Ne pas importer sans discernement les réglementations métropolitaines

Si la France métropolitaine était un exemple de développement économique et de simplicité administrative, cela se saurait.

Or, le transfert des compétences effectué sous le joug de calendriers parfois mal maîtrisés est-il une opportunité de créer des lois et des règlements mieux adaptés à la Calédonie, et d’extirper des textes métropolitains les ferments de la chute de l’investissement et du chômage que connaît la France ?

Malheureusement, pas suffisamment.

Evidemment, nous ne sommes pas atteints par les 35 heures, ou seulement en partie au travers des services de l’Etat. Travailler moins pour gagner plus, favoriser le développement économique et la compétitivité en réduisant le temps de travail et par une avalanche de RTT, c’est la folie dans laquelle les socialistes, Martine Aubry en tête, ont précipité la nation. Et personne n’a eu le courage de remettre en cause cette conception anachronique du bien-être populaire.

Nous ne sommes pas atteints également par cette fantastique usine à gaz qui va miner les entreprises françaises, initiée par Xavier Bertrand puis affinée jusqu’à l’imbécilité par les socialistes, que constitue le « compte pénibilité » ! Dieu en préserve les entreprises calédoniennes dont ce serait la précipitation aux enfers.

Mais dans d’autres domaines, malheureusement, nous importons « brut de décoffrage » ce qui va rendre la société calédonienne aussi compliquée à vivre que dans la région parisienne …

Les exemples commencent à être cités. Certains corps sociaux s’en réjouissent, d’autres sont muets.

Se passe-t-il une semaine, un mois, un trimestre sans qu’une nouvelle réglementions voit le jour ?

Pourtant, la Nouvelle-Calédonie possède une chance extraordinaire : ses compétences législatives et réglementaires lui permettent d’adopter le cadre qui convient à la taille de sa population, aux contraintes de son économie insulaire, à ses capacités fiscales.

Cette adaptation n’est pas une gageure. Les élus ont eu par exemple la sagesse de procéder ainsi en matière de sport et d’enseignement secondaire.

C’est un chantier qui vaut bien celui du transfert des compétences.

Mieux : un chantier qui valorisera le transfert des compétences.

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