Archives de catégorie : Humeur

LES PYROMANES CRIENT « AU FEU »

A écouter les indépendantistes, les responsables des violences générées ces derniers jours en Nouvelle-Calédonie, ce sont … les autres, l’Etat compris. Vendredi soir, invité une nouvelle fois par NC1ère, Raphaël Mapou condamnait les violences en ajoutant dans la foulée, que dans le contexte actuel, … des violences étaient « légitimes » !

Espérons que les responsables répondront à ces interrogations en désignant une commission d’enquête afin de déterminer qui a dressé des barrages notamment au Mont Dore et à Païta, qui a tenté de détruire des installations dans l’usine du Sud, et qui a conduit des violences à Nouméa, dans la zone du quai Ferry et à proximité de l’ancien CHT.

La Justice, elle, ne s’est pas trompée. En expédiant derrière les barreaux 6 « violents légitimes » à l’issue de l’audience correctionnelle de vendredi, elle n’a pas confondu les honnêtes gens et les délinquants.

Slogans bidons ? Terre de Parole …, Humilité, Respect, Destin Commun ?

La Nouvelle-Calédonie est davantage de « pays de l’incantation » que celui du « non-dit ». Les prétendues grandes causes, les devises et les slogans de ces dernières années n’ont fait que le confirmer. On annonce des intentions, des actions, des devoirs, mais on évite de les accomplir …

Il faut dire que tout a démarré sur une illusion parfaitement entretenue, selon laquelle deux populations affirmant des convictions institutionnelles radicalement opposées, pouvaient nourrir l’objectif d’un « destin commun » ! Tout le monde sur un même bateau, mais … la moitié sur un autre. A ce niveau, ce n’est même plus une illusion, c’est carrément une tromperie. Qui peut encore le croire, à part quelques uns qui ânonnent « destin commun », « destin commun », sans vraiment comprendre le sens de ce qu’ils disent !

La seconde expression relève de l’hypocrisie organisée. Il s’agit de l’utilisation, en politique et dans toutes les déclarations, les discours, les allocutions, de « Respect » et « Humilité ».

Ceux qui les prononcent à tout bout de champ n’ont, dans les faits, qu’arrogance et exclusion à la bouche. Genre, « avec respect et humilité, je dois vous dire que vous allez prendre vos affaires et dégager illico« , ou encore, « avec respect et humilité, nous allons bloquer les routes, pourrir la vie de milliers de gens, et plomber 3.000 emplois« .

Le troisième est la devise. Et là, c’est le pompon. Triste pompon, d’ailleurs. « Terre de parole, Terre de partage » ? Il suffit de feuilleter l’actualité quotidienne pour constater la réalité de cette devise. Les paroles sont chaque jour reniées, les accaparement sont quotidiennement défendus. Des blocages débloqués qui ne se débloquent pas, un partage des richesses qui ne doit profiter qu’à un seule province, des gens exclus de leur terre, des travailleurs empêchés de travailler, des terres revendiquées.

Par pitié, épargnez-nous tout à la fois :

  • Destin Commun
  • Respect et Humilité
  • Terre de Parole, Terre de Partage,

et cela nous évitera, en prime, d’être … le « pays du ridicule » !

MANQUERAIT PLUS QUE LE « M.O.M » SOIT CONTAMINÉ !

Léger émoi dans les plus hautes sphères de l’Etat. Voila que le président de la Polynésie est testé positif à son retour de Paris où il a eu des contacts avec le président de la République, le Premier ministre et le Ministre des Outre Mer. Pas moins. Attention, ont aussitôt précisé les entourages des hautes personnalités : il a été en contact mais ce n’est pas un « cas contact ». Nuance.

Certes il a été « en contact », c’est à dire qu’il s’est entretenu avec ces hauts responsables. Mais ce contact s’est effectué « dans le strict respect des gestes barrières« . Nous voilà rassurés.

Et comble de ce trouble passager, le « M.O.M » est actuellement en quatorzaine en Nouvelle-Calédonie quelques jours après qu’Edouard Fritch ait atterri à Tahiti. Imaginez un seul instant que par un immense malheur, un total imprévu, le test de sortie se révèle positif. Quelle panade ce serait pour le jeune ministre-sénateur, contraint de poursuivre son périple solitaire au Médipôle, et pire, pour sa mission.

Mais pas d’affolement, ni de stupide film catastrophe. Le Haut-Commissariat l’assure : « le ministre n’est pas considéré comme un cas contact à la suite du test PCR positif du président de la Polynésie française, Edouard Fritch, car son dernier contact avec lui date du samedi 3 octobre et l’ensemble des gestes barrières avait été respecté lors de leur entretien. Par ailleurs, Sébastien Lecornu a réalisé un test PCR le mercredi 7 octobre avant le départ de la délégation pour la Nouvelle-Calédonie, et celui-ci était négatif »

Si le très Haut-Commissariat le dit …

Vilain Canard

QUAND L’IDÉOLOGIE PEUT DÉTRUIRE UNE ÉCONOMIE

L’URSS a abandonné l’idéologie du marxisme qui l’avaient conduite à la faillite économique. La Chine a inventé un autre modèle, qui est le capitalisme d’Etat. Les Chinois Ma Huateng (Tencent) et Jack Ma (Alibaba) figurent au palmarès des plus grosses fortunes au monde. Rien à voir avec la Corée du Nord, accrochée à l’idéologie collectiviste, où, dans certaines catégories de la population, manger à sa faim est un problème.

En Nouvelle-Calédonie,  l’idéologie et l’utopie prennent le luxe de s’exprimer parce que les contribuables du Sud et les contribuables métropolitains assurent financièrement cette liberté.

Ainsi, on assiste à des renversements de valeurs économiques ahurissants, comme celle selon laquelle, la délocalisation est une vertu économique ! Il en va ainsi de la fameuse usine de Corée, dont les Coréens sont les principaux bénéficiaires de la valeur ajoutée de cette opération. Partout ailleurs, en métropole comme aux USA, c’est la relocalisation qui est prônée. Mais il est vrai que la Calédonie possède des économistes d’une autre envergure …

Il n’empêche. Sans vouloir faire injure aux hautes compétences économiques du dernier collectif qui prêche la reprise de Vale par des Coréens -le partenaire « pays » étant plombé par quelques dettes abyssales-, mieux vaut pour l’instant laisser se poursuivre la négociation entre les entités brésiliennes et australiennes, conseillés par des banquiers aussi sérieux que la Banque Rothschild.

Pour le reste, l’Australie doit en tirer les conclusions géo-politiques : les indépendantistes privilégient l’Asie, et tournent ostensiblement le dos à notre grand voisin. Trop proche de la France et de l’Occident, peut être.

LIBERTÉS RÉPUBLICAINES OU COUTUME ? Les inquiétantes orientations d’une hypothétique Kanaky

Une structure formée des instances coutumières régionales et du Comité Rheebuu Nuu veut interdire l’installation de New Century Resources, la compagnie australienne actuellement en négociation avec Vale dans la perspective d’une reprise de l’entreprise qui a décidé de se retirer de Nouvelle-Calédonie. Baptisée Ican, elle porte un jugement sur les capacités techniques de la société australienne et sur son assise financière. Verdict selon les experts de l’Ican : incompétence en matière hydrométallugique, et assise financière dérisoire …

Sur quelles informations reposent ces appréciations de l’Ican ? La réponse vient évidemment de l’objectif de cette intervention à quelques heures de l’échéance de l’exclusivité des négociations accordée à New Century Resources et ses partenaires. « L’instance » somme Vale de choisir des Coréens plutôt que des Australiens. La différence entre les deux candidats est que la partie coréenne est associée à la SMSP, en l’espèce le bras armé de la province Nord en matière de nickel.

Les partenaires de « l’Instance » ont-ils, en revanche, été informés de la situation d’endettement de la SMSP, et le risque d’appropriation des domaines miniers calédoniens par des entités étrangères qui en résultent ? Cette menace ne pèse nullement sur les domaines miniers du Sud pour lesquels aucune collectivité ne s’est engagé financièrement auprès d’une société commerciale. Jusqu’à aujourd’hui.

Fort heureusement, la province Sud conserve sa compétence en matière de gestion des domaines miniers.  C’est la raison pour laquelle l’Union Calédonienne souhaite le dessaisissement de l’assemblée loyaliste de cette capacité. L’opposition de la majorité de la province Sud permet, de fait, de se prémunir contre une véritable prise de pouvoir de la province Nord sur le Sud.

La vision de « l’Instance » permet cependant de se faire une idée sur la restriction des Libertés dans une hypothétique Kanaky. Il apparaît clairement, dans ces prises de position, que la République est aujourd’hui garante de ces Libertés, et en particulier, celles d’entreprendre et de commercer. On voit bien que, sous couvert de « l’intérêt pays », des schémas économiques et sociaux improbables peuvent mettre la Calédonie sous des coupes réglées étrangères, ne servant localement que quelques intérêts de pouvoir et d’argent.

SIMON LOUECKHOTE : DES CONVICTIONS INOXYDABLES !

Il faut avoir des convictions et du courage pour afficher son adhésion aux valeurs de la République aux Iles Loyauté. Là où le président de la province déclarait, lors de provinciales, que l’élection d’un loyaliste serait une « régression ». A Ouvéa, autour de l’ancien Sénateur Simon Loueckhote, une équipe est présente au second tour des municipales. Elle défend un beau programme pour la commune inspiratrice du fameux roman japonais ‘L’île la plus proche du Paradis ». Chapeau bas.

La constance de celui qui fut le plus jeune Sénateur de France est remarquable. Avec ceux qui le soutiennent dans une province majoritairement indépendantiste, ils prouvent que tous les Mélanésiens n’ont pas tourné le dos à la République.

Il a toujours professé -Simon Loueckhote est enseignant- que la France n’est pas que ces centaines de milliards dont la Calédonie bénéficie, c’est aussi et surtout des valeurs apportées dans ce lointain territoire par la Nation fondatrice des Droits de l’Homme, et porteuse d’un humanisme majeur des temps modernes.

Il a fait sienne cette phase fameuse de Nicolas Sarkozy : «  La France n’est pas une race, c’est une culture, une identité, un idéal, une aspiration, une communauté de valeurs mais pas une race.« 

CES MÉDIAS INSUPPORTABLES, PREMIERS DIFFUSEURS DE L’IDÉE D’UNE FRANCE RACISTE

C’est une véritable campagne menée pas la plupart des médias français pour accréditer l’idée que non seulement, la police française est raciste, mais la France elle-même l’est. Dans cette « propagande » imbécile, des médias publics sont en pointe. Comme d’habitude. Hier, un sommet a été atteint sur France 24 qui osait titrer : « Racisme, un mal français » ?

Invitée de la journaliste militante : Maboula Soumahoro, maîtresse de conférence, qui a expliqué calmement : « la France est raciste, j’ai envie de dire, malheureusement « . Un consolation, tout de même : « La France n’est pas le seul pays raciste au monde« . Ouf !

La journaliste, buvant littéralement ces paroles invraisemblables, n’a pas manqué de relancer son invitée par des perches grossièrement tendues.

L’an passé, 22 procédures pour actes racistes ont été ouvertes dans la police qui compte 160 000 fonctionnaires. Et on veut accréditer un racisme policier.

Quant à la dame qui se plaint tant de la République, et comme tous ceux qui trouvent la France insupportable, que ne vivent-ils pas ailleurs ?

Et surtout, oui : il faut mieux verrouiller l’immigration. On rendra ainsi service à ces dizaines de milliers de personnes qui veulent à tout prix s’installer en France. Et ça nous évitera de les entendre ensuite nous expliquer que la France est un pays raciste …

La gentille infirmière qui lançait des gentils pavés dans la gueule des méchants flics

« – Bonjour Madame, excusez-nous de vous déranger en pleine manifestation. Mais vous avez lancé un pavé dans la gueule de mon collègue
La gentille dame tire la langue aux deux policiers qui s’adressent à elle, et leur fait deux doigts d’honneur.
 » – Ce n’est pas sympathique, Madame. Néanmoins, nous souhaiterions effectuer une procédure. Auriez-vous, s’il vous plaît, l’obligeance d’accepter de nous suivre au poste ?
La dame, penaude, tend ses poignées, pleine de remords.
 » – Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je suis infirmière, vous savez … »
 » – Ce n’est rien Madame. Juste le temps d’enregistrer votre déposition« .
Et s’écartant poliment, évitant des projectiles divers, tandis que plusieurs centaines de manifestants les insultent,
 » Je vous en prie, Madame, après vous« .

Ce n’est pas tout à fait se qui s’est déroulé, dans la séquence de l’arrestation de Farida C. effectuée lors de la manifestation des soignants le 16 juin dernier.

L’infirmière a effectivement été filmée alors qu’elle effectuait des doigts d’honneur en direction de la police, puis s’était livrée à des jets de pierre contre les forces de l’ordre. Rien à voir avec une attitude de manifestante pacifique.

Elle a été interpelée lors d’une charge et conduite au commissariat. Hystérie de la gauche des insoumis et de quelques syndicats, tentant d’accréditer la thèse habituelle des violences policières.

La dame a été placée en garde à vue puis relâchée. Elle comparaîtra en septembre devant le tribunal correctionnel pour « outrages » et  » violences sans interruption totale de travail (ITT) » sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Demain, si elle entend des bruits suspects chez elle, nul doute qu’elle appellera immédiatement Police Secours …

AIRCAL : SALE TEMPS POUR LE TOURISME À LIFOU ET MARÉ

Il arrive que le pouvoir traditionnel et le monde contemporain aient du mal à s’accorder. Les autorités coutumières de Lifou ont décidé de bloquer les vols Aircal, pour refuser une augmentation de … 350 francs par billet. Maré à suivi. Manque de bol, pour les hôteliers et les acteurs du tourisme : le long week end de l’ascension, et l’invitation des Calédoniens à profiter du tourisme intérieur n’a pu leur profiter. Un manque à gagner de plusieurs dizaines de millions.

Les consommateurs se sont rués sur les hébergements touristiques d’accueil sur la Grande Terre. « Ouvéa a également très bien marché« , a commenté sobrement le PDG d’Aircal.

Hotels, gîtes, loueurs de voitures, restaurants des deux îles ont du, quant à eux, continuer à se serrer la ceinture.

Il leur restera à demander une compensation à la province. Probablement pas aux autorités coutumières. Mais pas de problème : la province a des sous. Vous savez, ceux qui proviennent de la fameuse clé de répartition alimentée à 90% par les contribuables de la province Sud. Accompagnée, accessoirement, des subsides de l’Etat colonial.

LE HAUT-COMMISSAIRE , UN HAUT FONCTIONNAIRE QUI ASSUME

Figurant parmi les fonctions administratives les plus prestigieuses de la République, le préfet est le seul haut fonctionnaire dont le rôle est défini par la Constitution. En Nouvelle-Calédonie, à l’issue de l’évolution constante du statut de ce « territoire d’Outre-mer », le préfet, qui fut d’abord militaire et gouverneur, était devenu civil, puis Haut-Commissaire. Au cours des événements de 1984-1988, il fut également « délégué du gouvernement », représentation affichée lors de la nomination d’Edgar Pisani.

La désignation de la fonction est liée aux pouvoirs que l’Etat exerce en Calédonie. Nous sommes en effet le territoire le plus autonome de la République, doté d’un parlement, d’un Exécutif, de provinces largement autonomes, et d’institutions spécifiques telles le Sénat Coutumier.

Le Haut Commissaire, comme tous les préfets, et dans le respect de la séparation des pouvoirs, a la charge des intérêts nationaux, du respect des lois et, par conséquent, du contrôle de légalité. Ce n’est pas rien, en dépit de l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie. Surtout en cette période de crise sanitaire où s’invite un sujet d’autorité qui est la hantise des préfets : la sécurité.

LA SÉCURITÉ, LE SUJET SENSIBLE PAR EXCELLENCE POUR LES PRÉFETS
La sécurité, qu’elle soit relative à l’ordre public ou qu’elle soit liée à la santé publique, c’est la matière la plus délicate pour un préfet. Et la plus dangereuse pour sa carrière … Tous les hauts fonctionnaires le savent. Sur ce sujet détonnant, les « dynamitages » peuvent venir de tout côtés : l’opinion publique, la presse, les politiques. Il en est de même pour les élus, dira le bon sens. Sauf que les élus peuvent être sanctionnés aux échéances électorales, par le suffrage, alors que le préfet peut l’être immédiatement par sa hiérarchie. Et que la sanction peut entacher durablement sa carrière.

LA BRONCA PROVOQUÉE PAR LE PRÉFET DE PARIS
Le préfet de Paris le sait. Ses propos, relevés et largement relayés par les journalistes, ont récemment occupé la place publique. Didier Lallement avait affirmé que « « ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, qu’on trouve dans les réanimations, sont ceux qui au début du confinement ne l’ont pas respecté. » « Il y a une corrélation très simple », provoquant immédiatement une bronca -justifiée- des soignants et des oppositions, tout cela commenté dans la presse et sur les plateaux de télévision. On dit du préfet de Paris qu’il sera « remanié » à l’issue de la crise, en même temps que le gouvernement.

LE DUO CALÉDONIEN
Dans les territoires et les régions françaises, le préfet est le haut fonctionnaire de contact avec les élus locaux, qu’ils soient maires, élus du département ou de la région. La Nouvelle-Calédonie n’échappe évidemment pas à la règle. Même s’il n’y a pas droit de vote, le Haut Commissaire siège au gouvernement et sa parole est écoutée. Les municipalités calédoniennes sont des communes d’Etat depuis les fameuses lois Billotte de 1969. Devant un pouvoir politique toujours sourcilleux, le Haut-Commissaire reste dans son rôle, mais son rôle est majeur.

Dans la crise sanitaire qui frappe la Calédonie, et devant les décisions à prendre qui relevaient, pou beaucoup, des compétences croisées de l’Etat et de la Nouvelle-Calédonie, la bonne entente entre le président du gouvernement et le Haut Commissaire, est essentielle. Un constat : même si parfois, des avis divergents peuvent être exprimés en coulisse, ce duo fonctionne plutôt bien. On peut dire que cette situation a rassuré la population de manière constante.

LE REPRÉSENTANT DE LA FRANCE ASSUME
En décidant conjointement avec le gouvernement et son président de faire du territoire la première collectivité française à sortir du confinement, même si le terme de « confinement adapté » a été consacré, le représentant de l’Etat a assumé, lui aussi, un lourde responsabilité. Et l’a confirmé publiquement.

Pouvait-il faire différemment ? Bien entendu, et sans aucun doute. Ce ne serait pas la première fois qu’un préfet serait en désaccord avec des élus locaux. Il aurait pu imposer davantage de restrictions sur la circulation des personnes, pesé sur l’ouverture des enseignements supérieurs, ou, à tout le moins, faire connaître des réticences.

LE LIEN AVEC PARIS ET L’ONCTION DE LA HIÉRARCHIE
Depuis le début de la crise, le Haut Commissaire a défendu les intérêts calédoniens auprès de Paris. En tout particulièrement, pour faire valoir le bénéfice de la solidarité nationale pour les Français que sont les Calédoniens.

Car l’Etat était-il contraint, en cette matière ?

Peut-être un peu, dans la perspective du référendum et la nécessité que le scrutin se déroule dans le calme et la régularité.

Mais au plan institutionnel, il n’était soumis à aucune obligation assimilable à celle qu’il doit assumer à l’égard des départements. La Calédonie, dans le domaine des compétences, dispose de « l’indépendance » fiscale, économique et sociale. L’avis du Haut-Commissaire étant naturellement requis par Paris, il a bien fallu qu’il plaide la cause calédonienne auprès de Paris, et défende les demandes des responsables politiques locaux. Sinon, les résultats auraient été sensiblement différents …

Ceci étant, on peut raisonnablement supposer qu’une fois ces dossiers plaidés, le Haut-Commissaire a, préalablement, obtenu l’accord des services centraux, et notamment du ministère de l’Intérieur en ce qui concerne le déconfinement.

Il n’empêche. Le « j’assume » est courageux tout comme d’ailleurs, bien sûr, la position du gouvernement local l’a été en dépit des réticences affichées du Sénat Coutumier ou encore la prise de position publique de Calédonie Ensemble.