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CROISSANCE DE 2 À 3% EN 2019, CE FAMEUX RAPPORT « SYNDEX » …

Les écrits restent. Ainsi, avec quelques mois de recul, les résultats de l’exécution de l’exercice 2019 du budget de la Nouvelle-Calédonie prennent tout leur relief à la lumière du rapport sur les « orientations budgétaires » 2019 à 2021. Un rapport tablant sur une croissance 2 fois supérieure à celle de la métropole. De quoi faire blêmir Bercy ! Rappel.

DES PRÉVISIONS TRÈS OPTIMISTES DE SYNDEX
Toutes les prévisions budgétaires pour 2019, et notamment, bien sûr, les recettes, ont été basées un rapport produit par un cabinet de plus en plus connu sur le territoire : Syndex. Ce cabinet a accompagné plusieurs réflexions économiques, notamment celle commandé par l’Usoenc sur le nickel en 2015 …

Cette fois, c’est à dire en 2018, c’est le Conseil … du Dialogue Social, qui commande à Syndex un rapport sur « la conjoncture générale de la Nouvelle-Calédonie ». Le Conseil du Dialogue étant financé par les contribuables calédoniens, le gouvernement se saisit de ce document en octobre dernier, et en particulier, relève les prévisions de croissance.

LE COMITÉ D’EXPERT LOCAUX « AMÉDÉE » PLUS RÉSERVÉ
Rien à voir avec les prévisions du Comité Amédée, constitué par des responsables publics et privés locaux de l’économie calédonienne, plutôt pessimiste sur les perspectives 2019 avec … 0,2% de croissance. Le rapport Syndex, lui, table sur une croissance de 2018 et 2019 « qui devrait s’établir respectivement à +2% et +3%« , note le rapport du gouvernement calédonien. Un optimisme remarquable.

A titre de comparaison, la métropole a poussé un cocorico avec une croissance de 1,7% du PIB en 2018. C’est dire qu’avec 3%, la Calédonie faisait figure d’exemple …

DES INSCRIPTIONS BUDGÉTAIRES EN CONSÉQUENCE
Les conséquences de cette prévision ont été, évidemment, les inscriptions budgétaires.

Certes, les recettes fiscales 2018 semblaient baissaient. Mais le rapport a expliqué :  » L’exercice de comparaison de la croissance de la valeur ajoutée à celle des recettes fiscales conforte l’idée selon laquelle la baisse des recettes fiscales trouve davantage son explication dans l’évolution de la politique fiscale que dans le ralentissement de la croissance économique du pays ».

4,3% DE HAUSSE DU BUDGET DE RÉPARTITION
Pourtant, grâce à la croissance annoncé par Syndex,  » En 2019, les effets de l’impact des mesures fiscales sur le rendement des principaux impôts se poursuivent, mais les estimations d’évolution de l’assiette du budget de répartition tablent sur une croissance de + 4,3% ». Pas moins. De quoi inscrire des recettes … et des dépenses.

Ainsi, prévoit le rapport gouvernemental :

« Cette hausse de +4,3% du budget de répartition se traduit, pour la collectivité Nouvelle-

Calédonie, par une hausse de +7,3% de ses recettes fiscales, grâce à une diminution de l’effet cliquet (la NC comblerait un peu moins la perte de recettes des communes depuis 2016).

Sur la base de ces prévisions de recettes:

– les provinces percevraient une dotation en hausse de +4,3% par rapport au BP 2018 ;*

– la dotation de fonctionnement des communes resterait stable, le mécanisme de l’effet cliquet étant toujours de mise (le niveau de l’assiette fiscale 2019 serait toujours inférieur au niveau de 2016, année de référence pour le calcul de l’effet cliquet) ;

– en revanche, l’enveloppe du FIP équipement au profit des communes serait en hausse de +4,3%, autorisant le financement de 36 MF de projets supplémentaires.« 

Et pour illustrer cet optimisme, les prévisions avaient été inscrites dans un beau tableau :

HILTON DE LIFOU : C’EST PARTI

Le magnifique projet Wadra Bay Resort, à Lifou, comprend vingt bungalows sur la lagune, trois en forêt, 22 chambres et cinq villas. Dans ce complexe quatre étoiles, on trouvera aussi bar, lounge, spa, des restaurants ou encore une lagune intérieure, ainsi qu’une piscine/aquarium abritée par le récif.

Les travaux ont démarré. Ils devraient durer 2 ans, dont une dizaine de mois pour le gros oeuvre.

Cet investissement, porté par la province des Iles, a obtenu l’accord de défiscalisation métropolitaine en fin d’année dernière.

TOURISME : LES TOURISTES WALLISIENS PLUS NOMBREUX QUE LES NÉO-ZÉLANDAIS

Surprenant pour les professionnels du tourisme, le marché wallisien et futunien dépasse, dans les statistiques touristiques, le marché néo-zélandais

Selon les statistiques de l’Itsee, en dépit d’un léger recul, le marché touristique wallisien tient ses promesses.

En effet, lors des trois premiers mois de l’année, le nombre de touristes en provenance de Wallis et Futuna se monte à 1636, un chiffre supérieur aux 1138 Néo-Zélandais qui sont venus sur le territoire. Ces chiffres corroborent, dès l’abord, ce que les observateurs avisés subodoraient : le marché wallisien est devenu plus important que le marché néo-zélandais.

Toujours pour le premier trimestre 2019, les touristes en provenance de Vanuatu (820), de Polynésie française (631) et de Wallis et Futuna (1636), soit au total 3 087 touristes, sont légèrement moins nombreux qu’en 2018 où ils étaient 3291.

A noter le caractère particulièrement productif de ces 3 marchés qui ne nécessitent aucune dépense promotionnelle.

Consacrer une étude de dépenses effectuées par ces marchés sur le territoire serait aujourd’hui pertinent. Nul doute, en tout cas, que la baisse enregistrée depuis janvier des marchés wallisiens, vanuatais et polynésiens suscite quelques inquiétudes du côté des hôteliers et des acteurs du tourisme …

J.K.

AÉRIEN : CHUTE DE 86% DES BÉNÉFICES D’AIR TAHITI NUI QUI RESTE LEADER EN POLYNÉSIE

Photo Tahiti Infos

Tahiti Infos – « Air Tahiti Nui vient de publier son bilan d’activité annuel faisant état d’un résultat bénéficiaire en 2018 de 288 millions de Fcfp, en recul de 86 % sur un an. L’année dernière, le transporteur aérien local a réalisé un chiffre d’affaires de 34.1 milliards Fcfp. L’arrivée de nouveaux concurrents et la hausse du prix du carburant ont entraîné une baisse de la recette par billet vendu. »

La compagnie polynésienne affiche néanmoins un bénéfice de 288 millions pour 2018, en recul par rapport à l’année 2017 (2 milliards).

Air Tahiti conserve le leadership du marché avec 57% des voyageurs transportés. Sa part a évidemment diminué en raison de la concurrence féroce livrée notamment avec French Bee et United Airlines.

Le chiffre d’affaires 2018 s’élève à 34,1 milliards, en recul d’un milliard par rapport à 2017.

La compagnie va pouvoir réduire ses frais de maintenance en raison de la livraison de ses appareils neufs, des Boeing Dreamliner. Elle compte également diminuer ses frais de structure et mener une politique commerciale plus agressive. Adaptation du programme de vols, renforcement des ventes directes, développement de produits et de services nouveaux devraient accroître sa compétitivité.

Rappelons qu’en raison, notamment de l’arrivée de la low-cost French Bee (Papeete-Paris à 55 000fcfp), les tarifs, et donc les revenus d’ATN ont baissé. Pour la plus grande satisfaction des consommateurs polynésiens. De nombreuses chambres étant disponibles, les nouveaux opérateurs ont pu ainsi remplir leurs offres et améliorer l’occupation, notamment des petites structures d’hébergement. Cette fois, pour la plus grande satisfaction des opérateurs touristiques.

POURQUOI LE LANCEMENT DE LA PROCÉDURE D’ARRÊT DE LA SLN FIN JUILLET DEVIENT UNE HYPOTHÈSE

Ce n’est même plus une menace, c’est une hypothèse. Récemment, le Président de la SLN, Dominique Katrawa a tiré une ultime sonnette d’alarme : « il faut exécuter le plan de sauvetage, et le plus rapidement possible« . Lors de son dernier séjour sur le territoire, la PDG d’Eramet avait déjà pointé du doigt une nouvelle fois la situation d’urgence de l’entreprise calédonienne. La SLN perd 1 milliard par mois, et se retrouvera en panne de trésorerie dans quelques mois. Donc en cessation de paiement.

En question : la réponse à la demande de soutien par un coût de l’énergie adapté à la situation de l’entreprise. Mais ce dossier demeure inerte en raison de l’absence d’un gouvernement habilité à décider.

Sous la pression d’administrateurs d’Eramet, et pour préserver les intérêts de la société au regard de ses obligations et de la loi,  fin juillet serait, dans ces conditions, la date butoir pour lancer la procédure visant à l’arrêt de la SLN. Échéance.

AMÉLIORATIONS INSUFFISANTES SANS BAISSE DU COÛT DE L’ÉNERGIE
Certes, la majorité du personnel a consenti des efforts importants pour accroître la productivité de l’entreprise, et donc sa compétitivité. Certes, des autorisations d’exportation de minerai de basse teneur a été accordée, mais une partie doit passer par la SMSP. Et tout ne semble pas se passer au mieux à ce stade.

Mais quant au troisième point nécessaire à l’amélioration de la situation financière de la SLN et dont l’effet serait rapide, c’est à dire le coût de l’électricité, rien n’a été fait jusqu’à présent. Cette impasse vitale s’ajoute au fait que le projet de nouvelle centrale électrique censée produire de l’énergie à coût plus faible est, à peu de choses près, au point mort …

LA BOURSE AVAIT BIEN ACCUEILLI LES AUTORISATIONS D’EXPORTATION
L’autorisation d’exportation de 4 millions de tonnes de minerai par an sur une période de 10 ans avait été bien accueillie par la bourse. Cette autorisation avait été cependant soumise à une obligation alambiquée pour l’alimentation de l’usine coréenne de la SMSP.

Rumeur ou réalité ? Des bateaux chargés auraient été néanmoins refusés.

LA RESPONSABILITÉ DES ADMINISTRATEURS
Dans le cas de difficulté financière graves d’une entreprise, la responsabilité des dirigeants peut être mise en cause  » lorsque l’entreprise n’est plus en mesure de faire face à son passif exigible au regard de son actif disponible. Cette appréciation peut également résulter d’une analyse prospective par rapport à sa situation et son historique et conduire à une décision de sauvegarde. » (notre article du 26 février 2019)

En l’absence du troisième « pilier » du redressement progressif de la société, c’est à dire la baisse du coût de l’énergie, la trésorerie en fin d’année ne lui permettrait plus d’envisager un dépôt de bilan « propre ». Face à l’imminence d’une telle situation, il s’agirait, en effet, de préserver les moyens de financer correctement les licenciements, de payer les fournisseurs, d’acquitter les dettes notamment sociales et fiscales, et d’assurer une maintenance minimale de l’outil industriel.

LA NÉCESSITÉ DE PRENDRE UNE DÉCISION FIN JUILLET
L’examen de la situation sous cet éclairage conduirait à conclure que la société devrait décider les mesures de sauvegarde dès la fin juillet. Différentes hypothèses pourraient être envisagées, telles que rappelées dans l’article précité.

Quoi qu’il en soit, cette menace qui pèse sur la tête de la Calédonie, et en particulier de la province Sud, depuis de nombreux mois, provoquerait, si elle conduisait à ces mesures gravissimes, un bouleversement économique.

Et même si certains imaginent que l’arrêt de la SLN profiterait à ses concurrents, les conséquences éclabousseraient les 3 provinces.

SEUL LE GOUVERNEMENT PEUT DÉCIDER ET REPOUSSER LA TERRIBLE ÉCHÉANCE
S’agissant aussi bien du tarif de l’électricité fournie à l’usine de Nouméa, que du projet de nouvelle centrale englué dans les mises en examen diverses, et techniquement au point mort après les départs successifs de ses dirigeants opérationnels, c’est bien au gouvernement calédonien qu’il appartient de trouver une solution.

L’actuel ne peut que régler les affaires courantes, ce dont ne relèvent pas, à l’évidence, les sujets évoqués.

Le futur gouvernement, quant à lui, possèdera la clé du fameux coût de l’énergie, d’autant qu’une hypothèse de raccordement du prix de l’électricité concédé à la SLN au cours du LME semble à la fois pragmatique et réaliste.

Mais l’Exécutif prochain est en proie à des marchandages et des calculs bien éloignés de l’intérêt général. Plutôt sidérée de ces impérities alors qu’avec des finances publiques dans le rouge, des comptes sociaux en faillite virtuelle, et une économie en crise, la Calédonie est au bord de gouffre, la majorité de la population a le sentiment que certains « font mumuse » quand, tel le Titanic, le territoire est en train de sombrer.

TOURISME : DES HÔTELS EN DIFFICULTÉ

Le recours à un « spécialiste » de Polynésie pour donner du contenu aux derniers « Ateliers du tourisme » n’y a rien fait. Pas plus d’ailleurs que l’étude à 60 millions commandée à KPMG en 2004 pour un ambitieux « Plan de Développement Concerté du Tourisme ». Les chiffres du tourisme sont à la baisse en ce début d’année. Si la construction du Hilton de Lifou  est lancée sur fonds publics, aucun investissement privé d’envergure n’est en vue. Et plusieurs hôtels sont en difficulté.

APRÈS LES EXPERTS DE KPMG, UN ANCIEN MINISTRE DU TOURISME POLYNÉSIEN
C’est à un ancien ministre du tourisme de la Polynésie qu’avait été confié, en 2014, le soin d’expertiser le tourisme calédonien, puis de bâtir les orientation des nouvelles assises du Tourisme de la province Sud.

L’affaire s’était, à l’époque, soldée … par un pugilat sur internet, et par des avis divergents sur le travail de l’expert au sein de la province Sud.

Son rapport avait néanmoins été largement utilisé pour le document issu des « Ateliers du tourisme ». On y annonçait très sérieusement, tout de go, 200 000 touristes en 2025. Sans explications particulières.

Le fameux PDTCNC de 2005 avait annoncé lui, 230 000 touristes en 2015 …

Las !Toutes ces savantes expertises ont abouti à un tourisme calédonien à la ramasse, même si l’IEOM, dans son rapport du premier trimestre 2019, estime qu’il y existe « une confiance en hausse dans le secteur touristique » … Plusieurs hôtels, publics comme privés, sont en difficulté, accusant des déficits parfois lourds pour l’exercice 2018, et non des moindres. C’est d’ailleurs celui de la province Sud, le Sheraton de Gouaro Deva, qui est en tête des déficits. On évoque des milliards au compteur comptable en cumulé.

SUCCÈS DES HOTELS MÉRIDIEN EN 1995
Cet investissement public est l’exemple des risques de dérives d’une collectivité qui veut investir dans le secteur économique et commercial et ne sait pas « passer la main » à temps.

La réussite était pourtant au rendez-vous pour la construction des hôtels Méridien, imaginée par Jacques Lafleur. Etude de marché, équipement construit en collaboration étroite avec le futur gestionnaire, et, cerise sur le gâteau, adossement à un casino. Mais l’objectif d’alors était de relancer le tourisme en l’absence d’investissements privés, puis de céder ces actifs commerciaux dont la gestion ne relève pas de la vocation du secteur public. Au moins en province Sud, les provinces Nord et Iles relevant de problématiques d’investissement et de gestion différentes.

ÉTUDE DE MARCHÉ SOMMAIRE
Visiblement, le même professionnalisme n’a pas présidé au gigantesque investissement public à Bourail. Une étude de marché sommaire, un littoral non « baignable » -un comble pour une destination balnéaire-, et des chambres situées … loin de la plage qui est pourtant la plus longue et la plus belle de la Grande Terre !

SHERATON DEVA : UN « BIDE » TOURISTIQUE
Résultat : l’hôtel est un « bide » touristique. Les Japonais, d’ailleurs de moins en moins nombreux, préfèrent évidemment les plages de rêve de l’Ile des Pins. Quant aux Australiens et aux Néo-zélandais, ils n’y trouvent pas forcément ce qui est vanté pour un Sheraton censé être de rêve. L’établissement ne doit son modeste remplissage qu’à la fréquentation de la clientèle locale, souvent attirée par des tarifs promotionnels, et dont les golfeurs apprécient le parcours de golf de belle qualité.

SOCIÉTÉ DES HOTELS DE NOUMÉA « PLOMBÉE »
Au total, avec à peine un peu plus de 30% de remplissage après 5 ans de fonctionnement -l’hôtel a ouvert en août 2014-, le Sheraton accuse un déficit annuel comptable abyssal -on parle d’un chiffre approchant le milliard-, et des pertes d’exploitation supérieures à 200 millions. Au rythme des pertes enregistrées, les propriétaires -en majorité publics- ont quelques motifs de souci.

DES HOTELS PRIVÉS AUSSI
Dans le secteur privé, les difficultés atteignent plusieurs structures hôtelières de tailles diverses. Pour elles, le salut ne peut venir d’un casino ou de budgets publics. Leur trésorerie est parfois au plus bas. La prochaine étape …

Où sont donc les hôteliers dont le rapport de l’IEOM assure qu’ils sont touchés par « un regain d’optimisme » ?

LES 100 MEILLEURES COMPAGNIES AÉRIENNES DU MONDE

Chaque année, Skytrax, un organisme de consultation, dévoile ses prix, récompensant les compagnies aériennes dans plusieurs catégories. Le palmarès 2019 a été dévoilé à l’occasion du Salon du Bourget et est relayé par CNN Pour la cinquième fois (après 2011, 2012, 2015 et 2017) depuis la création de ce prix en 1999, Qatar Airways a été désignée « meilleure compagnie aérienne au monde »

Le classement retient de nombreux critères : la qualité du service en cabine (compétences linguistiques du personnel, hospitalité…) ou du vol (confort du siège, qualité des repas, choix des programmes audiovisuels…). Des questions concernent également  le service client avant et après le vol (facilité de réservation en ligne, temps d’attente, livraison des bagages…).

Dans ce classement, plusieurs compagnies régionales sont distinguées, au premier rang desquelles Qantas Airways qui occupe une flatteuse 8e place. La compagnie australienne est précédée par Qatar Airways, Singapore Airlines, All Nippon Airways, Cathay Pacific, Emirates, Eva Air (compagnie taiwanaise) et Hainan Airlines.

Air New Zealand est classée à une excellente 16e place, devant Bangkok Airways, KLM et British Airways !

Aeroflot est devant Air France, la compagnie française qui occupe la 23e place, et donc dans le premier quart du « ranking ». Air France remporte les prix du meilleur repas et du meilleur salon lounge pour sa première classe.

Pour connaître le classement intégral, cliquez sur

World’s Top 100 Airlines 2019

 

TOURISME : BAISSE DES ARRIVÉES MAIS …CONFIANCE EN HAUSSE POUR L’IEOM

Difficile de s’y retrouver, entre les arrivées de touristes, le moral des hôteliers, et les notes de conjoncture de l’IEOM.

Pour l’Institut d’Emission d’Outre Mer, « confiance en hausse dans le secteur touristique » et les professionnels du tourisme abordent les premiers mois de l’année 2019 avec « un regain d’optimisme ».

RECUL DES ARRIVÉES DE TOURISTES
Pour l’Institut de la Statistique et des Etudes Economiques, le cumul des arrivées de touristes pour les 3 premiers mois de l’année 2019 est inférieur à celui du premier trimestre 2018. Il s’agit, évidemment, des « vrais touristes », en excluant des chiffres les Wallisiens, les Futuniens, les Vanuatais et les Polynésiens …

19 896 métropolitains, Australiens, Japonais et Néo-Zélandais ont débarqué à Tontouta au premier trimestre de cette année, contre 21 053 pour la même période de 2018.

Or, une grande partie des métropolitains ne réside pas en hôtel à Nouméa, et, en revanche, y séjourne pendant les visites dans l’intérieur et aux Iles.

ON EMBAUCHE DANS LE TOURISME ?
Une baisse, donc. Mais si les professionnels du tourisme sont à nouveau satisfaits, n’est-ce pas l’essentiel ? D’autant que selon l’IEOM, ils déclarent majoritairement une progression de leurs effectifs.

LA SLN SUR LA VOIE DU REDRESSEMENT AVEC UN NOUVEL ACCORD SUR LE TEMPS DE TRAVAIL À DONIAMBO

Alors que se rapprochent les échéances qui pourraient conduire la SLN à une cessation de paiement, l’horizon semble se dégager pour la « vieille dame », après les déclarations très fermes en forme d’ultimatum de la présidente d’Eramet, Christel Bories. Deux nouvelles étapes.

EXPORTATIONS AUTORISÉES
La première étape de la remise à flot a été l’accord du gouvernement aux exportations de minerai non traitables à Doniambo, dont une partie pour l’usine coréenne de la SMSP. En 3 années, ces exportations pourront atteindre 4 millions de tonnes, apportant une précieuse trésorerie à la Société le Nickel.

RÉORGANISATION DU TRAVAIL À L’USINE
La deuxième étape a été franchie par la signature d’un accord sur des nouveaux horaires de travail à l’usine Doniambo. Dans les semaines à venir, l’usine ne fonctionnera plus à cinq, mais à quatre équipes pour des quarts rallongés de huit à douze heures. Les effectifs vont ainsi baisser de 80 personnes sans licenciements. Les salaires, eux doivent être revus à la hausse de 19,67%.

RESTE LE COÛT DE L’ÉLECTRICITÉ
Reste à présent la question du coût de l’énergie électrique approvisionnant l’usine. Pour l’instant, Enercal ne semble pas disposée à concéder le tarif sollicité, mais des solutions de tarifications liées au cours du LME semblent faire leur chemin.

MESSAGE POSITIF
Au total, il n’est pas faux de constater que la société est sur la voie du redressement et que ses perspectives de durabilité semblent se construire. Leur confirmation serait, en outre, un message très positif au monde économique calédonien, après le lancement du chantier hors norme des installations de stockage de l’usine Vale, dans le sud.

PROVINCIALES : AVANTAGE AVENIR EN CONFIANCE POUR LES COMPÉTENCES ÉCONOMIQUES

La situation de la Nouvelle-Calédonie à l’issue de la mandature qui s’achève est marquée par une crise économique sans précédent hors la période des « événements ». Le retour à la croissance économique du territoire est la condition du redressement des finances publiques, des comptes sociaux, et de la création d’emplois.
L’amateurisme économique ne peut donc plus être de mise, dans une classe politique qui brigue les suffrages en mai prochain. Qui, des partis non-indépendantistes susceptibles de passer la barre des 5%, affiche des atouts dans ce domaine vital ?

DES RESPONSABILITÉS EXIGEANT DES COMPÉTENCES
Le statut de la Nouvelle-Calédonie lui confère une autonomie proche de l’indépendance interne. La contrepartie aux immenses responsabilités reposant sur les épaules des élus est une augmentation des compétences. Cela n’a malheureusement pas été le cas, si l’on compare, par exemple, le niveau des élus actuels avec celui affiché par la liste conduite par Jacques Lafleur au début de ce statut, en 1990.

LAISSER-ALLER
Après une quinzaine d’années marquées par une prospérité sans précédent, et l’émergence d’une seconde industrie, le tourisme, le territoire a connu un développement soutenu par les apports extérieurs gigantesques résultant de la construction de deux nouvelles usines de traitement du nickel. Pendant cette période, peu importait la stratégie de développement économique : les investissements coulaient à flot. Ce laisser aller s’est soldé par le délitement du développement touristique entamé entre 1990 et 2004, et par une augmentation sans frein des dépenses publiques.

ABSENCE D’ANALYSE ET D’ACTIONS ÉCONOMIQUES
Depuis un peu plus de 5 ans, le renversement de la conjoncture nickel a provoqué le recul de l’économie, avec comme corollaire, celui des finances publiques et des prélèvements sociaux. Aucune anticipation, aucune stratégie de rechange n’a été mise en place, dénotant une absence d’analyse et d’action économique que le territoire est en train de payer au prix fort.

AVANTAGE À L’AVENIR EN CONFIANCE
Les élections du 12 mai seront l’une des clés majeures, soit au redressement économique, soit à la chute vers une faillite collective. Qui, dans les prétentions à l’exercice du pouvoir, peut prétendre à une bonne connaissance de ce sujet vital ?

Pour n’évoquer que les principaux partis, c’est sans aucun doute dans les rangs de l’Avenir en Confiance que l’on trouve de probables futurs élus pour qui le langage de l’économie est compréhensible, alors que Calédonie Ensemble affiche des connaisseurs de la fiscalité et de l’agronomie.

HEC, SCIENCES ÉCO, FINANCES D’ENTREPRISE
Philippe Blaise, d’abord, est diplômé d’HEC, la prestigieuse école française de commerce. Il a entamé une carrière professionnelle qui l’a conduit dans les arcanes d’une banque, la BCI.

Thierry Santa, ensuite, est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques. Il a ensuite obtenu un DESS de gestion des entreprises à Bordeaux.

Christopher Gyges, enfin, a suivi des études d’économie à Montpellier, et obtenu un master 2 en finances d’entreprise à Paris.

Certes, les institutions devront faire appel à des spécialistes pour l’approfondissement des études sectorielles, dans la perspective d’une relance de la croissance. Mais les politiques publiques qui président à cette croissance relèvent d’abord de la compréhension des élus de la matière économique.

Incontestablement, dans ce domaine, au moins, l’avantage est à l’Avenir en Confiance.