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RELANCER LE TOURISME … EN FERMANT L’HOTEL AMIRAL !

La relance du tourisme est en marche. Arrière ? Bien entendu, tous les professionnels et les personnels de cette filière qui fut importante espèrent bien voir revenir les visiteurs. D’ailleurs, des Australiens ont déjà montré le bout du nez et c’est encourageant. Mais avant de lancer de grands slogans, dont le passé récent fut si riche, le gouvernement serait bien avisé de revenir à quelques fondamentaux simples : le tourisme est une industrie d’hospitalité, et par conséquent, ses premiers outils sont les hôtels. Il faut donc qu’avant de lancer des investissements en pure perte sur les marchés, il assure la remise en état des établissements hôteliers qu’il avait réquisitionnés, et qu’il s’est d’ailleurs engagé à remettre en état.

La destination ne dispose plus que d’une enseigne internationale hôtelière  à la capacité importante : Méridien, en partant du principe que le Sheraton fonctionnant en mode dégradé ne peut se prétendre demeurer un hôtel au standard annoncé.

Seulement voilà : le Méridien est dans un triste état, avec moins de 50 chambres à offrir à la clientèle internationale sans avoir à rougir de honte ! Autre point noir : la desserte de l’Ile des Pins et des Loyautés par Air Cal. Comment assurer aux touristes la régularité du service avec des aléas qui ont donné à la compagnie le surnom de « Air Peut-être » ?

Depuis des années, la Calédonie joue « petit bras ». Elle est descendue, pour l’instant, au stade du manchot …

LE POULET CONGELÉ BON MARCHÉ MENACÉ D’EXCLUSION DANS LES RAYONS

Non seulement la Nouvelle Calédonie enregistre une des chertés de vie les plus élevées du monde, mais elle semble décidée à rendre le quotidien des ménagères encore plus coûteux. Ainsi devrait être discuté au Congrès un vœu visant à interdire l’importation de poulet congelé en provenance du Brésil et des États-Unis. Caractéristique de ces produits : ce sont les moins chers actuellement sur le marché.

Ces blancs de poulet sont présentés à la clientèle sous diverses formes, adaptées à la consommation. On trouve des ailes ou des pilons avec peau, des blancs avec ou sans peau, et évidemment, des poulets entiers. Si l’on prend comme exemple les blancs de poulet sans peau, avec un prix qui fluctue malgré tout selon les arrivages, il était proposé jusqu’il y a quelques mois à un prix variant environ de 600f le paquet à 700f. Mais comme chacun sait, tout augmente. Ces derniers mois, le prix avait progressé, mais on trouvait encore des paquets de 1 kg, comprenant 4 blancs de 250g, à moins de 700f.

Il est important de noter que ces prix maintenus relativement bas sont ceux des poulets importés des USA et du Brésil. Or en les excluant, la barre … des 1000f va être allègrement franchie. Une petite augmentation de 30 à 40% …

La raison invoquée par les élus qui prônent cette exclusion provoquant une augmentation des produits sur le marché : les bains de chlore auxquels sont soumis les poulets exportés, comme une grande variété d’autre produits consommables y compris des fruits et légumes. Et pour probablement frapper les imaginations, les poulets sont affublés du sobriquet « poulets chlorés » !

La réalité, c’est que les services sanitaires et techniques du territoire sont incapables de confirmer que les doses de chlore contenues dans les bains en question pourraient être nocifs pour la santé des Calédoniens …

Mais qu’importe. Au bout de la mesure, l’enjeu concerne 60% du marché du poulet dont la Nouvelle-Calédonie importe plus de 10.000 tonnes par an. Une aubaine pour certains importateurs ! Un autre enjeu, c’est aussi l’alimentation des familles à faible revenu pour lesquelles le poulet est une source de protéines importante.

Les élus qui soutiennent l’interdiction invoquent la possibilité d’une production locale industrielle. Une incantation de plus ! Plusieurs tentatives ont déjà été lancées dans le passé lointain comme récent, et ont toutes avorté. En cause, les coûts globaux de production et la petitesse du marché. La vie agricole locale est pleine de ces belles idées, telle Brebilait dont on ne parle plus, la production de brebis locale et de fromage, qui a coûté une subvention sous forme de défiscalisation de plus de 300 millions … 

Si la mesure est adoptée par la majorité indépendantiste, après instruction par le gouvernement -il s’agit pour l’heure d’un vœu-, les ménages « pauvres » devront mettre un peu plus la main à la poche. Mais on ne leur interdira pas de boire l’eau du robinet … bien plus chlorée que les poulets US et brésiliens !

TAIWAN N’A NI NICKEL NI CACAO, MAIS SES SEMI-CONDUCTEURS SONT INDISPENSABLES AU MONDE

Taiwan ne possède pas de matières premières. Juste une formidable volonté de travail et une formation de ses cadres du plus haut niveau. Avec en prime l’expatriation puis le retour d’éléments exceptionnels. C’est ainsi qu’à partir de 1970, le gouvernement taiwanais le gouvernement investit pour bâtir une filière de semi-conducteurs, alors inexistante. Cette stratégie a fait naître l’Institut de recherche en technologie industrielle de Taïwan (Itri), un centre de R&D financé à 70% par des fonds publics, qui a essaimé plus de 240 entreprises depuis sa création, en 1973. Ainsi est né TSMC, mastodonte fabricant de semi-conducteurs pour de nombreux clients du monde entier : Apple, AMD, Qualcomm… Son emprise sur le secteur de l’électronique est sans égal : 24% des semi-conducteurs utilisés dans le monde proviennent de ses usines, que ce soit pour équiper des ordinateurs, des smartphones, des voitures ou des serveurs. Ce chiffre grimpe à 92% pour les puces les plus avancées.

L’entreprise a vu ses revenus dépasser les 50 milliards d’euros en 2021 (6000 milliards de francs CFP). Et sa valorisation atteindre 540 milliards d’euros (64.800 milliards de francs CFP), un record dans l’électronique. Des chiffres qui la placent au-dessus des chinois Tencent et Alibaba, juste derrière Meta, la maison mère de Facebook… Et qui en font l’entreprise la plus valorisée d’Asie.

Les prévisions de croissance pour 2022 sont exceptionnelles : 35% attendus ! De quoi mener des investissements tout aussi colossaux : 87 milliards d’euros (10.440 milliards de francs CFP) prévus sur trois ans. Dont 44, rien que pour l’année 2022.

Son principal concurrent est le sud-Coréen Samsung qui l’a même devancé dans le domaine de miniaturisation des puces. Mais pourtant, TSMC a récupéré un client de poids en 2016 : Apple.

Lors des tensions entre la Chine et Taiwan, le patron de TSMC a prévenu : en cas d’attaque de l’île par les Chinois, il rendrait ses usines de semi-conducteurs inopérante. Et cela aboutirait quasiment à une paralysie mondiale, Chine comprise !

Moralité : le travail, l’éducation, la conjonction intelligente des secteurs publics et privés peuvent conduire à de telles réussites extraordinaires. Nous, nous avons notre nickel, avec 3 usines qui rament, une compagnie aérienne locale dont un syndicat veut faire voler une pilote qui ne possèderait pas les qualifications et quelques plants de cacao qui annoncent « une filière prometteuse » …

LES EMPLOIS DU TOURISME HORS NOUMEA MENACÉS DE DISPARITION ?

Renverser la table, en économie, peut également consister à faire fi de l’histoire, de l’analyse et de la concertation. C’est ce qui menace, par exemple, l’emploi dans un secteur que la Nouvelle Calédonie essaye désespérément de développer depuis près de 35 ans : le tourisme en Brousse et aux Iles. 

Le coût du travail, sur le territoire, est probablement le plus élevé de la région Pacifique. Or, un secteur comme le tourisme est une activité largement internationale, et donc concurrencée par les autres destinations. Les établissements touristiques de l’intérieur comme des Iles compris.

Ceux-ci, en effet, sont offerts à deux types de clientèles. Le premier est local, et la crise du Covid a permis à ces établissements de faire le plein de Calédoniens en raison de la fermeture des frontières. Le second est extérieur, et comprend notamment la fréquentation des touristes dits « affinitaires », ces Français de de métropole se rendant en Nouvelle-Calédonie pour y visiter des parents ou des proches, mais pas que. Certaines structures attirent une clientèle étrangère ou en ont l’ambition, comme plusieurs établissements à l’Ile des Pins, à Ouvéa ou à Lifou où l’ouverture du nouvel hôtel Intercontinental est attendue.

Pour proposer des tarifs attractifs, ou simplement compétitifs, le tourisme de l’Intérieur et des Iles a bénéficié, au début de la relance économique entreprise à l’issue du rétablissement de la paix après les Accords de Matignon, de mesures d’allègements de charges. Celles-ci ont essentiellement contribué à diminuer le coût du travail par un abattement de 75% des charges sociales.

Initialement, cette charge a été supportée par la Cafat. L’organisme de prestation sociale ayant fait valoir, à juste titre, que le développement économique n’était pas sa mission, a obtenu que cette perte de recettes soit compensée par la Nouvelle-Calédonie. Celle-ci y a consacré une partie du produit d’une nouvelle taxe basée sur la consommation.

Cet allègement constitue pour les établissements touristiques un avantage considérable, mais qui permet d’afficher des tarifs « dans le marché » pour l’ensemble de ses clientèles. Pourquoi ? « L’économie pour les nuls » pourrait en donner une raison simple : la diminution des charges permet de réduire les coûts de production, et donc d’afficher des prix de vente susceptibles de maintenir une marge raisonnable pour les dits établissements. Cette pratique a donc permis la création de plusieurs centaines d’emplois.

Pourtant, et lorsque les frontières du territoire ne sont pas fermées par le Covid, cela n’est pas totalement suffisant pour les clientèles. « Au total, le coût d’une semaine à l’Ile des Pins ou à Ouvéa est presqu’aussi élevé qu’un séjour sur la Gold Coast » indique un client local, qui ajoute, dans certains cas, la qualité du service …

Évidemment, la suppression des abattements de charges sociales remettrait en cause tout cet équilibre basé sur le fait qu’un emploi soutenu vaut toujours mieux qu’un chômage mortifère. En l’espèce, une chose est certaine : à moins d’avoir l’ambition de perdre de l’argent, les structures touristiques de l’Intérieur et des Iles n’auront d’autres alternative que d’agir sur la variable d’une activité de service : l’emploi.

BAISSE DU FRÊT MARITIME : DES CONSÉQUENCES POUR LA CALÉDONIE ?

Le 30 juin dernier, le transporteur maritime CMA-CGM annonçait une baisse des taux de frêt pour les importations vers la métropole comme pour l’Outre mer. Cette baisse de 10 à 20% peut atteindre les 60.000 FCFP pour un conteneur de 40 pieds.

Ces baisses représenteront en effet « 500 euros par conteneur pour toutes les importations de ses clients grandes enseignes de distribution en France« , la même ristourne étant accordée « par conteneur pour la totalité des importations vers les Outre-mer« , avait précisé le groupe dans un communiqué.

Alors que la communication fait rage pour savoir qui participera et qui ne participera pas au prochain Comité des Signataires, le quotidien des calédonien est surtout frappé par l’augmentation sans précédent du coût de la vie. Les automobilistes font les comptes de leurs pleins d’essence. Dans les rayons des magasins d’alimentation, les ménagères sont affolées par les hausses de prix parfois importantes et qui touchent les produits non frappés de blocage de prix. L’inflation devrait atteindre 10% en Nouvelle Calédonie vers la fin de l’année.

Face à cette situation, l’urgence n’est pas climatique, mais tarifaire. La Calédonie va-t-elle bénéficier des baisses de frêt annoncées par la CGM ? Quelles en seront les répercussions pour les prix des produits importés ? Sera-t-on certain que ces baisses seront répercutées au consommateur ? Des sujets loins des idéologies vieillissantes et qui touchent les ménages de la ville, de la brousse comme des tribus.

COÛT DE LA VIE : BIENTÔT AUX SAO, BEURRE ET PILCHARDS !

Ohé matelots,
Est-ce la guerre en Ukraine ? Est-ce l’augmentation du frêt maritime ? Est-ce l’augmentation des approvisionnements ? En tout cas, ça douille dans l’alimentation. A croire que l’Ukraine approvisionnait toute la Calédonie … 

Tenez le blanc de poulet congelé, qu’est pas un plat de luxe, nom d’un cagou déplumé. Ben il est passé en quelques semaines, dans une grande surface, de 720 francs à 990 francs. Une hausse de près de 40% !

On avait déjà les bananes les plus chères du mânde. Et ben, bientôt, le poulet, même les smicards, y pourront plus en bouffer. Heureusement que nos champions de la gouvernance à nous, entre un voyage à Singapour et un autre à Fidji, y vont nous pomper 17 milliards. Du coup, les bananes et le poulet, ce sera plus un blème : on sera tousse au sao, beurre et pilchard !

L’amiral du Port Despointes

LA VÉRITÉ SUR LE « CAFÉ CALÉDONIEN »

Mais oui, jusque dans les années 70, la Calédonie est un producteur de café reconnu. Pur produit de la colonisation, il est d’abord introduit par les Maristes en 1859. En 1890, sous l’impulsion du gouverneur Feillet, la plantation de café et ses revenus espérés contribuent à attirer 700 familles qui vont se lancer dans l’aventure. Puis, avec l’arrivée des travailleurs javanais, infatigables cueilleurs et artisans de la filière, avec les tribus largement impliquées dans la plantation caféière, cette culture va connaître son apogée en 1939. A cette date, la production, presqu’entièrement exportée, atteint le record de 2350 tonnes pour une population totale de 30.000 Calédoniens ! Rapporté au nombre d’habitant, cela correspondrait aujourd’hui à près de 20.000 tonnes de café produites …

Ces chiffres vont décliner au fil des ans, mais tout de même. En fin des années 60, le territoire produit encore près de 1500 tonnes de café. C’est le temps où la cotation du produit à Marseille est régulièrement annoncée, celui où le café calédonien, apprécié comme « améliorateur » de café, est toujours presqu’entièrement exporté par bateau vers la métropole.

Et puis vient l’idée de remplacer le café sous ombrière par le café « plein soleil ». Génial ! La Caisse Centrale de Coopération Economique accord un prêt d’un milliard -l’équivalent d’une dizaine de milliards de nos jours-, et sous l’impulsion de l’Institut Français du Café et du Cacao, (IFCC), les « caféries » traditionnelles sont abandonnées au profit de parcelles d’hybride de robusta et d’arabica et peu partout sur la Grande Terre. Las. Les fourmis rouges, l’attrait du travail sur mine, puis l’exode des métayers javanais chassés de partout pendant les événements de 1984, mettront un coup d’arrêt quasi-définitif à ce qui fut un fleuron de l’agriculture calédonienne.

Certes, au cours de deux dernières décennies, il y a eu la flambée d’espoir d’une production haut de gamme, avec en particulier le retour du café « Leroy ». Un rêve vite éteint.

Aujourd’hui, la triste réalité, c’est que la production du café calédonien est pratiquement un mythe. Tout comme l’annonce régulière de la future « souveraineté » alimentaire … Va-t-on exporter notre café à Singapour ? Une plaisanterie à se rouler par terre de rigolade. La production annuelle de la totalité de nos plantations encore actives a été de 2 tonnes en 2020 !!

Autrement dit, comme nous en consommons près de 1200 tonnes chaque année, et en dehors des niches confidentielles de « pur local », « notre » kilo de café est composé en moyenne de 898 grammes de café de Papouasie ou autre, et de … 2 grammes de café calédonien.

LE GROUPE ALINE RACHÈTE L’HYPERMARCHÉ JOHNSTON

L’Autorité de la Concurrence vient d’autoriser l’acquisition par le groupe Aline du magasin « Johnston Supermarché » d’une surface de 2798 m² dans le centre-ville de Nouméa. Pas de changement de nom pour l’instant : l’établissement restera sous l’enseigne Johnston dans un premier temps, le groupe Aline prévoyant un changement d’enseigne accompagné d’une adhésion à une franchise le 1er juillet 2023.

Le groupe Aline est présent sur le segment de la distribution en gros de produits alimentaires et non alimentaires via ses filiales SARL SIB Distribution et SARL Aline Calédonie ainsi que sur le marché de la distribution au détail à travers l’exploitation de trois supermarchés : « Super U Auteuil » à Dumbéa, « U Express Koné » et « Express Boulouparis ».

Pour l’Autorité de la Concurrence, « cette opération permet la reprise d’un commerce en difficulté en plein centre-ville par un repreneur disposant d’une situation financière saine, assurant ainsi le maintien d’un équilibre concurrentiel sur les marchés de la distribution au détail à dominante alimentaire dans la zone de chalandise du Grand Nouméa, notamment vis-à-vis des groupes GBH et Carrefour Kenu In ».

AIRCALIN POURRAIT RÉDUIRE SES VOLS VERS TOKYO EN SEPTEMBRE

Avec l’allègement des mesures sanitaires, la, compagnie internationale calédonienne retrouve peu à peu des couleurs. Le trafic a repris vers l’Australie en la Nouvelle Zélande, il est redevenu quotidien vers la métropole, et Aircalin a programmé ses premiers vols vers Singapour dans quelques semaines.

Toutefois, la gestion demeure très tendue. La trésorerie de la compagnie est pour l’instant assurée pour 2022, et probablement 2023 grâce à une gestion rigoureuse, une réduction drastique des charges, une avance de son actionnaire majoritaire et un prêt garanti par l’État.

Cependant, dans le cadre d’une interview accordée au quotidien Les Nouvelles par le directeur général Didier Tappero, il est indiqué que les vols pourraient être réduits en septembre si le taux de réservation, actuellement faible, demeurait au niveau constaté.

AUGMENTATION de 5,2% DU SMIG EN AUSTRALIE

En Australie, la négociation est le processus normal déterminant la politique salariale d’une entreprise. Toutefois, un principe admet que certains travailleurs n’ont pas et n’auront jamais la capacité de négocier efficacement avec leurs employeurs et qu’ils doivent, par conséquent, être protégés.

Chez notre grand voisin, l’inflation moyenne est estimée à 5,1%, et la Banque centrale juge qu’elle devrait atteindre 7% à la fin de l’année. Il est également constaté une hausse du coût du logement à l’achat et à la location, ainsi qu’une augmentation des taux d’intérêt.

Le groupe d’experts de la « Fair Work Commission », qui révise le salaire minimum chaque année, a annoncé une augmentation de 5,2 %. Le taux horaire passera donc de $20.33 à $21.38 (1.677 FCFP). Cette décision est basée sur le Rapport statistique – Révision annuelle des salaires 2021-22.

Cette décision a été prise en prenant en compte plusieurs facteurs économiques :

  • les salaires effectifs ont baissé d’environ 2,5 % au cours des deux dernières années
  • la croissance économique est forte et semble se poursuivre
  • les postes vacants augmentent
  • le chômage et le sous-emploi sont en baisse
  • la productivité a retrouvé une croissance régulière de 1 à 2 % par an
  • les bénéfices ont augmenté de 25 % au cours de l’année écoulée.

Bien qu’il soit difficile de faire des estimations précises, l’augmentation du salaire minimum touchera environ 2 % des travailleurs australiens. Les secteurs les plus concernés seront le commerce de détail et l’hôtellerie.

La Commission a cependant décidé que l’augmentation serait reportée au 1er octobre pour les secteurs de l’aviation, du tourisme et de l’hôtellerie en raison de « circonstances exceptionnelles », notamment leur reprise plus lente après la récession de Covid.

Les syndicats avaient demandé une hausse de 5,5% du Smig. Les employeurs suggéraient 2,5 %. 

Pour le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie australienne, Andrew McKellar, cette décision constitue un « risque pour l’économie » avec 7,9 milliards de dollars de coût supplémentaire pour les employeurs.

Réponse du nouveau Premier ministre Albanese : « Si vous êtes au salaire minimum, vous dépensez chaque dollar que vous avez. Chaque dollar que vous recevez retournera dans l’économie en circulation. Il ne se traduira pas en épargne, ni en vacances à l’étranger. Il servira à mettre du pain sur la table et à nourrir les enfants des personnes qui touchent le salaire minimum. C’est de cela qu’il s’agit ».

Le salaire moyen 2022 en Australie est de 457.777 FCFP.