans, pour diminuer les charges de remboursement. La seconde vise la baisse des coûts de production d’énergie électrique à partir de la mise en service de la centrale, une diminution qui doit être consacrée, à son avis, à la prise en charge partielle du remboursement du prêt.

Enfin, et c’est une argumentation nouvelle et d’actualité : le Rassemblement estime que la distribution prochaine des dividendes Eramet à la STCPI doit être intégralement consacrée au financement de la centrale.

Cela équivaudrait, au total, à aboutir au financement recherché sans création de taxe, et, souligne le Rassemblement, sans augmentation du coût de la vie en Nouvelle-Calédonie.

La taxe a finalement été adoptée par les élus de Calédonie Ensemble et les élus indépendantistes.

Le G10 explose à nouveau et l’actu calédonienne

Le fameux G10 est décidément un drôle de groupe de dialogue : un espace où, à intervalle régulier, il devient apparemment impossible … de dialoguer. Clash.

ACCROCHAGE ET CHAMAILLERIE
Les discussions avaient donc repris mercredi au sujet du bilan de l’Accord de Nouméa, et s’étaient poursuivies jeudi après midi. C’est lors de cette dernière séquence que la série d’incidents s’est déroulée.

Il semblerait qu’un accrochage se soit produit entre Sonia Backes et Philippe Gomes, ce dernier reprochant à la responsable des Républicains Calédoniens des commentaires relatifs à la Charte des Valeurs Calédoniennes lors d’une conférence de presse. Réplique de l’élue à propos d’une initiative de Philippe Gomes sur sa page Facebook, et participation de Paul Néaoutyne à la chamaillerie.

« CLAQUAGE » DE PORTE ET RETOUR À LA CASE DÉPART
Devant la tournure des travaux du groupe … de dialogue, Pierre Frogier quitte la salle en estimant que cette structure ne servait à rien, suivi par Thierry Santa, et quelques temps après, par Sonia Backes.

C’est donc un retour à la case départ, celle d’avant le dernier Comité des Signataires où le G10 avait déjà explosé. Et la question qui se pose est réellement l’utilité de cette structure, alors que les clivages prennent le dessus entre les représentants politiques. Des clivages qui battent en brèche … la charte des valeurs calédoniennes issues du groupe lui-même.

FORCING POUR UNE INDÉPENDANCE-ASSOCIATION
Le mieux, à l’évidence, est « d’arrêter les frais ». D’autant que ces disputes et ces cacophonies à répétition ne sont guère un exemple pour une population prochainement confrontée à des choix fondamentaux d’avenir.

Raison supplémentaire : la déclaration du Palika, en forme de défiance au referendum ainsi qu’au principe du groupe « sur le chemin de l’avenir ». Le parti de Néaoutyne considère en effet qu’il est impossible de dialogue avec les loyalistes en raison de leur refus … d’admettre que l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie avec partenariat avec la France est la solution institutionnelle.

Or le referendum d’autodétermination doit justement interroger les Calédoniens sur leur volonté d’accéder à l’indépendance ou non ! Le Congrès du Palika a décidé de tenter une discussion directe bilatérale avec l’Etat pour faire accepter sa thèse. Il estime que l’indépendance-association, ce que recouvre le nouveau terme « indépendance avec partenariat », est la solution de compromis acceptable par tous.

LE CHOIX APPARTIENT AUX « POPULATIONS INTÉRESSÉES »
Une chose est certaine : il n’a jamais été question qu’un comité, fut-il présidé par un représentant « personnel » du Premier ministre, ait délégation pour parler ou non d’une indépendance sous quelque forme que ce soit au nom des Calédoniens. La Constitution, les Nations Unies et la charte universelle des droits de l’homme prévoient bien que ce choix appartient « aux population intéressées » et non aux partis politiques.

Dans le reste de l’actualité, Gérard Darmon va présider le prochain Festival de Cinéma de La Foa qui se déroulera du 29 juin au 8 juillet. Et le très attendu Salon du 4×4 a ouvert ses portes et se tiendra jusqu’à dimanche. Il faut retenir également la séance du Congrès dont l’ordre du jour prévoit notamment la création d’un taxe sur le gazole pour financer la nouvelle centrale électrique à gaz.

La Transcal débutera le 7 juillet au Parc de la Rivière Bleue – Le groupe « chemins de l’avenir » va faire le bilan de l’Accord de Nouméa – Quai Ferry : les travaux commencent

Le trafic de vente d’alcool rapportait gros : 180 millions de chiffre d’affaires depuis 3 ans. Lundi dernier, le cerveau du réseau illégal a été arrêté et placé au camp Est. Il est tout juste âgé de 26 ans !

Plusieurs revendeurs revendaient l’alcool au noir et opéraient dans des voitures de location. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire. L’ensemble de ce trafic aurait généré un chiffre d’affaires de plus de 180 millions par an, procurant ainsi un bénéfice substantiel net d’impôt au patron du réseau, et des revenus annexes intéressants pour les complices.

Au total, 6 personnes ont été interpelées. La peine encourue pour un tel trafic peut atteindre 10 ans de réclusion.

BILAN POLITIQUE DE L’ACCORD DE NOUMÉA, c’est le travail auquel s’est attelé le groupe « chemins de l’avenir ».

FRONT DE MER DU QUAI FERRY : LES TRAVAUX COMMENCENT et représentent un investissement de 2 milliards. Deux visions s’opposaient : celle de l’ancienne majorité, favorable à un aménagement reliant le centre-ville à la mer à une promenade du style de l’Orphelinat, et celle de la construction d’un immeuble d’activités commerciales de la nouvelle majorité. Animation souhaitée pour les uns, « on bétonne le Front de Mer » pour les autres.

TRANSCAL 2018 : le parcours de 52 km débutera au Parc de la Rivière Bleue et comprendra des passages inédits. L’épreuve désormais mythique se déroulera les 7 et 8 juillet prochains.

BOURAIL : ÉLECTIONS MUNICIPALES SUR FOND DE PROVINCIALES

L’élection municipale de Bourail fait rage. Entre Patrick Robelin qui estime que les finances de la commune sont au plus mal, et Nadir Bouffenèche qui déclare s’appuyer sur des documents pour affirmer que la trésorerie municipale est positive de plusieurs centaines de millions, les électeurs vont devoir juger sur plusieurs critères. Avec en toile de fond, les élections provinciales.

DES RÉALISATIONS ATTENDUES
Le premier de ces critères sera évidemment la situation de la commune. Le reproche essentiel formulé par les opposants à l’ancienne maire concerne, hors la situation financière, le niveau de réalisation des travaux promis pendant la dernière campagne électorale. Chacun évoque le restaurant de Téné, l’aménagement de la traversée du village, le lotissement de la colline aux oiseaux ou encore l’assainissement de Poé.

L’AFFAIRE DE LA ROCHE PERCÉE
Le second qui circule dans les réunions et les foyers bouraillais, c’est la fameuse affaire des constructions illégales de la Roche Percée. L’argument avait été développé par la maire sortante qui voit dans toute cette affaire une tentative d’étouffer les procédures de remise en cause de ces constructions.

L’IRRUPTION DES PARTIS POLITIQUES
Et puis, au dela de ce scrutin local, les provinciales prochaines font irruption avec les soutiens annoncés de plusieurs partis politiques.

Calédonie Ensemble soutient la liste Robelin. Mais cette liste qui se veut apolitique et comprend des candidats de l’ensemble des grandes tendances territoriales, a recueilli également le soutien des Républicains Calédoniens. En clair, en cas de victoire de leurs favoris, les deux partis politiques pourront modestement en revendiquer une partie …

Quant à la liste menée par Nadir Bouffenèche, également composée de candidats d’opinions politiques différentes, elle n’a  – peut être par prudence- recueilli, pour l’instant, aucun soutien « territorial ». Certes, personne, à Bourail, n’ignore la sympathie de la tête de liste pour le Rassemblement, mais le seul soutien aujourd’hui manifesté est celui de la maire sortante, Brigitte El Arbi. Son « apolitisme » demeure ainsi intact.

LES PROVINCIALES EN PERSPECTIVE
Deux choses sont sûres. D’abord, les nouveaux élus devront faire sortir de terre rapidement les projets promis. A défaut, toute élection à venir peut être le motif d’une sanction. Ensuite, incontestablement, et comme  dans toute commune, élus municipaux et moyens de la ville pourront peser, à la fois sur la satisfaction des administrés et sur leur opinion. Les prochaines provinciales devraient se dérouler dans un an exactement …