Poingam : ne pas rater une opportunité de développement

Poingam est un hôtel situé dans un lieu de capacité de développement exceptionnel : un spot mondialement connu de pêche à la mouche.

Anecdote. Je suis –chance que je mesure encore- invité à assister à la finale de la coupe du monde de rugby à Auckland. Le soir du match, nous sommes réunis pour un dîner. A ma table, plusieurs personnes commentent les chances des deux équipes. L’une d’entre elles parle français.

Je comprend qu’il s’agit d’une homme d’affaires à la tête d’un business important : il est venu en Nouvelle-Zélande à bord de son jet personnel. Je noue une conversation avec lui, et nous présentons.

Apprenant ainsi que je viens de Nouvelle-Calédonie, il s’exclame : « Ah, je devais me rendre chez vous demain. Mais une urgence m’appelle en Australie et j’ai du annuler ».

Je demande ce qui le devait le conduire sur le Caillou. « Pêche à la mouche, me répond-il. Vous avez dans le nord de votre île, à Boat Pass je crois, le plus beau spot du monde. Je voulais pêcher un bonefish record ! »

Des millions de passionnés s’adonnent à la pêche à la mouche de par le monde. Un grand nombre d’entre eux sont des personnalités ou des amateurs fortunés. La Calédonie, pour eux, est un « must ».

Localement, des initiatives ont été tentées, notamment pour offrir dans le nord, des conditions d’accueil répondant à ce marché. Un marché d’autant plus intéressant qu’il est respectueux de l’environnement et non-prédateur.

L’avenir du Poingam, qui recueille semble-t-il l’attention de quelques autorités, s’inscrit dans une perspective de développement touristique. Un développement désespérément en panne depuis 10 ans.

Et s’agissant de la pêche à la mouche, je dirais qu’il ne faudrait pas rater le coche …

JC Gaby Briault

L’Actu du Mercredi 25 Mars 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la grève des contrôleurs aériens, grève nationale qui va affecter les voyageurs calédoniens d’aujourd’hui à samedi. Des voyageurs qui sont excédés par ces grèves à répétition.

Métropole – Le fait marquant est l’épouvantable catastrophe aérienne de l’Airbus A 320 de la compagnie Low Cost de Germanwings qui effectuait la liaison Barcelone-Düsseldorf. Les 148 passagers et personnels péri dans le crash survenu dans les Alpes françaises, près de Barcelonette, dans le massif de l’Evéché.

 Sport – Le fait marquant est la réélection de Michel Platini à la tête de l’UEFA. Michel Platini était le seul candidat à sa succession.

L’Actu du Mardi 24 Mars 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la tentative de Sonia Backes de mieux réguler les produits agricoles entre la production locale et l’importation. Initiative louable pour éviter des situations scandaleuses comme le prix de la salade (quand il y en a) en période de pénurie.

Métropole – Le fait marquant est nouvelle grève nationale des contrôleurs aériens du 25 au 28 mars qui risque de perturber les vols locaux. Une grève de plus qui affecte une France, symbole de l’archaïsme économique face à ses modernes concurrents.

Vanuatu – le « Tobrouk », navire de la navy australienne, avec plusieurs centaines de personnels, du matériel et un hélicoptère, arrivera à Port Vila en mission humanitaire.

L’Actu du Lundi 23 Mars 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la réunion de la Commission Exécutive de l’Union Calédonienne. Pourtant, il est probable qu’aucune décision majeure n’en sortira. En interne, il n’existe pas d’unanimité sur la façon de sortir de la crise gouvernementale. De surcroît, aucune réunion n’a encore été fixée avec le Palika. Les indépendantistes ont affirmé que si une solution venait d’eux, elle nécessiterait l’accord de tous les partis du FLNKS.

Métropole – Le fait marquant est évidemment le résultat du premier tour des élections départementales. Ce qu’il faut en retenir est que l’alliance UMP/UDI/Modem est en tête, suivi du FN, et loin derrière, le PS. 

Pour le second tour, les consignes de Sarkozy sont le « ni-ni », celles de d’UDI, le vote pour le candidat du PS en cas d’affrontement FN/PS, et les consignes du PS sont celle du front républicain, c’est à dire pour le candidat UMP/UDI/Modem en cas d’affrontement avec le FN.

Les analystes s’accordent pour estimer que le PS conservera une vingtaine de départements contre 61 avant les élections, que l’alliance UMP/UDI/Modem pourrait en gagner 70 environ, et que le FLN va conquérir quelques conseils généraux pour la première fois de son histoire.

Sport – Le fait marquant est la rencontre internationale d’athlétisme samedi associant les valides et les handicapés. Marcelin Weniko bat le record de France en lancer de poids ambulant.

A quand la bouteille de gaz plus légère ?

Une  nouvelle bouteille gaz en matériaux composites -issus des techniques de l’aérospatiale- , à triple enveloppe de protection permettant de soutenir des pressions plus fortes, existe depuis quelques années. Les Calédoniens peuvent en voir la publicité à la télévision. Mais juste pour voir.

Pour certains lourde à porter
Pour certains lourde à porter

En effet, il en sont toujours réduits à la bouteille métallique, si lourde pour les personnes âgées ou pour les femmes qui n’ont pas forcément le gabarit de camionneur.

La nouvelle bouteille est plus légère, plus pratique à transporter, et surtout plus facile à porter. Elle dispose d’un dispositif moderne de raccordement au détendeur. Elle permet 60 heures d’utilisation cuisson.

Le gouvernement calédonien précédent avait plusieurs fois insisté pour qu’elle soit offerte localement aux consommateurs. Bientôt peut être ?..

L’Actu du Dimanche 22 Mars 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est le départ de 5 navires en direction d’Anatom en mission humanitaire, opération coordonnée par le CNC. L’équipe restera sur l’île pendant 5 jours.

Métropole – Le fait marquant est évidemment l’ouverture du scrutin des départementales.

Sport – Rugby : le XV de France prend une rouste par l’Angleterre, 55 à 35, la plus cuisante défaite par un club de l’hémisphère nord. Ligue 1 : à la suite de la défaite de Lyon, le PSG est passé en tête du classement.

Le Medef met la pression – La TVA en 2016 ?

Boucher des trous du budget, telle était en résumé la vocation des deux impôts votés en décembre par une majorité du Congrès. Un impôt de solidarité qui touche tous les salaires. Une majoration de l’impôt libératoire lors de la distribution des dividendes par une société. 

Rien à voir avec une réforme fiscale susceptible de répondre durablement aux besoins budgétaires des collectivités de la Nouvelle-Calédonie, tout en simplifiant notre régime fiscal frappé d’archaïsme et d’une complexité inutile. Commentaire.

Le « producteur de ressources fiscales »
L’impôt, qui figure dans la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, a pour objectif premier de faire fonctionner la démocratie. Les citoyens financent donc la bonne marche des assemblées démocratiques ainsi que les politiques publiques décidées par le peuple via les dites assemblées.

Compte tenu des charges, des coûts parfois exorbitants, des besoins de toute nature et d’une économie encore trop soumise aux aléas du marché du nickel, les ressources fiscales des collectivités calédoniennes deviennent insuffisantes.

Les subventions d’équilibre de l’Etat au cas où … étant à la fois d’un autre âge institutionnel, et plus qu’improbables, il faut bien « trouver l’argent là où qu’elle est », ainsi que le disait avec justesse une personnalité locale. C’est là que le calcul doit être juste, pour ne pas tuer le « producteur des ressources fiscales » : l’entreprise calédonienne.

Plus d’Economie, plus de recettes fiscales
Conditionnée depuis quelques décennies par le socialisme de gauche comme de droite, la France avait oublié cette vérité essentielle : c’est l’entreprise qui crée la richesse d’un pays, et donc ses ressources fiscales. Le réveil, actuel, est brutal. Le Premier ministre socialiste, Manuel Valls, en est réduit à affirmer à Paris, à Londres ou à Pékin : « j’aime l’entreprise, j’aime l’entreprise » !

Mais les fausses vérités françaises ont auparavant percolé, vers la Nouvelle-Calédonie. Selon une règle de la gauche modèle 81 : pour alimenter le budget, il n’y a qu’à créer des impôts ! Simple. Sauf que cette simplicité, poussée jusqu’à la stupidité, est en train de tuer notre fragile économie. A terme, plus d’économie, mais des impôts … sans recette.

L’impôt idéal ?
L’exigence aujourd’hui est qu’il faut donc à la fois trouver la ressource pour les budgets, et desserrer un étau fiscal et administratif qui peu à peu, étrangle l’entreprise calédonienne et fait fuir les investisseurs.

Cette ressource nouvelle, la plus évidente, adoptée dans tous les pays modernes, est évidemment la TVA. Répartie sur la plus grande assiette possible, son faible taux génère un fort rendement. C’est donc l’occasion de simplifier notre labyrinthe fiscal, et de supprimer une partie des impôts existants.

Impôt indirect, il est proportionnel au niveau de consommation. Celui qui achète beaucoup parce qu’il en a les moyens, paie davantage d’impôt que celui qui achète moins par que ses moyens sont modestes. Il peut prévoir des allègements pour les faibles revenus, s’adapter aux besoins de protection de la production locale, et même se moduler en fonction des secteurs d’activité, si besoin est.

Est-ce l’impôt idéal ? Il peut s’en approcher s’il est bien conçu. Et s’en éloigner, s’il est dévoyé.

Les affaires courantes … de tout élu
Le Medef vient d’écrire à Philippe Germain, le ministre de l’économie et de la fiscalité pour l’inviter à mettre en oeuvre la poursuite du chantier de la TVA.

Celle-ci était prévue pour début 2016. Le calendrier sera difficile à tenir. Sauf qu’en dépit de la situation actuelle du gouvernement, rien n’empêche les élus, leurs équipes et les administrations de travailler.

Concertation avec les partenaires sociaux, les autres institutions, les Chambres, les consommateurs relèvent bien en effet des affaires courantes. Les affaires courantes de tout élu.

Jérôme L.

L’Actu du Samedi 21 Mars 2015

Nouvelle-CalédonieLe fait marquant c’est le déploiement des Forces Armées de Nouvelle-Calédonie au Vanuatu depuis une semaine pour une mission humanitaire essentiellement à Tanna et les îles du sud. Le Vendémiaire, la Glorieuse, des hélicoptères et des équipes spécialisées. Du lourd qui est complété par les équipes de la Sécurité civile, des associations caritatives et des volontaires.

Métropole – Le fait marquant est le dernier sondage pour les élections départementales qui laisse entrevoir une débâcle du Parti Socialiste, peu de triangulaires, et une progression de la coalition UMP/UDI.

International – Le fait marquant est la boucherie de Daech au Yemen avec un attentat qui a visé deux mosquées de Sana et qui se solde par 142 morts et 350 blessés.

Sport – Le fait marquant est la tirage de la ligue des champions : PSG-Barcelone, et Monaco-Juve. On peut également citer la course de montée des 1665 marches de la Tour Eiffel, gagnée par Adrien Perret en 7 minutes et 50 secondes !

Localement évidemment, c’est le gala de boxe thaï à Païta

NC1ère : en 50 ans, la télé a changé la Calédonie

Qu’on l’aime ou pas, qu’on la trouve partisane ou neutre, avec ses imperfections et ses qualités, NC1ère a changé la Nouvelle-Calédonie en 50 ans.

La télé a transformé notre mode de vie, d’abord. En 1965, l’ordonnancement et les conversations du dîner s’en sont trouvés bouleversés. Le journal télévisé s’est invité à la maison, alimentant les commentaires, apportant les images animées de l’information, contrairement aux images figées jusque là réservées à l’antique France Australe.

Et puis, les jolies téléspeakerines délivraient les programmes de manière charmante, comme en Frônce. Et puis elles annonçaient le temps qu’il ferait, en image.

Dans la journée, la « petite lucarne » est devenue la compagne des femmes et des hommes au foyer. Sans compter les films, et les soirs de veille. Le coucher plus tard, pour beaucoup de familles. Les enfants compris.

Et depuis, sans jamais s’arrêter, la télévision a été le facteur qui chaque jour, a apporté dans la boîte à lettres alors cathodique, les nouvelles de Calédonie et de partout ailleurs. Fulgurante accélération. Avec le poids des phrases, et le choc des images. Toute la vie politique, économique, sociale culturelle, toutes les transformations de la société calédonienne, toute l’actualité du monde : d’un seul coup, et depuis 50 ans, les calédoniens ont bénéficié de cette étrange fenêtre venue d’ailleurs, mais rapidement ancrée dans leur paysage.

Ils ont pu « voir » qu’ils n’étaient pas seuls au monde… Qu’il y avait mieux. Ou qu’il y avait pire.

La télé a changé aussi les rapports humains, et les comportements. Parce qu’elle a profondément modifié la communication. Celui qui ne « passe » pas à la télé, ou qui «passe mal » à la télé, malheur à lui s’il est élu ou représentant d’un corps social. Et anonyme, il est soudain écouté par des dizaines de milliers de personnes. Un amplificateur sans pareil.

La télé a-t-elle fait progresser les esprits, les débats, les grandes causes ? Chacun peut y apporter sa réponse personnelle. Mais une chose est sûre : sans la télé, tout aurait été différent.

Aujourd’hui, grâce au numérique, à la TNT, à Canal Plus, les calédoniens jouissent d’un accès exceptionnel au monde de l’information, de la culture et du divertissement. Une petite locale, NCTV, a pointé le bout de son nez.

Dans ce paysage audio-visuel désormais riche, peu ou prou, bien ou mal, parfait ou imparfait, RFO, puis finalement NC1ère a « fait le job ». Ce fut une promesse du Président de Gaulle, rappelait son directeur. Alors, merci, et à vous aussi, mon général.

JC Gaby Briault