Archives de catégorie : Littérature

CHRISTIAN BLANC : UN LIVRE SUR LES ÉVÉNEMENTS EN CALÉDONIE

Préfet, ancien Secrétaire Général de la Nouvelle-Calédonie, responsable de la mission du dialogue en 1988, nommé ensuite à des hauts postes de responsabilité, député, puis membre du gouvernement Fillon II, il a publié le 31 mars aux éditions Odile Jacob « La force des racines Kanak en Nouvelle-Calédonie ».

Selon la présentation de l’ouvrage,  » Christian Blanc a été un acteur majeur des événements qui se sont déroulés en Nouvelle-Calédonie, entre 1984 et les accords de Matignon de 1988. Il livre ici un document exceptionnel sur cet épisode mouvementé.

« Au moment où va commencer ce récit, les Calédoniens sont en état de choc. Un soulèvement insurrectionnel des populations kanak, indépendantistes, vient d’éclater… On le suivra de bout en bout, avec de nombreux témoignages inédits qui nous plongent au cœur des négociations entre les principaux protagonistes, métropolitains (Pisani, Rocard, Mitterrand) et calédoniens (Lafleur et les chefs kanak Tjibaou et Yeiwéné).

« Le récit est captivant. Il raconte la rencontre difficile entre des cultures et des intérêts différents, et restitue avec talent la chair de relations humaines intenses, rugueuses, souvent dramatiques. On y perçoit l’estime, partagée, pour des interlocuteurs dont certains ont su s’élever à la hauteur d’une situation dont les enjeux dépassaient leur personne. »

NOUVEAU PRIX LITTÉRAIRE POUR FRANÇOIS GARDE

François Garde est bien connu en Calédonie. Cet énarque y fut secrétaire général adjoint (91 à 93) au Haussariat, puis secrétaire général du gouvernement (2009-2010).

Il figure cette semaine dans les Carnets du Point qui rapporte que le Prix de l’Homme Pressé lui a été attribué pour son roman « Roi par effraction ».

François Garde fut récompensé du Goncourt du premier roman en 2012 pour « Ce qu’il advint du sauvage blanc » chez Gallimard, et avait figuré dans la short list du prix Goncourt de la Nouvelle en 2020 pour « Lénine à Chamonix ». Un recueil de 12 histoires dont celle, véridique et à peine enjolivée, de la visite au pied du mont Blanc de Vladimir Ilitch, alors jeune agitateur russe filé par un agent de la police secrète du tsar.

Premier roman d’Andreea Badea, dont le final a été écrit … à Nouméa

C’est le premier roman de cette jeune Franco-Roumaine, dont le manuscrit avait été sélectionné par les Editions Fayard (Collection Mazarine) parmi près de 300 candidats. Ancienne élève de Sciences Po Paris, et parlant cinq langues, l’auteure a évidemment choisi d’écrire l’ouvrage dans celle de Molière.

Compagne d’un jeune Calédonien, lui-même ancien élève de Sciences Po Paris, Andreea Badea a produit la fin de son livre … à Nouméa.

Un ouvrage à ne pas manquer, également téléchargeable en ebook au prix de 12,99 € sur le site Fayard/Mazarine-Place des Libraires

Bucarest, été 1986. La Roumanie de Ceaucescu n’a jamais semblé aussi proche de l’implosion. Censure, arrestations arbitraires, privations…La dictature resserre son étau, et chaque jour les opposants au régime s’organisent. Parmi les étudiants, la ferveur est à son comble : il faut lutter, sans alternative.
Avides de liberté plus que de révolution, Andrei et Silvia ont aussitôt noué une amitié instinctive, évidente. Reste qu’ils ont le sentiment d’avoir 20 ans au mauvais endroit, au mauvais moment : musicien prodige et fantasque, lui doit vivre ses amours 
clandestinement pour éviter la prison. Ténébreuse, passionnée, elle est major de sa promotion dans l’indifférence totale de ses parents, dont l’ambition est de la marier – de préférence à un communiste bien né. Quand le régime se durcit au point de briser leurs rêves, Andrei et Sylvia décident donc de fuir vers l’Ouest. Qu’importent la peur et le danger, tant qu’ils sont ensemble. Mais la tragédie de l’Histoire les sépare aussitôt, et chacun se retrouve seul, face à un futur incertain…
Les âmes sœurs finissent-elles par se retrouver quand elles savent attendre ?

UN ANCIEN « PREMIER ROMAN GONCOURT » PUBLIE « KANAKY-SUR LES TRACES D’ALPHONSE DIANOU »

Joseph Andras avait obtenu le Prix Goncourt du Premier Roman en 2016 avec « De nos frères blessés ». Cette fois, il publie « Kanaky-Sur les traces d’Alphonse Dianou » chez Actes Sud.

Le résumé présente l’ouvrage ainsi :

« En avril-mai 1988, l’affaire de la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, menée par un groupe d’indépendantistes s’est soldée par une intervention militaire et un bilan de vingt et un morts, dont dix-neuf Kanak. Parmi les victimes, Alphonse Dianou, vingt-huit ans, musicien, ancien séminariste se destinant à la prêtrise, admirateur de Gandhi et militant charismatique du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste).

Terroriste ou martyr ? Français ou « barbare » kanak ? Pacifiste ou assassin ? Chrétien ou communiste ? Le personnage – avec ses légendes contradictoires et paradoxales – a longtemps intrigué Joseph Andras, qui est parti en Kanaky sur les traces de cette figure des luttes anticolonialistes du XXe siècle. Portrait d’un homme complexe et passionnant, ce livre est également journal de voyage dans un archipel méconnu et délaissé, récit de rencontres et d’échanges, reconstitution documentée d’un épisode sanglant de l’histoire récente, réflexion sur les vestiges de l’empire français.

Le tout dans un style à la fois tranchant et lyrique, avec un engagement ardent, une curiosité patiente et attentive, qui sont la marque des écrits de Joseph Andras.«