PLUIES DILUVIENNES DANS LE QUEENSLAND LES JOURS PROCHAINS

Certaines parties du Queensland vont être confrontées à des pluies diluviennes. La Première ministre Annastacia Palaszczuk a exhorté les résidents à se préparer à des « précipitations incroyablement abondantes » au cours des prochains jours.

Le Bureau of Meteorology (BOM) a indiqué qu’au cours de la semaine à venir, les parties occidentale et nord du Queensland pourraient subir jusqu’à 10 fois leurs précipitations moyennes pour le mois de mai, avec des cumuls attendus allant jusqu’à 200 millimètres.

Mme Palaszczuk a déclaré que les services d’urgence, la police et les autorités locales surveillaient l’événement météorologique en cours. Il devrait entraîner des rafales de vent violentes et des risquesd’inondations soudaines dans certaines parties de l’ouest, du centre et du nord du Queensland.

FLNKS : LE « DEUIL » EMPÊCHE LE RÉFÉRENDUM … MAIS PAS LES LÉGISLATIVES

Cela s’appelle-t-il du service à la carte ? Le 12 décembre dernier, les indépendantistes décrétaient que se rendre aux urnes pour répondre à la troisième consultation d’autodétermination n’était pas possible en raison du deuil provoqué par le Covid. Dans la foulée, le Sénat coutumier, qui n’a d’ailleurs aucune légitimité coutumière pour ordonnancer les deuils, lesquels relèvent des familles et des clans, « décidait » d’un deuil kanak pour une durée d’un an.

Le référendum s’est tout de même passé, avec le résultat que l’on connait, et qui, malgré les dénégations diverses, clôt le chapitre de l’Accord de Nouméa.

A présent, le FLNKS invite tout ce que la Calédonie compte de groupuscules indépendantistes pour forger une union dont l’un des objectifs est de soutenir des candidats séparatistes aux prochaines élections législatives.

Mais pourtant, cette démarche n’est pas possible !

Elle est en effet contraire au « deuil » dont la période n’est pas achevée, et non conforme au « décret » du Sénat dit « coutumier ».

Ainsi, pour les élections législatives, les électeurs et les électrices « en deuil » devront bien se rendre dans les bureaux de vote, puis effectuer leur démarche électorale en déposant un bulletin dans l’urne … 

Reste donc, pour les autorités à inviter alors des observateurs de l’Onu et du fameux Comité des 24, qui suscite bien des voyages en Classe Affaires, pour constater qu’en Nouvelle Calédonie, il y a « deuil » et « deuil ». Un deuil s’impose pour une consultation référendaire, mais pas pour une élection législative. Logique …

FOOT : KOMBOUARÉ ET NANTES SUR LE TOIT DE LA FRANCE

Dans une ambiance exceptionnelle d’un stade de France plein à craquer, les Canaris ont remporté la Coupe de France devant une foule de supporters enthousiastes. Aux commandes de la partie grâce à un penalty de Ludovic Blas dès le début de la seconde période, Nantes a su tenir bon contre des Niçois qui ont trop peu montré pour mériter mieux.

Cette victoire est un peu calédonienne, Antoine Kambouare étant le coach de l’équipe victorieuse. Mais pas que. Nantes fut d’abord son club formateur, comme il fut celui de Christian Karembeu.

La performance de l’entraineur kanak est immense. Il avait été rappelé pour sauver les Canaris de la relégation, un exploit accompli avec un talent que tous les entraîneurs lui reconnaissent. Mais c’est un second exploit que l’ancien joueur du Mont Dore vient de réaliser : non seulement il a assuré à son équipe une place en milieu de tableau dans la saison en cours, mais il vient de la placer sur la plus haute marche du podium dans la prestigieuse Coupe de France.

C’est également pour le club nantais l’assurance de participer l’an prochain à l’Europa League, et donc d’accéder à une saison européenne. Un palmarès fantastique pour la Canaris qui ont frôlé l’enfer l’an passé.

La Calédonie, et l’Ile des Pins d’où est originaire Antoine, peuvent être fières de l’enfant du pays qui figure en outre dans la « short list » des meilleurs entraîneurs de France.

EN ROUTE POUR 43 MILLIARDS D’IMPÔTS NOUVEAUX

En rejetant la motion préjudicielle des partis autonomistes, le Congrès a ouvert la voie à un calendrier d’aggravations fiscales dont l’objectif annoncé est un prélèvement de 43 milliards dans la poche des contribuables.

Selon le Medef, les effets collatéraux s’ajoutant au réformes envisagées font monter la facture fiscale à près de 100 milliards.

Le calendrier a été adopté sans que des indications supplémentaires aient été apportées sur l’impact des mesures listées, sur le pouvoir d’achat des ménages, l’équilibres des entreprises, et d’une manière générale, sur la consommation. Aucune indication, non plus, sur l’effet inflationniste inéluctable, à la fois sur le coût du travail et les coûts de production.

Responsable de la fiscalité au gouvernement, Gilbert Tyuienon a indiqué que plus de 40 réunions de concertation ont déjà été tenues. Beaucoup craignent que les mesures annoncées soient génératrices d’une nouvelle crise qui s’ajouterait à celle du covid, à la crise économique qui en est résultées, et à celle provoquée par l’explosion de l’inflation.

NICOLAS METZDORF LANCE SA CAMPAGNE DANS LA DEUXIÈME CIRCONSCRIPTION

C’est fait. Entouré de nombreux responsables favorables au maintien de la Nouvelle Calédonie dans la République, le jeune maire de La Foa a annoncé sa candidature hier au Mont Dore pour les prochaines élections législatives dans la seconde circonscription de Nouvelle Calédonie. Sonia Lagarde, Sonia Backes, Isabelle Lafleur, Annie Kaeze, Gil Brial, Christopher Gyges ou encore Willy Gatuhau entouraient le candidat dans cette déclaration de lancement d’une campagne qui sera relativement brève.

Il avait pourtant promis à ses administrés de se consacrer à sa commune. Mais peut-on refuser une sollicitation venant du sommet de l’Etat, et l’honneur de porter les couleurs de la majorité présidentielle dans une nouvelle époque charnière pour le territoire ? Il est des questions auxquelles le « non » n’est pas permis …

Nicolas Metzdorf aura face à lui le candidat du Rassemblement, Thierry Santa ainsi qu’un candidat indépendantiste dont le nom pourrait être dévoilé dans les jours à venir. « Je respecte beaucoup Thierry Santa » a affirmé le président de Générations NC, en regrettant le cavalier seul du parti qui avait soutenu Valérie Pécresse aux élections présidentielles. « Le vrai rassemblement des non-indépendantistes est ici ». D’ailleurs, immédiatement après la présentation du Mont Dore, Nicolas Metzdorf s’est rendu au village de Ouaco pour s’inspirer de la démarche de Jacques Lafleur en son temps. Un moment émouvant de recueillement devant la stèle du fondateur du RPCR, entouré de sa fille Isabelle, d’élus et de personnalités du Nord calédonien. Les parents de Nicolas Metzdorf furent eux-mêmes, dans les temps difficiles du territoire, des proches de celui que l’on appelait alors « le député ».

S’il était élu, le maire de La Foa serait le plus jeune élu calédonien à l’Assemblée Nationale. Incontestablement, il y représenterait la Brousse , et serait le deuxième député issu d’un mandat de maire de La Foa.

ET MAINTENANT, QUE VA FAIRE L’ÉVEIL OCÉANIEN ?

C’était un grand mana-mana entre les chefs de l’Union Calédonienne, et ceux de l’Eveil Océanien. Historique, comme veulent le voir certains ? Calculé, comme le soupçonnent d’autres ? Les semaines à venir vont apporter la réponse.

Tout cela, d’abord, est politique. « Nous sommes tous des Océaniens », veulent croire les plus convaincus du rapprochement effectué. Mais n’est-ce pas la réalité ? Au 16e siècle, les hommes et des femmes sont arrivés à Ouvéa en provenance de l’Est polynésien. Depuis, bien des unions mixtes se sont produites.

La différence demeure que les Kanak s’estiment être le peuple premier, mais ils parlent de la « communauté wallisienne et futunienne ». Subliminalement, cette dernière est donc un groupe étranger à la Nouvelle Calédonie, et accueilli dans la grande case, comme on dit.

Mais ils n’en feront partie que lorsqu’ils auront été reconnus comme Calédoniens, d’origine wallisienne et futunienne. Car il n’est pas de plus grande vérité sociologique que le pays d’un Wallisien est Wallis, celui d’un Futunien est Futuna, tandis que celui d’un Calédonien est la Calédonie.

Au delà de la réunion qui ne manquait ni d’allure, ni de solennité, que dire de la politique ? Certes les référendums sont derrière nous, et quoi qu’en dise Daniel Goa, la souveraineté pleine et entière n’arrivera pas par miracle en 2025. En revanche, ce qui se profile, ce sont trois échéances.

La première est celle des élections législatives de juin. Des candidats indépendantistes brigueront un siège de député. La seconde est la chute ou non du gouvernement dont la gestion -ou l’absence de gestion- du territoire mène ce dernier droit dans le mur. La troisième est le renouvellement de la présidence du Congrès dans tout juste trois mois. Le gouvernement est présidé par un élu du Palika, qui avait terrassé le candidat de l’UC. Mais le président du Congrès, lui, est de l’Union Calédonienne …

DES MESURETTES POUR LUTTER CONTRE LA VIE CHÈRE

La Nouvelle Calédonie est entrée dans un nouveau cycle d’inflation qui était déjà en cours depuis la sortie progressive de la crise du Covid, et accéléré par le conflit en Ukraine. Le territoire importe la quasi-totalité de ses produits de consommation, de ses équipements, des matières premières nécessaires aux industries de transformation, et aux produits et engrais utilisés dans l’agriculture. Autant dire que les signaux d’alerte s’étaient déjà manifestés et que les dispositions pour atténuer la hausse du coût de la vie auraient dues être préparées depuis quelques mois.

Les mesures annoncées sont classiques. Le carburant augmente, la Nouvelle Calédonie va diminuer ses taxes et demander aux pétroliers de rogner leur marge, déjà sérieusement érodée par les crises précédentes. 

La TGC sur les carburants va être ramenée à zéro. On ressort le Bouclier Qualité Prix, d’ailleurs toujours exposé dans les surfaces de vente, et on va plafonner le prix de quelques produits.

Les partenaires sociaux, consultés en fin avril, devraient également donner leur avis sur des mesures complémentaires. Quant aux ménages les plus modestes, ils devraient recevoir, via les provinces, des aides monétaires pour amortir l’augmentation du coût de l’électricité et celle de l’essence. Un dispositif inspiré de ceux déjà mis en œuvre en métropole.

Ce que ne dit pas le dispositif, c’est la plus-value de recettes fiscales générée par l’augmentation générale des coûts. Car l’inflation a ceci de particulier qu’elle profite aux finances des collectivités. C’est l’ensemble de ces plus-values qui devrait être redistribué, diminué des coûts supplémentaires supportés par ces collectivités en raison de l’inflation.

Inévitablement, l’atténuation de l’augmentation générale des prix devra trouver un complément dans le pouvoir d’achat. En clair, l’augmentation des minima salariaux comme des catégories de salaires les plus impactés par la hausse des coûts devra rapidement arriver sur la table des négociations.

D’une manière générale, et compte tenu de la modestie de notre écosystème économique, financier et budgétaire, il est impératif de procéder à une analyse générale des moyens d’amortissement de l’inflation, de ceux concourant à l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages et à la mise en place des mesures de solidarité les plus pertinentes. La crise a ceci de salutaire qu’elle devrait conduire à la réforme d’un système largement passé à la loupe par l’Autorité de la Concurrence, mais jamais pris en compte par les pouvoirs publics. Le tout est ensuite de passer à l’action. A ce sujet, que devient la réforme de la gouvernance des régimes sociaux ?

ILÉOU, LE PROJET DE TAXE MINIÈRE ?

Ohé matelots,

Z’avez-pas vu les projets de taxes minières quelque part ? Les têtes d’œuf du gouvernement les avaient pourtant glissés dans le lot des 43 milliards à pomper dans nos poches, mais pffuit, le dossier a du s’envoler. A moins qu’il ait attrapé le covid et qu’il ait été mis à l’isolement !

It’s nao or néveure, c’est maintenant ou jamais dit pourtant la chanson. Le cours du nickel pête les plafonds, et le dollar a monté à pic. On peut alimenter les caisses vides sans trop faire mal au portefeuille des exportateurs de minerai. Mais alors, bon sang de papaye, qu’est-ce qu’y attendent, Loulou et Gilbert ? Que les cours redescendent ?

Y en a qui disent que les gros exportateurs publics du Nord, y voient rouge avec ces taxes. Pourtant, voila une belle occasion de prendre l’argent là où qu’elle est. Y aurait-il des protections à protéger ? Allons, ce sont encore les mauvaises langues qui le disent.

Allez, matelots, dites un Notre Père pour vous faire pardonner ces mauvaises pensées !

L’Amiral

UN YACHT RUSSE DE 50 MILLIARDS CFP BLOQUÉ À FIDJI

La Haute Cour de Fidji a donné droit à une demande du gouvernement américain de saisir l’Amedea, le yacht d’un oligarque russe d’une valeur de 50 millliards de FCFP ! Le propriétaire présumé, Suleiman Kerimov, est un proche de Vladimir Poutine et fait l’objet de sanctions de la part des autorités américaines et européennes.

Un sursis a été cependant accordé à la défense pour faire appel et tenter d’obtenir une suspension du jugement.

L’avocat de la défense a déclaré que le vrai propriétaire du yacht était Eduard Khudainatov, qui lui, ne fait l’objet d’aucune sanction. En attendant, l’Amadea restera au port de Lautoka.

LE MINISTÈRE DES ARMÉES POUR SÉBASTIEN LECORNU ?

C’est aujourd’hui que, en théorie, le gouvernement de Jean Castex devrait se réunir pour la dernière fois. Le Premier ministre pourrait ainsi remettre sa démission ainsi que celle de son équipe.

Sur les partants et les restants, les commentaires vont bon train. Et d’abord, bien sûr, sur le nom du prochain chef ou de la prochaine cheffe du gouvernement.

Les Calédoniens sont évidemment intéressés par le sort du ministre des Outremer, Sébastien Lecornu.

« Proche d’Emmanuel Macron, son nom a, un temps, circulé pour Matignon, avant de disparaître. Mais Sébastien Lecornu ne devrait pas disparaître des radars ministériels. L’un des représentants du flanc droit du chef de l’État pourrait décrocher de nouvelles fonctions » selon Le Point. 

Le JDD est plus précis. Il avance l’hypothèse que Sébastien Lecornu pourrait avoir comme point de chute le Ministère des Armées.

Bien entendu, toutes les nominations éventuelles seront stabilisées après les législatives. Il faut savoir si Emmanuel Macron disposera ou non d’une majorité dans la nouvelle Assemblée nationale.