Archives pour la catégorie Société

AFFAIRE AURELIE MARCIAS : LES MEURTRIERS SERONT-ILS REMIS EN LIBERTÉ ?

Les auditions des 4 adolescents qui ont provoqué la mort d’Aurélie Marcias à proximité de Saint Louis alors qu’elle rentrait chez elle à moto donnent, paraît-il, froid dans le dos. La description des faits, l’absence d’expression d’un regret, l’explication des mobiles auraient de quoi laisser pantois ceux qui attendraient une marque d’humanité dans cette sinistre affaire.

Après le travail remarquable de la Gendarmerie, la procédure repose entre les mains de la Justice. S’agissant une nouvelle fois de délinquants mineurs, le sujet qui trotte dans tous les esprits est le sort immédiat des prévenus.

Trop fréquemment, en effet, des délinquants mineurs se trouvent en situation de multirécidive après avoir eu à nouveau les mains libres à la suite de leurs méfaits. « Cinquième voiture incendiée » ou « nième cambriolage » font partie des constats locaux.

La litanie des « Il faudrait que … » s’égrène depuis des mois, à propos des mineurs. Bien des options sont évoquées, depuis le « Centre fermé » jusqu’à l’Epide à l’encadrement militaire.

« Que fait l’Etat ?« , sauf que … la compétence a été transférée à la Nouvelle-Calédonie depuis bien des années. Les incantations n’ont pas franchi le seuil des actes, à l’exception de travaux de rénovation d’établissements existants et la mise en place d’une structure à Paita…

Ce sujet est d’ailleurs pointé du doigt par le rapport des experts sur la sécurité, mandatés par l’ancien Premier ministre Manuel Valls.

Dans ces conditions, le travail des juges n’est pas simple. Mais pour le « vulgum pecus », effrayé et las des crimes et des méfaits impliquants des mineurs, dans cette affaire qui a ému des milliers de Calédoniens, une des questions est bien : « vont-ils être remis en liberté ? ».

COMMENT L’ECOLE CALÉDONIENNE SERA IMPACTÉE PAR LES RÉFORMES DU NOUVEAU MINISTRE DE L’ÉDUCATION

Le nouveau ministre de l’Education Nationale va également changer le système éducatif calédonien en profondeur. Le projet éducatif local n’ayant en effet que peu d’incidence sur ce système tant il comporte de généralités et d’orientations à caractère idéologique, les enseignants et les parents d’élèves vont avoir des sujets de réflexions sérieux. Réformes.

PARENTS ALGÉROIS, FAMILLE MODESTE
Jean-Michel Banquer, agrégé de droit, diplômé de philosophie, affiche bien des paradoxes dans le paysage macronien. Ses parents vivaient à Alger, dans le quartier d’Albert Camus, le quartier populaire de Belcourt, et le jeune Blanquer, fils de rapatriés, a grandi à Paris. C’est le meilleur ami de … François Baroin – ils sont chacun parrains d’un de leurs enfants-, et dirigeait l’Essec après avoir été Recteur de Guyane. Cet auteur de plusieurs livres, le dernier étant « L’école de demain », se défend pourtant d’être de droite. Mais sa nomination a fortement contrarié Najat Vallaud-Belkacem …

REDONNER CONFIANCE À L’INSTITUTION ET AUX ÉLÈVES
« Les élèves de France sont parmi ceux qui ont le moins confiance en eux-mêmes », a plusieurs fois déclaré le ministre, conscient qu’au classement Pisa, le système éducatif français pointe au delà de la vingtième place. Loin derrière Hong Kong, Singapour, Shangai, ou même l’Estonie et l’Australie.

« Ce que j’essaie d’enclencher, c’est que l’institution ait confiance en ses recteurs, ses inspecteurs, ses professeurs, et que les professeurs fassent confiance à l’institution, les chefs d’établissement à leurs professeurs, et qu’au bout de la chaîne, les élèves aient confiance en eux mêmes ».

LES PREMIERS CHANTIERS
Pas de brutalité ni de remise en cause systématique de l’action de ses prédécesseurs chez Jean-Michel Blanquer. Plutôt une méthode douce … mais au travers de laquelle se profilent de véritables bouleversements !

Parmi les premières mesures annoncées, on trouve :

  • Le redoublement ne sera pas interdit, et le ministre revient de fait sur le décret de Vallaud-Belkacem qui entérinait « le caractère exceptionnel du redoublement »
  • 100% de réussite au CP, et pour atteindre cet objectif, des classes de réseau d’éducation prioritaire à 12 élèves
  • liberté aux communes pour la mise en place des rythmes décidés autoritairement en 2014
  • Collèges plus autonomes, lesquels pourront remettre en place, s’ils le souhaitent, des classes bilangues et l’enseignement des langues anciennes
  • Devoirs: dès la prochaine rentrée, le nouveau dispositif prévoit que dans un maximum de collèges, les devoirs soient faits après les heures de cours dans l’établissement. Les élèves seraient encadrés par des enseignements retraités, des actifs en heures sup, des assistants d’éducation, des étudiants, des volontaires du service civique. Objectif : réduire l’inégalité des élèves face aux devoirs
  • Baccalauréat : il serait validé par un contrôle continu et comporterait essentiellement 4 matières fondamentales.

LES INCIDENCES LOCALES
Les nouvelles mesures devraient être applicables en Nouvelle-Calédonie dès la prochaine rentrée de 2018. Mais le Vice-recteur/Directeur général des Services pourra amplement préparer les directions d’établissement et les enseignants à ces réformes.

Les parents d’élèves, eux, auront à apprécier notamment la possibilité de redoubler. Une mesure qui va dans le sens de l’intérêt d’un élève qui ne possède par le niveau pour intégrer la classe supérieure. Et une bonne façon de faire reculer l’échec scolaire en préparant au mieux les élèves aux épreuves d’examens.

Le Vice-Recteur disposera en outre de quelques mois pour mettre en place efficacement le dispositif de correction des devoirs dans les Collèges. Un dispositif qui devrait pour être appliqué dans tous les collèges calédoniens dès février 2018.

 

CAMBRIOLAGES, 25 VOITURES BRULÉES, DÉLINQUANCE DÉBRIDÉE : LE NAUFRAGE DE THIO

Après l’incendie du collège, l’agression des gendarmes, les grandes déclarations ronflantes suivies de réunions « importantes » et de l’installation d’un CLSPD (Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance), on aurait pu penser que la restauration de l’ordre et de la sécurité étaient de nouveau … en marche à Thio. Tout laisse à penser que non seulement il n’en est rien, mais que l’évolution de la situation ressemble fort à une espèce d’abandon. Naufrage.

Thio se vide peu à peu. Plus de boucherie, plus de boulangerie. Le plus grand centre minier de Calédonie doit faire venir son pain tous les jours … de la côte Ouest ! La plupart des employés qui ne sont pas installés dans la commune retrouvent leur famille à Nouméa ou ailleurs le week end. Pas question d’habiter sur place.

« ILS SONT CONNUS : TOUS DES MINEURS »
Les cambriolages, les vols de voiture, parfois des agressions ont abouti au fil des mois à ce désastre. « Pourtant, on connaît les fauteurs de troubles, dit cet habitant désabusé. Il y a 3 bandes de jeunes, pratiquement tous des mineurs ». Oui mais voilà, les mineurs appréhendés sont interrogés puis relâchés. Et viennent faire « un bras d’honneur » à ceux qui les recherchent … « Certains ont un palmarès de plusieurs voitures incendiées. Et sont toujours en liberté ! ».

Tout le monde est ou pourra être victime de cette situation. Les particuliers, les commerçants, et même la SLN. La société, déjà en difficulté financière, a enregistré depuis le début de l’année … 23 vols de voitures dont 20 ont été incendiées. Une véritable hémorragie qui suit le bilan de 2016 : 40 voitures volées, dont certaines sortaient tout juste du parc du concessionnaire !

NISSAN NAVARRA ET ISUZU D-Max
Les malfaiteurs affichent des préférences pour certains véhicules. Les Navarra et les D-Max Isuzu sont particulièrement choisies pour leur plus grande facilité à être dérobées.

Les sites miniers ne sont pas non plus épargnés. Un 4×4 a été volé sur le Plateau, puis a servi aux délinquants pour défoncer le portail du Camp des Sapins et y effectuer le vol de voitures toutes neuves. Plus grave, quelques tentatives de sabotage de matériels …

« Thio la riante », présentée comme le « Valparaiso de Calédonie » au temps où les voiliers venaient y chercher le nickel, est bien loin. La mairie et les coutumiers sont dépassés. Si les habitants n’avaient la chance du maintien des exploitations SLN, ce serait pour eux une catastrophe. Pour l’heure, ce n’est qu’un naufrage …

CAMBRIOLAGES, VOLS DE VOITURE, VOITURES BRULÉES ET MAINTENANT, EMPOISONNEMENTS DE CHIENS ! La délinquance devient insupportable à Nouméa.

Les délinquants tournent en ridicule les forces de l’ordre et la Justice tant les faits délictueux progressent et font augmenter le sentiment d’insécurité à Nouméa.

Il y a un peu plus d’une semaine, 5 pick up à benne ont été volés dans la région de Val Plaisance-Anse Vata. L’un deux a été vu le lendemain aux alentours de Voh.

Quant aux cambrioleurs, il s’enhardissent tant ils ont l’impression d’avoir « le champ libre ». Ce commerçant, par exemple, n’en revient pas : les malfaiteurs ont carrément … creusé un trou dans le mur pour s’introduire dans les bureaux et tout rafler.

Dans tel autre quartier, ce sont les chiens qui sont les victimes des délinquant-empoisonneurs, dérangés dans leurs larcins par les véritables alarmes que constituent les bêtes.

Rien ne semble y faire. Les Nouméens, guère protégés, savent que s’ils agissent, ce sont eux qui seront condamnés !

Sentiment d’insécurité, racisme latent, qualité de vie qui se dégrade, le malaise est partout, en dépit du soleil et d’un cadre urbain exceptionnel. C’est cela aussi qui a détourné autant d’électeurs des urnes législatives, après qu’avec leur vote pour Marine Le Pen, ils aient poussé « un coup de gueule ». Dans le vide.

Jusqu’au jour où …

LE SCANDALE DES NAKAMALS – Depuis 2012, un texte est au placard !

Un restaurateur de la Place des Cocotiers reçoit un avertissement pour une broutille incompréhensible par le service d’hygiène. Une dame se voit refuser l’ouverture de son salon de thé pour quelques centimètres qui mettent en défaut ses toilettes obligatoires. Mais à quelques centaines de mètres de là, un nakamal ouvre chaque soir sans règle d’hygiène, sans conformité d’électricité, sans respect des règles d’urbanisme normalement imposées. Parfois, même, le mélange d’alcool, de kava et de cannabis induit des comportements à risque. Sans compter la possible transmission d’hépatite virale. Un scandale qui n’émeut pas les élus saisis d’un texte depuis cinq années !

Pourtant, le gouvernement alors présidé par Harold Martin avait arrêté un texte ad hoc. Son communiqué du 22 mai 2012 précisait : «  Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a approuvé la réglementation des établissements organisant la consommation du kava dans les nakamals. Ce texte encadre la consommation de kava en soumettant les exploitants des nakamals à l’obtention d’une licence d’exploitation, dont la validité est fixée à deux ans, avant l’ouverture effective de l’établissement. En l’absence de licence, l’exploitant d’un nakamal est passible d’une peine d’amende de 440 000 F CFP, portée à 880 000 F CFP en cas de récidive. Cette nouvelle réglementation prévoit aussi quatre mesures destinées à protéger les consommateurs par : l’interdiction d’utiliser la partie aérienne de la plante de kava dans la préparation de la boisson, l’interdiction de vendre ou de boire de l’alcool et de consommer du cannabis dans les nakamals, l’interdiction d’accès des nakamals et de vente de kava aux mineurs et l’affichage obligatoire à l’entrée des nakamals de la liste des contre-indications à la consommation de kava. Par ailleurs, les horaires d’ouverture des nakamals sont réglementés et fixés de 17H00 à 23H00 y compris les jours fériés. »

Le projet de délibération transmis au Congrès dans la foulée dort paisiblement, après quelques examens qui ont conduit à une mise au placard. Apparemment fermé à double tour …

Or, ce texte touche à la fois à la sécurité et aux risques comportementaux, des thèmes abondamment évoqués, … mais à propos desquels les actes n’ont jamais suivi les paroles. Il rétablit accessoirement une équité entre les contribuables-commerçants.

Pourtant, la problématique est simple. Nul dessein d’interdire les nakamals. Juste la mise sur pied d’une réglementation justifiée par le fait que ces établissements reçoivent du public, et qui pourrait, à tout le moins, se rapprocher de celle imposée aux salons de thé !

Mais rien ne se passe, tandis que fleurissent les nakamals, parfois sans grande conséquence pour le voisinage, parfois sources de désordres. On se souvient de l’incendie des ateliers municipaux de Boulouparis provoqué par un individu qui, justement, sortait d’un tel établissement.

Mais il en va des nakamals comme de la lutte contre l’aedes aegypti, vecteur mortel de la dengue. Rien.

UN CAMBRIOLAGE PAR JOUR À DUCOS ? DANGER : le développement de ce fléau met en cause l’objectif de « Destin Commun »

On ne compte plus les cambriolages perpétrés dans les petites comme les grandes entreprises de Ducos. Avec plus souvent qu’on ne le dit, des récidives.

Devant le développement de ce fléau qui touche toute la Calédonie, seuls les moyens classiques sont mis en œuvre. Parfois, des « flags » grâce à l’efficacité de la Brigade Anti-Criminalité. Parfois, des enquêtes qui aboutissent … à la remise en liberté des auteurs placés dans l’attente d’un jugement. Et parfois, rien. Rien que le découragement des victimes qui ont de plus en plus le sentiment que les pouvoirs publics ne peuvent rien pour eux. Et qui a conduit au vote massif en faveur de Marine Le Pen.

On commence à entendre des réflexions désabusées du genre « on va devenir comme la Papouasie ». Des barbelés, des gardes, et parfois des armes ?

Désormais, c’est tout juste si les faits divers relatifs aux cambriolages, aux vols de voiture, aux incendies de voiture attirent l’attention. Des pouvoirs publics, s’entend. Car les victimes, elles, sont de plus en plus révoltées et désemparées devant ce qu’elles ressentent comme un abandon.

Intervenant après un larcin estimé à un million FCFP dans un magasin de distribution à Ducos, un agent lâche : « dans le coin, c’est un cambriolage par jour ! ».

Aujourd’hui, les citoyens ont le sentiment que la République leur demande d’assurer eux-mêmes ce qui constitue leur sécurité. Quelle faillite !

Quelques débats ont eu lieu sur le sujet, jusqu’au Congrès. Débats d’un jour, sans suite palpable, des sujets qui font « pschitt » !

L’absence de résultats pour faire reculer cette délinquance, l’absence de mobilisation exceptionnelle pour faire face à un phénomène d’une gravité exceptionnelle, ont déjà des conséquences pour la politique et la société calédoniennes : la mise en cause de la croyance qu’un destin commun est possible en Calédonie, un destin commun au cœur des Accords Matignon et Nouméa …

Connaissez-vous l’origine de la Fête des Mères ? Un excellent article de l’Express

Non, la Fête des mères n’a pas été créée par des spécialistes du marketing, ni par le maréchal Pétain. Retour sur sa longue histoire, la date exacte de sa célébration, ses symboles… et ses colliers de nouilles.

A quelle date la célèbre-t-on?

En France, on la fête le dernier dimanche de mai. Une exception: si la Pentecôte tombe le dernier dimanche de mai, alors la Fête des mères a lieu le premier dimanche de juin.

En revanche, dans une majorité de pays -dont le Canada, la Belgique, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, l’Australie, ou encore les Etats-Unis-, la Fête des mères a lieu le deuxième dimanche de mai.

 Le Royaume-Uni et l’Irlande, eux, la célèbrent trois semaines avant Pâques. Auparavant, ce jour était connu comme Mothering Sunday.

Dans plusieurs pays du Moyen-Orient, la Fête des mères a lieu lors de l’équinoxe de mars.

A noter: si la Belgique fête les mères le deuxième dimanche de Mai, la ville d’Anvers, elle, les célèbre le 15 août.

Des origines multiples

Non, la Fête des mères n’est pas née au cours d’une réunion marketing d’entreprise de fleuristes. Trois célébrations en sont à l’origine.

La mythologie grecque célébrait déjà la mère de Zeus, Rhéa (ou Cybèle) au printemps. Elle n’était pas la seule honorée puisque cette saison était déjà, dans les rites païens, l’occasion de célébrer lafertilité.

Les chrétiens, catholiques et les protestants, avaient également une forme de célébration de la maternité lors du quatrième dimanche deCarême: le dimanche de Laetare. L’introït -chant grégorien marquant le début d’une messe- y fait alors référence au lait maternel: « Réjouis-toi, Jérusalem! Et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans le bonheur réjouissez-vous avec allégresse, vous qui avez été dans la tristesse: vous pouvez bondir de joie et vous rassasier du lait de consolation qui est pour vous. »

En parallèle, des croyants profitaient de ce jour pour se rendre, non pas dans l’église la plus proche de chez eux, mais dans « l’église mère », c’est-à-dire la cathédrale ou l’église la plus importante de la région. Les familles s’y retrouvaient entières, une fois par an.

Ce dimanche de la maternité est donc né d’un mélange entre le passage de l’introït sur le lait et la visite à « l’église mère ». D’ailleurs, au Royaume-Uni, la Fête des mères a longtemps été appelée Mothering Sunday, en référence à cette cérémonie religieuse.

Aux Etats-Unis, l’activiste Julia Ward Howe initia en 1870 la Proclamation de la Journée de la mère, invitant les mamans du monde entier à s’unir afin d’obtenir la paix. Mais c’est surtout Anna Jarvis(1864-1948) qui est considérée comme responsable de la version internationale que l’on connaît aujourd’hui. Elle fonda en effet des « clubs » spécifiques aux mères, dans le même but d’union pacifique.

Elle était elle-même très proche de sa mère, décédée le 9 mai 1905. Le 10 mai 1908, elle dirigea une cérémonie au sein de l’église épiscopale et méthodiste Andrews afin d’honorer sa mère, « parmi toutes les mères ». Ne pouvant y assister, elle envoya un télégramme et 500 oeillets blancs. Ce qui associa pour la première fois cet événement à des fleurs. En 1912, elle crée l’association internationale pour la Journée de la mère.

En 1914, les Etats-Unis en font une fête nationale officielle. Aujourd’hui encore, l’oeillet y demeure un symbole: blanc pour une maman encore en vie, rouge pour une maman décédée.

La Première puis la Seconde Guerre mondiale ont été un facteur déclenchant pour l’officialisation de la Fête des mères dans d’autres pays, laquelle permet d’honorer nombre de parents y ayant perdu leur(s) enfant(s).

La Fête des mères en France

Non, ce n’est pas le maréchal Pétain qui est à l’origine de la Fête des mères en France… Outre le rappel historique ci-dessus, l’Hexagone n’a pas vu débarquer ce jour-événement en 1942 mais en 1906.

En 1906, le village d’Artas (Isère) organise une cérémonie en l’honneur des mères de familles nombreuses. Deux mères de neuf enfants se voient décerner le prix de Haut mérite maternel. Le village continue aujourd’hui de revendiquer la création de la Fête des mères en France.

En 1918, Lyon suit le mouvement né aux Etats-Unis et rend hommage aux mères et épouses qui ont perdu leurs fils et/ou mari durant la Première Guerre mondiale. Cette Journée des mères a été officialisée par le gouvernement en 1929.

En 1942, le maréchal Pétain donne un ton plus solennel à l’événement, notamment dans un message à la radio: « Vous seules, savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui font les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne. » Plutôt que de fêter les mamans, il s’agit de tout mettre en oeuvre pour relancer le taux de natalité en France.

En 1950, la politique nataliste est toujours de rigueur. La loi du 24 maiindique que « la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la Fête des mères ». Elle fixe la date au quatrième dimanche de mai, excepté si la Pentecôte tombe le même jour. Dans ce cas, la Fête des mères a lieu le premier dimanche de juin. Le ministère de la Santé et l’Unaf (Union nationale des associations familiales) sont en charge de l’organisation de la célébration.

Une affaire commerciale rondement menée

Rapidement, la Fête des mères est vue par les commerçants comme une opportunité à ne pas manquer. D’ailleurs, déjà en son temps, Anna Jarvis, considérée comme l’instigatrice de la version moderne, a critiqué la tournure commerciale qu’avait pris la fête qu’elle avait lancée aux Etats-Unis. Tant et si bien qu’elle a tout tenté pour faire annuler ce jour national.

« Une carte pré-remplie ne signifie rien, expliquait-elle. Sinon que vous êtes trop fainéant pour écrire un mot à la femme qui a fait plus pour vous que quiconque au monde. Quant aux bonbons… vous offrez la boîte à votre mère, puis en mangez la majorité. Un bien beau geste. »

Pour la petite histoire, Anna Jarvis n’a pu continuer sa lutte pour « dénationaliser » la Fête des mères car elle fut envoyée dans un sanatorium. La légende va jusqu’à dire que des membres de l’industrie des cartes de voeux et des fleuristes ont payé les factures, afin qu’elle y reste !

En 2015, aux Etats-Unis, 84% des Américains ont célébré la Fête des mères, et 18,8 milliards d’euros ont été dépensés à cette occasion, soit une moyenne de 173 dollars (153 euros!) par personne. En France, selon un sondage Toluna/LSA, le budget moyen alloué à la Fête des mères en 2015 était de 54,15 euros.

Et le collier de nouilles, alors?

Pour les écoles maternelles, c’est avant tout une activité idéale: réaliser un cadeau -pas cher- pour sa maman, certes, mais avec des pâtes comestibles. Si l’enfant croque dedans, ce n’est pas grave, alors que dans une perle en plastique… Même les peintures pour enfants sont désormais ingérables. Ils peuvent donc allègrement peindre sans risque les macaronis, coquillettes ou autres farfalle. Aujourd’hui toutefois, peut-être passées de mode, de plus en plus d’écoles leur préfèrent la confection de cartes. Aux papas de prendre le relais à la maison!

Article publié dans l’Express

LAURA BERETTI, UNE CALÉDONIENNE DIRECTRICE ARTISTIQUE DANS UNE GRANDE AGENCE DE MODE

Photo Outre Mer 1ère – France Info

A 25 ans, Laura Beretti est devenue directrice artistique chez Onirim où elle réalise des films sur des produits de la mode et du luxe. Ce parcours qui l’amène aujourd’hui au coeur d’une métier dont elle rêvait, n’est certainement qu’une étape.

En février 2016, la maison de production Onirim – dirigée par Geoffroy Guillaumaud et Diane Edelmann – et l’agence André Werther, implantée à Paris, Milan et New York, se sont rapprochées afin de créer une offre globale de production d’images fixes et animées. Les deux entités bien identifiées sur les secteurs Luxe, Mode et Beauté, représentent désormais une vingtaine de réalisateurs et/ou photographes. Ces derniers affichent de nombreuses collaborations avec des marques comme Chloé, Yves Saint Laurent, Dior, Cartier ou Paco Rabanne et des titres tels que Vogue ou Numéro. L’offre ainsi constituée permet de répondre aux besoins des marques en termes de communication publicitaire et « brand content » à destination des médias et réseaux sociaux.

Pour intégrer la structure, la jeune Calédonienne poursuit un cursus brillant depuis le lycée à Nouméa en passant par l’Australie jusqu’à l’Esag Penninghen, la prestigieuse école d’Arts graphiques de Paris.

5 ans plus tard, diplôme en poche, elle intègre Mad Agency où elle restera 2 ans. Puis c’est l’entrée à Onirim après la qualité remarquée de son travail.

Dans le territoire, les Unes des media font en général la part belle à la jeunesse délinquante. C’est oublier que l’immense majorité des jeunes Calédoniens travaille, réussit souvent brillamment, davantage qu’on ne le croit. En voici l’une des preuves.

 

SA VOITURE EST INCENDIEE PAR UN MINEUR AVANT L’IMMATRICULATION. C’EST LA VINGTIEME AU TABLEAU DE CHASSE DU DELINQUANT

Julien (nom d’emprunt Ndlr) avait trouvé la voiture dont il rêvait : une allemande dernier cri acquise d’un ami en métropole au tiers du prix du neuf. Une occase, heureusement : toutes ses économies y étaient passées.

Après l’avoir essayé avec un ami kanak sur les routes italiennes, il l’a fait transporter à Nouméa. Peu après l’arrivée du véhicule à Nouméa, il l’installe sous une bâche chez un parent au 7e km, le temps d’une courte absence du territoire.

Quelques temps après, la police et les pompiers lui annoncent la mauvaise nouvelle : des délinquants ont cambriolé la maison du parent, ont tenté de voler la voiture et en désespoir de cause, l’ont incendiée.

Auparavant, ils avaient essayé d’ouvrir le coffre à la barre à mine. Puis pour pénétrer dans la voiture, ont brisé toutes les vitres. Probablement avec la même barre à mine.

Lorsque le propriétaire est arrivé, il ne reste plus qu’une carcasse calcinée. Et un rêve parti en fumée. La voiture n’était même pas immatriculée

La police, de son côté, a fait son travail.

UN MINEUR QUI EN EST À SA VINGTIÈME VOITURE INCENDIÉE
L’un des délinquants a été appréhendé deux jours plus tard. Grande efficacité.

Il faut dire qu’il est connu des services. Originaire de Houailou, il en est … à sa vingtième voiture incendiée.

« Détail » hallucinant : c’est un mineur et à chaque fois, a été remis en liberté !

Le dernier délit n’échappera probablement pas à la règle. Peut être un sévère rappel à la loi. Même pas une fessée : il pourrait porter plainte contre son tortionnaire. Et finalement, une remise en liberté.

Après 20 voitures incendiées, il pourra ainsi attaquer sa vingt et unième.

Il y a des personnalités très intelligentes qui se demandent encore pourquoi Marine Le Pen a fait un tel score en Calédonie.