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LE SCANDALE DES NAKAMALS – Depuis 2012, un texte est au placard !

Un restaurateur de la Place des Cocotiers reçoit un avertissement pour une broutille incompréhensible par le service d’hygiène. Une dame se voit refuser l’ouverture de son salon de thé pour quelques centimètres qui mettent en défaut ses toilettes obligatoires. Mais à quelques centaines de mètres de là, un nakamal ouvre chaque soir sans règle d’hygiène, sans conformité d’électricité, sans respect des règles d’urbanisme normalement imposées. Parfois, même, le mélange d’alcool, de kava et de cannabis induit des comportements à risque. Sans compter la possible transmission d’hépatite virale. Un scandale qui n’émeut pas les élus saisis d’un texte depuis cinq années !

Pourtant, le gouvernement alors présidé par Harold Martin avait arrêté un texte ad hoc. Son communiqué du 22 mai 2012 précisait : «  Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a approuvé la réglementation des établissements organisant la consommation du kava dans les nakamals. Ce texte encadre la consommation de kava en soumettant les exploitants des nakamals à l’obtention d’une licence d’exploitation, dont la validité est fixée à deux ans, avant l’ouverture effective de l’établissement. En l’absence de licence, l’exploitant d’un nakamal est passible d’une peine d’amende de 440 000 F CFP, portée à 880 000 F CFP en cas de récidive. Cette nouvelle réglementation prévoit aussi quatre mesures destinées à protéger les consommateurs par : l’interdiction d’utiliser la partie aérienne de la plante de kava dans la préparation de la boisson, l’interdiction de vendre ou de boire de l’alcool et de consommer du cannabis dans les nakamals, l’interdiction d’accès des nakamals et de vente de kava aux mineurs et l’affichage obligatoire à l’entrée des nakamals de la liste des contre-indications à la consommation de kava. Par ailleurs, les horaires d’ouverture des nakamals sont réglementés et fixés de 17H00 à 23H00 y compris les jours fériés. »

Le projet de délibération transmis au Congrès dans la foulée dort paisiblement, après quelques examens qui ont conduit à une mise au placard. Apparemment fermé à double tour …

Or, ce texte touche à la fois à la sécurité et aux risques comportementaux, des thèmes abondamment évoqués, … mais à propos desquels les actes n’ont jamais suivi les paroles. Il rétablit accessoirement une équité entre les contribuables-commerçants.

Pourtant, la problématique est simple. Nul dessein d’interdire les nakamals. Juste la mise sur pied d’une réglementation justifiée par le fait que ces établissements reçoivent du public, et qui pourrait, à tout le moins, se rapprocher de celle imposée aux salons de thé !

Mais rien ne se passe, tandis que fleurissent les nakamals, parfois sans grande conséquence pour le voisinage, parfois sources de désordres. On se souvient de l’incendie des ateliers municipaux de Boulouparis provoqué par un individu qui, justement, sortait d’un tel établissement.

Mais il en va des nakamals comme de la lutte contre l’aedes aegypti, vecteur mortel de la dengue. Rien.

UN CAMBRIOLAGE PAR JOUR À DUCOS ? DANGER : le développement de ce fléau met en cause l’objectif de « Destin Commun »

On ne compte plus les cambriolages perpétrés dans les petites comme les grandes entreprises de Ducos. Avec plus souvent qu’on ne le dit, des récidives.

Devant le développement de ce fléau qui touche toute la Calédonie, seuls les moyens classiques sont mis en œuvre. Parfois, des « flags » grâce à l’efficacité de la Brigade Anti-Criminalité. Parfois, des enquêtes qui aboutissent … à la remise en liberté des auteurs placés dans l’attente d’un jugement. Et parfois, rien. Rien que le découragement des victimes qui ont de plus en plus le sentiment que les pouvoirs publics ne peuvent rien pour eux. Et qui a conduit au vote massif en faveur de Marine Le Pen.

On commence à entendre des réflexions désabusées du genre « on va devenir comme la Papouasie ». Des barbelés, des gardes, et parfois des armes ?

Désormais, c’est tout juste si les faits divers relatifs aux cambriolages, aux vols de voiture, aux incendies de voiture attirent l’attention. Des pouvoirs publics, s’entend. Car les victimes, elles, sont de plus en plus révoltées et désemparées devant ce qu’elles ressentent comme un abandon.

Intervenant après un larcin estimé à un million FCFP dans un magasin de distribution à Ducos, un agent lâche : « dans le coin, c’est un cambriolage par jour ! ».

Aujourd’hui, les citoyens ont le sentiment que la République leur demande d’assurer eux-mêmes ce qui constitue leur sécurité. Quelle faillite !

Quelques débats ont eu lieu sur le sujet, jusqu’au Congrès. Débats d’un jour, sans suite palpable, des sujets qui font « pschitt » !

L’absence de résultats pour faire reculer cette délinquance, l’absence de mobilisation exceptionnelle pour faire face à un phénomène d’une gravité exceptionnelle, ont déjà des conséquences pour la politique et la société calédoniennes : la mise en cause de la croyance qu’un destin commun est possible en Calédonie, un destin commun au cœur des Accords Matignon et Nouméa …

Connaissez-vous l’origine de la Fête des Mères ? Un excellent article de l’Express

Non, la Fête des mères n’a pas été créée par des spécialistes du marketing, ni par le maréchal Pétain. Retour sur sa longue histoire, la date exacte de sa célébration, ses symboles… et ses colliers de nouilles.

A quelle date la célèbre-t-on?

En France, on la fête le dernier dimanche de mai. Une exception: si la Pentecôte tombe le dernier dimanche de mai, alors la Fête des mères a lieu le premier dimanche de juin.

En revanche, dans une majorité de pays -dont le Canada, la Belgique, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, l’Australie, ou encore les Etats-Unis-, la Fête des mères a lieu le deuxième dimanche de mai.

 Le Royaume-Uni et l’Irlande, eux, la célèbrent trois semaines avant Pâques. Auparavant, ce jour était connu comme Mothering Sunday.

Dans plusieurs pays du Moyen-Orient, la Fête des mères a lieu lors de l’équinoxe de mars.

A noter: si la Belgique fête les mères le deuxième dimanche de Mai, la ville d’Anvers, elle, les célèbre le 15 août.

Des origines multiples

Non, la Fête des mères n’est pas née au cours d’une réunion marketing d’entreprise de fleuristes. Trois célébrations en sont à l’origine.

La mythologie grecque célébrait déjà la mère de Zeus, Rhéa (ou Cybèle) au printemps. Elle n’était pas la seule honorée puisque cette saison était déjà, dans les rites païens, l’occasion de célébrer lafertilité.

Les chrétiens, catholiques et les protestants, avaient également une forme de célébration de la maternité lors du quatrième dimanche deCarême: le dimanche de Laetare. L’introït -chant grégorien marquant le début d’une messe- y fait alors référence au lait maternel: « Réjouis-toi, Jérusalem! Et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans le bonheur réjouissez-vous avec allégresse, vous qui avez été dans la tristesse: vous pouvez bondir de joie et vous rassasier du lait de consolation qui est pour vous. »

En parallèle, des croyants profitaient de ce jour pour se rendre, non pas dans l’église la plus proche de chez eux, mais dans « l’église mère », c’est-à-dire la cathédrale ou l’église la plus importante de la région. Les familles s’y retrouvaient entières, une fois par an.

Ce dimanche de la maternité est donc né d’un mélange entre le passage de l’introït sur le lait et la visite à « l’église mère ». D’ailleurs, au Royaume-Uni, la Fête des mères a longtemps été appelée Mothering Sunday, en référence à cette cérémonie religieuse.

Aux Etats-Unis, l’activiste Julia Ward Howe initia en 1870 la Proclamation de la Journée de la mère, invitant les mamans du monde entier à s’unir afin d’obtenir la paix. Mais c’est surtout Anna Jarvis(1864-1948) qui est considérée comme responsable de la version internationale que l’on connaît aujourd’hui. Elle fonda en effet des « clubs » spécifiques aux mères, dans le même but d’union pacifique.

Elle était elle-même très proche de sa mère, décédée le 9 mai 1905. Le 10 mai 1908, elle dirigea une cérémonie au sein de l’église épiscopale et méthodiste Andrews afin d’honorer sa mère, « parmi toutes les mères ». Ne pouvant y assister, elle envoya un télégramme et 500 oeillets blancs. Ce qui associa pour la première fois cet événement à des fleurs. En 1912, elle crée l’association internationale pour la Journée de la mère.

En 1914, les Etats-Unis en font une fête nationale officielle. Aujourd’hui encore, l’oeillet y demeure un symbole: blanc pour une maman encore en vie, rouge pour une maman décédée.

La Première puis la Seconde Guerre mondiale ont été un facteur déclenchant pour l’officialisation de la Fête des mères dans d’autres pays, laquelle permet d’honorer nombre de parents y ayant perdu leur(s) enfant(s).

La Fête des mères en France

Non, ce n’est pas le maréchal Pétain qui est à l’origine de la Fête des mères en France… Outre le rappel historique ci-dessus, l’Hexagone n’a pas vu débarquer ce jour-événement en 1942 mais en 1906.

En 1906, le village d’Artas (Isère) organise une cérémonie en l’honneur des mères de familles nombreuses. Deux mères de neuf enfants se voient décerner le prix de Haut mérite maternel. Le village continue aujourd’hui de revendiquer la création de la Fête des mères en France.

En 1918, Lyon suit le mouvement né aux Etats-Unis et rend hommage aux mères et épouses qui ont perdu leurs fils et/ou mari durant la Première Guerre mondiale. Cette Journée des mères a été officialisée par le gouvernement en 1929.

En 1942, le maréchal Pétain donne un ton plus solennel à l’événement, notamment dans un message à la radio: « Vous seules, savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui font les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne. » Plutôt que de fêter les mamans, il s’agit de tout mettre en oeuvre pour relancer le taux de natalité en France.

En 1950, la politique nataliste est toujours de rigueur. La loi du 24 maiindique que « la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la Fête des mères ». Elle fixe la date au quatrième dimanche de mai, excepté si la Pentecôte tombe le même jour. Dans ce cas, la Fête des mères a lieu le premier dimanche de juin. Le ministère de la Santé et l’Unaf (Union nationale des associations familiales) sont en charge de l’organisation de la célébration.

Une affaire commerciale rondement menée

Rapidement, la Fête des mères est vue par les commerçants comme une opportunité à ne pas manquer. D’ailleurs, déjà en son temps, Anna Jarvis, considérée comme l’instigatrice de la version moderne, a critiqué la tournure commerciale qu’avait pris la fête qu’elle avait lancée aux Etats-Unis. Tant et si bien qu’elle a tout tenté pour faire annuler ce jour national.

« Une carte pré-remplie ne signifie rien, expliquait-elle. Sinon que vous êtes trop fainéant pour écrire un mot à la femme qui a fait plus pour vous que quiconque au monde. Quant aux bonbons… vous offrez la boîte à votre mère, puis en mangez la majorité. Un bien beau geste. »

Pour la petite histoire, Anna Jarvis n’a pu continuer sa lutte pour « dénationaliser » la Fête des mères car elle fut envoyée dans un sanatorium. La légende va jusqu’à dire que des membres de l’industrie des cartes de voeux et des fleuristes ont payé les factures, afin qu’elle y reste !

En 2015, aux Etats-Unis, 84% des Américains ont célébré la Fête des mères, et 18,8 milliards d’euros ont été dépensés à cette occasion, soit une moyenne de 173 dollars (153 euros!) par personne. En France, selon un sondage Toluna/LSA, le budget moyen alloué à la Fête des mères en 2015 était de 54,15 euros.

Et le collier de nouilles, alors?

Pour les écoles maternelles, c’est avant tout une activité idéale: réaliser un cadeau -pas cher- pour sa maman, certes, mais avec des pâtes comestibles. Si l’enfant croque dedans, ce n’est pas grave, alors que dans une perle en plastique… Même les peintures pour enfants sont désormais ingérables. Ils peuvent donc allègrement peindre sans risque les macaronis, coquillettes ou autres farfalle. Aujourd’hui toutefois, peut-être passées de mode, de plus en plus d’écoles leur préfèrent la confection de cartes. Aux papas de prendre le relais à la maison!

Article publié dans l’Express

LAURA BERETTI, UNE CALÉDONIENNE DIRECTRICE ARTISTIQUE DANS UNE GRANDE AGENCE DE MODE

Photo Outre Mer 1ère – France Info

A 25 ans, Laura Beretti est devenue directrice artistique chez Onirim où elle réalise des films sur des produits de la mode et du luxe. Ce parcours qui l’amène aujourd’hui au coeur d’une métier dont elle rêvait, n’est certainement qu’une étape.

En février 2016, la maison de production Onirim – dirigée par Geoffroy Guillaumaud et Diane Edelmann – et l’agence André Werther, implantée à Paris, Milan et New York, se sont rapprochées afin de créer une offre globale de production d’images fixes et animées. Les deux entités bien identifiées sur les secteurs Luxe, Mode et Beauté, représentent désormais une vingtaine de réalisateurs et/ou photographes. Ces derniers affichent de nombreuses collaborations avec des marques comme Chloé, Yves Saint Laurent, Dior, Cartier ou Paco Rabanne et des titres tels que Vogue ou Numéro. L’offre ainsi constituée permet de répondre aux besoins des marques en termes de communication publicitaire et « brand content » à destination des médias et réseaux sociaux.

Pour intégrer la structure, la jeune Calédonienne poursuit un cursus brillant depuis le lycée à Nouméa en passant par l’Australie jusqu’à l’Esag Penninghen, la prestigieuse école d’Arts graphiques de Paris.

5 ans plus tard, diplôme en poche, elle intègre Mad Agency où elle restera 2 ans. Puis c’est l’entrée à Onirim après la qualité remarquée de son travail.

Dans le territoire, les Unes des media font en général la part belle à la jeunesse délinquante. C’est oublier que l’immense majorité des jeunes Calédoniens travaille, réussit souvent brillamment, davantage qu’on ne le croit. En voici l’une des preuves.

 

SA VOITURE EST INCENDIEE PAR UN MINEUR AVANT L’IMMATRICULATION. C’EST LA VINGTIEME AU TABLEAU DE CHASSE DU DELINQUANT

Julien (nom d’emprunt Ndlr) avait trouvé la voiture dont il rêvait : une allemande dernier cri acquise d’un ami en métropole au tiers du prix du neuf. Une occase, heureusement : toutes ses économies y étaient passées.

Après l’avoir essayé avec un ami kanak sur les routes italiennes, il l’a fait transporter à Nouméa. Peu après l’arrivée du véhicule à Nouméa, il l’installe sous une bâche chez un parent au 7e km, le temps d’une courte absence du territoire.

Quelques temps après, la police et les pompiers lui annoncent la mauvaise nouvelle : des délinquants ont cambriolé la maison du parent, ont tenté de voler la voiture et en désespoir de cause, l’ont incendiée.

Auparavant, ils avaient essayé d’ouvrir le coffre à la barre à mine. Puis pour pénétrer dans la voiture, ont brisé toutes les vitres. Probablement avec la même barre à mine.

Lorsque le propriétaire est arrivé, il ne reste plus qu’une carcasse calcinée. Et un rêve parti en fumée. La voiture n’était même pas immatriculée

La police, de son côté, a fait son travail.

UN MINEUR QUI EN EST À SA VINGTIÈME VOITURE INCENDIÉE
L’un des délinquants a été appréhendé deux jours plus tard. Grande efficacité.

Il faut dire qu’il est connu des services. Originaire de Houailou, il en est … à sa vingtième voiture incendiée.

« Détail » hallucinant : c’est un mineur et à chaque fois, a été remis en liberté !

Le dernier délit n’échappera probablement pas à la règle. Peut être un sévère rappel à la loi. Même pas une fessée : il pourrait porter plainte contre son tortionnaire. Et finalement, une remise en liberté.

Après 20 voitures incendiées, il pourra ainsi attaquer sa vingt et unième.

Il y a des personnalités très intelligentes qui se demandent encore pourquoi Marine Le Pen a fait un tel score en Calédonie.

UN PETIT GARÇON MASSACRÉ PAR UN « GRAND » A LA SORTIE DE SON COLLÈGE – C’est le « Destin Commun » qui est peu à peu massacré au profit du « Destin Contraint »

Quand une maman n’a plus que les réseaux sociaux pour dire son désarroi, son désespoir et sa révolte parce que son petit garçon s’est fait massacrer par un adulte à la sortie de son collège, c’est que le pays et la société dans laquelle elle vit est malade. Son message a été déjà partagé plus de 1.600 fois, et probablement touché près de 30.000 personnes !

La Calédonie est malade des incivilités, malade de la violence qui depuis 15 ans, ne fait que s’amplifier jusque dans les établissements scolaires. Certains ne le comprennent toujours pas, comme ils ne comprennent pas le résultat local des élections présidentielles.

ROUÉ DE COUPS DE PIEDS ALORS QU’IL ÉTAIT INCONSCIENT
La maman raconte. « Pour avoir refusé de se battre peu avant midi contre un élève qui le cherche depuis le début de l’année, pour avoir été à la limite d’exploser, s’être fait contenir et retenir par une surveillante, il a essuyé une salve d’insultes. Il est passé pour un lâche »

… « Non, il sait justement se battre, un peu trop bien, et ne veut pas s’en servir en dehors d’un dojo … Et il veut le tableau d’honneur, il ne veut pas d’ennuis … »

« Alors cela lui a valu une heure plus tard d’être attendu par un grand, de stature adulte, armé d’une fausse attelle au poignet, bardé d’une barre de métal camouflée. »

Le jeune garçon refusant de se battre en dépit des provocations, « a reçu un premier coup de poing au visage. Alors il s’est enfui ».

« Son agresseur l’a rattrapé, l’a plaqué au sol, lui a mis un premier coup de pied en plein visage. Au deuxième, … a commencé à perdre connaissance »

… « Alors qu’il était inconscient, mon petit garçon qui aura douze ans dans trois semaines, se faisait rouer de coups de pied … »

« Petit pays, tu me fais peur » conclut la maman.

Ce récit est poignant et hallucinant. Mais malheureusement, il entre dans une forme de banalisation de la violence que beaucoup semblent ignorer, une violence caractérisée par les comportements, les incivilités, les délits, partout en Nouvelle-Calédonie et pas seulement à Nouméa et dans l’agglomération.

Nouméa, encore.

JEUNE FILLE AGRESSÉE SAMEDI SOIR
Samedi soir, une famille va prendre un verre dans un nouveau bistrot, près de la l’Anse Vata. Au moment du départ, le père accompagné de son fils et un ami se dirigent vers leur véhicule. Sa fille et une amie s’approchent de leur voiture. 3 individus capuchés s’approchent d’elles, et rapidement, les insultent et montrent des intentions d’agression. Les 3 hommes interviennent, font le coup de poing, et éloignent les voyous. Vous avez dit violence et insécurité ?

VOL À LA TIRE SUR L’ÉCHANGEUR DE L’ETRIER
Quant à la secrétaire d’une institution basée à Ducos, elle n’est toujours pas revenue de ses émotions. Alors qu’elle était bloquée dans un embouteillage à l’échangeur de l’Etrier, des jeunes ont ouvert sa portière, se sont saisis de son sac à main et ont pris la fuite !

Dans ces deux dernières situations, à quoi sert de porter plainte, s’interrogent les victimes ? Mineurs, les délinquants seront relâchés et pourront, en toute impunité même provisoire, poursuivre leurs méfaits. Si tel n’est pas le cas, et hors un flagrant délit, quelles poursuites, avec quelles chances de succès ? Et inutile d’évoquer les craintes de représailles …

Ce sont des dizaines de faits analogues, comportements, incivilités, délits, qui s’opèrent chaque semaine. Vu le nombre de véhicules volés, et souvent brûlés, il ne fait pas de doute que les compagnies d’assurance vont d’ailleurs réagir cette année.

« DESTIN COMMUN » OU « DESTIN CONTRAINT » ?
Les conséquences d’une telle dérive ont progressivement modifié le sentiment politique d’une grande partie des Calédoniens. « Arrêtez de nous parler de destin commun avec des trémolos dans la voix. On est condamnés à vivre ensemble, un point c’est tout ! », avoue cet ancien sympathisant du RPCR. Au delà, c’est l’adhésion à l’Accord de Nouméa qui est ébranlée, avec son brillant et généreux préambule. Mais qui paraît, sur la construction d’un avenir partagé, bien illusoire aujourd’hui, par apport à un destin contraint

Pas de doute, en tout cas : rétablir la cohésion sociale en Calédonie passe par une lutte déterminée contre les incivilités et les violences sous toutes leurs formes. Un combat de répression et de prévention à mener réellement par toutes les collectivités locales, tous les Calédoniens, et pas seulement par d’incessantes et stériles déclarations de bonnes intentions ou en se réfugiant derrière des déclarations du type « l’ordre public, c’est la responsabilité de l’Etat ».

Video ce dimanche : 2 gendarmes stoppent un bus public après des dépassements dangereux !

Dimanche après midi. Des centaines de voitures entrent vers l’agglomération comme à chaque fin de week end. Dans ces conditions de conduite délicate, un bus de réseau public dépasse à tout va les véhicules !

Malheureusement pour son chauffeur, deux motards sont postés à la sortie de la pépinière Mango, entre le pont de Tontouta et le village. Qu’à celà ne tienne, avec le macaron « 90 » affiché au cul du bus, celui-ci poursuit ses dépassements.

C’en est trop pour les gabelous qui démarrent sur le champ et prennent en charge l’imprudent. La course du bus s’achèvera momentanément sur le parking du rond-point de Tontouta.

Apparemment, il était plein de passagers …

Merci au lecteur qui a transmis ces images, lesquelles ont fait l’objet ultérieur d’un montage.

LA CALÉDONIE ÉTAIT PROPRIÉTAIRE D’UN IMMEUBLE DE 6 ÉTAGES AU CŒUR DU QUARTIER LATIN À PARIS ! – Le Foyer des étudiants au 12 rue des Ecoles avait été vendu 70 millions en 1980

Le Foyer des Etudiants calédoniens à Paris, merveilleusement situé au 12 rue des Ecoles dans le 5e arrondissement, a hébergé des générations de jeunes étudiants locaux jusqu’en 1980.

A la suite d’une occupation de plusieurs mois par un groupe d’étudiants kanak épaulé par des personnes extérieures au monde étudiant, cet immeuble de 6 étages et comprenant 2 sous-sols avait été vendu précipitamment pour la somme de 70 millions en 1980.

Dommage. Mais les foyers de ce type n’ont guère eu de bonheur, puisque celui de Montpellier avait connu également bien des aléas d’occupation.

La vente de Paris, en tout cas, n’avait pas été une belle opération immobilière, c’est le moins que l’on puisse dire. Certains se sont amusés à valoriser le bien à la valeur d’aujourd’hui, de quoi attraper le tournis.

SAINT LOUIS : LA GALERE DES MONT DORIENS DU SUD – Après des mois de blocage, les navettes ne sont toujours pas au point !

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Les Mont Doriens du Sud sont soumis à une double peine : celle d’être régulièrement empêchés de circuler et de risquer de « prendre une balle », et celle de l’inefficacité des concours publics de solidarité. Du moins, hors la commune du Mont Dore avec un maire qui se débat sans relâche au milieu de cette véritable débâcle. Lire la suite SAINT LOUIS : LA GALERE DES MONT DORIENS DU SUD – Après des mois de blocage, les navettes ne sont toujours pas au point !