Manquait plus que ça : Des roussettes porteuses d’un virus parfois mortel ! Et nous, on les mange !!

Découverte fortuite, mais découverte réelle : des roussettes du Parc Forestier étaient porteuses du virus Nipah.

L’étude des différentes communications sur le sujet incite à la prudence raisonnable : certes, le virus est transmissible à l’homme « par des contacts directs avec des déjection de l’animal » et au Bengladesh, « des personnes ont été affectées après avoir consommé du jus frais de palmier-dattier » infecté.

Rien de bien grave, donc, sinon qu’il n’existe aucun vaccin pour l’homme, et que « le tableau clinique chez l’homme va de l’infection asymptomatique à un syndrome respiratoire aigu et une encéphalite mortelle ». C’est très rassurant.

Alors bien sûr, il s’agit de roussettes du Parc Forestier. On ne sait pas encore ce qu’il en est pour les roussettes agrippées dans les nids bien de chez nous.

C’est juste important, parce qu’en Calédonie, ce n’est pas une question de « marcher dans des déjections », ou de « boire du jus frais de palmier dattier » : sur la Terre de Parole, Terre de Partage, les roussettes, c’est « miam miam » : ON LES MANGE …

Un espoir subsiste : avant de les boulotter, on les cuit.

Eramet : 19 milliards CFP de perte en 2014 contre 44,5 milliards en 2013, mais des perspectives positives

imgresLe groupe Eramet ne paraît pas au mieux, mais fin avril, le PDG de la société mettait en relief le redressement de son groupe et ses perspectives positives.

 Les pertes de 2013 qui s’élevaient à 370 millions d’euros, soit 44,5 milliards FCFP ont été ramenée à 159 millions d’euros, soit 19 milliards de FCFP en 2014. En revanche, le résultat opérationnel courant est repassé dans le vert à 8 milliards FCFP pour un chiffre d’affaires stable à 370 milliards FCFP.

 Cependant, le PDG de la compagnie, Patrick Buffet, a tenu à apporter un certain nombre d’éléments sur l’investissement et la santé financière de son groupe.

 S’agissant de la compétitivité de la SLN, le PDG indique que « en 2015, le prix de revient d’Eramet nickel devrait être dans la moyenne du secteur, à 6,5 dollars la livre. Les investissements réalisés, poursuit-il, ont permis de moderniser et de réduite les coûts aussi bien de la mine que de l’usine, qui demeure la plus puissante de Nouvelle-Calédonie avec une production de 55.000 tonnes par an ».

 Mais Patrick Buffet confirme également la diversification nickel en cours en Indonésie, où le groupe contrôle « l’un des plus importants gisements au monde dont l’évolution des ressources a doublé depuis son acquisition, passant de 4 à 8 millions de tonnes de nickel contenu ».

 Le dirigeant d’Eramet précise que des négociations sont en cours, « notamment avec les autorités indonésiennes », pour la construction de l’usine.

 Investissements et modernisation des équipements au Gabon pour l’exploitation du manganèse, branche alliages qui demeure un des fleurons de la technologie de la compagnie, renforcement de la structure financière du groupe qui dispose de 250 milliards FCFP de liquidité financière, Eramet, selon Patrick Buffet, « reste la plus belle entreprise minière et métallurgique française ».

Tapages nocturnes réguliers à la Côte Blanche

Avec un peu de vent de sud-est, tous les quartiers au nord immédiat du Ouen Toro en profitent : Val Plaisance, une partie de l’Anse Vata et de Tuband se trouvent sous les décibels de la Côte Blanche en soir de week end.

La Côte Blanche, ces nuits là, c’est un véritable spectacle. Sonore. La découverte est plutôt hallucinante, et pourrait être pittoresque si deux vrais problèmes ne s’y attachaient.

Le premier, c’est que là se dessine une génération de futurs malentendants, déambulant au milieu de milliers de décibels vomis par des méga-chaînes musicales installées dans les camionnettes ou dans des 4×4.

Sur des voitures roulant au pas sur le parking autour de la descente de bateaux, des jeunes et des adultes sont assis quasiment devant des enceintes « crachant » 2000 ou 3000 watts. De quoi altérer durablement une ouïe soumise à un véritable son d’enfer …

Le second, c’est que la production d’un tel bruit, jusqu’à des heures tardives après minuit, pose des questions sur le respect de la tranquillité publique. Surtout quand il atteint des quartiers d’habitation.

Bien qu’il s’agisse des quartiers sud …

Militaires coupables, militaires héros

MILITAIRES COUPABLES, MILITAIRES HÉROS
La presse est, ces temps-ci, diserte sur les accusations de sévices sexuels d’enfants par des soldats français.

 Si ces actes abominables ont eu lieu, que les coupables soient punis comme il se doit. Ce ne sera que justice.

 Mais alors, que l’on parle autant de chaque militaire mort en opération extérieure, loin des siens, en Afrique, en Afghanistan, en Irak. Ou tout simplement sur le sol national en protégeant les populations.

 Qu’on écrive et qu’on parle autant, pour chacun d’entre eux, trop souvent anonyme, et dont la mort ne scandalise pas grand monde. Probablement, sans grand intérêt pour une certaine presse.search

Crise sociale dans les 3 mois – La Calédonie doit s’y préparer

Toute occupée à ses échéances politiques, aux conflits générés par les soubresauts de son gouvernement, à la modification de la loi organique et ses conséquences sur le corps électoral, la Nouvelle-Calédonie en oublie les fondements de sa situation actuelle plutôt bonne : sa santé économique.

400 FAMILLES EN DIFFICULTÉ
La mise hors service d’un des deux fours de l’usine du nord aura des conséquences que l’on ne connaît pas encore entièrement. Pour l’heure, une mission d’audit débarquée sur le territoire sur commande de Glencore met au propre une situation de KNS passée comme jamais au crible.

« C’est une crise, pas une catastrophe » communique KNS. Certes. Mais en tout cas, toute crise économique a des répercussions sur l’emploi, la consommation, l’activité des entreprises.

Dans un premier temps, KNS serre tous les boulons. Objectif : réduire de manière drastique les dépenses, donc les budgets. Visés en priorité : les sous-traitants dont l’activité devra s’ajuster dans les 3 mois à une production de 14.000 tonnes au lieu des 35.000 annoncées.

Résultat : des coupes franches dans l’activité et donc les effectifs. Et en clair, une réduction qui peut être estimée à 400 emplois. Ce qui impacte, à la louche, 400 familles.

UN PRÉCÉDENT DANS LE SUD
L’usine Valé, dans le sud, avait dans un passé récent, subi des déboires, sinon de même nature, du moins aux conséquences comparables. La fermeture de l’installation avait directement touché les sous-traitants de la société. Mais la conjoncture était bien différente, aussi bien politique qu’économique.

L’économie du territoire était en phase ascendante, tandis que le contexte politique était davantage apaisé. Il n’y a jamais de bon moment pour une crise, mais celle-la intervient vraiment à un mauvais moment.

CONSÉQUENCES AU NORD COMME AU SUD
En Province nord, et plus particulièrement dans le périmètre de VKP, la consommation et le logement vont pâtir de ces réductions. D’autant que le nombre d’expatriés va être réduit sans délai d’un bon 40%.

Les logements, hors de prix dans la zone, ont connu un regain d’investissements ces derniers mois. Et souvent, d’endettement … Des évolutions sont prévisibles dans ce secteur aussi.

Parmi les sous-traitants, certains sont du nord. Ceux là seront probablement traités plus favorablement. Pour les sous-traitants du sud, la réduction des personnels et des marchés aura un impact global sur leur activité et leur perspectives 2015-2016.

CRISE PASSAGÈRE OU RISQUE DE SPIRALE ?
Rien, pour l’instant, ne permet d’affirmer que pour KNS, au delà de cette « crise », tout repartira de plus belle ensuite. Le calendrier optimiste positionne le redémarrage à pleine capacité avant la fin 2016.

Mais les décision finales, au plus haut niveau de Glencore, ne sont pas encore prises. Et la conjoncture zinc et cuivre, autres atouts de la compagnie, est également mauvaise.

Valé n’a souffert que d’une accident du travail, ces temps-ci. Mais les dirigeants de l’usine du sud sont eux aussi nerveux, compte tenu des « commandes » de la direction centrale en matière de production et donc d’équilibre, et de la mauvaise situation du cours du fer, activité majeure du brésilien.

Nous reviendrons dans de prochains articles sur ces questions fondamentales. En attendant, une seule certitude : le chômage annoncé ne pourra pas être absorbé sans difficulté dans une économie qui connaît un ralentissement ces derniers mois. Et surtout, qui doute, à la suite de décisions politiques qui ne portent guère à la confiance.

En clair, les autorités doivent se préparer à une situation de crise. La première dans l’euphorie de ces dernières années.

Comité des signataires-Pas de réunion, réunion ! Les dessous d’une Valls hésitation

Pas de réunion extraordinaire du Comité des signataires pour sortir de l’impasse institutionnelle et pour examiner divers points de conflit, la messe fut dite. Les Calédoniens n’avaient qu’à se mettre d’accord pour régler leurs problèmes. Circulez, y a rien à voir. Mais ça, c’était avant.

Le Président de la commission des lois de l’Assemblée Nationale avait lui, un avis plus nuancé. Pas de passage en force, avait-il écrit sur son Blog, pas de règlement de la crise calédonienne sans que se négocie un accord de nature politique.

Pierre Frogier avait, de son côté, écrit au Premier ministre son inquiétude face à une crise dont l’issue risquait d’occulter « l’esprit des Accords », sous entendu, l’esprit de consensus. Et demandé une réunion du Comité des Signataires.

Manuel Valls n’avait même pas daigné accuser réception du courrier du Président du Rassemblement-UMP, pourtant de surcroît, Sénateur de la République …

Que s’est-il donc passé vendredi dernier où, au cours d’une conférence de presse, le Président de l’Assemblée Nationale, en visite officielle sur le territoire, a livré une annonce surprise : un Comité des Signataires extraordinaire se tiendra vers la fin mai ? Supputations.

L’EQUIVALENT DE 2 MILLIONS DE FRANÇAIS DANS LES RUES DE PARIS
Claude Bartolone est plutôt un homme de consensus, face à la raideur de Manuel Valls. Dès le début de sa visite en Nouvelle-Calédonie, il a quelques motifs de contrariété. Et d’inquiétude.

D’abord au Congrès, un hémicycle partiellement vide. Les élus du Rassemblement-UMP, et la plupart des ceux de l’UCF boycottent le discours du quatrième personnage de l’Etat. Pour la presse métropolitaine, ce n’est donc pas un succès.

Ensuite dans la rue. 10 000 manifestants, c’est l’équivalent de 2 millions de français battant le pavé à Paris. Un chiffre qu’on ne peut occulter, sauf à être aveugle. Et surtout, quand la démocratie se saisit de la rue, c’est le signe d’un profond malaise, d’une rupture de cohésion. Et peut être, l’annonce de regroupements moins pacifiques.

Enfin, ces affiches 4×4 que personne ne peut ignorer, ces tracts, ces publications, laissant entendre que les socialistes prépareraient le largage de la Nouvelle-Calédonie. Claude Bartolone est un démocrate. Ce soupçon lui est insupportable.

D’autant que le jour même, Nicolas Sarkozy s’est fendu d’un tweet dans le lequel il apporte son « soutien à nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie qui ont démontré une fois de plus vendredi leur attachement viscéral à la France ».

CONSULTATIONS TOUS AZIMUTS
Homme politique réputé plutôt fin, Claude Bartolone entreprend sans tarder davantage une consultation des formation politiques locales représentées au congrès pour savoir si une réunion du Comité des Signataires avant les débats parlementaires sur la modification de la loi organique leur agréerait.

La disposition excluant les natifs du scrutin référendaire lui paraît sûrement non seulement inappropriée, mais politiquement risquée. Ecarter du choix de leur avenir des calédoniens, y compris des kanak, quelle aubaine pour la droite comme pour l’extrême droite. Claude Bartolone l’avait affirmé à plusieurs reprises, dans la journée de jeudi : « l’Assemblée Nationale prendra ses responsabilités ».

Dans cette précipitation, il semble même avoir un peu forcé la main de l’Union Calédonienne dont le chef de groupe au congrès, Rock Wamytan, déclarait lundi que lors de l’entrevue avec le Président de l’Assemblée Nationale, la réunion d’un Comité des Signataires ne leur avait pas été exposée de manière explicite !

Quoi qu’il en soit, le Président de la République, puis le Premier ministre lui ont donné le feu vert pour annoncer ce Comité extraordinaire. Ce qu’il a fait lors de sa conférence de presse au Centre Tjibaou, et confirmé le soir sur les ondes de RRB.

POURQUOI CE REVIREMENT ?
Valls discourtois à l’égard de Frogier ? En contrepoint, cette déclaration de Bartolone : « Pierre Frogier n’est pas dans mon organisation politique mais nous avons tous besoin de Pierre Frogier aussi ». Puis rappelant que le Président du Rassemblement-UMP avait été depuis l’origine demandeur d’une réunion extraordinaire du Comité des Signataires, Claude Bartolone ajoute « On a peut être quelquefois le tort d’avoir raison trop tôt ». Pommade.

Pourquoi ce revirement ? « Comité surprise » titraient Les Nouvelles lundi matin.

Claude Bartolone est déjà venu en Nouvelle-Calédonie. Dans un climat plus apaisé. Cette fois, il découvre un pays déchiré politiquement, des indépendantistes divisés, des loyalistes dont la fracture a passé le cap de la détestation. Il sait que de ces antagonismes s’orientant vers un paroxysme, peut naître un regain de violence.

La France n’en a guère besoin, ces temps ci !

D’autant que dans les milieux dits « autorisés », on sait que la Nouvelle-Calédonie pourrait devenir une poudrière. Les experts économiques parisiens connaissent la réalité minière et industrielle du territoire, au delà des poncifs rassurants. La situation de la SLN, les interrogations de Glencore, l’effondrement du marché du fer et les réflexions de Vale. Toute l’économie calédonienne, en réalité, tient à quelques fils, et aux transferts de l’Etat. Qui lui même, n’en peut plus.

Ce cocktail peut devenir explosif. Et pour corser le tout, le gouvernement qui prépare un remaniement, et voit avec angoisse se profiler les élections régionales, est accusé de favoriser le glissement de la Calédonie vers l’indépendance.

Cette situation a probablement concouru à cette initiative de l’Etat, jusqu’à présent peu actif pour maintenir un esprit délité des Accords de Matignon et de Nouméa. Claude Bartolone sait que dans le processus politique de la Nouvelle-Calédonie, il existe quelques mots magiques. « Le Comité des Signataires » en est un. Contrairement à Manuel Valls, il l’utilise.

MARCHÉ DE DUPES OU MISE À PLAT ?
C’est donc sûr. Avec l’onction du sommet de l’Etat, un Comité des Signataires se tiendra fin mai, début juin sur la question de l’inscription automatique -ou non- des natifs de la Nouvelle-Calédonie sur la liste électorale référendaire. Mais pas que.

D’autres questions sont en effet pendantes. Les quelques milliers de radiations sur les listes provinciales en suspens, par exemple.

Et puis comment imaginer que deux des trois partis loyalistes, mis de côté au gouvernement par un accord Calédonie Ensemble-Palika-UC tendance Goa, accepterons de voir sans sourciller se dérouler un Comité entérinant la situation actuelle ? Pierre Frogier, lui-même, avait proposé cette réunion pour régler la crise institutionnelle. Certes, finalement, le Comité se réunira. Mais … après le coup de force au gouvernement !

Un chose est sûre : si la réunion « au sommet » des accords a pour seul objet les inscriptions électorales, elle sera juridique et politique sur un seul point. Mais elle ne rétablira pas une esprit de consensus à l’instar de ce qui a présidé depuis 25 ans la délicate gestion des Accords Matignon et de Nouméa. Une bataille pourra avoir été évitée. Mais la guerre reprendra localement de plus belle.

Claude Bartolone le pressent. « Refonder un accord qui permettra de manière plus apaisée de pouvoir réfléchir au futur », s’est-il livré au micro d’Elisabeth Nouar. Ce n’est pas lui qui donne la feuille de route mais son séjour calédonien a montré qu’il pèse lourd dans la direction socialiste de la nation.

Premier échelon de préparation, et premiers casse-têtes : « Cela va donner du travail au Haut-Commissaire ». Et puis, évoquant l’accord scellé par Jean-Marie Tjbaou et Jacques Lafleur : « Il faut que la Politique reprenne ses droits ». Politique avec un grand P.

L’Actu du Week end

Nouvelle-Calédonie – Ces deux derniers jours ont été marqués par la manifestation de 12.000 personnes réunies devant le Haut Commissariat à l’occasion de la venue du Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone.

Les élus du Rassemblement-UMP et de l’UCF ont boudé le discours du Président de l’Assemblée devant le Congrès, et ont préféré s’exprimer dans la rue.

Finalement, devant cette tension, et les risques qu’une telle situation peut porter pour l’avenir, Claude Bartolone, après consultation des différents mouvements politiques, a annoncé publiquement sur les ondes de RRB qu’il avait proposé au Président de la République et au Premier ministre de réunir un Comité des Signataires extraordinaire.

Cette réunion se tiendra fin mai, et dans tous les cas, préalablement à l’examen par le Parlement des modifications de la Loi Organique, et notamment des dispositions d’inscription automatique sur les listes électorales pour le referendum excluant les natifs de Nouvelle-Calédonie. Dispositions qui ont mis le feu aux poudres.

On se souvient que pour sortir de la crise gouvernementale et remettre sur les rails l’esprit des Accords,  Pierre Frogier avait écrit au Premier ministre pour proposer la réunion d’un Comité des Signataires extraordinaire. Pierre Frogier n’avait même pas reçu un accusé de réception du chef du gouvernement.

« Pierre Frogier n’est pas dans mon organisation politique, mais nous avons tous besoin de Pierre Frogier aussi. Et après tout, il a été l’un des premiers à dire « il y a un blocage, pourquoi ne pas avoir un moment de rencontre à Paris (un Comité des Signataires extraordinaire- ndlr) », a déclaré Claude Bartolone, ajoutant à l’égard du Sénateur Président du Rassemblement-UMP « On peut être parfois tort d’avoir raison trop tôt ! ».

L’usine du nord menacée ou pas ? Glencore audite …

3,8 milliards de dollars en 2007, 5 milliards en 2013, et 7,3 milliards de dollars, soit près de 900 milliards de CFP actuellement, la facture de l’usine du nord est salée pour Glencore. Qui finance le projet à 95%.

 Dans un marché du nickel plus que morose, les 500 tonnes de métal en fusion échappées du four n°1 le 26 décembre dernier a sonné le glas de la rentabilité rapide de l’usine. Pour 20 millions de dollars de coût au bas mot, il n’est pas question de réparer le four, ou plutôt les fours, puisque le four n°2 souffre de la même anomalie, mais de reconstruire les équipements.

 En 2014, l’usine a produit 14 000 tonnes. Ce sera tout juste 15 000 tonnes en 2015. De surcroît, de 54 000 dollars la tonne en 2007, le cours en est tout juste à 12 500 dollars. Certains analystes n’excluent pas un krach avec la mise éventuelle à nouveau sur le marché du minerai indonésien, et la montée en consommation du nickel de récupération chinois, le Nickel Pig Iron.

 Certes, les déclarations rassurantes s’enchaînent depuis ce nouveau coup dur de l’usine du nord, après les déboires de la centrale électrique. Pour Glencore, dit-on, ces factures ne seraient pas trop lourdes au regard des 140 milliards de dollars de chiffre d’affaires du groupe.

 On cite aussi les réserves colossales, tout comme la très bonne qualité du minerai calédonien.

 Sauf que les actionnaires commencent à trouver la note salée, dans un contexte qui n’offre guère de retour sur investissement avant des lustres. Or un actionnaire, dans le concert mondial capitalistique, c’est d’abord un copropriétaire de l’entreprise qui attend des dividendes.

 La note, justement, va être passée au peigne fin, par une équipe lourde d’auditeurs. Tout va être vérifié, analysée, rapporté. Objectif avoué : informer la direction et les actionnaires sur les pertinences de nouveaux investissements. Et le réel profit à court, moyen et long terme de cette opération.

 S’il est commode d’affirmer que le coût de l’usine du nord est absorbable sans difficulté au regard de la surface financière de Glencore, dans quel sens faut-il prendre cette affirmation. Le coût éventuel de nouvelles dépenses, ou le coût éventuel d’un retrait ?

L’Actu du Mardi 21 avril 2015

Mardi 21 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Remboursement de la Cafat et du CHT par Wallis : près de 2,5 milliards. Les deux établissements respirent. La classe prépa aux études médicales de l’UNC est classée au premier rang national.

Métropole – Le fait marquant est pour moi la disparition de Richard Anthony. J’entends siffler le train, j’irai twister le Blues, j’irai pleurer sous la pluie on fait danser les sixties. 50 millions de disques vendus. Une parodie fameuse en Calédonie : j’entends corner le car, de François Ollivaud bien sûr.

 

L’Actu du lundi 20 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la nouvelle dégradation des installations de la Dec à Païta. Manque de vigilance, défaillance ou absence de dispositifs anti-intrusion ? La gendarmerie est pourtant à proximité. Le feuilleton du vandalisme en tout genre et de l’insécurité se poursuit. Insécurité routière, également, avec ce nouvel accident mortel au Mont Dore dans la nuit de vendredi à samedi.

Métropole – Le président de la République a communiqué sur Canal + dans une émission présentée à mi-chemin entre information et divertissement. Peu convaincant face aux jeunes, il a présenté le Front National comme l’adversaire aux prochaines échéances.

Sport – Rugby : finale de la Coupe d’Europe 100% française entre Clermont et Toulon. Foot : match nul entre Lyon et Saint Etienne : 2 partout. Hamilton vainqueur en F1 à Bahrein. 24 heures du Mans moto remportée par Susuki.  Tennis : Djokovic vainqueur du tournoi de Monte Carlo. Fed Cup, les française battues par les Tchèques.

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