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LES PRIX AUGMENTENT EN OCTOBRE, MOIS D’APPLICATION DE LA TGC

Le coût de la vie devait diminuer « de 10 à 15% » grâce à la TGC. Si quelques produits ont baissé, la tendance générale est à la hausse de la cherté de vie, c’est à dire le contraire de ce qui était promis. La baisse sera-t-elle pour plus tard ?

LES PRODUITS MANUFACTURÉS EN HAUSSE avec une augmentation totale de 0,4%. L’Isee note une baisse de 5,4% sur les pièces détachées mais ne dit mot sur l’accord intervenu pour … une augmentation du tarif horaire d’intervention.

« Rapportés au mois d’avril 2018, les prix des produits manufacturés sont stables avec une évolution de +0,2 % », indique le rapport. Si à +0,2%, les prix sont réputés stables, à partir de combien faut-il considérer qu’il y a une hausse ?

L’ÉNERGIE EN HAUSSE de 1,6% en incluant les carburants.

L’ALIMENTATION EN HAUSSE DE 0,2%.  » Les prix de l’alcool et des autres boissons ont augmenté respectivement de 35,1 % et de 6,9 % en glissement annuel, portant l’inflation alimentaire totale à 1,9 % sur un an« .

ÉTONNANT : LES PRIX DE RESTAURATION EN BAISSE comme les services d’hébergement. C’est un relevé qui risque de ne pas être partagé par les clients des restaurants à chaque fois qu’ils ont demandé la note en octobre ! Mais peut-être n’était-ce qu’un « ressenti » …

HAUSSE DU TABAC de 20,9%.

COÛT DE LA VIE : CHERS CITRONS !

Un coup ça monte, un coup ça descend ! Les citrons calédoniens sont comme ça. Normal, dira l’économiste, c’est la loi du marché. Sauf que le marché devrait être celui d’un pays producteur, c’est à dire avec des produits plutôt moins chers que sur un marché où ils sont importés …

Entre un citron à 70 francs l’unité par exemple, en métropole, peu producteur de citrons, et plus de 110 francs localement, il y a une  … « marge » !

0,56€ = 66 FCFP

EN CALÉDONIE, LES PRIX ONT LA BANANE ! Entre 600 et 750f le kilo … contre 225f en métropole

1,89 € = 225 FCFP

Bien sûr, il ne s’agit pas de mettre en cause les producteurs. Juste, de manière générale, notre modèle économique. Le prix de la banane, en Calédonie, et notamment à Nouméa, a de quoi susciter une profonde -mais vraiment bien profonde- réflexion. Cherté.

Pensez donc. Au fin fond de la métropole, le consommateur se voit offrir des bananes au supermarché. Après quel circuit ?

En métropole, il n’y a pas beaucoup de bananeraies. Ou alors, ça se saurait.

Les bananes sont donc importées.

Prenez le cas de celles qui sont en photo. Elles sont produites au Costa Rica, sont embarquées à bord d’un bateau, acheminées à travers l’Atlantique, débarquées dans un port français, soumises à des droits de douane, chargées pour être transportées dans toutes les villes de France, taxées de TVA et commercialisées dans des supermarchés ou des hyper. Résultat pour le consommateur : 225f le kilo.

En Calédonie, elles sont produites localement. Pas de transport, pas de transbordement, pas de droits de douanes, une TGC « adaptée ». Résultat : 600f le kilo pour la William au Marché, 850f pour les bananes poingo …

Presque 3 à 4 fois plus cher qu’en métropole, en production locale.

De combien ces prix vont baisser grâce au miracle de la TGC et du contrôle des marges et des prix ? 10, 15% ?

Patience, attendons pour voir.

Pour voir si finalement, les consommateurs ne vont pas se faire bananer !