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12 ANS DE RÉCLUSION CRIMINELLE POUR UN INCENDIAIRE À LA RÉUNION – À QUAND DES PEINES LOURDES EN CALÉDONIE ?

 

Les incendiaires s’en donnent à coeur joie en Calédonie, et chaque année un peu plus. L’actualité se repaît des interventions des pompiers, de la Sécurité Civile, des enquêtes de gendarmerie. Tout celà aux frais du contribuable dont la contribution aux impôts se monte à des centaines de millions.

Aujourd’hui, on ne lésine pas sur les moyens. On fait appel à de gros hélicoptères bombardiers d’eau. Le grand public ne connaît pas la facture. Cela fait des images à la télévision !

Pendant ce temps, des milliers d’hectares brûlent, mettant souvent en péril les écosystèmes précieux, parfois uniques au monde. Et les centaines de millions des budgets publics -c’est à dire l’argent des impôts que nous payons-, notamment, eux aussi, flambent …

Personne, pourtant, n’a entendu parler de lourdes sanctions pour les incendiaires qui pourtant relèvent de sanctions pénales. Sont-ils condamnés à des travaux d’intérêt général ?!

« AVOIR VOLONTAIREMENT DÉTRUIT
DES BOIS ET FORÊTS »

A la Réunion, il y a quelques mois, la Justice a pris les choses au sérieux. Responsable d’un grave incendie au centre de l’île, dans une zone protégée, l’incendiaire a écopé de 12 ans de réclusion criminelle pour « avoir volontairement détruit des bois et forêts dans des conditions de nature à exposer les personnes à un dommage corporel ou à créer un dommage irréversible à l’environnement« .

.De quoi faire réfléchir ces dizaines de délinquants qui agissent comme si en Calédonie, ils échappaient aux lois. A quand quelques années de prison ferme pour les incendiaires coupables de dégâts importants ?

LA CALÉDONIE CAPITALE DE LA FRANCOPHONIE DANS LE PACIFIQUE

Pour son 10e anniversaire, le Forum Francophone se déroulera aux côtés des premières Francofolies calédoniennes. L’événement, unique dans le Pacifique, confirme la place prépondérante de la Nouvelle-Calédonie au sein de la Francophonie régionale.

Les 83 Etats et territoires francophones, membres ou associés de l’Organisation Internationale de la Francophonie ne s’y sont pas trompés en accueillant un 84e partenaire, la Nouvelle-Calédonie.

UN REPRÉSENTANT DE CANTON
Une fois encore, les Alliances françaises du vaste espace Asie-Pacifique vont se retrouver à Nouméa. Ses responsables y feront en outre l’expérience de la vie en tribu en passant une journée à la Conception.

Au sein des représentants, un invité particulier : celui de Canton, en Chine, qui avait découvert Nouméa lorsqu’il était responsable d’une Alliance au Japon.

Le ministre en charge de la Francophonie au Vanuatu est également présent. Le voisin proche, seul Etat francophone membre de l’OIF du Pacifique, est cette année l’invité d’honneur du Forum. Le membre du gouvernement du Vanuatu a d’ailleurs exprimé le voeu qu’une prochaine édition du Forum se déroule au Vanuatu.

AVEC LES FRANCOFOLIES DE NOUMÉA
Accueillis au Creipac par Thierry Santa, Président du Congrès mais également du Centre de Rencontres et d’Echanges Internationaux du Pacifique, ainsi que par Bernard Deladrière, maître d’oeuvre de la Francophonie au gouvernement, les participants ont, par ailleurs, pu écouter Gérard Pont, directeur des Francofolies de La Rochelle, aux côtés de Chris Tateossian, l’organisateur à Nouméa. Gérard Pont est venu dans le cadre des Francofolies de Nouméa qui débuteront dès ce week end.

Le Forum, créé il y a 10 ans par Gaby Briault alors membre du gouvernement ainsi que l’ont rappelé Bernard Deladrière et Thierry Santa, atteint ainsi une belle maturité. Il répond aux objectifs que s’étaient fixés ses initiateurs : promouvoir les valeurs de la Francophonie, mais également participer au rayonnement régional de la Nouvelle-Calédonie.

SAINT LOUIS : LA MÉTHODE ERIC GAY

Saint Louis. Ce seul mot suscite débats entre durs et modérés, jusqu’aux boutistes et conciliateurs. Entre les uns qui évoquaient l’intervention de l’armée, les autres qui réclamaient une action plus déterminée de l’Etat, le Maire du Mont Dore n’a pas varié. Dénonçant d’un côté le caractère insupportable de la situation, il s’est toujours appliqué, en même temps, à rechercher une solution de fond, basée sur un dialogue permanent avec les familles de Saint Louis, évitant toute stigmatisation excessive.

Samedi dernier, ce sont les jeunes de la tribu, au travers de leurs associations, qui ont organisé un accueil du public -nombreux- sur le terrain de la mission.

Il était utile, déjà, de rappeler le passé « glorieux » du lieu. Scierie, ateliers, moulin à grains, écoles, internat, rizières, chaudronnerie : Saint Louis, sous l’impulsion de géniaux pères maristes, fut un véritable centre industriel.

Mais il était encore plus pertinent de souligner au grand jour que des dizaines de familles paisibles y vivent, que des jeunes passent leur bac, entreprennent des études supérieures, aspirent à un emploi. Ils sont l’immense majorité, et leur réputation est spoliée par les délinquants qui y ont sévi ou qui menacent encore.

Or il n’y a pas d’exemple dans le monde où le calme est revenu durablement dans une communauté, dans un quartier, dans une ville, par un simple décret ou par les seules interventions de forces de l’ordre. La population doit être partie prenante, et c’est la conjonction de l’action publique et de l’adhésion des habitants qui assoit, dans le temps, le calme et la tranquillité.

Eric Gay, c’est incontestable, connait bien ce milieu si délicat de Saint Louis. Parce que sa famille utérine est de Canala, ses relations sont moins compliquées, et sa sensibilité « sociologique » est différente.

La journée de samedi a été celle des jeunes de Saint Louis. Mais le regard bienveillant, et les coups de pouce discrets mais nécessaires étaient du côté de l’Hôtel de Ville.

Ce succès ne signifie pas que tout est réglé. « Tout celà demeure fragile« , reconnaît le Maire. Parmi les risques, la libération des personnes pour l’heure internées, et la récidive qui mettrait à mal les actions de bonne volonté. Mais le choix est clair : le calme reviendra durablement et solidement si tous les habitants le veulent et se mobilisent. C’est, pour lui, tout un long travail de persuasion et de dialogue. Parfois, entre le marteau et l’enclume.

AFFAIRE AURELIE MARCIAS : LES MEURTRIERS SERONT-ILS REMIS EN LIBERTÉ ?

Les auditions des 4 adolescents qui ont provoqué la mort d’Aurélie Marcias à proximité de Saint Louis alors qu’elle rentrait chez elle à moto donnent, paraît-il, froid dans le dos. La description des faits, l’absence d’expression d’un regret, l’explication des mobiles auraient de quoi laisser pantois ceux qui attendraient une marque d’humanité dans cette sinistre affaire.

Après le travail remarquable de la Gendarmerie, la procédure repose entre les mains de la Justice. S’agissant une nouvelle fois de délinquants mineurs, le sujet qui trotte dans tous les esprits est le sort immédiat des prévenus.

Trop fréquemment, en effet, des délinquants mineurs se trouvent en situation de multirécidive après avoir eu à nouveau les mains libres à la suite de leurs méfaits. « Cinquième voiture incendiée » ou « nième cambriolage » font partie des constats locaux.

La litanie des « Il faudrait que … » s’égrène depuis des mois, à propos des mineurs. Bien des options sont évoquées, depuis le « Centre fermé » jusqu’à l’Epide à l’encadrement militaire.

« Que fait l’Etat ?« , sauf que … la compétence a été transférée à la Nouvelle-Calédonie depuis bien des années. Les incantations n’ont pas franchi le seuil des actes, à l’exception de travaux de rénovation d’établissements existants et la mise en place d’une structure à Paita…

Ce sujet est d’ailleurs pointé du doigt par le rapport des experts sur la sécurité, mandatés par l’ancien Premier ministre Manuel Valls.

Dans ces conditions, le travail des juges n’est pas simple. Mais pour le « vulgum pecus », effrayé et las des crimes et des méfaits impliquants des mineurs, dans cette affaire qui a ému des milliers de Calédoniens, une des questions est bien : « vont-ils être remis en liberté ? ».

COMMENT L’ECOLE CALÉDONIENNE SERA IMPACTÉE PAR LES RÉFORMES DU NOUVEAU MINISTRE DE L’ÉDUCATION

Le nouveau ministre de l’Education Nationale va également changer le système éducatif calédonien en profondeur. Le projet éducatif local n’ayant en effet que peu d’incidence sur ce système tant il comporte de généralités et d’orientations à caractère idéologique, les enseignants et les parents d’élèves vont avoir des sujets de réflexions sérieux. Réformes.

PARENTS ALGÉROIS, FAMILLE MODESTE
Jean-Michel Banquer, agrégé de droit, diplômé de philosophie, affiche bien des paradoxes dans le paysage macronien. Ses parents vivaient à Alger, dans le quartier d’Albert Camus, le quartier populaire de Belcourt, et le jeune Blanquer, fils de rapatriés, a grandi à Paris. C’est le meilleur ami de … François Baroin – ils sont chacun parrains d’un de leurs enfants-, et dirigeait l’Essec après avoir été Recteur de Guyane. Cet auteur de plusieurs livres, le dernier étant « L’école de demain », se défend pourtant d’être de droite. Mais sa nomination a fortement contrarié Najat Vallaud-Belkacem …

REDONNER CONFIANCE À L’INSTITUTION ET AUX ÉLÈVES
« Les élèves de France sont parmi ceux qui ont le moins confiance en eux-mêmes », a plusieurs fois déclaré le ministre, conscient qu’au classement Pisa, le système éducatif français pointe au delà de la vingtième place. Loin derrière Hong Kong, Singapour, Shangai, ou même l’Estonie et l’Australie.

« Ce que j’essaie d’enclencher, c’est que l’institution ait confiance en ses recteurs, ses inspecteurs, ses professeurs, et que les professeurs fassent confiance à l’institution, les chefs d’établissement à leurs professeurs, et qu’au bout de la chaîne, les élèves aient confiance en eux mêmes ».

LES PREMIERS CHANTIERS
Pas de brutalité ni de remise en cause systématique de l’action de ses prédécesseurs chez Jean-Michel Blanquer. Plutôt une méthode douce … mais au travers de laquelle se profilent de véritables bouleversements !

Parmi les premières mesures annoncées, on trouve :

  • Le redoublement ne sera pas interdit, et le ministre revient de fait sur le décret de Vallaud-Belkacem qui entérinait « le caractère exceptionnel du redoublement »
  • 100% de réussite au CP, et pour atteindre cet objectif, des classes de réseau d’éducation prioritaire à 12 élèves
  • liberté aux communes pour la mise en place des rythmes décidés autoritairement en 2014
  • Collèges plus autonomes, lesquels pourront remettre en place, s’ils le souhaitent, des classes bilangues et l’enseignement des langues anciennes
  • Devoirs: dès la prochaine rentrée, le nouveau dispositif prévoit que dans un maximum de collèges, les devoirs soient faits après les heures de cours dans l’établissement. Les élèves seraient encadrés par des enseignements retraités, des actifs en heures sup, des assistants d’éducation, des étudiants, des volontaires du service civique. Objectif : réduire l’inégalité des élèves face aux devoirs
  • Baccalauréat : il serait validé par un contrôle continu et comporterait essentiellement 4 matières fondamentales.

LES INCIDENCES LOCALES
Les nouvelles mesures devraient être applicables en Nouvelle-Calédonie dès la prochaine rentrée de 2018. Mais le Vice-recteur/Directeur général des Services pourra amplement préparer les directions d’établissement et les enseignants à ces réformes.

Les parents d’élèves, eux, auront à apprécier notamment la possibilité de redoubler. Une mesure qui va dans le sens de l’intérêt d’un élève qui ne possède par le niveau pour intégrer la classe supérieure. Et une bonne façon de faire reculer l’échec scolaire en préparant au mieux les élèves aux épreuves d’examens.

Le Vice-Recteur disposera en outre de quelques mois pour mettre en place efficacement le dispositif de correction des devoirs dans les Collèges. Un dispositif qui devrait pour être appliqué dans tous les collèges calédoniens dès février 2018.

 

CAMBRIOLAGES, 25 VOITURES BRULÉES, DÉLINQUANCE DÉBRIDÉE : LE NAUFRAGE DE THIO

Après l’incendie du collège, l’agression des gendarmes, les grandes déclarations ronflantes suivies de réunions « importantes » et de l’installation d’un CLSPD (Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance), on aurait pu penser que la restauration de l’ordre et de la sécurité étaient de nouveau … en marche à Thio. Tout laisse à penser que non seulement il n’en est rien, mais que l’évolution de la situation ressemble fort à une espèce d’abandon. Naufrage.

Thio se vide peu à peu. Plus de boucherie, plus de boulangerie. Le plus grand centre minier de Calédonie doit faire venir son pain tous les jours … de la côte Ouest ! La plupart des employés qui ne sont pas installés dans la commune retrouvent leur famille à Nouméa ou ailleurs le week end. Pas question d’habiter sur place.

« ILS SONT CONNUS : TOUS DES MINEURS »
Les cambriolages, les vols de voiture, parfois des agressions ont abouti au fil des mois à ce désastre. « Pourtant, on connaît les fauteurs de troubles, dit cet habitant désabusé. Il y a 3 bandes de jeunes, pratiquement tous des mineurs ». Oui mais voilà, les mineurs appréhendés sont interrogés puis relâchés. Et viennent faire « un bras d’honneur » à ceux qui les recherchent … « Certains ont un palmarès de plusieurs voitures incendiées. Et sont toujours en liberté ! ».

Tout le monde est ou pourra être victime de cette situation. Les particuliers, les commerçants, et même la SLN. La société, déjà en difficulté financière, a enregistré depuis le début de l’année … 23 vols de voitures dont 20 ont été incendiées. Une véritable hémorragie qui suit le bilan de 2016 : 40 voitures volées, dont certaines sortaient tout juste du parc du concessionnaire !

NISSAN NAVARRA ET ISUZU D-Max
Les malfaiteurs affichent des préférences pour certains véhicules. Les Navarra et les D-Max Isuzu sont particulièrement choisies pour leur plus grande facilité à être dérobées.

Les sites miniers ne sont pas non plus épargnés. Un 4×4 a été volé sur le Plateau, puis a servi aux délinquants pour défoncer le portail du Camp des Sapins et y effectuer le vol de voitures toutes neuves. Plus grave, quelques tentatives de sabotage de matériels …

« Thio la riante », présentée comme le « Valparaiso de Calédonie » au temps où les voiliers venaient y chercher le nickel, est bien loin. La mairie et les coutumiers sont dépassés. Si les habitants n’avaient la chance du maintien des exploitations SLN, ce serait pour eux une catastrophe. Pour l’heure, ce n’est qu’un naufrage …

CAMBRIOLAGES, VOLS DE VOITURE, VOITURES BRULÉES ET MAINTENANT, EMPOISONNEMENTS DE CHIENS ! La délinquance devient insupportable à Nouméa.

Les délinquants tournent en ridicule les forces de l’ordre et la Justice tant les faits délictueux progressent et font augmenter le sentiment d’insécurité à Nouméa.

Il y a un peu plus d’une semaine, 5 pick up à benne ont été volés dans la région de Val Plaisance-Anse Vata. L’un deux a été vu le lendemain aux alentours de Voh.

Quant aux cambrioleurs, il s’enhardissent tant ils ont l’impression d’avoir « le champ libre ». Ce commerçant, par exemple, n’en revient pas : les malfaiteurs ont carrément … creusé un trou dans le mur pour s’introduire dans les bureaux et tout rafler.

Dans tel autre quartier, ce sont les chiens qui sont les victimes des délinquant-empoisonneurs, dérangés dans leurs larcins par les véritables alarmes que constituent les bêtes.

Rien ne semble y faire. Les Nouméens, guère protégés, savent que s’ils agissent, ce sont eux qui seront condamnés !

Sentiment d’insécurité, racisme latent, qualité de vie qui se dégrade, le malaise est partout, en dépit du soleil et d’un cadre urbain exceptionnel. C’est cela aussi qui a détourné autant d’électeurs des urnes législatives, après qu’avec leur vote pour Marine Le Pen, ils aient poussé « un coup de gueule ». Dans le vide.

Jusqu’au jour où …

LE SCANDALE DES NAKAMALS – Depuis 2012, un texte est au placard !

Un restaurateur de la Place des Cocotiers reçoit un avertissement pour une broutille incompréhensible par le service d’hygiène. Une dame se voit refuser l’ouverture de son salon de thé pour quelques centimètres qui mettent en défaut ses toilettes obligatoires. Mais à quelques centaines de mètres de là, un nakamal ouvre chaque soir sans règle d’hygiène, sans conformité d’électricité, sans respect des règles d’urbanisme normalement imposées. Parfois, même, le mélange d’alcool, de kava et de cannabis induit des comportements à risque. Sans compter la possible transmission d’hépatite virale. Un scandale qui n’émeut pas les élus saisis d’un texte depuis cinq années !

Pourtant, le gouvernement alors présidé par Harold Martin avait arrêté un texte ad hoc. Son communiqué du 22 mai 2012 précisait : «  Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a approuvé la réglementation des établissements organisant la consommation du kava dans les nakamals. Ce texte encadre la consommation de kava en soumettant les exploitants des nakamals à l’obtention d’une licence d’exploitation, dont la validité est fixée à deux ans, avant l’ouverture effective de l’établissement. En l’absence de licence, l’exploitant d’un nakamal est passible d’une peine d’amende de 440 000 F CFP, portée à 880 000 F CFP en cas de récidive. Cette nouvelle réglementation prévoit aussi quatre mesures destinées à protéger les consommateurs par : l’interdiction d’utiliser la partie aérienne de la plante de kava dans la préparation de la boisson, l’interdiction de vendre ou de boire de l’alcool et de consommer du cannabis dans les nakamals, l’interdiction d’accès des nakamals et de vente de kava aux mineurs et l’affichage obligatoire à l’entrée des nakamals de la liste des contre-indications à la consommation de kava. Par ailleurs, les horaires d’ouverture des nakamals sont réglementés et fixés de 17H00 à 23H00 y compris les jours fériés. »

Le projet de délibération transmis au Congrès dans la foulée dort paisiblement, après quelques examens qui ont conduit à une mise au placard. Apparemment fermé à double tour …

Or, ce texte touche à la fois à la sécurité et aux risques comportementaux, des thèmes abondamment évoqués, … mais à propos desquels les actes n’ont jamais suivi les paroles. Il rétablit accessoirement une équité entre les contribuables-commerçants.

Pourtant, la problématique est simple. Nul dessein d’interdire les nakamals. Juste la mise sur pied d’une réglementation justifiée par le fait que ces établissements reçoivent du public, et qui pourrait, à tout le moins, se rapprocher de celle imposée aux salons de thé !

Mais rien ne se passe, tandis que fleurissent les nakamals, parfois sans grande conséquence pour le voisinage, parfois sources de désordres. On se souvient de l’incendie des ateliers municipaux de Boulouparis provoqué par un individu qui, justement, sortait d’un tel établissement.

Mais il en va des nakamals comme de la lutte contre l’aedes aegypti, vecteur mortel de la dengue. Rien.

UN CAMBRIOLAGE PAR JOUR À DUCOS ? DANGER : le développement de ce fléau met en cause l’objectif de « Destin Commun »

On ne compte plus les cambriolages perpétrés dans les petites comme les grandes entreprises de Ducos. Avec plus souvent qu’on ne le dit, des récidives.

Devant le développement de ce fléau qui touche toute la Calédonie, seuls les moyens classiques sont mis en œuvre. Parfois, des « flags » grâce à l’efficacité de la Brigade Anti-Criminalité. Parfois, des enquêtes qui aboutissent … à la remise en liberté des auteurs placés dans l’attente d’un jugement. Et parfois, rien. Rien que le découragement des victimes qui ont de plus en plus le sentiment que les pouvoirs publics ne peuvent rien pour eux. Et qui a conduit au vote massif en faveur de Marine Le Pen.

On commence à entendre des réflexions désabusées du genre « on va devenir comme la Papouasie ». Des barbelés, des gardes, et parfois des armes ?

Désormais, c’est tout juste si les faits divers relatifs aux cambriolages, aux vols de voiture, aux incendies de voiture attirent l’attention. Des pouvoirs publics, s’entend. Car les victimes, elles, sont de plus en plus révoltées et désemparées devant ce qu’elles ressentent comme un abandon.

Intervenant après un larcin estimé à un million FCFP dans un magasin de distribution à Ducos, un agent lâche : « dans le coin, c’est un cambriolage par jour ! ».

Aujourd’hui, les citoyens ont le sentiment que la République leur demande d’assurer eux-mêmes ce qui constitue leur sécurité. Quelle faillite !

Quelques débats ont eu lieu sur le sujet, jusqu’au Congrès. Débats d’un jour, sans suite palpable, des sujets qui font « pschitt » !

L’absence de résultats pour faire reculer cette délinquance, l’absence de mobilisation exceptionnelle pour faire face à un phénomène d’une gravité exceptionnelle, ont déjà des conséquences pour la politique et la société calédoniennes : la mise en cause de la croyance qu’un destin commun est possible en Calédonie, un destin commun au cœur des Accords Matignon et Nouméa …