Archives du mot-clé Chine;SLN;nickel;mines

EXPORTATION DE NICKEL VERS LA CHINE : LA DECISION UBUESQUE DU GOUVERNEMENT

 

 

Alors que la Nouvelle-Calédonie s’apprête à entrer plus rapidement que beaucoup le pensent dans une des plus graves crises économiques de ces 25 dernières années, le gouvernement refuse aux mineurs, à l’exception de MKM, au mieux, une légère croissance, au pire, le maintien de leur activités. Et des emplois. Commentaires.

C’est donc MKM, dont le patron est proche de l’Union Calédonienne, qui a gagné à la tombola des exportations de minerai pauvre vers la Chine. L’affaire a ainsi traîné plusieurs mois, entrecoupée par la rocambolesque convocation du congrès en session extraordinaire, contestée par le Haut Commissaire et la juridiction, puis finalement aboutie sur injonction de l’Etat.

Entretemps, plus de 3 millions de tonnes d’exportation vers la Corée a été votée par l’Exécutif au projet de la SMSP.

« NIET »

Ce mardi matin, il s’agissait donc de statuer sur les demandes des mines Montagnat, Ballande, Maï, et SLN, pour exporter ce que les mineurs estiment être des « déchets », minerais pauvres poussés au rebut, vers la Chine.

Compte tenu des faibles volumes sollicités, les conséquences au regard des réserves considérables de saprolites et de latérites étaient sans conséquence aussi bien dans l’immédiat que pour le futur à moyen et à long terme.

La réponse de l’Exécutif a été un « niet » sans appel.

Sa décision est difficilement explicable autrement que par des règlements de compte, ou par la volonté d’une appropriation de l’économie du nickel par la puissance publique.

SANCTION POUR LA SLN

search-1Elle sera sans nul doute lourde de conséquences. D’abord pour la pérennité de l’emploi au sein des entreprises minières privées. Elle est ensuite un mauvais signe pour l’économie de marché et la liberté d’entreprendre. Elle vient enfin pénaliser des entreprises minières au moment où la quasi totalité des entreprises calédoniennes va entrer en crise.

Il faut enfin souligner le message adressé à la SLN et à Eramet. C’est, à n’en pas douter, une sanction. Alors qu’ Eramet, en difficulté, vient de différer 100 milliards d’investissements pour la nouvelle centrale électrique, au moment où certains de ses actionnaires seraient favorables à la cession –pour ne pas dire l’abandon- de la SLN, ce message risque peut être de précipiter des décisions catastrophiques pour la Nouvelle-Calédonie.