Archives pour la catégorie Economie

PROMOSUD ÉPINGLÉE PAR LA CHAMBRE TERRITORIALE DES COMPTES

La Chambre Territoriale des Comptes a publié son rapport d’observations définitives sur l’examen des comptes 2012 à 2016 de la société de  développement et de financement de la Province sud, Promosud. Les mauvais résultats des deux derniers exercices ou encore « des résultats peu probants et non évalués » ont été soulignés par la Chambre. Dégradation.

600 MILLIONS DE PERTES EN 2016
« En 2015, Promosud a perdu plus de 700 millions et en 2016, plus de 600 millions, indique à RRB le Président Marquet, donc des résultats qui sont mauvais, qui tiennent à un phénomène de ciseau, mais inversé si je puis dire, avec des ressources financières qui diminuent du fait de la situation du nickel » …  » et que par ailleurs, les charges augmentent puisque la situation des entreprises dans lesquelles Promosud a investi, voire est gestionnaire, est mauvaise, ce qui oblige à mettre de l’argent.

« Donc, moins de ressources et plus de dépenses, ce qui n’est jamais une situation satisfaisante ».

PARTICIPATIONS DANS UNE SOIXANTAINE DE SOCIÉTÉS
Promosud avait été créée en 1991 par la Province sud pour soutenir le développement touristique et économique. Le groupe PromoSud est composé de douze filiales, dans les secteurs de l’hôtellerie, des mines, des services, de l’aquaculture et de l’animation touristique. PromoSud détient, au 31 mars 2016, des participations dans une soixantaine de sociétés, représentant un montant global de 12,7 milliards CFP.

RÉSULTATS PEU PROBANTS
La Chambre pointe du doigt la nécessité de « renforcer le processus de sélection »  des interventions de la société et celle de « développer le contrôle interne« . Elle constate « des résultats peu probants et non évalués« , ce qui conduit à « une autonomie financière compromise« .

En matière de trésorerie, « le plan pluriannuel de trésorerie fait ressortir une situation déficitaire dès l’exercice 2018 avec une dégradation sur les exercices suivants. Les flux prévisionnels de trésorerie sont marqués par des remboursements de participations sur fonds propres très faibles et, corrélativement, en l’absence de dividendes, par une baisse significative des nouvelles participations.

« A défaut de ressources externes, le taux de recouvrement des participations apparait de nature à compromettre les marges de manœuvre de la société. Sur la période du 31 mars 2008 au 31 décembre 2016, celui-ci n’est que de 38%« .

PLUS DE TRÉSORERIE POUR L’HOTEL DE DEVA
Les difficultés de l’hotel-golf de Déva sont connues, et le taux de remplissage du complexe ne décolle toujours pas. La Chambre souligne ces difficultés : …  » dans les prochaines, années, la société des hôtels de Nouméa, filiale historique de PromoSud, devra assumer à la fois la charge du remboursement de sa dette liée à la réalisation du complexe de Déva et le financement de l’exploitation de celui-ci. Il en résulte une quasi absence de trésorerie qui ne permet pas le versement de dividendes à la société mère. L’activité jeux connait, au demeurant, une diminution sensible de ses résultats. La crise du nickel a, par ailleurs, fragilisé la situation financière et juridique des filiales minières et tari la distribution de dividendes.

« En conséquence, la chambre constate que le recours au dispositif de défiscalisation, qui procure à PromoSud un apport immédiat de trésorerie, lors de la levée des fonds, a in fine une incidence négative sur celle-ci. Cette situation se traduit par une mobilisation des fonds propres de la SEML, qui obère d’autant sa capacité d’intervention dans de nouveaux projets et fait peser un risque majeur sur son actionnaire de référence ».

UNE SITUATION GÉNÉRALE DE TRÉSORERIE EN DÉGRADATION
Ce point est mis en relief par le Président de la Chambre (RRB) : « La situation de trésorerie de Promosud est extrêmement dégradée, et risque de se dégrader encore dans les années à venir puisque à cette situation de baisse de recettes et d’augmentation des dépenses va venir s’ajouter la fin de mécanismes qui ont permis de donner une bouffée d’oxygène à Promosud, qui étaient les mécanismes de défiscalisation. Les entreprises qui sont soutenues par Promosud vont sortir de la défiscalisation. Il va falloir rembourser, il va donc y avoir de nouveau des sorties, donc une situation de trésorerie très mauvaise à moyen terme« .

PROMOSUD DOIT FINANCER ET NON GÉRER EN PARTICULIER DANS LE SECTEUR DE L’HOTELLERIE !
 » Promosud s’est malheureusement impliquée dans un certain nombre d’entreprises qu’elle soutient, en particulier dans le secteur de l’hotellerie. Ce n’est pas le rôle de Promosud de faire ça, souligne le Président de la Chambre des Comptes, il n’en a pas les compétences, il le reconnaît lui même. Donc il faudrait que Promosud se cantonne à être un financeur » …

LES RÉSOLUTIONS DE PROMOSUD POUR REDRESSER LA SEML
Dans sa réponse à la contradiction, indique le rapport de la Chambre des Comptes, « une réflexion sur la stratégie de PromoSud a été présentée au conseil d’administration en décembre 2015. La société prévoit de se recentrer sur ses missions de « financeur » et de veiller à la capacité de remboursement des nouveaux projets ».

ENFIN UNE RÉFORME DE LA PROTECTION DE MARCHÉ ? L’AUTORITÉ DE LA CONCURRENCE LANCE UN SONDAGE

L’Autorité de la Concurrence s’est autosaisie d’un question extrêmement importante : les protections de marché. Celles-ci ont en effet un impact sur les entreprises locales et l’emploi, sur les recettes de la Nouvelle-Calédonie, et sur le consommateur par le prix et la qualité des produits. Sur le site du nouvel organisme indépendant, un questionnaire est proposé dans le cadre de cette consultation publique : https://autorite-concurrence.nc

L’AVIS DE L’AUTORITÉ NATIONALE DE LA CONCURRENCE
L’Autorité Nationale de la Concurrence s’était déjà prononcée sur le sujet et avait donné son avis en septembre 2012. Celui-ci est argumenté et particulièrement intéressant.

Il concerne le « mécanisme d’importation et de distribution des produits de grande consommation en Nouvelle-Calédonie« . Une analyse d’autant plus pertinente que le consommateur n’est jamais cité dans les dispositifs de protection, ce qui n’est pas le cas pour l’Autorité de la Concurrence.

LA PROTECTION FAVORISE LES PRIX ÉLEVÉS
Rappelant que le territoire s’est doté d’un « arsenal » de protections de marché, l’Autorité confirme que les mesures sont censées garantir la survie des filières agricoles et industrielles. Mais elle constate que ces protections diminuent la concurrence. Elles « favorisent ainsi la fixation de prix élevés par les industriels calédoniens dans un contexte où les marchés sont très concentrés et où les coûts de production sont structurellement élevés du fait de l’étroitesse de la demande intérieure« .

REVOIR LE SYSTÈME SANS BRUTALITÉ
L’Autorité nationale de la Concurrence estime donc, pour notamment favoriser la baisse des prix, revoir en profondeur le système de protections de marché.

Toutefois, un telle réforme doit se faire « sans casse » pour les entreprises locales, dont certaines pourraient être menacées en cas de modifications brutales.

COMPORTEMENTS « COLLUSIFS »
Certaines protections de marchés peuvent conduire, soit à des rentes de situation, soit à des ententes qui se nouent au détriment du consommateur en annihilant tout esprit de concurrence.

« L’étroitesse du marché calédonien, les obstacles aux importations imposés par le gouvernement et la concentration des marchés qui en découle sont de nature à faciliter la mise en place et le maintien de comportements collusifs entre les opérateurs locaux. De fait, au cours des auditions menées sur le territoire, de nombreux acteurs ont fait état d’indices crédibles de pratiques anticoncurrentielles« , écrit l’Autorité nationale de la Concurrence.

PAS DE MENACE POUR L’EMPLOI
Une réforme et une « moralisation » du système actuel de protections de marché peuvent-elles constituer une menace pour l’emploi ?

Non, dit l’Autorité. Concurrence et emplois ne sont pas antinomiques. Au contraire, même, « la concurrence incite à une croissance de la productivité qui nourrit les investissements et les emplois« .

SUBSTITUER DES TARIFS DOUANIERS AUX QUOTAS
En matière de protection de marché, la politique des quotas d’importation génère des effets négatifs.

Négatifs pour les finances du territoire, les quotas ont également un effet inflationniste « vraisemblablement très marqué« .

Si elle devait être maintenue, l’Autorité recommande que les procédures d’attribution soient « plus transparentes et plus fluides« , avec des licences faisant éventuellement l’objet d’appels d’offres.

Mais l’Autorité, à la fois pour le bénéfice du budget public et pour favoriser la concurrence, donc la baisse des prix et l’intérêt du consommateur, marque sa préférence pour les tarifs douaniers plutôt que les quotas.

SUPPRIMER LES DROITS DE DOUANES POUR LES PAYS PROCHES
Les taxes douanières empêchent la Nouvelle-Calédonie de profiter de son positionnement privilégié à proximité de deux marchés très développés depuis lesquels pourraient être importés à bas prix de nombreux produits, en particulier des produits frais qui ne peuvent pas supporter des transports maritimes trop longs. Il faut donc y remédier.

Visées : l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Mais pour protéger la production locale, l’Autorité recommande des taux de taxation identiques pour les membres et non-membres de l’Union européenne.

ETRE PLUS SÉLECTIFS DANS L’OCTROI DES PROTECTIONS
C’est peut être l’une des recommandations majeures de l’Autorité nationale. Les mesures protectionnistes ont pour objet de faire payer au consommateur calédonien les emplois préservés dans les secteurs protégés.

Celà ne paraît pas toujours justifié, et l’Autorité recommande de vérifier qu’à ces mesures protectionnistes correspondent effectivement des volumes d’emplois suffisamment importants pour justifier l’instauration de tels mécanismes.

Pour le cas de produits très consommés, mais générant peu d’emploi, c’est le soutien direct à l’emploi par l’impôt qui est conseillé.

Dans cette plus grande rigueur, « à moins qu’un grand nombre d’emplois leur soit associé, des industries dont les perspectives de croissance sont limitées au vu de la concurrence internationale et des évolutions de la demande ne devraient pas se voir accorder de protections de marché« .

RISQUES DE RENTES DE SITUATION ET DE PRIX ÉLEVÉS
 » Les protections de marché ont pour effet d’isoler les industries locales bénéficiaires de la concurrence exercée par les marchandises importées. Compte tenu de l’étroitesse du marché calédonien, il en résulte souvent des situations de monopole ou d’oligopole local, qui peuvent favoriser la fixation de prix élevés« , écrit l’Autorité.

PROTECTION, MAIS QUALITÉ ET PRIX !
Enfin, pour éviter que les mesures de protection ne deviennent « un outil réglementaire exploité par les producteurs locaux pour s’isoler de toute concurrence et ainsi accroître leurs prix et leurs marges« , l’Autorité nationale de la Concurrence recommande que les entreprises protégées soient soumises à un cahier des charges.

Ce dernier devrait indiquer les contreparties, en terme de qualité du produit comme en terme de prix, au privilège économique et commercial accordé. Un plus inconstestable pour le consommateur calédonien.

DES RECOMMANDATION « GAGNANT-GAGNANT »
La nouvelle Autorité de la Concurrence calédonienne va donc se saisir de cette question importante à la fois pour l’emploi, les finances publiques, et le bonheur du consommateur.

A dire vrai, le système local de protections de marché s’est développé sans réellement, ni de critères économiques, ni de prise en compte de l’intérêt des consommateurs calédoniens. Un peu « comme ça », au fil de l’eau.

A l’heure où tous ont à la bouche « la lutte contre la vie chère » alors que trop de mesures, notamment publiques, vont à l’inverse de ce leitmotiv, le sujet ouvert par l’Autorité de la Concurrence et déjà « débroussé » par son homologue nationale, est du plus haut intérêt. Affaire à suivre.

MÉRIDIEN ILE DES PINS : LE TRIOMPHE DE JACQUES LAFLEUR

De gauche à droite : le Grand Chef Vendegou, Dominique Bur, Jacques Lafleur, Dominique Perben

Si le Méridien Oro de l’Île des Pins existe, si la société propriétaire est majoritairement détenue par les gens du lieu, si l’hôtel est de la marque « Méridien », cela est dû presqu’exclusivement à la volonté d’un homme dont on a critiqué les défauts, mais dont il faut rappeler les qualités d’entrepreneur innovant : Jacques Lafleur. Au moment où le 20e anniversaire de l’établissement va être célébré, donnant l’occasion à beaucoup de s’accaparer de son succès, il est pertinent de raconter l’histoire originale de cette fabuleuse réalisation. Rappel aux mémoires parfois défaillantes …

COMMENT LE PROJET A GERMÉ

C’est au cours d’un séjour dans la magnifique baie d’Oro, alors que Jacques Lafleur y avait accueilli à bord de son bateau Jean-Marie Charpentier, patron du premier cabinet d’architecture français, responsable du projet architectural du Méridien de Nouméa, que tout a commencé. L’origine du Méridien Oro, c’est d’abord la rencontre presque fortuite entre le clan de Touete possédant le lieu et le Président de la Province sud, alors que ce dernier raccompagnait à terre son invité. NoumeaPost reviendra sur ce premier contact presqu’historique au travers d’un prochain témoignage.

EN 1998, 35 000 TOURISTES JAPONAIS !

En ces temps de croissance touristique, le Méridien Nouméa avait ouvert 3 ans auparavant, et en 1998, la Nouvelle-Calédonie avait accueilli plus de 35 000 touristes japonais ! Dans la foulée, plusieurs hôtels étaient rénovés ou construits, et les projets foisonnaient. De fait, la majeure partie du parc hôtelier existant aujourd’hui à Nouméa.

DE LONGUES NÉGOCIATIONS

Après de longues et patientes négociations, l’accord est conclu avec les intéressés et avec la bénédiction de la Grande Chefferie de Kunié. Au terme de ces discussions, deux sociétés sont créées, une société propriétaire de l’immobilier et une société d’exploitation. Un dossier suivi scrupuleusement par les conseillers économiques et financiers du cabinet.

Dans la SCI, le clan propriétaire est majoritaire, et le portage sera à la charge de Promosud. L’exploitation sera assurée par le groupe Méridien sous l’oeil vigilant du talentueux patron local de l’époque, Georges Torrani. Recrutement et formation locale, éthique hôtelière, tout a parfaitement été exécuté.

CABALES CONTRE LE PROJET
ET ANNULATION DES PERMIS DE CONSTRUIRE

Mais la conduite de ce dossier emblématique -et innovant-, associant les propriétaires fonciers, et plus largement les populations de l’Île des Pins, n’a pas été sans mal.

Une cabale a d’abord été organisée pour tenter de faire capoter le projet sous des prétextes de terres « tabu », avec même le renfort d’un médecin originaire de l’Île des Pins installé … à Lille. Manifestations, campagnes de presse, barrages, tout a été utilisé pour empêcher la réalisation.

« Vous verrez, tout cela va brûler » disaient doctement des observateurs politiques, administratifs et même financiers.

Les recours devant le Tribunal administratif n’ont évidemment pas manqué. Plusieurs annulations du permis de construire ont été prononcées !

JACQUES LAFLEUR A TENU BON
CONTRE VENTS ET MARÉES

La bénédiction par le RP Gidrol

L’immense mérite de Jacques Lafleur a été de ne jamais renoncer. Combien de responsables politiques le feraient, aujourd’hui ?

Contre vents et marées, mais toujours en lien avec les vrais intéressés, ceux de la tribu de Touete et la Grande Chefferie, Jacques Lafleur a tenu bon, confiant à un architecte local le soin de dessiner l’établissement.

Finalement, les manifestations se sont tassées, le permis de construire a été validé, l’hôtel a été construit, le personnel a été recruté et formé. Et ce véritable joyau est aujourd’hui la fierté de l’île, propriété des Kuniés comme d’ailleurs, tout ce que compte l’île en matière d’appareils productifs

EN PRÉSENCE DE DOMINIQUE PERBEN

Cerise sur le gâteau, avec un dossier économique et financier peaufiné par les conseillers du cabinet d’alors, Christian de Bernède et Michel Quintard, l’investissement s’est rapidement révélé rentable, et d’abord pour les Kuniés. Contrairement à l’investissement de 12 milliards qui a suivi 15 ans plus tard à Gouaro Deva, et qui accumule les pertes.

Jacques Lafleur, Michel Quintard, Dominique Perben, Dominique Bur

L’inauguration avait eu lieu en présence de Dominique Perben.

Depuis, le succès de cet équipement sorti de terre « aux forceps » ne s’est jamais démenti. Ce fut l’un des triomphes de Jacques Lafleur.

PICK ME ET GARDENIA COSMÉTIQUES, 2 STARTUP CALÉDONIENNES À L’HONNEUR AUX ASSISES DE L’OUTRE-MER

Les nouvelles technologies et la nouvelle génération de créateurs calédoniens étaient représentées à l’Elysée, à l’occasion de la remise du Livre Bleu, conclusion des Assises de l’Outre-mer, au Président de la République.

Deux startup locales avaient en effet été sélectionnées parmi les 25 startup remarquées en Outre-mer, un choix dans lequel la Présidence de la République s’est impliquée au travers, notamment, du conseiller Outre Mer du Président.

Les « jeunes pousses » calédoniennes mises à l’honneur étaient « Gardenia Cosmétiques » créée par Subama Mapou, jeune doctorante de 33 ans originaire de Yaté, et « PickMe », plate-forme de mise en relation de type « Uber », créée par Alexandre Richard, jeune pilote, et Benoît Briault, Supelec/Polytechnique Montréal/Sciences Po Paris.

Les startup calédoniennes ont désormais un parrain, chargé de les accompagner dans leur évolution. Elles ont participé à un « speed dating » à l’Hotel Marigny au cours duquel les jeunes entrepreneurs de l’Outre-mer ont pu s’entretenir avec des ministres et des responsables d’institutions financières comme la BPI, Business France ou la direction du numérique.

VALE INVESTIT 200 MILLIARDS CFP DANS LE NICKEL

Le marché mondial de la batterie, soutenu par l’explosion future de la production des voitures électriques, booste également le marché du nickel.

Le métal est en effet une composante importante dans la fabrication des batteries. C’est en tout cas la stratégie que développe le groupe Vale.

Selon Blomberg, le géant brésilien, propriétaire d’un important complexe minier et métallurgique  à Voisey’s Bay, au Canada, va réagir pour prolonger la durée de vie de la mine dont l’exploitation à ciel ouvert arrive au bout de ses possibilités.

Vale va dont investir près de 200 milliards FCFP pour developper l’exploitation « underground ». C’est ce qui a été officialisé par le Premier ministre de la province canadienne, en présence d’Eduardo Bartolomeo, responsable des matières premières dans la société.

Cette décision est considérée comme un signe clair et positif en faveur de la production nickel par Vale, une production qui paraissait incertaine il y a quelques mois encore aux yeux du grand patron Fabio Schvartsman.

Le chiffre « erroné » du record de touristes abondamment repris par les médias

 

La communication est relativement efficace sur le record « historique » de 120 000 touristes en 2017. Tous les médias le reprennent en cœur, sans trop s’interroger sur ce qu’il contient. Ah, l’excellent Yves Calvi de CNews manque cruellement au débat médiatique local !

Ce chiffre de 120 000 agglomère en effet les voyageurs wallisiens, futuniens, vanuatais ou encore polynésiens. Des voyageurs qui n’ont de touristes que dans l’esprit des statisticiens de l’ISEE, et des responsables locaux du tourisme …

De ce point de vue, le contenu du Plan de Développement Touristique Concerté de 2006 était plus honnête. Il faisait la part des choses entre les voyageurs affinitaires qui se déplacent notamment pour des raisons familiales, et les touristes « d’agrément », en clair, les « vrais » touristes.

A preuve : le nombre de visiteurs – donc de touristes d’agrément – hébergés dans les hôtels en 2017 est de … 70 000 !

Mais peu importe, la situation économique calédonienne « n’a jamais été aussi bonne« , l’emploi est en hausse grâce aux recrutements publics … alors que les budgets publics sont en crise. Alors, quoi de plus naturel que l’affichage de « records ».

L’ennui, c’est que les investisseurs et les banquiers ne sont pas dupes …

MAINTIEN OU FERMETURE DE LA SLN : UNE COURSE CONTRE LA MONTRE

La situation est pleine d’équivoques. Eramet va distribuer quelques dividendes, après une année de redressement, pour conserver la confiance et … la fidélité de ses actionnaires. Ses résultats nickel sont en hausse. Pour le premier trimestre, le cours au LME se situe au dessus de 6$ la livre. En Nouvelle-Calédonie, la société parvient à un cash cost de 4,5$ par livre, pile dans l’objectif. Et pourtant, la situation demeure proche de la catastrophe pour la vieille dame calédonienne, car les chiffres sont trompeurs. Radiographie.

LA CONCURRENCE EST PLUS PERFORMANTE
Il ne suffit pas de réduire les coûts de production. Pour vendre, il faut être meilleur que ses concurrents. Est-ce le cas de la SLN ?

Les résultats positifs déjà obtenus en matière de compétitivité pourraient le laisser à penser. Las, le même processus a été entamé par l’ensemble des producteurs dont la plupart ont des coûts du travail bien inférieurs aux coûts calédoniens.

Résultat, la SLN, en fin du peloton « compétitivité » du groupe des 10 entreprises qui comptent dans la métallurgie du nickel, … est toujours en queue de peloton.

Quant aux concurrents de la Calédonie, il suffit de se reporter à la construction de l’usine de Weda Bay par le chinois Tsingshan : une unité comparable à celles du nord et du sud, mais pour un coût … d’1,5 milliard$ contre 7 milliards$ aux usines calédoniennes !

DES CHIFFRES TROMPEURS
Pourtant, la SLN a atteint son objectif de coût de production, le « cash cost », à 4,5$ la livre. Or, le cours au LME est supérieur, et tout devrait donc aller pour le mieux.

Ce n’est pas le cas pour une raison simple : le coût « complet » de production comprend le « cash cost » de 4,5$ la livre additionné d’un ensemble de coût supplémentaires résultant des différences de conditions économiques, des amortissements des investissements et du remboursement de la dette.

De quoi se composent les conditions économiques ?

Il faut savoir que lorsque le cours du nickel monte, corrélativement, le cours du pétrole suit. Par ailleurs, le taux de change est défavorable puisque le dollar baisse par rapport à l’euro, et que le nickel est payé en dollars.

On peut dire ainsi que 50% des bénéfices résultant de l’augmentation du LME sont consommés … par l’augmentation du pétrole et la baisse du dollar US !

Cela fait qu’au total, le coût complet de production de la SLN, au premier trimestre 2018, est de 6,91$ la livre alors que le cours du nickel au LME est de 6,08$ la livre. Résultat : une perte d’1,8 milliards FCFP pour les trois premiers mois de l’année !

UNE TRÉSORERIE QUI S’ÉPUISE
Chaque mois, les salaires versés par la SLN proviennent de l’emprunt de 63 milliards contracté en 2016 auprès de l’Etat et d’Eramet. A ce jour, 37 de ces milliards ont été consommés.

C’est que les pertes cumulées par la société, depuis 2012, sont colossales : 100 milliards FCFP ! Aujourd’hui, si le rythme de ces pertes a légèrement ralenti, elles demeurent à un niveau qui risque de faire totalement fondre l’ensemble de la trésorerie dans un peu plus d’un an.

Plus de trésorerie, plus de salaires, plus d’achats. Une fin annoncée, par conséquent.

Eramet, de son côté, a fait savoir, depuis 2016, que la compagnie ne réinjectera pas de fonds dans la société calédonienne. Que reste-t-il donc à faire ?

ARRÊTER LES PERTES POUR 2020, DANS UNE COURSE CONTRE LA MONTRE
La SLN, pour survivre, doit renouer avec les bénéfices en 2020. Pour cela, deux leviers : l’un en interne, l’autre dépendant de parties prenantes.

En interne, l’urgence est d’augmenter le temps de travail sur mine. La Calédonie se distingue négativement, dans le monde des producteurs miniers : l’exploitation des mines s’arrête une partie de la nuit, ce qui correspond à un temps de travail de près d’un tiers inférieur aux concurrents. A l’usine, le Plan SLN 2020 doit mettre en œuvre une salle de contrôle unique et 4 quarts. La réorganisation des équipes doit apporter une meilleure qualité opérationnelle.

En externe, c’est la diminution du coût de l’énergie qui est vitale. Le procédé pyro-métallurgique de Doniambo a l’immense avantage d’être fiable, mais présente l’inconvénient d’être gros consommateur d’énergie. Avec la nouvelle centrale, l’économie visée est de 2 milliards.

AUTORISER LA SLN À EXPORTER DU MINERAI
Autre capacité de ressources, pour arrêter l’hémorragie des pertes : les exportations de minerai. La SLN a des clients pour du minerai de basse teneur, inutilisable par les fours de Doniambo, et donc sans préjudice pour la bonne gestion des ressources minières locales.

C’est la raison pour laquelle, la société a sollicité du gouvernement de nouveaux quotas d’exportation.

UNE FERMETURE DE MINES ET D’USINE ENVISAGEABLE
Aujourd’hui, plusieurs questions vitales se posent à la société en danger.

D’abord, certaines mines sont à bout de souffle, avec une exploitation dont la pertinence économique n’est plus avérée. Il en est ainsi de la mine de Kouaoua, autrefois fleuron mondial, mais aujourd’hui épuisée. Et les incendies de la Serpentine aggravent cette situation. La mine de Népoui pose également question, une question de compétitivité et de rentabilité économique.

L’hypothèse de fermetures -quasiment obligées- de mines entrainerait des conséquence inéluctables pour l’usine : l’arrêt d’un four, dans un premier temps. Et à terme, sauf à continuer à perdre des milliards, l’arrêt de l’usine.

EFFRAYANT OU ÉXAGÉRÉ ?
En clair, la SLN doit résoudre dans les 3 années qui viennent, la quadrature du cercle. En sachant que les délais sont trop courts pour mettre en exploitation un site nouveau, susceptible de se substituer, dans des conditions économiques satisfaisantes, aux mines de Kaouaoua et de Népoui.

Tout cela est inquiétant. Effrayant, diront certains. Exagéré, estimeront d’autres.

Mais en économie, les chiffres sont têtus, les résultats aussi. A de tels niveaux de pertes, aucune entreprise n’est viable. Et imaginer que reculer les échéance, c’est résoudre le problème est absurde. La Calédonie en fait la cruelle expérience en matière de santé et de protection sociale.

Le plus ancien outil métallurgique de Nouvelle-Calédonie est-il donc condamné ? Rien n’est définitif. Mais personne ne peut aujourd’hui écarter le risque d’une fermeture avant même que n’entre en production la fameuse centrale électrique à gaz, en 2023.

Resterait l’illusion d’une reprise en main par l’Etat. Comme dans la chanson : « Qui c’est qui paie, qui paie ? C’est la France qui paie » !

De l’illusion au rêve, il n’y a qu’un pas.

NIGHT SHOPPING … À L’ILOT CANARD

Bien sûr qu’il se passe beaucoup de choses à Nouméa ! Une preuve de plus : l’initiative de la plateforme « malistecadeau.nc », qui organise, le 22 mai, un shopping nocturne un peu avant la Fête des Mères et une soirée dansante, sous le thème « Telle Mère … telle Fille ».

L’embarquement a lieu à l’Anse Vata à partir de 17h30 aux taxi boats, pour un cocktail/tapas sur l’îlot Canard.

À partir de 18h, un shooting photo gratuit sera offert avec la photographe Sandrine Desquibes. La photo la plus likée sur le site Facebook de l’organisation gagnera un Passeport Gourmand.

Au son d’une animation musicale gérée par un DJ, les happy fews pourront découvrir les offres d’achats d’une quinzaine de boutiques et danser jusqu’à 23h30.

Il est prudent de réserver. Tarif : 3900 F en prévente incluant A/R en taxi boat, un punch d’accueil et 2000 F de bons cadeau à utiliser sur l’un des stands de son choix.

Billets en vente sur www.malistecadeau.nc et sur www.tickets.nc

LA CRUELLE LEÇON D’ÉCONOMIE DE MACRON AUX RESPONSABLES CALÉDONIENS

Avec son sourire, son art maîtrisé du « en même temps » et sa réputation d’être « cash », Emmanuel Macron, lors de son discours du Théâtre de l’Île, a déroulé une vision économique du territoire « pour faire davantage », pour « structurer », « pour faire mieux », « pour mieux exploiter le territoire », « pour inventer une ambition nouvelle ». Une façon courtoise de relever les insuffisances économiques de la Nouvelle-Calédonie, et de ceux qui en sont responsables. Pas sûr que tous aient compris le message. Verbatim.

Pour enrober ses recommandations, le Président de la République les a liées à sa « stratégie Indo-Pacifique ». Il a même généreusement employé le « nous », en sachant pertinemment que le développement économique du territoire est désormais de la compétence des élus calédoniens.

FAIRE DAVANTAGE
Ainsi, au gré de son aimable allocution, il a évoqué « une ambition commerciale pour faire davantage, davantage dans toute la région, de l’agriculture à la pêche en passant par l’industrie, de faire de la Nouvelle-Calédonie un territoire exportateur« . En filigranne, « Vous pouvez faire mieux » !

AGRICULTURE : MIEUX EXPLOITER
En matière d’auto-suffisance alimentaire, rebaptisée « souveraineté alimentaire », le propos est plus précis : « Moins de 20% des besoins alimentaires de l’archipel sont couverts par la production, et l’espace ne manque pas (…) c’est à dire de mieux exploiter le territoire pour le bien de tous, c’est à dire de mieux nourrir la population, mais dans des règles et avec des pratiques qui permettront la aussi d’être cohérents avec nos propres ambitions en matière climatique (…)de construire une vraie stratégie protéinique, de construire et de développer un élevage à la mesure de nos besoins et de structurer nos filières agricoles« . C’est clair, net et précis : il y a du pain sur la planche !

INDUSTRIE : INVENTER UNE AMBITION, STRUCTURER
Pour Macron, le secteur du nickel -c’est à dire, le job de ses entreprises-, est plutôt exemplaire : « Le nickel, c’est une filière qui s’est structurée, qui s’est développée de manière exemplaire, (…) c’est un élément stratégique de « notre » développement« . Ça, c’est le côté pile. Côté face, : « Il nous faut continuer à structurer des filières industrielles, les filières industrielles de production et de transformation, les filières de service dans la transformation finale, mais pas uniquement (…)Il y a des filières aussi, comme le bois, qui ont un avenir sous-exploité, … ici aussi, nous devons être capables d’inventer une ambition nouvelle pour celle ci« . Messieurs, au travail, recommande le Président.

TOURISME : FAIRE MIEUX
En matière de tourisme, dont le potentiel n’a probablement pas échappé à l’expert économique qu’il est, le constat est encore moins équivoque. « Penser la stratégie économique de la Calédonie, c’est aussi penser le tourisme. Mais faisons nous assez bien, Pouvons nous faire mieux, sans doute oui (…) développer davantage les commerces, les installations, les infrastructures qui permettent d’accueillir davantage, de tirer parti de cette manne touristique, de créer des emplois pour nos jeunes afin que ce tourisme soit une chance assumée et que ces perspectives s’ouvrent« . Sympa, le Président quand il dit « nous ». Alors qu’il n’y est pour rien …

ÉNERGIE : UNE SOUVERAINETÉ  À CONSTRUIRE
A construire, selon lui : l’auto-suffisance énergétique. « L’énergie doit être également au cœur de cette ambition – biomasse – énergie marine – Il y a la aussi une souveraineté énergétique à construire – Du solaire en passant par les énergies marines et la biomasse, il y a toutes les voies et moyens d’une souveraineté énergétique de la Nouvelle-Calédonie« . Mais qu’avez-vous fait depuis tout ce temps, avec ce bois, ce soleil, cette mer que vous avez ?

TIRER DAVANTAGE PARTI DE LA MER
Enfin la mer.  » Et puis il y a la mer … Le mer, ici, est une chance qu’il faut pleinement reconnaître et qu’il faut pleinement transformer. La pêche est encore à développer bien davantage, la Nouvelle-Calédonie pourrait tirer parti bien davantage de ses ressources halieutiques, qui sont nombreuses, avec une capacité à exporter jusqu’en Europe (…) Thon de qualité dont les pratiques de pêche ne sont pas comparables avec les autre puissances de la région (…) Ce que je sais c’est que nous pouvons créer beaucoup plus d’emplois (…) algues, innovations, croissance bleue, il y a un continent de possibles« . Allez, braves gens, réveillez vous !

LE « LEADER OF FREE MARKETS » REDÉCOUVRE LE BLOCAGE DES PRIX
Il faut dire que les notes que le Président de la République a eu entre les mains, sur l’économie de la Nouvelle-Calédonie, a du provoquer, chez lui, quelques froncements de sourcils. Favorable à un modèle plutôt libéral -il a été présenté par le magazine Forbes comme le « leader of the free markets »-, il a redécouvert, en Nouvelle-Calédonie, la pratique du blocage des prix, la théorie du contrôle des marges des entreprises, de la relance par la consommation sans relance de la croissance des entreprises, le contrôle ou la volonté de contrôle par la puissance publique d’entreprises industrielles majeures, ou encore le monopole de l’OPT. Il a constaté que ses décisions concernant l’allègement et la modernisation du Code du Travail n’avait guère fait école. Il a découvert, ici aussi, les dérives de la dépense publique, et en particulier, celles des dépenses sociales et de santé.

Mais il a su, pour ce qui le concerne, donner son sentiment sur le futur institutionnel du territoire. « La France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie » est une jolie formule qui a plu aux Calédoniens, et qui ne manque pas de sens. N’était-ce pas l’essentiel ?

LA LOW COST PACIFIC BLUE AUTORISÉE À TONTOUTA – Mais … c’était en 2004

Alors que la low-cost française « Blue Bee » vient de se poser à Papeete, beaucoup imaginent que cela n’est pas possible à Tontouta en raison d’un « monopole » d’Aircalin. Or, ce monopole est imaginaire. De fait, dès 2003, l’aviation civile australienne « avait mis sur le marché » deux rotations en faveur de Virgin Blue, qui était alors une compagnie low-cost. En août 2004, sur proposition de Didier Leroux, alors « ministre des transports » dans le gouvernement Thémereau, le gouvernement avait approuvé les tarifs de Pacific Blue Airlines -Virgin Blue-, ouvrant le ciel calédonien à la compagnie australienne. La low cost n’est jamais venue, ni elle, ni une autre. Éclairages.

DES ALLERS SIMPLES SUR INTERNET
Les tarifs approuvés par les autorités locales étaient de 14 900f à
47 000f pour un trajet vers Brisbane, avec une possibilité de continuation vers Sydney, Perth, Rockhampton, Townsville et Cairns.

Pacific Blue n’envisageait que la vente d’allers simples, dans les deux sens, bien entendu, accessibles sur Internet.

« C’est une bonne nouvelle pour les Calédoniens, avait déclaré Didier Leroux, qui auront désormais accès à une offre plus diversifiée pour aller en Australie. Le marché va sans doute s’accroître en faisant voyager des gens qui ne voyageaient pas auparavant. »

MAIS ELLE N’EST JAMAIS VENUE
Las, la compagnie low-cost n’est jamais venue. Alors qu’elle affrontait, à cette époque, une réaction vigoureuse d’Air New Zealand sur la liaison Australie-Nouvelle-Zélande, elle a estimé que la desserte de la Nouvelle-Calédonie était finalement insuffisamment  intéressante.

DES COMPAGNIES QUI SE RETIRENT OU NE VIENNENT PAS EN RAISON D’UN TRAFIC INSUFFISANT
Depuis, aucune compagnie n’a manifesté son intérêt pour notre destination. Et aucun gouvernement ne s’est opposé à une quelconque demande de touchée à Tontouta, qu’il s’agisse de compagnies low-cost ou non.

Ainsi, Air Austral avait, non seulement été autorisée, mais avait reçu des encouragements concrets de la part des autorités calédoniennes. Elle s’est retirée de la ligne, tout comme avant elle Air Micronesia, AOM, Corsair, ou encore Air France-qui a conservé cependant son « pavillon » en retirant simplement ses avions-, toutes, pour des raisons économiques.

La réalité, c’est qu’une compagnie aérienne vise naturellement une desserte qui génère des profits. Aucune n’a encore manifesté son désir de se poser à Tontouta dans le but de perdre de l’argent, juste pour faire plaisir aux Calédoniens !

PAS D’ILLUSIONS, AVEC UN TOURISME QUI PLAFONNE À
100 000 TOURISTES DEPUIS 15 ANS

Pas de perspective de profit, pas de compagnie aérienne nouvelle. Et comme la démographie calédonienne n’est pas galopante, seule l’activité touristique est susceptible d’apporter un flux intéressant de clientèle supplémentaires.

En Polynésie, le potentiel de chambres disponibles et l’attractivité de la destination ont été jugés suffisants par Blue Bee pour ouvrir une desserte.

En Nouvelle-Calédonie, aucun nouvel hôtel n’a été construit à Nouméa, et en dehors des passagers venant de Wallis, Port Vila et Papeete, le « vrai » flux touristique plafonne aux alentours de 100 000 touristes depuis 15 ans.

Une situation peu propice pour attirer une compagnie nouvelle.