SONDAGE ODOXA : NI HOLLANDE, NI SARKOZY POUR UNE MAJORITÉ DE FRANÇAIS

 

searchSelon un récent sondage Odoxa réalisé pour Le Parisien, une majorité de Français souhaite un rapprochement gauche-droite, et que les élections présidentielles de 2017 soient l’occasion d’un renouvellement hors Hollande et Sarkozy. Evolutions étonnantes, mais reflétant probablement une lassitude des expériences éculées. Détails.

Trois points méritent d’être soulignés dans ce sondage. Le premier concerne la perception qu’ont les français sur le vainqueur des élections régionales. Pour une majorité d’entre eux, ce scrutin ne révèle ni vainqueur, ni vaincu. Les plus déçus sont les électeurs du Front National, bien que Marine Le Pen apparaisse comme « la moins perdante ».

LES FRANÇAIS FAVORABLES À UN RAPPROCHEMENT GAUCHE-DROITE
Le deuxième point est plus révélateur. Il explique d’ailleurs le déplacement du Président de la République ver les terres nouvelles de Xavier Bertrand, dans le Nord Pas de Calais-Picardie. Selon le sondage, « plus des deux-tiers des Français seraient favorables à un rapprochement de la gauche, du centre et de la droite parlementaire pour faire des propositions communes pour le pays L’UMPS n’est pas forcément un repoussoir pour tous les Français… en tout cas si on le présente plus positivement comme « un rapprochement de la gauche, du centre et de la droite parlementaire pour faire des propositions communes pour le pays. » Près de 7 Français sur 10 (68%) jugeraient qu’un tel rapprochement serait « une bonne chose car ce serait une démarche constructive pour le pays » et seulement 31% que ce serait « une mauvaise chose car les partis perdraient leur identité »

Toutes les catégories de population, mais également toutes les composantes politiques expriment cet avis : 75% des sympathisants de gauche, 75% des sympathisants de droite et 82% des sympathisants du Modem.

PRÉSIDENTIELLES : NI HOLLANDE NI SARKO
Quant aux présidentielles de 2017, le souhait des Français est redoutable pour les deux principaux ténors politiques de la gauche et droite « classiques ».

80% des Français ne veulent pas que François Hollande se présente à l’élection présidentielle de 2017 et seulement 20% le souhaitent.

Capture d’écran 2015-12-18 à 06.49.50Cependant, le Président de la République réduit en quelque sorte son rejet par rapport à une mesure analogue effectuée un an auparavant. « Surtout, sa candidature était massivement rejetée par les sympathisants socialistes – à 65% contre 34% – ce qui n’est plus du tout le cas à présent. Il y a même eu parfaite inversion puisque désormais les sympathisants du PS sont 63% à souhaiter une candidature de François Hollande en 2017 ».

Quant à son grand rival, « 78% des Français ne souhaitent pas non plus que Nicolas Sarkozy se présente à l’élection présidentielle dans 18 mois ».

Capture d’écran 2015-12-18 à 06.50.16Encore plus gênant pour ce dernier, non seulement la part des Français ne souhaitant pas sa candidature a augmenté de 6 points, mais « il fait désormais encore moins l’unanimité dans son propre camp que François Hollande dans le sien : 61% des sympathisants de droite (hors FN) ne souhaitent pas une candidature de Nicolas Sarkozy, tout comme 54% des sympathisants de son propre parti, Les Républicains ».

RÉGIONALES : LES PREMIERS RÉSULTATS FAVORABLES AUX RÉPUBLICAINS

Les premiers résultats sont tombés. Selon les estimations à la sortie des urnes, le Front National ne remporte aucune région. Le Parti Socialiste fait mieux que résister. Sous réserve de confirmation à l’issue des résultats définitifs. 

PACAChristian Estrosi gagne largement  : 55% devant Marion Maréchal 45%
NORD PAS DE CALAIS PICARDIEXavier Bertrand gagne encore plus largement  : 58% contre 42% pour Marine Le PenLes
AUVERGNE RHONE ALPES –   Laurent Wauquiez  (LR-UDI-Modem) gagne  : 41,3% devant le PS à 36,3% et le FN. A noter qu’il s’impose devant Jean-Jacques Queyranne.
ALSACE CHAMPAGNE ARDENNES LORRAINE –  Philippe Richert (LR) gagne avec avec 48,4% devant le FN à 36,4%
 AQUITAINE LIMOUSIN POITOU CHARENTES – Alain Russet (PS)   gagne  avec 44,7%, devant   Valérie Calmels  (Les Républicains-UDI-Modem)
PAYS DE LA LOIREBruno Retailleau (Les Républicains-UDI-Modem) gagne devant le candidat de gauche.
NORMANDIE –  Hervé Morin (UDI-LR-Modem) gagne devant la candidat de gauche.
BRETAGNE – Comme attendu, Jean Yves Le Drian (PS), ministre de la Défense, gagne devant le Fur (LR)
LANGUEDOC ROUSSILLON MIDI PYRENEESCorinne Delga (gauche) gagne devant Louis Aliot (FN)
ILE DE FRANCE –  Valérie Pécresse
est devantClaude Bartolone et remporte cette région auparavant détenue par la gauche.
BOURGOGNE FRANCHE COMTÉ Le PS est en tête devant la droite républicaine et le FN.
CENTRE VAL DE LOIRELe PS est en tête devant le candidat de la droite républicaine.
CORSESimeoni est en tête (RG).
LA RÉUNIONDidier Robert (LR) gagne devant le candidat PS-DVG-Modem

HILARION VENDEGOU SERA LE PROCHAIN MAIRE DE L’ILE DES PINS

imgres-2A l’issue du deuxième tour des élections municipales de l’Ile des Pins, la liste Rassemblement-Les Républicains menée par le Sénateur Grand Chef Hilarion Vendegou arrive largement en tête avec 500 voix et 41% des suffrages.

Elle est suivie par celles de l’Union Calédonienne, du Palika et enfin de Calédonie Ensemble.

Compte tenu du mode de répartition, la liste arrivée en tête dispose de la moitié des sièges du Conseil, à laquelle s’ajoutent les sièges répartis à la proportionnelle entre toutes les listes.

C’est donc à l’issue de cette répartition que la nouvelle majorité du Conseil sera détenue par le Rassemblement-Les Républicains avec 14 sièges.

L’Union Calédonienne disposera de 3 sièges, le Palika d’un siège et Calédonie Ensemble d’une siège.

On peut donc supposer qu’Hilarion Vendegou retrouvera son siège de Maire, qu’il pourra cumuler avec celui de Sénateur de la République jusqu’en 2017.

SELON DES EXPERTS, GLENCORE PREPARE LE TERRAIN AVANT DE QUITTER LA CALEDONIE

Capture d’écran 2015-12-12 à 19.10.40Il s’agit d’un échange de propos entre un investisseur et le PDG de Glencore, Ivan Glasenberg. L’investisseur le rapporte au « Bulletin Nickel », considéré comme la Bible du marché du métal et de l’acier. On ne peut évidemment imaginer que cet investisseur ait livré la teneur de son échange sans avoir reçu l’aval du patron de Glencore. Coup de gueule ou intention dévoilée ? Commentaires.

DES PROPOS EXPLOSIFS
Le personnage d’abord. Ivan Glasenberg n’est ni un tendre, ni quelqu’un qui s’exprime pour ne rien dire. Ce sud-africain, qui possède plusieurs nationalités dont celles de Suisse, d’Australie et d’Irael, est hors norme. Ancien champion de marche athlétique, expert comptable puis MBA obtenu au USA en poche, il intégre Glencore en 1984. Gravissant les marches du pouvoir, achetant un gros paquet d’actions de la compagnie, il en devient le PDG en même temps que l’homme le plus riche au monde dans la communauté du négoce. Car faut-il le rappeler, Glencore est un géant du négoce en même temps qu’un industriel.

Qu’a-t-il confié, et qui est rapporté par le très sérieux Bulletin Nickel ?

« Les gens (Vale et Eramet ndlr) ont une hémorragie de cash. Ce ne sont pas des petits montants, et tout continue. Nous, nous ne comprenons par cela. Nous ne comprenons pas pourquoi les gens ne réagissent pas comme nous. Mais les autres compagnies poursuivent leurs exploitations en priant pour que les cours s’améliorent ».

S’agissant du Koniambo qui était dans la corbeille de Xstrata, Glasenberg n’y va pas par quatre chemins. Outre Mer 1ère rapporte ses propos : «  je pense qu’à l’avenir nous devons nous abstenir avec des réalisations qui nous coûtent autant et ne respectent pas leurs objectifs. Le Koniambo est le premier de cette catégorie » puis « Nous regarderons le marché du nickel et nous verrons ce que nous pouvons faire pour baisser les coûts de l’usine du Koniambo. Ensuite, nous ferons marcher un four, puis le second, mais uniquement si nous sommes certains d’être rentables. Alors nous irons de l’avant »…

 Et de préciser : « Mais si jamais le four ne marche pas, nous partirons de cet endroit » tout en poursuivant, pour qu’aucune équivoque ne puisse subsister « nous ne sommes pas mariés avec le Koniambo ».

DANS QUEL BUT ?
Que penser de ces « confidences » aimablement rapportées à « la Bible » du marché du métal ?

A l’évidence, ce n’est ni le fruit du hasard, et d’ailleurs, Glencore s’est bien gardé de démentir. Mais si ce n’est pas le fruit du hasard, compte tenu de la crédibilité du Bulletin Nickel, il s’agit bel et bien d’une publication organisée.

Le seule question qui se pose est alors : dans quel but ?

imagesIvan Glasenberg confie, dans les propose rapportés, que, s’agissant des cours du nickel, « ce n’est ni le style ni l’intention de Glencore d’attendre des jours meilleurs ». Il ne peut être plus clair.

D’abord, en direction du marché, il indique que Glencore n’hésitera pas à se séparer de son usine de Nouvelle-Calédonie si la profitabilité n’est pas au rendez-vous rapidement. Ce faisant, il rassure les bourses dans la course engagée pour réduire le désendettement de la multinationale suisse.

D’ailleurs, selon Reuters, jeudi dernier 10 décembre, « l’action Glencore bondissait vers 10h45 GMT de 10,3% à 91,42 pence, signant la plus forte hausse de l’indice Stoxx 600 ».

Ensuite, tout laisse à penser que les recherches d’économies pour l’exploitation du site de KNS se poursuivront de manière drastique, et que Glencore n’y procédera à aucun investissement.

Mais si les cours du nickel demeurent durablement bas, sans perspective de rentabilité de KNS, l’hypothèse d’une cession de cet actif coûteux ne peut désormais être écartée.

Selon Outre Mer 1ère, deux experts européens, contactés, estiment d’ailleurs que « Glencore prépare le terrain avant de quitter la Nouvelle-Calédonie ».

NICKEL : PALMER PERD SON PROCÉS CONTRE LE CHINOIS CITIC – LE RENFLOUEMENT DE YABULU COMPROMIS

imgresClive Palmer, le propriétaire de l’usine de traitement de nickel de Yabulu, réclamait près de 4 milliards FCFP d’avances de royalties à la société chinoise Citic Pacific qui exploite de la magnetite dans le Western Australia. Cette exploitation est située sur une propriété appartenant au milliardaire australien.

RENFLOUEMENT DE YABULU
L’action, introduite devant la Cour Suprême de l’Etat d’Australie Occidentale, avait pour objet déclaré d’obtenir un financement pour le renflouement de l’usine de Yabulu actuellement menacée de faillite. C’est le neveu du magnat, Clive Mensink, qui dirige l’entreprise Queensland Nickel.

Citic Pacific est une filiale hongkongaise du conglomérat chinois Citic, dont les activités vont de l’immobilier à la banque en passant par les mines.

TITANIC, GOLF ET FOOT BALL
Quant à Clive Palmer, il est également connu pour avoir construit une réplique … du Titanic. Il a, récemment, fait l’acquisition de plusieurs golfs sur la Gold Coast –l’ancien golf Robina Woods ou encore l’ancien Colonial-, ou sur la Sunshine Coast, l’ancien golf Du Hyatt Resort. Il est même propriétaire de l’équipe de foot-ball de Gold Coast qui a eu l’occasion de se produire à Nouméa, au stade Numa Daly.

ELECTIONS REGIONALES – LE FN EN TÊTE DANS 6 REGIONS

 

estimation Ifop-Fiducial pour Itélé
estimation Ifop-Fiducial pour Itélé

C’est un véritable chamboulement politique qui s’est fait jour à l’issue du premier tour des élections régionales en métropole. Le Front National/Rassemblement Bleu Marine dépasse les chiffres des sondages et s’affiche en tête dans 6 régions.

Dans 3 régions, le FN est presque certain de l’emporter au second tour, tant la poussée en sa faveur est forte. Il s’agit du Nord-Pas-de-Calais/Picardie, où Marine Le Pen dépasse la barre des 40%, distançant le candidat Les Républicains Xavier Bertrand, à 24% et le Parti socialiste à 18%. Deuxième région : Provence Alpes Côte d’Azur où Marion Maréchal Le Pen est également à plus de 40%, tandis que Christian Estrosi (Les Républicains) est à 24% et le candidat du Parti socialiste 17%. Troisième région : Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne où Florian Philippot approche les 40% et distance ses adversaires Les Républicains et Socialistes.

Dans 3 autres régions, si le Front National est en tête, il a peu de chance de conquérir la présidence au second.

Pour Nicolas Sarkozy, ce résultat  n’est pas la vague escomptée. Les Républicains sont en tête dans 4 régions, avec le résultat notable de l’Ile de France. Valérie Pécresse réalise un excellent score avec 31%, devant Claude Bartolone à 26% et le candidat du FN à 18%.

En estimation nationale, le Front National est à 30,3%, devant Les Républicains/Modem/UDI/CPNT à 27,1%, le PS à 22,6% et le Front de Gauche Ecologistes à 10,5%.

Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il proposera au Bureau Politique des
Républicains qu’il n’y ait « ni fusion, ni retrait » des listes conduites par ses candidats.

Au Parti Socialiste, à 21h30 heure de Paris, c’est encore l’hésitation entre le maintien et le retrait chaque fois que le PS est en 3ème position.

ELECTION MUNICIPALE À L’ILE DES PINS-HILARION VENDEGOU LARGEMENT EN TÊTE

imgres-2Au premier tour des municipales de l’Ile des Pins, Hilarion Vendegou, candidat Les Républicains, est en tête des 4 listes. Il a de bonne chances de retourver son fauteuil de Maire perdu il y a un an. Explications.

TOUTES LES LISTES PEUVENT SE MAINTENIR AU SECOND TOUR

Situation originale à l’Ile des Pins où la mairie avait été remportée par une coalition Union Calédonienne/Palika en 2014, mettant fin à un magistère de 25 ans du Sénateur Les Républicains et Grand Chef de l’île, Hilarion Vendegou. Un désaccord profond avec la Maire UC en ont conduit les élus Palika à démissionner. Les conseillers Les Républicains ont suivi, ce qui a conduit à le tenue de nouvelles élections.

Les résultats de ce premier tour font apparaître une forte poussée en faveur de l’ancien Maire et Sénateur, Hilarion Vendegou qui recueille près de 41 % des voix.

Les électeurs indépendantistes ont globalement sanctionné l’incurie de leurs élus. La Maire sortante recueille 31% des voix, tandis que le Palika ne totalise que 14,4% des suffrages.

Calédonie Ensemble, réalise un score modeste de 14%, mais peut également se maintenir au second tour.

SANCTION CONTRE LA MAIRE SORTANTE

C’est donc une sanction contre la mauvaise gestion de la commune que les habitants de l’Ile des Pins ont voulu signifier à l’équipe sortante. Gérer une municipalité touche en effet au quotidien des individus et des familles et, comme c’est le cas lors de ce premier tour, la compétence peut supplanter l’idéologie.

Ile des PinsOr, Hilarion Vendegou, ancien enseignant, ancien secrétaire de Mairie, a laissé le souvenir d’un bon gestionnaire de l’Ile des Pins, avec des résultats très positifs pour les habitants, et notamment en matière de développement touristique et hôtelier, et de propreté. Apparemment, beaucoup de Kuniés s’en sont souvenus.

Traditionnellement, à l’Ile des Pins, le deuxième tour vient conforter le premier, d’autant qu’une réconciliation des indépendantistes est peu probable.

Si les 4 listes se maintiennent, Hilarion Vendegou disposera d’une solide majorité et apportera la stabilité au Conseil. Dans le cas contraire, on assistera à des tractations en coulisse dans lesquelles, le Grand Chef/ancien Maire a toujours fait preuve d’une grande habileté.

TOURISME : NOUMEA TOUJOURS EXCLU DU DÉVELOPPEMENT HÔTELIER Les élus Les Républicains demandent la fin de cette exclusion

 

Nouméa exclue du développement hôtelier
Nouméa exclue du développement hôtelier

Jean-Claude Briault, appuyé par les élus Les Républicains du Conseil municipal de Nouméa, a déposé un vœu demandant « l’intégration de la Ville de Nouméa au développement touristique de la Province sud ». Est-ce à dire que la capitale en était exclue ? Eclairage.

LES ASSISES DU TOURISME DE 2005 ET LE PDTCNC

 Le 19 octobre 2006, rappelle le texte dans l’exposé des motifs, l’Assemblée de la Province sud adoptait le Plan de Développement Capture d’écran 2015-12-04 à 06.48.58Touristique Concerté de la Nouvelle-Calédonie.
Cette délibération faisait suite aux Assises du Tourisme de 2005 organisées par la Province sud. Les participants à cette réunion établissaient un constat et fixaient des objectifs ambitieux :
« Les Assises du Tourisme ont bien posé l’enjeu du développement touristique de la Nouvelle-Calédonie :
– faire du tourisme une filière économique à part entière,
– en faire un secteur moteur de l’économie calédonienne, alternatif, régulier, durable,
– contribuer ainsi à l’équilibre global du territoire.
A partir de là, 2 voies sont possibles qu’il faudra mener en parallèle – chercher à accroître la fréquentation touristique, qu’il s’agisse de nouveaux clients (new business) ou de fidélisation de clients existants (repeaters),
– chercher à accroître la consommation touristique, en proposant de nouveaux produits (innovation, diversification) et/ou en ajoutant de la valeur aux produits existants (DMS plus longues, enrichissement des offres). ».

2400 CHAMBRES NOUVELLES,
3000 EMPLOIS NOUVEAUX

Le Plan, réalisé par KPMG, indiquait également un délai précis pour l’accomplissement de ce plan, « l’horizon 2015 ». Les objectifs étaient les suivants :

  • création de 3000 emplois
  • ouverture de 2400 chambres
  • plus de 120.000 visiteurs internationaux d’agrément, c’est à dire hors la comptabilisation, par exemple, de nos compatriotes wallisiens et futuniens, pris en compte dans les chiffres de fréquentation touristique
  • et enfin l’installation d’une une image de Destination Globale, via une stratégie d’image de marque internationale.

Le PDTCNC établissait des stratégies et des plans d’action dans tous les domaines : hébergements, produits, organisation interne, desserte aérienne international, transports domestiques, marketing et promotion, formation professionnelle. Et même, l’instauration du suivi sous l’égide d’une équipe projet.
Or, explique Gaby Briault, « nous sommes arrivés au temps que le Plan de Développement Touristiques Concerté désignait par « horizon 2015 ». Le constat est malheureusement qu’à l’exception notable du complexe de Gouaro-Déva, tout est resté lettre morte . Tout cela sauf un élément du Plan qui concerne Nouméa. Nouméa, il est vrai, alors administrée par Jean Lèques et son équipe ».

TOUTE LA CALÉDONIE SAUF NOUMÉA

Et de citer les extraits de texte relatifs à Nouméa. « La zone de Nouméa n’est pas à considérer comme immédiatement contributive à la stratégie de Destination. Toute relance immédiate et globale d’établissements nouveaux n’y serait pas pertinente.
« Au contraire, disposant d’un parc (trop ?) important, et récemment enrichi de nouveaux entrants, la ville-centre de Nouméa devra plutôt se concentrer sur l’absorption des capacités nouvelles et sur la rénovation du parc existant. Cette situation pourra être réexaminée à moyen terme. »
Dans le chapitre particulier intitulé : Le rôle de Nouméa dans la politique des hébergements, le PDTCNC indique que « Nouméa, en tant que destination, ne participe qu’indirectement au socle de redéploiement du tourisme de Nouvelle-Calédonie vers le marché international, socle qui concerne surtout l’émergence de sites et de produits hors centre urbain ».
Conclusion, après une analyse « qui ressemble plutôt à un réquisitoire contre Nouméa », estime l’auteur du vœu : «  Dans le cadre d’une stratégie de développement touristique international (à vocation mer et loisirs) de la DESTINATION Nouvelle-Calédonie, le « site urbain » de NOUMEA n’est pas directement en « front de ligne » … ».

AUCUN HÔTEL CONSTRUIT DANS LA VILLE
DEPUIS 10 ANS

Conséquences, selon JC Briault : « depuis dix ans, aucun nouvel hôtel ne s’est construit dans notre ville. Dans ce constat, je mets évidemment de côté les rénovations hôtelières. La raison de cette exclusion est simple : en se fondant sur l’exclusion de Nouméa de la stratégie de développement adoptée en 2006, le Ministère des Finances de Bercy a systématiquement refusé les demandes de bénéfice au régime métropolitain de défiscalisation dès lors que le projet se situait dans notre ville ! »
Il rappelle les tentatives infructueuses concernant les projets de Sofitel à la Promenade, et d’Intercontinental à la pointe Magnin, projets auxquels les investisseurs ont du renoncer.
L’objet du vœu est donc, pour le conseiller Les Républicains, « de mettre fin à cette condamnation et de demander à la Province sud que la ville de Nouméa soit désormais considérée comme étant une zone indissociable d’une stratégie de développement touristique de la Province sud et qu’à ce titre, elle puisse être à nouveau éligible à l’ensemble des dispositifs de défiscalisation ».

DAVANTAGE D’HÔTELS,
DAVANTAGE DE TOURISTES

Pour lui, en effet, le développement touristique, et donc la création d’emplois, passe par une augmentation du parc hôtelier dont il souligne la régression : moins de chambres au Méridien, fermetures d’unités au Ramada, au Hilton, et fermeture du Surf. A la question : « faut-il de nouveau hôtels alors que des chambres sont actuellement disponibles », il souligne 2 points. Le premier est qu’en cas de levée de « l’embargo sur Nouméa », il faudra entre 3 et 4 ans pour l’ouverture éventuelle de nouveaux hébergements. Le second, selon lui, c’est qu’on ne peut pas concevoir un développement touristique sans développement des hébergements. « Davantage d’hôtels, dit-il, c’est davantage de touristes ».

MISE EN VEILLE DE L’USINE DU SUD EN 2016 Possibilité avancée par Crédit Suisse selon Outre Mer 1ère

 

imagesInfo ou Intox ? Le Crédit suisse est un prestataire mondial de services financiers, dont le siège principal est à Zurich. Selon Alain Jeannin, dans une information publiée dans Outre Mer 1ère, les analystes du Crédit Suisse privilégient l’hypothèse de « la mise en veille » de l’usine du sud en 2016. Explications.

Il ne s’agit donc pas d’une information provenant de l’industriel. Celui-ci doit néanmoins affronter des difficultés considérables résultant de la crise des matières premières auxquelles viennent de s’ajouter les conséquences de ce que est présenté comme la plus grande catastrophe environnementale d’origine industrielle de l’histoire du Brésil. Cette dernière s’est produite le jeudi 5 novembre à la mine de fer Germano, exploitée par l’entreprise Samarco, filiale de BHP Billiton et Vale.

Dans le domaine du nickel, si les usines de Sudbury au Canada et d’Onca Puma au Brésil ne sont pas en cause, celle de Nouvelle-Calédonie serait en balance «  en raison de ses coûts de production très élevés et de flux de trésorerie négatifs ».

 Selon la banque helvétique, le marché du nickel doit être renforcé par une réduction de production. C’est dans ce processus qu’elle évoque plusieurs sites de production, en Australie et celui de Vale en Calédonie.

LE BUDGET DE LA CALÉDONIE EN DIFFICULTÉ Retard de son dépôt au Congrès

 

imgresAu terme de la Loi Organique sur la Nouvelle-Calédonie, le projet de budget de la Nouvelle-Calédonie doit être déposé chaque année sur le bureau du congrès le 15 novembre au plus tard. Aucune sanction n’est prévue en cas de retard. Mais les gouvernements se sont jusqu’à présent attachés à respecter ce délai. Ce n’est pas le cas cette année. L’équilibre entre les recettes et les dépenses paraît bien difficile à se concrétiser. Explications.

UN ÉQUILIBRE PLUTÔT FACILEMENT TROUVÉ JUSQU’À PRÉSENT

Chaque année, la préparation du budget de la Nouvelle-Calédonie fait l’objet d’une lettre de cadrage destinée aux directions territoriales. Objectif : fixer les limites des demandes d’augmentation des dotations. Cette lettre est rarement suivie d’effet … Conséquence : les membres du gouvernement doivent procéder aux ultimes arbitrages sous le contrôle du « ministre » des finances. Le but est évidemment de faire concorder les dépenses et les recettes.

Et ce sont évidemment les recettes qui sont régulièrement inférieures aux demandes des administrations. Depuis pratiquement 25 ans, une gymnastique a été possible pour aboutir à cette concordance. Parfois, au prix de pratiques « limites » consistant à répartir certaines dépenses entre le budget primitif, et le budget supplémentaire.

SITUATION ÉCONOMIQUE DÉGRADÉE
Mais cette fois, l’exercice est plus compliqué. La situation économique du territoire qui ne cesse de se dégrader se conjugue mal avec un certain nombre de dépenses qui continuent d’augmenter. En particulier dans le domaine social, où la Nouvelle-Calédonie tente de pérenniser le régime le plus généreux de l’ensemble du Pacifique, Australie et Nouvelle-Zélande … Cette situation va évidemment peser mécaniquement sur les dotations aux Provinces et aux Communes selon l’actuelle « clé de répartition ».

Les établissements publics bénéficiant de taxes affectées, -et dont certains se sont dotés d’une trésorerie assez confortable-, pourront fonctionner sans problème insurmontable. Mais certains, agricoles par exemple, complétant leur budget par des subventions d’intervention de la Nouvelle-Calédonie risquent de connaître un régime plus sec. Se pose également la question du fonctionnement du Médipôle dont il est difficile de croire qu’il ne sera pas plus coûteux que le CHT Gaston Bourret.

LA NÉCESSAIRE CROISSANCE DES ENTREPRISES
Plus grave, les perspectives ne sont guère rassurantes. La trésorerie du territoire a connu des baisses telles qu’un emprunt a du être contracté pour la première fois depuis fort longtemps. Quant à la conjoncture économique, seuls les responsables autistes peuvent ignorer qu’elle se dégrade dangereusement.

Mais surtout, au delà de la simple arithmétique budgétaire, ce sont les Politiques Publiques qui devront être passées au crible. Tout comme en métropole, elles devraient mettre au cœur de leur élaboration 2016 ce qui doit relancer la croissance des entreprises. Dans le cas contraire, il existera, pour l’économie et donc pour les budgets publics, un réel risque de « descente aux enfers ».

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