Archives pour la catégorie sport

FED CUP : L’EXPLOIT DES FRANÇAISES VICTORIEUSES DES AUSTRALIENNES EN FINALE

France Infos – « Un titre historique et inattendu au bout du monde. La France a remporté la troisième Fed Cup de son histoire face à l’Australie après son succès lors du double décisif à Perth, dimanche 10 novembre. Les Françaises Kristina Mladenovic et Caroline Garcia ont d’abord lutté pour remporter un premier set accroché (6-4) avant de surclasser leurs adversaires australiennes, Ashleigh Barty et Samantha Stosur, dans le deuxième set (6-3) pour s’imposer sans trembler en deux manches.

« Pour sa première saison à la tête de l’équipe de France, Julien Benneteau réussit ainsi un coup de maître : remporter le trophée après avoir remis en selle et redonné confiance à ses deux meilleures joueuses, qui entretenaient depuis plusieurs années des relations tendues.

L’exploit de Mladenovic, la désillusion de Barty

« Plus tôt dimanche, l’Australie avait égalisé à deux points partout face aux Bleues après le succès de sa numéro deux, Ajla Tomljanovic,face à Pauline Parmentier (6-4, 7-5) dans le quatrième simple.

« La France avait repris l’avantage en début de journée pour mener 2-1 après la victoire épique de la numéro 1 française, Kristina Mladenovic (40e mondiale), contre la numéro un mondiale, Ashleigh Barty (2-6, 6-4, 7-6). Egalement battue lors de ce double décisif, l’Australienne boucle sa saison exceptionnelle – marquée par un titre à Roland-Garros et un autre aux WTA Finals (le Masters féminin) il y a deux semaines – par une grosse désillusion devant son public. »

L’article du Monde

https://www.lemonde.fr/tennis/article/2019/11/10/fed-cup-grace-a-kristina-mladenovic-la-france-n-est-plus-qu-a-un-point-de-la-victoire-en-finale_6018666_1616659.html

FOOT : LE COUP DE GUEULE D’ANTOINE KOMBOUARÉ

Antoine Kombouaré

Depuis un mois Antoine Kombouaré a pris les commandes du Toulouse Football Club qui pointe à la 18e place du tableau de la Ligue 1. Challenge difficile, avec les dernières défaites contre deux grosses « écuries », Rennes et Lyon. Cette fois, l’adversaire sera le voisin Montpellier. Mais sujets à plusieurs critiques, Antoine a poussé un coup de gueule, alors que de nombreux joueurs sont à l’infirmerie.

« Antoine Kombouaré semblait très en colère envers les supporters de son nouveau club. «Ce que je constate, commence le coach, c’est qu’il y a une défiance des supporters envers l’institution TFC. Je n’aime pas. J’ai horreur de ça. On a besoin de tout le monde pour s’en sortir. C’est le discours que je tiens partout où je suis passé. Le public ne peut pas se retourner contre les siens », rapporte le Figaro.

Pareil pour les critiques des anciens joueurs : « ça m’énerve, je monterai toujours au créneau parce que ce n’est pas l’heure, on attend la trêve ou la fin de saison pour s’exprimer. On ne le fait pas pendant le championnat, si tant est qu’on se revendique toulousain. Cela me met hors de moi. Littéralement. Alors si ces anciens persistent, qu’ils ne sont pas contents, qu’ils viennent me voir à la sortie de l’entraînement, je suis prêt à les recevoir pour discuter ensemble. Il n’y a pas de souci.»

«En résumé, j’appelle à l’union sacrée, à ce que les gens mettent les problèmes de côté pour tirer dans le même sens. Le but est que le Téfécé se porte mieux, je me répète. Je suis comme ça, c’est dans mon tempérament, je dis ce que je pense. Je suis entraîneur de Toulouse et je pense que je ne peux pas être plus clair, non ? »

C’est dit.

PAS DE TRANSCALÉDONIENNE EN 2020 – FIN DE L’ÉPREUVE MYTHIQUE CALÉDONIENNE ?

Paul-Antoine Grangeon ne rempilera pas à la présidence de la Transcalédonienne, l’épreuve mythique de trail locale dont l’objectif initial, il y a 28 éditions de cela, était de marcher -et pour certains, de courir- d’une côte de la Calédonie à une autre, par équipe mixte de trois. Son directeur de course non plus. 

La « Transcal » formidable épreuve découverte, avait succédé au grand trail international d’alors, le Raid Gauloise à l’origine des grandes courses d’aventure à travers le monde. Elle n’aura pas lieu en 2020. Pause ?

LE RAID GAULOISE SUSCITE LES ENVIES DE « COURSE D’AVENTURE »
Le Raid Gauloise était né en 1989 sur le concept d’arpenter les régions hostiles de la planète sans moyen motorisé (trekking, VTT, cheval, rafting ou canoë), puis devenu la référence du « raid aventure ». La première édition avait été organisée par Gérard Fusil en Nouvelle-Zélande.

Mort en 2003 en tant que « Raid Gauloise », l’épreuve a symboliquement soufflé ses 30 bougies en métropole, à Vars et Rizoul, dans deux épreuves trail/rafting/course d’orientation les 13 et 14 juillet 2019.

Projeté par son créateur, Gérard Fusil, sur « les terres sauvages de Nouvelle-Calédonie » en 1991, le Raid Gauloise avait été organisé avec le concours d’un pionnier local des raids et trails, Patrick Ventura et son organisation « Challenge ».

Depuis, le genre s’est développé de façon exponentielle sur le territoire et a constitué un une activité sportive nouvelle, qui s’est largement diversifiée.

Dans la foulée du Raid Gauloise, la Transcalédonienne était née, avec en leitmotiv, la Santé.

UNE ÉPREUVE HORS NORME
Dans les premières années, la « Transcal » -Défi Santé- était -et demeure- un formidable parcours découverte de la Calédonie, ainsi qu’une épreuve sportive à la portée, aussi bien des spécialistes du raid, que des simple passionnés de marche et d’endurance. Elle était devenue une étape sportive majeure du calendrier annuel.

Depuis, les épreuves « dérivées » ont fait florès, presque chaque semaine. L’apparition du VTT et son spectaculaire engouement ont ajouté au choix des « aventuriers » locaux.

La Transcal, quant à elle, a grossi. Peut être démesurément. De 500 participants par équipe de 2 hommes/une femme au départ, elle est devenue un énorme machine multidisciplinaire atteignant 1400 participants ! Un travail titanesque pour les quelques organisateurs bénévoles, et notamment le président et le directeur de course. Avec en prime, d’énormes enjeux sécurité et une responsabilité civile de plus en plus lourde.

UNE PAUSE EN 2020, MAIS UN RENDEZ-VOUS POUR 2021
Pour la prochaine édition, en 2020, les organisateurs ont jeté l’éponge après des années de très lourd, trop lourd bénévolat. Le grand rendez vous des « trailers » est reporté.

Reporté mais pas annulé, assure Jean-Marie Viard, bénévole depuis 10 ans, et président intérimaire. Un nouveau rendez-vous est pris pour 2021.

La « Transcal » sera-t-elle transformée, allégée, maintenue en l’état ? La nouvelle équipe qui va probablement se mettre en place aura à en décider.

Il faut également souhaiter que les pouvoirs publics et les collectivités soient attentifs et bienveillants. La Transcalédonienne, née il y a près de 3 décennies, a enchanté des milliers de Calédoniens amoureux du sport, de la découverte et de l’effort. Elle demeure un exemple pour les jeunes, et diffuse un précieux message de santé.

Elle peut souffler pendant une saison. Mais son retour, en 2021 est impératif.

LA MAGIE DES ILES POUR LE TOUR AIR FRANCE

Déplacer la caravane du Tour Air France à Maré n’est pas chose facile. La problématique du transport et de la logistique n’est jamais simple à résoudre. Mais au bout de l’effort, la magie des îles est bien présente.

A Maré, comme auparavant à Lifou et à Ouvéa, les coureurs ont découvert le coeur de la société kanak, traversé des tribus, cotoyé les habitants, participé aux cérémonies coutumières.

Les victoires de l’italien Lucca (Pontoni-Casa Italia) et de Vincent Louiche (Ville de Dumbéa) ont mis en relief, à la fois le caractère international de l’épreuve, et le haut niveau de course. Rouler une étape à près de 50km/h de moyenne n’est vraiment pas une promenade de santé …

Côté calédoniens, Florian n’a pas démérité. Rapide au contre-la-montre, il a manqué quelque peu de jambe à Maré.

C’est donc sur la Grande Terre que la suite va se jouer. Après ce départ « sur les chapeaux de roue », dans une ambiance chaleureuse et colorée, les difficultés vont s’accumuler pour les rois de la petite Reine. Autres paysages, autres ambiances, le Tour Air France est vraiment un événement sportif et de cohésion sociale.

COUPE DU MONDE DE RUGBY À XV : LES WALLABIES CHOISISSENT NOUMÉA POUR S’ENTRAÎNER

Extrait de Ouest France

On aurait pu attendre le XV de France, défait ce week end par l’Ecosse 17-14, en vue de la préparation à la coupe du monde de rugby qui se déroulera en septembre au Japon. Et ce sont les Australiens qui ont débarqué !

La prestigieuse équipe de Wallabies, récemment vainqueur des All Blacks par 47-26 (!), va parfaire sa préparation en Nouvelle-Calédonie. Notre territoire proche doté des équipements propres à assurer l’entraînement, est en effet propice à un exercice de concentration à l’épreuve mondiale, et surtout, hors de toute pression, notamment des medias australiens.

Demandes particulières : plusieurs centaines de kilos de glaçons sont requis chaque jour pour la récupération cryothérapique des sportifs, et l’eau utilisée doit être à l’abri de tout germe. L’eau du Mont Dore convient parfaitement, de même que les installations du Chateau Royal, l’hôtel choisi par la célèbre équipe séduite notamment par les équipements de balneothérapie.

A défaut d’avoir été une base pour les joueurs du Coq, Nouméa aura été celle des Wallabies. Peut être futurs tenants du titre mondial. C’est en tout cas, tout le mal qu’on peut souhaiter à nos prestigieux visiteurs.

COUPE CLARK : TRIOMPHE DE MAGIC STAR ET DE L’ÉCURIE CREUGNET

Le terrain était détrempé par une pluie qui coulait depuis la veille, avec quelques éclaircies le dimanche matin. Mais le public, et surtout les chevaux, étaient au rendez vous de la 88e édition de la Coupe Clark. L’événement hippique de l’année.

Magic Star, de l’écurie Creugnet, monté par Nivesh Teeluck, un jockey mauricien, n’a laissé aucune chance à ses adversaires. Le cheval de Boulouparis, en tête de bout en bout, a couru la distance en 1’43″32, devançant Bounty Star et Spur Kris Light.

ROGER KADDOUR : LES SPORTIFS LUI DOIVENT TANT !

Roger Kaddour aux côtés de Numa Daly

Avec sa modestie permanente, Roger Kaddour s’en défendrait ; pourtant, le sport calédonien et ses sportifs lui doivent tant ! Fondateur avec d’autres des Jeux du Pacifique Sud, après Numa Daly et Pierre Issamatro, Roger Kaddour a déplacé des montagnes pour obtenir l’organisation des Jeux de 1966. Il a du en bouger d’autres pour faire construire des infrastructures qu’on lui doit aujourd’hui. Depuis, sans discontinuer, son action, sa présence sont associées aux Jeux renommés « du Pacifique » en 2005. Pionnier visionnaire.

66 000 HABITANTS
La Nouvelle-Calédonie d’alors est quelque peu différente de celle d’aujourd’hui ! En 1961, elle compte 81 200 habitants, 5 969 voitures de tourisme appartenant à des particuliers, 700 véhicules dans les collectivités, et un manoeuvre, dans la métallurgie, gagne 14 000 FCFP par mois. Le Conseil de gouvernement est dirigé par Michel Kauma.

En brousse, on produit, en ce temps, plus de 1 000 tonnes d’un excellent café !

Le budget du territoire, modeste, est essentiellement alimenté par des taxes indirectes et des recettes douanières. Une part importante des financements provient directement de l’Etat.

IL PARVIENT À CONVAINCRE L’ETAT
Accompagné de Numa Daly et de Marcel Anglès, Roger Kaddour et ses compagnons emportent la décision du comité organisateur des Jeux : après Fidji en 1961, ce sera Nouméa en 1966.

Homme d’affaires entreprenant, Roger Kaddour prend le taureau par les cornes. Il convainc l’Etat et les autorités calédoniennes de doter Nouméa d’infrastructures sportives dignes de ce nom : un stade de foot et d’athlétisme, un vélodrome, une salle omnisports et une piscine olympique. Démesuré, pour l’époque et pour certains !

A Paris, aidé de Jacques Vendroux et de Maurice Herzog, le célèbre alpiniste vainqueur de l’Annapurna et Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, il emportera la décision avec une confirmation de Georges Pompidou, devenu Premier ministre.

LES « CORBEAUX » CRITIQUENT SON AMBITION POUR LA NOUVELLE-CALÉDONIE !
Immédiatement, localement, de nombreux « corbeaux » le critiquent. On l’accuse de folie des grandeurs, de gaspilleurs de fonds publics. On le surnomme « Monsieur 250 millions », montant des investissements qu’il fera conduire. Ce sera d’ailleurs la même critique des « corbeaux » 35 ans plus tard, pour les Jeux de 2011 avec la résidence des athlètes destinée ensuite aux étudiants, ou encore la piscine olympique de Dumbéa !

UN VISIONNAIRE
Mais des critiques, Roger Kaddour n’en a cure. Seul lui importe l’intérêt du sport, et le défi, pour la Calédonie, d’organiser les Jeux en 1966.

Grâce à l’Etat, les équipements sont réalisés. Fort heureusement. Et 43 ans après, ils servent encore le sport et ses athlètes. Et avec le recul, les 250 millions, somme importante à l’époque, paraissent dérisoires.

Le stade en construction. On remarque la faible urbanisation autour !

Roger Kaddour, lui, savait qu’un tel investissement s’amortit sur plusieurs générations.

La jeune équipe de tennis aux Jeux

UN PATRIARCHE
Dans le monde des Jeux, Roger Kaddour est infiniment respecté, et sa parole pèse. A travers lui, ce sont la Nouvelle-Calédonie et la France qui rayonnent. Pour les sportifs, il fait figure de patriarche.

A Samoa, le Conseil des Jeux lui a rendu hommage en le nommant « membre à vie » du Conseil des Jeux.

Il faut souligner que le CTOS n’avait pas attendu : depuis plusieurs années, le monde sportif calédonien l’a honoré en donnant à sa « Maison » le nom de Roger Kaddour. Monsieur Kaddour.

LARA GRANGEON : UNE CALÉDONIENNE AUX JO DE TOKYO

Le 10km en eau libre au Mondial de natation

Aux championnats du monde de natation, en Corée du Sud, dans le 10km en eau libre, Lara Grangeon rate la troisième marche du podium pour … un dixième de seconde !

La nageuse calédonienne a néanmoins réalisé une belle performance, et a devancé la championne du monde en titre, la Française Aurélie Muller (11e).

« À 300 m de l’arrivée, je sens qu’on est encore plus de dix », a déclaré Lara à l’Equipe. « Je me suis dit que je n’avais pas fait tout ça pour rien, je me suis bien battue et je réalise une belle touche ». Elle a pu compter, dans ce finish, sur ses qualités de sprinteuse développées en bassin.

Mais si le podium lui a échappé, Lara Grangeon enregistre l’immense satisfaction d’obtenir son ticket pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Bonne chance Lara.

VAA’A AUX JEUX : L’AUTHENTIQUE EXPLOIT DES RAMEURS CALÉDONIENS

Richard Drouet comme toute la communauté du Vaa’a calédonien ont de quoi être fiers : les Cagous ont réalisé un authentique exploit en remportant la médaille d’or en catégorie V12 aux Jeux du Pacifique. Devant les Tahitiens.

Dans cette discipline, les rameurs polynésiens ont toujours été les rois incontestés. Mais c’était compter sans des Cagous, avec une ossature « cousine germaine » des Tahitiens, le dynamisme de la ligue, et l’entrainement acharné des passionnés de ce sport.

C’est probablement une des plus grosses surprises de ces Jeux. Mais il semble néanmoins que les Polynésiens n’aient pas été au mieux de leur forme, puisqu’ils ont été également battus par Wallis et Fidji.

Mais qu’importe. Les rameurs calédoniens sont désormais entrés dans le club des grands de la rame traditionnelle dans le Pacifique.

FOOT CHAMPIONNAT D’OCÉANIE : LE TRIOMPHE DES CALÉDONIENS

Cela ne s’était jamais produit : deux équipes calédoniennes vont s’affronter en finale de la Ligue des Champions d’Océanie (comprenant la Nouvelle-Zélande, mais pas l’Australie).

Hier après midi, Hienghène Sport a battu le tenant du titre, Team Wellington 2-0, tandis que l’AS Magenta est venue à bout de Auckland City (2-1).

Les deux équipes calédoniennes s’affronteront en finale le 11 mai à Nouméa. Et une équipe calédoniennes participera à la Coupe du Monde des clubs en fin d’année.

Une performance exceptionnelle du foot-ball local.