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PHILIPPE MICHEL AU CONGRÈS ET THIERRY SANTA AU GOUVERNEMENT ?

 

Selon le quotidien Les Nouvelles Calédoniennes, des négociations entre les trois formations non indépendantistes, l’Avenir en Confiance, Calédonie Ensemble et l’Eveil Océanien, se seraient conclues par un accord.

Calédonie Ensemble, qui prétendait obtenir la présidence du gouvernement, se résoudrait finalement à exercer celle du Congrès. Quant au gouvernement, il pourrait être présidé par Thierry Santa.

Compte tenu du « jeu des chaises musicales », -règle selon laquelle lorsqu’un élu quitte le Congrès, son suivant de liste « monte » à sa place- et en raison du fait que Calédonie Ensemble ne possède plus que le nombre requis pour former un groupe au Congrès, aucun de ses membres siégeant Boulevard Vauban ne peut aller au gouvernement.

En effet, la conseillère suivante est Nina Julié, démissionnaire du parti avec Nicolas Metzdorf. Dans le cas d’un départ d’un conseiller de Calédonie Ensemble au Congrès, Nina Julié siégerait dans cette assemblée en élue non inscrit. Dans cette hypothèse, Calédonie Ensemble perdrait le nombre d’élus requis pour former un groupe.

Or un groupe permet l’accès à des bureaux, des  personnels et des moyens matériels …

Ainsi, en cas de liste commune pour l’élection au gouvernement, le parti de Philippe Gomes devrait choisir, soit une personnalité de la liste ne siégeant pas au Congrès, soit une personnalité non élue. Le quotidien évoque celui de Philippe Germain. Gael Yanno, ancien président du Congrès, est également non élu et a soutenu Calédonie Ensemble pendant la campagne.

Vendredi matin, ce sera le second épisode des nominations après celles des Exécutifs des provinces, avec la désignation du Président et du Bureau du Congrès. En cas d’accord entre les non indépendantistes, l’élection des membres du gouvernement pourrait suivre rapidement.

FIN D’UNE ESCROQUERIE À UN MILLIARD ! Villejuif et la Clinique de Nouville concluent un partenariat – Une fillette meurt de la dengue – Du nouveau sur la Centrale à gaz – 2 démissions à Calédonie Ensemble

FIN D’UNE ESCROQUERIE DE GRANDE AMPLEUR  basée sur une collecte de fonds  auprès de particuliers. Les fonds étaient supposés débloquer la succession d’un soldat du Pacifique en participant au règlement des frais de succession de son héritier néocalédonien. Le préjudice se monte à un milliard et le chef d’orchestre en est une femme de 73 ans opérant pour le compte d’un commanditaire du Vanuatu.

DEUXIÈME VICTIME DE LA DENGUE – Il s’agit d’une fillette originaire de Pouébo décédée lundi, au Médipole de Koutio. Âgée de 8 ans, elle avait contracté la maladie il y a 15 jours. La première victime, une femme de 43 ans, était décédée le 6 mars dernier.

DÉMISSION DE NINA JULIÉ ET DE NICOLAS METZDORF DE CALÉDONIE ENSEMBLE – Lire notre article

LA CHAMBRE TERRITORIALE DES COMPTES  a passé au crible le Port Autonome et le Conservatoire de musique et de danse. Elle met en exergue la nécessité d’assurer des ressources pérennes pour cette dernière. Le Port Autonome est, quant à lui, invité à mieux valoriser ses installations.

AFFAIRE PASS’CITOYEN : relaxe demandée pour Cynthia Ligard, Eric Gay et Alain Lazare au titre de l’Exécutif de la province Sud, et lourde peine requise à l’encontre de Yoann Toubhans.

DEUX ANS FERMES POUR LE DÉLINQUANT DE CANALA, auteur de plusieurs cambriolages, voleur de voiture, conducteur sans permis. Il avait en outre causé un accident, et avait refusé de s’arrêter à un contrôle de gendarmerie !

GROGNE AU LYCÉE DU GRAND NOUMÉA où un préavis de grève a été déposé par 4 syndicats. Motif, selon les syndicats, l’autorité de la chef d’établissement jugée excessive.

CONVENTION ENTRE LA CLINIQUE DE NOUVILLE ET L’INSTITUT ROUSSY DE VILLEJUIF pour une meilleure prise en charge des malades du cancer. Pendant ce temps, plusieurs services font défaut au Médipôle, notamment dans le secteur de la radiologie, ce qui provoque un afflux des patients dans les cabinets privés.

LA CENTRALE À GAZ À L’ÉTUDE, et il était temps ! Plusieurs hypothèses sont envisagées. Il pourrait s’agir d’une centrale uniquement au gaz, d’une centrale gaz et fioul en appoint ou encore hybride avec des énergies renouvelables. Elle pourrait être située sur terre ou sur l’eau à proximité de la SLN. Le choix pourrait être opéré en fin d’année en fonction du coût de l’énergie, de l’empreinte environnementale et de l’implication des entreprises calédoniennes dans le projet.

ERRATUM : L’AVENIR EN CONFIANCE, MÊME SI L’AVENIR EST ENSEMBLE …

Les lecteurs attentifs auront évidemment corrigé d’eux-mêmes. Dans l’article relatant le départ de Nina Julié et de Nicolas Metzdorf, il s’agit bien d’une alliance envisagée contre l’Avenir en Confiance, et non l’Avenir Ensemble. Cela n’empêche pas que le rétablissement de la confiance puisse nous faire mieux apprécier un avenir ensemble !

La fracture était dans l’air dès vendredi dernier, lors de l’élection de la présidente de l’assemblée de la province Sud. Selon Nina Julié et Nicolas Metzdorf, les deux jeunes élus étoiles montantes de Calédonie Ensemble, il leur avait été proposé de mettre en minorité l’Avenir en Confiance grâce à une alliance avec les autres partis. Cette initiative, « alors qu’aucune réunion de la direction collégiale avait été organisée par la direction du parti », a été refusée par les deux conseillers de province. Avec comme résultat une marche arrière de Philippe Gomes.

DEUX ÉLUS QUITTENT CALÉDONIE ENSEMBLE : NINA JULIÉ ET NICOLAS METZDORF

Photo gouvernement NC

La fracture était dans l’air dès vendredi dernier, lors de l’élection de la présidente de l’assemblée de la province Sud. Selon Nina Julié et Nicolas Metzdorf, les deux jeunes élus étoiles montantes de Calédonie Ensemble, il leur avait été proposé de mettre en minorité l’Avenir en Confiance grâce à une alliance avec les autres partis. Cette initiative, « alors qu’aucune réunion de la direction collégiale avait été organisée par la direction du parti », a été refusée par les deux conseillers de province. Avec comme résultat une marche arrière de Philippe Gomes.

Pour les intéressés, cette attitude ne correspondait, en effet, en rien aux engagements pris pendant la campagne électorale par Calédonie Ensemble, et notamment une alliance avec le FLNKS.

Dès lors, déclarent les deux élus, « notre acte a été considéré comme une trahison, et nous avons été écartés de toutes les discussions, la direction de Calédonie Ensemble considérant que nous ne faisons plus partie de Calédonie Ensemble« .

Nina Julié et Nicolas Metzdorf siégeront donc comme élus non inscrits.

Quelles attitude adopteront-ils vendredi, lors de l’élection à la présidence du Congrès ? « Si Calédonie Ensemble présente un candidat à la présidence du Congrès, nous voteront pour lui. S’il y a un troisième tour, nous voterons pour le candidat non-indépendantiste le mieux placé« , ont-ils précisé au quotidien local.

RÉACTION DE CALÉDONIE ENSEMBLE
De son côté, Calédonie Ensemble a réagi, évoquant une « affabulation« , et écrit qu’une éventuelle alliance avec les indépendantistes relève d’une « fake news« .

« Vendredi, Calédonie Ensemble votera pour son candidat à la présidence du Congrès » affirme le parti de Philippe Gomes. Sans pour autant préciser ce qui se passerait en cas de troisième tour.

PRÉCISIONS DE L’ÉVEIL OCÉANIEN
Quant au parti de Malikulo Tukumuli, il confirme avoir « également refusé cette proposition d’alliance mentionnée, notamment en vertu de la première raison citée : celle de respecter la volonté de la majorité des électeurs de la Province Sud. » L’alliance mentionnée par Nina Julié et Nicolas Metzdorf était celle envisagée avec le groupe FLNKS de Roch Wamytan …

EXÉCUTIF DES PROVINCES : PROPORTIONNEL OU MAJORITAIRE ?

En démocratie, la règle est celle de la majorité pour assurer la cohérence de la gestion des affaires publiques. En l’absence de majorité, les partis politiques en composent une au moyen d’alliances. Ce sont les majorités de coalition. Et parfois de circonstance.

L’absence de majorité entraîne en général confusion et difficultés de gestion. C’est à la suite de ce constat qu’a été bâtie la Constitution de la 5ème République, apportant une stabilité dans les institutions françaises, et mettant fin aux désordres de la 4ème République.

MAJORITÉ IMPOSÉE DANS LES COMMUNES
Pour la bonne administration des communes de plus de 1000 habitants, le mode de scrutin à deux tours garantit que chaque ville est administrée par une majorité de plus de la moitié des élus, et donc, la composition d’un Exécutif municipal majoritaire et cohérent.

UN GOUVERNEMENT ÉLU À LA PROPORTIONNELLE
La Nouvelle-Calédonie, pour des raisons liées à la paix civile, a disposé, en 1998, d’un gouvernement élu à la proportionnelle permettant à tous les partis politiques disposant d’un groupe au Congrès d’être présent au sein de l’Exécutif local. Ce système est unique au monde, et il n’avait que pour objectif celui de permettre aux indépendantistes d’y participer.

Car en 1998, deux partis principaux étaient représentés au Congrès. Le dispositif permettait alors d’installer une majorité cohérente dans le gouvernement, et d’en assurer un fonctionnement rationnel. Mais, au delà d’un objectif affiché de recherche de consensus entre les deux partis, la règle demeure, en cas de désaccord, celle de la majorité.

COLLÉGIALITÉ :  LA TARTE À LA CRÈME
À cette occasion, le terme de « collégialité » a été sacralisé. On lui a attribué des vertus particulières, et le mot est parfois utilisé à toutes les sauces ! La réalité, d’abord, c’est que « La collégialité est un système de gouvernement ou de direction d’un Etat, d’une société, d’une association, d’un groupe de personnes (le collège) où tous les membres ont le même statut, le même pouvoir, et assument les décisions prises à la majorité. »

Aujourd’hui, la composition du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ne permet plus un fonctionnement cohérent de l’institution, en raison de sa composition devenue hétéroclite avec la multiplication des partis siégeant au Congrès.

Or, cette composition ne résulte pas d’une règle autre que celle d’une élection à la proportionnelle. Aujourd’hui et compte tenu de la « balkanisation » politique du territoire, elle est d’ailleurs considérée comme inadéquate, et porteuse de risque pour la stabilité et le fonctionnement démocratique du gouvernement.

SYSTÈME MAJORITAIRE POUR LES PROVINCES
Pour les provinces comme pour les communes, il en va tout autrement.

Les communes de plus de 1000 habitants sont assurées, comme on l’a vu, de disposer de majorité stable et cohérente.

Pour les provinces, tout dépend du résultat des élections. Lorsqu’une majorité s’en dégage, l’Exécutif de la province est naturellement l’émanation de cette majorité, comme dans toutes les assemblées du monde. Et lorsque ne se dégage aucune majorité, une ou des alliances se forment pour en construire une. Dans ce dernier cas, chaque partenaire de l’alliance négocie évidemment des postes de responsabilité.

L’histoire politique récente de la Nouvelle-Calédonie illustre cette règle.

MAJORITÉ RPCR ABSOLUE EN 1990
Lors de la première installation des provinces en 1990, par exemple, le RPCR a naturellement composé l’Exécutif de la province sud parce qu’il y disposait de la majorité absolue.

EN 2004, L’AVENIR ENSEMBLE « PREND TOUT »
En 2004, l’Avenir Ensemble, avec, pourtant, seulement 19 sièges à l’assemblée de la province Sud, et 16 sièges au Congrès, à égalité avec le RPCR, avait trusté toutes les institutions. Le gouvernement était présidé par Marie-Noelle Thémereau, après que les élus … du RPCR lui aient apporté leurs suffrages, le Congrès était présidé par Harold Martin, alors président de l’Avenir Ensemble, et la province Sud, sous la présidence de Philippe Gomes, étaient administrée par un Bureau entièrement Avenir Ensemble.

PAS DE MAJORITÉ EN 2009 ET 2014
Dans cette même province, des Exécutifs comprenant des représentant de plusieurs partis politiques ont été nommés en 2009 ou en 2014. En raison de l’absence de majorité, et de la nécessité de réaliser des alliances pour former une majorité. Alliances d’ailleurs éphémère en 2014, puisqu’après un accord, Cynthia Ligeard a été « éjectée » de la présidence du gouvernement au profit de Philippe Germain.

MAJORITÉ AVENIR EN CONFIANCE EN PROVINCE SUD 2019
En 2019, l’Avenir en Confiance dispose d’une majorité, une première d’ailleurs depuis 20 ans, et naturellement, a installé un Exécutif émanant de cette majorité.

EN CAS D’INSTABILITÉ INSTITUTIONNELLE, LA VICTIME EST LA POPULATION
Personne, par ailleurs, ne s’est offusqué de la composition majoritaire du bureau de la province Nord … Les « gestes » et les « cadeaux », dans ces matières, n’existent qu’au royaume des bisounours.

Heureusement, d’ailleurs, car une incohérence, dans une institution, peut rapidement provoquer une panne ou un blocage de celle-ci. On l’a vu lors des deux dernières crises institutionnelles au gouvernement.

Ce ne sont pas les élus qui, alors, en pâtissent. Quand surviennent des errements institutionnels, ou même des crises, c’est la population qui en est toujours la victime …

INSTITUTIONS : S’OUVRENT LES SEMAINES DE TOUS LES DANGERS

C’est vendredi prochain que les membres du Congrès sont convoqués pour leur première séance. Conformément à la loi, ils devront élire en priorité le Président, les Vice-présidents, les secrétaires et les questeurs. Viendront ensuite les commissions et la Commission Permanente qui devront désigner leur bureau, et enfin, les multiples désignations dans les comités, commissions et organismes extérieurs. En jeu, des moyens liés aux groupes et aux commissions. Et surtout la désignation d’un président, non indépendantiste ou pas, avec en arrière-plan, la composition du gouvernement. A venir, des semaines de tous les dangers.

UNE MAJORITÉ SERRÉE ET INCERTAINE
Les urnes ont parlé, dimanche 12 mai. Les conseillers de province siégeant au Congrès seront 54, comme le prévoit la loi. Politiquement, aux dires du responsable de l’Eveil Océanien, les indépendantistes sont les plus nombreux : 26 sièges, contre 25 aux non indépendantistes, et 3 élus de l’Eveil Océanien.

Malikulo Tukumuli, leader de ce dernier parti, ne s’est positionné dans aucun camp. Tout en déclarant que son parti n’était pas faiseur de roi .

Ce n’est pas la seule inconnue. Calédonie Ensemble, dont le leader est resté muet pendant toute la première réunion de l’assemblée de la province Sud, est sujette à des rumeurs dont les réseaux sociaux se sont faits l’écho. Avec, visiblement, de fortes tensions internes.

Ce parti voulait retrouver la présidence du gouvernement, alors que l’Avenir en Confiance lui proposait celle du Congrès. Ces positions se sont soldées, pour l’instant, par un désaccord.

SANS UNION DES NON-INDÉPENDANTISTES ET DE L’ÉVEIL OCÉANIEN, LE PRÉSIDENT DU CONGRÈS SERAIT INDÉPENDANTISTE
Les indépendantistes ont coutume de proposer une candidature unique à la présidence du Congrès. Cela est loin d’être une règle chez leurs vis-à-vis. En 2018, Gael Yanno, soutenu par Calédonie Ensemble, avait affronté Thierry Santa, soutenu par les loyalistes, lesquels, au troisième tour de scrutin, s’étaient résolus à voter pour Yanno sous peine de voir élu Roch Wamytan.

Tout laisse à penser que les indépendantistes présenteront un candidat unique vendredi prochain. Sans vote unitaire, peut être au troisième tour, de l’Avenir en Confiance, de Calédonie Ensemble et de l’Eveil Océanien, le « Parlement » calédonien sera présidé par un indépendantiste.

L’ENJEU DU GOUVERNEMENT
L’élection du gouvernement calédonien répond, dans le principe, à la même problématique. Elle aura lieu dans les jours qui suivront la réunion du Congrès. La majorité de l’Exécutif local est de 6 membres.

Dans l’hypothèse de deux listes indépendantistes, chaque liste non-indépendantiste pourrait jouer sa partition. A l’exception de l’Eveil Océanien qui, numériquement, ne peut constituer un groupe au Congrès, et par conséquent, ne peut présenter de candidats au gouvernement. Sauf, évidemment, à construire une alliance avec un groupe.

En cas de listes unitaires, le « bloc » qui aura réalisé le meilleur score sera assuré d’obtenir 6 sièges au gouvernement. En clair, si les indépendantistes présentent une liste unitaire, mais pas les non-indépendantistes et l’Eveil Océanien, le prochain président du gouvernement, et la majorité de l’institution basculeront dans le camp de l’indépendance.

UNE SEMAINE, DEUX SEMAINES OU PLUS
Pour le Congrès, les affaires devraient être ficelées en fin de semaine. Pour le gouvernement le délai peut être plus long. Le gouvernement sortant expédie les affaires courantes, ce qui laisse, le cas échéant, une marge de quelques jours pour trouver un éventuel accord.

L’enjeu est évidemment considérable. Il intéresse comme jamais les électeurs, en majorité non-indépendantistes. Il s’inscrit, en outre, dans le contexte à construire pour préparer le second referendum souhaité à la fois par les indépendantistes et l’Avenir en Confiance.

Le suspense politique ne fait que commencer …

RETRAITES EN CALÉDONIE : HOLD UP SUR LA CRE-IRCAFEX ?

Les réflexions du gouvernement Germain sur l’éventualité d’une désinscription de la Calédonie du Régime complémentaire Agirc-Arrco (CRE-Ircafex), et du remplacement de ce régime par un nouveau régime local avaient, en leur temps, provoqué de vives réactions. Cette fois, c’est à l’échelle nationale que se développe une inquiétude liée au projet de refonte des régimes de retraite. Pétition.

C’est l’un des plus gros chantiers du quinquennat Macron : sous la férule de Jean-Paul Delevoye, Haut commissaire chargé de la réforme des retraites, un rapport sur toutes les options transformant les 42 régimes de retraite français en un régime unique à points sera déposé en juillet prochain.

CRE-IRCAFEX CONCERNÉS
La Cafat, régime local, ne figure évidemment pas dans cette liste. Il en est de même pour la CLR. En revanche, le régime complémentaire obligatoire Agirc-Arrco est concerné, ce qui a, de sa part, suscité une réaction.

Cette réforme est une véritable révolution. Les futurs retraités bénéficieront, comme aujourd’hui, d’un système de retraite par répartition, mais ils cotiseront à un régime unique pour accumuler un certain nombre de points qui généreront les mêmes droits à pension. L’importance de la retraite dépendra ainsi de la durée de cotisation.

EN 2025
Le nouveau dispositif pourrait entrer en vigueur en 2025 ou en 2026. Il serait géré par un établissement public créé à cet effet, et chargé notamment de déterminer, chaque année, la valeur du point et ses critères d’évolution.

PLUSIEURS QUESTIONS
De nombreuses questions demeurent encore en suspens. En particulier, la prise en compte de l’intégralité de la carrière fera-t-elle baisser les retraites des salariés aux revenus modestes ? Y aura-t-il un âge légal de départ à la retraite ? Ou encore, que percevront les veuves ou les veufs ?

LES CRAINTES SUR LES EXCÉDENTS DE L’AGIRC-ARRCO
Les réserves des régimes excédentaires devraient être accueillies par le nouvel établissement public. Celles de l’Agirc-Arrco s’élèvent à 71 milliards d’euros, soit la somme gigantesque de 8 449 milliards FCFP !

Ces réserves sont destinées à garantir la pérennité du régime à l’ensemble des 22,5 millions de cotisants.

Pour le Medef et certains syndicats, le risque existe que cette somme serve à renflouer les régimes déficitaires. Ou soit « pompée » par l’Etat pour réduire les déficits publics.

PÉTITION NATIONALE
Pour s’en préserver, une pétition nationale a été lancée au nom de l’Agirc-Arrco (salariés du privé) et de la CNAVPL (professions libérales) pour « refuser catégoriquement que l’Etat s’empare des réserves du privé » et pour demander au Président de la République, à son gouvernement et à sa majorité parlementaire, de « s’engager solennellement à supprimer les régimes spéciaux du public pour garantir l’équité et la pérennité des retraites de tous les Français« .

DES MILLIERS DE PERSONNES AU SALON DU TOURISME – Délinquance en tout genre ce week end – Séisme au large des Loyauté – Victoire des Conservateurs en Australie

GROS SUCCÈS DU SALON DU TOURISME où, comme l’an dernier, des milliers de personnes se sont pressées au Centre Tjbaou. Moteur principal des visites : les bonnes affaires avec des prix cassés, à la fois dans les transports et les hébergements.

Les stands d’Air Calédonie et du Betico ont été pris d’assaut sans discontinuer durant tout le week end, et il faut dire que les forfaits comprenant à la fois le transport et l’hébergement étaient alléchants.

Du baume au cœur pour les acteurs du tourisme calédonien pour qui les annonces de records annuels de fréquentation ne correspondent pas au remplissage de leurs établissements. Il est vrai que le chiffre de 120 000 « touristes » claironné par les organismes officiels comprend près de 14 000 wallisiens, futuniens, vanuatais et polynésiens, des « touristes » particuliers … qui ne fréquentent guère les hôtels !

WEEK END CHARGÉ POUR LA POLICE en raison de multiples actes de délinquance. 5 mineurs qui cambriolent un véhicule et agressent un passant pour lui voler sa sacoche à Val Plaisance, le Raid qui intervient au Centre-ville pour mettre fin à une tentative de suicide consécutive à une rupture entre deux jeunes femmes, des débordements de jeunes à Pierre Lenquette. De nombreuses procédures ont été conduites pour des délits routiers. Et pour couronner le tout, un accident de voiture assez grave a été provoqué par un conducteur « imbibé » par 1g56 d’alcool par litre de sang.

VOLEUR DE VOITURE INTERPELÉ À BOULOUPARIS par les gendarmes. L’individu a été placé en garde à vue.

UN SÉISME S’EST PRODUIT À 190 KM DES ILES LOYAUTÉ, à une profondeur de 10km. Il n’a provoqué ni dommages, ni tsunami.

LES CONSERVATEURS REMPORTENT LES LÉGISLATIVES EN AUSTRALIE, déjouant tous les sondages. Emmenés par Scott Morrison, sont reconduits aux affaires pour 3 ans.

LES PROVINCES ONT DÉSIGNÉ LEURS PRÉSIDENTS

Élections des présidents de chacune des provinces ce matin. Sans surprise, Paul Néaoutyne a retrouvé son fauteuil dans le Nord. Aux Iles, c’est Jacques Lalié qui a succédé à Néko Hnepeune. Quant au Sud, c’est également sans surprise que Sonia Backes a été élue, avec les voix de l’Eveil Océanien au second tour de scrutin.

On s’attendait à une candidature de Calédonie Ensemble dans cette dernière assemblée, en raison des dissensions intervenues entre le parti de Philippe Gomes et l’Avenir en Confiance. Il n’en a rien été, mais les élus CE ont voté blanc.

Pour ce qui concerne la province Sud, une séance ultérieure sera consacrée à l’élection des commissions internes et aux désignations dans les comité, conseils d’administration et commissions externes.

FRONT NON-INDÉPENDANTISTE AU CONGRÈS : C’EST FIN MAL BARRÉ !

Rien ne va entre Calédonie Ensemble et l’Avenir en Confiance, ce n’est pas nouveau puisque leurs listes respectives se sont affrontées dimanche dernier, lors des élections provinciales. Mais depuis, les électeurs ont rendu leur verdict, en faveur de l’Avenir en Confiance. Reste maintenant à constituer les institutions, ou plutôt, à cocher les cases « postes ». C’est là que les choses se corsent.

C’est Sonia Backes et les responsables de l’Avenir en Confiance, Thierry Santa et Gil Brial, qui ont décidé de tendre la main à leurs adversaires non indépendantistes. L’Éveil Océanien, qui s’est d’ailleurs démarqué des deux camps, et Calédonie Ensemble, le frère ennemi.

Hier, les deux principales formations non-indépendantistes ont étalé leur différend sur la place publique.

L’Avenir en Confiance, majoritaire à la province Sud même si cette majorité n’est pas absolue, va administrer cette province. Logique. Le regroupement des loyalistes veut également présider le gouvernement  » afin d’instaurer une politique de relance économique et sociale pour laquelle les électeurs nous ont accordé leur confiance. » Tout aussi logique, puisque le vote de dimanche dernier a été une lourde sanction à l’encontre de la politique économique et sociale menée par le gouvernement sous le présidence de Philippe Germain, et donc de Calédonie Ensemble.

Reste donc la présidence du Congrès, proposée par le regroupement au parti de Philippe Gomes.

Ce dernier a refusé, estimant excessives les intentions de l’Avenir en Confiance. Rappelant l’ouverture de Pierre Frogier en 2007, avec le pacte républicain, puis celle de Philippe Gomes en 2014, avec le pacte de gouvernance solidaire, Calédonie Ensemble juge que ses concurrents loyalistes « ne sont pas à la hauteur des responsabilités qu’une victoire confère« .

Oubliant dans le même temps qu’en 2015, soit moins d’un an après la signature du pacte … solidaire, Calédonie Ensemble a « éjecté » Cynthia Ligeard de la présidence du gouvernement pour y installer Philippe Germain avec les voix indépendantistes. Et que Gael Yanno, soutien du parti de Philippe Gomes, a été imposé, contre la candidature de Thierry Santa à la présidence du Congrès en 2018 …

« En conséquence, Calédonie Ensemble se considère libre de tout engagement à l’égard de l’avenir en confiance, au sein de la province Sud comme au sein du congrès et du gouvernement« , écrit ce parti dans un communiqué.

Il est probablement encore trop tôt pour en tirer des conclusions définitives sur l’installation du Congrès et du gouvernement dans les jours à venir. Pour l’heure, comme aux Iles et au Nord, c’est la province Sud qui va élire son bureau.

Et comme dit le dicton, « à chaque jour suffit sa peine » !