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NE PAS CONFONDRE « DESTIN COMMUN » ET « VIVRE ENSEMBLE »

Dans la plupart des commentaires, y compris les plus doctes, la confusion entre « Destin Commun » et « Vivre Ensemble » est patente. Pas étonnant, tant « Destin Commun », « Communauté de Destin » ont été des expressions galvaudées depuis 30 ans.

LARGE MAJORITÉ POUR LA FRANCE OU POUR L’INDÉPENDANCE
Le « destin commun » est un terme qui est apparu avec les Accords de Matignon, et quasi-sacralisé par le préambule de l’Accord de Nouméa. Mais le contenu politique du « destin commun » est qu’une large majorité des Calédoniens choisissent d’inscrire leur futur, soit dans l’indépendance, soit dans la France.

Comment pourrait-il en être autrement, d’ailleurs ? Le destin commun d’un couple qui veut se marier peut-il être de conserver chacun, pour la femme, un amant, et pour l’homme, une maîtresse ?

En revanche, ils pourraient vivre ensemble …

Le « Destin Commun », à la sauce calédonienne, a été refusé le 4 novembre. Pour faire simple, d’un côté, le « peuple kanak » a choisi l’indépendance, et les « non-kanak » ont choisi la France. Fin de la séquence « Destin Commun ».

LE VIVRE ENSEMBLE OBLIGÉ OU ACCEPTÉ
En revanche, le Vivre Ensemble demeure. Obligé, sous forme de coexistence pacifique le plus souvent, il s’impose à celles et ceux qui vivent côte à côte, avec plus ou moins de proximité, chaque journée calédonienne.

Le Vivre Ensemble n’est d’ailleurs pas toujours une contrainte subie. Il peut prendre la forme d’unions mixtes, intégrer des sentiments de respect, d’empathie et même d’affection.

COMBIEN ACCEPTERAIENT DE PERDRE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE ?
Mais si demain, la Nouvelle-Calédonie devenait indépendante, et que le Parlement dont c’est la compétence, comme le rappelait récemment le Premier ministre, décidait de refuser la double nationalité pour les « nationaux kanak-calédoniens », combien de non-kanak abandonneraient la nationalité française pour partager un « destin commun » ?

Incendies, exactions, menaces, caillassages : LA FAILLITE DE LA CHARTE DES « VALEURS CALÉDONIENNES »

Les actes délictueux qui ont suivi le referendum tranchent sinistrement avec le battage opéré lors de la signature de la « Charte des Valeurs Calédoniennes ». Ils ne sont pas nouveaux, mais prennent un relief particulier depuis le soir du 4 novembre. Comment en effet ne pas faire de rapport entre le score du « oui » à l’indépendance, et les exactions commises depuis l’annonce des résultats ?

Celles-ci, en effet, frappent les communes où le « non » à l’indépendance l’a emporté. Et même si les enquêtes concluent à de simples actes de délinquance, difficile ne pas rapprocher ces exactions du contexte politique nouveau créé en Nouvelle-Calédonie par le referendum.

L’un des constats les plus marquants du scrutin du 4 novembre est, par ailleurs, le caractère ethnique du clivage entre les pro-indépendance, et les anti-indépendance. Peu ou prou, ce sont tous les électeurs kanak qui ont voté pour le oui à l’indépendance.

Or la fameuse charte des « valeurs calédoniennes » voulait mettre en relief ce qui rassemble, au delà des clivages ethniques et politiques, la population calédonienne. Récemment, le discours radical du Président de l’Union Calédonienne sur « l’axe du Mal » l’avait déjà … mise à mal.

Ce qui encore plus frappant est qu’aucun leader indépendantiste, signataire du document, n’a condamné ces actes. Les derniers faits de Saint Louis ont même été présentés comme un défoulement compréhensible des jeunes exclus du referendum …

Dans une séquence « après referendum » où des tensions sont un fait, la réalité d’un idéal de « valeurs partagées » paraît d’autant plus illusoire que la fracture politique en Calédonie semble irrémédiable, après 30 ans de déni.

L’ÉTRANGE CLIMAT POLITIQUE CALÉDONIEN

C’est une « saison inédite » qui se joue au « Théâtre Vauban », siège des principaux partis politiques calédoniens, et terme choyé par Roger Brissaud, l’un des fondateurs et pamphlétaire des Nouvelles Calédoniennes. Etrangeté.

SÉQUENCE HORS NORME
Déjà, la séquence est hors norme : conformément aux Accords de Matignon, les Calédoniens vont choisir entre l’indépendance et la France. Et comme l’Accord de Nouméa le prévoit ce sera le premier des trois scrutins d’autodétermination. Moment historique pour la Nouvelle-Calédonie puisque, contrairement au referendum de 1987, celui de 2018 est « consensuel ». En ce sens qu’il a été décidé par les indépendantistes comme par les « loyalistes ».

SÉQUENCE PARADOXALE
La séquence est paradoxale.

Un parti indépendantiste, appuyé par une centrale syndicale, accuse les leaders indépendantistes participant au referendum, de brader en quelque sorte, la revendication originale. Il prône la non-participation.

Un parti loyaliste, en froid avec les autres formations loyalistes, tente de mettre à mort … la seule radio loyaliste en ne lui versant pas une subvention conséquente pourtant votée par les élus.

REMOUS DANS LE TOHU-BOHU
Tout ce tohu-bohu se déroule dans une séquence économique agitée par une révolution fiscale : la mise en place de la TVA locale, baptisée ici TGC. En Calédonie, cet impôt nouveau, se substituant à plusieurs taxes, est censé … faire baisser les prix.

Mais en réalité, ce n’est pas l’impôt qui est supposé diminuer la cherté de vie : c’est la loi compétitivité. Or cette loi, supposée elle-même renforcer la compétitivité des entreprises, vise simplement à encadrer leurs marges dans le sens d’une restriction, provoquant … des licenciements.

LA BAISSE ANNONCÉE RESSENTIE COMME UNE AUGMENTATION
Autre paradoxe : le ressenti des consommateurs. Ils entendent les autorités annoncer des baisses, réelles sur certains produits, mais retiennent surtout l’augmentation de beaucoup d’autres produits. Résultat : ils ont le sentiment que la vie, d’un seul coup, a augmenté !

CAMPAGNE PROVINCIALE PENDANT CELLE DU REFERENDUM
Enfin, tous les partis politiques jurent leurs grands dieux qu’ils se consacrent uniquement au référendum prochain. Et tous font campagne, en réalité – et ce qui n’est pas anormal -, pour les élections provinciales de 2019 qui vont conférer le Pouvoir à une majorité pour les 5 ans à venir.

Un étrange climat, vous dit-on.

LE SCANDALE DES ABUS … DE PRIX D’ALCOOL

Le prix des alcools a de nouveau augmenté avec l’application de la TGC, atteignant des records. Cette hausse suscite deux réflexions majeures, l’une sur le modèle économique local, l’autre, sur le modèle sociétal. Abus.

JUSTE DES RECETTES BUDGÉTAIRES
Sur le modèle économique
, d’abord. Il s’agit d’une mesure censée dissuader le consommateur des abus d’alcool en rendant l’accès à l’alcool difficile par le prix. Globalement, cela correspondant, en premier lieu, à une augmentation du coût de la vie, puisque chacun consomme, peu ou prou, des boissons alcoolisées.

Le produit de ces augmentations sert-il à des actions visant à éduquer les consommateurs et à mener des actions civiques ou de répression pour juguler les abus ?

Rien de tout cela. Les recettes supplémentaires ont été distribuées aux Provinces, et une partie au Ruamm. Quant aux recettes nouvelles générées sur l’alcool par la TGC, leur destination ne sera connue que lors du prochain budget.

PAS DE CONTRÔLES, PAS D’ÉDUCATION
En revanche, toujours pas de contrôle routier systématique d’alcoolémie après 22h, pas de programme éducatif dans les écoles, pas de campagne de sensibilisation permanente en direction du public. Conclusion : les augmentations sur l’alcool n’ont visé qu’à obtenir de nouvelles recettes budgétaires sur le dos du consommateur.

Accessoirement, pour le tourisme, les alcools français et notamment le vin français, source d’achats touristiques, seront plus chers dans notre pays français, que sur des territoires étrangers !

PUNIR 300 000 CALÉDONIENS POUR QUELQUES MILLIERS D’IVROGNES
Sur le modèle sociétal, c’est d’abord le constat que la consommation d’alcool sera sélective par le prix, en faveur des Calédoniens les plus aisés.

Car dans le principe, si la mesure vise à dissuader la consommation abusive d’alcool, toutes ces augmentations n’ont qu’un résultat : « punir » près de 300 000 Calédoniens alors que seuls quelques milliers d’ivrognes constituent un risque pour la sécurité publique, la paix des ménages ou la sécurité routière.

Or, sur les 300 000 habitants en question, seuls les revenus moyens et modestes trouveront quelque dissuasion dans les prix des alcools.

Pire : certains vont revenir aux alcools frelatés, tandis que les vols d’alcool sont en constante hausse.

En revanche, la promotion à grande échelle des valeurs civiques et des valeurs de santé face aux dangers des abus d’alcool est toujours absente ! Un modèle sociétal qui dérive comme une bouteille à la mer …

POURQUOI L’ESPRIT « CITOYENNETÉ CALÉDONIENNE » EST UN ÉCHEC

La citoyenneté, c’est une définition juridique inscrite dans la loi organique. Ses promoteurs auraient souhaité qu’elle devienne un véritable « esprit » du pays, une mentalité, un comportement. Aujourd’hui, force est de constater qu’il n’en est rien en dépit de ce qui ressemble à des rassemblements incantatoires. Echec.

DROIT DE VOTE ET EMPLOI
Les articles 2, 24 et 188 de la loi organique de 1999 qui fixe le statut de la Nouvelle-Calédonie définissent le contenu de la « citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie« . Il s’agit d’une part, de la capacité de vote aux élections provinciales, et d’autre part, du bénéfice de mesures de promotion et de soutien à l’emploi local.

Ainsi est la lettre. Le reste, l’esprit, la mentalité, le comportement, étaient à construire.

CLIVAGES
Depuis près de 20 ans, les autorités, à des degrés divers, ont tenté de promouvoir « un esprit citoyen » propre à la Nouvelle-Calédonie. Pour cela, des signes identitaires ont été créés.

Les billets de banque sont d’une belle esthétique, mais ne créent pas d’esprit citoyen. Au contraire, d’ailleurs, ils suscitent le débat clivant du choix de l’euro ou d’une monnaie propre. Tout le monde a botté en touche et maintenu le statu quo.

Un « hymne » a été composé. Aucun Calédonien, ou presque, 15 ans après sa création, n’en a retenu l’air et les paroles.

COMMUNAUTÉS ET ABSENCE D’IDENTITÉ POUR LES « NON-KANAK »
Le 24 septembre 2018 a connu des fêtes de la citoyenneté semblables aux précédentes : dans une relative indifférence populaire.

Pire, cette citoyenneté qui se veut fédératrice pour ses promoteurs, se traduit par un ensemble de manifestations communautaires. Une façon d’illustrer la diversité, mais surtout, l’absence d’identité pour les non-kanak, et donc les clivages culturels, puisque chacun apporte, non pas à l’identité commune, mais au groupe communautaire.

CITOYENNETÉ ET NATIONALITÉ
Mais surtout, la citoyenneté calédonienne est de plus en plus un enjeu politique clivant, entre nation calédonienne et appartenance à la République. La loi organique dispose en effet que la citoyenneté calédonienne se transforme en nationalité si le territoire accède à l’indépendance.

Alors ce week end, la place du MwaKa, qui se voulait fédératrice de la citoyenneté, s’est muée en forum de promotion de la souveraineté pleine et entière, c’est à dire, comme le rappellera la question posée au referendum du 4 novembre, de l’indépendance.

D’ailleurs, une dame, en s’exprimant devant les caméras de NC 1ère, a expliqué que pour elle, il s’agissait de défendre « la citoyenneté kanak« , en précisant que dans son esprit, le mot « kanak » ne désigne ni une ethnie, ni une race. En quelque sorte, et par avance, la nationalité de « Kanaky-Nouvelle-Calédonie« .

LES RACINES DE L’ÉCHEC
Avec le gel du corps électoral provincial, une fermeture pire que la nationalité dans un pays démocratique, la citoyenneté calédonienne avait déjà pris un mauvais tournant.

Les interprétations politiques, les gestes d’exclusion, notamment en matière de vote et d’emploi, ont fait le reste.

Finalement, le 24 septembre est un jour férié devenu sans grande signification, ni célébration. Le rappel, tout de même, que ce jour de 1853, la Nouvelle-Calédonie est devenu française. Quelques manifestations, plutôt maigres, pour célébrer la « citoyenneté de Nouvelle-Calédonie ». Et puis surtout, l’occasion pour près de 280 000 Calédoniens, d’une journée de farniente loin des tumultes citoyens et politiques.

Quel échec !

VIE CHÈRE : UN DOSSIER QUI « PATINE » DEPUIS DES ANNÉES !

 

La lutte contre la vie chère, c’est l’une des arlésiennes calédoniennes. Une espèce d’incantation, de grandes déclarations, des mesures inefficaces, et au total, un coût de la vie qui ne cesse d’augmenter. Dans ce domaine, la Nouvelle-Calédonie ne montre guère l’exemple, provoquant elle-même des hausses, et prônant des mesures dont la pertinence n’est pas avérée. Au total, un échec sur la méthode, qui sera illustrée, dans les semaines à venir, par une série de réflexions dans notre dossier « Vie Chère ».

DANS LA RUE … EN 2013
Après quelques mesures censées rendre la vie des consommateurs calédoniens moins chère, une grande manifestation avait réuni plusieurs milliers de personnes en mai 2013. « Nous vivons dans une société à deux vitesses, qui ne peut changer qu’avec une réforme globale de l’économie et de la fiscalité », avait déclaré Joao d’Almeida au nom de la Fédération des Fonctionnaires.

S’en étaient suivi plusieurs initiatives censées apporter une réponse à cette forte attente des calédoniens. Une commission spécialisée au Congrès, une intersyndicale, une conférence permanente au sein d’un groupe dénommé « agenda partagé », plusieurs déclarations politiques,

Tous les gouvernements se sont prononcés sur cette question depuis une demi-décennie. L’instauration de la TGC, dernière initiative fiscale en cours, a été présentée comme étant « le » moyen de faire baisser les coûts.

AUCUN RÉSULTAT
Mais pour l’instant, rien n’y fait.

Pire : l’augmentation de la pression fiscale directe et indirecte par la puissance publique a surenchéri les coûts.

Élément nouveau dans ce paysage, cependant : la toute nouvelle Autorité de la Concurrence calédonienne. Dans la droite ligne des analyses de l’Autorité nationale de la concurrence, elle a déjà délivré des analyses frappées, à la fois, de l’expérience économique, et du bon sens.

Au delà de la polémique qui va enfler avec la proximité des élections provinciales prochaines, plusieurs constats objectifs s’imposent.

D’abord, globalement, les prix n’ont pas baissé. Bien au contraire !

Ensuite, au fil des années, aucune stratégie, déclinée en actions, en méthode, en objectifs plus précis n’a vu le jour.

Enfin, la récession économique et les difficultés budgétaires qui frappent la Nouvelle-Calédonie va rendre encore plus prégnante ce sujet qui touche au quotidien des Calédoniens, classes populaires comme classes moyennes. Les consommateurs calédoniens sont-ils condamnés à tout payer de plus en plus cher, sans que l’augmentation de leur pouvoir d’achat ne vienne compenser cette augmentation permanente ?

 

LES HANDICAPÉS SONT-ILS EMPLOYÉS DANS LES SERVICES ADMINISTRATIFS ?

 

C’est le territoire qui a édicté les obligations d’emploi de personnels en situation de handicap dans les entreprises privées. Mais montre-t-il l’exemple en s’appliquant à lui même cette vertueuse règle … dans ses propres services ?

Les établissements publics sont-ils à jour de cette règle ?

Les autres institutions et les communes répondent-elles à cette obligation de solidarité ?

Question intéressante qui mériterait une statistique et un indicateur de performance. Et si par hasard, un retard avait-été enregistré dans ce domaines au fil des années précédemment écoulées, c’est un bel exemple que les pouvoirs publics seraient bien inspirés de développer au plus vite.

AFFAIRE WEDE : HONTE À LA SOI-DISANT DEVISE « TERRE DE PARTAGE »

Il y a 8 ans, les membres du clan Wede étaient expulsés de Unia. Leurs maisons et leurs biens étaient saccagés et pillés. Partis sous escorte des gendarmes, les expulsés se sont réfugiés au Mont Dore. Ils y sont encore.

Les juridictions se sont contredites, et le Conseil d’Etat vient de trancher : l’Etat n’est pas responsable, les indemnisations versées n’avaient pas de fondement juridique. Bref, que les Wede se débrouillent !

Mais les jugements sont une chose. L’état de la société calédonienne en est une autre.

En grandes pompes, il y de cela quelques années, la devise du « pays » avait été adoptée : « Terre de parole, Terre de partage ». « Magnifique » se sont esbaudis les courtisans des démagogues. Pour couronner cette fulgurante avancée vers un destin commun, les mêmes ont applaudi au « merveilleux » hymne calédonien que personne ne connaît.

Dans la « Terre de partage », les expulsés de 1984, de Lifou, de Canala ou d’ailleurs sont toujours des réfugiés. Tout comme les Wede, trente quatre ans plus tard.

La cerise sur le gateau, c’est l’illusion entretenue sur des valeurs idylliques que notre particularisme nous aurait conduit à partager. Une triste farce.

Tout cela nous ramène à ces fameuses « valeurs ».

Nous partageons les valeurs de la République et celle de la France, fondatrice des Droits de l’Homme. C’est la réalité, peu innovante, et peu surprenante pour les Français que nous sommes.

Quid alors des valeurs dites « locales » ? Facile. Il suffit de se pencher sur le dossier misérable de la famille Wede. Il est édifiant.

PENTECÔTE : LA FRANCE, NATION CHRÉTIENNE

Quelle équivoque, et les hommes politiques qui se drapent dans le laïcisme ne peuvent nier cette réalité : la France est une nation chrétienne. Elle fête aujourd’hui la Pentecôte. Célébration religieuse dans un calendrier républicain.

LA NAISSANCE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
La Pentecôte est une fête chrétienne qui célèbre la venue du Saint-Esprit, cinquante jours après Pâques, sur les apôtres de Jésus-Christ, sur Marie, la mère de Jésus, et sur les autres personnes présentes avec eux.

Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son ascension, une dizaine de jours plus tôt : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». C’est la naissance de l’Eglise.

JOURS FÉRIÉS CIVILS ET RELIGIEUX
Parmi les jours fériés que compte la France, figure  le lundi de Pentecôte. La Pâques, l’Assomption et Noël sont également inscrites dans le calendrier festif républicain.

Ces célébrations relèvent toutes des événements majeurs de l’Eglise Catholique. Quoi de plus normal, d’ailleurs, pour un pays qui demeure « la fille aînée de l’Eglise romaine » ?

Cette expression est dérivée de « fils aîné de l’Église« , attribut utilisé pour désigner les rois de France successeurs de Clovis. Son pendant féminisé est apparu au XIXe siècle, lorsque les papes en place ont fait appel aux différents régimes pour préserver leurs intérêts temporels. L’expression est pour la première fois employée par le père Henri-Dominique Lacordaire le 14 février 1841 pour évoquer le lien unissant le roi de France en exil Louis XIX et l’Église catholique.

UNE DÉCISION PRISE PAR LES POLITIQUES
Le calendrier des jours fériés est une décision qui relève de l’Exécutif. En Nouvelle-Calédonie, c’est ainsi le gouvernement qui fixera les jours fériés 2019 peu avant la fin de cette année.

Localement, et contrairement aux débats idéologiques de métropole, avec celui, excessif et ridicule, des crêches de Noêl dans les mairies, le caractère majoritairement chrétien de la société calédonienne est admis. D’autres religions existent pourtant, avec la présence de musulmans, de juifs, de bouddhistes notamment. Mais aucun mouvement ne conteste les célébrations liées à la chrétienté au long de l’année. Et c’est heureux.

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS – AUJOURD’HUI : « LA GRATTE »

 

NouméaPost reprend  la chronique de Gaby Briault sur RRB, « le français de chez nous », sur les mots particuliers utilisés dans la langue française telle qu’elle est parlée en Nouvelle-Calédonie : aujourd’hui, « la gratte».

Je vais aujourd’hui vous parler de la gratte. Dans le français standard et familier, une gratte peut être un petit profit, plus ou moins licite. C’est aussi une démangeaison, ou également, une guitare.

En Calédonie, la gratte, c’est une intoxication alimentaire, l’ichtyosarcotoxisme, la ciguatera, qu’on l’on contracte après avoir mangé un poisson réputé alors « gratteux ».

La gratte peut être plus ou moins prononcée, et fait l’objet d’une grande quantité de remèdes naturels. Il est fréquent de soigner la gratte avec du faux tabac, avec de l’écorce de badamier ou encore avec de l’écorce de pommier kanak.

Cette forme d’intoxication n’est évidemment pas propre à la Calédonie. Elle fait d’ailleurs l’objet de recherches médicales et pharmaceutiques pour la guérir, compte tenu des dommages économiques que cela fait peser sur la pêche.

J’ai trouvé dans un article sur la gratte que Thierry Lhermite et son épouse avaient « attrapé la gratte » et qu’ils en gardent, paraît-il, un souvenir cuisant. J’ai bien dit Thierry, pas Bernard …