Ne pas importer sans discernement les réglementations métropolitaines

Si la France métropolitaine était un exemple dé développement économique et de simplicité administrative, cela se saurait.

Or, le transfert des compétences effectué sous le joug de calendriers parfois mal maîtrisés est-il une opportunité de créer des lois et des règlements mieux adaptés à la Calédonie, et d’extirper des textes métropolitains les ferments de la chute de l’investissement et du chômage que connaît la France ?

Malheureusement, pas suffisamment.

Evidemment, nous ne sommes pas atteints par les 35 heures, ou seulement en partie au travers des services de l’Etat. Travailler moins pour gagner plus, favoriser le développement économique et la compétitivité en réduisant le temps de travail et par une avalanche de RTT, c’est la folie dans laquelle les socialistes, Martine Aubry en tête, ont précipité la nation. Et personne n’a eu le courage de remettre en cause cette conception anachronique du bien-être populaire.

Nous ne sommes pas atteints également par cette fantastique usine à gaz qui va miner les entreprises françaises, initiée par Xavier Bertrand puis affinée jusqu’à l’imbécilité par les socialistes, que constitue le « compte pénibilité » ! Dieu en préserve les entreprises calédoniennes dont ce serait la précipitation aux enfers.

Mais dans d’autres domaines, malheureusement, nous importons « brut de décoffrage » ce qui va rendre la société calédonienne aussi compliquée à vivre que dans la région parisienne …

Les exemples commencent à être cités. Certains corps sociaux s’en réjouissent, d’autres sont muets.

Se passe-t-il une semaine, un mois, un trimestre sans qu’une nouvelle réglementions voit le jour ?

Pourtant, la Nouvelle-Calédonie possède une chance extraordinaire : ses compétences législatives et réglementaires lui permettent d’adopter le cadre qui convient à la taille de sa population, aux contraintes de son économie insulaire, à ses capacités fiscales.

Cette adaptation n’est pas une gageure. Les élus ont eu par exemple la sagesse de procéder ainsi en matière de sport et d’enseignement secondaire.

C’est un chantier qui vaut bien celui du transfert des compétences.

Mieux : un chantier qui valorisera le transfert des compétences.

L’Actu du Mercredi 8 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le nouveau Président du gouvernement prononcera son discours de politique générale le 13 avril prochain. Réaction immédiate du Rassemblement et de l’UCF par les voix de Cynthia Ligeard, de Bernard Deladrière et de Sonia Backes : « passage en force, précipitation et mépris des autres partis qui ne sont pas dans la majorité Calédonie Ensemble/Palika/d’Anglebermes ».

Autre fait marquant : une nouvelle grève qui affecte les vols intérieurs et internationaux, et un ras-le-bol de plus en plus grand des usagers.
Enfin, le chantier de la clinique à Nouville une nouvelle fois bloqué …

Métropole – Le fait marquant est le suicide du Sénateur-Maire Jean Germain, « martyre de la République » indique son avocat. Dans une lettre d’adieu, le Sénateur indique que sa mise en examen reposait sur un « tissus de ragot, sur un tissus de rumeurs ». Aujourd’hui, toute la classe politique s’interroge sur le respect de la présomption d’innocence et sur une forme de justice et de presse qui favorise la transgression de ce principe fondamental et qui peuvent attenter gravement à l’honneur de personnes mises finalement hors de cause. 
Ce drame rappelle le suicide de Beregovoy, dont François Mitterrand avait estimé qu’il avait été « jeté en pâture aux chiens ».
Quant à Jean-Marie le Pen, « Français de 1000 ans », il récidive et fustige une France « gouvernée par des immigrés », est plutôt élogieux pour le Maréchal Pétain, et conclut « ils commencent tous à me gonfler avec la République » !

Sport – exceptionnelle qualification d’Auxerre club de Ligue 2 pour la finale de la Coupe de France face à Guinguamp, club de Ligue 1 par 1-0. Tournoi du Pacifique de chasse sous-marine en apnée avec la participation d’équipes d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de Guam, de Tahiti dans le secteur de la passe de Dumbéa. Les calédoniens sont en tête.

L’Actu du Mardi 7 avril 2015

Mardi 7 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est l’interview de Gérard Reignier, Secrétaire général de l’Union Calédonienne, interrogé mardi matin par Elisabeth Nouar. Premier constat : le Président de l’UC a pris seul la décision de faire alliance avec Calédonie Ensemble pour porter Philippe Germain à la présidence du gouvernement, décision à laquelle G. Reignier « ne se sent pas lié ». Des demandes d’explication son à prévoir au bureau politique de cet après midi. Pour autant, G. Reignier considère qu’il n’y pas scission à l’UC mais laisse entendre que les uns et les autres vont se retrouver sur les dossiers à venir. « Les 6 ont une majorité au gouvernement, mais pas au congrès ». Ce sont en effet les groupe qui décideront au congrès, un groupe UC présidé par Roch Wamytan …
Sur les « contre-parties », la position du responsable de l’UC est claire : « ce n’est pas possible de donner un blanc-seing comme ça. Il faut forcément s’engager sur quelque chose ».
Sur l’application du Contrat de Gouvernance Solidaire des loyalistes, Gérard Reignier estime que dès le départ, en refusant à Cynthia Ligeard une majorité pour élire Gilbert Tyuienon à la Vice-présidence, puis en la mettant en cause dans le dossier Prony-Pernod, un manoeuvre de déstabilisation de la Présidente avait été mise en oeuvre.

Nouméa L’association des riverains de la Baie des Citrons écrit pour la 4è fois aux responsables institutionnels ainsi qu’à la Maire de Nouméa pour demander qu’une solution soit trouvée pour les nuisances sonores du quartier.
J’avais moi-même rencontré cette association au cours de ma campagne de 2014, et j’ai proposé une solution pour les riverains et les exploitants de boîtes de nuit selon  selon un processus « gagnant-gagnant ».

Métropole – Le fait marquant est la reculade de la RATP qui a finalement accepté -contrainte par les élus de tous bords et l’opinion publique- d’accepter les publicités pour le concert des prêtres avec la mention « en faveur des chrétiens d’Orient ». Cet épisode lamentable montre à quel point la laïcité a besoin d’être expliquée. Et d’abord dans les écoles de Nouvelle-Calédonie.

Sport – On retiendra l’exceptionnelle moisson de titres pour les nageurs calédoniens à Limoges, et celui du 400 mètres 4 nages pour Lara Grangeon après le papillon, le deuxième des championnats de France pour la jeune nageuse. Je rappelle le titre de Thomas Dahlia en 200 mètres brasse.
En foot, le fait marquant est la victoire du PSG sur l’OM par 3-2. Le PSG reprend la tête de la Ligue 1 mais devra se passer de David Luiz et de Thiago Motta.

L’Actu du Week End 4-6 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Parenthèse dans la vie politique calédonienne. Ouf ! Je retiens comme fait marquant le titre de Thomas Dahlia sur 200 mètres brasse aux championnats de France de natation et son ticket pour les championnats du monde de Kazan. Une victoire magnifique qui souligne le formidable niveau de la natation calédonienne, et le non moins formidable travail des entraîneurs, des bénévoles et de l’accompagnement des familles. Bravo aux nageurs calédoniens.

Deuxième fait marquant : c’est la fête de la Pâques pour les chrétiens de Calédonie. Le Pape François a fustigé « l’indifférence » des nations face au massacre des chrétiens notamment en Afrique et au Moyen Orient. Un occasion pour rappeler l’imbécilité de la RATP qui a censuré une affiche pour le concert des prêtres au bénéfice des chrétiens d’Orient.

Métropole – Le fait marquant est la baisse de 11% de l’insécurité routière en mars 2015 par rapport à mars 2014. Cynthia Ligeard qui a hérité de cette responsabilité dans le gouvernement Germain a localement du pain du la planche.

Sport – Après la performance de Thomas Dahlia, c’est le foot qui retient l’attention des media et de millions de français : le « classico » PSG-Marseille.  Pour Paris, l’enjeu est le maintien à la tête de la Ligue 1 après la victoire de Lyon sur Guingamp, Lyon nouveau leader.

Honte à la RATP ou l’intégrisme laïc stupide

La censure de la RATP à l’encontre de l’affiche pour un concert de prêtres au bénéfice des chrétiens d’Orient fait scandale en métropole.

Sous prétexte de laïcité la RATP a exigé que la mention « au bénéfice des chrétiens d’Orient » soit retirée de l’affiche. Mais on a trouvé précédemment dans les couloirs du métro des affiches montrant des femmes voilées, des femmes aux seins nus ou encore des publicités pour encourager l’adultère dans des sites de rencontre spécialisés !

J’avais déjà qualifié de lâcheté au plus haut niveau la condamnation de la France après la décapitation des chrétiens coptes par les islamistes en Libye. Le communiqué officiel évoquait des citoyens égyptiens pour éviter d’indiquer qu’ils avaient été assassinés parce que justement, ils étaient chrétiens.

Les Yasidis, et d’autres familles de chrétiens d’Orient subissent un génocide de la part de Daech. La RATP l’ignore. La laïcité est une liberté, pas un enfermement imbécile qui va jusqu’à taire les racines de la France. Honte à la régie.

JCGB

Prise de pouvoir au gouvernement – Le dessous des cartes

L’élection de Philippe Germain à la présidence du gouvernement « à la hussarde » n’est pas une initiative bidouillée à la va-vite. C’est le fruit d’un travail de préparation minutieux parce que délicat, entre quatre partenaires qui ne poursuivent pas tout à fait les mêmes objectifs, mais qui se sont accordés sur l’étape du 1er avril. Néaoutyne, les « nordistes » de l’UC, Calédonie Ensemble et l’Etat. Acteurs et Décryptage.

Néaoutyne, relais des socialistes
D’abord l’Etat. Ou plutôt le gouvernement central. Ou même le Président de la République. Il faut en effet se souvenir que la Nouvelle-Calédonie a participé aux primaires socialistes. Sous quelle égide ? Celle du Palika de Paul Néaoutyne. Lequel a ensuite largement contribué à la campagne de François Hollande, même si le mandataire était Marie Paule Robert et le président du comité de soutien Octave Togna.

Aujourd’hui, au sein des institutions, au plan politique, Néaoutyne est considéré comme incontournable. Et avec quelque raison, il est devenu l’interlocuteur privilégié du pouvoir socialiste.

Son modèle de développement économique -le seul modèle réellement configuré en Nouvelle-Calédonie- est de surcroît conforme à la pensée socialiste, frondeurs compris ! Et ce qui ne gâche rien, même si André Dang y est pour beaucoup, comme l’Etat d’ailleurs, le patron du Palika, Président de la province nord, a acquis la stature de celui qui a transformé le rêve en réalité : l’usine du Nord.

Paul Néaoutyne avait-il intérêt à favoriser l’accession de Calédonie Ensemble à la présidence du gouvernement ?

Oui. Pour plusieurs raisons. Economiquement immédiates : consolider la position des usines de la province nord en allégeant la facture fiscale e la SMSP, en assurant l’approvisionnement de l’usine Posco, et en développant sans tarder une politique visant à prendre le contrôle du domaine minier calédonien, celui de la SLN compris. Politiquement à court terme : faire progresser les idées indépendantistes contenues dans le transfert des compétences en s’appuyant sur des principes de décolonisation et plus prosaïquement, sur la pression fiscale. Economiquement à court et moyen terme : accroître le contrôle public sur les grands moyens de production et de développement. Et politiquement à moyen terme : faire pencher le referendum vers l’accession à une pleine souveraineté notamment « interne », telle qu’il l’a exposé dans une interview récente accordée au Nouvelle Calédoniennes.

Les « nordistes » de l’UC
Il existe une certaine « porosité » entre le Palika et l’UC dans le nord. A l’exception notable de Gilbert Tyuienon, le maire de Canala, qui visait la présidence de la province nord, et qui s’est fait « bouter » hors de toute responsabilité dans cette province par Paul Néaoutyne.

Une partie de l’UC soutien le schéma d’André Dang et la réussite à tout prix de l’usine du nord, ce qui comprend la stratégie minière mise en oeuvre par le Palika.

Dans cette mouvance, des élus de l’UC, et notamment du nord, n’ont pas de mots assez durs pour fustiger ce qui apparaît pour eux des faiblesses fiscales et un manque de détermination contre les lobbies économiques d’importation du sud proches notamment du Rassemblement et d’une partie de l’UCF.

Et puis, au sein de l’UC, chaque désignation du Président du plus vieux parti politique calédonien montre les lignes de division, et demain peut être, de fracture, entre le sud de Roch Wamytan, et il y a peu, de Charlie Pidjot, et le nord de Naouna puis de Goa.

Dans ce contexte, le patron de l’UC a décidé d’imposer son point de vue brutalement.

Calédonie Ensemble « coincé »
La chute du gouvernement provoquée par la démission de la liste Calédonie Ensemble ayant abouti à une impasse, deux choix se présentaient à Philippe Gomes :

  • soit effectuer une retraite stratégique en préservant la solidarité du bloc loyaliste,
  • soit passer en force en brisant un certain nombre de digues et surtout, en contredisant ses déclarations publique excluant fermement toute hypothèse d’une élection de Philippe Germain avec le concours des voix indépendantistes.

Coincée, Calédonie Ensemble devait se déterminer sans trop tarder, au risque de paraître ridicule. C’est donc la deuxième hypothèse qui a été choisie, probablement encouragée par les socialistes et quelque deus ex machina de leurs rangs. Et peut être le Président lui même …

Le rétablissement de l’ordre institutionnel en Nouvelle-Calédonie avec le soutien des kanak indépendantistes et accessoirement, ce qui pourrait apparaître comme un coup porté aux sarkozystes locaux n’est, en effet et à court terme, pas une mauvaise affaire pour le gouvernement socialiste.

Pour le patron de Calédonie Ensemble, c’était d’abord administrer une nouvelle preuve qu’il est capable d’obtenir ce qu’il veut et qu’il est devenu sinon le seul, l’homme fort de Calédonie.

C’était ensuite conquérir les moyens -et au total, ils sont considérables- d’assoir son pouvoir pour le moyen et le long terme. Province sud, gouvernement, sièges à l’Assemblée nationale, bientôt Conseil économique et social, en 2017 les 2 sièges de sénateurs, plus la myriade d’organismes et d’établissements contrôlés, de Promosud à la BCI. C’est du très lourd.

L’avantage de Philippe Gomes sur ses adversaires, c’est d’abord qu’il est seul maître à bord de son parti. C’est ensuite son indéniable capacité à imaginer puis à mettre en oeuvre une vraie stratégie de conquête.

Un scénario en plusieurs actes
« L’axe » Gomes-Néaoutyne n’est pas nouveau. Débat à deux en campagne provinciale, contacts fréquents, considération mutuelle ont forgé une vraie proximité entre les deux hommes. Pour que Paul Néaoutyne donne publiquement sa préférence à Philippe Gomes, pour qu’il accepte de porter à la présidence du gouvernement le représentant du parti qui a construit une campagne électorale contre l’adoption du drapeau de l’identité kanak, il fallait qu’il y en ait, de la proximité …

Avec l’UC, l’approche était plus complexe. Mais les proches d’André Dang, les anti-Pidjot /Wamytan encouragés par des personnalités de haut rang proches du pouvoir socialiste ont facilité les choses. Et incité au coup de force de Goa.

Dans l’avion du Président de la République, au cours de plusieurs séjours parisiens, à l’occasion de la visite de missionnaires véritables mici dominici, le scénario s’est forgé. Le voyage à grand frais pour la mise en service de l’extension de l’usine Posco a été un moment fort de la conclusion de l’accord.

Il fallait laisser passer l’écueil de la réforme de la Loi organique soumise au Congrès, puis opérer rapidement. C’est ce qui s’est passé. L’Etat était évidemment informé jour après jour, et mercredi dernier, heure par heure, et pour cause !

Et c’est ainsi que Philippe Germain et Jean-Louis d’Anglebermes se sont retrouvés mercredi après midi aux commandes du gouvernement calédonien.

Une situation complexe. Explosive ?
Pourtant, le coup de force déconseillé par le Président socialiste de la commission des Lois de l’Assemblée nationale lui même, créée une situation très complexe en Nouvelle-Calédonie. Et cette situation n’est pas qu’arithmétique.

Le camp des loyalistes est durablement divisé. L’Union Calédonienne va connaître de fortes tensions entre le Nord, le Sud et les Iles. Philippe Gomes et Calédonie Ensemble vont avoir bien du mal à expliquer cette alliance avec les indépendantistes dont personne ne croit qu’elle s’est faite sans contrepartie. Economiquement, l’inquiétude régnante risque de s’aggraver. Tout cela dans un contexte morose dans lequel les graves ennuis de l’usine du nord vont accentuer la croissance du chômage.

Les tensions vont s’exacerber, c’est une certitude. Le combat politique va devenir plus violent que jamais. Les anathème vont faire florès.

En 1982, le renversement d’alliance entre le RPCR et la FNSC avait fait chuter Dick Ukeiwe  et porté Jean-Marie Tjibaou au pouvoir. Certes, Philippe Germain se rattache au camp loyaliste. Mais le journal « Demain » n’a-t-il pas titré « l’élu du FLNKS » ?

En 1984, le 18 novembre au matin, sous un gouvernement socialiste qui avait fortement encouragé la manoeuvre éclataient les « événements ».

Dans un contexte, il est vrai, quelque peu différent, le pari de Philippe Gomes est plus risqué que jamais, même si tous les pouvoirs sont ou vont être entre ses mains. S’il arrive à convaincre les calédoniens qu’il ne les a pas trahis, il poursuivra irrésistiblement sa montée vers le Pouvoir. Sinon …

L’Actu du vendredi 3 avril 2015

Vendredi 3 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est pour les catholiques la Fête de Pâques qui marque la Passion, la mort de Jésus et prépare la résurrection du Christ. C’est également la répartition des secteurs au gouvernement, répartition dont l’acte officiel conditionne la mise en fonctionnement de l’institution.

Métropole – Le fait marquant est la perte du conseil départemental du Tarn-et-Garonne présidé depuis 29 ans par Jean-Michel Baylet, le Président des Radicaux de Gauche, qui cède son fauteuil au candidat de l’UMP.

International – Le fait marquant est indubitablement l’accord préliminaire entre l’Iran et les pays occidentaux sur le nucléaire iranien. Ce premier document prévoit un contrôle des installations sans précédent, pendant 15 ans, pour éviter la production d’armes nucléaires, ainsi que la réduction draconienne des stocks d’uranium et des centrifugeuses et l’impossibilité de fabriquer du plutonium nécessaire à l’arme atomique.

L’Iran devra mettre en oeuvre les termes de l’accord d’ici au mois de juin préalablement à la levée des sanctions.

Cette négociation fructueuse est présentée aux Etats Unis comme une acte majeur de la présidence Obama, et une porte ouverte à l’établissement d’un nouvelle équilibre au Moyen Orient vers davantage de paix.

Sport – Lara Grangeon décroche la médaille d’or sur le 200m papillon aux championnats de France de natation à Limoges. C’est évidemment un exploit pour notre calédonienne qui a pris son envol à 22 000km de la capitale de la porcelaine. Lara fait honneur à toute la Nouvelle-Calédonie.

L’Actu du jeudi 2 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant demeure l’élection de Philippe Germain à la Présidence du gouvernement et de Jean-Louis d’Anglebermes à la Vice-présidence. Cette élection est présentée comme une « trahison » par les autres partis loyalistes, Rassemblement UMP/FPU et UCF. Elle a jeté un trouble au sein de l’Union Calédonienne dont le Secrétaire général et Gilbert Tuiyenon qui … n’étaient pas au couarant. Rump et UCF mettent en cause l’Etat.

L’UCF, mercredi soir, et le Rassemblement UMP jeudi matin ont réagi très vivement. « Concentration des pouvoirs », « coup de force » et même « Nous sommes sortis de l’Accord de Nouméa ». Vendredi, les secteurs devraient être répartis. La question est de savoir à présent si la collégialité pourra exister et quelles pourront être les difficultés de fonctionnement (voir notre article) compte tenu de la rupture entre les partis « loyalistes ».

Pour Philippe Germain, ce sont « les deux principales formations politiques du pays (Calédonie Ensemble et FLNKS.Ndlr) qui assument la direction de l’Exécutif de la Nouvelle-Calédonie ».

Pour Dewe Gorodey du Palika, « Calédonie Ensemble s’est engagée sur l’agenda fiscal »,  « c’est ça le premier travail à faire, la mise en oeuvre de l’agenda fiscal pour les réformes fiscales ».

Métropole – Le fait marquant est la convocation par les juges de Nicolas Sarkozy qui, à l’issue d’une audition de 4 heures, est ressorti avec le statut de « témoin assisté ». Pour l’avocat de l’ancien Président de la République, « cette affaire est terminée ».

Election de Philippe Germain : surprises et contreparties

Ce fut un « blitzkrieg » : en « deux coups de cuillère à pot », l’affaire a été bouclée. A la surprise de l’UCF, du Rassemblement UMP et d’une partie de l’Union Calédonienne.

Quelques remous vont d’ailleurs certainement agiter le plus vieux parti politique local. Tuiyenon et Wamytan avaient eux annoncé un nouveau « tour de table » avec les autres partis politiques pour mieux déterminer leur choix définitif. A l’évidence, ils ont été court-circuités. Au sein de leur propre famille politique. Gibert Tuiyenon  a d’ailleurs boudé la réunion d’élection du Président.

Philippe Gomès est passé par là … A l’évidence, il a négocié sans relâche, surmontant les réticences, gommant les difficultés apparentes. Une victoire à la Pyrrhus ?

L’avenir nous le dira. L’avenir proche d’ailleurs, puisque pour que le gouvernement fonctionne, il faut répartir les secteurs et obtenir pour cela l’accord signé de tous les membres du gouvernement. Il faudra ensuite faire fonctionner la collégialité, dans une ambiance où une partie des élus se sont sentis trahis.

Bizarre fonctionnement probablement, miné de chausse-trapes, empli d’arrière-pensées de règlement de compte et de visées électorales, promis à affronter les difficultés de la division interne, et de la division au Congrès. Du pain sur la planche, pour l’équipe au pouvoir.

Existe-t-il des contreparties ? Bien sûr. Si les élus calédoniens devenaient de saint hommes et femmes, pratiquant la générosité désintéressée, les chercheurs en sciences politiques du monde entier seraient déjà à Tontouta !

Les contreparties figurent dans le communiqué des indépendantistes, immédiatement après l’affirmation … que l’affaire ne souffre pas de contrepartie.

La première est : « finaliser les transferts de compétences ». Cela signifie au minimum les transfert optionnels prévus au fameux article 27 dont il sera sûrement question rapidement. Mais « finaliser » pourrait être également transférer ce qui ne l’a pas été totalement, à l’image de l’enseignement. Enfin, quid des compétences régaliennes, pour lesquelles une mission parisienne vient récemment de séjourner à Nouméa ?

La seconde est « adopter une stratégie minière et industrielle commune ». Sous ce vocable se profile évidemment les « demandes » de la SMSP, donc de la Province nord, de disposer du nickel calédonien pour les besoins de l’usine de Posco, l’avenir de l’entreprise minière indépendante calédonienne, et le redressement fiscal de la SMSP.

La troisième est « engager les réformes économiques, sociales, environnementales et culturelles nécessaires au développement du pays ». On peut tout mettre, dans ce chapitre, depuis les marques tangibles de la citoyenneté, en passant par une orientation de la structure économiques calédonienne. Dewe Gorodey, pour sa part, a clairement indiqué que le Palika s’attacherait au régime fiscal. La conception économique et fiscale du Palika est connue …

« Préparer le referendum de sortie prévu par l’Accord de Nouméa » est la quatrième. Pour cette partie, pas de mystère, ce sera le « referendum » éclairé. Sauf que personne, pour l’instant, ne sait ce que ce concept contient juridiquement. Ce qui est sûr, c’est que le soutien indépendantiste fera évidemment partie de « l’éclairage ».

L’actu

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la mise en oeuvre de l’accord de partenariat entre Air Tahiti Nui et Aircalin sur les routes Nouméa-Papeete et Papeete-Los-Angeles. Grâce à ces vols en « code-share », les clients d’Aircalin ont ainsi davantage de facilités pour se rendre à Los Angeles, 3 fois par semaine, soit en vol direct, soit via Auckland.

Métropole – Le fait marquant est l’ouverture au gouvernement tentée par Manuel Valls dont « le logiciel est périmé » selon Cécile Duflot, ce qui ne semble pas être l’avis de Jean-Vincent Placé, sénateur EELV, de Barbara Pompili et deFrançois de Rugy, députés. Ces derniers semblent à l’évidence tentés par un retour au gouvernement, après le score catastrophique de 1,30% aux élections départementales.

Sport – Excellente tenue de nos nageurs aux championnats de France et deux secondes marches de podium pour Grangeon et Dahlia.

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