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GOLF : LE CALÉDONIEN BARJON AUX PORTES DE L’EXPLOIT

C’est, pour l’instant, un véritable exploit que signe le golfeur Calédonien Paul Barjon sur le circuit américain. Jugez plutôt. Dans le prestigieux et richement doté American Express 2022, il pointe … à la première place, ex-æquo avec Lee Hodges, avec un score de -18 à la fin du troisième tour.

Certes, il reste encore le quatrième tour, au cours duquel beaucoup de changements sont possibles, et où les nerfs peuvent craquer.

Mais déjà, figurer en tête d’une telle compétition à l’issue du troisième round a placé Paul Barjon sous les feux des projecteurs, parmi les plus grands. C’est qu’en effet, loin derrière lui figurent des grands champions comme Jason Day, ancien numéro un mondial, Rickie Fowler, ou encore Phil Mickelson. Sans compter les joueurs chevronnés, souvent titrés, bien connus sur le circuit américain, le plus difficile et le plus relevé au monde.

Les « prize money » sont évidemment à la hauteur de l’événement : une dotation globale de 800 millions FCFP (…), un premier prix de 140 millions, 85 millions au deuxième, et 55 millions au troisième !

Ce n’est pas tout. Outre ces prix en argent, le vainqueur recevra 500 points FedEx ainsi que 50 points au classement mondial. Il pourra bénéficier de deux saisons ou plus d’exemption sur le PGA Tour, une place au Masters et au PGA Championship de cette année ainsi qu’au Sentry Tournament of Champions de l’an prochain !

Tous les golfeurs calédoniens croisent les doigts et souhaitent bonne chance à Paul Barjon.

OMICRON : À QUAND LE PIC ÉPIDÉMIQUE ?

Plus de doute possible, et les spécialistes de santé l’avaient annoncé : la vague Omicron de développe de manière fulgurante en Nouvelle Calédonie. Le taux d’incidence flirte déjà avec les 500 cas pour 100.000 habitants. Autant dire que la barre des 1.000 n’est pas très loin au rythme auquel s’accélère la propagation.

Deux enjeux, ici comme ailleurs, sont évidents : le fonctionnement des entreprises, et celui des services publics.

Mi-février, ce sera la rentrée des classes. Le protocole sanitaire, sujet de grande polémique en métropole, est en cours d’élaboration. La Nouvelle Calédonie est en effet compétente dans ce domaine. Il concerne à la fois les enfants, les parents et les enseignants. Sujet brûlant.

Pour ce qui concerne les enseignants, ce sont les absences pour cause de Covid qu’il conviendra de gérer. Des mesures générales de raccourcissement d’isolement vont être applicables à partir de lundi. C’est le nombre de malades qui risque de s’avérer préoccupant.

Plus généralement, la vague pourrait perturber les autres services publics ainsi que les entreprises. Nul ne peut prévoit l’étendue de son impact.

Au plan médical et hospitalier, c’est un nouveau danger qui plane sur les personnes à risque, voire celles qui n’ont pas effectué leur troisième dose. Il est heureux que le nombre de vaccinations déjà opérées est relativement élevé, et que celles ci se poursuivent.

L’expérience vécue par les autres pays déjà soumis au déferlement du virus donne quelques espoir sur la sortie de crise. Le tout est maintenant de savoir quand se produira le pic épidémique.

NOUVELLES RÈGLES FACE À OMICRON – La vague atteint le territoire

La vague Omicron arrive en Nouvelle Calédonie comme en témoigne l’augmentation vertigineuse du taux d’incidence presque multiplié par 1O en un mois. Pourtant, partout dans le monde, la dangerosité moindre du variant a été constatée. Elle s’ajoute au taux de vaccination lequel, lorsqu’il est élevé comme en métropole, conduit à une propagation en forte hausse, sans affecter gravement les structures hospitalières.

Des adaptations des règles sanitaires ont donc été adoptées pour le territoire, afin de protéger sa population sans risquer de le paralyser. Elles seront appliquées dès lundi prochain.

Pour ce qui concerne les vaccinés, en cas d’infection, la période d’isolement est réduite de 1O à 7 jours, avec la possibilité de sortir au bout de 5 jours à l’issue d’un test négatif pour les personnes asymptomatiques.

Pour les cas contacts vaccinés, pas de quarantaine, mais une exigence du port du masque et du respect des gestes barrières.

Pour les non vaccinés, isolement de 1O jours. Mais il pourra être levé en cas d’absence de symptômes pendant 2 jours et la réalisation d’un test.

Bien entendu, la vaccination demeure obligatoire, et les personnes les plus exposées à l’hospitalisation sont les personnes à risque non vaccinées.

Pour l’heure, et alors que les premiers cas d’Omicron ont été détectés le 19 décembre, l’augmentation des hospitalisations n’a pas été constatée. Il est à craindre cependant un effet retard pour l’apparition des formes graves.

Les plages de Durban étaient bondées pour fêter le nouvel an

En Afrique du Sud, dont le variant Omicron est originaire, après une vague fulgurante et un taux de contamination record, la situation est redevenue presque normale. Le couvre-feu en vigueur a été levé le 31 décembre. Et des photos montrant des milliers de personnes sur les plages le jour de l’an ont circulé dans le monde entier.

COURS RECORD DU NICKEL DEPUIS 1O ANS

Le cours du nickel a gagné 7% depuis le début de l’année jusqu’à atteindre la semaine passée 22 131 dollars la tonne, soit son plus haut niveau depuis dix ans. Le minerai est soutenu par l’envolée de la demande liée aux véhicules électriques alors que la production des groupes miniers peine à suivre. Le nickel est en effet un composant indispensable à la production de batteries.

Le nickel a atteint ce niveau «en raison des craintes que l’Indonésie, le plus grand exportateur mondial, n’introduise des taxes sur le nickel brut afin de se concentrer sur le développement d’activités de raffinage plus rentables dans le pays», explique Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Les métaux rares comme le nickel sont essentiels pour les batteries des voitures électriques: il permettent de limiter leur taille. De nombreux constructeurs automobiles tentent ainsi de conclure des contrats d’approvisionnement à long terme afin de sécuriser leur approvisionnement en métaux de batterie.

«La décision de l’Indonésie, conjuguée à une forte demande pour la production de batteries de véhicules électriques, pourrait entraîner un important déficit de l’offre en 2022», poursuit Ole Hansen.

La demande en voitures électriques est en effet en forte hausse. Les ventes de véhicules dits «propres» (électriques, hybrides ou à hydrogène) ont pratiquement triplé l’an dernier en Chine, avec près de 3 millions de voitures vendues.

Le géant de la voiture électrique Tesla a annoncé mardi qu’il s’engageait à acheter 75’000 tonnes de concentré de nickel à Talon Metals, produit à partir du projet Tamarack Nickel dans le comté d’Aitkin, au Minnesota.

D’autres constructeurs automobiles cherchent également à sécuriser leur approvisionnement, comme Renault qui avait signé en octobre un important contrat avec le plus grand producteur européen de nickel, le Finlandais Terrafame dont un actionnaire majeur est Trafigura.

Résultat, les réserves de nickel disponibles s’amenuisent. «Les stocks des entrepôts du LME sont passés sous la barre des 100’000 tonnes et se trouvent à leur plus bas niveau depuis plus de deux ans», relève Daniel Briesemann, analyste chez Commerzbank.

Sur le LME, la tonne de nickel pour livraison dans trois mois s’échangeait à 22’225 dollars vendredi vers 17H10 GMT (18H10 à Paris), contre 20’734 dollars le vendredi précédent à la clôture.

FORD F5O LIGHTNING : LE PICK UP ÉLECTRIQUE QUI CARTONNE AUX US

Aux Etats Unis, le Ford F5O est une véritable institution depuis plus de 4O ans. Mais l’arrivée sur le marché du Ford F5O Lightning électrique est la grand sensation de ce début d’année.

D’abord, une puissance phénoménale : 2 moteurs électriques totalisant 426 chevaux dans la version standard, et 563 chevaux dans une version plus « gonflée ». Avec cette dernière, on atteint les 1OO km/h en … 4 secondes, pour rouler pendant 48O km sans recharger !

Le F-150 Lightning propose une génératrice intégrée, avec une capacité de 9,6 kilowatts. Il est donc possible d’alimenter des outils et des appareils électriques à partir du pick up.

En option, l’alimentation de secours intelligente permet même d’alimenter une maison typique (chauffage, électroménagers, systèmes de sécurité et plus) pendant trois jours avec une batterie pleine.

A l’intérieur de l’habitacle, il est possible d’installer un véritable bureau avec ordinateur et plan de travail.

Il s’agit également du premier F-150 à offrir en option l’assistance d’attelage Pro Trailer ainsi que la technologie de clé numérique qui permet de verrouiller, déverrouiller et démarrer le camion sans utiliser une télécommande ni même sortir le téléphone de sa poche.

Autre « détail » : le coffre avant, c’est à dire sous le capot, possède une capacité de 4OO litres !

Le prix de base aux Etats Unis est d’environ 4 millions FCFP.

INTERPELLATION DU GRAND CHEF DE GUAHMA : DÉMOCRATIE ET COUTUME EN CONFLIT

Sur le plan de la confrontation entre l’autorité coutumière et les lois de la République, c’est une première depuis longtemps. L’épisode précédent le plus fameux de notre ère contemporaine avait pour acteur … le père du grand chef de Guahma, Nidoishe Naisseline.

En novembre 2O2O, une partie de la population de la tribu de Roh, dans le district de Guahma, avait été expulsée après avoir subi des violences et des dégradations de biens. Des maisons, des véhicules avaient été incendiées, et la plupart des habitants avaient du se réfugier à Nouméa, où certains résident encore.

Roh est un lieu emblématique. C’est dans cette tribu que sont arrivés l’Evangile et la parole chrétienne. Tataio et Taniela furent les premiers catéchistes protestants polynésiens venus évangéliser l’île, en 1841. Mouillés devant Ténane, ils rejoignirent le rivage à bord de leur pirogue. Un Samoan, naufragé ou déserteur vivant à Maré depuis plusieurs années, les dirigea vers l’ouest où se trouvaient des tribus. Selon la tradition orale, ils furent accueillis à Roh par deux vieux, Kangiosh et Zinowe. Le tout-puissant chef d’alors, fondateur de la dynastie des Naisseline, Yeiwéné Nidoishi, les accepta sur ses terres où ils reposent toujours.

Les graves incidents de Roh ont eu pour cause un désaccord entre la grande chefferie et les autorités religieuses sur le choix d’un pasteur. Avec les conséquences que l’on sait.

Dans la tradition, et donc avant la colonisation, les pouvoirs des coutumiers autorisaient de tels actes. Désormais, les lois de la République sur la liberté, et la protection des personnes et des biens s’appliquent.

Pourtant, la part de respect de la culture Kanak dans ce domaine, et celle des règles de notre démocratie, vont inévitablement s’affronter. En 1968, Nidoishe Naisseline avait été placé en détention pour des faits autrement moins graves. Cette situation avait provoqué des troubles et la naissance des Foulards Rouges.

Autres temps, autres mœurs. D’autant que la personnalité de feu le père est bien différente de celle de son fils. Mais tout de même. Pour les « sujets », les sociologues, les politiques, il s’agira bien d’un sujet de débat.

Certes, la Justice va passer. Pour autant, elle ne pourra lever, dans les faits, l’interdiction prononcée par le grand chef à l’égard de Charles Washetine, personnalité importante du Palika. Quant aux habitants expulsés de Roh, ils ne seront pas de retour bientôt.

La parole coutumière, en ces circonstances, risque d’être plus forte que la loi.

LE TOURISSE EN CALÉDONIE, C’EST PAS GAGNÉ !!!

Salut matelots,
Je vous le dis comme je le pense : pas question de transformer not’ rafiot en bateau de croisière, biscotte pour l’instant, le tourisse, y navigue dans le brouillard !

Bon, question clientèle locale, les provinces se débrouillent pas trop mal. Même que certains hôtels, y compris des gros, y sont pleins pendant les vacances.

Mais côté tourisse international, y a de quoi tronspirer à grosses gouttes. Bien sûr, on a tous vu une experte à la télé samedi soir. Elle a dit plein de choses, mais le problème, c’est que j’ai rien compris ! Ah si, il me semble qu’elle a parlé de la relance interprovinciale avec Nouvelle Calédonie Tourisme Point Sud, NCTPS dans le texte. Seulement il me semble aussi que … NCTPS a été dissous il y a quelques mois … Si c’était bien le cas, pour ce qui est de l’expertise, nous woila propres !

Tous nos espoirs reposent alors sur le monsieur Tourisse du gouvernement. J’ai vu que la relance allait être relancée, même dans le tourisse. Mais à la lecture, j’ai vu que la relance, ça consistait à … créer des taxes. Des taxes pour les tourisses qui débarquent à Tontouta, des taxes pour les tourisses qui prennent des chambres d’hotels, des taxes pour les croisièristes. Ça c’est de la relance, ou je m’y connais pas. Pour faire venir les tourisses, rien de tel que de les matraquer !

La Frônce a eu son prix Nobel d’Économie avec Jean Tirole. Sans vouloir m’avancer, je crois que la Calédonie n’aura pas le sien dans les mois qui viennent. Au mieux, au lieu de bombarder les tourisses, on pourrait leur jouer un gentil rôle …

Allez ramez matelots, ici, c’est pas le Club Med …
L’Amiral

TOUTES LES RENAULT SERONT ÉLECTRIQUES EN 2O3O

La future R5 électrique

Le patron de Renault, Luca de Meo, a annoncé qu’en 2O3O, tous les véhicules produits par la marque seront électriques. Pour y parvenir, le constructeur va lancer de nombreux modèles zéro émission parmi lesquels : la Mégane E-Tech Electric (2022), le Kangoo E-Tech Electric (printemps 2022), le Trafic E-Tech (fin 2022), le SUV compact Scénic (automne 2023), la R5 (début 2024) ou encore la R4/R4 Fourgonnette (2025).

Cependant, cela ne signifie pas que la gamme sera 100 % électrique en 2030. Les modèles hybrides et hybrides rechargeables E-Tech (Captur, Austral…) seront renouvelés avant cette échéance et poursuivront leur carrière jusqu’en 2035, date à laquelle l’Europe a annoncé l’arrêt du thermique.

Ainsi, la prochaine décennie se dessine comme celle de la révolution électrique en Europe. L’Union Européenne discute actuellement du planning de sortie du moteur thermique dès 2030 et pourrait contraindre les Etats membres à prendre des mesures drastiques alors que certains pays ont déjà pris les devants. Du côté des constructeurs, on ne se fait guère d’illusions : les moteurs thermiques vivent leurs dernières années de gloire avant de passer de vie à trépas.

La difficulté actuelle réside dans le retard des bornes de recharge électrique dont 1OO.OOO exemplaires auraient du être installées en France.

La Nouvelle Calédonie ne sera pas exempte de cette mutation profonde de la voiture. Elle devra entreprendre un plan de mise en service de bornes avant 2O3O. Mais c’est là probablement une autre affaire …

SÉCURITÉ ROUTIÈRE : LA FAILLITE CALÉDONIENNE

Les accidents mortels qui s’accumulent dramatiquement sur nos routes depuis le début de l’année ont suscité la même réaction des autorités calédoniennes que lors des années précédentes : un communiqué … La situation de la sécurité routière illustre cruellement l’absence d’action des gouvernements successifs. Cela fait en effet des années que la Nouvelle Calédonie tient le haut du pavé dans le classement mondial des morts sur la route, sans qu’une quelconque politique sérieuse de prévention ait été mise en œuvre. Il avait même été question, un moment, d’un objectif de zéro décès sur notre réseau routier ! Dans ce domaine, le fameux Accord de Nouméa et les compétences dévolues à la Calédonie se soldent par un résultat pitoyable : la faillite de la sécurité routière.

OÙ SONT LES RADARS ?
Il existe encore un débat sur la prévention et la répression. Ici, le constat est qu’il n’existe … ni prévention, ni répression. L’expérience française, où l’accidentologie routière a remarquablement baissé, prouve que l’action accompagnée de mesures pertinentes peut être salvatrice pour les automobilistes. Pourquoi une décrue ne serait-elle pas possible sur le territoire ?

Simple : ce serait une perspective à condition que cesse l’immobilisme et l’absence de mesures concrètes.

Chacun se souvient de l’épisode du changement obligatoire des plaques minéralogiques. Il fallait, d’urgence passer aux plaques noir et blanc afin de rendre possible l’identification des véhicules par des radars. Les garages furent débordés. Les autorités accordèrent un délai supplémentaire pour que les automobilistes puissent d’urgence se mettre en règle.

L’intention était louable, et il s’agissait, enfin, d’un plan concret. Mais comme beaucoup de projets comme le doublement de la voie Paita-Tontouta, il a été fait à moitié.

Les voitures arborent leurs plaques noir et blanc depuis longtemps, mais les radars n’ont pas été commandés !

Pourtant, en métropole, l’installation des radars sur les autoroutes, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy alors ministre de l’intérieur, avait immédiatement produit des effets salutaires.

LES CONTRÔLES RADAR NE SONT PAS TOUT. MAIS LE RESTE ?
Il va de soi que le contrôle de la vitesse au moyen de radars ne peut être le moyen unique de faire baisser le nombre d’accidents mortels sur les routes. La prévention, l’éducation doivent reprendre leur place. Le tissu associatif doit être soutenu. Les écoles peuvent jouer un rôle majeur dans les années futures.

La qualité du réseau routier, tout comme le contrôle de l’état des véhicules … et de leurs conducteurs, sont d’une importance majeure. Sur le tronçon hyperfréquenté entre Nouméa et Bourail, non seulement le doublement de la voie Paita-Tontouta demeure une légende urbaine, mais aucun effort nouveau de réalisation de tronçons de dépassement n’a été conduit depuis des années.

La rétention des véhicules dangereux, véritables engins de mort, a-t-elle progressé ? Des parcs de rétention ont-ils été construits en brousse ?

En clair, le constat est l’incapacité des responsables locaux à assumer cette responsabilité qui leur incombe au nom de l’autonomie. Espérons que la seule initiative ne soit pas l’instauration d’un permis à point, dont le seul effet serait d’emmerder les automobilistes, notamment de l’agglomération, et dont se fichent éperdument les chauffards …