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LA 5G ? A quand en Calédonie ?

Depuis plusieurs mois, la 5G est au coeur de l’actualité. Cette nouvelle génération de téléphonie mobile suscite beaucoup d’espoirs, chez les industriels notamment, mais aussi des craintes et polémiques. Cette technologie arrivera un jour en Nouvelle-Calédonie. On parle beaucoup des Chinois, des risques de collectes des données. Tout et n’importe quoi ? Info.

GÉNÉRATION
Le « G » de 5G signifie « génération ». Il s’agit de la cinquième génération de téléphonie mobile. Elle s’ajoutera (sans se substituer) à la 4G, 3G et 2G et présente trois atouts principaux :

  • le débit sera jusqu’à 10 fois plus élevé qu’avec la 4G ;
  • la latence, c’est-à-dire le délai entre le moment où une donnée est envoyée et celui où elle est reçue, sera divisée par 10 ;
  • la densité sera accrue : 10 fois plus d’objets pourront être connectés au même réseau simultanément sans engorgement.

    Dans un premier temps, la 5G ne devrait pas représenter un bouleversement pour le grand public. Elle permettra surtout d’améliorer les services déjà existants et notamment de permettre des téléchargements  plus rapides.

ROBOTS ET VOITURES AUTONOMES
C’est surtout pour les professionnels que la 5G constituera une révolution. Plus réactive et plus fiables, elle facilitera le développement des objets connectés, de la robotisation, de la chirurgie à distance ou encore des voitures autonomes ou des applications pour une « ville intelligente ». En effet, toutes ces applications ont besoin d’échanger des informations quasiment en temps réel : c’est ce qu’offrira la 5G.

FRANCE : FIN 2020
Plusieurs pays ont déjà commencé à déployer cette nouvelle technologie. La Corée du Sud en premier, suivie par la Chine. Les Etats-Unis la commercialisent depuis avril 2019. En Europe, Monaco et Saint-Marin sont passés à la 5G. L’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse en ont commencé le lancement.

En France, ce n’est qu’en fin d’année que devrait intervenir le déploiement d’un réseau commercial après une mise aux enchères pour les opérateurs.

Pas d’indications, pour l’instant, en ce qui concerne la Calédonie.

FIN DE L’IMPUNITÉ POUR LES CONTENUS HAINEUX SUR FACEBOOK

FACEBOOK FOURNIRA L’ADRESSE IP DE TOUT AUTEUR DE PROPOS HAINEUX À LA JUSTICE FRANÇAISE
Facebook fournira dorénavant à la justice française l’adresse IP des auteurs de propos haineux sur internet. Une demande que le gouvernement formulait depuis longtemps.

Publications à caractère homophobe, raciste ou antisémite… Désormais Facebook a promis de fournir directement à la justice française des informations pour identifier les internautes diffusant des contenus haineux. Concrètement, le réseau social s’est engagé à fournir les adresses IP – permettant d’identifier et de localiser l’ordinateur utilisé par un internaute – que lui demandera la justice française.

DÉFERLEMENT DE HAINE, JUSQU’EN NOUVELLE-CALÉDONIE
Une mesure qui doit aider à « mettre un terme au déferlement de haine à laquelle on assiste sur internet », souligne le secrétaire d’État au Numérique. Jusqu’à présent, rappelle Cédric O, « Facebook ne donnait les identifications que pour les contenus de terrorisme et de pédopornographie. Il ne le faisait pas pour les contenus de haine en ligne ».

Or, la loi française est très claire : tout ce qui est propos haineux, insultes, racisme, discriminations, antisémitisme est pénalement répréhensible. Il n’y a aucune raison qu’une personne puisse s’autoriser sur les réseaux sociaux quelque chose qui dans la vraie vie est illégal.

SUR SIMPLE DEMANDE JUDICIAIRE
Dans les faits, et sur demande judiciaire, Facebook fournira le moyen d’identifier l’auteur de propos répréhensibles par la loi. Le ministre du Numérique, Cédric O, a précisé qu’il s’agit d’une exception accordée à la justice française. “Ils nous ont annoncé que […], eu égard aux discussions qu’ils ont eues avec nous, ils allaient transmettre les adresses IP pour les contenus de haine en ligne qui seraient demandées par la justice. Ce qui est une énorme nouvelle” explique-t-il.

UN FRANÇAIS SUR DEUX
D’après un sondage Opinion Way publié fin 2018, plus d’un français sur deux affirme avoir été victime de commentaires haineux sur le Web, avec une représentation importante des plus jeunes (68% chez les 18-24 ans)