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BEACH HOUSE BOAT PASS : LE « MUST » DU MOMENT

En arrivant au Beach House, c’est d’abord la surprise qui s’impose à vous. Et rapidement, un véritable enchantement. Des villas au style unique en Calédonie, un surplomb magique du bout extrême de la Grande Terre et du passage « Boat Pass » qui la sépare de l’île de Baaba. En prime, la proximité d’un des « spots » les plus prisés au monde pour la pêche à la mouche du fameux bonefish. Le tout, avec un accueil à la hauteur de la magie de l’endroit, et des activités de toute Nature. Tourisme pro.

LICENCIEMENT ET RECONVERSION EN CRÉANT UNE ENTREPRISE
Le tout est parti d’un licenciement, finalement conclu à l’amiable, de Sylvie, créatrice du concept. « De retour de vacances, mon nouveau directeur m’a annoncé qu’il se séparait de moi, sans autre explication qu’une phrase laconique : j’ai le sentiment qu’on ne pourra plus travailler ensemble ! ». Après une négociation menée tambour battant, c’est la rencontre, au pôle emploi local, d’une formatrice en création d’entreprise. Banco. A l’issue d’un stage décidemment très efficace, l’ancienne cadre d’entreprise décide de se lancer dans une aventure un peu folle : créer un « lodge » sur une propriété de vacances que le couple -Emmanuel et elle-même- possède depuis une quinzaine d’année, quasiment à Boat Pass.

Riche de quelques études d’architecture, Sylvie conçoit et dessine elle-même le complexe. Pour les façades très originales, « c’était le rappel balnéaire et vacancier des cabines de bain« . Pari gagné : c’est l’impression saisissante du premier coup d’oeil. Pour le reste, la clientèle ciblée -grâce à l’expérience de quelques locations de la maison de vacance- sera majoritairement la famille.

INVESTISSEMENT ET ACTE DE FOI EN PROVINCE NORD
Pour réaliser ce projet, il fallait répondre à deux conditions : faire confiance à la province géographique Nord, et trouver un financement au projet. Le Nord, Sylvie connaissait. La province, elle, a un peu traîné les pieds, mais finalement a approuvé l’initiative. Et c’est grâce au financement défiscalisé, métropolitain et local, que le tour de table a été bouclé en complément des fonds propres du couple.

La construction a été menée en un temps record, grâce notamment à une entreprise formée de « compagnons », véritables artistes du bois, pour une réalisation répondant à toutes les normes écologiques.

UN REMARQUABLE LODGE ÉCOLOGIQUE
Outre les constructions réalisées en bois, Beach House répond à des normes de développement durable que l’on trouve rarement en Nouvelle-Calédonie. Sur place, un expert, capable d’adapter les techniques au contexte local : Vincent.

L’électricité, d’abord, est produite par un ensemble de panneaux photo-voltaïques suffisant pour alimenter l’ensemble hôtelier. L’eau chaude, elle, résulte évidemment d’un système de panneaux solaires.

L’eau potable est produite sur place par un désalinisateur dont la capacité est de 800 litres à l’heure. Une crépine installée en mer permet d’alimenter un réservoir relié à un système de désallement produisant de l’eau douce acheminée vers un second réservoir. Le précieux liquide est ensuite réparti par refoulement dans le complexe hôtelier.

Vincent, technicien, en charge des techniques eau, énergie solaire et assainissement

L’assainissement est exemplaire et même pilote en province Nord. Toutes les eaux usées sont collectées, puis refoulées, après réduction des solides, vers un bassin de phyto-assainissement. En clair, ce sont des plantes qui assurent l’assainissement final des eaux usées. De la végétation, des rejets dépollués, et pas d’odeur.

Un phyto-assainissement pilote

DES VILLAS TOUT CONFORT
Chaque villa couvre une superficie de 100m2. De quoi loger, dans deux chambres confortables et, le cas échéant dans le salon convertible, 6 personnes. Pour ceux qui veulent une certaine indépendance pour les repas, une cuisine ouverte, entièrement équipée, est à leur disposition. A noter : la salle de bain, ouverte et extérieure. Cerise sur le gâteau : des terrasses de villas sur la colline, on domine Boat Pass. Le bout du monde, un spectacle hors du commun.

Villas avec 2 grandes chambres …
Et une cuisine équipée

RESTAURANT, PISCINE, BOUTIQUE COIN BARBECUE, LOISIRS
La piscine est de fort belle facture, dans le style du lodge. Les clients trouveront en outre tous les services propres à un tel hébergement : restaurant, coin apéro et barbecue en plein air, vélos, kayaks, catamarans, terrain de pétanque, et bien sûr plage.

La piscine en forme de couloir de nage
Une boutique à la réception

EXCURSION SUR L’ÎLOT D’EDWIN
L’îlot est occupé par une famille mélanésienne conduite par Edwin Williams et son épouse que le tourisme a transformé en excursionnistes. La gentillesse personnifiée. 10 minutes de traversée en bateau, et vous voilà transporté sur une île quasiment vierge. Quand au « pique nique », c’est un véritable repas à base d’énormes picots et de légumes de l’île. Plus bio que bio.

Du haut d’un point élevé, on jouit d’une vue sur toute la baie de Poum et de l’imposant massif de Poum/Thiébaghi.

PÊCHE AU GROS, PÊCHE AUX CRABES ET BONEFISH
Bien entendu, il est possible de commander une excursion de pêche au gros. Nul ne peut douter que le grand nord se prête à ce sport. Ceux qui veulent découvrir la pêche aux crabes seront également servis : le lodge trouvera un guide pêcheur.

Mais c’est la pêche à la mouche qui est le « must ».

Pour définir le potentiel des « flats » de la région, on peut citer ce qu’écrivait sur son Blog Jean-Baptiste Vidal, guide de pêche :  » Dans un petit peu plus de 10 jours, je retourne sur place en Nouvelle Calédonie pour prospecter d’autres secteurs de l’Ile. Objectif: faire un bonefish de plus de 15 livres, oui, je dis bien 15 lbs+! et pourquoi pas un record du monde? »

Mais attention, pas question d’aller seul sur un des flats à Boat Pass ou proche du canal : il faut impérativement être accompagné par un guide disposant des autorisation des maîtres des lieux.

Beach House se chargera de l’organisation de la pêche avec guide.

UNE BONNE ENTENTE AVEC LA COMMUNAUTÉ HUMAINE DES LIEUX ET LE GÎTE DE POINGAM
Pour être durable, le développement économique doit également être solidaire. C’est le précept que respectent Sylvie et Emmanuel. Les excursions, notamment, permettent de partager l’activité touristique avec des artisans et des excursionnistes locaux. Chacun y trouve son compte, ce qui facilite l’acceptation et l’adhésion à une économie laquelle, mal maîtrisée, peut se révéler invasive.

Il en va de même avec le fameux relais de Poingam, popularisé en son temps par un personnage hors du commun : Henri Fairbank. Chez le voisin, à 5 minutes de Beach House, vous trouverez plateau de fruits de mer, visite des marais salants de Koh avec bien, sûr, sel de Koh, et enfin, le curieux bain de boue.

DES PRIX RAISONNABLES
Last, but not least : le séjour se caractérise par un prix tout à fait raisonnable, en raison notamment du concept d’hébergement, et de la liberté laissée au client pour sa restauration et ses activités.

L’accueil est chaleureux et bienveillant. Et la formule connaît un succès notable que vous découvrirez en tentant une réservation.

Le site Internet est : Beach House Lodge Nouvelle-Calédonie. Pour ceux qui veulent éviter les 6 heures de routes à partir de Nouméa -une conduite qui n’est en réalité, ni trop longue avec un arrêt, ni désagréable parce que pittoresque- le lodge propose «  sur réservation, une prise en charge en hélicoptère à l’aéroport de Tontouta ou à l’aérodrome de Magenta ».

Incontestablement, le professionnalisme des hôtes, la qualité des installations, l’originalité des excursions et des pratiques sportives, l’environnement exceptionnel font de Beach House le « must » du moment.

Des villas sur la colline, vue sur Boat Pass
Le salon peut également héberger 2 personnes
Une salle de bain extérieure
En chambre, bureau et coffre de sécurité
Coin extérieur barbecue et apéro
Vélos, pétanque, kayaks, voiliers, grande salle de jeux, baby foot, tennis de table, terrain de volley …
Et même yoga
Un restaurant convivial

EN AUSTRALIE, CALÉDONIE « ZONE À RISQUE » !!!

L’affaire d’Ouvéa, et peut être d’autres moins connues ou encore la menace des requins, ont continué d’écorner la réputation de la Nouvelle-Calédonie comme destination touristique. Cette dernière est toujours présentée comme un pays à risque, par certains opérateurs téléphoniques qui persistent et signent. Et à présent, une banque s’y met …

Ainsi, les messages de prudence continuent à être diffusés par certains opérateurs téléphoniques. Et les communications téléphoniques pour la Calédonie, sur des postes fixes reliés à ces opérateurs, sont impossibles à obtenir. Lire notre article précédent.

HAUT RISQUE
Vous pouvez entendre, dans l’enregistrement qui suit, le refus de mise en communication demandée avec notre territoire, et le message qui l’accompagne : « le numéro que vous avez appelé est considéré comme étant à destination internationale à haut risque » !

« RESTRICTIVE AREA »
Fait nouveau : c’est à présent un opérateur bancaire qui ne délivre plus de billets sur les appareils de distribution de cash. Lorsque l’on introduit sa carte de crédit dans un ATM opéré par cette banque, au moins jusqu’à présent, elle vous est rendue en même temps que s’affiche un message en anglais qui explique que la délivrance d’argent n’est pas possible parce que la Nouvelle-Calédonie est considérée comme une « restrictive area » !

Fort heureusement, le mobile et les communications directes ou telles Whatsapp ou Messenger fonctionnent normalement. De même pour la plupart des ATM.

Pour booster notre tourisme, il ne manque que quelques annulations de vols pour cause de grève ou de blocage divers …

TOURISME : POURQUOI LE MARCHÉ CHINOIS EST UNE MAUVAISE OPTION

Alors que le développement touristique ne répond à aucun critère qualitatif, se bornant aux nouveaux objectifs de « 200 000 touristes en 2025 » après celui de « 230 000 touristes en 2016 », c’est à présent le marché chinois qui semble devenir un objectif. Or, avant de fantasmer sur un marché difficile et nouveau, il serait plus pertinent d’optimiser les marchés de proximité, Australie, Nouvelle-Zélande et Japon, négligés depuis 15 ans et pourtant mieux connus. En second lieu, toutes les études concluent à la nécessité, pour la Nouvelle-Calédonie, de privilégier un tourisme qualitatif. Le marché japonais, par exemple, en est un. Pas le marché de clientèle chinoise, plutôt bas de gamme.

DES PRESTATAIRES RÉTICENTS
L’expérience des charters en provenance de Chine a laissé quelques traces, dont se gardent bien de commenter les responsables du tourisme. Pourtant, parmi les prestataires ayant eu les groupes en charge, certains sont catégoriques. « Il vaut mieux éviter cette clientèle« .

Parmi les griefs évoqués, le fait que certains touristes crachent par terre, et que d’autres sont bruyants ou peu respectueux de l’environnement. Bien entendu, il serait insultant de généraliser ces attitudes. La Chine est est pays raffiné, où les citoyens bien éduqués sont proportionnellement aussi nombreux que dans n’importe quel pays. Mais tel est le niveau de clientèle que la Calédonie, sans image touristique en Chine et avec un produit inférieur à la concurrence, est contrainte de drainer à grands renforts de prix à la casse.

MIEUX VAUT 150 000 TOURISTES « ÉDUQUÉS » QUI DÉPENSENT QUE 300 000 QUI POLLUENT
Pour une destination comme la Nouvelle-Calédonie, aux richesses naturelles exceptionnelles, aux écosystèmes culturels fragiles, le tourisme ne peut que s’orienter vers des clientèles plutôt éduquées et disposant d’un bon revenu moyen. Las, l’absence de développement hôtelier et de produits adaptés, et même de développement touristique tout court, a généré une course aux statistiques accompagnée de baisse des prix « pour faire du chiffre ».

Résultat : la tendance va à l’inverse de ce qui est souhaitable par la destination, dont les prix comme la fragilité devraient réfuter tout ce qui s’apparente à du tourisme de masse. Certes, les chiffres sont … à mille lieues de ce qui pourrait constituer un tourisme de masse. Mais la technique marketing et les prix y correspondent !

IL SERAIT TEMPS DE REVENIR À DES FONDAMENTAUX DU TOURISME
Brouillon, et sans résultats, le développement touristique calédonien passe depuis 15 ans à côté de ce qui est sa chance : une destination exceptionnelle à de multiples points de vue, et des marchés propres à satisfaire ses ambitions économique.

Destination exceptionnelle, elle l’est par son environnement naturel et culturel hors du commun : le plus grand lagon du monde, l’endémie végétale la plus forte du Pacifique Sud, la culture kanak et le seul îlot … exotiquement français dans cette région du Pacifique.

Ses marchés : l’Australie, dont près de deux millions de citoyens amoureux de la France se rendent chaque année à Paris, les « Néo », si proches d’une nature authentique et dont 50 000 citoyens parlent français, le Japon aux 130 millions d’habitants -2 fois la France- où l’image de la Calédonie est présente depuis 40 ans, et enfin, la métropole, réservoir naturel.

De quoi, en théorie, remplir rapidement les quelques hôtels existants, ainsi que les 4 ou 5 grands établissements qu’il faudrait construire dans les 10 ans !

QUALITATIF : L’ENJEU
La métropole, avec près de 90 millions de touristes (!) se pose la question de la maîtrise du tourisme de masse. La Calédonie n’en est pas là.

Pourtant, en matière de développement, de retombées économiques, de préservation des milieux, la question est pour elle tout autant fondamentale : quelle qualité de touristes devons-nous cibler, et quelle doit être notre stratégie en conséquence ?

Une question oubliée depuis une décennie et demi …

R.G.

PROMO TOURISTIQUE D’ENFER POUR LA CALÉDONIE : MAIS … C’EST OUVÉA !

Et pour remuer le couteau dans la plaie, Le Point publie une pub pour le Papeete-Paris par French Bee à 55.000 fcfp !

Cela fait bien longtemps que l’on n’avait autant parlé de la Calédonie, dans la presse nationale, d’abord, et surtout dans la presse spécialisée touristique, ensuite. Mais si les photo évoque des lieux paradisiaques, c’est pour y relater, qui d’un « bateau touristique attaqué en Nouvelle-Calédonie« , qui de « l’attaque d’un bateau touristique », qui d’un « bateau touristique attaqué au large d’Ouvéa« .

Cette info tient une belle place dans les heddomadaires (Le Point, l’Obs), dans les quotidiens nationaux (Le Figaro, Le Parisien), dans les magazines spécialisés (Voiles et Voiliers, Hisse et Oh), et surtout dans les parutions touristiques qui font autorité. Au premier chef de celles-ci, deux d’entre elles que sont l’Echo Touristique et le Quotidien du Tourisme.

La presse régionale n’est pas en reste. NoumeaPost a relaté les articles parus dans les médias australiens et néo-zélandais (lire notre article). Tahiti Infos, de son côté, titrait également sur l’événement.

Et déjà que depuis le début de l’année, les chiffres de la fréquentation touristique de la Calédonie sont en baisse …

L’AGRESSION DES TOURISTES À OUVÉA DANS LA PRESSE ÉTRANGÈRE

Plusieurs médias se sont faits l’écho de l’attaque d’un bateau de touristes à Ouvéa, en Australie et en Nouvelle Zélande. « Gang armé » ou « pirates armés » donnent la tonalité de ces informations.

Mais pas d’affolement pour ce qui concerne le gouvernement australien, la recommandation officielle pour les visiteurs en Nouvelle-Calédonie n’a pas varié et demeure de prendre des précautions normales de voyage.