Archives pour la catégorie santé

SANTÉ : UN DÉBAT ÉDIFIANT À NC1ÈRE !

Sujet sensible dans une actualité brûlante marquée par le déficit abyssal du Régime Unifié d’Assurance Maladie-Maternité, le débat organisé par NC1ère et animé par Angélique Souche a été édifiant.  Aucune anticipation des difficultés, pratiquement aucune mesure de redressement du système de santé et de protection sociale, et, en lieu et place d’actions, les sempiternelles recommandations du « plan Do Kamo ».

VALENTINE EURISOUKÉ, « MINISTRE » DE LA SANTÉ
Côté FLNKS, il est peu de dire que la prestation de Jacques Lalié n’a guère été convaincante. Le secteur de la Santé, au gouvernement, est animé et contrôlé par Valentine Eurisouké, élue du Palika. Absente, c’est son chef de cabinet qui s’est appliqué a expliquer la longue réflexion et les innombrables commissions qui ont prévalu à l’élaboration du plan Do Kamo.

DUNOYER ET SANTA
Seuls, Philippe Dunoyer et Thierry Santa, respectivement de Calédonie Ensemble et de l’Avenir en Confiance, ont apporté quelques éclaircissements sur le sujet. Un Philippe Dunoyer plutôt véhément, un Thierry Santa plutôt offensif et percutant.

UNE SITUATION EN FORME DE BILAN
Il est vrai que la tâche de l’ancien président du Congrès était moins difficile que celle du député de la 1ère circonscription : l’étalement des difficultés de la santé, l’absence de mesures concrètes de redressement, et notamment les déficits des régimes sociaux, la pénurie de médecins qui pointe, l’absence de prévention -depuis tout ce temps-constituent, en grande partie, le bilan d’une mandature de la coalition majoritaire du gouvernement et du congrès. Ses adversaires.

L’ALCALINITÉ DU CORPS CONTRE LE CANCER

C’est un débat permanent entre les bienfaits, soit de l’acidité du corps, soit de son alcalinité. Au milieu de nos 75 trillions de cellules circule un extraordinaire réseau sanguin qui les irrigue. Le PH (Potentiel Hydrogène) de notre sang doit être en permanence équilibré par l’ensemble de notre corps.

En revanche, les cellules cancéreuses se développent plus facilement en milieu acide. Ce qui alimente les thèses de l’alcalinisation du corps, et plus particulièrement du « terrain » autre que le sang. D’ailleurs, lorsque ce dernier est légèrement acide, le terrain réagit en augmentant son alcalinité.

Le corps élimine certains acides par la transpiration et les poumons, vertu de la pratique du sport qui entraîne la production d’acide lactique.

L’alimentation est également essentielle pour assurer les bons équilibres de notre PH intérieur.

Le Point fait état de recherches du Massachusetts Institute of Technologie, constatant la présence d’acide à la surface des tumeurs cancéreuses, une acidité qui augmente leur agressivité. Et inversement. Chez des souris, elle a été réduite par l’administration de bicarbonate de soude.

La consommation d’eau, plutôt acide, peut être corrigée par des ionisateurs d’eau. Avis aux amateurs.

LA SANTÉ ENTRE DANS UNE CRISE SANS PRÉCÉDENT

A la crise économique, à la crise des comptes sociaux, à la crise de la SLN, à la crise sécuritaire vient s’ajouter la crise de la santé. Elle touche toutes les professions de santé à des degrés divers, elle n’est pas totalement réglée pour la clinique de l’Ile Nou, elle est réelle au Medipole. La santé, un grand malade.

LE SPLEEN DES LIBÉRAUX
Rien de va plus pour les professionnels exerçant dans le secteur libéral. Aucune considération de la part du pouvoir politique, et pire, le sentiment d’être considérés comme de riches privilégiés. Cette classe moyenne supérieure a été touchée de plein fouet par les augmentations fiscales de 2017. Pour certains, une pénalisation pharamineuse d’une année à l’autre.

Quant aux conditions de travail, outre la question de la revalorisation des honoraires, se développe une pression tatillonne des services administratifs avec lesquels, le dialogue devient de plus en plus difficile. « On ne parle pas le même langage ! ». En revanche, question paperasse, réglementations et contrôle, « la Calédonie s’est alignée sur la métropole dans le domaine de l’emmerdement permanent« .

Résultat : les médecins métropolitains, déjà en nombre insuffisants dans l’hexagone, ne sont plus attirés par le territoire. « Certains confrères ne trouvent plus de remplaçants pour leur période de vacance« .

LES DIFFICULTÉS DU SECTEUR PUBLIC
Côté médecine en brousse, le paysage progresse vers la désertification. La chronique de la délinquance ne cesse de relater les agressions, les saccages et les vols dans des dispensaires. Pas de quoi susciter une envie de s’installer, et encore moins une vocation.

Au nouvel hôpital flambant neuf de Koné, tout ne semble pas aller comme un long fleuve tranquille. Rumeurs ou réalité ? Le sujet risque de faire une nouvelle actualité dans les semaines à venir.

QUE SE PASSE-T-IL AU MÉDIPOLE ?
L’énorme structure hospitalière de Dumbéa fait parler d’elle depuis plusieurs semaines. Postes non pourvus, problèmes de statuts des médecins hospitaliers, services en rade. La situation va-t-elle s’arranger ou s’aggraver ?

Plus les jours passent, et plus la découverte des difficultés de fonctionnement interroge. La Nouvelle-Calédonie a construit un plateau hospitalier de très grande qualité. L’organisme a recruté des personnels administratifs à la pelle. Le problème, c’est que dans un hôpital, le personnel le plus important est le personnel soignant, parmi lequel les médecins. Et donc, des « pointures », pour une structure aussi sophistiquée

Là, c’est carrément la catastrophe.

LA CALÉDONIE REBUTE DÉSORMAIS LES SPÉCIALISTES FRANÇAIS
On découvre que pour ces médecins très spécialisés, le Médipole offre une rémunération … inférieure à celle de métropole, avec en prime des gardes plus lourdes, un temps de travail largement supérieur, et une retraite sous-évaluée pour des praticiens totalisant au moins 12 ans d’études. Et dont le métier n’est rien moins que de sauver nos vies !

Dans ces conditions, les vacataires sont repartis, des médecins ont rendu leur tablier. Et on voit mal comment les super services vont être pourvus dans les conditions actuelles …

INCROYABLE IMPRÉVOYANCE
En clair, l’outil grandiose pourrait devenir un monstre.

C’est le résultat d’une imprévoyance qui s’affiche au grand jour et d’une absence de gestion pertinente du dossier. Il pose clairement la question de la compétence des responsables politiques concernés.

Pour redonner sa totale fonction à cette énorme structure, point d’autre solution que la dotation de budgets suffisants alors que les finances publiques sont en baisse. Et restera, accessoirement, à régler le dû de la Cafat. Quelques milliards …

ENCORE UN LOUPÉ EN FORME DE FAILLITE : LE MÉDIPOLE ! Manque de médecins, statut dépassé, retraite insuffisante …

La TGC, le coût de la vie, la crise économique, les difficultés de la SLN, la crise du bâtiment, la faillite du Ruamm, au sinistre tableau de la Nouvelle-Calédonie vient s’ajouter la carence de médecins au Médipôle ! Accessoirement, un retard de 18 milliards pour les dotations à l’établissement, et des dettes fournisseurs de près de 2 milliards.

Des médecins hospitaliers, il en manque 30 dans cet équipement flambant neuf qui a coûté une cinquantaine de milliards. La cause ? Un incroyable retard dans l’adaptation du statut de ces médecins aux évolutions réalisées en métropole. Là-bas, d’ailleurs, les médecins hospitaliers peuvent également exercer à titre privé. Pas en Calédonie.

Résultats : des médecins hospitaliers, dont les spécialités sont désormais très pointues, rechignent à venir travailler en Nouvelle-Calédonie dans des conditions moins favorables qu’en métropole. Et cerise sur le gâteau : leur retraite est très en … retrait par rapport à celle de leurs confrères exerçant dans l’hexagone.

Des appels à recrutement ont été lancés. Un espoir pour que les postes vacants soient pourvus en juillet. Qui vivra verra.

Mais pourtant, s’interrogera le vulgum pecus, le fameux Plan Do Kamo du gouvernement, dont les louanges ont tant été chantées, n’a-t-il pas tout prévu ?

Réponse : généralement, dans un orchestre, il ne faut pas que des joueurs de pipeau …

67 000 DÉCÈS DUS À LA POLLUTION DE L’AIR EN FRANCE

Graphique publié dans European Heart Journal

67 000 décès dus à la pollution de l’air en France, c’est ce qu’établit une étude parue dans le journal anglais European Heart Journal. Le total des décès estimés en Europe est de 790 000, et de 8,8 millions dans le monde. Soit davantage que le tabac.

Selon l’étude, du European Heart Journal, en Europe, 40% des décès liés à la pollution de l’air sont dus à des problèmes cardiaques, 8% à des AVC, 7% à des cancers du poumon, 6% à des maladies pulmonaires chroniques, 7% à la pneumonie et 32% à d’autres maladies non transmissibles.

Les agents dangereux concernant les véhicules sont notamment les particules très fins et le dioxyde d’azote émis par les moteurs diesel.

PREMIER DÉCÈS DE LA DENGUE : UNE FEMME GENDARME VICTIME DU MOUSTIQUE

La mention « Mais ne faisons pas de mal aux moustiques » a évidemment été rajoutée …

Et la série continue. La Calédonie fait la guerre au moustique porteur du virus mortel … en évitant de le tuer ! C’est donc une nouvelle victime qui s’ajoute à la liste déjà trop longue des personnes de tous âges décédées du terrible virus porté par Aedes Aegypti.

Il ne s’agit pas d’un fait exceptionnel. Chaque année, une épidémie de dengue se déclenche au cours de la saison chaude, et chaque année, « on » sait que cette épidémie tuera des adultes comme des enfants. Et chaque année, il se produit une absence d’assistance efficace à personnes en danger.

Le combat des autorités calédoniennes : vider les récipients plein d’eau, se passer du répulsif plusieurs fois par jour. En d’autres termes, si survenait une guerre, on demanderait aux Calédoniens de combattre des chars avec des manches à balai !

Une chose st sûre : on leur demande  de se protéger, mais on ne les protège pas.

En attendant, la consigne est de ne surtout pas s’attaquer au moustique adulte. Juste présenter les condoléances à la famille de cette jeune femme de la Gendarmerie Nationale, mère de deux enfants. Révoltant.

UN TOUR DE CALÉDONIE À PIED, AVEC UN SEUL REIN

Il l’avait fait en 2016. L’envie de recommencer, de connaître à pied la grande terre, l’a repris. Karl Viannenc a rechaussé ses baskets pour gagner Thio, remonter la Côte Est, traverser la Chaîne à Ouégoa, puis redescendre le long de la Côte Ouest.

Enseignant, il ne fera pas le parcours d’une seule traite. Le week end, d’abord, puis une séquence plus longue avant Noël, et enfin, le retour non-stop en janvier.

Cette longue randonnée, il n’en fait pas une affaire d’exploit. Le plaisir du marcheur, et au passage, la promotion du don de sang géré par l’association dont il est membre.

Ses plus fidèles supporters : ses parents, dont un père lui même grand adepte de la marche.

Il n’en fait pas une affaire d’exploit. Et pourtant, c’en est un, un exemple, et un espoir pour beaucoup. Karl possède un seul rein.

LES QUESTIONS QUI SE POSENT À PROPOS DU « MAL DES CANTINES »

 

Le « mal des cantines » cette espèce d’épidémie de malaises qui a atteint des enfants fréquentant les cantines de certaines écoles de Dumbéa et de Nouméa prend l’allure d’un feuilleton aux accents de thriller. Pourtant, après plusieurs semaines pendant lesquelles le fournisseur de plateaux repas Newrest a été mis à mal, plusieurs questions de posent. Mystères.

La première, de bon sens, est : « Si les plateaux repas de Newrest sont infectés, pourquoi les malaises ne touchent-ils que quelques écoles« . Logiquement, cuisines infectées = plateaux repas infectés = mal de cantines généralisé. Ce n’est pas le cas. Pour quelle raison ? Mystère.

La seconde est, également de bon sens, est : « Si les plateaux repas sont infectés, pourquoi les malaises n’affectent-ils que quelques élèves, et pas tous les élèves ? » Les bactéries effectuent-elles une sélection ? Mystère.

La troisième, qui en découle est : »Serait-il envisageable que les autorités soient face à un acte de malveillance » ? Mystère.

Mais ces questions n’ont-elles, en revanche aucun sens ? Ces disparités font peut être partie de la « spécificité » locale ! Difficile à croire …

On attend donc le Sherlock du Sivap ou d’un laboratoire pour répondre à ces interrogations. Et lever « le mystère du mal des cantines ».

LE DOUBLEMENT DU PONT DE L’ILE NOU : PEUT ÊTRE UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT POUR LES PATIENTS DE LA FUTURE CLINIQUE

A la suite d’un accident dimanche, à proximité du pont de Nouville, la circulation routière a du être bloquée. Impossible d’entrer ou de sortir de l’Ile Nou. Que dire d’une telle situation lorsque la clinique Ile Nou Magnin sera ouverte ? Et comment peut-on imaginer qu’un tel incident puisse mettre la vie de patients en danger en cas d’extrême urgence ?

Il semble bien, pourtant, que l’élargissement du pont dit « de la pointe Lambert », dont l’existence est due à Jean Lèques soucieux d’assurer une liaison entre la petite et la grande rade de Nouméa, a fait l’objet d’un engagement contractuel entre la ville et le territoire.

Les deux collectivités avaient du s’entendre, en effet, pour permettre la réalisation de l’établissement hospitalier, et notamment sur le plan foncier. La ville avait alors négocié un promesse de restitution du terrain hébergeant la polyclinique de l’Anse Vata, ainsi que l’élargissement du pont de Nouville.

En fin d’année, la clinique ultra-moderne va ouvrir ses portes et demeura le seul établissement de soins de la capitale. Grâce à elle, notamment, des enfants pourront naître … à Nouméa.

La clinique comporte évidemment un service d’urgence, lui aussi, le seul désormais de la capitale. L’accès routier de cette unité est vital. C’est une des raisons pour lesquelles le gouvernement et la mairie avaient conclu un accord il y a plus de cinq ans pour l’élargissement du pont.

A cette époque, la Nouvelle-Calédonie s’était engagée à lancer les études …

RÉVOLUTION PROPOSÉE ET NÉCESSAIRE DU SYSTÈME DE SANTÉ ET DE PROTECTION SOCIALE : AUTORITÉ INDÉPENDANTE DE RÉGULATION, REFONTE DE LA CAFAT, FIXATION DE NIVEAUX DE DÉPENSES

Face à la faillite imminente du financement de notre système de santé et de protection sociale, les deux inspecteurs de l’Igas (Inspection Générale des Affaires Sociales) proposent une véritable révolution qui sera salvatrice si elle appliquée. Changement de gouvernance, autorité indépendante de régulation, ce rapport pertinent et novateur devrait sauver et moderniser notre système de santé. Il était temps !

TROIS GRANDS CHANTIERS ET 35 MESURES OBLIGATOIRES
Jean-Louis Rey et Philippe Calmette proposent de révolutionner -dans le bon sens-, notre système de santé et de protection sociale. Un système actuel basé sur une caisse primaire de protection sociale créé par l’Union Calédonienne en 1958, héritant des dispositions de la première Caisse d’Allocations Familiales fondée en 1943 et du régime accidents du travail et maladies professionnelles ouvert en 1957.

Quant au système hospitalier, il a considérablement évolué depuis la fin de l’hôpital militaire Gaston Bourret en fin des années 80.

Les deux inspecteurs ont ouvert trois chantiers :

– la gouvernance, le pilotage et le statut de la Cafat

– la régulation du système de santé

– des mesures techniques avec notamment la modernisation du système d’information et la fixation d’un objectif de l’évolution des dépenses.

Hors ces chantiers, c’est simple : aucune réforme en profondeur n’est possible.

Autre point essentiel : les deux inspecteurs ont recensé 35 mesures et précisent qu’elles forment un bloc. En clair, si les politiques veulent que leurs propositions soient efficaces, ce sont ces 35 mesures, et non quelques unes d’entre elles, qui doivent être implémentées.

LES POINTS POSITIFS – LES POINTS NÉGATIFS
La Nouvelle-Calédonie a beaucoup investi pour améliorer son système santé-protection sociale. Les dépenses sont passées en 20 ans de 12% du PIB à 23% du PIB, un ratio conforme à la moyenne des pays de l’OCDE. Médipole, hopital de Koné, nouvelle clinique sont la marque de ces progrès. Quant à la réflexion sur le long terme, Do Kamo, dans ses orientions, trouve plutôt grâce aux yeux des deux spécialistes. Ce sont les points positifs.

Les points négatifs sont nombreux, et leur identification est essentielle pour « rectifier le tir ».

  • On y trouve ainsi l’absence d’outil de maîtrise de l’évolution des dépenses de santé. Cette maîtrise est essentielle.
  • L’absence de régulation du système de santé et la dispersion des centres de décision est également un handicap et empêche un pilotage efficient du système. Les spécialistes estiment que la création d’une autorité indépendante est nécessaire.
  • Autre handicap : le manque de données. Dossier médical partagé, numéro d’identification de la vie à la mort pour chaque patient, données épidémiologiques, coordination des intervenants, il y a là une importante lacune à combler.
  • Do Kamo est intéressant. Mais le projet manque de précision sur le cap à moyen terme. Il faut, de surcroît, développer en milieu rural, la téléassistance, les téléconsultations pour permettre à des médecins de transmettre les données à un centre hospitalier en vue d’une prise en charge des patients
  • Enfin, les inspecteurs recommandent des rendez-vous obligatoires du gouvernement pour exposer l’évolution de la politique sociale et de santé chaque année pour l’année suivante. En clair, il faut anticiper. Un telle pratique aurait permis d’éviter le conflit récent des cliniques.

NOTRE SYSTÈME EST-IL TROP COUTEUX AU REGARD DE LA POPULATION ?
C’est une question récurrente : notre protection sociale -la meilleure de tout le Pacifique-, nos infrastructures de santé -Médipôle, hopitaux, cliniques-, ne sont-elles pas démesurées au regard de la population calédonienne et de nos moyens budgétaires ?

Selon les spécialistes de l’Igas, la Nouvelle-Calédonie se situe dans la moyenne des pays développés, et ils voient rien d’excessif dans le dispositif local.

Ces dépenses représentent 23% de notre PIB, en métropole, ce taux est de 32% !

En revanche, les circonstances, la mauvaise évolution du système imposent d’urgence des réformes dans la régulation, la gouvernance, la maîtrise de l’évolution des coûts.

LA CAFAT ÉTABLISSEMENT PUBLIC À DEUX COLLÈGES – SUPPRESSION DE L’AGENCE SANITAIRE
La recommandation vise à la transformation de la Cafat en établissement public, ce qui lui permettrait de percevoir directement les ressources provenant de la fiscalité affectée. Dans ces conditions, l’Agence Sanitaire et Sociale serait supprimée.

Toujours dans cette hypothèse, la gouvernance de la Cafat comprendrait deux blocs :

-un bloc paritaire pour gérer 3 régimes privés (retraite-assurance chômage et accidents professionnels), les partenaires sociaux étant pleinement responsables,

– un collège pour gérer les régimes universels tels le Ruamm et les prestations familiales, représentant les représentants de toute la population calédonienne.

RÉFORME DU CONTRÔLE MÉDICAL, ENFIN !
Notre contrôle médical date de 30 ans et n’a jamais suivi les évolutions de modernisation. Jugé archaïque, il manque de pilotage et doit être unifié. Pour gagner en efficacité, il est nécessaire d’instaurer un suivi au jour le jour. Pour gagner en transparence,  les indicateurs de résultats et le rapport du comité de suivi seraient publiés chaque année.

SURVEILLANCE DES COMPTES DE LA PROTECTION SOCIALE
Il est indispensable d’indiquer toutes les données de protection sociale dans des documents accessibles. Ceux-ci seraient établis par une commission des comptes de la protection sociale. Pour garantir la qualité du contenu, un intervenant extérieur indépendant interviendrait, par exemple, un membre de la Chambre Territoriale des Comptes.

MAÎTRISE DE L’ÉVOLUTION DES COÛTS
En quelque sorte, il faut passer aux choses sérieuses ! Il convient de définir des objectifs et les tenir pour les rendre crédibles. Ces mesures et leurs résultats doivent être rendus publiques à date régulière, et au moins, avant les décisions du Congrès en la matière.

Procédure d’alerte, pilotage mensuel, intervention obligatoire des pouvoirs publics en cas de dérapage attesté, tels sont les ingrédients de cette recette moderne.

NOUVELLE RÈGLE DU JEU AVEC UNE AUTORITÉ INDÉPENDANTE DE RÉGULATION
Un des piliers de la réforme proposée est la création d’une autorité de régulation indépendante, mesure innovante qui ne trouve pas son équivalent en métropole.

Cette autorité aurait pour rôle central de garantir le maintien de la santé à un niveau de qualité. Elle serait au service -mais non aux ordres- du congrès et du gouvernement pour la mise en œuvre des orientations décidés dans ce domaine.

En clair, tout en disposant de la distance nécessaire pour garantir son caractère indépendant, elle assurerait la mise en œuvre et la gestion courante du nouveau système.

L’autorité veillerait également à la nomination des principaux dirigeants du secteur.

Quant aux missions relatives aux actions de prévention et de santé dévolues à l’ASS, elles seraient transférées directement à la Nouvelle-Calédonie, aucune suppression de poste n’étant dans ce cas envisagée.

UNE RÉFORME MAJEURE POUR LA NOUVELLE-CALÉDONIE
Ces propositions sont de nature à répondre à la question aujourd’hui sans solution : pouvons-nous pérenniser notre système de santé ?

Opportunité considérable : il est possible de la mettre en œuvre le plus rapidement possible, pour arrêter la dérive mortelle des coût sociaux enregistrée ces dernières années. Cela passe d’abord par le pilotage efficient et la gouvernance moderne de notre système de santé et de protection sociale.

Certes, il faudra tout de même renflouer le Ruamm, et acquitter ses dettes abyssales. Mais au moins, une perspective positive est tracée. Reste maintenant aux politiques à se hisser à la hauteur de l’enjeu.