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4,5 MILLIARDS : UN BALLON D’OXYGÈNE POUR LA CAFAT ET LES PROFESSIONS DE SANTÉ

Grâce à une rallonge de 4,5 milliards, l’Agence Sanitaire et Sociale va pouvoir alimenter la Cafat, et plus particulièrement le Ruamm actuellement en quasi-faillite.

La Caisse avait annoncé que, faute de moyens, elle ne pourrait plus rembourser les professionnels de santé. Cette information avait vivement inquiété les intéressés qui ont projeté une mobilisation.

En dehors des remboursements quotidiens, de très grosses factures sont en souffrance depuis plusieurs mois notamment au Médipôle dans l’attente des financements réguliers de la Cafat.

Certaines de ces factures approchent le milliard FCFP …

Le ballon d’oxygène sera le bienvenu pour tous les créanciers, notamment en cette fin d’année.

Reste à présent à mettre en oeuvre les mesures structurelles de redressement des comptes sociaux. Le déficit du Ruamm, en exploitation annuelle, est distinct de la dette accumulée qui se situe aux alentours de 25 milliards.

Sur la base d’un remarquable rapport rendu par deux experts de l’Inspection Générale des Affaires Sociales, le pilotage et la gouvernance du régime principal de protection sociale devraient maintenant rapidement évoluer. Cette réforme est l’une des principales clés du retour progressif à l’équilibre de nos comptes sociaux.

Le dossier, entre les mains du Président du gouvernement, est conduit concomitamment avec celui, urgent et traité mardi matin, d’un apport en trésorerie au Ruamm.

SYNDICATS : LE BLOCAGE PEUT ENTRAÎNER LA SUSPENSION DES AIDES PUBLIQUES AUX SYNDICATS CONCERNÉS

Le blocage qui a affecté la Ville de Nouméa lundi matin peut constituer une entrave totale à la liberté du travail. A ce sujet, quelques rappels seraient utiles.

Après la situation désastreuse du Dialogue Social qui avait atteint son point culminant de blocages d’entreprises en 2006, un apaisement était intervenu à la suite de l’ouverture de nombreux mois de dialogues entre partenaires sociaux, à l’initiative du gouvernement.

Le fermeté du Haut-Commissaire de l’époque, Yves Dassonville, avait apporté, à ces efforts, le complément indispensable par l’exécution systématiques des décisions de Justice.

100 MILLIONS D’AIDES PUBLIQUES
Dans le panier des discussions ayant conduit à cet apaisement, un régime d’aides publiques avait été instauré, permettant aux syndicats de bénéficier annuellement de subventions pour, notamment, la formation économique et juridique des cadres. Cet élément était considéré comme de nature à améliorer le dialogue social.

D’un montant de quelques dizaines de millions, ces subventions atteignent les 100 millions, et sont assises sur la représentativité des organisations syndicales représentatives.

LE GOUVERNEMENT PEUT SUSPENDRE CES AIDES
Toutes ces mesures ont un objectif : privilégier le dialogue plutôt que les blocages qui se montaient à plusieurs centaines en 2006.

Pour ce qui concerne les aides financières, une mesure de moralisation concernant la liberté du travail avait été adoptée par le Congrès : en cas d’atteinte manifeste et répétée à la liberté du travail, un syndicat peut être sanctionné par la suspension ou la suppression de l’aide dont il bénéficie.

Une mesure pas encore appliquée …