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EN AUSTRALIE, CALÉDONIE « ZONE À RISQUE » !!!

L’affaire d’Ouvéa, et peut être d’autres moins connues ou encore la menace des requins, ont continué d’écorner la réputation de la Nouvelle-Calédonie comme destination touristique. Cette dernière est toujours présentée comme un pays à risque, par certains opérateurs téléphoniques qui persistent et signent. Et à présent, une banque s’y met …

Ainsi, les messages de prudence continuent à être diffusés par certains opérateurs téléphoniques. Et les communications téléphoniques pour la Calédonie, sur des postes fixes reliés à ces opérateurs, sont impossibles à obtenir. Lire notre article précédent.

HAUT RISQUE
Vous pouvez entendre, dans l’enregistrement qui suit, le refus de mise en communication demandée avec notre territoire, et le message qui l’accompagne : « le numéro que vous avez appelé est considéré comme étant à destination internationale à haut risque » !

« RESTRICTIVE AREA »
Fait nouveau : c’est à présent un opérateur bancaire qui ne délivre plus de billets sur les appareils de distribution de cash. Lorsque l’on introduit sa carte de crédit dans un ATM opéré par cette banque, au moins jusqu’à présent, elle vous est rendue en même temps que s’affiche un message en anglais qui explique que la délivrance d’argent n’est pas possible parce que la Nouvelle-Calédonie est considérée comme une « restrictive area » !

Fort heureusement, le mobile et les communications directes ou telles Whatsapp ou Messenger fonctionnent normalement. De même pour la plupart des ATM.

Pour booster notre tourisme, il ne manque que quelques annulations de vols pour cause de grève ou de blocage divers …

TOURISME : POURQUOI LE MARCHÉ CHINOIS EST UNE MAUVAISE OPTION

Alors que le développement touristique ne répond à aucun critère qualitatif, se bornant aux nouveaux objectifs de « 200 000 touristes en 2025 » après celui de « 230 000 touristes en 2016 », c’est à présent le marché chinois qui semble devenir un objectif. Or, avant de fantasmer sur un marché difficile et nouveau, il serait plus pertinent d’optimiser les marchés de proximité, Australie, Nouvelle-Zélande et Japon, négligés depuis 15 ans et pourtant mieux connus. En second lieu, toutes les études concluent à la nécessité, pour la Nouvelle-Calédonie, de privilégier un tourisme qualitatif. Le marché japonais, par exemple, en est un. Pas le marché de clientèle chinoise, plutôt bas de gamme.

DES PRESTATAIRES RÉTICENTS
L’expérience des charters en provenance de Chine a laissé quelques traces, dont se gardent bien de commenter les responsables du tourisme. Pourtant, parmi les prestataires ayant eu les groupes en charge, certains sont catégoriques. « Il vaut mieux éviter cette clientèle« .

Parmi les griefs évoqués, le fait que certains touristes crachent par terre, et que d’autres sont bruyants ou peu respectueux de l’environnement. Bien entendu, il serait insultant de généraliser ces attitudes. La Chine est est pays raffiné, où les citoyens bien éduqués sont proportionnellement aussi nombreux que dans n’importe quel pays. Mais tel est le niveau de clientèle que la Calédonie, sans image touristique en Chine et avec un produit inférieur à la concurrence, est contrainte de drainer à grands renforts de prix à la casse.

MIEUX VAUT 150 000 TOURISTES « ÉDUQUÉS » QUI DÉPENSENT QUE 300 000 QUI POLLUENT
Pour une destination comme la Nouvelle-Calédonie, aux richesses naturelles exceptionnelles, aux écosystèmes culturels fragiles, le tourisme ne peut que s’orienter vers des clientèles plutôt éduquées et disposant d’un bon revenu moyen. Las, l’absence de développement hôtelier et de produits adaptés, et même de développement touristique tout court, a généré une course aux statistiques accompagnée de baisse des prix « pour faire du chiffre ».

Résultat : la tendance va à l’inverse de ce qui est souhaitable par la destination, dont les prix comme la fragilité devraient réfuter tout ce qui s’apparente à du tourisme de masse. Certes, les chiffres sont … à mille lieues de ce qui pourrait constituer un tourisme de masse. Mais la technique marketing et les prix y correspondent !

IL SERAIT TEMPS DE REVENIR À DES FONDAMENTAUX DU TOURISME
Brouillon, et sans résultats, le développement touristique calédonien passe depuis 15 ans à côté de ce qui est sa chance : une destination exceptionnelle à de multiples points de vue, et des marchés propres à satisfaire ses ambitions économique.

Destination exceptionnelle, elle l’est par son environnement naturel et culturel hors du commun : le plus grand lagon du monde, l’endémie végétale la plus forte du Pacifique Sud, la culture kanak et le seul îlot … exotiquement français dans cette région du Pacifique.

Ses marchés : l’Australie, dont près de deux millions de citoyens amoureux de la France se rendent chaque année à Paris, les « Néo », si proches d’une nature authentique et dont 50 000 citoyens parlent français, le Japon aux 130 millions d’habitants -2 fois la France- où l’image de la Calédonie est présente depuis 40 ans, et enfin, la métropole, réservoir naturel.

De quoi, en théorie, remplir rapidement les quelques hôtels existants, ainsi que les 4 ou 5 grands établissements qu’il faudrait construire dans les 10 ans !

QUALITATIF : L’ENJEU
La métropole, avec près de 90 millions de touristes (!) se pose la question de la maîtrise du tourisme de masse. La Calédonie n’en est pas là.

Pourtant, en matière de développement, de retombées économiques, de préservation des milieux, la question est pour elle tout autant fondamentale : quelle qualité de touristes devons-nous cibler, et quelle doit être notre stratégie en conséquence ?

Une question oubliée depuis une décennie et demi …

R.G.

PROMO TOURISTIQUE D’ENFER POUR LA CALÉDONIE : MAIS … C’EST OUVÉA !

Et pour remuer le couteau dans la plaie, Le Point publie une pub pour le Papeete-Paris par French Bee à 55.000 fcfp !

Cela fait bien longtemps que l’on n’avait autant parlé de la Calédonie, dans la presse nationale, d’abord, et surtout dans la presse spécialisée touristique, ensuite. Mais si les photo évoque des lieux paradisiaques, c’est pour y relater, qui d’un « bateau touristique attaqué en Nouvelle-Calédonie« , qui de « l’attaque d’un bateau touristique », qui d’un « bateau touristique attaqué au large d’Ouvéa« .

Cette info tient une belle place dans les heddomadaires (Le Point, l’Obs), dans les quotidiens nationaux (Le Figaro, Le Parisien), dans les magazines spécialisés (Voiles et Voiliers, Hisse et Oh), et surtout dans les parutions touristiques qui font autorité. Au premier chef de celles-ci, deux d’entre elles que sont l’Echo Touristique et le Quotidien du Tourisme.

La presse régionale n’est pas en reste. NoumeaPost a relaté les articles parus dans les médias australiens et néo-zélandais (lire notre article). Tahiti Infos, de son côté, titrait également sur l’événement.

Et déjà que depuis le début de l’année, les chiffres de la fréquentation touristique de la Calédonie sont en baisse …

L’AGRESSION DES TOURISTES À OUVÉA DANS LA PRESSE ÉTRANGÈRE

Plusieurs médias se sont faits l’écho de l’attaque d’un bateau de touristes à Ouvéa, en Australie et en Nouvelle Zélande. « Gang armé » ou « pirates armés » donnent la tonalité de ces informations.

Mais pas d’affolement pour ce qui concerne le gouvernement australien, la recommandation officielle pour les visiteurs en Nouvelle-Calédonie n’a pas varié et demeure de prendre des précautions normales de voyage.