Archives pour la catégorie Humeur

DES PETITS COMMERÇANTS MALTRAITÉS

Pauvres petits commerçants. Non seulement, avec le ralentissement économique, et même « si la situation économique n’a jamais été aussi bonne« , beaucoup ont du mal à boucler leur fin de mois.

La TGC à 5 taux va bientôt être un casse-tête pour eux. Un casse-tête d’autant plus grand que les erreurs d’un système d’une complexité déroutante va provoquer quelques redressements fiscaux impitoyables.

Mais le pire, c’est lorsque les pouvoirs publics contribuent à leurs difficultés, voire à leur perte !

La dernière agression en date, par les dits pouvoirs publics, ce sont les travaux de toutes sortes, au centre-ville comme au long du Néobus. Certains commerces ont perdu jusqu’à 35% de leur chiffre d’affaires. Dans l’indifférence générale, plusieurs d’entre eux ont du licencier. Pas grave pour l’emploi, diront quelques « experts » publics : la fonction publique a recruté …

Certes, le Néobus a promis, sous un certain nombre de réserves, de procéder à des compensations. Encore de la paperasse, et dans quels délais ?

Quant à la ville, c’est « circulez, il n’y a rien à voir ».

On entend régulièrement l’adage selon lequel « les casseurs doivent payer la casse ». Il doit s’appliquer à tous, y compris aux pouvoirs publics.

QUE LES MÉDIAS PARLENT DE MAYOTTE : LES COMORIENS Y FUIENT L’INDÉPENDANCE !

Annick Girardin à Mayotte – Photo Le Point

La visite d’Annick Girardin est plutôt agitée à Mayotte !

BARRAGE ET MANIFS
 » À peine débarquée de l’avion, elle s’est heurtée à un premier barrage routier sur l’île de Petite-Terre. Elle décidait alors d’ouvrir le dialogue en s’asseyant par terre. À son arrivée à Grande-Terre l’attendait un petit groupe de femmes portant une banderole « Gouvernement assassin », exprimant son exaspération face à l’insécurité et à l’immigration massive. Puis, sur la place de la République, Annick Girardin, revêtue d’une salouva (grande pièce d’étoffe) colorée offerte par une Mahoraise, a été accueillie par de vives interpellations de la foule, avant d’une fois encore s’asseoir par terre pour dialoguer. « On n’est pas fatigué, on est déterminé », scandaient des femmes en salouva, tandis que quelques banderoles proclamaient « Au secours Macron » et « Liberté égalité sécurité » » (Le Point).

INSÉCURITÉ À MAYOTTE
La Nouvelle-Calédonie qui a tendance à se prendre pour le nombril du monde ne peut ignorer que l’Etat doit faire face à une délinquance encore plus grave à Mayotte. La ministre a confirmé un renforcement des effectifs et une allocation importante pour la prévention de la délinquance.

Mais c’est en matière d’immigration que les autorités sont dépassées dans le 101e département français. Réaction : plan de destruction de l’habitat illégal, surveillance par des moyens militaires renforcés pour lutter contre l’immigration, le gouvernement envisage même l’extra-territorialité de la maternité -la plus grande de France- pour que l’accouchement des femmes clandestines ne se traduise pas par l’obtention automatique de la nationalité française du nouveau-né.

LES COMORIENS FUIENT L’INDÉPENDANCE
POUR DEVENIR FRANÇAIS
La réalité, c’est que des milliers de Comoriens fuient leur propre pays indépendant. Ils ont un objectif : s’installer en France, et mieux, devenir Français. Pour leurs enfants, le salut, face à l’indépendance de leur archipel, c’est de naître en France pour bénéficier du droit du sol et être Français.

Les médias calédoniens seraient bien inspirés d’informer la population de ce qui se passe dans ce territoire français Outre-mer, comme nous. Pas besoin de longs discours sur les conséquences de l’indépendance : il suffit de voir ce qui se passe aux Comores indépendantes, et à Mayotte la Française !

SÉCURITÉ : HARO SUR LE HAUSSAIRE ! POUR MASQUER LES INCURIES LOCALES ?

Avec l’éruption, comme un mauvais furoncle, des pillages d’alcool et de cigarettes en bande ces derniers jours, les communiqués et les déclarations ont fusé comme des missiles. En direction de Thierry Lataste, Haut Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie. Motif : que fait l’Etat, responsable de l’ordre public, de la sécurité des biens et des personnes. Réalité autant qu’antienne. Mais est-ce bien suffisant ?

La Nouvelle-Calédonie est presqu’en situation d’indépendance association sans être passée par la case indépendance, c’est la réalité institutionnelle. Cela suppose une prise en main des affaires internes, une vision de la société, une anticipation des difficultés et suffisamment de liberté d’innovation pour résoudre les problèmes.

En matière de sécurité, l’Etat est-il le seul alpha/oméga ? Certainement pas.

INSÉCURITÉ DEPUIS PLUS DE 20 ANS
Les collectivités locales, Nouvelle-Calédonie, provinces, communes ont un rôle majeur. Si elles en ont la volonté.

Or la sécurité, en Calédonie, n’est pas une inquiétude nouvelle. C’est un problème, une menace dénoncée depuis 20 ans par tous les partis politiques. Il n’y a qu’à refeuilleter les programmes -et les promesses- électoraux, les « plan de lutte », les « plans Marshall », pour se le rappeler.

Depuis, cette question que certains estimaient prioritaire a-t-elle été traitée au niveau local par les tenants du pouvoir dans le respect des engagements pris ? Nullement.

LE RAPPORT SUR LES ADDICTIONS DATE … DE 2006 !
Les pistes, pourtant, ne manquent pas, pour compléter l’action de l’Etat et rétablir la sécurité. Cela va de la protection de la jeunesse relevant d’une décision judiciaire, compétence transférée depuis longtemps au territoire, en passant par le traitement concret des abus d’alcool, de la déscolarisation, de l’insertion sociale des jeunes en déshérence, la résorption des squats, la limitation de l’errance des mineurs la nuit, ou par la lutte contre les comportements addictifs au sujet desquels un remarquable rapport de l’Inserm a été remis aux autorités … en 2006.

AIDER LES COMMUNES, AU PLUS PRÈS DES ADMINISTRÉS
Seules peut être les communes, au plus près des préoccupations quotidiennes des administrés, tentent de trouver des remèdes. Elles se sont équipées de polices municipales, de caméras pour certaines. Mais, soit elles manquent de moyens, soit elles n’en mobilisent pas suffisamment.

Ces satanés moyens, ils reviennent pourtant dans toutes les bouches des maires. Alors, le reste est une question de choix et de priorité. Tel responsable économique, consulté lors de l’examen récent des nouvelles taxes sur l’alcool, laisse tomber :  » S’il existait une véritable volonté, au lieu d’attendre simplement que l’Etat mette en place la police de proximité, la Calédonie n’a qu’à consacrer deux milliards sur les six espérés de la taxe sur les alcools pour aider les polices municipales et mettre en œuvre les mesures locales de sécurité« .

PEUT-ÊTRE ?
Un espoir, ou plutôt une espérance, peut être : des mesures concrètes, sonnantes, trébuchantes en provenance du territoire et des provinces, au lieu des sempiternels comités et sous-comités de réflexion et de coordination dont la Calédonie s’enrichit chaque jour davantage.

Peut être.

ENSEIGNEMENT MUSICAL : LE MAUVAIS CHOIX DES AUTORITÉS

L’enseignement musical est-il un enseignement de même valeur que tous les autres enseignements ? Oui, bien sûr. Il contribue à l’épanouissement des élèves autant que le dessin, l’histoire ou la gymnastique, il contribue à l’insertion professionnelle des jeunes, il est une filière susceptible de créer des centaines d’emplois et encore davantage de revenus.

Faut-il donc le considérer comme enseignement de seconde zone, au regard des autres enseignements généraux, professionnels et technologiques ? Certainement pas. C’est pourtant le cas « chez nous » par la réduction des moyens alloués au Conservatoire de Musique et de Danse.

La formation globale d’un jeune Calédonien forme ce que les économistes appellent « le capital humain ». Le haut niveau de ce dernier permet de bâtir des sociétés plus prospères et plus harmonieuses.

Voyez Singapour. Cette Ville-Etat n’a pas de nickel, ni d’ailleurs aucune ressource naturelle exploitable. C’est une grande économie, un ilot d’ordre et de prospérité en Asie et dans le monde. Pourquoi ?

Parce que Singapour a misé, pour son développement, sur la qualité de son « capital humain ».

Malheureusement, à ce niveau de réflexion, la Nouvelle-Calédonie n’est pas Singapour …

G. Briault

POLÉMIQUE CRE/IRCAFEX : QUI BATTRA EN RETRAITE ?

Trop forts, en Calédonie. Grâce à nos fins limiers, on a enfin découvert un régime social qui n’est pas déficitaire ! Manque de bol, il est en métropole parce que ces satanéspartenaires sociaux  avaient signé avec la CRE/IRCAFEX. Résultat : cotisations = 28 milliards, retraites versée, 8 milliards. Un petit « gras » de 20 milliards …

Mais bon sang, mais c’est bien sûr. Justement, nos budgets sont dans le rouge, les régimes sociaux dans le rouge foncé, le Ruamm en faillite …

Acquis sociaux hurlent employeurs et syndicats. A qui l’argent, demandent nos édiles ?

Bien sûr, les partenaires sociaux -gonflés, ceux-là, de se qualifier de « partenaires »- prétendent que la caisse de retraite Cafat, NOTRE caisse, sera bientôt déficitaire, et que la Calédonie lui doit 5 milliards. Quel mauvais esprit !

Et qui va payer et sur quelles réserves, lorsque le nombre de cotisants Calédoniens sera égal ou inférieur au nombre de retraités et que viendra la disette ? demandent ces insolents.

Réponse imparable : on a le temps. Peut être la prochaine génération, peut être celle d’après …

Gouverner c’est prévoir. Mais pas trop longtemps à l’avance, tout de même.

Vilain canard

HUMEUR – VOUS AVEZ DIT LAXISME ? DÉLINQUANCE, ALCOOL AU VOLANT : IL Y A UN HIC !

Thio. Une commune qui n’a jamais vraiment retrouvé son calme et sa sérénité depuis les événements dramatiques de novembre 1984. Le village en porte encore quelques stigmates. Pourtant, au sein de la population, l’envie de vivre normalement semble avoir repris le dessus. Mais la délinquance met ces bonnes volontés à mal.

Pourtant, après le meurtre de Laurent Fels en janvier 2016, après les agressions violentes également en janvier 2016, après l’incendie du collège, après les multiples dégradations de véhicules, notamment de la SLN, les nombreux cambriolages et autres exactions, les autorités s’étaient manifestées en grandes pompes.

LE CLSPD : UNE GARANTIE QUE RIEN NE VAS CHANGER ?
On avait même installé, avec beaucoup de solennité, un Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD). Avec le déplacement de toutes les huiles de toutes compétences sur place. On allait voit ce qu’on allait voir, scrongneugneu.

Un peu avant, ou un peu après, le même cérémonial s’était déroulé à Canala. Réponse supposée proportionnée aux graves actes de délinquance qui s’y étaient déroulés, notamment sur la mine Ballande de Nakéty.

Le CLSPD. L’arme lourde contre les délinquances en tout genre. Des troubles répétés dans une commune ? Des habitants qui ne savent plus à quel Saint se vouer ? CLSPD. La réponse ultime, le terminator des voyous.

Euh, seulement sur le papier, à la télévision, à la radio et dans les journaux. Parce que sur le terrain, après, c’est exactement comme avant … Le CLSPD, un genre de garantie que rien de va se passer !

D’ailleurs, depuis que les CLSPD ont été installés à Thio et à Canala, c’est le changement … dans la continuité : cambriolages, vols, dégradations, voitures incendiées. La preuve : la douzaine de véhicules détruits à la SLN de Thio pendant les Fêtes, les dégradations sur les véhicules et les engins sur la mine Ballande à Nakéty. Et depuis des mois, des employés qui n’habitent plus dans la commune.

ABUS D’ALCOOL AU VOLANT : PAS DE CONTRÔLE D’ALCOOLÉMIE. Y A UN HIC !
Le CLSPD, c’est d’ailleurs du même acabit que la lutte contre les abus d’alcool au volant. La Calédonie est championne des « plans », des « Assises », et plus récemment, des « grandes causes » dont la mise en œuvre enthousiaste s’éteint au lendemain des annonces !

Tenez, il y a quelques jours à peine, on annonce que la lutte contre l’alcoolisme est désormais une « grande cause ». En pleine Fêtes de fin d’année, tout le monde se dit que l’effet d’annonce va être suivie de ce qui est le plus efficace dans toutes les sociétés du monde : des contrôles. Et en matière routière, des contrôles d’alcoolémie.

Et bien non. Pas de contrôles. En Calédonie, on fait confiance au civisme des citoyens. C’est plus sûr …

La lutte contre la délinquance, la lutte contre les abus d’alcool, ce ne sont pas des grandes causes. Ce sont de grandes causeries …

Vilain Canard

PLAN ANTI-ALCOOLIQUE SANS CONTRÔLES ROUTIERS SYSTÉMATIQUES : « PIPEAU » CE SERAIT !

C’est bien connu : sans les radars installés sur les autoroutes de France sous l’égide de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, les automobilistes de l’hexagone ne se seraient pas rangés aussi vite du côté des conducteurs respectueux de la limitation de vitesse. Il en va de même pour toutes les actions appelant au civisme : sans la sanction ou le risque de sanction, c’est peine perdue. Comme l’abus d’alcool au volant en Calédonie.

Interdire la publicité des alcools, empêcher la vente d’alcool aux mineurs, passer des messages dans la presse et à la télé, c’est bien. Mais chacun sait, depuis les années que dure le fléau des abus d’alcool, que cela ne changera rien.

En matière de circulation routière, la seule action qui fera évoluer les comportements, la seule, sera le contrôle systématique d’alcoolémie pratiqué sur les conducteurs.

Ces contrôles ne peuvent plus se limiter à des opérations « coup de poing », lesquelles deux ou trois par an, font la Une des journaux et dont l’efficacité pédagogique est proche de zéro. La preuve ? Depuis les années que ces opérations « coup de poing » sont menées à grand renfort de couverture médiatique, de combien ont baissé les accidents de la route dus à l’abus d’alcool ?

Certes, la gendarmerie, dont la zone est immense, peut avoir du mal à y consacrer des moyens supplémentaires, mais pourtant, il ne serait pas cohérent que les autorités locales et de l’Etat applaudissent à la grande « Cause » de la lutte contre l’alcoolisme … et ne fassent pas mener davantage de contrôle.

La situation est différente à Nouméa. Dans un périmètre limité, la police a les moyens d’effectuer les dits contrôles, et de manière systématique. Ce n’est qu’à partir de cette crainte, que les automobilistes tentés par des excès, se rendront à la raison.

D’ailleurs, par incidence, cela permettrait de mettre un terme aux randonnées hallucinantes des véhicules qui circulent dans la ville sans phares, et en toute impunité !

Les Calédoniens qui se rendent régulièrement en Australie le savent bien : les policiers australiens ne badinent pas avec les chauffeurs qui ont dépassé le seuil fatidique autorisé ! Alors, pas besoin de spots publicitaires pour que les conducteurs veillent à ne pas être pris en défaut.

Des contrôles policiers systématiques le soir, après 22 heures et pendant plusieurs mois, voila qui rendrait crédible un volet de la « Grande Cause » : l’abus d’alcool au volant.

A défaut, ce sera encore du pipeau.

LE SCANDALE DES « RÉFUGIÉS » KANAK : COMMENT PARLER DU « DESTIN COMMUN » 23 ANS « APRÈS » ?

Bien des exégèses ont été pratiquées sur le « lien à la terre » en Nouvelle-Calédonie, et particulièrement dans le monde mélanésien. Les valeurs de la société kanak ont fait l’objet d’une tentative de recueil pour mettre celles-ci en lumière. Il paraît même que ces sujets pourraient figurer dans le ciment d’un « destin commun » idéal dans notre société pluriculturelle. Seulement voila. Au delà des incantations qui ne feront jamais que la parole est action, une situation politique, sociale, coutumière inacceptable perdure 23 ans après ce qu’il est commun d’appeler « les événements » : le quasi-exil, dans leur propre pays et loin de leur terre, de kanak dont le délit est d’avoir fait le choix de la France.

Le plus emblématique d’entre eux, ancien chef de l’Exécutif local, ancien Sénateur, ancien Député Européen, ne repose pas dans la terre de ses ancêtres. Son rang coutumier, élevé, rend encore plus anachronique cet ostracisme. Il fut, au delà du récif comme on dit, une personnalité nationale. Une des rares dont un discours fameux, prononcé devant un Sénat respectueux en janvier 1985, fut affiché dans toutes les mairies de la République.

Tout comme lui, loin de la terre de ses aïeux, l’accompagne l’un de ceux qui furent ses plus fidèles, et dont les liens remontent dans l’histoire guerrière de leur île désormais partagée en districts coutumiers.

Bien sûr, la liberté d’aller et venir partout sur le territoire a été rétablie. Pourtant, combien sont-ils encore, depuis cette époque funeste où les maisons brûlaient, où les barrages entravaient les routes, où des familles entières étaient chassées de chez elles, combien sont-ils à vivre, dans leur vie intime, comme des exilés ? Pour la Tradition comme pour la République de la Liberté, de l’Égalité, de la Fraternité, un seul, c’est aujourd’hui, un de trop.

Alors, on pourra échafauder tous les plans sur le destin commun, imaginer toutes les sorties des Accords dans un an, dans trois ans, puis dans cinq ans, la sincérité des votes aux scrutins d’autodétermination ne peut être disjointe de la sincérité des intentions.

La vocation à vivre ensemble n’est pour l’instant qu’une obligation de vivre ensemble. Les rêveurs ont le droit de penser le contraire. Pas moi.

Mais ce n’est pas une fatalité. Et d’ailleurs, au delà du grave sujet évoqué, cela n’exonère nullement toutes les autres communautés des efforts ou des renoncements pour rendre la société calédonienne, si complexe, tant marquée comme d’autres pays par la colonisation, plus juste et plus solidaire.

 « On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant Destin Commun, Destin Commun, mais celà n’aboutit à rien, cela ne signifie rien » pourrait-on écrire pour paraphraser l’expression fameuse du Général face à Michel Droit. Alors, le retour des fils à la maison dans une société où s’entremêlent tradition et chrétienté serait une belle illustration du contraire.

Gaby Briault

DES SQUATS AU OUEN TORO

Zone de non droit, extension des occupations de squats, une partie du Ouen Toro est à nouveau la cible de quelques individus qui ajoutent au sentiment ambiant d’insécurité.

Au bout de la rue Baumier en forme d’impasse, des huluberlus -dont nous tairons l’ethnie pour éviter toute polémique- ont installé deux campements, allument occasionnellement du feu, et n’hésitent pas à faire reconnaître bruyamment leur présence.

Ils se sont même manifestés auprès de promeneurs qui se rendaient au parking du Ouen Toro, en les apostrophant « aimablement ». « Dégagez, vous êtes ici chez nous« , ou encore « Enc…. de …« .

Visiblement, ils ne sont pas au courant du formidable courant qui submerge le territoire et qui se nomme -paraît-il-, « Destin commun ».

INSULTES, PRESSIONS POUR « 100 BALLES », L’INSÉCURITÉ AUGMENTE AU QUOTIDIEN

Lundi après midi. Dans un cabinet dentaire de Nouméa, un patient arrive dans la salle d’attente, accompagné de son épouse. Le visage tuméfié. Le matin, alors qu’il faisait son jogging, il a tout simplement été aggressé sur la promenade Pierre Vernier par 2 individus, dont nous tairons l’ethnie. Ils lui ont « cassé la gueule ». Sans raison particulière.

Jeudi midi, un homme traverse la Place des Cocotiers. Il est aux alentours de 13 heures.

Trois jeunes -dont nous tairons l’ethnie- sont allongés, visiblement quelque peu éméchés. Ils interpellent le quidam.

– « Hé, t’as pas une pièce pour nous ?
Pas de réponse.
– « Espècr d’enc …, pédé, tête de p… »

Une journée comme une autre, quoi.

Jeudi soir, dans une grosse station service du Centre-ville. Un conducteur se range à une pompe pour faire le plein. Deux individus -dont nous tairons l’ethnie- s’approchent.
– Hé m’sieur, vous avez une pièce ?
Pas de réponse de l’homme qui se dirige vers la caisse.

Sur le pas de la porte, un vigile. Qui avertit l’intéressé « qu’ils » vont l’attendre. Mais qui n’intervient pas.

Au retour du conducteur, les deux hommes le pressent, limite menaçants. Il monte dans son véhicule, bloque les portes et part rapidement.

Tous les jours, en tous lieux, ces faits se renouvellent et ont tendance à s’accroître. Au marché, à proximité de magasins, à proximité de boulangeries, dans la rue. Les SDF, les jeunes voyous ont tellement le sentiment d’impunité …

Incivilités, pressions pour obtenir de l’argent, insultes, comportements racistes, poubelles renversées, salissures en tout genre, il n’y a pas que l’économie et les régimes sociaux qui se dégradent en Nouvelle-Calédonie.