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SÉCURITÉ : 2 ANS DE PRISON ET 15 MILLIONS POUR VANDALISME … SUR UN ARBRE ! Mais c’est en Nouvelle-Zélande …

La Nouvelle-Zélande est probablement un des pays les plus citoyens de la planète. Pour tous les visiteurs, un voyage au pays des kiwis est AUSSI une leçon de civisme.

Mais leur système n’est pas fait que de prévention béate. Témoin, cet avis publié suite à la vandalisation d’un arbre planté dans la ville de Queenstown, dans l’île du sud, commémorant le sacrifice des soldats néo-zélandais tombés au cours de la 1ère guerre mondiale.

Les peines encourues pas les délinquants sont de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 15 millions FCFP s’il s’agit d’un « body corporate ».

Un appel au renseignement civique sur ce qui est qualifié de « criminal offense » a été lancé, ce qui correspond, chez nous, à « un appel à témoin ».

Pour tout visiteur de la Nouvelle-Zélande, le degré de criminalité et l’état des villes, des villages, des panneaux de signalisation sur les routes ainsi que de tous les lieux publics montrent l’efficacité de l’approche kiwi pour la lutte contre la délinquance.

Une méthode à l’évidence plus efficace que les Plans de Lutte, les Plans Marshall, les CLSPD et autres les Grandes Causes.

SÉCURITÉ : HARO SUR LE HAUSSAIRE ! POUR MASQUER LES INCURIES LOCALES ?

Avec l’éruption, comme un mauvais furoncle, des pillages d’alcool et de cigarettes en bande ces derniers jours, les communiqués et les déclarations ont fusé comme des missiles. En direction de Thierry Lataste, Haut Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie. Motif : que fait l’Etat, responsable de l’ordre public, de la sécurité des biens et des personnes. Réalité autant qu’antienne. Mais est-ce bien suffisant ?

La Nouvelle-Calédonie est presqu’en situation d’indépendance association sans être passée par la case indépendance, c’est la réalité institutionnelle. Cela suppose une prise en main des affaires internes, une vision de la société, une anticipation des difficultés et suffisamment de liberté d’innovation pour résoudre les problèmes.

En matière de sécurité, l’Etat est-il le seul alpha/oméga ? Certainement pas.

INSÉCURITÉ DEPUIS PLUS DE 20 ANS
Les collectivités locales, Nouvelle-Calédonie, provinces, communes ont un rôle majeur. Si elles en ont la volonté.

Or la sécurité, en Calédonie, n’est pas une inquiétude nouvelle. C’est un problème, une menace dénoncée depuis 20 ans par tous les partis politiques. Il n’y a qu’à refeuilleter les programmes -et les promesses- électoraux, les « plan de lutte », les « plans Marshall », pour se le rappeler.

Depuis, cette question que certains estimaient prioritaire a-t-elle été traitée au niveau local par les tenants du pouvoir dans le respect des engagements pris ? Nullement.

LE RAPPORT SUR LES ADDICTIONS DATE … DE 2006 !
Les pistes, pourtant, ne manquent pas, pour compléter l’action de l’Etat et rétablir la sécurité. Cela va de la protection de la jeunesse relevant d’une décision judiciaire, compétence transférée depuis longtemps au territoire, en passant par le traitement concret des abus d’alcool, de la déscolarisation, de l’insertion sociale des jeunes en déshérence, la résorption des squats, la limitation de l’errance des mineurs la nuit, ou par la lutte contre les comportements addictifs au sujet desquels un remarquable rapport de l’Inserm a été remis aux autorités … en 2006.

AIDER LES COMMUNES, AU PLUS PRÈS DES ADMINISTRÉS
Seules peut être les communes, au plus près des préoccupations quotidiennes des administrés, tentent de trouver des remèdes. Elles se sont équipées de polices municipales, de caméras pour certaines. Mais, soit elles manquent de moyens, soit elles n’en mobilisent pas suffisamment.

Ces satanés moyens, ils reviennent pourtant dans toutes les bouches des maires. Alors, le reste est une question de choix et de priorité. Tel responsable économique, consulté lors de l’examen récent des nouvelles taxes sur l’alcool, laisse tomber :  » S’il existait une véritable volonté, au lieu d’attendre simplement que l’Etat mette en place la police de proximité, la Calédonie n’a qu’à consacrer deux milliards sur les six espérés de la taxe sur les alcools pour aider les polices municipales et mettre en œuvre les mesures locales de sécurité« .

PEUT-ÊTRE ?
Un espoir, ou plutôt une espérance, peut être : des mesures concrètes, sonnantes, trébuchantes en provenance du territoire et des provinces, au lieu des sempiternels comités et sous-comités de réflexion et de coordination dont la Calédonie s’enrichit chaque jour davantage.

Peut être.