BILL RAVEL VA CRÉER UNE COMPAGNIE AÉRIENNE « LOW COST » EN POLYNÉSIE

Selon Radio 1 à Tahiti, l’homme d’affaires Bill Ravel serait sur le point de déposer une demande d’autorisation visant à créer une nouvelle compagnie aérienne locale.

Celle-ci prendrait le nom d’Islands et desservirait les 5 archipels de Polynésie, devenant ainsi un concurrent direct d’Air Tahiti.

Le patron de Petrocean, une compagnie maritime transportant des hydrocarbures et bien connu en Calédonie, a déclaré vouloir mettre en service une compagnie aérienne « low cost » et pratiquer des tarifs de 15 à 20% moins chers que son concurrent. Ce transporteur serait équipé de deux appareils « embraer 175 », lesquels suscitent quelques interrogations.

En effet, selon, Aviation Geek Tahiti,  ces avions, s’ils sont plus grands et plus rapides que les ATR d’Air Tahiti, nécessitent des pistes d’une longueur minimale de 1200 mètres pour décoller et atterrir et 2000 mètres pour un décollage à pleine charge. Or toujours selon Aviation Geek Tahiti « la piste de Bora Bora fait 1500 mètres de longueur et la plus longue en dehors de Tahiti et Hao est celle de Rangiroa avec 2100 mètres« .

Tout celà ne paraît pas être un obstacle pour Gaspard Ravel dit « Bill ». On peut rappeler qu’en Nouvelle-Calédonie, il fut l’un de ceux à l’origine de la création d’Air Calédonie International et de la Sofrana.

Selon lui, la nouvelle compagnie low cost serait lancée officiellement en juillet 2018.

COMBIEN DE TEMPS LE GOUVERNEMENT PEUT-IL RESTER SANS PRÉSIDENT ?

Une deuxième tentative d’élection du Président du gouvernement local s’est soldée par un échec mardi matin. Convoqués par le Haut-Commissaire comme le prévoit la loi organique, les 11 membres n’ont pu trouver la majorité minimale de 6 voix pour désigner Philippe Germain, seul candidat.

Alors que les loyalistes disposent de cette majorité, le représentant des Républicains Calédoniens a renouvelé la demande du groupe d’une discussion, préalable à l’élection, sur les orientations économiques, sociales et sécuritaires du gouvernement « pour améliorer le quotidien des Calédoniens« .

Plusieurs questions se posent évidemment à l’issue de ce tour « pour rien ».

La première est : jusqu’à quelle date cette situation peut-elle perdurer ?

La deuxième est naturellement : l’Institution que constitue le gouvernement calédonien correspond-elle, dans sa composition, dans son fonctionnement, dans ses attributions, à la situation politique de la Nouvelle-Calédonie 20 ans après sa création ?

UN PRÉCÉDENT DE 3 MOIS
A la première question, la loi Organique n’apporte pas de réponse. Elle prévoit que selon le principe de continuité du service public, l’ancien gouvernement puisse gérer « les affaires courantes ». Pour le reste, on peut se référer à la situation déjà connue qui avait suivi la chute du gouvernement présidé par Cynthia Ligeard.

Le 14 décembre 2014, les élus de Calédonie Ensemble avaient démissionné. Motif : un désaccord au sein des signataires du « contrat de gouvernance solidaire ». Ces divergences portaient notamment  sur les augmentations fiscales envisagées, refusées par les autres groupes loyalistes.

La Nouvelle-Calédonie avait fonctionné ainsi sans gouvernement jusqu’au 1er avril 2015, Philippe Germain ayant, à cette date, réussi à obtenir une majorité grâce à la voix d’indépendantistes. Dewe Gorodey avait alors déclaré : « L’élection de Philippe Germain à la présidence n’est que justice parce que ce sont les partis qui ont recueilli le plus de voix aux dernières élections », ajoutant : « C’est très démocratique ».

Cette expérience montre en tout cas que la situation actuelle a eu un précédent qui a duré 3 mois. Cette durée peut-elle être plus longue ?  Aucune limite n’est en tout cas fixée par la loi Organique autre que celle du fonctionnement normal des Institutions et des services publics. Si un blocage de ce fonctionnement se produisait, le gouvernement de la République serait alors amené à dissoudre les assemblées et à organiser de nouvelles élections provinciales. Hypothèse tout de même hasardeuse dans le contexte institutionnel de 2018.

LE GOUVERNEMENT EST UNE INSTITUTION À RÉFORMER
La réponse à la seconde question est évidente, et celà, depuis plusieurs années.

En effet, les concepteurs des Institutions de la Nouvelle-Calédonie, aussi bien à travers les Accords de Matignon que ceux de Nouméa, n’ont pas imaginé que les équilibres politiques seraient à ce point bouleversés.

En clair, ces institutions avaient été formatées pour deux grands partis : le RPCR, majoritaire, et le FLNKS, minoritaire, mais à qui d’importantes concessions avaient conféré des responsabilités politiques plus grandes que leur représentativité.

Pour ce qui concerne le gouvernement, une gestion « à deux » était possible. À 5, c’est progressivement « Mission Impossible » !

En cause, principalement, mais pas exclusivement : le mode d’élection à la proportionnelle, fondé philosophiquement, mais surréaliste du point de vue du fonctionnement.

L’actualisation des Institutions, voilà d’ailleurs un menu de choix pour les discussions d’après référendum …

6 CANDIDATS AUX SÉNATORIALES ! QUI SIÈGERA AU PALAIS BOURBON ?

Ce sont finalement, avec la candidature ultime de Millar, 5 candidats et une candidate qui brigueront les suffrages des 552 grands électeurs le 24 septembre prochain pour occuper les deux postes de sénateurs réservés à la Nouvelle-Calédonie.

Pierre Frogier, sortant, est candidat à sa succession. Gérard Poadja, candidat de Calédonie Ensemble, brigue la suite d’Hilarion Vendegou dans le cadre de la « plate-forme ».

Candidate surprise, Isabelle Lafleur, représentera les Républicains Calédoniens dont elle estime qu’ils ont été écartés de la plate-forme. Défendant également le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République, elle rappelle, dans ses arguments, la profonde divergence avec Calédonie Ensemble sur la politique économique menée localement depuis 2 ans. Autre surprise, elle a pour suppléant Marc Ziesel, adjoint à la Maire de Nouméa.

Une candidature indépendantiste était l’objet de diverses supputations. Le Palika y répond en présentant 2 candidats issus de ses rangs : Emile Néchero et Jean Creugnet. L’Union Calédonienne, ainsi qu’elle l’avait annoncé, s’en est abstenu.

Le résultat final sera-t-il impacté par ces multiples candidatures ?

Pierre Frogier et Gérard Poadja font figure de favoris, mais les récentes élections législatives vont-elles laisser des traces lors de ce scrutin ? Si tout se passe au premier tour, les favoris ne connaîtront pas de difficulté. Si les électeurs sont appelés à un second tour, quelle importance prendra la « fâcherie » entre le Palika et Calédonie ensemble ? Pierre Frogier, de son côté, bénéficie d’un sentiment favorable auprès de l’UC, notamment après son initiative de reconnaissance du drapeau de l’identité kanak. Il fait figure, en outre, de partenaire historique des Accords auprès des électeurs.

Au total, si en raison de la dilution des voix indépendantistes, l’issue ne laisse planer que peu de doute, une élection ne répond qu’à une seule règle : c’est après le dépouillement que l’on connaît le résultat, ainsi que le rappellerait Monsieur de La Palisse.

LE VER DE BANCOULE TOUJOURS EN VEDETTE À FARINO – Encore 2 morts sur les routes – Francofolies : un succès – 4 conducteurs interpelés pour alcoolémie – Plus de 3000 participants à « La Nouméenne » – Le gouvernement tentera d’élire son Président mardi

LE VER DE BANCOULE TOUJOURS EN VEDETTE À FARINO où se tenait le traditionnel marché.

FRANCOFOLIES : un succès qui appelle une nouvelle édition l’an prochain. Le public a répondu nombreux à l’offre de scène d’artistes français connus et d’artistes locaux de qualité.

ENCORE 2 MORTS SUR LES ROUTES CALÉDONIENNES – C’est un motard d’une quarantaine d’année qui s’est tué sur la VDO à l’entrée de Montravel à la suite, semble-t-il, de la perte de contrôle de son engin. L’accident s’est produit hier après midi.

A Voh, c’est un véhicule qui a effectué une sortie de route. Un jeune homme de 18 ans a été tué.

Le sinistre total de 41 morts depuis le début de l’année a été atteint ce week end.

4 PERSONNES INTERPELÉES POUR ALCOOLÉMIE AU VOLANT au cours d’une opération de contrôle effectuée à Nouméa de 22h à 6h du matin dans la nuit de samedi. 12 personnes ont également été arrêtées sur les baies pour ivresse manifeste dans le journée.

RECORD POUR « LA NOUMÉENNE » à laquelle 3168 personnes ont participé

LE GOUVERNEMENT TENTE D’ÉLIRE SON PRÉSIDENT MARDI et a été convoqué par le Haut Commissaire dans ce but. Il semble que cette réunion se soldera par un échec, les Républicains Calédoniens demandant au préalable une rencontre avec la « plate-forme » pour discuter de la politique économique.

LA CALÉDONIE CAPITALE DE LA FRANCOPHONIE DANS LE PACIFIQUE

Pour son 10e anniversaire, le Forum Francophone se déroulera aux côtés des premières Francofolies calédoniennes. L’événement, unique dans le Pacifique, confirme la place prépondérante de la Nouvelle-Calédonie au sein de la Francophonie régionale.

Les 83 Etats et territoires francophones, membres ou associés de l’Organisation Internationale de la Francophonie ne s’y sont pas trompés en accueillant un 84e partenaire, la Nouvelle-Calédonie.

UN REPRÉSENTANT DE CANTON
Une fois encore, les Alliances françaises du vaste espace Asie-Pacifique vont se retrouver à Nouméa. Ses responsables y feront en outre l’expérience de la vie en tribu en passant une journée à la Conception.

Au sein des représentants, un invité particulier : celui de Canton, en Chine, qui avait découvert Nouméa lorsqu’il était responsable d’une Alliance au Japon.

Le ministre en charge de la Francophonie au Vanuatu est également présent. Le voisin proche, seul Etat francophone membre de l’OIF du Pacifique, est cette année l’invité d’honneur du Forum. Le membre du gouvernement du Vanuatu a d’ailleurs exprimé le voeu qu’une prochaine édition du Forum se déroule au Vanuatu.

AVEC LES FRANCOFOLIES DE NOUMÉA
Accueillis au Creipac par Thierry Santa, Président du Congrès mais également du Centre de Rencontres et d’Echanges Internationaux du Pacifique, ainsi que par Bernard Deladrière, maître d’oeuvre de la Francophonie au gouvernement, les participants ont, par ailleurs, pu écouter Gérard Pont, directeur des Francofolies de La Rochelle, aux côtés de Chris Tateossian, l’organisateur à Nouméa. Gérard Pont est venu dans le cadre des Francofolies de Nouméa qui débuteront dès ce week end.

Le Forum, créé il y a 10 ans par Gaby Briault alors membre du gouvernement ainsi que l’ont rappelé Bernard Deladrière et Thierry Santa, atteint ainsi une belle maturité. Il répond aux objectifs que s’étaient fixés ses initiateurs : promouvoir les valeurs de la Francophonie, mais également participer au rayonnement régional de la Nouvelle-Calédonie.

REFERENDUM : LE 7 OCTOBRE 2018 ?

Les Républicains Calédoniens ont déposé une proposition de délibération fixant au 7 octobre 2018 la date de consultation des Calédoniens sur la sortie de l’Accord de Nouméa.

Rappelant que si la date du referendum n’est pas fixée par les élus calédoniens, c’est l’Etat qui s’en chargera ainsi que le prévoit la loi organique, Sonia Backes, chef du groupe Les Républicains Calédoniens au Congrès a déclaré : « Nous souhaitons que ce soit les élus du Congrès qui fixent cette date que nous proposons au 7 octobre 2018« . S’inquiétant des « tentatives de modifier la question posée aux Calédoniens« , elle souhaite que cette question soit la plus claire possible, « celle du maintien ou non de la Nouvelle-Calédonie dans la République, ou l’accession à l’indépendance« .

Cette proposition de délibération sera examinée lors de la prochaine session ordinaire, ou lors d’une session extraordinaire si 28 élus le demandent.

FROGIER-POADJA : UN TICKET LOYALISTE POUR LE SÉNAT

 

 

 

 

 

 

 

Ce n’est pas une surprise, mais désormais, l’information est devenue officielle :  Pierre Frogier, sénateur sortant et Gérard Poadja, tous deux candidats issus de la « plate-forme » regroupant Calédonie Ensemble, le Rassemblement, le MPC et Tous Citoyens, formeront un « ticket » pour les élections sénatoriales du 24 septembre prochain.

Pierre Frogier a mis en relief le bouleversement politique intervenu lors des dernières élections nationales : ni le nouveau Président de la République, ni le nouveau Premier ministre, ni la nouvelle majorité parlementaire n’ont participé aux évolutions locales, ni ne connaissent bien la situation calédonienne.

C’est en effet la première fois depuis les événements de 1984, puis les Accords de Matignon et de Nouméa, que les représentants historiques de l’Etat ne sont plus présents sur la scène politique. « Disparus« , a souligné le Sénateur, s’inquiétant d’une indispensable continuité dans le processus de paix et de construction mis en oeuvre depuis près de 40 ans.

« Il est donc primordial que du côté de la Nouvelle-Calédonie, a poursuivi Pierre Frogier, il y ait des personnalités qui ont participé au coeur des Accords de Matignon et aux Accords de Nouméa pendant toutes ces années ».

Evoquant la sortie de l’Accord de Nouméa, il estime « qu’il nous reste quelques mois pour préparer de la meilleure des façons la sortie de l’Accord. Ce qui m’a déterminé à me représenter à cette élection sénatoriale, c’est qu’il y a encore une étape déterminante en 2018« . Pierre Frogier a déclaré ne pouvoir se résoudre à abandonner la tâche entreprise avant « que la Calédonie ne trouve  sa place dans la France  et dans la Paix, et pour longtemps« .

De son côté, Gérard Poadja s’est dit honoré pour lui même, pour la Province Nord et pour la Brousse calédonienne, de ce choix. « Je souhaite que l’on apporte le mieux pour notre pays, et que notre pays soit au sein de la République et dans la Paix« .

Leurs suppléants sont respectivement Léontine Ponga, du Rassemblement, et Nina Julié, de Calédonie Ensemble.

IRPP : CLAQUE FISCALE POUR CERTAINS CONTRIBUABLES

Pour un certain nombre de contribuables des classes dites moyennes ou aisées, les « ajustements » fiscaux décidés en 2016 sont la mauvaise surprise de l’année « De 10 à plus de 50% d’augmentation par rapport à l’année dernière, la claque fiscale fait mal », déclare cet assujetti mécontent.

Cerise sur le gâteau, pour ceux qui ont opté pour la mensualisation: quand leur impôt a augmenté : ils doivent  pour rattraper le retard des versements basés sur le montant de l’impôt de l’année dernière. Et parfois payer sur les 4 derniers mois de 2017 plus du double de la mensualité qu’ils acquittaient jusque là !

Une chose est sûre : pour ces ménages qui représentent un part importante des consommateurs, la perte du pouvoir d’achat va impacter la consommation pour la fin de cette année.

DU SANG ET DES LARMES SUR LA ROUTE : 4 MORTS CE WEEK END ! – Samoa organisera les prochains Jeux du Pacifique – Stand Up Paddle : Titouan Puyo en Bronze aux mondiaux – Plusieurs milliers de visiteurs au Salon du Bateau – Succès pour la kermesse de « Ma Maison »

QUATRE ACCIDENTS MORTELS SUR LA ROUTE
Samedi matin, entre Bourail et Houailou, un accident mortel s’est produit en raison de la sortie de route d’un véhicule. La veille, vers 18h30, à proximité du Mac Do à Païta, un piéton de 19 ans a perdu la vie après s’être fait renverser par un bus.

A Hienghène, un conducteur de 22 ans a été mortellement éjecté de son véhicule dont il avait perdu le contrôle. L’accident a eu lieu à 2h dimanche matin, près de la tribu de Ganem.

2 heures plus tard, le même scénario s’est déroulé à Pouébo, près de la tribu de Tchambouene. Le conducteur, décédé, était âgé de 31 ans.

Non port de la ceinture de sécurité et trop souvent, alcool et cannabis, sont les principales causes des accidents nombreux qui endeuillent la Calédonie.

SAMOA ORGANISERA LES JEUX DU PACIFIQUE, c’est ce qu’a décidé le Conseil des Jeux. Deux autres pays étaient en lice : la Polynésie et Guam.

SUCCÈS DE LA KERMESSE DE « MA MAISON ». Le public a répondu nombreux à l’invitation des Petites Sœurs des Pauvres. Le produit de la manifestation servira notamment à l’entretien des bâtiments. L’an dernier, ce sont 10 millions qui ont été récoltés

PLUSIEURS MILLIERS DE VISITEURS AU SALON DE LA MER ET DU BATEAU qui proposait sa 7e édition à Nouville.

PHILIPPE GERMAIN SERA AU FORUM des Iles du Pacifique et s’envole aujourd’hui pour Apia.

TITOUAN PUYO EN BRONZE AU CHAMPIONNAT DU MONDE de stand up paddle qui se déroule à Copenhague. Une performance pour cet athlète calédonien d’exception.

LE MONDE INQUIET DE LA BOMBE H DE LA CORÉE DU NORD
La Corée du Nord vient de réussir son expérimentation de la bombe la plus puissante existant : la bombe H. Avec la mise au point de ses missiles intercontinentaux, le pays devient extrêmement dangereux et suscite l’inquiétude dans le monde.

CRISE INSTITUTIONNELLE : UN GOUVERNEMENT SANS PRÉSIDENT – Crise au Sénat coutumier lui aussi sans président – Bon anniversaire Maître Léques, le souhait des élus du Congrès – Attention : la pêche au picot est fermée jusqu’au 31 janvier

CRISE INSTITUTIONNELLE : UN GOUVERNEMENT SANS PRÉSIDENT
C’est en une matinée que s’est ouverte une crise institutionnelle en Nouvelle-Calédonie. Comme prévu, le Congrès a élu les 11 membres du nouveau gouvernement. Ces derniers se sont réunis et Philippe Germain, seul candidat, n’a pas recueilli les 6 voix nécessaires à son élection.

Le scénario était connu d’avance, et les déclarations attendues.

Du côté des Républicains Calédoniens, Christopher Giges, nouveau « ministre » a confirmé que sa voix était conditionnée par une discussion sur l’inflexion de la politique économique menée par le gouvernement local depuis 2 ans. Après 2 tentatives infructueuses, il a proposé une nouvelle réunion avec la « plate-forme ».

Pour Philippe Michel, Président de l’intergroupe Calédonie Ensemble-Rassemblement-MPC, il est « hors de question de conditionner l’élection du Président du gouvernement et le déblocage institutionnel à je ne sais quel poste ou prébende ».

Le gouvernement se retrouve ainsi dans la situation de 2015, à l’issue de la chute du gouvernement Ligeard. Ce sont, alors, les indépendantistes qui avaient, après 3 mois de blocage, permis l’élection de Philippe Germain.

Crise institutionnelle
Cette situation attendue après les déclarations issues des différents partis loyalistes n’enlève rien du caractère de crise institutionnelle qu’elle engendre.

En effet, seules les affaires courantes pourront être traitées par l’ancien gouvernement qui reste donc en fonction, ces affaires courantes pouvant être étendues aux questions relevant de l’urgence.

Le bras de fer, entamé par les Républicains Calédoniens, peut-il perdurer ?

En 2015, la crise avait duré 3 mois, en dépit des appels lancés par Georges Pau-Langevin, alors ministre des Outre-mer.

La réponse est donc simple : le régime des affaires courantes peut durer en théorie autant de temps que l’absence d’élection d’un Président du gouvernement.

De leur côté, les indépendandistes s’interrogent déjà sur la légitimité de la présence éventuelle de Philippe Germain à la prochaine réunion du Forum du Pacifique. Cette réaction montre que les aigreurs provoquées par les récentes élections législatives ne sont pas passées. Elle augure mal d’un déblocage de la crise gouvernementale par une initiative venue de leurs rangs.

Le vote du budget supplémentaire possible
Dans ce contexte difficile, les élus du Congrès pourront tout de même se saisir du budget supplémentaire que le gouvernement précédent avait arrêté et transmis. Pas de règle d’affaires courantes pour le parlement local qui pourra donc assurer le fonctionnement budgétaire normal pour la fin de 2017.

En revanche, des interrogations se lèvent sur les délais de vote du budget 2018, les lois de pays en préparation, les dispositions fiscales liées notamment à la TGC.

Autre dossier brûlant sur le bureau de l’Éxécutif local : l’équilibre des régimes sociaux, les dettes du Ruamm, la rupture de trésorerie de la Cafat.

Enfin, si la date du prochain Conseil d’administration de Vale n’est pas encore connue, une épée de Damoclès pèse sur la situation sociale et de l’emploi sur l’usine du sud. Va-t-elle fermer ? Restera-t-elle en activité, mais dans ce cas, à quel prix social ?

Le haut-commissaire convoquera les membres du nouveau gouvernement pour procéder à une nouvelle tentative d’élection du Président et du Vice-président ainsi que le prévoit la loi organique. Mais aucun délai n’est avancé. Un scénario antérieur avait vu une deuxième convocation émise pour le principe, et à la suite d’un second constat d’échec, le représentant de l’Etat avait reporté la troisième convocation à une situation correspondant aux conditions d’une possible élection.

CRISE AU SÉNAT COUTUMIER dont 13 sénateurs sur 16 contestent l’élection à la présidence du représentant de l’aire Nengone, Paul Jewine, et lui préfèrent Pascal Sihaze, de l’aire Drehu.

LE CONGRÈS SOUHAITE UN BON ANNIVERSAIRE À JEAN LÈQUES, maire honoraire de Nouméa, premier président du Gouvernement calédonien issu des Accords de Nouméa, et, pendant de nombreuses années, président de l’Assemblée Territoriale.

Jean Lèques demeure une personnalité respectée par les Calédoniens teintée d’une incontestable affection.

CONCOURS D’ÉLOQUENCE À L’UNC pour 12 candidats qui se sont affrontés hier soir

7e ÉDITION DU SALON DE LA MER ET DU BATEAU où 31 exposants montrent leurs produits.

ATTENTION : PÊCHE AUX PICOTS FERMÉE en province Sud à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 31 janvier.

LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTE POUR LA « NOUMÉENNE », les 4 km des dames pour améliorer le quotidien des malades du cancer. Objectif : atteindre les 3000 participations.

 

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