Archives de catégorie : santé

NOMBRE DE CAS RECENSÉS, NOUVEAU TEST SÉROLOGIQUE FRANÇAIS, rachat de masques sur le tarmac en chine …

NOUVELLE-CALÉDONIE
Pas de nouveau cas au mercredi 1er avril à 20 h sur les 129 tests effectués au cours de la journée.
L’un des 16 patients hospitalisés au Médipôle à la suite d’un diagnostic positif au Covid-19 est désormais guéri. Il a été autorisé à rejoindre son domicile aujourd’hui.
-Parmi les 16 cas confirmés en Nouvelle-Calédonie depuis le début de l’épidémie, 15 sont liés à des voyageurs. Un seul cas n’avait pas voyagé hors de la Nouvelle-Calédonie au cours des derniers mois.
23 personnes sont au centre de quatorzaine de Dumbéa.
1 734 personnes  sont en autoconfinement (à domicile ou dans des hôtels). La DASS a pris en charge l’analyse sanitaire des personnes confinées dans les hôtels. Les sorties sont en cours.

POLYNÉSIE
37 cas confirmés
1 hospitalisaton
0 décès
Le couvre-feu est en vigueur

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WALLIS ET FUTUNA
0 cas

AUSTRALIE
4864 cas confirmés
21 décès
341 personnes guéries
(Le Courrier Australien) D’après les chiffres du Ministère de la Santé de l’Australie, la classe d’âge la plus concernée par le coronavirus est celle des 25-29 ans, qui compte 11,3% des cas du pays. Les experts expliquent cela par leur tendance à voyager et à sortir faire la fête avec des personnes revenant de l’étranger plus souvent que les autres classes d’âge.

La deuxième classe d’âge la plus touchée par le covid-19 est celle des 60-65 ans, avec 9,5% des cas, car ils sont les publics cibles des croisières en bateau, véritables nids de contamination comme l’a montré l’exemple du Ruby Princess. 10% des cas en Australie sont reliés à ce bateau de croisière. Ils sont suivis par les 20-25 ans, qui représentent 9,3% des cas.

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NOUVELLE-ZÉLANDE
647 cas confirmés
1 décès le 01 avril 2020 en Nouvelle-Zélande (Aucun décès supplémentaire par rapport au 31 mars 2020)

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VANUATU
Etat d’urgence et couvre-feu.
Les déplacements sur l’île d’Anatum ne sont plus autorisés, tous les ports d’entrée de l’île sont désormais fermés jusqu’à nouvel ordre afin de réduire les risques d’épidémie de Covid-19.

EN MÉTROPOLE
4.032 personnes sont mortes du Covid-19 dans les hôpitaux français, soit 509 de plus en une journée. Deux TGV médicalisés, avec à leur bord 36 malades du coronavirus, ont quitté Paris pour la Bretagne.

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UNE SOCIÉTÉ BRETONNE LANCE DES TESTS DE DÉPISTAGE ULTRA-RAPIDE

Les Américains ont racheté des masques commandés par la France, directement sur le tarmac d’où partent les avions en Chine, a dénoncé ce mercredi le président de la région Grand Est, Jean Rottner.

« C’est compliqué, on se bat 24 heures sur 24 » pour que les masques soient livrés, a déclaré à ce sujet Jean Rottner au micro de RTL. « Moi, j’ai une petite cellule au niveau de la région qui travaille d’arrache-pied pour, avec les commanditaires, pouvoir gagner ces marchés. Et effectivement, sur le tarmac, les Américains sortent le cash et payent trois ou quatre fois les commandes que nous avons faites, donc il faut vraiment se battre. Et moi, j’ai été très heureux de voir arriver cet avion chez nous hier soir », a-t-il ajouté.

BAC EN MÉTROPOLE : « Je ne crois pas que le Bac 2020 puisse se passer dans des conditions normale« , a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe.

DÉCONFINEMENT : « Il n’y a pas de méthode à suivre sur le déconfinement. Il va dépendre d’éléments dont nous ne disposons pas aujourd’hui entièrement. (…) Il est probable que nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement qui serait général, le même partout et pour tout le monde ». Le gouvernement devrait présenter des stratégies de déconfinement dans les prochains jours ou semaines, a ajouté Edouard Philippe.

TENNIS : Wimbledon annulé.

ETATS UNIS : Le nouveau coronavirus a tué un nombre record de 865 personnes aux États-Unis au cours des dernières 24 heures, selon le comptage mardi soir de l’université Johns Hopkins, qui fait référence
Avec cette forte accélération, les États-Unis dépassent la barre des 4000 morts depuis le début de la pandémie, avec un total de 4076 décès liés au Covid-19 recensés par cette même source. Ce nombre a doublé en seulement trois jours.
Selon les autorités sanitaires, le covid-19 pourrait faire 100.000 morts aux USA.

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LEVÉE DU CONFINEMENT OU NON EN CALÉDONIE ? POURQUOI LA DÉCISION EST DIFFICILE

Alors que le territoire est pour l’instant plutôt épargné par la pandémie de covid-19, le délai de confinement de 15 jours fixé par les autorités arrive bientôt à échéance. Selon le dernier communiqué du gouvernement, «  Le président du gouvernement et le Haut-commissaire de la République réuniront le conseil scientifique jeudi 2 avril pour faire le point sur le confinement strict de la population et son éventuelle prolongation ». En clair, le confinement sera-t-il prolongé ou, au contraire, les Calédoniens pourront-ils à nouveau circuler librement et les élèves reprendre le chemin de l’école ? Décision bien plus difficile et plus périlleuse qu’il n’y paraît, et que ne résume certainement pas à une simple question de délai. C’est la santé de toute une population qui est effectivement en jeu. Cette question fait déjà débat pour la métropole, et un expert britannique a publié une étude qui semble faire autorité. Et qui est saisissante. Débat.

UNE SITUATION INÉDITE qui apporte chaque jour son lot de questionnement et de leçons, telle est la crise du coronavirus. Plusieurs questions sont au centre de toutes les interrogations : qui est contaminé, qui ne l’est pas, qui est immunisé, et qui ne l’est pas ? Autrement dit, en cas de levée du confinement, comment garantir que l’épidémie ne connaîtra pas un « rebond », et, en Calédonie, se répandra au sein de toute la population alors qu’un seul cas « autochtone » a, jusqu’à présent, été constaté ?

LA PRESSION DU SECTEUR ÉCONOMIQUE est prégnante, car des milliers de salariés et des centaines d’entreprises ne savent pas comment vivre, au delà du 31 mars, et parfois, survivre. Le dispositif de soutien, par les collectivités locales et l’Etat, sera sans précédent. Sera-t-il soutenable ? Probablement si la France s’engage comme elle l’a promis, mais la casse économique sera de toute façon, terrible.

Faut-il pour autant, comme l’a décidé Donald Trump pour les Etats Unis, privilégier l’économie par rapport à la santé de la population ? Cornélien, et peu probable, dans une collectivité française.

L’ÉQUIPE DE CHERCHEURS DU BRITANNIQUE NEIL FERGUSON est considérée comme l’une des meilleures équipes d’épidémiologistes au monde. C’est Neil Ferguson qui a convaincu Boris Johnson de décider, dans un second temps, les mesures de confinement pour la Grande Bretagne. Dans le cas contraire, l’expert avait avancé le chiffre de 510.000 morts en Grande Bretagne, et de 2,2 millions de morts aux Etats Unis.

L’étude de Neil Ferguson a récemment été présentée à Emmanuel Macron. Il ne fait pas de doute que ses modèles vont peser sur les conditions dans lesquelles va s’effectuer la sortie du régime de confinement. Il peut être question, non pas de semaines, mais de mois …

LE CONFINEMENT « APLATIT » LA COURBE DES INFECTIONS, mais ne stoppe pas définitivement l’épidémie, souligne cette étude. Elle étale la contamination sur une période plus longue. Plus inquiétant, les auteurs indiquent que  » plus cette stratégie sera efficace pour une neutralisation temporaire, plus importante sera l’épidémie à venir en l’absence de vaccination« .

Et de rappeler que pour la grippe pandémique de 1918, le fameuse « grippe espagnole », le monde entier a été touché en 3 phases. Et c’est la seconde phase qui a été de loin la plus mortelle …

LA FIN DE LA PANDÉMIE n’interviendra que lorsque suffisamment de personnes seront immunisées. Un norme est admise : stopper l’épidémie, c’est faire en sorte que chaque personne infectée contamine moins d’une personne en moyenne.

Pour atteindre ce résultat, il n’y a pas 36 solutions: il faut, soit avoir été infecté par le virus du Covid-19 et être guéri, soit avoir été vacciné.

POUR « SORTIR DU BROUILLARD », ET EN ATTENDANT LE VACCIN, LA SÉROLOGIE appliquée à grande échelle pour savoir qui a développé des anticorps et se trouve immunisé, et qui risque encore d’être contaminé, est le moyen avancé par de nombreux spécialistes.

La rapidité du test, sa précision par la mise en évidence d’anticorps ou non, est probablement la solution, non pas pour guérir de la maladie, mais pour aider à prendre la décision de sortie du confinement. Et décider de tout un dispositif de surveillance et d’accompagnement. Dans cette hypothèse, il faut d’abord disposer des tests qui ne sont pas encore sur le marché.

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DANS L’INTERVALLE, CERTAINES MESURES DEVRONT ÊTRE PROLONGÉES, notamment les gestes barrière et la distanciation sociale. Mais pas que.

Toujours en l’absence de vaccin, et si les mesures de confinement étaient partiellement ou intégralement levées,  poursuit l’étude de Ferguson, il serait nécessaire d’appliquer par intermittence pendant de longs mois ces différentes mesures auxquelles s’ajouteraient celles allant de l’isolation de cas à la fermeture d’écoles. Au moindre signe de retour d’un pic épidémique, des fermetures et autres confinements devraient être à nouveau mis en place pour, encore une fois, endiguer la progression de l’épidémie. En attendant d’avoir un vaccin pour en finir véritablement avec le nouveau coronavirus.

LA CALÉDONIE A LA CHANCE D’ÊTRE UNE ÎLE, et de surcroît, le gouvernement et le Haut-Commissaire ont su, en temps et en heure, prendre les bonnes décisions.

Mais pour une éventuelle levée des mesures de confinement, les questions déjà évoquées s’imposeront aux décideurs. Dans le « package » de décisions, l’ouverture ou non du ciel sera une donnée importante.

La Chine comme la Corée du Sud, déjà, après avoir claironné un quasi-endiguement de l’épidémie, doivent faire face à un regain d’infections probablement lié à des retours nombreux de citoyens. Les deux pays adoptent actuellement une stratégie consistant à effectuer un grand nombre de tests, ainsi qu’une mise en quarantaine et une distanciation sociale plus ciblées, mais de nombreuses mesures d’urgence sont encore en place.

Et rien ne dit que Pékin et Séoul ne devront pas mettre en place des mesures plus contraignantes dans les mois à venir.

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ANCIEN PRÉSIDENT DE L’OM Pape DIOUF EST MORT DU CORONAVIRUS

L’OM est en deuil : son ancien président Pape Diouf, à la tête du club entre 2005 et 2009, est mort ce mardi 31 mars du coronavirus. Son décès a été confirmé par la RTS, la chaîne de télévision publique du Sénégal.

Pape Diouf avait été hospitalisé dans la capitale sénégalaise, touché par le coronavirus et placé sous assistance respiratoire. Il devait être rapatrié de Dakar à Nice en avion sanitaire mais son état s’est dégradé, l’avion n’a pas pu décoller et il est décédé sur le sol sénégalais selon une source familiale.

DES JEUNES DÉCÈDENT DU COVID-19

Le Covid-19 atteint mortellement des jeunes, même si les proportions dans l’échelle des âges sont moindres. En métropole, Julie, décédée récemment avait 16 ans. Au Portugal, un jeune de 14 ans, Vitor, a été lui aussi victime du virus. Toutefois, Ce jeune souffrait « d’une situation clinique complexe, avec d’autres pathologies graves », a indiqué le directeur général de la santé portuguais.

A Londres, Un adolescent britannique de 13 ans est mort lundi après avoir été testé positif au nouveau coronavirus, ont annoncé mardi l’hôpital où il est décédé et sa famille, selon laquelle il n’était atteint d’aucune pathologie sous-jacente.

En Belgique, une adolescente de 12 ans est décédée des suites du Covid-19.

L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
Le Covid-19 a causé 3 523 morts dans les hôpitaux français, dont 499 depuis lundi, la plus forte hausse quotidienne constatée jusqu’à présent. Le bilan français dépasse, mardi, les chiffres officiels communiqués par Pékin, qui font état de 3 305 morts en Chine.

22 757 personnes sont hospitalisées, dont plus de 5 565 cas lourds admis en réanimation – 458 patients de plus qu’hier. 52 128 personnes ont été testées positives par PCR au Covid-19, soit 7 578 depuis le dernier bilan de Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, lundi

L’ÉPIDÉMIE EN EUROPE
En Italie, pays qui enregistre le record mondial de décès (12 428, pour plus de 105 000 cas recensés), le confinement commence à produire des résultats encourageants après trois semaines.

Deuxième pays le plus touché au monde avec 7 340 décès, l’Espagne a battu mardi son triste record de morts journalier, avec 849 nouveaux décès enregistrés en 24 heures, et ce malgré un ralentissement de la contamination constaté ces derniers jours

Aux Etats-unis, qui recensent le plus grand nombre de cas confirmés (160 000 et plus de 3 400 morts), la propagation du virus s’accélère dans la région de New York.

COVID-19 : 1300 PATIENTS, 1 DÉCÈS : LES DERNIERS RÉSULTATS DE L’IHU DU PROFESSEUR RAOULT

La France continue d’être divisée sur le traitement du Covid-19 selon le protocole recommandé par le professeur Raoult <hydroxychloroquine associé à azythromycine>. Certains journalistes, mais également certains soignants n’hésitent pas à déformer, voire à caricaturer les propos de l’infectiologue marseillais.

Les médias mettent en avant un accident mortel survenu aux USA pour une personne ayant ingurgité un produit d’entretien contenant de l’hydroxychloroquine ! Des accidents cardiaques sont également survenus en métropole chez des personnes pratiquant l’automédication sans contrôle médical.

Le professeur Raoult n’a pas ailleurs jamais affirmé que son protocole était un produit « miracle ». Il a fallu cependant de fortes pressions pour que l’hydroxychloroquine soit intégrée au dispositif « Discovery » qui est un essai clinique de plusieurs molécules pouvant combattre le covid-19, à grande échelle. On ne sait, cependant, si dans cet essai, l’hydroxychloroquine est associée à de l’azythromycine, comme le prescrit Didier Raoult.

Ce dernier, pour l’heure, se borne à appliquer sa stratégie à l’IHU de Marseille. Il fait procéder à des dépistages systématiques, puis, pour les patient admis en hospitalisation, leur administre son protocole.

Chaque jour, l’IHU de Marseille publie ses résultats. De l’essai initial, décrié par nombre de médecins, concernant 24 patients, il s’agit au 30 mars de 1291 patients. 1 seul décès a été enregistré, ce qui correspond à la plus faible mortalité constatée dans l’hexagone.

À 90 ANS, IL GUÉRIT DU CORONAVIRUS

Son histoire, leur histoire, a fait le tour de la France. Henri Marchais et sa femme Monique avaient été tous deux détectés positifs au covid-19. Henri ne pouvait pas être intubé en raison des risques que cette opération représentait, et il a reçu simplement de l’oxygène. Son état étant critique, sa famille avait été invitée à lui dire au revoir.

Sa femme Monique a alors été hospitalisée à son tour et placée dans la même chambre. Et le couple a réussi à vaincre la maladie.

Interrogés par France 2, Henri et Monique ont tenu à remercier le personnel de l’hôpital pour les soins reçus et la manière dont ils ont été traités. « On a été soignés d’une façon exceptionnelle  », a expliqué Monique. « Oh oui, époustouflant  », a ajouté son mari. Une belle histoire et une note d’optimisme au milieu des nombreuses mauvaises nouvelles actuelles.

À L’IHU DE MARSEILLE, LE PLUS FAIBLE TAUX DE MORTALITÉ EN FRANCE CHEZ LES PATIENTS TRAITÉS

Pendant que les méthodologistes médicaux parisiens font la moue devant le protocole défendu par le professeur Didier Raoult à l’IHU de Marseille, un traitement qui associe dès le début de l’infection au coronavirus l’hydroxychloriquine et l’azythromycine, l’IHU publie chaque jour ses propres résultats.

Au 28 mars, ils étaient de 1 décès sur 870 patients traités pendant plus de 3 jours à l’hydroxycholoquine associée à l’azythrimycine. Le public se présentant à l’IHU est systématiquement testé, le professeur Raoult ayant prôné, depuis le début de l’épidémie, le dépistage systématique et donc les tests à grande échelle.

Ainsi, alors que de nombreux de ses confrères décrient sa démarche « empirique », Marseille est la région de France où le nombre de décès enregistrés parmi les personnes malades du covid-19 est le plus faible, et l’IHU, à Marseille, affiche le taux de décès le plus bas.

Alors que la région Ile-de-France est déjà débordée par les hospitalisations de cas graves de coronavirus, un médecin généraliste constatait que ses patients à risque atteints du covid-19, mais dont les premiers symptômes n’étaient pas encore alarmants, étaient tout simplement renvoyés chez eux sans traitement. « Je suis certain, pourtant, que ces mêmes malades seront dans quelques jours en situation gravissime, et qu’il sera alors peut être trop tard« . Ce médecin pose alors la question : plutôt que de les laisser sans traitement, et attendre une issue peut être fatale, pourquoi ne pas leur appliquer, sous surveillance médicale, le protocole du professeur Raoult qui serait, au moins, une tentative pour les soigner ?

Le gouvernement, dans ses dernières décisions, a annoncé une commande massive de masques ainsi que de tests pour un dépistage à plus grande échelle. Deux autres mesures que le professeur Raoult -accessoirement, un infectiologue reconnu par ses pairs comme l’un des meilleurs au monde- prônait depuis plusieurs semaines …

LA FRANCE COMMANDE 1 MILLIARD DE MASQUES ET 5 MILLIONS DE TESTS RAPIDES

Changement de stratégie ou adaptation ? Les analyses -et les polémiques- qui suivront la crise du coronavirus le diront plus précisément. En tout cas, le Premier ministre et le ministre de la Santé, au cours d’une conférence de presse, viennent d’annoncer une commande massive de masques et de tests, tout en confirmant le maintien de la population en confinement. Dans ce nouveau plan, l’Outre-mer sera inclus, c’est ce qu’a indiqué Olivier Veran le ministre de la Santé.

UN MILLIARD DE MASQUES
La France a commandé au total un milliard de masques, dont 74 millions de FFP2, à la Chine dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Pour les acheminer vers la France, un pont aérien va être mis en place entre les deux pays avec 56 rotations. « Air France participe à ce pont aérien », confirme la compagnie aérienne, sans plus de précisions.

 Dans le détail, quatre vols seront réalisés chaque semaine grâce à des avions russes Antonov. Chaque vol permettra de ramener 18,3 millions de masques. Ces masques seront dans un premier temps concentrés en Chine dans les villes de Shenzhen et Shangai. En 48h, ils arriveront sur le sol français.

LA FRANCE AUGMENTE SES TESTS
La France va monter en régime pour réaliser les tests détectant le coronavirus, avec « 50.000 tests » classiques par jour d’ici fin avril, auxquels s’ajouteront « plus de 100.000 » tests rapides par jour « au mois de juin », a déclaré samedi le ministre de la Santé Olivier Véran.

« La France a passé une commande pour 5 millions de tests rapides qui (…) permettront d’augmenter nos capacités de dépistage de l’ordre de 30.000 tests supplémentaires par jour au mois d’avril, 60.000 au mois de mai et plus de 100.000 tests par jour au mois de juin« , a indiqué M. Véran.

Les tests rapides « permettront d’avoir un résultat rendu en quelques minutes, 10, 15, 20 parfois 30 minutes selon les tests considérés« , a-t-il dit.

Enfin, il a évoqué l’arrivée possible « dans les prochaines semaines » d’un dernier type de tests, dits « de sérologie ».

Plus légers que les tests PCR (une prise de sang suffit), ils n’ont pas le même objectif: ils visent à détecter les anticorps pour déterminer après coup si un individu a été en contact avec le virus, et non pas s’il est malade à l’instant T.

UNE ADOLESCENTE DE 16 ANS EMPORTÉE PR LE COVID-19

C’est la plus jeune victime du coronavirus. Elle avait 16 ans et s’appelait Julie. Tout a commencé par une toux bénigne, et selon Ouest France, n’avait pas de problème de santé particulier.

Samedi, Julie commence à ressentir des essoufflements. « Pas énorme, elle avait du mal à reprendre son souffle », se souvient sa mère. Puis viennent les quintes de toux, qui la poussent lundi à conduire sa fille, sans problème de santé particulier, chez le médecin.

Là, le généraliste constate une déficience respiratoire « acceptable ». Il décide d’appeler le Samu, finalement ce sont les pompiers qui arrivent.

Combinaisons intégrales, masques, gants, « c’est la 4e dimension », dit la mère. Ils emmènent la jeune fille, équipée d’un masque en papier sous son masque à oxygène, vers l’hôpital le plus proche, à Longjumeau, dans l’Essonne.

Sabine rentre chez elle. Lorsqu’elle appelle l’hôpital un peu plus tard, on lui parle d’un scanner, d’opacités pulmonaires, « rien de grave ».

Un test au Covid-19 est en cours.

Mais dans la nuit, Julie, en insuffisance respiratoire, est transférée à l’hôpital Necker pour enfants, à Paris. Deux autres tests au Covid-19 sont menés.

Elle est admise en réanimation mardi. Les deux derniers tests sont négatifs. Mais un ultime test se révèle positif. Elle décèdera dans la nuit.