Archives de catégorie : Politique

Juppé « plie » son duel avec Sarkozy selon les résultats d’un sondage Odoxa

searchSelon un sondage Odoxa réalisé pour Paris Match et iTélé le 8 janvier dernier, Alain Juppé distance largement Nicolas Sarkozy dans la quasi totalité des attentes de la majorité des Français, autorité mise à part.

1- Le positionnement politique d’Alain Juppé est plébiscité par les Français (73%) comme par les sympathisants de droite (66%).

2- Duel Sarkozy-Juppé : Juppé « plie le match » auprès des Français – deux fois plus nombreux à juger que Juppé est plus rassembleur (64%) et plus compétent (68%) que Sarkozy – et domine désormais Sarkozy auprès des sympathisants de droite sur la compétence (53% contre 43) et la capacité à rassembler (53% contre 42% ).

3- Les mesures proposées par Alain Juppé sont plébiscitées par les Français et sont soutenues par les sympathisants de droite comme par ceux de gauche

Sondage Odoxa pour Paris Match et iTélé
Sondage Odoxa pour Paris Match et iTélé

Parmi ces mesures, « rétablir la suspension des allocations familiales aux parents d’enfants absentéistes et l’étendre aux parents de trafiquants de drogue, créer une police pénitentiaire, faire voter chaque année un plafond d’immigration légale, conditionner le regroupement familial à l’exercice d’un emploi, infliger une amende de 100 euros payable sur le champ aux consommateurs de cannabis ».

 Alain Juppé s’est prononcé pour « simplifier drastiquement » le Code du travail et pour « des déclics de confiance, tout de suite », citant en particulier le contrat de travail. Il s’est également déclaré « favorable à zéro charges sur le SMIC », « parce que c’est l’emploi peu qualifié qui aujourd’hui est une réserve de travail ».

Toutefois, certains commentateurs soulignent que ces choix sont contradictoires avec le désir de renouvellement de la classe politique exprimée dans un précédent sondage Odoxa, et estiment que cette mesure instantanée de l’opinion aura du mal à durer.

Rififi au Congrès autour de la remise fiscale de 2,9 milliards en faveur de la SMSP

 

CongrèsLe débat était attendu. La polémique, amorcée depuis plusieurs mois, avait même conduit à une demande de création d’enquête sur le sujet par les Républicains. Mardi, le congrès a adopté à la majorité cette remise fiscale exceptionnelle de 2,9 milliards à la SMSP, à l’issue d’un débat houleux. Synthèse.

« Il y matière à qualifier une forfaiture », menace Harold Martin, un des orateurs du groupe des Républicains avec Sonia Backes et Grégoire Bernut dans une attaque frontale contre le Président du gouvernement, Philippe Germain. « Pesez les mots que vous employez. Vos accusations sont celles de concussion », réplique Philippe Dunoyer, chef de groupe de Calédonie Ensemble. « Taisez vous », somme Philippe Germain, annonçant qu’il demandera l’enregistrement de la séance pour d’éventuelles suites. Ambiance entre loyalistes.

Une chose est certaine pour tous : les services fiscaux, naturellement chargés de l’instruction de ce dossier d’exception, sont irréprochables. Ils ont produit plusieurs notes « dont chaque mot a été pesé au trébuchet », estime un élu. Alors, pourquoi ce ramdam ? Deux raisons : le montant de la remise d’abord, la politique ensuite.

Une remise de 2,9 milliards sur un redressement fiscal, alors que le budget de la Nouvelle-Calédonie était difficile à équilibrer, cela ne pouvait pas passer inaperçu ! Quelles que soient les justifications, les élus de l’opposition ont soulevé quelques principes, présentant l’opération comme « un cadeau fiscal ». Celui de l’égalité de tous devant l’impôt, d’abord : « il faudra bien que les autres sociétés de Nouvelle-Calédonie puissent bénéficier de la même générosité en cas de redressement », rappelle un membre du congrès. La justification, ensuite : « Il n’y a aucune justification à ce cadeau », tempête le Maire de Paita, évoquant les notes des services fiscaux et estimant que le gouvernement devait aller en contentieux.

Pour le Président du gouvernement, tout cela « est une histoire », rejetant toutes les accusations, rappelant la demande d’avis de Cynthia Ligeard alors Présidente du gouvernement, et estimant que la décision soumise au congrès se situait dans le droit fil des analyses des services fiscaux.

Mais le débat a pris alors une dimension politique. Les élus Républicains n’ont évidemment pas manqué de rappeler les conditions d’élection à la Présidence de l’Exécutif de Philippe Germain avec les voix du Palika, et une voix de l’Union Calédonienne. A l’époque, ce vote avait suscité des rumeurs de « contreparties ». Ce que n’ont pas manqué de souligner les élus Républicains pour qui l’existence d’un « axe Calédonie Ensemble-Palika » fait partie de la réthorique. Un « prétendu » axe que le Président du gouvernement balaie du revers de la main.

Au total, après les foudres de l’opposition, la remise fiscale a trouvé une majorité pour l’approuver. Et l’examen du budget de la Nouvelle-Calédonie a pu débuter. Avec une moins-value de 2,9 milliards.

BUDGET 2016 AU CONGRÈS – LE VRAI ENJEU : LA RELANCE ÉCONOMIQUE

Anticiper la crise ou la subir
Anticiper la crise ou la subir

Comme chaque année, au mois de décembre, le Congrès va examiner le projet de budget 2016 à l’issue d’un examen par ses commissions spécialisées, et les arbitrages rendus par la commission des Finances. Mais ce budget est particulier : c’est le premier budget de crise économique depuis la fin des événements. L’enjeu en est donc la relance. En d’autres termes : anticiper la crise, ou la subir.

COMMENT RELANCER LA CROISSANCE
DES ENTREPRISES CALÉDONIENNES

Au delà des chiffres qui verront fatalement un équilibre entre les dépenses et les recettes, les membres du Congrès vont devoir effectuer un exercice nouveau : comment impulser une relance économique pour les entreprises calédoniennes au travers des politiques publiques.

Car depuis 2005, date à laquelle le budget a changé de présentation, passant d’une nomenclature comptable à la présentation des politiques publiques, l’enjeu du vote budgétaire annuel a –en théorie !-, évolué. En clair, par exemple, on votait autrefois « le budget de la Direction des TP». A présent, la congrès doit décider, sous la forme d’une « Mission », la Politique Publique de la Nouvelle-Calédonie en matière d’équipements et d’infrastructures publics : routes, ponts, aérodromes, bâtiments, moyens de transports, etc …

Ces politiques publiques, en théorie conformes au « Schéma de Développement et d’Aménagement 2025 », lequel est en chantier depuis les Accords de Nouméa et n’est toujours pas terminé, s’inscrivent –toujours en théorie- dans une perspective à court, moyen et long terme.

SEULES LES POLITIQUES PUBLIQUES
PEUVENT RELANCER L’ECONOMIE

En ce mois de décembre, alors que les finances publiques sont en difficulté, les comptes sociaux dans le rouge, le nouvel hôpital sur le Médipôle en passe de faire croître les dépenses de santé, les entreprises métallurgiques en plein marasme et les entreprises calédoniennes en « mode croissance zéro », seules les Politiques Publiques peuvent donner des signes positifs en faveur d’une relance économique.

Manuel Valls "J'aime l'entreprise"
Manuel Valls « J’aime l’entreprise »

A cet égard, la situation calédonienne n’est aujourd’hui pas très différente de celle de la métropole, où le Premier ministre s’est plu a déclarer « j’aime l’entreprise ». Normal : la Calédonie a importé de Paris … le mauvais modèle.

DROIT DU TRAVAIL, FISCALITÉ,
RÉGLEMENTATION ÉCONOMIQUE

Il en va ainsi du droit du travail, dont la complexité paralyse la croissance, et dont le copié-collé du droit métropolitain a abouti à un droit local ne correspondant plus à une économie de 270 000 consommateurs, installés sur une île dont l’avion et le bateau sont les seuls liens avec l’extérieur.

Il en va ainsi de la Politique Publique fiscale. Essentielle pour la relance, tout comme la métropole en fait l’expérience. Taxer les entreprises sans discernement sera mortel pour la croissance, et pire pour l’économie. Remettre la relance des entreprises au cœur du dispositif fiscal est à présent indispensable, à la fois dans le but de gommer les entraves au développement et l’investissement, et aussi pour mesurer les impacts économiques de la fiscalité.

Autre politique publique en relief : la formation professionnelle. Depuis une décennie, la totalité du Fond Européen de Développement y est consacrée, ce qui fait, avec les budgets locaux, plusieurs milliards chaque année.

Or, les entreprises constatent dans trop de secteur une inadéquation entre la formation … et les besoins des entreprises. Les ateliers manquaient ainsi de carrossiers. Les hôtels, eux, sont toujours en attente de gouvernantes locales qualifiées.

AUTORITÉ DE LA CONCURRENCE
CALIBRÉE POUR 65 MILLIONS D’HABITANTS

La réglementation économique est également une Politique Publique essentielle à la relance. Or celle-ci passe par l’investissement. Ce dernier est paralysé par la « menace » d’une Autorité de la Concurrence, dont l’action ne va pas réguler la concurrence, mais dissuader les quelques investisseurs locaux.

Une telle autorité est en effet calibrée pour des pays de plusieurs dizaines de millions de consommateurs. La France métropolitaine en compte 65 millions ! Elle est aussi dimensionnée pour réguler l’action d’entreprises souvent côtées en bourses, dont les capacités d’investissement se chiffres par centaines de milliards de FCFP.

Rien de tel, évidemment en Calédonie. Les quelques entreprises susceptibles d’investir doivent jouer sur la synergie de leur groupe ou de leur holding. Avec l’Autorité de la concurrence, elles devront peut être, au contraire, vendre une partie de leurs actifs !

imgresMais la cerise sur la gâteau a été, ces derniers mois, l’interprétation en matière de réglementation d’exportations minières. Tout pays rêve d’exporter. Surtout les détenteurs de minerais en pleine crise des matières premières. Pas la Calédonie, qui l’a interdit !

Décision difficile à qualifier, dont la justification –la préservation de quelques millions de tonnes de nickel pour les générations futures, ou encore une doctrine décidée par une collectivité dont un représentant affiche clairement son marxisme- est difficilement recevable.

ANTICIPER LA CRISE
OU LA SUBIR

Autre politique publique sensible pour la relance : les équipements et les infrastructures. Dans un contexte budgétaires contraint, elle doit viser le meilleur rendement « qualité-prix » au regard de ses Unknowneffets économiques. Par exemple, la poursuite du chantier autoroutier de Nouméa vers Tontouta devrait constituer une priorité. Il ne s’agit pas que d’une simple route. Cette voie de communication est indispensable au regroupement des liaisons aériennes intérieures et internationales à Tontouta, générant d’importante économies d’exploitation ; elle facilitera la communication, et donc les échanges, entre le Nord et le Sud ; elle ouvrira de nouvelles zones à l’urbanisation pour le logements et les implantations industrielles.

Pour en faire profiter au mieux les entreprises, le marché public peut prévoir dans ses conditions un partage entre les entreprises du nord et celles du sud.

Tel est, derrière son appellation, l’enjeu du budget 2016. Les effets de la crise se feront durement sentir à la prochaine rentrée. En attendant, par le vote des Politiques Publiques, le Congrès va déterminer deux choix : le premier est d’anticiper cette crise, le second est de la subir.

Côte de popularité : Juppé en tête-Forte progression des Présidents de région

 

Le dernier sondage BVA pour iTélé et Orange montre une baisse du couple exécutif : Hollande perd 3 points (30% de bonnes opinions) et Valls 1 point (39%).

imagesDans le camp des Républicains, Alain Juppé est à 57% de côte d’influence (+1 point), tandis que Nicolas Sarkozy perd 7 points (42%). Le résultat de ce dernier est probablement impacté par les décisions récentes concernant Nadine Morano et Nathalie Kosciusco-Morizet dont la côte progresse de 7 point à 51%.

Les Président de région nouvellement élus enregistrent un bond de bonnes opinions : Valérie Pécresse engrange 13 points (33%), Laurent Wauquiez, 5 point (29%), et surtout Xavier Bertrand, +19 points à 38%.

Côté majorité, Emmanuel Macron continue de progresser (+4 points-48%), et Laurent Fabius recueille les fruits du bon déroulement de la Cop 21 : +5 point à 32%.

SONDAGE ODOXA : NI HOLLANDE, NI SARKOZY POUR UNE MAJORITÉ DE FRANÇAIS

 

searchSelon un récent sondage Odoxa réalisé pour Le Parisien, une majorité de Français souhaite un rapprochement gauche-droite, et que les élections présidentielles de 2017 soient l’occasion d’un renouvellement hors Hollande et Sarkozy. Evolutions étonnantes, mais reflétant probablement une lassitude des expériences éculées. Détails.

Trois points méritent d’être soulignés dans ce sondage. Le premier concerne la perception qu’ont les français sur le vainqueur des élections régionales. Pour une majorité d’entre eux, ce scrutin ne révèle ni vainqueur, ni vaincu. Les plus déçus sont les électeurs du Front National, bien que Marine Le Pen apparaisse comme « la moins perdante ».

LES FRANÇAIS FAVORABLES À UN RAPPROCHEMENT GAUCHE-DROITE
Le deuxième point est plus révélateur. Il explique d’ailleurs le déplacement du Président de la République ver les terres nouvelles de Xavier Bertrand, dans le Nord Pas de Calais-Picardie. Selon le sondage, « plus des deux-tiers des Français seraient favorables à un rapprochement de la gauche, du centre et de la droite parlementaire pour faire des propositions communes pour le pays L’UMPS n’est pas forcément un repoussoir pour tous les Français… en tout cas si on le présente plus positivement comme « un rapprochement de la gauche, du centre et de la droite parlementaire pour faire des propositions communes pour le pays. » Près de 7 Français sur 10 (68%) jugeraient qu’un tel rapprochement serait « une bonne chose car ce serait une démarche constructive pour le pays » et seulement 31% que ce serait « une mauvaise chose car les partis perdraient leur identité »

Toutes les catégories de population, mais également toutes les composantes politiques expriment cet avis : 75% des sympathisants de gauche, 75% des sympathisants de droite et 82% des sympathisants du Modem.

PRÉSIDENTIELLES : NI HOLLANDE NI SARKO
Quant aux présidentielles de 2017, le souhait des Français est redoutable pour les deux principaux ténors politiques de la gauche et droite « classiques ».

80% des Français ne veulent pas que François Hollande se présente à l’élection présidentielle de 2017 et seulement 20% le souhaitent.

Capture d’écran 2015-12-18 à 06.49.50Cependant, le Président de la République réduit en quelque sorte son rejet par rapport à une mesure analogue effectuée un an auparavant. « Surtout, sa candidature était massivement rejetée par les sympathisants socialistes – à 65% contre 34% – ce qui n’est plus du tout le cas à présent. Il y a même eu parfaite inversion puisque désormais les sympathisants du PS sont 63% à souhaiter une candidature de François Hollande en 2017 ».

Quant à son grand rival, « 78% des Français ne souhaitent pas non plus que Nicolas Sarkozy se présente à l’élection présidentielle dans 18 mois ».

Capture d’écran 2015-12-18 à 06.50.16Encore plus gênant pour ce dernier, non seulement la part des Français ne souhaitant pas sa candidature a augmenté de 6 points, mais « il fait désormais encore moins l’unanimité dans son propre camp que François Hollande dans le sien : 61% des sympathisants de droite (hors FN) ne souhaitent pas une candidature de Nicolas Sarkozy, tout comme 54% des sympathisants de son propre parti, Les Républicains ».

HILARION VENDEGOU SERA LE PROCHAIN MAIRE DE L’ILE DES PINS

imgres-2A l’issue du deuxième tour des élections municipales de l’Ile des Pins, la liste Rassemblement-Les Républicains menée par le Sénateur Grand Chef Hilarion Vendegou arrive largement en tête avec 500 voix et 41% des suffrages.

Elle est suivie par celles de l’Union Calédonienne, du Palika et enfin de Calédonie Ensemble.

Compte tenu du mode de répartition, la liste arrivée en tête dispose de la moitié des sièges du Conseil, à laquelle s’ajoutent les sièges répartis à la proportionnelle entre toutes les listes.

C’est donc à l’issue de cette répartition que la nouvelle majorité du Conseil sera détenue par le Rassemblement-Les Républicains avec 14 sièges.

L’Union Calédonienne disposera de 3 sièges, le Palika d’un siège et Calédonie Ensemble d’une siège.

On peut donc supposer qu’Hilarion Vendegou retrouvera son siège de Maire, qu’il pourra cumuler avec celui de Sénateur de la République jusqu’en 2017.

ELECTIONS REGIONALES – LE FN EN TÊTE DANS 6 REGIONS

 

estimation Ifop-Fiducial pour Itélé
estimation Ifop-Fiducial pour Itélé

C’est un véritable chamboulement politique qui s’est fait jour à l’issue du premier tour des élections régionales en métropole. Le Front National/Rassemblement Bleu Marine dépasse les chiffres des sondages et s’affiche en tête dans 6 régions.

Dans 3 régions, le FN est presque certain de l’emporter au second tour, tant la poussée en sa faveur est forte. Il s’agit du Nord-Pas-de-Calais/Picardie, où Marine Le Pen dépasse la barre des 40%, distançant le candidat Les Républicains Xavier Bertrand, à 24% et le Parti socialiste à 18%. Deuxième région : Provence Alpes Côte d’Azur où Marion Maréchal Le Pen est également à plus de 40%, tandis que Christian Estrosi (Les Républicains) est à 24% et le candidat du Parti socialiste 17%. Troisième région : Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne où Florian Philippot approche les 40% et distance ses adversaires Les Républicains et Socialistes.

Dans 3 autres régions, si le Front National est en tête, il a peu de chance de conquérir la présidence au second.

Pour Nicolas Sarkozy, ce résultat  n’est pas la vague escomptée. Les Républicains sont en tête dans 4 régions, avec le résultat notable de l’Ile de France. Valérie Pécresse réalise un excellent score avec 31%, devant Claude Bartolone à 26% et le candidat du FN à 18%.

En estimation nationale, le Front National est à 30,3%, devant Les Républicains/Modem/UDI/CPNT à 27,1%, le PS à 22,6% et le Front de Gauche Ecologistes à 10,5%.

Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il proposera au Bureau Politique des
Républicains qu’il n’y ait « ni fusion, ni retrait » des listes conduites par ses candidats.

Au Parti Socialiste, à 21h30 heure de Paris, c’est encore l’hésitation entre le maintien et le retrait chaque fois que le PS est en 3ème position.

ELECTION MUNICIPALE À L’ILE DES PINS-HILARION VENDEGOU LARGEMENT EN TÊTE

imgres-2Au premier tour des municipales de l’Ile des Pins, Hilarion Vendegou, candidat Les Républicains, est en tête des 4 listes. Il a de bonne chances de retourver son fauteuil de Maire perdu il y a un an. Explications.

TOUTES LES LISTES PEUVENT SE MAINTENIR AU SECOND TOUR

Situation originale à l’Ile des Pins où la mairie avait été remportée par une coalition Union Calédonienne/Palika en 2014, mettant fin à un magistère de 25 ans du Sénateur Les Républicains et Grand Chef de l’île, Hilarion Vendegou. Un désaccord profond avec la Maire UC en ont conduit les élus Palika à démissionner. Les conseillers Les Républicains ont suivi, ce qui a conduit à le tenue de nouvelles élections.

Les résultats de ce premier tour font apparaître une forte poussée en faveur de l’ancien Maire et Sénateur, Hilarion Vendegou qui recueille près de 41 % des voix.

Les électeurs indépendantistes ont globalement sanctionné l’incurie de leurs élus. La Maire sortante recueille 31% des voix, tandis que le Palika ne totalise que 14,4% des suffrages.

Calédonie Ensemble, réalise un score modeste de 14%, mais peut également se maintenir au second tour.

SANCTION CONTRE LA MAIRE SORTANTE

C’est donc une sanction contre la mauvaise gestion de la commune que les habitants de l’Ile des Pins ont voulu signifier à l’équipe sortante. Gérer une municipalité touche en effet au quotidien des individus et des familles et, comme c’est le cas lors de ce premier tour, la compétence peut supplanter l’idéologie.

Ile des PinsOr, Hilarion Vendegou, ancien enseignant, ancien secrétaire de Mairie, a laissé le souvenir d’un bon gestionnaire de l’Ile des Pins, avec des résultats très positifs pour les habitants, et notamment en matière de développement touristique et hôtelier, et de propreté. Apparemment, beaucoup de Kuniés s’en sont souvenus.

Traditionnellement, à l’Ile des Pins, le deuxième tour vient conforter le premier, d’autant qu’une réconciliation des indépendantistes est peu probable.

Si les 4 listes se maintiennent, Hilarion Vendegou disposera d’une solide majorité et apportera la stabilité au Conseil. Dans le cas contraire, on assistera à des tractations en coulisse dans lesquelles, le Grand Chef/ancien Maire a toujours fait preuve d’une grande habileté.

Thierry Santa a rencontré Manuel Valls

Il était 19 heures à Paris quand le Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie a rencontré le Premier ministre, Manuel Valls. Un premier rendez-vous, le 23 novembre à 15 heures, avait du être décalé en raison de l’agenda particulièrement chargé du chef de gouvernement après les attentats de Paris.

C’est donc hier soir que l’entretien a pu avoir lieu. Il a comporté un traditionnel tour d’horizon sur la situation calédonienne. La préparation de prochain Comité des Signataires est également une échéance importante dans le calendrier des relations entre l’Etat et la Nouvelle-Calédonie. Enfin, comme lors de l’entrevue avec la ministre des Outre-mer, le dossier nickel et la situation économique locale n’ont pu échapper au menu.

Dans l’après midi, le Président du Congrès avait été reçu par le Président du Sénat, Gérard Larcher, rencontre qualifiée de « très chaleureuse.

Thierry Santa aux côtés du Président du Sénat
Thierry Santa aux côtés du Président du Sénat

On se souvient que le Président du Sénat, qui suit attentivement la situation en Nouvelle-Calédonie, a décidé la mise en place un comité spécifique pour ce suivi auquel est associé naturellement le Sénateur Pierre Frogier.

Thierry Santa et le Président de la Haute assemblée ont évoqué le contexte économique difficile du territoire lié au contexte nickel, l’avenir institutionnel, le transfert de l’article 27 ou encore les corps électoraux.

Ils ont enfin fait un point sur le partenariat qui lie les deux institutions, les administrateurs du congrès pouvant suivre une formation au Sénat.

LA SLN DEVIENT « L’ENNEMIE » DU GOUVERNEMENT

imgresAlors que les pertes abyssales s’accumulent pour Eramet et la SLN et que le « différé » de la construction de la centrale électrique fragilise l’avenir de la production de Doniambo, le gouvernement calédonien vient de prendre une mesure « hostile » à la plus vieille entreprise métallurgique calédonienne.

L’argument selon lequel le veto à une exportation de un million de tonnes vers un client japonais porterait atteinte « aux générations futures » et qu’il faut « garder le nickel pour les usines pays » semble même être une provocation à l’égard du Conseil d’administration d’Eramet tant il est grossier.

Les réserves en nickel métal, recensées par les propres services du gouvernement calédonien, sont en effet estimées à 180 années de production maximale, c’est à dire en considérant que les usines en place ont atteint leur pleine capacité. De quoi rassurer les générations futures, d’autant que dans 180 ans, un substitut au nickel, moins coûteux, aura sûrement été mis au point …

Quant aux « usines pays », qui peut croire que l’unité délocalisée en Corée du Sud en est une ?

Les conséquences de cette hostilité marquée de la Nouvelle-Calédonie à l’encontre des entreprises françaises vont probablement trouver un premier prolongement lors d’un Conseil d’Eramet qui pourrait se tenir en décembre prochain.

D’ores et déjà, on sait que la non-construction de la centrale électrique prive les entreprises calédoniennes d’une part importante du budget de 100 milliards que coûte cet équipement.

La réduction de l’activité des Bessmers, et peut être l’évocation de la cession d’actifs parmi lesquels le nickel pourraient y être un sujet de discussion.

En tout cas, le bras de fer est engagé. Curieux pays que le nôtre qui maltraite les entreprises créatrices de richesse au moment où celles-ci sont en difficulté.

A ce jeu là, à part les Calédoniens, qui peut être perdant ?