Le Ouen Toro en fleur

IMG_0004

Image insolite mais annuelle du Ouen Toro par ces journées plus fraîches, et d’extraordinaire luminosité : les gaiacs sont en fleur.

Ce n’est pas la fleur de mimosas, mais les petites fleurs jaunes donnent une teinte vert-jaune au Ouen Toro. Cela ne durera que quelques jours. Profitez du spectacle par beau soleil.

Calédonie Ensemble mis en minorité L’instabilité gagne la Province sud

APS du 6 juin 2014 c#CD2D89

Urvoas, le Président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, récemment de passage sur le territoire, l’avait pourtant écrit dans son blog. Un coup de force au gouvernement créerait une instabilité gouvernementale pendant 15 mois, instabilité non seulement préjudiciable à la Nouvelle-Calédonie, mais pouvant induire des « répliques » – en clair des mesures de rétorsion-, aussi bien au congrès qu’à la Province sud.

Le responsable socialiste semble avoir perdu son point de vue à l’issue de son passage en Calédonien gratifiant au passage les élus d’un portrait, exercice prétentieux autant qu’approximatif. Il aurait du s’en tenir au bon sens exposé dans son blog.

Le coup de force au gouvernement
est de nature à provoquer des « répliques »

D’autant que l’actualité vient de rappeler cette évidence : le passage en force au gouvernement, les règlements de compte qui d’ailleurs vont éclabousser toute la classe politique tant les excès des uns trouveront un parallèle dans les excès des autres, provoque effectivement des « répliques ».

Ce mercredi matin, le Rassemblement et l’UCF ont rappelé la réalité des chiffres à l’assemblée de la Province sud : aucun parti n’y possède la majorité, et le bureau actuel n’a pu être installé que sous l’empire de feu le Contrat de Gouvernance Solidaire. En conséquence de quoi, Calédonie Ensemble y a été mis en minorité sur le texte nommant les représentants de la province au prochain Conseil Economique, Social et Environnemental. Obligeant le président de l’assemblée à battre en retraite.

L’instabilité va s’installer
en Province sud

De fait, la majorité relative est détenue par la coalition Rassemblement-UCF, mise à l’écart et sanctionnée au gouvernement. Il s’agit d’une première « réplique » évoquée par Jean-Jacques Urvoas.

Cela peut-il aller plus loin ?

La réponse, une fois encore, dépend de l’attitude des indépendantistes, eux-même divisés sur la stratégie de Calédonie Ensemble.

Mais une chose est sûre, à moins de « retournement » d’un élu du Rassemblement ou de l’UCF, en cas de neutralité des séparatistes, comme d’ailleurs en cas « d’arbitrage » de leur part, l’instabilité va s’installer en province sud.

.

Sydney : tabac prochainement interdit à Martin Place

search-2Selon « Voila Sydney », il sera bientôt interdit de fumer à Martin Place. Ainsi en ont décidé les autorités de Sydney qui lancent une opération pilote à compter de juillet prochain et pour une durée de 12 mois.

Cette mesure répond aux conclusions d’une enquête établissant qu’une majorité de personnes souhaitait que cette place devienne non-fumeur.

Si l’expérience et concluante, ce sont toutes les places publiques de la ville qui seront visées.

Derniers sondages : Sarkozy largement vainqueur des primaires

images-2Selon un sondage Ipsos en date du 6 mai dernier, si les primaires de l’UMP avaient lieu en ce moment, Nicolas Sarkozy serait désigné par 55% des suffrages, loin devant Juppé à 26%. Si l’ancien chef de l’Etat était contraint à un deuxième tour, il l’emporterait encore haut la main avec 64% des suffrages contre 36% au maire de Bordeaux.

Ce résultat tient compte de la capacité de mobilisation des sympathisants de la Droite et du Centre, cette mobilisation établissant une nette différence entre les avis et un éventuel vote.

Rappelons que les primaires auront lieu les 20 et 27 novembre 2016.

A gauche, selon un sondage d’Odoxa du 4 mai, les sympathisants de gauche préfèreraient Valls à 57% pour être candidat aux prochaines élections présidentielles. François Hollande, de son côté, est jugé négativement sur ses 3 années de bilan par 81% des français (sondage CSA du 4 mai 2015), lesquels sont 54% à estimer qu’aucune baisse du chômage n’interviendra avant 2017.

Les élections présidentielles pourraient avoir lieu les 23 avril et 7 mai 2017.

Carla Bruni enceinte selon Closer

 

carla-bruniNicolas Sarkozy et Carla Bruni attendent un heureux événement selon la formule consacrée. C’est le magazine Closer qui l’annonce . « Une grossesse qui tient du miracle, ou plutôt d’un merveilleux hasard pour le couple Sarkozy. Car, comme toute quadra, l’ex-Première Dame qui fêtera ses 45 ans à la fin de l’année avait des probabilités plutôt faibles de mettre en route aussi vite un nouveau bébé, d’autant qu’elle a allaité sa petite fille durant plusieurs mois. Mais ces chances existaient néanmoins« .

Un présage, peut être, pour le Président de l’UMP qui connaît les suites de ce qui semble être un acharnement judiciaire. Mais qui s’apprête à briguer un second mandat de Président de la République.

Le préambule de l’Accord de Nouméa Texte nationaliste calédonien

Si les indépendantistes ont adhéré au texte fondamental de l’Accord de Nouméa – son préambule – c’est que cet écrit, jugé à juste titre remarquable, dessine les principes d’un nationalisme  calédonien.

C’est l’analyse sans détour qui peut en être faite à sa lecture sous le prisme du discours de Renan de 1862 prononcé à la Sorbonne sur le thème « Qu’est-ce qu’une nation ? ».

En résumé, le futur académicien suggère dans ce célèbre exposé que ni la fidélité à une dynastie, ni la race, ni la langue, ni la religion, ni l’intérêt économique, ni enfin la géographie ne définissent une nation. Chacun de ces sujets, traité de l’antiquité à l’Europe de l’époque, n’apparaît à ses yeux fondamental dans la construction d’un « identité nationale ».

« Une âme,  Un principe spirituel »

Pour Ernest Renan, probablement inspiré par « le Peuple » de Michelet édité 14 ans auparavant, « une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »

Le préambule de l’Accord de Nouméa prescrit que « Le passé a été le temps de la colonisation. Le présent est le temps du partage, par le rééquilibrage. L’avenir doit être le temps de l’identité, dans un destin commun ». Il scelle un parcours historique émaillé « d’ombres et de lumière » pour en faire un patrimoine commun dans la perspective du « destin commun » et du désir de vivre ensemble.

On trouve là les éléments du passé et du présent décrits par Renan pour constituer « l’âme » et « le principe spirituel » d’une nation : d’un côté, un héritage historique commun et, de l’autre, la volonté de vivre ensemble aujourd’hui. Et demain.

« L’Accord de Nouméa peut aboutir à l’éclosion d’une nation »

Ce constat n’est pas en soi révolutionnaire. En effet, l’Accord de Nouméa est façonné de telle manière qu’il puisse, dans un cas sur deux, aboutir à l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, c’est à dire à l’éclosion d’une nation.

Cette dernière hypothèse souffre cependant de handicaps apparaissant, pour l’heure, insurmontables.

Sur le passé, un travail considérable a été effectué. La reconnaissance de l’identité kanak n’en est pas le moindre.

Les « non kanak » – terme qui m’insupporte -, ont de leur côté accepté d’assumer ce passé, y compris l’histoire du bagne, sujet tabou dans de nombreux milieux, pendant plus d’un siècle.

Il leur manque l’essentiel : la reconnaissance par eux-mêmes et par les kanak, de leur propre identité. Celle que j’appelle de mes voeux, et qui est l’identité caldienne.

« Cette perspective se heurte aux choix institutionnels antagonistes »

Mais le handicap le plus lourd, et peut être insurmontable, pour accéder à un principe de nation, est la perception du « vivre ensemble » et du « destin commun ». On voit bien que cette perspective se heurte aux choix institutionnels antagonistes,  et qu’elle est contrecarrée par l’arithmétique électorale.

Ainsi, le texte essentiel de l’Accord de Nouméa fut-il aisément accepté par les indépendantistes qui y trouvent le fondement d’un nationalisme calédonien, après qu’il eussent renoncé au concept de nationalisme kanak.

La réponse à ces spéculations viendra-t-elle d’un referendum « couperet » et conçu comme tel, ou d’une nouvelle solution consensuelle à l’image de celle adoptée en 1998 ?

Les indépendantistes peuvent-ils trouver dans un principe de souveraineté excluant la souveraineté internationale la satisfaction à leur revendication par définition « nationaliste » ?

C’est tout l’enjeu de la période qui se clôturera par les trois consultations d’autodétermination.

JCG Briault

Manquait plus que ça : Des roussettes porteuses d’un virus parfois mortel ! Et nous, on les mange !!

Découverte fortuite, mais découverte réelle : des roussettes du Parc Forestier étaient porteuses du virus Nipah.

L’étude des différentes communications sur le sujet incite à la prudence raisonnable : certes, le virus est transmissible à l’homme « par des contacts directs avec des déjection de l’animal » et au Bengladesh, « des personnes ont été affectées après avoir consommé du jus frais de palmier-dattier » infecté.

Rien de bien grave, donc, sinon qu’il n’existe aucun vaccin pour l’homme, et que « le tableau clinique chez l’homme va de l’infection asymptomatique à un syndrome respiratoire aigu et une encéphalite mortelle ». C’est très rassurant.

Alors bien sûr, il s’agit de roussettes du Parc Forestier. On ne sait pas encore ce qu’il en est pour les roussettes agrippées dans les nids bien de chez nous.

C’est juste important, parce qu’en Calédonie, ce n’est pas une question de « marcher dans des déjections », ou de « boire du jus frais de palmier dattier » : sur la Terre de Parole, Terre de Partage, les roussettes, c’est « miam miam » : ON LES MANGE …

Un espoir subsiste : avant de les boulotter, on les cuit.

Eramet : 19 milliards CFP de perte en 2014 contre 44,5 milliards en 2013, mais des perspectives positives

imgresLe groupe Eramet ne paraît pas au mieux, mais fin avril, le PDG de la société mettait en relief le redressement de son groupe et ses perspectives positives.

 Les pertes de 2013 qui s’élevaient à 370 millions d’euros, soit 44,5 milliards FCFP ont été ramenée à 159 millions d’euros, soit 19 milliards de FCFP en 2014. En revanche, le résultat opérationnel courant est repassé dans le vert à 8 milliards FCFP pour un chiffre d’affaires stable à 370 milliards FCFP.

 Cependant, le PDG de la compagnie, Patrick Buffet, a tenu à apporter un certain nombre d’éléments sur l’investissement et la santé financière de son groupe.

 S’agissant de la compétitivité de la SLN, le PDG indique que « en 2015, le prix de revient d’Eramet nickel devrait être dans la moyenne du secteur, à 6,5 dollars la livre. Les investissements réalisés, poursuit-il, ont permis de moderniser et de réduite les coûts aussi bien de la mine que de l’usine, qui demeure la plus puissante de Nouvelle-Calédonie avec une production de 55.000 tonnes par an ».

 Mais Patrick Buffet confirme également la diversification nickel en cours en Indonésie, où le groupe contrôle « l’un des plus importants gisements au monde dont l’évolution des ressources a doublé depuis son acquisition, passant de 4 à 8 millions de tonnes de nickel contenu ».

 Le dirigeant d’Eramet précise que des négociations sont en cours, « notamment avec les autorités indonésiennes », pour la construction de l’usine.

 Investissements et modernisation des équipements au Gabon pour l’exploitation du manganèse, branche alliages qui demeure un des fleurons de la technologie de la compagnie, renforcement de la structure financière du groupe qui dispose de 250 milliards FCFP de liquidité financière, Eramet, selon Patrick Buffet, « reste la plus belle entreprise minière et métallurgique française ».