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MENACE D’ÉPIDÉMIE DE COVID EN CALÉDONIE : LE GOUVERNEMENT, LES PROVINCES ET L’ÉTAT NE PINAILLENT PAS !

Face à la menace d’épidémie de Covid-19 en Calédonie apparemment liée à une circulation entre Wallis et la Calédonie, le gouvernement, les provinces et l’Etat ne pinaillent pas. Tous les vols entre Wallis et la Calédonie sont suspendus. Les habitants du territoire seront confinés pendant 15 jours à compter de ce soir minuit ou zéro heure mardi. D’ores et déjà, les établissements scolaires sont fermés dans les trois provinces. Une réaction analogue aux mesures draconiennes prises en Nouvelle-Zélande et en Australie pour contenir la circulation du coronavirus, et qui tranche avec les tergiversations en métropole.

UN CAS GRAVE À WALLIS
Wallis aurait-il été le maillon faible du dispositif, Wallis avec qui le gouvernement avait admis une « bulle » de circulation en raison de l’absence de cas de covid autochtones dans le territoire voisin, ou l’inverse ? En tout cas, un cadre de l’enseignement à Wallis aurait développé les symptômes du covid après son retour de métropole en janvier dernier.

« Il s’agit d’une personne qui était sortie de quatorzaine il y a plusieurs semaines après un test négatif. Cette personne a consulté un médecin en raison de symptômes et a été testée positive, ce qui veut dire que le virus circule dans l’île », avait déclaré dimanche à l’Agence France-Presse Hervé Jonathan, administrateur supérieur (préfet) de Wallis-et-Futuna. 

Ce malade serait dans un état grave, justifiant son évacuation vers Nouméa. 7 cas contacts, infectés, ont déjà été détectés à Wallis.

Autour de l’un d’entre eux revenu en Calédonie, 9 cas contacts calédoniens ont été dépistés positifs.

Cette circulation interne du virus constitue donc une menace d’épidémie en Nouvelle-Calédonie.

RÉACTION DRACONIENNE DES AUTORITÉS LOCALES ET DE L’ETAT
A l’image de ce qui s’est passé ici, il y a maintenant un an, mais également à l’instar des décisions immédiates et fermes de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande dans notre région, la réaction des autorités locales et de l’Etat a été rapide et ferme.

En Calédonie, fort heureusement, pas de comité de Diafoirus qui tergiverse, déclarant un jour que le masque est inutile, et le contraire le lendemain, et pas de médias où le micro est tendu à tous les opposants à toute mesure quelle qu’elle soit. Tout le monde est d’accord pour une protection maximale, même si le secteur économique déjà à la peine, va pâtir une fois de plus d’un contexte négatif. Le Haut Commissaire a assuré que l’Etat sera aux côtés de la Calédonie dans cette nouvelle épreuve. Sous-entendu, au plan financier. Fort heureusement, la Calédonie n’est pas indépendante …

Hier, les présidents de province ont décidé la fermeture de tous leurs établissements scolaires. Côte à côte, le président du gouvernement intérimaire et le Haut-Commissaire de la République ont annoncé la mise en confinement de notre archipel pour une durée de 15 jours. Seuls les services essentiels seront assurées, et pour les déterminer, on peut se référer au confinement de mars 2020. En particulier, l’alimentation des Calédoniens sera assurée, ainsi que le service médical et de pharmacie. Le gouvernement va certainement publier la liste des activités autorisées.

Pour circuler, il faudra être muni du formulaire indiquant le motif de sortie. En mars 2020, un formulaire numérique téléchargeable avait complété le dispositif papier.

LA CAMPAGNE DE VACCINATION SE POURSUIT
Concomitamment, la campagne de vaccination avec le Pfizer-BioNech va se poursuivre. « Et même s’accélérer« , a indiqué le président du gouvernement. Les prises de rendez-vous vont donc continuer, et répondre à l’attente des nombreux candidats au vaccin.

Incontestablement, c’est le meilleur moyen de protéger la population. L’alerte sérieuse que nous subissons est là pour le rappeler aux sceptiques.

NIRAN TOUT PRÈS DE NOUMÉA À 17H

Vers 8h, le cyclône Niran était à 200 km de Koumac. Il sera à proximité de la capitale du nord calédonien aux alentours de 11h, puis poursuivra sa route au plus près de la côte ouest. Niran, qui s’est renforcé cette nuit, pourrait cependant perdre un peu de son intensité pour passer de cyclône intense pour redevenir cyclône tropical.

Il devrait passer à proximité de la région Koné-La Foa en milieu de journée. Niran sera près de Nouméa vers 17h.

Attention, selon méteo NC,  » le passage du centre de NIRAN avec les vents les plus forts à proximité de l’œil n’est pas exclu sur l’Ouest. Il sera alors cyclone tropical intense. »

Par ailleurs, il faut se méfier des conditions clémentes qui vont se maintenir au début de la journée, notamment dans le sud, car  » le temps se dégrade rapidement et de manière soudaine dans les prochaines heures, avec des conditions météorologiques devenant particulièrement dangereuses« .

Voici le bulletin de météo NC publié ce matin à 7h.

Description (samedi 06 mars 2021 à 05h00, heure locale) : NIRAN s’est renforcé cette nuit pour devenir cyclone tropical très intense. Il a atteint son pic d’intensité et génère des vents à 205 km/h près de son centre et des rafales à 285 km/h. La pression au centre est estimée à 931 hPa. NIRAN se décale vers l’Est Sud-Est à environ 45 km/h, le rapprochant rapidement de la Nouvelle-Calédonie.

Sur l’extrême Nord le vent forcit rapidement, avec des rafales de secteur Nord de l’ordre de 80 à 100 km/h. Quelques fortes rafales sont aussi observées dans les vallées de la côte Ouest.

Les pluies sont modérées sur la Nouvelle-Calédonie avec 20 à 40 mm ces 12 dernières heures sur le relief, l’extrême Nord, le Nord-Est et les Loyauté.

Evolution prévue : NIRAN devrait commencer à faiblir et redevenir cyclone tropical intense dans les 6 prochaines heures.

NIRAN se rapproche rapidement de la Grande-Terre et son centre devrait passer à quelques kilomètre du Nord-Ouest de la Grande Terre ce matin, puis frôler le Sud-Ouest de la Grande Terre en fin de journée. Le passage du centre de NIRAN avec les vents les plus forts à proximité de l’œil n’est pas exclu sur l’Ouest. Il sera alors cyclone tropical intense.

En conséquence, et malgré un temps localement clément sur le Sud-Ouest en début de journée, le temps se dégrade rapidement et de manière soudaine dans les prochaines heures, avec des conditions météorologiques devenant particulièrement dangereuses:

– Vent très violent et destructeur: Dans les toutes prochaines heures sur l’extrême Nord puis le Nord, puis en cours de journée de samedi plus au sud avant de gagner en fin de journée et nuit suivante l’extrême Sud et l’île des Pins: de très fortes rafales de vent, temporairement de secteur Ouest, de l’ordre de 200 km/h sont à craindre sur les régions les plus proches de NIRAN. De très violentes rafales se produisent également sur le relief et dans les vallées aussi bien de la côte Ouest que de la côte Est. Les Loyauté sont plus éloignées du phénomène mais les rafales peuvent atteindre 120 km/h.

– Mer dangereuse: Une marée de tempête avec de très fortes vagues, pouvant localement dépasser 6 m, est attendue sur le littoral de l’ensemble du territoire entre samedi et la nuit suivante.

– Le risque de submersion marine est fort sur les zones basses du littoral, en particulier sur la façade Ouest. Il est renforcé au moment de la marée haute prévue à 13h aujourd’hui puis à 2h30 dimanche matin.

– Fortes Pluies: De fortes pluies sont attendues en fin de nuit puis dans la journée de samedi, notamment sur la côte Est et le relief. Des inondations sont probables, sur l’ensemble de la Grande Terre.

LE CYCLÔNE NIRAN SE RAPPROCHE

Le cyclône a entrepris son déplacement vers la Nouvelle-Calédonie dont il se rapproche. Il atteindra nos côtes samedi.

Voici les prévisions de méteo NC

Position : le jeudi 04 mars 2021 à 23h00, heure locale, 15,6 SUD, 150,5 EST, soit à 550 km à l’est de Cairns et à 1470 km à l’ouest nord-ouest de Bélep.

Description (jeudi 04 mars 2021 à 23h00, heure locale) : Le cyclone tropical NIRAN génère des vents à 150 km/h près de son centre et des rafales à 215 km/h. La pression au centre est estimée à 961 hPa. NIRAN a accéléré et se décale maintenant vers l’Est Sud-Est à environ 20 km/h.

Evolution prévue : Au cours des prochaines 24 heures, le cyclone tropical NIRAN bénéficie de conditions favorables à son renforcement et pourrait atteindre le stade de cyclone tropical intense avec des rafales de l’ordre de 250 km/h près de son centre.

NIRAN se rapproche de la Nouvelle-Calédonie et son centre devrait passer à proximité, voire sur le Pays, entre samedi 06 mars matin et dimanche 07 mars au matin, en tant que cyclone tropical. Son intensité et sa position à ce moment-là restent toutefois soumises à incertitude.

En conséquence, le temps se dégrade fortement samedi et la nuit suivante:
– Vent très violent et destructeur: Samedi et la nuit suivante : de très fortes rafales de vent, temporairement de secteur Ouest, comprises entre 150 et 200 km/h sont à craindre sur les régions les plus proches de NIRAN.
Fortes Pluies: De fortes pluies sont attendues dans la nuit de vendredi à samedi, puis samedi et la nuit suivante. Des inondations sont probables, sur l’Est comme sur l’Ouest.
Mer dangereuse: Une marée de tempête avec des très fortes vagues, pouvant localement dépasser 6 m, est attendue sur le littoral de l’ensemble du territoire samedi et la nuit suivante. Le risque de submersion marine est renforcé au moment de la marée haute.

TOUT SAVOIR SUR L’ACCORD POUR LA REPRISE DE L’USINE DU SUD

A l’issue de plusieurs mois de violences traduisant une contestation sur le schéma de reprise de l’usine du Sud par une entité dénommée Prony Resources comprenant 51% d’intérêts locaux, l’outil industriel a été mis à l’arrêt. Les personnels de l’usine et ceux des entreprises sous-traitantes ont été, soit licenciés, soit placés en situation de chômage partiel. L’échéance décidée par le propriétaire brésilien, Vale, pour le rachat de l’usine ou sa mise sous cocon a plusieurs fois été repoussée. Depuis près de 3 semaines, des négociations de la dernière chance ont été entreprises entre les contestataires et la président de la province Sud accompagnée par Les Loyalistes, sous l’égide du président du Congrès Roch Wamytan, « facilitateur ». Ces négociations, au cours de 16 réunions, ont abouti à un accord rendu public par les parties hier après midi.

LES SIGNATAIRES
Cet accord a été signé par les parties locales, les engagent, mais n’engagent qu’elles, bien entendu. Il s’agit du président du Congrès, des représentants de la province Sud et Les Loyalistes, du représentant de la province des Iles Loyauté, du FLNKS, du collectif Usine du sud/usine pays et de l’Ican, instance coutumière de négociation.

Dans sa forme, l’accord n’est pas encore ratifié par les assemblées concernées, et détentrices de droits. L’accord n’aborde pas cet aspect, mais il vaut évidemment engagement de leurs représentants.

LA COMPOSITION DU REPRENEUR
L’accord stipule que le capital du repreneur, Prony Resources et dont le nom commercial sera « Goro Resources », sera détenu par 4 entités :

– La Société de Participations Minières du Sud (SPMSC) à hauteur de 30%, société composée des 3 provinces avec 50% dévolus à la province Sud qui en assure la gouvernance,

– Une entité dénommée « fiduciaire », « à hauteur de 21%, qui transmettra progressivement ses titres au FCPE à hauteur de 12%, et au Fonds de Prévention des Risques Environnementaux et socio-culturels (FPRESC) à hauteur (sans participation financière),

Trafigura, n°2 mondial du négoce du pétrole et des matières premières, société créée par des Français et basée en Suisse,

– La Compagnie Financière de Prony qui porte notamment les parts  de l’encadrement. Sans Antonin Beurrier.

UNE SOCIÉTÉ PORTEUSE DES TITRES MINIERS
Sud Nickel sera une société dont la vocation consistera à porter les titres miniers concédés à l’exploitant. Sud Nickel sera une filiale de Promosud. La Province des Iles, au travers de la Sodil y détiendra 5%, ainsi que la FPRESC évoqué ci-dessus.

La création d’un tel dispositif est originale et constitue une première en Nouvelle-Calédonie. Elle n’altère pas la compétence de la province en matière minière conférée et garantie par la Loi Organique de 1999 qui porte statut de la Nouvelle-Calédonie.

TESLA PROPOSÉ COMME PARTENAIRE INDUSTRIEL
L’accord recommande un partenariat « industriel » avec Tesla pour intégrer de manière durable les produits de l’usine du Sud dans la fabrication des batteries électriques du géant américain.

Ce rapprochement vise également à orienter la qualité de la production de l’usine pour la rendre la plus pertinente possible au fil des évolutions technologiques et des besoins en nickel.

DES PRESCRIPTIONS ENVIRONNEMENTALES DRACONIENNES
Un partie importante du document concerne la sécurité du barrage, la qualité des résidus et la préservation environnementale. De nouvelles études seront commandées sur le barrage. Une attention particulière est recommandée pour l’exécution du projet Lucy et les émissions de l’usine.

LES CONSÉQUENCES DE L’ACCORD SIGNÉ
Bien entendu, les termes de l’accord concernent exclusivement les signataires. Mais on peut imaginer que les effets immédiats seront la remise en marche de l’usine, et la signature rapide de la vente entre Vale et Prony Resources dans sa nouvelle configuration.

Les assemblées compétentes devraient également être saisies des questions les concernant.

L’accord stipule que d’autres industriels pourraient être approchés. En ce qui concerne Tesla, aucun accord n’a pour l’instant été rendu public. Les recommandations formulées dans le document signé par les parties calédoniennes n’engagent évidemment pas Elon Musk, mais on sait que des contacts positifs avaient déjà été pris.

L’Etat, à ce stade, n’apparaît pas, mais il s’est déjà engagé de manière essentielle dans le projet de reprise. On peut supposer qu’il sera soulagé du retour à la normale au plan économique, histoire de pouvoir se consacrer au troisième référendum.

NAISSANCE DU CYCLÔNE NIRAN qui se déplace vers la Calédonie

C’est ce matin que la dépression Niran devrait passer au stade de cyclône. Le phénomène en formation est toujours situé à proximité des côtes australiennes, au nord de Townsville. il va entamer son déplacement en direction du nord de la Nouvelle-Calédonie.

Selon météo NC, Niran va se renforcer et atteindre le maximum de son intensité dans la journée de vendredi avec des rafales de 200 km/h près de son centre. A ce moment, il devrait être situé entre les côtes nord australiennes et le nord de la Nouvelle Calédonie.

Niran vendredi (Windy)

Selon le site Windy, il atteindrait sa position la plus proche de la Calédonie dans la soirée de samedi, aux alentours de 18-20 heures.

Niran samedi (Windy)

Le vent prévu par Windy sur la ville est estimé à entre 30 et 50 noeuds, avec des rafales pouvant atteindre 70 noeuds.

ESPOIR D’ACCORD SUR L’USINE DU SUD

Rien n’est définitivement scellé, mais des signes laissent espérer que les négociations entamées depuis une quinzaine de jours sous l’égide du « facilitateur » en la personne de Roch Wamytan, le président du Congrès, pourraient aboutir. Les heures qui viennent sont cruciales, d’autant que dans de telles discussions, à ce stade, le diable se cache dans les détails. A n’en pas douter, les responsabilités nouvelles et à assumer des indépendantistes à la suite de la chute du gouvernement militent en faveur d’une solution « équilibrée ». Mais les négociations ont ceci de commun avec les élections : les résultats sont certains à leur issue, et jamais avant.

C’est surtout un communiqué conjoint du FLNKS, du collectif Usine du Sud/usine pays et de l’Ican qui laisse apparaître des avancées. Depuis samedi, les « bases » des différents acteurs de la contestation menée depuis plusieurs mois sont en consultation sur « le packegde d’une solution de compromis pour l’avenir de l’usine du Sud ».

Trois items cruciaux constituent ce « packedge » (package-ndlr) selon le communiqué.

En premier lieu, le sort des personnels menacés de chômage, les personnes sous le coup d’une procédure judiciaire, les conséquences des blocages et celles relative à la cohésion sociale des Calédoniens.

En second lieu, la situation environnementale, et les assurances données ou obtenues sur la sécurité du barrage dit KO2.

En troisième lieu, le maintien ou non de Trafigura dans le montage de reprise, l’entrée d’un nouvel industriel et « les verrous à faire sauter ».

Toujours selon ce communiqué, les signataires sont en capacité « d’annoncer publiquement que des points d’équilibre ouvrant la voie d’une solution négociée entre les parties est en voie de consolidation entre l’Ican/collectif d’un côté et de l’autre la présidente de la province Sud/les loyalistes« .

Plusieurs éléments ont été avancés par des médias ou sur les réseaux sociaux. En ce qui concerne le second industriel, Glencore aurait été approché, mais aurait décliné la proposition. Pour ce qui est de Trafigura, sa participation est jugée fondamentale par la province Sud, notamment pour la crédibilité de l’écoulement des produits de l’usine sur le marché international. Mais sa participation au capital pourrait-elle être minorée ? Il a probablement été question du rôle d’Antonin Beurrier : restera ? Et si oui, dans quelles conditions ?

Ce communiqué, en tout cas, nourrit l’espoir d’un épilogue. Il faut dire que tout ce monde est aujourd’hui face à des responsabilités concrètes, car elles concernent des milliers de personnes et de familles. Le travail, ses revenus, les conditions de vie de chacun sont des valeurs intrinsèques qui sont indépendantes des opinions et des appartenances politiques.

On peut ajouter que la prise du pouvoir gouvernemental par les indépendantistes, et même s’ils ne s’accordent pas pour l’instant sur la présidence, les place en situation de responsabilité de gestion d’un pays, avec cette question politiquement majeure : en seront-ils capables ?

CHRISTIANE WANEISSI, UNE FEMME DE TALENT, LAURÉATE DE LA FRENCH TECH TEMPLIN

Ironie des parcours : Christiane Waneissi est l’une des responsables de l’association « Talents Calédoniens » dont la vocation première est d’attirer les talents, notamment calédoniens, sur le Caillou. Elle même est une femme … de talent, de quoi illustrer le bien fondé de l’ambition associative. Elle a d’ailleurs, avec Isabelle Galinié, autre femme de talent de l’intérieur, été sélectionnée parmi 800 autres candidates dans le monde de la French Tech par le French Tech Tremplin.

C’est l’internet qui a ouvert la voie de l’innovation à cette jeune femme, après un parcours administratif qui l’avait familiarisé avec le monde régional international et la sphère francophone.

En créant la plateforme de vente en ligne Pacifik Market, elle a permis à des clients du monde entier, s’ils sont intéressés, d’acheter des productions de femmes kanak et océaniennes. Mais pas que. Aux côtés des robes missions « fashionisées », les visiteurs ont accès à des produits d’artisanat, des bijoux, des parures et même à des albums de musique locale.

Son regard portant au delà du grand récif, elle a accompagné avec succès la candidature de la créatrice de mode installée à Koné et référencée sur pacificmarket, Annie Diemene, à la Fashion Week de Londres en septembre prochain. Excusez du peu.

Ainsi, grâce à sa pugnacité, 12 robes seront présentées à ce grand rendez-vous de la mode mondiale. Et ce sera, de surcroît, l’occasion pour Catherine Waitea, originaire elle aussi de Lifou, ex-première dauphine de Miss Nouvelle Calédonie, de défiler à Londres. Un rêve pour ces trois dames.

Sur la plateforme pacifikmarket.nc, des dizaines de produits de qualité sont disponibles. Des acheteurs métropolitains, polynésiens, québécois, vanuatais se sont ajoutés à la clientèle calédonienne. La magie d’internet.

En attendant le sacre de septembre pour la consultante Christiane Waneissi, pour la grande couturière de Koné et le mannequin de Drehu, la startuppeuse Christiane Waneissi va bénéficier pendant une année de l’accompagnement et du soutien de la French Tech. Ainsi que d’une bourse qui leur permettra au moins d’amortir ses investissements sur fonds propres, et de poursuivre son développement.

Nul n’est prophète en son pays, dit le dicton. Christiane Waneissi l’a fait mentir …

Le site : pacifikmarket.nc

Usine du Sud, Présidence du gouvernement, Solution Consensuelle, une semaine chargée qui s’ouvre

Chaque jour a son lot de surprises et de sujets importants. Mais la semaine qui s’ouvre sera cruciale pour celles qui suivront. Elle peut engager l’avenir immédiat de la Nouvelle-Calédonie, autant que l’avenir à long terme du territoire. Le sort de l’usine du Sud, la personnalité qui sera désignée à la tête de l’Exécutif local et la position de l’Etat sur l’après référendum sont les sujets majeurs qui vont l’animer.

La reprise de l’usine du Sud pourrait connaître son épilogue politique, avant la conclusion commerciale. Hier, au JT de NC1ère, le président du Congrès, Roch Wamytan, a indiqué que des réunions, dont il est le « facilitateur », se tiennent depuis près de 15 jours entre les contestataires impliqués dans les troubles de l’usine du Sud et la présidente de la province Sud. Curieusement, ces réunions, quotidiennes au dire du président du Congrès, n’ont fait l’objet d’aucune déclaration et se sont déroulées « dans la plus stricte intimité ». Les observateurs ne manqueront pas d’en tirer l’enseignement que ce silence indique que les discussions ont probablement pris une bonne tournure. Après les consultations nécessaires, et en particulier des « bases », la semaine qui s’ouvre devrait connaître une avancée majeure dans ce dossier. Soit vers le consensus, soit vers une rupture, toutes tentatives de conciliation épuisées.

L’élection à la présidence du gouvernement va-t-elle connaître, elle aussi, son épilogue ? Rien ne paraît moins sûr, mais le Haut-Commissaire a convoqué les … protagonistes ce mardi. Là aussi, rien n’a filtré sur d’éventuelles tractations et d’éventuels accords. Difficile, tout de même, d’admettre que les difficultés entre l’UC et le Palika se sont aplanies en 2 jours, après la déclaration de Daniel Goa indiquant que son parti irait « jusqu’au bout ». Dans ce contexte, s’il y avait élection mardi, ce ne pourrait être que celle de Samuel Hnepeune.  Mais ce que n’a pas évoqué l’actuel président du Congrès, c’est, pour l’Union Calédonienne, la possibilité ou non de cumuler la présidence du Congrès et celle du gouvernement dans ce cas de figure …

Sébastien Lecornu a repris le terme -et l’objectif- mis en exergue par Jacques Lafleur en 1991 : « Solution consensuelle ». L’Etat a pris conscience, semble-t-il, que le résultat du troisième référendum ne réglera nullement la situation de la Nouvelle-Calédonie, contrairement à ce que pensaient les signataires des Accords de Nouméa. Une moitié de la population opposée à l’autre moitié, cela ne donnera raison ni au « oui », ni au « non ». Le ministre des Outre mer, depuis qu’il a pris ses fonctions et mis ses mains dans le cambouis calédonien, s’est rendu compte d’une autre chose : indépendantistes et non-indépendantistes sont capables de parler et d’agir sur ce qui les sépare. Mais pour ce qui les rassemble … Autrement dit, en s’exprimant dans la tribune du JDD, Sébastien Lecornu se résout à prendre les choses en main pour éviter le pire vers lequel les acteurs de la vie politique calédonienne semblent inexorablement se diriger. Au fond, ce n’est pas nouveau. Avec la mission du dialogue et le tête à tête imposé de Matignon, la décision de Bercy pour lever le préalable minier en 1998, le dépassement des réflexes jacobins pour écrire un statut de quasi-indépendance association en y adaptant la Constitution, l’Etat l’a fait à chaque échéance dangereuse. A n’en pas douter, il est finalement prêt à remettre le couvert pour la sortie de l’Accord de Nouméa.

BRISBANE-GOLD COAST CANDIDAT POUR LES JO DE 2032

Les Jeux Olympiques de 2032 vont-ils à nouveau se dérouler à deux pas de chez nous ? À l’issue de son comité exécutif,  le Comité international olympique vient d’attribuer le statut de candidature préférentielle à la ville australienne de Brisbane pour l’organisation des Jeux olympiques 2032.

Le Président du CIO, Thomas Bach, a en effet indiqué que la commission chargée de retenir les villes « futur hôtes » a recommandé au comité exécutif d’entamer un dialogue ciblé avec Brisbane et le comité olympique australien pour l’organisation des JO-2032. « Le comité exécutif a accepté à l’unanimité cette recommandation », a-t-il précisé.

La candidature australienne est articulée autour des villes de Brisbane et de Gold Coast qui ont l’énorme avantage de disposer d’infrastructures sportives déjà existantes. C’est un point fort aux yeux du CIO déterminé à réduire le montant des Jeux disproportionné ces dernières années comme à Londres pour les JO-2012, Sotchi (Russie) pour les JO-2014 d’hiver et Tokyo en raison du report d’un an à cause de la pandémie de coronavirus.

Gold Coast avait ainsi organisé en 2018 les Jeux du Commonwealth, tandis que Brisbane, déjà candidate à l’organisation des JO-1992, revendique 21 sites sportifs mobilisables.

Le tandem Brisbane-Gold Coast ne sera évidemment pas le seul candidat, et rien n’est pour l’instant acquis. La ville-hôte des JO-2032 pourrait être désignée lors de la session du CIO programmé juste avant les JO de Tokyo (23 juillet-8 août), en juillet prochain, si toutefois, la pandémie ne remet pas une nouvelle fois en cause tous les calendriers.