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PENTECÔTE : LA FRANCE, NATION CHRÉTIENNE

Quelle équivoque, et les hommes politiques qui se drapent dans le laïcisme ne peuvent nier cette réalité : la France est une nation chrétienne. Elle fête aujourd’hui la Pentecôte. Célébration religieuse dans un calendrier républicain.

LA NAISSANCE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
La Pentecôte est une fête chrétienne qui célèbre la venue du Saint-Esprit, cinquante jours après Pâques, sur les apôtres de Jésus-Christ, sur Marie, la mère de Jésus, et sur les autres personnes présentes avec eux.

Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son ascension, une dizaine de jours plus tôt : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». C’est la naissance de l’Eglise.

JOURS FÉRIÉS CIVILS ET RELIGIEUX
Parmi les jours fériés que compte la France, figure  le lundi de Pentecôte. La Pâques, l’Assomption et Noël sont également inscrites dans le calendrier festif républicain.

Ces célébrations relèvent toutes des événements majeurs de l’Eglise Catholique. Quoi de plus normal, d’ailleurs, pour un pays qui demeure « la fille aînée de l’Eglise romaine » ?

Cette expression est dérivée de « fils aîné de l’Église« , attribut utilisé pour désigner les rois de France successeurs de Clovis. Son pendant féminisé est apparu au XIXe siècle, lorsque les papes en place ont fait appel aux différents régimes pour préserver leurs intérêts temporels. L’expression est pour la première fois employée par le père Henri-Dominique Lacordaire le 14 février 1841 pour évoquer le lien unissant le roi de France en exil Louis XIX et l’Église catholique.

UNE DÉCISION PRISE PAR LES POLITIQUES
Le calendrier des jours fériés est une décision qui relève de l’Exécutif. En Nouvelle-Calédonie, c’est ainsi le gouvernement qui fixera les jours fériés 2019 peu avant la fin de cette année.

Localement, et contrairement aux débats idéologiques de métropole, avec celui, excessif et ridicule, des crêches de Noêl dans les mairies, le caractère majoritairement chrétien de la société calédonienne est admis. D’autres religions existent pourtant, avec la présence de musulmans, de juifs, de bouddhistes notamment. Mais aucun mouvement ne conteste les célébrations liées à la chrétienté au long de l’année. Et c’est heureux.

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS – AUJOURD’HUI : « LA GRATTE »

 

NouméaPost reprend  la chronique de Gaby Briault sur RRB, « le français de chez nous », sur les mots particuliers utilisés dans la langue française telle qu’elle est parlée en Nouvelle-Calédonie : aujourd’hui, « la gratte».

Je vais aujourd’hui vous parler de la gratte. Dans le français standard et familier, une gratte peut être un petit profit, plus ou moins licite. C’est aussi une démangeaison, ou également, une guitare.

En Calédonie, la gratte, c’est une intoxication alimentaire, l’ichtyosarcotoxisme, la ciguatera, qu’on l’on contracte après avoir mangé un poisson réputé alors « gratteux ».

La gratte peut être plus ou moins prononcée, et fait l’objet d’une grande quantité de remèdes naturels. Il est fréquent de soigner la gratte avec du faux tabac, avec de l’écorce de badamier ou encore avec de l’écorce de pommier kanak.

Cette forme d’intoxication n’est évidemment pas propre à la Calédonie. Elle fait d’ailleurs l’objet de recherches médicales et pharmaceutiques pour la guérir, compte tenu des dommages économiques que cela fait peser sur la pêche.

J’ai trouvé dans un article sur la gratte que Thierry Lhermite et son épouse avaient « attrapé la gratte » et qu’ils en gardent, paraît-il, un souvenir cuisant. J’ai bien dit Thierry, pas Bernard …

SÉCURITÉ : 2 ANS DE PRISON ET 15 MILLIONS POUR VANDALISME … SUR UN ARBRE ! Mais c’est en Nouvelle-Zélande …

La Nouvelle-Zélande est probablement un des pays les plus citoyens de la planète. Pour tous les visiteurs, un voyage au pays des kiwis est AUSSI une leçon de civisme.

Mais leur système n’est pas fait que de prévention béate. Témoin, cet avis publié suite à la vandalisation d’un arbre planté dans la ville de Queenstown, dans l’île du sud, commémorant le sacrifice des soldats néo-zélandais tombés au cours de la 1ère guerre mondiale.

Les peines encourues pas les délinquants sont de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 15 millions FCFP s’il s’agit d’un « body corporate ».

Un appel au renseignement civique sur ce qui est qualifié de « criminal offense » a été lancé, ce qui correspond, chez nous, à « un appel à témoin ».

Pour tout visiteur de la Nouvelle-Zélande, le degré de criminalité et l’état des villes, des villages, des panneaux de signalisation sur les routes ainsi que de tous les lieux publics montrent l’efficacité de l’approche kiwi pour la lutte contre la délinquance.

Une méthode à l’évidence plus efficace que les Plans de Lutte, les Plans Marshall, les CLSPD et autres les Grandes Causes.

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS : AUJOURD’HUI « LE CRABE »

NouméaPost reprend  la chronique de Gaby Briault sur RRB, « le français de chez nous », sur les mots particuliers utilisés dans la langue française telle qu’elle est parlée en Nouvelle-Calédonie : aujourd’hui, « le crabe ».

Dans le français standard, le crabe est le nom courant de plusieurs crustacés qui sont d’ailleurs directement désignés par leur nom. Les araignées de mer, les étrilles, les tourteaux sont des crabes mais généralement, au restaurant ou chez le vendeur de crustacés, on demande par exemple des étrilles ou des tourteaux.

En Nouvelle-Calédonie, un crabe est un crabe ! C’est soit un crabe de palétuvier, soit un crabe de cocotier, un crabe de terre ou encore un crabe batailleur.

La pêche aux crabes fait partie d’un mode de vie local. On peut ainsi pêcher « au trou », un exercice qui peut être périlleux quand on a le bras plongé dans le trou habitable du crustacé jusqu’à l’épaule. On peut pêcher au moyen de nasses (on dit aussi les « nazes »), piège dans lequel une fois entré, le crabe ne peut plus en sortir. On peut enfin « ramasser » des crabes, soit sur un platier –et il faut avoir, dans ce cas, une solide expérience et des yeux habitués-, soit dans la mangrove -et en Calédonie, on dit « dans les palétuviers »-.

Les anciens de Dumbéa qui pêchaient à l’embouchure de la rivière racontent qu’il y avait tellement de crabes qu’ils ne récoltaient que les pinces ! Et ce ne sont pas des histoires « à Jeulin » dont je vous parlerai bientôt !

Crabe peut être également utilisé au sens figuré. Chacun sait ou devrait savoir que les crabes se déplacent plutôt latéralement. On dit ainsi qu’un conducteur qui prend un virage en faisant déraper latéralement sa voiture, qu’il prend son virage « en crabe ». On peut dire également user du néologisme « crabiole ».

Quand on met les crabes dans un panier tressé, on constitue évidemment « un panier de crabes ». Mais l’autre signification de « panier de crabe », espace de querelles et de petits arrangements, est la même dans l’hexagone et en Calédonie. Preuve que si nous parlons un français régional, notre langue reste assise sur le français.

ALCOOL AU VOLANT : DES CONTRÔLES D’ALCOOLÉMIE CE SOIR ?

Le meilleur moyen de savoir si les autorités veulent passer de la parole aux actes, ce sont les actes ! Ce soir, en métropole, l’essentiel de la mobilisation des forces de sécurité a pour objectif de protéger les Français contre des actes possibles de terrorisme.

En Nouvelle-Calédonie, rien de tel. Mais la mobilisation des forces de sécurité peut se focaliser sur ce qui , localement, répand la crainte : l’augmentation de la délinquance au sein de laquelle, la délinquance routière. 

Bien des déclarations ont été faites sur les abus d’alcool en cette fin d’année. Nous l’avons écrit, il est temps de passer aux actes. En matière de protection des citoyens contre les abus d’alcool au volant, rien d’efficace ne peut être mis en oeuvre si l’action ne commence pas par des contrôles systématiques de l’alcoolémie des conducteurs.

Le réveillon de la Saint Sylvestre est une célébration. Tout le monde peut s’amuser. Il reste à ceux qui conduisent, et notamment ceux qui transportent des passagers, à faire l’effort d’être relativement sobres.

Les contrôles, ce soir et les soirs suivants, démontreront la réelle volonté des autorités de donner une réalité à « la grande cause ».

PLAN ANTI-ALCOOLIQUE SANS CONTRÔLES ROUTIERS SYSTÉMATIQUES : « PIPEAU » CE SERAIT !

C’est bien connu : sans les radars installés sur les autoroutes de France sous l’égide de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, les automobilistes de l’hexagone ne se seraient pas rangés aussi vite du côté des conducteurs respectueux de la limitation de vitesse. Il en va de même pour toutes les actions appelant au civisme : sans la sanction ou le risque de sanction, c’est peine perdue. Comme l’abus d’alcool au volant en Calédonie.

Interdire la publicité des alcools, empêcher la vente d’alcool aux mineurs, passer des messages dans la presse et à la télé, c’est bien. Mais chacun sait, depuis les années que dure le fléau des abus d’alcool, que cela ne changera rien.

En matière de circulation routière, la seule action qui fera évoluer les comportements, la seule, sera le contrôle systématique d’alcoolémie pratiqué sur les conducteurs.

Ces contrôles ne peuvent plus se limiter à des opérations « coup de poing », lesquelles deux ou trois par an, font la Une des journaux et dont l’efficacité pédagogique est proche de zéro. La preuve ? Depuis les années que ces opérations « coup de poing » sont menées à grand renfort de couverture médiatique, de combien ont baissé les accidents de la route dus à l’abus d’alcool ?

Certes, la gendarmerie, dont la zone est immense, peut avoir du mal à y consacrer des moyens supplémentaires, mais pourtant, il ne serait pas cohérent que les autorités locales et de l’Etat applaudissent à la grande « Cause » de la lutte contre l’alcoolisme … et ne fassent pas mener davantage de contrôle.

La situation est différente à Nouméa. Dans un périmètre limité, la police a les moyens d’effectuer les dits contrôles, et de manière systématique. Ce n’est qu’à partir de cette crainte, que les automobilistes tentés par des excès, se rendront à la raison.

D’ailleurs, par incidence, cela permettrait de mettre un terme aux randonnées hallucinantes des véhicules qui circulent dans la ville sans phares, et en toute impunité !

Les Calédoniens qui se rendent régulièrement en Australie le savent bien : les policiers australiens ne badinent pas avec les chauffeurs qui ont dépassé le seuil fatidique autorisé ! Alors, pas besoin de spots publicitaires pour que les conducteurs veillent à ne pas être pris en défaut.

Des contrôles policiers systématiques le soir, après 22 heures et pendant plusieurs mois, voila qui rendrait crédible un volet de la « Grande Cause » : l’abus d’alcool au volant.

A défaut, ce sera encore du pipeau.

4,5 MILLIARDS DE TAXE SUR L’ALCOOL : LA FINC CONTRE ATTAQUE -Etalement et taxe dédiée à la lutte contre l’alcoolisme

Pleine page dans Les Nouvelles Calédoniennes, intervention devant la commission fiscalité du Congrès, la Fédération des Industries de Nouvelle-Calédonie monte résolument au créneau à propos du projet de taxe sur l’alcool. Propositions.

L’augmentation importante de l’alcool, dont le Congrès a été saisi par le gouvernement, c’est l’événement fiscal de la fin de cette année. Tout le monde s’accorde à reconnaître et à soutenir la lutte contre ce qui est considéré depuis des années comme un fléau local, un record au plan national. Mais sur les moyens et l’utilisation du produit estimé de 4,5 milliards de la nouvelle taxe, les appréciations divergent.

ETALEMENT
JUSQU’EN 2022

C’est la Finc qui a pris le leadership, non pas de la contestation de cette taxe, mais de son prélèvement et de son utilisation.

Premier volet : les industriels locaux adhèrent à la lutte contre les abus d’alcool. « Oui, il faut agir« , approuve leur représentation.

Deuxième volet : la Fédération défend les intérêts du secteur qui emploie, affirment les entrepreneurs, plusieurs milliers de personnes. Ainsi que le pouvoir d’achat de ceux qui n’abusent pas de la dive bouteille.

Elle ne conteste pas les taux, mais propose un étalement « pour ne pas mettre en péril le tissus économique et le pouvoir d’achat des Calédoniens qui ont un comportement responsable« . L’étalement suggéré serait par tiers, un premier « maintenant« , un second en 2020 et un troisième en 2022.

TOUS LES SOUS
POUR LUTTER CONTRE L’ALCOOLISME

Autre angle d’attaque : le pouvoir d’achat « des Calédoniens qui ont un comportement responsable« . La Finc fait ainsi vibrer là la corde sensible d’une majorité de Calédoniens excédée de devoir payer les mauvais comportements d’une infime minorité. Et de surcroît, dans un domaine dont la revendication, jamais satisfaite depuis l’origine, n’a pour l’instant pas ressurgi : la cherté de vie ou son corollaire, le pouvoir d’achat.

Troisième volet : « oui », dit la Finc, d’accord pour prélever au total 4,5 milliards, mais il faut que cette somme colossale soit entièrement consacrée à une œuvre non moins colossale : retrouver en Nouvelle-Calédonie un niveau de consommation d’alcool normal et raisonnable. Alors la Finc affiche : « 100% des recettes de l’augmentation des taxes pour la prévention, l’éducation et la répression« . En clair, plutôt que de « flêcher » le produit de la dite taxe, d’une part vers les Provinces pour prendre en charge les contributions hospitalières, et d’autre part vers le Ruamm pour assurer un besoin immédiat de trésorerie, les sommes collectées sur la vente de l’alcool doivent être, selon la Finc, dédiées « à la prévention et à l’éducation » d’une part, « à la répression et à la réglementation » d’autre part.

AU CONGRÈS
DE TRANCHER

C’est donc un gros caillou que les industriels locaux posent dans la chaussure, non pas de la lutte contre les abus d’alcool, mais dans celle que le Ruamm et les provinces ont déposé au pied de leur sapin.

C’est désormais au Congrès de trancher. Avant le 31 décembre, date au delà de laquelle, les modifications fiscales devront être appliquées sur l’exercice 2019. Alors, ce sont de belles joutes qui s’annoncent au nom de l’intérêt des acteurs économiques dans une situation de crise, et au titre du pouvoir d’achat des consommateurs « raisonnables ». La campagne électorale ayant été lancée dès le débat d’orientation budgétaire au Congrès, les échanges s’inscriront directement dans les arguments politiques qui vont se développer pendant un peu plus d’un an. Ambiance.

A moins … d’un consensus. Impossible ? N’est-on pas en pleine période de Noël ?

LE CAMBRIOLEUR DEMANDE À VOIR … LES ENREGISTREMENTS VIDÉO

C’est l’histoire d’une petite bande qui effectue un casse dans un commerce de la place il y a quelques jours. Comme le butin est composé d’un grand nombre de pièces, les cambrioleurs se rendent dans une station service du coin pour changer la monnaie.

La dite station est sous surveillance video, et toutes les allées et venues sont filmées.

C’est ce que fait la brigade spécialisée de la Police qui repère les « capuches ».

Peu après, un jeune dont nous tairons l’ethnie, se rend également dans la station service et … demande à voir les bandes video. Comme çà !

La personne qui le reçoit, quelques peu surprise par la démarche, lui annonce que la Police l’a déjà fait, et paraissant reconnaître l’individu lui balance : « D’ailleurs, tu es sur la video ! ».

Sans attendre son reste, le jeune prend les jambes à son coup et déguerpit.

L’histoire de dit pas encore si la bande a été identifiée, interrogée. Et convoquée devant la Justice en milieu d’année prochaine.

ALCOOL : 4,5 MILLIARDS PRÉLEVÉS DANS LA POCHE DE CONSOMMATEUR, MAIS POUR QUELLE PRÉVENTION ET QUELLE RÉPRESSION ?

La « facture » en métropole

La Nouvelle-Calédonie aura bientôt l’alcool le plus cher du monde, et les touristes paieront le bon vin français plus cher dans ce territoire français … que dans leur propre pays. Mais les nouvelles taxes sont, selon les déclarations officielles, destinées à freiner le fléau que constitue l’excessive consommation d’alcool en Calédonie. Objectif fort louable mais qui demandera une totale transparence sur cet effort exigé des Calédoniens. Une transparence sur la prévention et la répression où tout, à peu de chose près, reste à faire ! Trous dans le dispositif.

DES CONTRÔLES D’ALCOOLÉMIE
PRATIQUEMENT INEXISTANTS

Tout commence d’abord par le contrôle et la répression, sinon l’intention, comme dit le trivial sans commun, « relève du pipeau ».

Les contrôles routiers, pour ne parler que d’eux ? Ils sont pratiquement inexistants, alors que cela fait des années que les accidents de la route dus aux abus d’alcool sont dénoncés.

Bien sûr, il y a les fameuses « opérations coup de poing ». Elles se déroulent de temps en temps -combien en 2017 ?-, et se traduisent par de belles communications. Impact éducatif sur les conducteurs : proche de zéro.

A Nouméa, en zone police nationale, les automobilistes ne craignent guère les contrôles d’alcoolémie. Et pour cause : combien ont été effectués, ne serait-ce que le vendredi soir ou le samedi soir, après 22 heures ? Le nombre est là aussi proche de zéro.

UNE PRÉVENTION
PRATIQUEMENT INEXISTANTE

Depuis le temps que la Nouvelle-Calédonie s’émeut des méfaits de l’abus d’alcool, -un triste record national-, dénoncé tous azimuts dans les violences familiales, les violences faites aux femmes, les accidents de la route, les troubles à l’ordre public, quid de la politique nécessaire en matière de prévention ?

La page n’est pas blanche, mais presque.

Certes, le fameux Plan Do Kamo est devenu l’alpha et l’oméga dans tous les domaines touchant à la santé et aux sujets périphériques. Il s’agit, disent ses responsables, de changer les comportements, et notamment, par l’éducation en primaire. Vaste programme …

Alors il faut passer aux actes. Ce sujet calédonien n’est pas unique au monde, et il n’est pas besoin de nouvelles études pour compléter les études pour développer une pédagogie informant les enfants sur les conséquences des abus d’alcool. Tout doit évidemment être prêt pour compléter les programmes dès 2018 …

UN MANNE ANNONCÉE
QUI POURRAIT PERMETTRE
UNE STRATÉGIE SANS PRÉCÉDENT

4,5 milliards, ce n’est pas rien ! Ils viendront s’ajouter aux dizaines de milliards qui alimentent déjà l’Agence Sanitaire et Sociale dont la mission première est -était?- la prévention en matière de santé.

Pour les hauts revenus, l’augmentation annoncée sera naturellement indolore. Pour les autres, elle sera ressentie comme une punition du plus grand nombre pour une minorité de consommateurs abusifs d’alcool.

Cet effort sera peut être accepté. Mais la contrepartie sera une exigence : des résultats rendus publics, et une évaluation, elle aussi publiée,  de cette partie de politique publique.

INSULTES, PRESSIONS POUR « 100 BALLES », L’INSÉCURITÉ AUGMENTE AU QUOTIDIEN

Lundi après midi. Dans un cabinet dentaire de Nouméa, un patient arrive dans la salle d’attente, accompagné de son épouse. Le visage tuméfié. Le matin, alors qu’il faisait son jogging, il a tout simplement été aggressé sur la promenade Pierre Vernier par 2 individus, dont nous tairons l’ethnie. Ils lui ont « cassé la gueule ». Sans raison particulière.

Jeudi midi, un homme traverse la Place des Cocotiers. Il est aux alentours de 13 heures.

Trois jeunes -dont nous tairons l’ethnie- sont allongés, visiblement quelque peu éméchés. Ils interpellent le quidam.

– « Hé, t’as pas une pièce pour nous ?
Pas de réponse.
– « Espècr d’enc …, pédé, tête de p… »

Une journée comme une autre, quoi.

Jeudi soir, dans une grosse station service du Centre-ville. Un conducteur se range à une pompe pour faire le plein. Deux individus -dont nous tairons l’ethnie- s’approchent.
– Hé m’sieur, vous avez une pièce ?
Pas de réponse de l’homme qui se dirige vers la caisse.

Sur le pas de la porte, un vigile. Qui avertit l’intéressé « qu’ils » vont l’attendre. Mais qui n’intervient pas.

Au retour du conducteur, les deux hommes le pressent, limite menaçants. Il monte dans son véhicule, bloque les portes et part rapidement.

Tous les jours, en tous lieux, ces faits se renouvellent et ont tendance à s’accroître. Au marché, à proximité de magasins, à proximité de boulangeries, dans la rue. Les SDF, les jeunes voyous ont tellement le sentiment d’impunité …

Incivilités, pressions pour obtenir de l’argent, insultes, comportements racistes, poubelles renversées, salissures en tout genre, il n’y a pas que l’économie et les régimes sociaux qui se dégradent en Nouvelle-Calédonie.