Archives pour la catégorie Economie

Montréal : les magasins ouverts 7 jours sur 7

th-5Pendant que d’interminables débats agitent la classe politique et les syndicats français pour savoir si les magasins doivent ouvrir le dimanche, les Québécois se ne sont guère posés de question.

Selon un article du Monde : « Les magasins de Montréal vont désormais pouvoir ouvrir sept jours sur sept et en continu. Le gouvernement du Québec a annoncé vendredi 22 mai avoir reconnu au centre-ville de la métropole québécoise un statut touristique permettant cette dérogation. Tous les commerces, à l’exception des bars et restaurants, seront libres de choisir leurs heures et jours d’ouverture, leur permettant ainsi « de profiter pleinement d’un achalandage exceptionnel de touristes » a indiqué le ministre de l’économie, Jacques Daoust, dans un communiqué ».

Fort heureusement, cette liberté a également été choisie par la Nouvelle-Calédonie. Sur ce point, nous sommes plus pragmatiques que nos compatriotes de métropole …

Eramet : 19 milliards CFP de perte en 2014 contre 44,5 milliards en 2013, mais des perspectives positives

imgresLe groupe Eramet ne paraît pas au mieux, mais fin avril, le PDG de la société mettait en relief le redressement de son groupe et ses perspectives positives.

 Les pertes de 2013 qui s’élevaient à 370 millions d’euros, soit 44,5 milliards FCFP ont été ramenée à 159 millions d’euros, soit 19 milliards de FCFP en 2014. En revanche, le résultat opérationnel courant est repassé dans le vert à 8 milliards FCFP pour un chiffre d’affaires stable à 370 milliards FCFP.

 Cependant, le PDG de la compagnie, Patrick Buffet, a tenu à apporter un certain nombre d’éléments sur l’investissement et la santé financière de son groupe.

 S’agissant de la compétitivité de la SLN, le PDG indique que « en 2015, le prix de revient d’Eramet nickel devrait être dans la moyenne du secteur, à 6,5 dollars la livre. Les investissements réalisés, poursuit-il, ont permis de moderniser et de réduite les coûts aussi bien de la mine que de l’usine, qui demeure la plus puissante de Nouvelle-Calédonie avec une production de 55.000 tonnes par an ».

 Mais Patrick Buffet confirme également la diversification nickel en cours en Indonésie, où le groupe contrôle « l’un des plus importants gisements au monde dont l’évolution des ressources a doublé depuis son acquisition, passant de 4 à 8 millions de tonnes de nickel contenu ».

 Le dirigeant d’Eramet précise que des négociations sont en cours, « notamment avec les autorités indonésiennes », pour la construction de l’usine.

 Investissements et modernisation des équipements au Gabon pour l’exploitation du manganèse, branche alliages qui demeure un des fleurons de la technologie de la compagnie, renforcement de la structure financière du groupe qui dispose de 250 milliards FCFP de liquidité financière, Eramet, selon Patrick Buffet, « reste la plus belle entreprise minière et métallurgique française ».

Crise sociale dans les 3 mois – La Calédonie doit s’y préparer

Toute occupée à ses échéances politiques, aux conflits générés par les soubresauts de son gouvernement, à la modification de la loi organique et ses conséquences sur le corps électoral, la Nouvelle-Calédonie en oublie les fondements de sa situation actuelle plutôt bonne : sa santé économique.

400 FAMILLES EN DIFFICULTÉ
La mise hors service d’un des deux fours de l’usine du nord aura des conséquences que l’on ne connaît pas encore entièrement. Pour l’heure, une mission d’audit débarquée sur le territoire sur commande de Glencore met au propre une situation de KNS passée comme jamais au crible.

« C’est une crise, pas une catastrophe » communique KNS. Certes. Mais en tout cas, toute crise économique a des répercussions sur l’emploi, la consommation, l’activité des entreprises.

Dans un premier temps, KNS serre tous les boulons. Objectif : réduire de manière drastique les dépenses, donc les budgets. Visés en priorité : les sous-traitants dont l’activité devra s’ajuster dans les 3 mois à une production de 14.000 tonnes au lieu des 35.000 annoncées.

Résultat : des coupes franches dans l’activité et donc les effectifs. Et en clair, une réduction qui peut être estimée à 400 emplois. Ce qui impacte, à la louche, 400 familles.

UN PRÉCÉDENT DANS LE SUD
L’usine Valé, dans le sud, avait dans un passé récent, subi des déboires, sinon de même nature, du moins aux conséquences comparables. La fermeture de l’installation avait directement touché les sous-traitants de la société. Mais la conjoncture était bien différente, aussi bien politique qu’économique.

L’économie du territoire était en phase ascendante, tandis que le contexte politique était davantage apaisé. Il n’y a jamais de bon moment pour une crise, mais celle-la intervient vraiment à un mauvais moment.

CONSÉQUENCES AU NORD COMME AU SUD
En Province nord, et plus particulièrement dans le périmètre de VKP, la consommation et le logement vont pâtir de ces réductions. D’autant que le nombre d’expatriés va être réduit sans délai d’un bon 40%.

Les logements, hors de prix dans la zone, ont connu un regain d’investissements ces derniers mois. Et souvent, d’endettement … Des évolutions sont prévisibles dans ce secteur aussi.

Parmi les sous-traitants, certains sont du nord. Ceux là seront probablement traités plus favorablement. Pour les sous-traitants du sud, la réduction des personnels et des marchés aura un impact global sur leur activité et leur perspectives 2015-2016.

CRISE PASSAGÈRE OU RISQUE DE SPIRALE ?
Rien, pour l’instant, ne permet d’affirmer que pour KNS, au delà de cette « crise », tout repartira de plus belle ensuite. Le calendrier optimiste positionne le redémarrage à pleine capacité avant la fin 2016.

Mais les décision finales, au plus haut niveau de Glencore, ne sont pas encore prises. Et la conjoncture zinc et cuivre, autres atouts de la compagnie, est également mauvaise.

Valé n’a souffert que d’une accident du travail, ces temps-ci. Mais les dirigeants de l’usine du sud sont eux aussi nerveux, compte tenu des « commandes » de la direction centrale en matière de production et donc d’équilibre, et de la mauvaise situation du cours du fer, activité majeure du brésilien.

Nous reviendrons dans de prochains articles sur ces questions fondamentales. En attendant, une seule certitude : le chômage annoncé ne pourra pas être absorbé sans difficulté dans une économie qui connaît un ralentissement ces derniers mois. Et surtout, qui doute, à la suite de décisions politiques qui ne portent guère à la confiance.

En clair, les autorités doivent se préparer à une situation de crise. La première dans l’euphorie de ces dernières années.

L’usine du nord menacée ou pas ? Glencore audite …

3,8 milliards de dollars en 2007, 5 milliards en 2013, et 7,3 milliards de dollars, soit près de 900 milliards de CFP actuellement, la facture de l’usine du nord est salée pour Glencore. Qui finance le projet à 95%.

 Dans un marché du nickel plus que morose, les 500 tonnes de métal en fusion échappées du four n°1 le 26 décembre dernier a sonné le glas de la rentabilité rapide de l’usine. Pour 20 millions de dollars de coût au bas mot, il n’est pas question de réparer le four, ou plutôt les fours, puisque le four n°2 souffre de la même anomalie, mais de reconstruire les équipements.

 En 2014, l’usine a produit 14 000 tonnes. Ce sera tout juste 15 000 tonnes en 2015. De surcroît, de 54 000 dollars la tonne en 2007, le cours en est tout juste à 12 500 dollars. Certains analystes n’excluent pas un krach avec la mise éventuelle à nouveau sur le marché du minerai indonésien, et la montée en consommation du nickel de récupération chinois, le Nickel Pig Iron.

 Certes, les déclarations rassurantes s’enchaînent depuis ce nouveau coup dur de l’usine du nord, après les déboires de la centrale électrique. Pour Glencore, dit-on, ces factures ne seraient pas trop lourdes au regard des 140 milliards de dollars de chiffre d’affaires du groupe.

 On cite aussi les réserves colossales, tout comme la très bonne qualité du minerai calédonien.

 Sauf que les actionnaires commencent à trouver la note salée, dans un contexte qui n’offre guère de retour sur investissement avant des lustres. Or un actionnaire, dans le concert mondial capitalistique, c’est d’abord un copropriétaire de l’entreprise qui attend des dividendes.

 La note, justement, va être passée au peigne fin, par une équipe lourde d’auditeurs. Tout va être vérifié, analysée, rapporté. Objectif avoué : informer la direction et les actionnaires sur les pertinences de nouveaux investissements. Et le réel profit à court, moyen et long terme de cette opération.

 S’il est commode d’affirmer que le coût de l’usine du nord est absorbable sans difficulté au regard de la surface financière de Glencore, dans quel sens faut-il prendre cette affirmation. Le coût éventuel de nouvelles dépenses, ou le coût éventuel d’un retrait ?

Ne pas importer sans discernement les réglementations métropolitaines

Si la France métropolitaine était un exemple dé développement économique et de simplicité administrative, cela se saurait.

Or, le transfert des compétences effectué sous le joug de calendriers parfois mal maîtrisés est-il une opportunité de créer des lois et des règlements mieux adaptés à la Calédonie, et d’extirper des textes métropolitains les ferments de la chute de l’investissement et du chômage que connaît la France ?

Malheureusement, pas suffisamment.

Evidemment, nous ne sommes pas atteints par les 35 heures, ou seulement en partie au travers des services de l’Etat. Travailler moins pour gagner plus, favoriser le développement économique et la compétitivité en réduisant le temps de travail et par une avalanche de RTT, c’est la folie dans laquelle les socialistes, Martine Aubry en tête, ont précipité la nation. Et personne n’a eu le courage de remettre en cause cette conception anachronique du bien-être populaire.

Nous ne sommes pas atteints également par cette fantastique usine à gaz qui va miner les entreprises françaises, initiée par Xavier Bertrand puis affinée jusqu’à l’imbécilité par les socialistes, que constitue le « compte pénibilité » ! Dieu en préserve les entreprises calédoniennes dont ce serait la précipitation aux enfers.

Mais dans d’autres domaines, malheureusement, nous importons « brut de décoffrage » ce qui va rendre la société calédonienne aussi compliquée à vivre que dans la région parisienne …

Les exemples commencent à être cités. Certains corps sociaux s’en réjouissent, d’autres sont muets.

Se passe-t-il une semaine, un mois, un trimestre sans qu’une nouvelle réglementions voit le jour ?

Pourtant, la Nouvelle-Calédonie possède une chance extraordinaire : ses compétences législatives et réglementaires lui permettent d’adopter le cadre qui convient à la taille de sa population, aux contraintes de son économie insulaire, à ses capacités fiscales.

Cette adaptation n’est pas une gageure. Les élus ont eu par exemple la sagesse de procéder ainsi en matière de sport et d’enseignement secondaire.

C’est un chantier qui vaut bien celui du transfert des compétences.

Mieux : un chantier qui valorisera le transfert des compétences.

Poingam : ne pas rater une opportunité de développement

Poingam est un hôtel situé dans un lieu de capacité de développement exceptionnel : un spot mondialement connu de pêche à la mouche.

Anecdote. Je suis –chance que je mesure encore- invité à assister à la finale de la coupe du monde de rugby à Auckland. Le soir du match, nous sommes réunis pour un dîner. A ma table, plusieurs personnes commentent les chances des deux équipes. L’une d’entre elles parle français.

Je comprend qu’il s’agit d’une homme d’affaires à la tête d’un business important : il est venu en Nouvelle-Zélande à bord de son jet personnel. Je noue une conversation avec lui, et nous présentons.

Apprenant ainsi que je viens de Nouvelle-Calédonie, il s’exclame : « Ah, je devais me rendre chez vous demain. Mais une urgence m’appelle en Australie et j’ai du annuler ».

Je demande ce qui le devait le conduire sur le Caillou. « Pêche à la mouche, me répond-il. Vous avez dans le nord de votre île, à Boat Pass je crois, le plus beau spot du monde. Je voulais pêcher un bonefish record ! »

Des millions de passionnés s’adonnent à la pêche à la mouche de par le monde. Un grand nombre d’entre eux sont des personnalités ou des amateurs fortunés. La Calédonie, pour eux, est un « must ».

Localement, des initiatives ont été tentées, notamment pour offrir dans le nord, des conditions d’accueil répondant à ce marché. Un marché d’autant plus intéressant qu’il est respectueux de l’environnement et non-prédateur.

L’avenir du Poingam, qui recueille semble-t-il l’attention de quelques autorités, s’inscrit dans une perspective de développement touristique. Un développement désespérément en panne depuis 10 ans.

Et s’agissant de la pêche à la mouche, je dirais qu’il ne faudrait pas rater le coche …

JC Gaby Briault

A quand la bouteille de gaz plus légère ?

Une  nouvelle bouteille gaz en matériaux composites -issus des techniques de l’aérospatiale- , à triple enveloppe de protection permettant de soutenir des pressions plus fortes, existe depuis quelques années. Les Calédoniens peuvent en voir la publicité à la télévision. Mais juste pour voir.

Pour certains lourde à porter
Pour certains lourde à porter

En effet, il en sont toujours réduits à la bouteille métallique, si lourde pour les personnes âgées ou pour les femmes qui n’ont pas forcément le gabarit de camionneur.

La nouvelle bouteille est plus légère, plus pratique à transporter, et surtout plus facile à porter. Elle dispose d’un dispositif moderne de raccordement au détendeur. Elle permet 60 heures d’utilisation cuisson.

Le gouvernement calédonien précédent avait plusieurs fois insisté pour qu’elle soit offerte localement aux consommateurs. Bientôt peut être ?..

Le Medef met la pression – La TVA en 2016 ?

Boucher des trous du budget, telle était en résumé la vocation des deux impôts votés en décembre par une majorité du Congrès. Un impôt de solidarité qui touche tous les salaires. Une majoration de l’impôt libératoire lors de la distribution des dividendes par une société. 

Rien à voir avec une réforme fiscale susceptible de répondre durablement aux besoins budgétaires des collectivités de la Nouvelle-Calédonie, tout en simplifiant notre régime fiscal frappé d’archaïsme et d’une complexité inutile. Commentaire.

Le « producteur de ressources fiscales »
L’impôt, qui figure dans la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, a pour objectif premier de faire fonctionner la démocratie. Les citoyens financent donc la bonne marche des assemblées démocratiques ainsi que les politiques publiques décidées par le peuple via les dites assemblées.

Compte tenu des charges, des coûts parfois exorbitants, des besoins de toute nature et d’une économie encore trop soumise aux aléas du marché du nickel, les ressources fiscales des collectivités calédoniennes deviennent insuffisantes.

Les subventions d’équilibre de l’Etat au cas où … étant à la fois d’un autre âge institutionnel, et plus qu’improbables, il faut bien « trouver l’argent là où qu’elle est », ainsi que le disait avec justesse une personnalité locale. C’est là que le calcul doit être juste, pour ne pas tuer le « producteur des ressources fiscales » : l’entreprise calédonienne.

Plus d’Economie, plus de recettes fiscales
Conditionnée depuis quelques décennies par le socialisme de gauche comme de droite, la France avait oublié cette vérité essentielle : c’est l’entreprise qui crée la richesse d’un pays, et donc ses ressources fiscales. Le réveil, actuel, est brutal. Le Premier ministre socialiste, Manuel Valls, en est réduit à affirmer à Paris, à Londres ou à Pékin : « j’aime l’entreprise, j’aime l’entreprise » !

Mais les fausses vérités françaises ont auparavant percolé, vers la Nouvelle-Calédonie. Selon une règle de la gauche modèle 81 : pour alimenter le budget, il n’y a qu’à créer des impôts ! Simple. Sauf que cette simplicité, poussée jusqu’à la stupidité, est en train de tuer notre fragile économie. A terme, plus d’économie, mais des impôts … sans recette.

L’impôt idéal ?
L’exigence aujourd’hui est qu’il faut donc à la fois trouver la ressource pour les budgets, et desserrer un étau fiscal et administratif qui peu à peu, étrangle l’entreprise calédonienne et fait fuir les investisseurs.

Cette ressource nouvelle, la plus évidente, adoptée dans tous les pays modernes, est évidemment la TVA. Répartie sur la plus grande assiette possible, son faible taux génère un fort rendement. C’est donc l’occasion de simplifier notre labyrinthe fiscal, et de supprimer une partie des impôts existants.

Impôt indirect, il est proportionnel au niveau de consommation. Celui qui achète beaucoup parce qu’il en a les moyens, paie davantage d’impôt que celui qui achète moins par que ses moyens sont modestes. Il peut prévoir des allègements pour les faibles revenus, s’adapter aux besoins de protection de la production locale, et même se moduler en fonction des secteurs d’activité, si besoin est.

Est-ce l’impôt idéal ? Il peut s’en approcher s’il est bien conçu. Et s’en éloigner, s’il est dévoyé.

Les affaires courantes … de tout élu
Le Medef vient d’écrire à Philippe Germain, le ministre de l’économie et de la fiscalité pour l’inviter à mettre en oeuvre la poursuite du chantier de la TVA.

Celle-ci était prévue pour début 2016. Le calendrier sera difficile à tenir. Sauf qu’en dépit de la situation actuelle du gouvernement, rien n’empêche les élus, leurs équipes et les administrations de travailler.

Concertation avec les partenaires sociaux, les autres institutions, les Chambres, les consommateurs relèvent bien en effet des affaires courantes. Les affaires courantes de tout élu.

Jérôme L.

Valé et Eramet pourraient-ils « quitter » la Calédonie un jour ?

Tenir ses engagements, c’est ce qui crée la confiance, en économie comme dans d’autres domaines. L’inverse est vrai. C’est cet inverse qui se passe avec la « commission d’enquête » sur l’attribution du permis de recherche pour le gisement de nickel dit « Proxy-Pernod », dans le sud de la Calédonie.

La commission d’enquête, compte tenu du climat dans lequel elle s’est décidée, a valeur de « mise en examen » pour les deux industriels mis en cause. Jugement : le 30 juin prochain.

Curieuse manière de traiter un groupe mondial comme Valé, majeur en matière de mine et de métallurgie, qui a pris un risque de 600 milliards de FCFP pour construire une usine chez nous, usine dotée d’un procédé industriel expérimental, c’est à dire à risque.

Un groupe qui a englouti Inco, et a pris sa suite dans cette aventure industrielle.

Or, il avait fallu 35 ans pour convaincre Inco, alors numéro un mondial du nickel, d’investir en Nouvelle-Calédonie.  Pour aboutir, Jacques Lafleur avait déployé des trésors de persuasion, et offert des conditions d’investissement aussi favorables que dans des pays lancés dans une telle quête.

Ce faisant, il montrait à d’autres groupe mondiaux qu’il était crédible d’investir lourdement en Calédonie.

Après le succès de l’usine pilote d’Inco, le parcours de l’usine à l’échelle réelle a été le plus compliqué qui soit. Matériel incendié, difficultés sociales et environnementales, déboires avec l’ingénierie, arrêt du chantier pendant de longs mois : la panoplie complète de ce qui aurait pu amener le repli de la société.

Aujourd’hui, cette usine, compte tenu de son retard par rapport aux objectifs de production, fait un peu figure de « canard boiteux » au sein du géant brésilien. Mais ses équipes tiennent bon. Les centaines d’employés locaux y croient. Son échec, faut-il le souligner, ferait l’effet d’une bombe thermonucléaire dans l’économie calédonienne.

La Calédonie est-elle le seul endroit au monde où l’on puisse s’approvisionner en nickel ? Certainement pas. Toutes ces réflexions valent évidemment pour le groupe Eramet, français de surcroît, et qui prudemment, poursuit la diversification de ses approvisionnements …

Il existe un schéma catastrophe à moyen terme, relevant bien sûr de la fiction totale. Ce schéma qui serait le pur produit d’une imagination délirante, c’est l’abandon de l’usine Doniambo par Eramet, devenu minoritaire dans la SLN, et la fermeture de Valé à l’issue de nouveaux dommages industriels. Resterait la totalité du domaine minier. Pour qui ?

Plages de Calédonie : non référencées sur Tripadvisor !

Magnifique : 10 ans après le rapport fumeux sur le Plan de Développement Concerté de la Nouvelle-Calédonie (PDTNC), notre destination a pratiquement disparu des écrans radar mondiaux en matière de tourisme !

Dans les années 2000, les japonais avaient élu la plage de Kuto à l’Ile des Pins « plus belle plage du monde ». Et il faut avoir que c’était mérité. Nous avons des plages qui méritent de figurer parmi les 25 plus belles plages du monde. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder celles retenues cette année par cette autorité de conseil au voyage qu’est désormais Tripadvisor.

La plage de Sancho au Brésil n°1-photo TripAdvisor
La plage de Sancho au Brésil n°1-photo TripAdvisor

Pour faire simple, disons que la plage de Sancho sur l’archipel brésilien Fernando de Noronha est n°1 mondiale. Une plage des Whitsundays, en Australie est n°9 et la plage Maunganui à Mount Maunganui en Nouvelle-Zélande ferme le classement en 25e place.

n°25 La plage de Maunganui en Nouvelle Zélande-photo TripAdvisor
n°25 La plage de Maunganui en Nouvelle Zélande-photo TripAdvisor

Pour votre information, les hôtels n°1 et n°2 sont le Château Royal et l’hôtel Le Lagon. Quant aux restaurants, sans surprise -et bravo-, le n°1 est le P’tit Café, et le n°2 la Table des Gourmets.