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GOUVERNEMENT CALÉDONIEN : LE SUSPENSE CONTINUE

Les observateurs attendaient une avancée majeure ce week end chez les indépendantistes dans le feuilleton de l’élection du président du nouveau gouvernement. A moins d’une annonce surprise dans la journée, rien n’a évolué, si ce n’est quelques déclarations amères. Saison 2 ?

C’est Louis Mapou qui l’avait affirmé sur les ondes de Radio Océane. Le Comité Directeur de l’Union Calédonienne allait sûrement entériner, selon lui, un accord avec les non indépendantistes pour régler l’épineuse question de la présidence du nouveau gouvernement.

Apparemment, rien de cela. Le « Codir » de l’UC s’est surtout attaché à parler du troisième référendum, et surtout, de l’évolution du corps électoral à l’issue.

Quant au séminaire de l’Uni/Palika qui s’est tenu à Koné, il n’a pas plus apporté d’information sur le sujet brûlant.

Pour éviter de parler de la pomme de discorde entre les deux formations indépendantistes, chacun s’est rabattu sur un bouc émissaire : l’Etat. Un Etat coupable, selon elles, d’avoir exercé sa compétence en fixant le date du troisième scrutin au 12 décembre. Du coup, pour manifester sa mauvaise humeur, l’Uni/Palika ne se rendra par à Paris comme initialement envisagé.

Tous regardent le doigt de l’accusé qui montre la lune du gouvernement …

SPORT : DEUX CALÉDONIENS AU FIRMAMENT

Dans le paysage calédonien, englué dans les affres des référendums à répétition et dans une crise économique et sociale qui dure, deux Calédoniens ont apporté de la lumière par leurs performances exceptionnelles. Maxime Grousset, dans la discipline reine de la natation, et Paul Barjon, présent dans le circuit de golf le plus relevé au monde. Exploits.

MAXIME GROUSSET ROI DU 100m NATATION ET DEVANT MANAUDOU AU 50m


Maxime Grousset a littéralement explosé ses chronos, à la veille des Jeux Olympiques de Tokyo. Le sociétaire du Cercle des Nageurs Calédoniens, en remportant vendredi le championnat de France du 100m nage libre, se hisse au sommet de la hiérarchie française dans la discipline reine de natation.

Dans les médias, c’est l’Equipe qui le sacre : « Maxime Grousset est bien le nouveau roi français du 100 m. Le nageur de l’Insep, cinquième des Championnats d’Europe à Budapest en mai, a battu son record personnel d’un centième, 47 »89 pour s’offrir le titre national et la qualification olympique ce vendredi soir à Chartres. »

Et le jeune Calédonien poursuit dans le 50m. « Florent Manaudou a subi sa première défaite face à un Français sur 50m depuis 2012. Et Mehdy Metella a décroché sur 100m papillon son ticket pour les Jeux Olympiques de Tokyo », écrit aujourd’hui le même journal.

PAUL BARJON À L’US OPEN


Paul Barjon poursuit avec sérieux sa carrière de golfeur aux Etats Unis, la filière la plus difficile et la plus prometteuse. Grâce à ses résultats sur le Korn Ferry, le Calédonien a participé pour la seconde fois à l’US Open de golf. Certes, après un départ prometteur, il a rendu une carte insuffisante au second jour pour passer le cut et demeurer dans la compétition dans la phase finale.

Lui-même avait fixé ses objectifs raisonnables avant ce tournoi mondialement suivi. Une préparation, un comportement, un affinement  stratégie à un tel niveau.

Nul doute qu’il continuera à s’améliorer. Le journal de la Fédération Française de Golf a écrit de lui : « Paul Barjon, ce pionnier du golf français« .

« Il s’est lancé à fond dans cette aventure américaine,
ce qu’il réalise aujourd’hui au PGA Tour est fabuleux »

Le média poursuivait, en mai dernier : « Au-delà de ses performances récentes et à venir, c’est surtout l’exemple proposé par Paul Barjon qui fait l’admiration de ses pairs, et suscite l’espoir pour le reste du golf français. « Il s’est lancé à fond dans cette aventure américaine, et ce qu’il réalise aujourd’hui en accédant au PGA Tour est fabuleux. Les États-Unis, il ne faut pas en avoir peur, ce n’est pas injouable : oui, le niveau est plus haut, mais tu as de meilleures installations pour t’entraîner, donc c’est possible. Je pense que sa victoire va lui permettre de passer un nouveau cap, et qu’on va avoir un super représentant sur le PGA Tour l’an prochain », a déclaré Thomas Levet.

Le champion français parle sûrement d’or, lui qui était venu jouer le Masters de Tina, à Nouméa, en milieu des années 90 avec les meilleurs golfeurs tricolores, à l’invitation de la province Sud et du Gie touristique Destination Nouvelle-Calédonie.

RIFIFI CHEZ LES INDÉPENDANTISTES : POUR LOUIS MAPOU, ALLIANCE DE L’UC AVEC LES LOYALISTES POUR LA PRÉSIDENCE DU GOUVERNEMENT

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la barque indépendantiste paraît en plein naufrage. C’est en tout l’impression que laisse Louis Mapou, candidat Uni/Palika à la présidence du gouvernement, au micro de Radio Océane.

« Ce qu’on observe, c’est que les camarades de l’Union Calédonienne sont en étroite relation avec les responsables qui sont allés avec eux à Paris (…) des Loyalistes, (…) il y a a les Loyalistes, il y a l’AEC (…) l’AEC ne se considère pas comme Loyaliste (Louis Mapou fait peut être allusion à Calédonie Ensemble Ndlr), il y a toutes ces nuances là, mais a priori, ils seraient en mesure de faire aboutir la question du gouvernement dans les prochains jours. Sûrement que le Comité Directeur (de l’Union Calédonienne Ndlr) de ce week end va donner le feu vert (…) avec le nom d’un président qui viendrait d’une alliance avec la droite, puisque nous, nous n’avons pas été contactés« , déclare-t-il dans un quasi « scoop » de Radio Océane.

A la vérité, on nage en plein pataquès.

Dès le mois d’avril, les indépendantistes se précipitent pour demander l’organisation du troisième référendum. Ils déposent un vœu en ce sens, sans y mettre une date souhaitée puisque l’Uni/Palika a antérieurement fait savoir sa préférence pour une consultation dès 2021, tandis que l’Union Calédonienne veut jouer la montre jusqu’en 2022.

Finalement, on sait que le gouvernement français, exerçant la compétence qui lui est propre, a fixé cette date au 12 décembre. L’Uni/ Palika fait alors volte face, dénonçant … une précipitation de l’Etat.

Dans l’intervalle, les indépendantistes, qui ont décidé, -apparemment dans la plus grande soudaineté- de faire tomber le gouvernement Calédonien en février dernier, se querellent sur le nom du nouveau président de l’Institution : Samuel Hnepeune pour les uns, Louis Mapou pour les autres. Il faut dire que c’est un autre parti indépendantiste, le Parti Travailliste, qui a compromis le plan de l’UC qui comptait obtenir 4 sièges au gouvernement, dont un pour l’Eveil Océanien.

Le candidat de l’Eveil Océanien est resté en rade, tandis que devant l’égalité de sièges -3 UC, 3 Uni/Palika-, le parti de Paul Néaoutyne a revendiqué la présidence du gouvernement, arguant du fait que l’Union Calédonienne occupait déjà la présidence du Congrès.

Entretemps, une réunion s’est tenue à Paris à l’invitation du Premier ministre. L’UC s’y est rendue, l’Uni/Palika a boudé l’invitation.

Il semble bien que depuis, les ponts soient rompus entre les frères indépendantistes qui disposent pourtant de la majorité absolue au sein de l’Exécutif calédonien ! « Nous n’avons pas été contactés« , a indiqué Louis Mapou qui avait précédemment traité de « menteurs » ceux qui affirmaient que des échanges avaient lieu entre les deux formations indépendantistes.

Ainsi, aux dires de Louis Mapou, une alliance entre l’UC et les Loyalistes serait scellée ce samedi par les instances du parti de Daniel Goa. S’agit-il d’une fuite, ou d’une supputation motivée par une certaine amertume ?

Si tel était le cas, ce serait la fin de la saison 1 d’un film qui pourrait s’intituler « Gâchis et temps perdu » avec comme scénario « ils ne sont pas capables de gérer un pays indépendant ».

Une belle entrée de campagne électorale référendaire …

US OPEN : DÉPART ENCOURAGEANT DU CALÉDONIEN PAUL BARJON

La première journée de US Open qui se déroule sur le parcours de Torrey Pines a démarré de façon encourageante pour le Calédonien Paul Barjon, qui termine à la 61e place avec un score de +2.

Deux Français ont été retenus pour cette prestigieuse épreuve : Victor Perez et Paul Barjon. Ce dernier est le seul à avoir choisi la difficile filière américaine. Ainsi, c’est grâce à ses performances dans le Korn Ferry Tour qu’il a été admis à participer avec les plus grands noms du golf mondial.

Paul Barjon a pour caddie un jeune canadien, Alex Riddel.

Cette première journée est menée par l’Américain Russel Henley (-4) ex-æquo avec le Sud-Africain Louis Oosthuizen (-4).

Paul Barjon se trouve dans un peloton comprenant des stars comme Bryson DeChambeau, Justin Thomas ou Matt Kuchar. Il devance de deux points son compatriote Victor Perez (+4) et même le célébrissime Phil Mickelson.

Bien entendu, il reste au Calédonien à passer le cut à l’issue d’une deuxième journée qui sera probablement éprouvante. Mais Paul Barjon est plutôt serein. Il avait récemment déclaré à FFGolf : « Evidemment, ce serait top de jouer le week end mais je ne me mets pas vraiment d’objectifs de résultats sur un tournoi comme celui-là. Je me fixe plutôt des objectifs de préparation et de comportement, et aussi de définir un bon plan de jeu en amont. Après, on verra bien, mais si tout se passe comme prévu, l’objectif vers la fin sera tout simplement de jouer le mieux possible pour aller chercher la meilleure place« .

TOUJOURS PAS DE GOUV, ET ILS FONT UNE TOURNÉE !

Ohé matelots,
Vous imaginez not’ navire en pleine tempête sans capitaine, voguant avec un second qui jouerait aux cartes au lieu de prendre la barre du rafiot ? Mais nom d’un poulet congelé de Ducos, je rêve, mes yeux n’en croient pas leurs oreilles : le gouvernement n’a pas de président, les régimes Cafat barrent en poingots, les toubibs du Médipôle se tirent ailleurs comme diraient les Sénégalais, la CLR est à plat, les associations n’ont plus de subventions, et les acteurs du mauvais film « Trouvez un président pour le gouvernement de Nouvelle-Calédonie » font une tournée en Europe …

A Hendaye, étape de la balade avec les indépendantisses basques, y z’ont même parlé des « prisonniers politiques » en Calédonie. Quoi ça mimi « prisonniers politiques« . Au lieu de perdre du temps à raconter des balivernes, y feraient mieux de s’occuper du « pays », comme y disent.

Salut matelots, et vive le cinéma.

L’Amiral

COVID : LA SEPTAINE, OBSTACLE À LA LIBERTÉ D’ALLER ET VENIR ?

La liberté d’aller et venir est un droit garanti par la Constitution de la République. Elle s’impose partout sur le sol national, dont fait partie la Nouvelle-Calédonie.  Cette liberté est encadrée par le régime d’urgence sanitaire déclaré sur l’ensemble du territoire national par un décret pris le 17 octobre 2020. La loi du 31 mai 2021 organise la sortie de l’urgence, et a instauré un régime transitoire qui s’achève le 30 septembre prochain.

Le régime d’urgence sanitaire autorise notamment le Premier ministre à prendre des mesures limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion (y compris des mesures d’interdiction de déplacement hors du domicile)

De son côté, la Nouvelle-Calédonie, compétente en matière de santé, a mis en place une obligation de quarantaine pour tout arrivant sur le territoire.

Urgence sanitaire et régime de quarantaine ont jusqu’à présent fait bon ménage en raison de la concordance des intérêts de l’Etat et du territoire. Pour gérer harmonieusement l’ensemble, les décisions ont été prises conjointement par le Haut-Commissaire et le président du Gouvernement.

La question qui se pose est la disparition de cette concordance à la date du 30 septembre, date à l’issue de laquelle l’ensemble des Français va recouvrer ses droits d’aller et venir librement.

Déjà, une décision récente du premier président de la Cour d’Appel ayant conduit à la « libération » d’une personne soumise à la contrainte de la quarantaine alors que ses tests démontraient qu’elle n’était ni malade, ni contagieuse, a rappelé le caractère éventuellement excessif de privation de liberté d’aller et venir.

Ainsi, au delà du 30 septembre, toute entrave à cette liberté fondamentale devra être hautement justifiée. Or, pour les voyageurs vaccinés, disposant de tests prouvant qu’ils ne sont pas infectés et qu’ils disposent d’anticorps suffisants, il ne sera probablement pas possible, pour la Nouvelle-Calédonie, de leur imposer un isolement en septaine. Un isolement que le bon sens, à lui seul, d’ailleurs, devrait écarter.

Il ne fait pas de doute, dans ces conditions, que le gouvernement doit aménager sa copie. Tout laisse à croire que dans le cas contraire, il pourvoirait grandement à la multiplication des honoraires d’avocats …

LUCY : 600 EMPLOIS PENDANT 2 ANS, 200 EMPLOIS PERMANENTS EN 2023

C’était un des enjeux « accessoires » de la reprise de l’usine de Vale. L’accord finalement signé sous l’impulsion de Sonia Backes a, dans un premier temps, permis la poursuite de l’activité industrielle à Goro, et le maintien des 3.000 emplois qui y sont liés. On savait, de surcroît, que le stockage des résidus devait faire l’objet d’un investissement colossal, selon une technologie plus moderne de séchage des boues, permettant ainsi une volume d’accueil suffisant pendant 10 ans supplémentaires, et peut être 30 années par traitement de l’ancien stock.

Prony Resources, en lançant officiellement cet immense chantier, crée 600 emplois pendant la durée des travaux. Ce seront ensuite 200 emplois permanents que la nouvelle installation de stockage nécessitera. Là aussi, l’Etat est directement intervenu dans le montage financier de l’investissement qui se chiffre à quelques 35 milliards FCFP.

Un résultat qui met davantage en exergue l’inutilité des épisodes de violence lancés fin 2020 par les indépendantistes, et qui devrait faire réfléchir les électeurs dans la perspective du prochain référendum.

LE CONSEIL MUNICIPAL DE DUMBÉA RENFORCE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

La commune de Dumbéa prend très au sérieux la sécurité de ses administrés, et augmente résolument ses actions et ses investissements pour renforcer la tranquillité publique.

Lors de son conseil municipal de mercredi soir, la ville a, de nouveau, pris un ensemble de décisions pour améliorer son propre dispositif de sécurité. Une attitude volontariste qui ne se contente pas de renvoyer à l’Etat la seule responsabilité de cette compétence sensible, au regard de la progression alarmante des délits et des incivilités.

Ainsi, à compter du mois de juillet, avec la prise de fonction de huit gardiens nouvellement formés, une nouvelle organisation est mise en place. La police municipale se compose désormais de 6 brigades, avec 39 agents et 2 chiens policiers.

La brigade de surveillance urbaine constitue la principale innovation de la réorganisation proposée, avec le renforcement et la professionnalisation des agents en charge de la surveillance des images de vidéoprotection.

La Ville de Dumbéa prévoit en effet le doublement du matériel de vidéoprotection d’ici 18 mois couplé à la livraison du nouveau Centre de Supervision Urbain à Dumbéa centre.

Dans cette politique publique, la province Sud vient lui apporter une solide assistance : 50 millions sur les 74,5 millions représentant le coût global de ces opérations.

Après avoir innové avec le dispositif « voisins vigilants », Dumbéa poursuit ses propres actions pour enrayer la progression des désordres sécuritaires.

ADIEU MONSIEUR LE HAUT COMMISSAIRE

Beaucoup s’en souviennent, mais beaucoup l’ont oublié. En ces années 2006, la Nouvelle-Calédonie baignait dans le chaos social. Pas une semaine sans entreprise cadenassée, pas un jour où les employeurs ne craignaient les foudres des syndicats qui avaient réellement pris le pouvoir sur le fonctionnement économique. Le territoire établissait, mois après mois, des records de jours de travail perdus pour des causes trop souvent futiles. Près de 60 conflits dans l’année, deux fois plus qu’en Guadeloupe qui comptait deux fois moins d’habitants, 10 fois plus qu’en 2000 ! Le « blocage » était alors la seule expression de la relation sociale au sein des entreprises.

Le pouvoir régalien était localement tétanisé. La procrastination sur l’application des décisions de justice, lorsqu’il s’agissait de rétablir le droit de la liberté de travailler, d’aller et venir, semblait justifiée par la hantise de voir les explosions sociales se transformer en déflagrations touchant à la paix civile. Une spirale sans espoir vers le chaos généralisé.

Le 16 mai 2007, Nicolas Sakozy est élu Président de la République. Le 19 juin de cette année, Christian Estrosi est nommé Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, rattaché au ministère de l’Intérieur dirigé par Michèle Alliot-Marie. Au cours d’une visite en Nouvelle-Calédonie effectuée en octobre, dans la foulée de sa nomination, il critique sévèrement « l’attentisme », voire le laxisme de l’Etat, provoquant la démission du Haut-Commissaire de l’époque, Michel Mathieu.

Depuis le mois de juin, Yves Dassonville, préfet, est son directeur de Cabinet. C’est lui que Christian Estrosi fera nommer Haut-Commissaire en Nouvelle-Calédonie le 25 octobre 2007. Ce sera un des grands tournants du territoire depuis les Accords de Matignon.

RÉTABLIR L’ORDRE ET LE DIALOGUE SOCIAL
Le syndicat le plus radical est alors l’USTKE. Yves Dassonville choisira de faire confiance à la Justice, mais surtout de mettre en œuvre ses décisions, dans un climat inquiétant, où une responsable d’entreprise était allée jusqu’à se donner la mort.

Le nouveau Haut-Commissaire dénonce « les méthodes de voyou« . « En défendant l’ordre public, je défends l’accord de Nouméa contre les extrémistes qui recrutent des jeunes des quartiers et les arment de billes d’acier dans l’unique but de déstabiliser la Calédonie et de faire échouer l’accord« .

S’appliquant à restaurer l’autorité de l’Etat, avec un flegme et une détermination très « british », Yves Dassonville surprend les Calédoniens, dont beaucoup se laissaient aller à la résignation.

La fermeté retrouvée de l’Etat est accompagnée par une politique nouvelle du gouvernement calédonien dirigé par Harold Martin, pour transformer le dialogue social, une politique lancée par Alain Song, puis reprise par Gaby Briault, responsable de ce secteur pendant toutes les « années Dassonville ». A la manœuvre, à la direction du Travail, un fonctionnaire hyper actif, Pierre Garcia.

Yves Dassonville, Harold Martin, président du gouvernement, Gaby Briault en charge du Dialogue Social

APPLIQUER LES DÉCISIONS DE JUSTICE
Le retour de l’autorité de l’Etat associé à un énorme chantier de restauration, puis d’innovation en matière de rapports sociaux entre employeurs et syndicats de salariés vont transformer le paysage social calédonien. A la suite de débordements délictuels dans un conflit à Aircal, le président de l’USTKE connaîtra la sanction judiciaire de la prison. De son côté, le gouvernement facilite les recherches d’amélioration du dialogue social, organisant même des déplacements d’études avec les partenaires sociaux pour s’inspirer de modèles européens, et surtout, québécois. Ce sera la création du conseil du dialogue social, l’accompagnement des syndicats de salariés et d’employeurs en vue notamment d’améliorer la formation de leurs responsables.

LE SOUVENIR D’UN GRAND COMMIS DE L’ETAT
Yves Dassonville renforcera également les actions de lutte contre l’alcoolisme, contre l’insécurité routière. Il appuiera les autorités calédoniennes dans le transfert de l’enseignement secondaire marqué par le maintien d’une intervention financière de l’Etat à hauteur d’une cinquantaine de milliards FCFP.

« Un escalier ne se refuse jamais » disait-il en prenant ceux du gouvernement, route des Artifices. Adepte du marathon, il exprimait ainsi son goût de l’effort. Une leçon pour les Calédoniens qu’il a servis, au nom de l’Etat, et dont une majorité conserve de lui le souvenir d’un grand commis de la République.

Peut être celui qui a marqué le plus de son empreinte notre territoire ces trente dernières années.