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2020 : CE QUI VA SE PASSER EN CALÉDONIE … ET CE QUI RISQUE DE SE PASSER

L’année 2019 n’a pas été avare d’événements et de changements en Nouvelle-Calédonie. On peut même parler de changement d’époque. L’économie, le social et le politique se sont répartis les rôles.

La vie économique a été fertile en constats et en événements. La SLN a poursuivi son redressement avec deux faits nouveaux : une autorisation d’exporter des minerais pauvres, puis un accord avec Enercal sur le prix de l’électricité. Plusieurs coups de théâtre ont marqué les décisions de Vale. Le géant brésilien avait d’abord fermé le robinet des financements, et notamment pour l’aménagement de Lucy à 70 milliards. Puis il l’a rouvert, à la faveur des perspectives du développement des batteries électriques gourmandes en nickel. Puis cela a été l’annonce de son retrait de Calédonie, de changement de stratégie industrielle, et de négociations avec un repreneur.

Autre secteur d’importance : le tourisme qui est toujours à la peine. Dans les entreprises, un léger regain d’optimisme s’est fait jour après les premières mesures prises par le nouveau gouvernement : une loi de relance dynamique et innovante, une sortie en douceur du contrôle des marges des entreprises, un budget terriblement contraint mais qui préserve des investissements publics importants.

En matière sociale, les limites ont été atteintes par le déficit du Ruamm, -une affaire que les responsables traînent depuis 10 ans-, avec la cessation de paiement annoncée des professions de santé. Mais une lueur d’espoir s’est allumée avec la présentation par le gouvernement d’un plan de redressement, d’un calendrier, et des moyens à mettre en oeuvre.

Dans le domaine politique, exit la toute puissance de Calédonie Ensemble. Le regroupement Avenir en Confiance a ramassé l’essentiel de la mise, tandis qu’une partie de la communauté wallisienne et futunienne a joué le remake de l’Union Océanienne de 1989. Pourtant, l’absence de majorité au gouvernement et au congrès, le jeu permanent des partis et l’instabilité potentielle qu’il génère, montre les limites du fonctionnement démocratiquement rationnel de nos Institutions.

Le reste de l’actualité quotidienne en 2019 a surtout été marqué par l’incapacité des responsables de l’Etat et locaux à maîtriser la dérive toujours croissante de l’insécurité routière autant que de la délinquance.

Coup de chapeau, en revanche, pour l’ensemble des pompiers et la pour la Sécurité Civile, tous sur le difficile front du feu. Avec succès.

Autre bonne note, celle que l’on peut attribuer au sport. Succès individuels pour les nageurs, les tennismen, les véliplanchistes, les rugbymen, les athlètes du handisport, ou encore collectifs à l’image de l’AS Hienghène.

C’est sous les auspices du changement que s’ouvre l’année 2020. Ou de promesses de changement. Dans ce paysage contrasté, le regroupement des Républicains Calédoniens, du Rassemblement et du MPC s’est engagé à restaurer la confiance. Que va-t-il se passer en 2020, et que peut-il se passer ?

Au plan électoral, deux échéances s’imposent aux Calédoniens : les élections municipales en mars, et le référendum en septembre. Tous les électeurs français aux municipales, les électeurs français citoyens de Nouvelle-Calédonie au référendum.

Commentaires sur ces deux scrutins : le focus sur Paita, où un désaccord s’est fait jour au sein de l’Avenir en Confiance, et l’inconnue de l’Eveil Océanien, d’une part, sur La Foa où Muriel Keletoana joue la survie de Calédonie Ensemble, d’autre part, sur le résultat du match entre Jerôme Siret et Pascal Vittori à Boulouparis enfin, pour la succession d’Alain Lazare. Qui va sortir victorieux (se) de ces compétitions entre loyalistes ?

Chez les indépendantistes, deux grandes régions : les Iles et la Grande Terre. Le Palika voudra conserver Ouvéa, et confirmer sa poussée à Lifou et Maré. Et pourquoi pas une nouvelle coalition à Lifou, fief de l’Union Calédonienne qui a cédé la tête de liste provinciale à un ancien adversaire de Neko Hnepeune, et qui semble en recul ?

Sur la Grande Terre, c’est le scrutin de Hienghène qui retiendra l’attention : retour de la commune dans le giron de l’UC ou confirmation du basculement au Palika ?

Quant au référendum, c’est la constitution du Front Loyaliste qui apporte une dynamique nouvelle au scrutin d’autodétermination. La première édition, en novembre 2018, avait été marquée par un forme d’arrogance victorieuse des loyalistes accompagnée d’une campagne assez calamiteuse, et par une réponse cinglante des indépendantistes, sérieux sur le terrain, et gratifiés d’une … défaite en forme de victoire.

Tout laisse à penser que, du côté loyaliste, la leçon a porté quelques fruits, en dépit de la bouderie de Calédonie Ensemble. Paradoxalement, c’est le mouvement indépendandiste qui paraît à la fois uni sur l’objectif, mais au sein d’une union nuancée par les différences de conception de l’indépendance, et qui portera peut être les stigmates des municipales.

Chaque camp tentera donc de mobiliser les abstentionnistes de novembre 2018. La progression, la stagnation ou la régression se jugeront peut être à quelques dixièmes de point. Mais des dixièmes ou des points qui pèseront lourd sur l’avenir politique de la Nouvelle-Calédonie.

Ce sont les comptes sociaux qui font peser la menace la plus lourde sur les finances publiques, les professions médicales, les fournisseurs et le quotidien de santé des Calédoniens. Un véritable enjeu de Société.

Inspiré par le rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales dont les spécialistes vont revenir sur le territoire, et cette fois inscrivant sa démarche dans la concertation avec les partenaires sociaux, le gouvernement devrait marquer des points décisifs en 2020, sur le retour à l’équilibre des régimes et la pérennisation du système de protection sociale et de santé des Calédoniens. L’un des meilleurs au monde. Restauration de la trésorerie, mesures de redressement dans la gestion, mise en oeuvre d’une gouvernance et d’un pilotage plus vertueux du système sont inscrits dans un calendrier désormais connu.

Les services publics, les établissements publics, les bénéficiaires de subventions publiques vont connaître une année financièrement difficile. Mais comme aimait à le rappeler un ancien membre du gouvernement à propos des crédits, « quand y’a pas, y’a pas ! » Sûrement l’occasion de rationnaliser la performance du fonctionnement en généralisant la dématérialisation, et par de meilleurs contrôles de gestion.

Le monde économique devrait reprendre son souffle, grâce notamment à la concrétisation des mesures inscrites dans le Plan de Relance et les mesures de stabilisation -et de sécurisation- fiscale promises en début 2020. En dépit de l’hypothèque que fait toujours peser le cycle des référendums, la confiance devrait lentement se développer, avec pour effet un mieux dans la consommation des ménages. Le remboursement promis de 4 milliards d’avances imposées aux entreprises sur les droits et taxes à l’importation lors de la création de la TGC, devrait provoquer un effet sensible, à la fois sur la confiance, sur la dépense et l’investissement.

Le coût de la vie restera l’une des préoccupations des consommateurs calédoniens. Une nouvelle stratégie va être mise place par le gouvernement, basée sur le développement de la concurrence d’une part, et sur celui du Bouclier Qualité/Prix d’autre part. Fondée sur la concertation et l’attention portée aux recommandations de l’Autorité calédonienne de la Concurrence, sera-t-elle plus efficace que les théories précédentes de blocage des prix et des marges ? L’année 2020 sera un test significatif à cette thèse du libéralisme encadré. Tout de même plus moderne.

Pour Vale, 2020 devrait voir son départ et son remplacement, dans l’usine du Sud reconfigurée, par un nouvel actionnaire. L’année va cependant connaître sa crise sociale, avec les suppressions, et d’emplois dans l’usine de raffinage, et de contrats pour des sous-traitants. L’enjeu sera donc le reclassement des personnels touchés par les suppressions de postes, un reclassement pour lequel Vale mettra la main à la poche pour financer le dispositif déjà utilisé par la province Sud.

Quelques points demeurent encore imprécis, notamment celui concernant l’engagement du géant brésilien à achever la construction de la zone de stockage de déchets « Lucy ». Dans quelles conditions, et dans quels délais ?

Une perspective : après les mesures douloureuses de spécialisation de la production vers le NHC destiné aux batteries et les équipements d’accompagnement annoncés, l’usine du Sud devrait enfin trouver les chemins de l’équilibre ou des bénéfices, gages de pérennité. En l’espèce, la prudence est tout de même de mise.

La SLN devrait franchir une étape significative de son redressement. Au coeur des discussions futures figurera la nouvelle centrale énergétique avec quelques sujets qui restent tout de même à préciser : les besoins confirmés de l’usine Doniambo et donc le dimensionnement définitif de la centrale, c’est à dire son coût réel.

Glencore est silencieux. L’usine du Nord est encore loin, et de son équilibre financier, et de sa production nominale. Une certitude : l’endettement des partenaires calédoniens et colossal.

En matière de production d’énergie propre, la Nouvelle-Calédonie est exemplaire. En 2019 a été inaugurée la plus importante centrale avec batterie de France. Les équipements, notamment en solaire, se poursuivent. Le territoire va probablement atteindre ses objectifs en matière d’énergies renouvelables dès 2023, c’est à dire avec plusieurs années d’avances sur sa feuille de route.

C’est une société calédonienne plus clivée qui devrait se développer en 2020. Le fédéralisme du territoire, créé par les Accords de Matignon, a conduit au clivage provincial porté par les compétences importantes de ces collectivités en matière économique, sociale, culturelle et d’enseignement. Le référendum de novembre 2018 a, quant à lui, confirmé un clivage politique entre deux grands blocs : le Nord et les Iles d’une part, le Sud d’autre part. L’ensemble de ces clivages devrait s’accentuer au cours de cette année.

C’est évidemment le référendum de septembre 2020 qui devrait accroître le clivage de la société calédonienne. Les Accords de Matignon, puis de Nouméa, avaient laissé espérer que deux positions inconciliables -la revendication d’indépendance, celle du maintien dans l’ensemble français- pourraient finalement se fondre dans un désir réciproque de « destin commun ». On sait, à présent, que pour les générations actuelles, cette vision est une vue de l’esprit.

A côté de la campagne référendaire qui a déjà été lancée, et qui va durer 9 longs mois, d’autres théories de « coexistence » sur un même archipel commencent à prendre corps, en plus, évidemment de celles de l’indépendance.

L’indépendance, d’abord, est vue différemment selon que l’ont soit à l’Union Calédonienne ou à l’Uni. Souveraineté pleine et entière sans partage, sous-entendu « on verra ensuite« , d’un côté, souveraineté en partenariat avec la France de l’autre.

Le maintien du territoire dans la République commence, lui aussi, à prendre des formes totalement nouvelles. Elles vont de l’hyper-provincialisation à la capacité, pour chaque province, de choisir la nature de ses liens avec la France, en passant par la résurgence du fédéralisme de feu la Communauté française, avec la coexistence, au sein d’une nouvelle entité fédérale inscrite dans la Constitution, d’une collectivité de la République -l’actuelle province Sud- et d’un Etat associé avec la France constitué par les actuelles provinces Nord et Iles.

Comment ces théories vont-elles prospérer ?

C’est en réalité la suite postérieure au troisième référendum qui s’ébauche. A moins que l’accession de la Nouvelle-Calédonie à l’indépendance -tout de même peu probable-, vienne couper court à ce qui ressort, pour l’instant, de spéculations.

CHIENLIT : LES VOLEURS S’EN PRENNENT AUX MOTOS

Après les cambriolages, les home jacking, les pillages de magasins, les incendies de véhicules et de brousse, les vols de voitures, les délinquants se mettent à présent à voler les motos.

Leurs cibles ne se limitent pas à de petits modèles. Le dernier vol en date est une grosse cylindrée, qu’il est impossible de faire démarrer sans la clé électronique ou le code.

La chienlit gagne du terrain en Calédonie. Avec des statistiques à la baisse ?

LA CHIENLIT !

La délinquance empoisonne la vie des Calédoniens et des collectivités. Elle porte atteinte à la cohésion sociale par une incontestable montée du racisme. Désormais, elle s’affiche, sans la moindre pudeur, en plein jour et en plein centre-ville. Et ironie du sort, à proximité du gouvernement.

Mercredi, en fin d’après midi, une dizaine de jeunes voyous, passagers d’un bus Taneo, qui se sont mis à caillasser le véhicule après en être descendus. De la bêtise à l’état pur.

Les mineurs délinquants constituent ici comme dans de nombreuses villes, un vrai fléau. Les lois sont-elles trop permissives ? En tout cas, le sentiment des gens paisibles est qu’en dépit de grandes déclarations, de « Plans » et « d’Assises », la chienlit s’est installée.

Les forces de l’ordre, elles, sont intervenues rapidement. Deux jeunes ont immédiatement été placés en garde à vue. Leurs complices seront identifiés.

ILS SONT 4439 ÉTUDIANTS CALÉDONIENS EN MÉTROPOLE

Ils sont 4439 jeunes Calédoniens à étudier en métropole. Un chiffre impressionnant auquel il conviendrait d’ajouter les étudiants de Calédonie inscrits dans des universités et des établissements d’enseignement supérieur au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande ou encore aux Etats Unis. Ces jeunes ne reviendront pas tous sur le territoire. Beaucoup d’entre eux s’interrogent. Mais tous sont les cadres et les cerveaux calédoniens de demain.

RÉPARTIS DANS 410 VILLE
Dans l’hexagone, ils sont répartis dans … 410 villes. Une dispersion en grande partie due au dispositif Parcours Sup qui oriente les étudiants en tenant compte des saturations des universités aussi bien que des résidences universitaires. En clair, les étudiants sont inscrits là où des places sont disponibles, et des logements facilement accessibles.

600 BOURSIERS DES PROVINCES
600 boursiers des provinces se préparent à devenir les cadres de demain. D’autres étudiants bénéficient de soutiens financiers, de la Nouvelle-Calédonie, de l’Etat, ceux de Cadre Avenir, par exemple, pratiquement encadrés individuellement.

Les boursiers vivent souvent de leur seule allocation qui constitue une aide. Bien des familles, en effet, sont dans l’incapacité à leur apporter une contribution financière supplémentaire. Un tiers de ces jeunes doivent régulièrement « se serrer la ceinture ».

Les futurs ingénieurs, eux, sont presque tous issus des classes préparatoires du Lycée Jules Garnier, une des meilleures pépinières de France. Leur nombre n’a fait que croître. Ils étaient un peu plus de 20 chaque année, au début des années 2010, ils sont plus de 100 aujourd’hui.

ASSOCIATIONS ET RÉFÉRENTS
Les étudiants peuvent se regrouper au sein d’associations, dans les grandes villes universitaires. Paris, Montpellier, Bordeaux, Lille, Toulouse, Marseille, Toulon, Lyon, Nice ou encore Nancy. Dans de nombreux centres universitaires, c’est un référent qui les représente. Tous sont en contact avec la Maison de la Nouvelle-Calédonie. Ce sont, au total, 39 référents et une quinzaine d’associations d’étudiants calédoniens qui font le lien pour le compte de leurs camarades.

LE RÔLE CENTRAL DE LA MAISON DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE
La Maison de la Nouvelle-Calédonie, elle, joue un rôle central pour tous ces étudiants loin de leur caillou. Au fil des années, et grâce à une action menées sans relâche, la MNC a constitué un portail dédié et interactif sur son site. Un outil moderne et fonctionnel à l’ère du numérique.

Les étudiants peuvent y trouver toutes les informations dont ils ont besoin, et faire connaître les difficultés qu’ils ont à affronter. Parmi celles-ci, les premiers mois au cours desquels la bourse est le plus souvent versée avec quelque retard. Les jeunes, plongés dans une milieu nouveau pour eux, peuvent alors se trouver bien démunis.

Heureusement, ils peuvent compter sur une véritable « nounou », à la Maison de la Nouvelle-Calédonie, Agnès Siraut, responsable du service formation-Etudiant-Jeunesse. Agnés l’a obtenu, son fameux portail. Elle connaît tous les problèmes des étudiants. Un versement de bourse tardif, elle contacte le Crous pour signaler chaque cas, et s’occupe d’une avance pour dépanner le jeune Calédonien. Un problème de logement, un conseil pour le numéro de sécurité social, un contact des parents, elle se tient disponible.

LE CASSE TÊTE DES STAGES RÉSOLU

Agnès Siraut responsable du service étudiant

De nombreux étudiants doivent, au cours ou en fin de cursus, effectuer des stages en entreprise. Véritable casse-tête, surtout pour les jeunes Calédoniens en mal de réseaux en métropole.

Cela a été un travail déterminant, pour Agnès Siraut, de démarcher des entreprises acceptant de les accueillir. Grâce à la bonne volonté de clusters, en Calédonie comme en métropole, c’est à présent un réseau de 200 entreprises qui s’est constitué.

GESTION PRÉVISIONNELLE DU RETOUR
Reste une plate-forme à mettre en place : celle qui permettra de mieux connaître les dates de retour des diplômés et leurs disciplines. Une sorte de gestion prévisionnelle des effectifs étudiants dont il est question depuis des années. Mais tout n’est pas simple. Et en premier lieu, l’information donnée par les étudiants eux-mêmes en fin de cycles.

Le travail de la Maison de la Nouvelle-Calédonie a été considérable. Mais il n’est pas terminé.

SÉCURITÉ ROUTIÈRE : NI PRÉVENTION, NI RÉPRESSION !

La montée des accidents de la route dans notre territoire qui détient déjà le triste record mondial dans ce domaine semble ne susciter qu’une lointaine indifférence des pouvoirs publics. La prévention est quasiment inexistante, ce que déplore l’association en charge de la Sécurité Routière, et les contrôles le sont pratiquement autant, à l’exception des traditionnelles opérations « coup de poing ». Trois ou quatre fois dans l’année …

Certes il y a eu l’objectif « Zéro mort » sur les routes calédoniennes. Mais après l’affichage, quelles mesures concrètes ? L’obligation faite aux automobilistes et aux motocyclistes de s’équiper de plaques d’immatriculation à fond blanc avait fait l’objet d’une mesure d’urgence et comminatoire. Les procès verbaux à 15 000 francs ont été dressés à l’encontre des contrevenants. Pour quel résultat ?

Des radars avaient été annoncés, pour des contrôles modernes notamment de vitesse, mais pas que. L’idée était intéressante. Le respect des limitations de vitesse sur les autoroutes métropolitaines a été obtenu notamment grâce à la multiplication des radars automatiques décidée par le ministre de l’Intérieur d’alors, un certain Nicolas Sarkozy. Les Français ont peut être le civisme dans le sang, mais un peu de dissuasion ne leur fait pas de mal …

Résultat : une baisse progressive du nombre de morts sur les routes. Toujours en métropole.

En Calédonie, Terre d’Incantation, on … multiplie les incantations.

En matière de sécurité routière, trois attitudes sont pleines de signification.

SE GARER SUR LES TROTTOIRS
Cela commence par la façon de garer les véhicules : en général, partiellement sur les trottoirs, et parfois, …. complètement sur ces mêmes trottoirs. A charge pour les piétons, les mamans qui poussent un landau, … de circuler sur la route ! La première incivilité routière commence là, avec le consentement tacite des autorités.

Les Calédoniens en vacance se sont-ils amusés à garer leur voiture sur le trottoir à Sydney, à Gold Coast ou à Auckland ?

CONTRÔLE D’ALCOOLÉMIE LA NUIT : « INCONNU AU BATAILLON »
Seconde attitude : l’absence de contrôle d’alcoolémie la nuit à Nouméa. Surtout depuis que la lutte contre l’abus d’alcool a été déclaré « Cause territoriale ». Tu parles ! Le manque d’effectif serait une fausse excuse. Le manque de volonté, une vraie raison. Qui ne fait pas son travail ?

CONTRÔLES DE VITESSE SUR LES ROUTES : PAS MIEUX
Quelques contrôles sont effectués. À Pouembout, ils ont été fructueux. Bravo. Mais pour créer la dissuasion, il faut faire craindre la répétition.

Il existait, autrefois, des contrôles routiers systématiques qui ont fait leur preuve. Les « opérations Primevère » en étaient un exemple. La traversée du village de Tomo en est un autre, significatif.

La gendarmerie s’était mise en tête de procéder à des contrôles systématiques sur cette portion de route territoriale où la faible vitesse est obligatoire.

Après de multiples PV, une présence régulière, l’effet dissuasif a joué à plein. Aujourd’hui, avec ou sans contrôle, la quasi totalité des automobilistes lève le pied lors de la traversée de Tomo.

Mais les contrôles systématiques, c’était avant …

Au pays de l’Incantation, les paroles comptent. Mais les actes ?

« TOUT APPARTIENT À TOUT LE MONDE » : LES EXCÈS DU POPULISME et l’oubli des fondements du civisme

A force de stigmatiser les « riches », à force de stigmatiser ceux qui accèdent à un niveau de vie confortable par le travail et l’effort, à force de stigmatiser le profit des entreprises, ce profit étant le moteur normal du système mondial de l’économie, à force d’oublier que l’argent ne pousse pas sur les arbres, mais qu’il est le fruit du labeur, de l’entreprise, parfois de la prise de risque sur ses deniers personnels, on a dégradé, en Nouvelle-Calédonie, le respect de la société remarquable dans laquelle nous vivons.

LES RESPECT DU CITOYEN POUR LA SOCIÉTÉ DANS LAQUELLE IL VIT
Les actions du « collectif de la désobéissance civique » ne sont que la triste illustration de ce délabrement. C’est, en réalité, la notion de civisme qui se perd, et tout simplement la valeur qu’elle porte : le civisme, qui vient du latin civis, désigne d’abord le respect du citoyen pour la société dans laquelle il vit, et donc le respect des lois et de l’ensemble des règles adoptées, chez nous, par la voie démocratique.

SYSTÈME SOLIDAIRE CALÉDONIEN : LE PLUS IMPORTANT DU PACIFIQUE
La Nouvelle-Calédonie, inspirée par la République, est le territoire du Pacifique où la redistribution des ressources publiques est la plus forte.

Le système de protection sociale et de santé en est l’illustration quotidienne. Aucun habitant de la Nouvelle-Calédonie n’est laissé pour compte dans cet exercice de solidarité : tous les citoyens, quel que soit leur niveau de revenu, sont soignés. Quel pays de la zone peut évacuer,  en cas de nécessité, un de ses ressortissants vers le meilleur hôpital de Sydney, alors même que l’intéressé n’aurait aucun revenu ni emploi ?

ESPRIT DE SOLIDARITÉ DÉVELOPPÉ
Ainsi, en matière de prise en charge des soins du cancer, la Nouvelle-Calédonie fait même mieux que la métropole pour ce qui relève de l’immunothérapie !

L’école est gratuite, les aides sociales sont innombrables, les associations caritatives nombreuses, l’esprit de solidarité développé. Quel pays de la région accorde une retraite à ceux qui n’ont jamais travaillé, et des « allocations familiales » aux sans-emploi ?

ENCORE DES INÉGALITÉS, MAIS …
Bien entendu, le travail de réduction des inégalités est loin d’être achevé, en Nouvelle-Calédonie comme partout dans le monde. L’existence de foyers souffrant de pauvreté est encore réelle, et la cherté de la vie locale-de moins en moins soutenable-  en est parfois la cause. Mais notre système global de solidarité est exceptionnel ; il n’existe ni en Australie, ni en Nouvelle-Zélande, ni en Indonésie, ni au Japon, et a fortiori, ni dans aucune des îles du Pacifique.

DES THÉORIES MARXISTES FUNESTES ET DÉPASSÉES
« Tout appartient à tout le monde », une notion accolée à celle de « la chasse au capitalisme », ce principe, inspiré des théories marxistes  funestes et dépassées, a été expérimenté pour la dernière fois, au Venezuela. Dans ce riche pays, le peuple ne souffre pas de pauvreté : il est quotidiennement confronté à la pire des misères, dans un chaos sans nom dont la seule issue est la fuite de son propre pays.

GB

LES PARTIS INDÉPENDANTISTES INERTES FACE À UNE DÉLINQUANCE QUI PORTE DÉSORMAIS ATTEINTE À LA SOCIÉTÉ KANAK

Les partis indépendantistes kanak seraient-ils bien inspirés de s’associer à la lutte contre la délinquance, notamment chez les jeunes ? Certainement. Car cette délinquance a déjà atteint des espaces sociaux kanak, et entreprend de s’attaquer aux Iles, jusque là, relativement préservées. Se retrancher derrière « les conséquences de la société coloniale » pour justifier une forme d’inertie dans cette lutte aura des conséquences graves sur la société kanak. Les espaces urbains vont résoudre, un jour ou l’autre, la montée de la délinquance. Mais quid des espaces coutumiers ? Laxisme.

AUCUNE PRISE DE POSITION
Depuis la fin des années 90 que monte la délinquance en Nouvelle-Calédonie, les partis indépendantistes se sont refusés à prendre officiellement parti pour la lutte répressive contre la délinquance. Aux mesures proposées, en général par les partis loyalistes, ils ont, en permanence, exprimé des réserves, se bornant à réclamer davantage de prévention plutôt que la répression.

Certains responsables, comme Harold Martin à Païta, ont même suggéré que cette délinquance était soutenue par la mouvance séparatiste pour des raisons politiques.

« LA TRIQUE » N’ÉTAIT PAS DE LA PRÉVENTION
Pourtant, dans le monde coutumier, la prévention était le fruit de l’éducation coutumière. On y expliquait les risques encourus en cas de transgression des règles. La société kanak n’était guère permissive. La punition par « la trique » était une sanction plutôt légère. On peut reprendre les écrits sur les terribles punitions de l’adultère ou du vol. Tout ne réglait pas par « une coutume de pardon ». Les délits commis par des étrangers kanak, et même parfois, des affronts, se soldaient souvent par des guerres et des morts.

DISPARITIONS DE L’ÉDUCATION À LA COUTUME ET DES SANCTIONS COUTUMIÈRES
Aujourd’hui, l’éducation coutumière a pratiquement disparu pour la plupart des enfants kanak. Ils vont à l’école dès le plus jeune âge, au lieu d’être aux côtés de leurs tontons jusqu’à l’âge adulte, pour connaître tout des règles sociales du clan et de l’aire coutumière.

Les sanctions, elles, ont pratiquement disparu. La faute, d’ailleurs, à la nouvelle société issue de la période coloniale passée comme des règles actuelles, qui punit les auteurs d’atteintes corporelles.

LES PARTIS KANAK INDÉPENDANTISTES N’ONT PAS SU S’ADAPTER
Devant la montée de la délinquance, notamment chez les jeunes Kanak, les partis indépendantistes kanak ont plutôt choisi, tout en rendant « les autres » responsables de cette dégradation, de donner des leçons.

Celles-ci, en général, tout en s’adressant aux partis loyalistes et à l’Etat, se sont bornées à appeler à une prévention ciblée. Et parfois, en justifiant les actes délictueux.

Or, ils ne se sont pas aperçus que dans les provinces qu’ils gèrent, la société kanak elle-même est agressée par les jeunes délinquants.

DÉGRADATION DE LA SOCIÉTÉ KANAK AUX ILES, AU NORD ET AU SUD
On connaît, depuis près de 3 décennies, les dégâts causés par la délinquance au sein même de la « tribu » de Saint Louis. Depuis, en passant par Bangou et Thio, la délinquance s’est propagée dans des espaces coutumiers authentiques, au Nord, notamment à Canala et à Houailou.

Dans certains régions, plus isolées, « la coutume tient bon ». Au Nord Est, au Nord, ou au Nord Ouest notamment.

Aujourd’hui, ce sont les Iles qui sont atteintes.

UNE DÉLINQUANCE DANS UN MILIEU PUREMENT KANAK INDÉPENDANTISTE
Aux Iles, il sera difficile de botter en touche dans les tribunes du colonialisme, dans le domaine de la délinquance. La région n’a guère subi de colonisation foncière, et, à la Province, aucun élu loyaliste ne siège !

TENTATIVE DU SÉNAT COUTUMIER
Certes, ces récents actes de délinquance dont le Lycée de Wé a été victime ne sont pas encore des faits perpétrés à grande échelle. Mais il n’empêche : la gangrène est présente.

Seul, peut être, le Sénat Coutumier a voulu lancer des signaux d’alerte. En proposant la reconnaissance du socle des valeurs kanak, il a inclus, dans cet exercice, une forme de lutte contre les risques de délinquance.

En vain. Les Kanak, eux-mêmes, n’ont guère prêté attention à ce travail intéressant.

Dans cette évolution néfaste, sur fond de cannabis et d’alcool, la société kanak risque d’être un peu plus abimée.

Sous peine d’endosser une lourde responsabilité, les partis indépendantistes kanak, doivent se poser la question des conséquences de la délinquance sur l’identité kanak, une identité qu’ils prétendent porter.

MAIRIE DE BOULOUPARIS : LE CHAMPION VA PASSER LA MAIN

Il a d’abord été connu pour ses exceptionnelles performances sportives : Alain Lazare, avant d’être le maire estimé de Boulouparis, a été un très grand champion. Sa discipline : une des plus difficiles, l’épreuve reine venant de l’antiquité, clôturant les Jeux Olympiques, le marathon.

Fin des années 70. Le Calédonien s’entraîne avec une rigueur et une constance d’autant plus remarquables qu’il le fait pratiquement en solo. A force de persévérance, et faisant preuve d’un talent hors du commun, il accumule les médailles aux Jeux du Pacifique, et devient champion de France en 1983 et 1986.

Points d’orgue de cette prestigieuse carrière, il participe aux Jeux Olympiques en équipe de France par deux fois, en 1984 à Los Angeles et en 1988 à Séoul. Il ne terminera pas cette dernière épreuve, mais sera médaillé de bronze à la Coupe du monde de marathon.

En 1984, à Tokyo, il inscrit son nom aux tablettes des records de France, un record aujourd’hui détenu par Benoît Zwierzchiewski.

C’est ce sportif hors norme qui prendra les rênes de la commune de Boulouparis en 1995, après en avoir été le Secrétaire général. Il a marqué de son empreinte de nombreuses réalisations communales comme la traversée du village, requalifiée et paysagée, la création du centre culturel à l’architecture originale, la réfection du wharf de Tomo ou encore le jumelage de la commune avec celle de Biloela dans le Queensland.

En 1997, avec son équipe, il crée la Fête du Cerf et de la Crevette devenue, près de l’hippodrome, un rendez-vous incontournable de la brousse calédonienne.

Quatre ans plus tard, il devient membre du gouvernement, puis occupera, en 2011, la fonction de 1er Vice-président de la province Sud, également Conseiller au Congrès depuis 2009.

Alain Lazare a désigné son dauphin qui n’est autre que son fidèle premier adjoint, Jérôme Siret, exploitant agricole, investi dans les associations sportives et les activités rurales.

Le maire-ancien champion de marathon va passer la main en 2020, après 4 mandats de premier magistrat de la commune. Un marathon électif conduit, comme sur les parcours de sport, avec beaucoup de panache.

GOUVERNEMENT DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE : UN STATUT DÉPASSÉ

SEULEMENT DEUX GRANDES FORMATIONS POLITIQUES
Le mode d’élection du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a été choisi à un moment où deux grandes formations dominaient la vie politique locale : le FLNKS et le RPCR. En adoptant un scrutin de liste à la proportionnelle, les deux signataires savaient que le gouvernement comporterait une majorité RPCR, mais étaient assurés que le second signataire participerait au fonctionnement de l’institution.

RECHERCHE DU CONSENSUS ET RÈGLE MAJORITAIRE
Au delà de la règle majoritaire, admise par les parties, l’esprit qui prévalait à la mise en place du 1er gouvernement local reposait sur la recherche du consensus, comme cela avait été le cas pour les Accords de Matignon et de Nouméa. Cette recherche, labellisée par le terme de « collégialité », avait été implicitement conclue pour le fonctionnement de l’institution. En l’absence de consensus, bien entendu, la règle majoritaire allait de soi.

L’ÉCLATEMENT DES 2 GRANDS BLOCS CHANGE LA DONNE
Les signataires ont-ils pêché par excès de confiance dans le maintien durable de 2 seuls grands blocs ? C’est aujourd’hui certain. L’éclatement de ces deux grandes formations a bouleversé la donne. Peu à peu, le jeu des partis a pris le dessus. De négociations et chantages, le gouvernement a versé dans l’instabilité. En l’absence de majorité, les partis charnières font la loi. Ce n’est, ni illégal, ni anti-démocratique dans l’état juridique actuel de nos institutions.

L’INSTABILITÉ MÊRE DE TOUTES LES DÉRIVES
Pourtant, l’instabilité est la mère de bien des dérives. Dans le système électoral provincial inégalitaire qui est celui du territoire, elle peut conduire à l’impossibilité de mettre en œuvre une gestion souhaitée par une majorité d’électeurs !

Après les impérities de la 4ème République, la stabilité des Institutions constitue un fondement de la Constitution actuelle. Ce souci de stabilité s’est exprimé jusqu’à la mise en place automatique de majorités de gestion dans les communes -de plus de 3500 habitants, puis plus récemment, de plus de 1000 habitants-, avec l’attribution des 50% des sièges à la liste ayant obtenu le plus de suffrages, puis la répartition des sièges à la proportionnelle pour les 50% restants.

10 PARTIS POLITIQUES AU GOUVERNEMENT
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie comprend aujourd’hui 10 partis politiques contenus dans 3 regroupements ! Quel pays au monde peut dire mieux ? Ou pire …

Certains prétendent que cet émiettement serait plutôt vertueux. Selon eux, il obligerait les partis à discuter puis à s’entendre. C’est un point de vue.

RÉFORME NÉCESSAIRE QUAND LE TEMPS SERA VENU
Les résultats d’une telle pratique ne sont pourtant guère concluants : ils ont conduit à la situation catastrophique que connaît à présent la Calédonie. A l’évidence, et comme la politique n’est pas le royaume des Bisounours, le système devra évoluer lorsque le temps d’une telle décision sera venu.

Personne, évidemment, ne voudra remettre en cause la participation des indépendantistes au gouvernement en cas de majorité non-indépendantiste et réciproquement. Resterait donc à imaginer un nouveau dispositif conciliant cette exigence avec le nouveau paysage politique local. Après le 3ème referendum ?

LE « PHÉNOMÈNE » REQUINS EN CALÉDONIE

Depuis l’attaque mortelle de requin à Poé, une vigilance accrue appuyée par des moyens qui n’existaient pas au siècle dernier, a permis de détecter la présence de requins en plusieurs endroits de Calédonie. Mais la question qui se pose est celle de l’augmentation de cette présence ou pas. Avec une seconde interrogation : les squales sont-ils devenus plus agressifs. Début de psychose.

POURQUOI ?
Le drame affreux survenu à la marina de Port du Sud, auquel s’est ajouté, quelques jours plus tard, celui du récif Cook, à l’est des iles Belep, a choqué l’opinion publique autant que les autorités. La crainte des requins est d’autant plus prégnante que le danger est supposé, alors même qu’il n’est pas visible.

L’observation de la présence d’un requin à la baie des Citrons et dans la rivière Dumbéa ont évidemment provoqué, lundi, l’interdiction immédiate de baignade en ces lieux. Et alimenté, probablement à juste raison, la crainte des requins.

Ces constats, autant que les attaques successives, suggèrent plusieurs lancinantes questions. Les requins sont-ils plus nombreux dans nos eaux et surtout, dans nos baies et nos rivières ? Quelles seraient les causes de ce phénomène ?

ON PÊCHAIT LE REQUIN EN GRANDE RADE
C’est une lapalissade que d’affirmer que les requins ont toujours été présents dans les eaux du lagon. Après tout, la mer est leur élément naturel. Les Nouméens se souviennent des requins pêchés dans les rades, et montrés comme des trophées ; une pêche désormais interdite. Pourtant, tout laisse à penser qu’ils sont de plus en plus nombreux. Même dans les marinas !

PLUS NOMBREUX
Lors de la capture du requin bouledogue après le récent drame de Nouméa, des témoins de l’événement ont pu observer la présence d’un requin tigre, attiré par le sang. A l’évidence, les squales sont plus nombreux à roder. Pour quelles raisons ?

Selon certains connaisseurs, les drames de Nouméa et du récif Cook ont des causes différentes. La présence de squales dans le nord du territoire est naturelle. En revanche, celle, accrue, dans les baies de Nouméa serait une conséquence du développement urbain de la ville.

LES CAUSES D’UN « SÉDENTARISATION » : NOURRISSAGE ET MOUILLAGES SAUVAGES
A plusieurs reprises, déjà, la « sédentarisation » des requins a fait l’objet d’informations. La première d’entre elle concerne le « nourrissage » des requins.

Il s’agit d’abord du rejet, à l’eau, des restes de poissons qui peuvent être « vidés » régulièrement dans certains lieux, et même dans des marinas. S’ajoute à cela le rejet à la mer d’aliments susceptibles d’intéresser les squales. Ce nourrissage presque régulier, au retour d’une sortie ou d’une partie de pêche provoque des habitudes opportunistes de « visite » des requins.

Il s’agit ensuite du nombre de plus en plus important de bateaux, habités et en mouillage sauvage, notamment à la baie de l’Orphelinat. Depuis quelques mois, quelques bateaux ont même élu domicile … à la baie des Citrons.

Ces deux évolutions, liées à l’augmentation de la population, seraient les causes de la « sédentarisation » des requins à Nouméa.

PAS D’OBLIGATION DE RÉCUPÉRATION DES EAUX GRISES
Les autorités responsables n’ont toujours pas imposé à ces bateaux ce qui est courant dans tous les ports organisés du monde : l’obligation de stockage à bord des eaux grises. Cette contrainte empêche des rejets à l’eau, et améliore, ce qui est hautement souhaitable, les conditions d’hygiène des dites baies.

Cette mesure devrait être accompagnée d’une forte recommandation de ne rien jeter à l’eau, et notamment, ce qui pourrait constituer une nourriture pour les requins.

ADOPTER DES MESURES DE FOND
Au delà des simples interdictions de baignade, mesures de formes, il serait donc urgent d’adopter des mesures de fond.

Celles liées, d’une part, aux bateaux en situation de mouillage sauvage, et probablement par la construction rapide de nouvelles marinas, et d’autre part, celles liées au comportement des plaisanciers pêcheurs.

Restera ensuite à se pencher sur la situation des squales sédentaires.