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Aircalin en mode « low cost »

Ce n’est que pour une période limitée, recherche de l’équilibre financier oblige. Mais Aircalin, jusqu’au 24 janvier, était en mode « low cost ».

Le « yield management » a conduit la compagnie à optimiser son coefficient d’occupation après le rush de l’été calédonien pour remplir les vols insuffisamment commercialisés. Pour cela, elle a imgresproduit des tarifs superlight qui sont vraiment … superlight ! Qu’on en juge : Brisbane à 46.000 FCFP, toutes taxes comprises. Ce qui rend un prix réel du billet à … tout juste 30.000 FCFP aller retour

Si souvent critiquée pour un « monopole » qu’elle n’exerce pas puisque toutes les compagnies pourraient sans difficulté desservir la Calédonie, ou pour des tarifs « haute saison » que certains clients jugent exorbitants, ces derniers superlight méritaient d’être soulignés. Et comme disent les aériens, « ils n’ont pas touché terre« .

Aircalin : presque l’équilibre en 2014

La compagnie Aircalin vient de réaliser son meilleur résultat de puis plusieurs années : un déficit limité à 107 millions pour l’exercice 2014, autant dire quasiment l’équilibre pour un chiffre d’affaires supérieur à 17 milliards FCFP.

Certes, la baisse du prix du carburant y est pour quelque chose. Mais pas que. Le marché calédonien est à nouveau en croissance, tout comme les marchés japonais, australiens et néo-zélandais. Seul, le marché métropolitain est en repli, pour cause de crise économique, mais également, de restrictions au dispositif de continuité territoriale.

Seul hic : ACI a du consentir des efforts tarifaires, aussi bien pour les touristes que pour les voyageurs calédoniens, ce qui réduit sa recette unitaire. Mais le maintien d’une croissance passagers est à ce prix.

Autre effort : l’ouverture demandée par les hôteliers de la ligne Melbourne. Celle-ci est pour l’instant lourdement déficitaire. La Nouvelle-Calédonie, au travers de l’Agence pour le Desserte aérienne, comble en grande partie ces pertes, le reste est à la charge du transporteur local.

Pour 2015, l’approche de la compagnie est prudente et se veut réaliste. Pour autant, elle affiche de solides ambitions pour la croissance des marchés touristiques, ce qui est une bonne nouvelle pour les autres acteurs du tourisme.

Et déjà se profilent d’importantes décision à prendre dès cette année, telle le renouvellement de la flotte. Gros investissement. Mais les avions actuels seront bientôt trop gourmands en maintenance comme en carburant. Il est donc impératif de les remplacer par des aéronefs de nouvelle génération. Plus économiques.

Air Tahiti Nui vient d’opter pour des Boeing. Aircalin devra choisir à son tour. Dès cette année.