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USINES : POURQUOI LA CONFRONTATION PARAÎT INÉVITABLE

Dans le conflit qui oppose globalement les indépendantistes aux loyalistes, les possibilités de discussions raisonnables sont arrivées à leur terme. D’une part, le compte à rebours a commencé pour la mise sous cloche de l’usine du Sud, dont les propriétaires ont récemment confirmé la catastrophe éventuelle. D’autre part, les contestataires, tous indépendantistes, agitent des solutions dont la dernière est carrément farfelue, en affirmant que si « leur » solution n’était pas acceptée, ils poursuivraient les troubles et les blocages. Calédonie Ensemble essaie de se mettre en marge, en insistant sur une option de « nationalisation » temporaire, hypothèse que le ministre des Outre-mer a rejetée. Quant à la province Sud, soutenue par l’ensemble des Loyalistes, elle met en œuvre la seule solution crédible pour la reprise de l’usine du Sud. Pour empêcher sa fermeture, elle a enclenché le processus indispensable à la signature définitive de la vente de Vale NC à Prony Resources.

Ces positions sont aujourd’hui inconciliables. Or en l’absence de reprise formelle de Vale NC par Prony Resources le 12 février au plus tard, le séisme économique annoncé se produira. Et par conséquent, la province Sud, compétente en matière environnementale et minière, n’a guère le choix.

L’Etat, pour l’instant, constate que sa proposition de s’impliquer dans le capital de Prony Resources ne trouve pas d’écho auprès des indépendantistes qui pratiquent la politique de la chaise vide. Pourtant, Sébastien Lecornu a prévenu : cette « main tendue » sera l’ultime initiative. Il ne fait pas de doute que les indépendantistes n’y donneront pas suite.

A 23 jours de la fermeture possible de l’usine du Sud, chacun campe sur ses positions, mais la province Sud ayant le devoir de faire aboutir la seule option crédible. C’est donc un affrontement qui est annoncé, et qui paraît inévitable dans ce dossier fou.

La réalité, c’est que le FLNKS veut agir comme si Kanaky était déjà instaurée, et qu’il en avait la direction. Il s’agit, depuis le début du conflit, d’imposer à la province Sud -loyaliste à 80%-, les choix de la province Nord -indépendantiste à 80%-.

Or contrairement à ce que pensent fortement quelques idéologues, l’argent ne pousse pas sur les arbres. 3000 familles sans ressources, alors qu’elles en avaient, et peut être davantage tant la folie continue de déborder sur la SLN, sont autant de Calédoniens qui demanderont des comptes et pourront, à leur tout, être tentés par la violence de la colère et du désespoir.

« Nos exigences ou le chaos » est apparemment le leitmotiv des indépendantistes. En 1988, le chaos qui résultait du drame d’Ouvéa avait provoqué les Accords de Matignon. Cette fois, l’histoire ne se répètera pas. Le chaos, en 2021, risque de conduire la Nouvelle-Calédonie sur une voie radicalement inverse au « destin commun », objectif ultime des Accords passés.

Or, le contraire de « destin commun » est « destins séparés »…

A QUAND LE RETOUR À GOLCÔSSE ?

Si des milliers d’Australiens sont dans l’attente d’un retour « at home », de nombreux Calédoniens se demandent à quelle date ils pourront retourner en Australie, et pour beaucoup, sur la « Golcôsse ». Les informations sur l’ouverture des frontières du continent voisin, à la suite du lancement des vaccinations, sont l’objet de spéculations. Déclarations.

PAS EN 2021
Les médias australiens semblent unanimes sur ce point : le gouvernement de Scott Morrison n’est pas pressé d’ouvrir les frontières du pays aux visiteurs. Il souhaite disposer d’un recul suffisant pour juger de l’efficacité des vaccins, et de leur capacité à stopper la propagation du coronavirus.

Les variants viennent ajouter de l’eau à son moulin. En particulier, le variant sud-africain semble redoutable de contagiosité. De surcroît, rien de permet encore d’affirmer que les vaccins mis au point sont efficaces contre lui. Toutefois, les laboratoires Pfizer-BioNtech ont affirmé que qu’ils pourraient, le cas échéant, adapter leur vaccin pour conserver son efficacité, en 6 semaines.

Cette semaine, le pape australien des conseils scientifiques et secrétaire du ministère de la santé, le professeur Brendan Murphy, déclaré dans une émission d’ABC, répondant à la question d’une ouverture éventuelle des frontières en 2021 : « Je pense que la réponse est probablement non. Même si nous avons une part substantielle de la population vaccinée, nous ne savons pas si cela empêche la transmission du virus« .

EN JUILLET 2021
Le transporteur national australien Qantas, quant à lui, maintient son programme de vols à partir de juillet 2021. Mieux, il poursuit la vente de billets sur ces vols.

Cependant le patron de la compagnie, Alan Joyce, demeure prudent : «  Cela (le départ des vols) pourrait changer, cela pourrait être un peu plus tard, cela pourrait être à ce moment-là. Et nous avons simplement la flexibilité de gérer ce calendrier et de dépendre de la décision du gouvernement à ce moment-là. »

Les autres compagnies, notamment Singapour Airlines et United Airlines observent dans l’attente de la décision finale du gouvernement australien. En attendant, Emirates a mis fin à ses vols vers Sydney, Melbourne et Brisbane tandis que Qatar Airways a confirmé son engagement sur la marché australien. Philippine Airlines et Air Niugini se sont également récemment retirées d’Australie. Japan Airlines devrait interrompre temporairement ses vols vers l’Australie en février.

SYDNEY, BRISBANE OR NOT ?
Alors que la campagne de vaccination va démarrer en Australie, il est patent que le gouvernement veut capitaliser sur les bons résultats dans la lutte contre le Covid. A l’exception de la flambée du virus à Melbourne au second semestre 2020, le pays affiche une situation sanitaire que pourrait lui envier la France par exemple.

C’est probablement la raison pour laquelle il préfère attendre l’observation des premiers effets de la vaccination dans le monde en attendant de décider sa stratégie de réouverture des frontières. Alors, Golcôsse en juillet ? Wait and see …

Aujourd’hui, il y aura trois fois plus de soldats déployés à Washington qu’en Irak et en Afghanistan réunis

Des militaires partout dans l’antre de la démocratie américaine, postés devant les bustes des grandes figures historiques du pays ou dormant à même le sol : les images des salles et des couloirs du Capitole à Washington diffusées le jour du vote du second « impeachment » visant Donald Trump, sont saisissantes. La capitale des Etats-Unis est sous très haute sécurité depuis l’insurrection de sympathisants du président sortant le 6 janvier.

Le district fédéral est entièrement quadrillé, une clôture de sécurité entoure désormais le bâtiment du Capitole, où siègent les deux chambres du Congrès, et des blocs de béton ont été déposés. Et ce n’est pas fini : critiqué pour avoir tardé, le 6 janvier, à envoyer la Garde nationale, le Pentagone a cette fois autorisé le déploiement de 20.000 soldats pour la cérémonie d’investiture de Joe Biden prévue aujourd’hui, le 20 janvier. Le New York Times rappelle que c’est « approximativement trois fois le nombre total de troupes américaines déployées en Irak, Afghanistan, Somalie et Syrie » réunis, c’est-à-dire dans les zones actives de combat.

SLN : ET QU’EN PENSE LA STCPI, L’ACTIONNAIRE … CALÉDONIEN ?

Alors que la SLN est au bord du gouffre et que d’ores et déjà, des mesures de sauvegarde ont été prises, que pensent les Calédoniens de cette situation au sein de la société et comment réagissent-ils ?

On connaît évidemment l’engagement des salariés de la SLN, extrêmement inquiets pour l’entreprise et donc, leurs emplois. Ils se sont mobilisés de différentes manières, ont demandé la fin des blocages. Sans oser les dénoncer frontalement, ils savent qui sont les irresponsables, auteurs de ce véritable attentat économique contre la plus ancienne et la plus importante société minière et métallurgique du territoire.

On connaît la position de la majorité de la province Sud et de ses représentants au conseil d’administration. Depuis l’origine des blocages, des attentats contre les installations de Kouaoua, les entraves actuelles, ils n’ont cessé de dénoncer ces actions.

Mais surtout, il existe une entité, possédant 34% du capital de la SLN. Cette société par actions simplifiée, la Société Territoriale Calédonienne de Participation Industrielle (STCPI), est censée représenter les intérêts des Calédoniens au sein de la Société Le Nickel.

Bonne pioche pour eux ! Il semble bien qu’hormis les protestations des administrateurs du Sud, la STCPI ne soit guère concernée par ce qui se passe aujourd’hui à la SLN. Silence, motus et bouche cousue.

Mais il faut pourtant se garder de lui faire un mauvais procès. Consciente de l’intérêt supérieur de la Calédonie, rien ne permet de douter que son président va prendre la parole et sommer les bloqueurs en tout genre de libérer les accès miniers pour que l’entreprise ne sombre pas et travaille normalement.

Pour éviter tout malentendu, les salariés devraient tout de même s’en assurer …

LA CALÉDONIE AU BORD DE LA PLUS GRANDE CATASTROPHE ÉCONOMIQUE DE SON HISTOIRE

Tout allait pourtant bien. Le risque Covid avait été maîtrisé par l’instauration d’une quatorzaine systématique pour les arrivants sur le territoire. Puis grâce à une aide massive de la France, l’essentiel du tissu économique calédonienne avait pu être préservé. Côté SLN, la mobilisation des salariés, l’amélioration de la productivité et la remontée des cours du nickel plaçaient la société sur la voie du redressement. Côté Vale NC, après le renoncement de New Century Resources, une nouvelle entité à majorité calédonienne, accompagnée d’un géant du négoce international également industriel du nickel et des batteries a proposé une candidature pour l’heure retenue par Vale.

C’était évidemment sans compter sur les idéologues de l’indépendance. Simplement pour tenter d’imposer la prise de contrôle de l’usine du Sud par l’entité publique financière de la province Nord, une quasi-insurrection est menée, en dehors de toutes les règles de la démocratie, du bon sens économique, et de l’esprit de l’Accord de Nouméa.

Résultat : d’une situation qu’auraient pu nous envier tous les Etats du Pacifique, la Calédonie se trouve aujourd’hui au bord de la plus grande catastrophe économique de son histoire.

Elle risque de voir s’effondrer, en fin de semaine, puis dans un peu plus de trois semaines, les deux plus importantes installations minières et métallurgiques de territoire. La troisième pourrait suivre dans la foulée.

Cette catastrophe devrait provoquer l’anéantissement du système de protection sociale, et celui de la santé, tant les finances publiques sont à l’agonie. Ce cauchemar qui nous pend au nez est du à la volonté d’hégémonie d’une poignée qui a mobilisé des fauteurs de trouble.

Les Calédoniens mesurent mal aujourd’hui l’étendue du séisme qui s’annonce. Et pendant ce temps, les fonctionnaires se préoccupent de conditions de recrutement pour alourdir le poids d’une fonction publique qui risque de ne plus pouvoir être assurée.

Pour ceux qui s’interrogeaient sur Kanaky, ou qui fantasmaient sur la perspective d’indépendance, c’est comme un avant goût de ce qu’elle pourrait être.

Notamment pour les milliers de salariés des usines et des mines, des milliers de sous-traitants, et des milliers d’autres, aussi bien dans les secteurs publics que privés, dont les salaires et les traitements ne pourront et ne pourraient plus être assurés.

La province Sud tente à présent, après tout ce temps perdu, après tous ces dégâts, de consolider la reprise de l’usine du Sud et les milliers d’emplois qui en dépendent. Il reste à espérer que l’Etat saura faire respecter le Droit, les libertés, l’ordre et la Justice.

2020 a été une année plutôt horrible. 2021 risque d’être encore pire.

LES INDÉPENDANTISTES DEMANDENT UN RACHAT DE 100% DE VALE NC PAR LA SPMSC, LES LOYALISTES RÉAGISSENT ET DEMANDENT LA FINALISATION DU RACHAT EN COURS, arrestations près de l’usine du Sud

L’actualité du week end a été marquée par les prolongements politiques des questions de la reprise de l’usine du Sud et de l’imminence de la cessation de paiement de la SLN.

Du côté des indépendantistes, un rassemblement organisé à Ponérihouen entre le FLNKS et les organisations impliquées dans les actions contre l’usine du Sud s’est notamment exprimé en faveur de la reprise de Vale NC par la SPMSC. Cette société est constituée par les trois provinces dont la province Sud qui en détient 50% ainsi que la présidence. Pour les indépendantistes, le SPMSC devrait détenir 100% du capital de la société de reprise. Et donc en assurer proportionnellement le paiement. Lire notre article.

Dès dimanche midi, les Loyalistes au grand complet réagissaient. Pour eux, cette solution « abracadabradantesque » montre que les discussions avec les indépendantistes ont trouvé leur limite de crédibilité. Ils veulent donc finaliser dans les meilleurs délais la reprise de l’usine du Sud par Prony Resources et demandent à l’Etat de libérer les accès des sites miniers et d’assurer l’ordre et la sécurité.

Les Loyalistes demandent également la réunion d’urgence à Nouméa d’un Comité des Signataires. Hier soir, sur NC1ère, le 2e Vice président du FLNKS a confirmé que le Front refuserait toute réunion tant que la question de l’usine du Sud ne serait pas résolue.

Hier soir, au micro de Nadine Goapana sur le plateau de NC1ère, Mickael Forest, Vice président du FLNKS, a annoncé le dépôt prochain d’une motion de censure contre le gouvernement Santa. Lire notre article.

Plusieurs personnes ont été arrêtées par la gendarmerie près de l’usine de Prony dans la nuit de vendredi à samedi. L’une d’entre elle a été retenue en garde à vue, des éléments à charge pouvant être retenus à son encontre. En signe de protestation, quelques barrages avaient été édifiés sur la route de Yaté dont certains constitués par des arbres adultes abattus, mais ont pu être dégagés.

Trois nouveaux cas de Covid « faiblement positifs » ont été détectés parmi les personnes placées en quatorzaine. Elles ont été conduites à l’unité Covid-19 du Médipôle.

La Direction des Finances Publiques alerte sur des courriers de nature frauduleuse invitant des entreprises à communiquer des informations comptables et financières.

MOTION DE CENSURE ANNONCÉE CONTRE LE GOUVERNEMENT CALÉDONIEN

C’est l’information dévoilée par Mickaël Forest, 2e Vice-président de l’Union Calédonienne et membre du Bureau Politique du FLNKS interviewé hier soir par Nadine Goapana sur NC1ère : une motion de censure va être déposée pour faire tomber le gouvernement Santa. Quand ? Le responsable indépendantiste ne l’a pas indiqué. Mais cette initiative devrait évidemment être prise dans les jours prochains.

QUI VA VOTER LA MOTION DE CENSURE ?
La censure du gouvernement est régie par les dispositions de l’article 95 de la loi organique. Celles ci disposent que la dite motion doit être signée par un cinquième au moins des conseillers, condition largement remplie par le nombre de membres indépendantistes.

Le Congrès se réunit deux jours francs après le dépôt de la motion. Seuls sont recensés les votes favorables à la censure qui doivent atteindre la majorité absolue des membres de l’assemblée.

Dans la composition actuelle du Congrès, les indépendantistes ne disposent que de 26 sièges. Mais depuis le 22 juillet dernier, un nouveau groupe a été déclaré au Congrès. Il comprend l’ex groupe UC-FLNKS-Nationalistes augmenté des 3 élus de l’Eveil Océanien. Pour que la motion de censure soit adoptée, il faudra que cette nouvelle majorité la vote. Autre inconnue, la position de Calédonie Ensemble.

En cas de vote de la censure, et avec la majorité au gouvernement et au Congrès, ce serait virtuellement l’An 1 de Kanaky, et la validation toutes les opérations menées par les indépendantistes contre l’usine du Sud et la SLN.

L’ABSENCE DE PROGRAMME INDÉPENDANTISTE
Si la motion aboutissait, Mickaël Forest a donné quelques éclairages sur les perspectives qui seraient alors ouvertes. Façon de parler, bien sûr, parce qu’il apparaît qu’en dehors de la dialectique habituelle du FLNKS, le projet navigue entre le flou, l’irréalisme et l’illusion !

Sur la question de Nadine Goapana concernant la faillite de la Cafat en cas de fermeture des usines et le financement du chômage, la réponse a été que « nous avons la compétence au niveau de l’emploi« . Pour le financement de la Cafat, « il faut savoir se faire mal » estimé le Vice-président du FLNKS, évoquant la « fuite des capitaux » et « toute la manne financière qui circule dans le pays« . Pour les chômeurs, un plan de relance pourra évidemment contribuer à résoudre leur problème.

Quant aux financements extérieurs éventuels, une recherche … régionale serait faite, en plus de l’Europe et du monde ! Le Vanuatu et Fidji à l’aide de la Calédonie ? Le budget total du Vanuatu équivaut à peu près à celui du Médipôle …

Pour le reste, le FLNKS envisagerait de s’adresser à l’ONU pour « aider la France à prendre ses responsabilités« . On croit rêver.

Devant de telles affirmations, les téléspectateurs sensés ont du rester sans voix. Le seul mérite de toutes ces invraisemblances, c’est de faire mieux comprendre l’hypothèse de Kanaky.

USINE DU SUD : PROVOCATION DES INDÉPENDANTISTES ?

Décidément, les indépendantistes tentent tous les moyens, même les plus farfelus, pour essayer d’imposer la loi de la province Nord dans le Sud. Il y a d’abord eu la candidature bidon Sofinor-Korea Zinc qui n’a pas répondu intégralement au cahier des charges d’un appel international des plus sérieux. Puis, par la force et la violence, ils ont demandé que Korea Zinc puisse venir sur le site. Puis devant le retrait de Korea Zinc, ils ont annoncé un plan B. Puis devant l’incapacité à proposer un plan B tandis que Vale a conclu un compromis de vente avec Prony Resources, ils sortent de leur chapeau ce « plan » de reprise de Vale NC à 100% par une société regroupant les 3 provinces dont la caractéristique est … de n’avoir pas le moindre sous !

UNE PROPOSITION POUR LE MOINS FARFELUE
Le FLNKS n’en est pas à une contradiction près, le but étant simplement d’empêcher la province Sud d’exercer ses compétences. Dans la première phase de revendication, il mettait en avant l’absence d’un « industriel » au sein de la proposition Prony Resources. Les indépendantistes étaient d’ailleurs mal informés puisque Trafigura est également un industriel, propriétaire de mine de nickel en Finlande, d’une usine de traitement, et même d’une unité de fabrication de composants pour batteries électriques.

Or, en proposant que la SPMSC achète 100% de l’usine du Sud, ils voudraient faire croire que cette société est un métallurgiste ! Peine perdue : tout le monde est au courant qu’elle n’a aucune compétence industrielle, et que de sucroît elle s’est montrée incapable de payer les 5% qu’elle détient déjà dans Vale NC …

L’INCAPACITÉ À GÉRER UN PAYS
Les idéologues confondent en général les doctrines et la capacité à gérer un pays dans la vraie vie. L’URSS s’est effondrée, la Chine a opté pour le capitalisme d’Etat, et en Corée du Nord, la privation de liberté de tout un peuple s’accompagne d’autres privations de tous ordres y compris alimentaires.

Depuis le début de la crise, les indépendantistes n’ont guère brillé dans leur démonstration de capacité à gérer Kanaky. Refus de la démocratie, dictature des idées économiques, refus de l’exercice des libertés fondamentales, ce sont des éléments qui s’ajoutent à leur incapacité à maintenir un système économique viable. Pire, ils se sont attachés à sa destruction. Seule réflexion devant le malheur possible de toute une population : le fameux « tant pis ».

LA RADICALISATION DES POSITIONS
Mais surtout, le FLNKS fait désormais peu de cas de la paix civile. Barrages et menaces se font désormais au grand jour. Il déclare que telle ou telle personne est « non grata » en Nouvelle-Calédonie …

Dans quelques jours, le château de cartes de la prospérité calédonienne va peut être s’effondrer. Et peut être, parmi les séparatistes, nombreux sont ceux qui pensent que la faillite économique e le désordre sont le meilleur moyen d’accéder à la pleine souveraineté.

Ils pourraient se tromper lourdement. Une énorme majorité silencieuse existe en Calédonie, qui désapprouve cet espèce de suicide collectif imposé. Elle tend, elle aussi, à se radicaliser. Et si beaucoup perdent tout, ils n’auront, quels que soient leurs actes, plus rien à perdre.

ENQUÊTE SANS PRÉCÉDENT : 170 INSTRUCTIONS, 70 PERSONNES INCULPÉES

Cette fois, les autorités de sécurité intérieure et de Justice ne traînent pas. Des vérités sont dites: « Ce n’étaient pas des manifestants, n’osez pas les appeler des manifestants, c’était une foule émeutière, des insurgés, des terroristes de l’intérieur. »

En une semaine, plus de 170 instructions ont été ouvertes, et déjà, 70 personnes ont été inculpées. Les autorités réalisent un travail gigantesque : l’examen détaillé de 100.000 photos et vidéos, grâce notamment à leur circulation sur les réseaux sociaux. Et ce n’est qu’un début.

Plusieurs personnes mises en cause, aux dires de leurs avocats, se défendent en invoquant les appels à se mobiliser pour réaliser les actes qui leur sont reprochés. Une stratégie de défense qui pourrait éclabousser les figures du mouvement.

L’enquête serait d’une ampleur sans précédent. Elle concernerait l’ensemble du territoire. Une carte de l’insurrection se dessine et une galerie de portraits émerge.

Mais tout cela concerne les Etats Unis et les suites données à l’assaut du Capitole. La déclaration est de Biden, pas de Sébastien Lecornu.

Toute comparaison avec notre situation locale serait évidemment hors de propos. En Calédonie, les faits n’ont pas la gravité de l’assaut du Capitole. En Calédonie, il ne s’agit que de d’entraves aux libertés, de barrages routiers, de voitures brûlées, de camions incendiés, de destruction de bâtiments, de mise en danger d’un site industriel, de déclarations menaçantes comme « pouvoir de nuisance », de « légitimité de la violence » quand ce n’est pas un quasi-appel à la guerre civile. Du fait divers banal qui pourrait, à la limite, mettre en péril tout une économie. Donc, pas de quoi fouetter un chat. Ça mérite tout juste une condamnation de 5 mois avec aménagement de peine pour qu’elle ne soit pas trop gênante.

Ici, nom d’une pipe, on n’est pas en Amérique !

On s’en est aperçu.