Archives de catégorie : Ecologie

L’ASSOCIATION CALÉDONIENNE MOCAMANA DISTINGUÉE PAR L’UNESCO

Belle reconnaissance internationale, et par l’Unesco, excusez du peu, pour l’association calédonienne Mocamana. Créée en 2005 par Christine Pollabauer, docteure en zoologie et biochimie, Mocamana figure parmi les acteurs les plus actifs pour la préservation de la biodiversité calédonienne, et pour la sauvegarde de la forêt sèche.

En janvier 2021, Mocamana a lancé un projet de pépinière intitulé «Amelëm» (qui signifie «renaissance» ou «faire revivre»). Cette pépinière produira 30 000 arbres par an. L’organisation travaille avec des scientifiques locaux pour partager le savoir-faire technique, ainsi que pour montrer aux communautés locales comment collecter des graines indigènes, rendre le sol plus fertile et cultiver leurs propres plantes. La pépinière ne cultivera que des arbres indigènes ou endémiques, dont certains sont en voie de disparition et figurent sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature. L’objectif ? Veiller à ce que la pépinière s’épanouisse au fil du temps et créer deux emplois à temps plein.

L’Unesco a lancé l’initiative « Citoyens UNESCO » pour la planète afin d’amplifier la voix d’une centaine de projets citoyens locaux dans le monde dans des domaines clés de la biodiversité et du développement durable, notamment l’océan, l’eau et l’hydrologie, l’éducation au développement durable, les connaissances autochtones et locales.

L’Organisation souhaite mettre en lumière et soutenir des projets citoyens locaux, innovants et reproductibles, ayant un impact vérifiable sur leur communauté et stimuler la diffusion de nouvelles idées porteuses de changement dans le monde entier. Elle a sélectionné 100 projets dans le monde, parmi lesquels Mocamana et son projet de pépinière Amelëm.

Citoyens UNESCO pour la planète est une entreprise collective qui réunit la Fondation botanique Klorane en tant que partenaire fondateur, l’agence numérique Adveris, Passion Pictures Paris, Twitter (for Good), des artistes dont Juan Delcan, Roxane Campoy, Desta Hailé, des étudiants et des bénévoles, ainsi que des partenaires, surnommés « Watchers »(vigies), tels que la Fondation Solar Impulse, Sparknews ou ChangeNow, qui jouent un rôle essentiel dans l’identification de projets locaux remarquables. 

La plate-forme Citoyens UNESCO offre des possibilités de partenariats, de partage de bonnes pratiques, d’innovations et d’idées. C’est à cette formidable porte ouverte sur des soutiens internationaux que vient d’accéder Mocamana.

CALÉDONIE : 100 MILLIARDS … CONTRE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ?

Alors que le Président de la République, le gouvernement français, le groupe macroniste au Parlement Européen, se sont clairement prononcés contre l’utilisation des énergies fossiles (lire notre article), alors que les gouvernements calédoniens successifs ont développé une remarquable filière d’énergies renouvelables faisant progresser plus vite que prévu la transition vers une énergie propre, alors que l’usine du Sud affiche son ambition de produire du « green nickel » en développant une source d’énergie propre, va-t-on assister à une incroyable construction en plein cœur de Nouméa : celle d’une centrale à gaz ?

UN CHOIX QUI CONTREBAT LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE CALÉDONIENNE POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURES
Un tel équipement va coûter, au bas mot, 100 milliards de francs CFP. Certes, on peut imaginer que le constructeur -trop content- sera en grande partie l’investisseur. Cadeau ? Qui va payer ? En réalité, ce seront les consommateurs, et peut être les contribuables calédoniens qui paieront.

Et comment peut-on imaginer qu’un investissement aussi colossal sera jeté aux orties dans les quelques années à venir ? Il serait là le temps de plusieurs générations.

DES SOLUTIONS ALTERNATIVES ?
A ce prix, déjà en cours de financement grâce à une taxe sur le gazole payé par les usagers calédoniens, pourrait-t-on envisager une ou des solutions alternatives ?

Bien entendu.

Ces solutions peuvent-elles être rapidement mises en œuvre ?

Bien entendu.

Les avancées technologiques en matière de batteries -Elon Musk qu’on cite beaucoup localement ces temps-ci, pourrait en parler de la manière la plus crédible possible- ont déjà fait des progrès gigantesques. Et ces progrès ne cessent de croître.

C’est justement Tesla qui vient de fournir à un centrale située à Moss Landing, en Californie, des batteries capables des stocker … 1200 Mégawats avec 300 Mégawatts de puissance disponible !

L’affaire a-t-elle traîné des années ? Point du tout. Pour construire ce qui est aujourd’hui la plus grosse installation mondiale, il aura fallu à peine … 12 mois !

Face à ces technologies d’avenir, basées notamment sur le photovoltaïque, et qui sont de nature à inscrire la Calédonie dans un cycle mondialement reconnu comme vertueux, le territoire et l’Etat vont-ils favoriser un choix rétrograde ?

LE NAPOLÉON DE L’AQUARIUM NOUS A QUITTÉS. MAIS QUI ÉTAIT-LÉON ?

Les enfants l’adoraient. Les adultes aussi. Léon, le napoléon de l’Aquarium des Lagons s’en est allé, apparemment victime de l’infection survenue après la perte d’une écaille. Un nouveau petit napoléon juvénile va tout de même grandir dans les bacs. Il deviendra grand, comme Léon. Mais qui était Léon, et qu’est ce qu’un napoléon ?

PÊCHÉ EN 1988
Cela faisait 21 ans que Léon se faisait admirer par les visiteurs, et choyer par le personnel de l’aquarium créé par le couple Catal-Stucki. C’est un employé de l’établissement qui avait eu la bonne idée de la collecter et de le faire accueillir dans un bac.

POURQUOI NAPOLÉON ?
Le napoléon, cheilinus ondulatus, fait partie de la famille des labridae, plus simplement des labres, et peut atteindre, exceptionnellement, une longueur de 2 m ! Mais les plongeurs calédoniens en rencontrent plus fréquemment des exemplaires de l’ordre de 60 cm. On l’appelle « napoléon » tout simplement  en raison de sa bosse frontale caractéristique qui évoque le bicorne de Napoléon Bonaparte.

OÙ TROUVE-T-ON LES NAPOLÉONS ?
Cette espèce, considérée comme en danger, fréquente les tombants des récifs jusqu’à une profondeur de 100 mètres. Les juvéniles, eux, préfèrent les coraux branchus du lagon. Les populations de napoléons se trouvent principalement dans la région indo-Pacifique, de la Mer rouge à l’Afrique du Sud et aux îles Tuamoto (en Polynésie française), au Nord des îles Ryukyu (au Sud-Ouest du Japon) ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie, bien sûr.

CENTRALE À GAZ : RATAGE CALÉDONIEN MAJEUR DE SA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ?

La Calédonie va-t-elle rater sa première grande opération de transition énergétique ? La France va-t-elle accepter que l’on fasse ici l’inverse de ce que proclamait le Président de la République ? Si le plus gros investissement énergétique que le territoire ait jamais conduit, se solde par une centrale à gaz, quel échec ! L’affaire avait pourtant bien démarré, avec l’accélération du programme de production solaire. Une ambition vertueuse qui a même dépassé les objectifs. Tout serait ruiné par une centrale à gaz en plein Nouméa, entourée d’une procédure de transformation complexe sur terre comme sur mer. Un gâchis ou un scandale ?

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET LE GROUPE MACRONISTE EUROPÉEN HOSTILES AU GAZ. EN THÉORIE ?
Emmanuel Macron, le 8 décembre dernier, lors d’un discours remarqué à Framatome, au Creusot, a dit son soutien au nucléaire, et sa défiance à l’égard du charbon et du gaz. Il a ainsi confirmé le que le porte-avions qui remplacerait le Charles de Gaulle en 1938, serait à propulsion nucléaire.

Au cours de cette allocution, il a prononcé cette phrase donnant le « la » en ce qui concerne l’utilisation des énergies charbon et gaz :  » renoncer au nucléaire totalement ou trop rapidement, ce serait ouvrir, comme d’autres pays l’ont fait, des centrales à charbon ou à gaz, ou importer de l’énergie carbonée. Et cela, nous nous y sommes refusés« , a-t-il notamment déclaré.

Quant au groupe macroniste au Parlement Européen, s’il a finalement voté en faveur de l’éligibilité du gaz au Fonds de Transition Juste, c’est sous la pression de l’Allemagne et des pays de l’Est européen. Et pourtant, «  le groupe Renaissance (macronistes et associés), sous la houlette de Pascal Canfin président de la commission de l’Environnement, se battait depuis des mois pour exclure le financement des projets gaziers du Fonds de transition juste » écrivait le Point

Le même magazine poursuivait, « Mais qu’est-ce qu’une « énergie propre » ? Jusqu’où doit-on pousser l’épure d’un monde sans carbone ou sans hydrocarbures ? Les projets gaziers doivent-ils être financés par le Fonds de transition juste comme une alternative au charbon ? Le gouvernement français y est opposé. »

EN CALÉDONIE, QUELQUES MILLIARDS POUR UNE ÉNERGIE PROPRE, ET PRESQUE 100 MILLIARDS POUR LE GAZ ?
Le choix d’une centrale à gaz implantée dans la capitale de la Nouvelle-Calédonie serait un geste rétrograde à l’égard des générations futures autant que pour la génération actuelle. Dans le sud, l’usine va prendre un virage pour une alimentation électrique basée sur les énergies renouvelables. Choix intelligent, qui prend en compte l’intérêt environnemental, autant que le marketing industriel pour la commercialisation d’un nickel probablement le plus « propre » du monde.

Certains pourront prôner l’urgence industrielle. Oubliant de comparer les progrès immenses réalisés en matière de délais de construction des nouvelles centrales à énergie renouvelables, y compris pour des unités de plusieurs centaines de mégawatts.

A l’issue de l’accord intervenu pour permettre la reprise de l’usine du Sud dans des conditions acceptées par l’ensemble des parties en conflit, tout le monde s’est accordé pour demander à Elon Musk et Tesla d’apporter leur conseil en développement industriel.

Quelle idée lumineuse.

Et quelle bonne occasion de solliciter son expertise sur la pertinence d’un projet gazier en plein coeur de Nouméa …

PONTE DE CORAUX EN CALÉDONIE : le miracle annuel a eu lieu

La reproduction des coraux est un mécanisme mystérieux qui a longtemps été ignoré des scientifiques. Les coraux vivent fixés. La rencontre entre les mâles et les femelles étant compromise, une étonnante stratégie a été développée. Les gamètes, de couleur rouge sont largués dans l’eau, dans un spectacle très précisément chronométré, observé pour la première fois en 1981. 

Lundi matin, au fond de quelques baies de Nouméa, les vagues étaient rougies. Pollution ? Non, il s’agissait de ce miracle qui a lieu une fois par an, dans des conditions supposées mais pas vraiment connues : la reproduction des coraux.

Cette ponte se produit une seule fois dans l’année, au cours d’un processus nocturne de quelques heures seulement, dans une synchronisation parfaite entre tous les coraux d’une même espèce.

Le signal du largage des gamètes proprement dit pourrait être de type biologique, chimique ou physique Toutefois, toutes les synchronisations observées ayant lieu quelques jours après la Pleine Lune, les phases lunaires ont depuis longtemps été supposées comme déterminantes.

Ci-dessous, un magnifique reportage de Claude Bretegnier à qui le phénomène n’a pas échappé. Ce cameraman, l’un des plus talentueux de Nouvelle-Calédonie notamment en prises de vue sous-marines,  a réalisé les photos et la video  que vous pouvez visionner en cliquant sur l’image.

LA NOUVELLE CENTRALE ÉLECTRIQUE : ÉNERGIE FOSSILE, MAIS MODULABLE

Dans un communiqué, Nouvelle Calédonie Energie annonce le lancement prochain d’un appel d’offres pour la réalisation de la fameuse nouvelle centrale de 200 mégawatts.

« Suite à l’appel à manifestation d’intérêt lancé le 30 mars 2020, le Comité de Direction de Nouvelle-Calédonie Energie (NCE) a confirmé le lancement prochainement d’un appel d’offres pour la fourniture de puissance et d’énergie électrique par un producteur indépendant d’électricité (IPP « Independent Power Producer ») »… « L’offre correspondante devra intégrer la construction et l’opération des infrastructures nécessaires ainsi que l’approvisionnement en combustible ».

« L’appel à manifestation d’intérêt a permis de préciser les points suivants qui seront intégrés dans l’appel d’offresla centrale intégrée dans l’offre des candidats devra avoir une puissance de 200 MW et devra fournir 1 350 GWh par an environ ; les infrastructures devront être placées sur une ou plusieurs structure (s) flottante (s) ou lestée (s) sur le fond marin (Gravity Based structure) ; le combustible devra être le gaz naturel ; la centrale intégrée dans l’offre des candidats pourrait être amenée à moduler son régime de fonctionnement aux profits des énergies renouvelables disponibles sur le réseau calédonien ».

La SLN avait rendue publique sa préférence pour une solution gaz, probablement plus rapide à mettre en oeuvre. L’appel d’offres lancé par NCE et suivi avec attention par l’Etat qui semble s’être rangé aux arguments du métallurgiste, va dans ce sens.

La France était initialement … hostile aux projets gaziers, débattus en septembre dernier au Parlement Européen dans le cadre de la constitution du Fonds de Transition juste. Elle avait reculé devant la pression des pays dépendant du charbon, parmi lesquels la Pologne et l’Allemagne. Elle a même reculé jusqu’en Nouvelle-Calédonie …

CENTRALES À GAZ : L’EUROPE RÉTICENTE

A l’issue d’une forte opposition aux centrales à gaz, les députés européens son parvenus à un compromis. L’enjeu, bénéficier du Fonds de transition juste doté de 1.200 milliards FCFP. Le gouvernement français était opposé aux projets gaziers. Le groupe Renaissance (macronistes et associés) se battait depuis des mois pour exclure leur financement du Fonds de transition juste. Compte tenu de l’avis contraire de l’Allemagne et des pays de l’Est et du Sud, un compromis a finalement du être élaboré.

Le texte final pose le principe que les énergies fossiles sont exclues des financements prévus. Mais un projet de centrale au gaz peut bénéficier d’un financement dans certaines conditions. La première : être situé dans une région où le charbon domine. La seconde : adopter la meilleure technologie possible compatible avec la « taxonomie européenne », c’est-à-dire les activités éligibles aux financements verts.

Pour la Nouvelle-Calédonie, il n’est pas prévu l’intervention du Fonds Européen, et de toute façon, le territoire ne bénéficie pas des fonds structurels. C’est la défiscalisation métropolitaine qui constitue un levier important à sa réalisation. Pour l’heure, aucune décision définitive n’a encore été prise, et l’on semble s’orienter également vers un compromis entre les différentes technologies.

NOUVELLE CENTRALE : GAZ OU TRANSITION ÉCOLOGIQUE ?

La SLN préfère le gaz comme combustible alimentant la future centrale de production électrique qui sera essentiellement consacrée à l’alimentation de l’usine Doniambo. La problématique, pour la société métallurgique toujours en difficulté, demeure le coût de l’énergie. …  » pour la filiale de la compagnie tricolore Eramet, la seule voie permettant de réunir ces éléments est l’option d’une centrale électrique au gaz d’environ 200 mégawatts construite par un producteur indépendant d’énergie« , information donnée par le quotidien Les Nouvelles vendredi dernier. Une épine dans le processus de transition énergétique entamée de manière exemplaire par la Nouvelle-Calédonie.

C’est qu’en effet, en passant du fuel au gaz gaz, le coût de production de l’électricité diminue, mais en matière de développement durable, on remplacerait une énergie fossile par … une énergie fossile.

Dans « les sources d’énergie pour les Nuls » ont pourrait  ainsi trouver cette définition :
Le pétrole, le gaz naturel et le charbon sont des matières qui ont mis plusieurs centaines de millions d’années à se former dans le sous-sol de la Terre. On les appelle énergies fossiles, car elles sont issues de roches situées dans les grandes profondeurs terrestres. Leur particularité c’est qu’elles brûlent très bien : ce sont d’excellents carburants. Elles ont aussi l’avantage de pouvoir être facilement stockées et transportées, ce qui en fait des sources d’énergie pratiques à utiliser.

Mais elles présentent deux très gros inconvénients :

  • En brûlant, elles dégagent beaucoup de particules qui polluent l’atmosphère, dont le fameux dioxyde de carbone (CO2).
  • Leur quantité sur la Terre est limitée.

Certes, la décision n’est pas encore prise, et chacun des partenaires impliqués dans la construction de la nouvelle centrale donne son avis. Celui de la SLN est toutefois particulier, puisqu’elle serait également le client majeur.

En ce qui concerne l’Etat, grand promoteur de la transition énergétique après la fameuse COP 21, la préférence semble plus discrète. Est-ce que ce qui est vrai à Paris, ne le serait plus dans le Pacifique où les territoires français sont regardés avec beaucoup d’attention ?

Entre énergies fossiles et énergies renouvelables, ce sont probablement des positions qui, progressivement, se dévoileront dans un dossier lourd, coûteux, mais emblématique en matière de développement durable de la Nouvelle-Calédonie.

Ou alors, pour la transition écologique, un solution transitionnelle ?

Environnement : la province Sud restaure le maquis minier à l’Ile des Pins

Philippe Blaise, le premier vice-président de la province Sud et Françoise Suve, la présidente de la commission de l’Environnement visitent aujourd’hui l’Aire Éducative Environnementale de la tribu de Touété, à l’Ile des Pins, restaurée par les élèves du collège de Vao. Objectif : sensibiliser les jeunes à la protection de la biodiversité, et protéger le captage d’eau potable dégradé par les incendies.

SENSIBILISATION DES JEUNES
La visite sera suivie d’une plantation agroforestière organisée en partenariat avec Mickaël Sansoni, spécialiste de cette méthode d’exploitation agricole associant arbres et cultures.

En 2015, les élèves du collège de Vao engagés dans le projet Aire de gestion éducative (aujourd’hui Aire Éducative Environnementale) lancé par province Sud, avaient fait le constat que le site était impacté par de multiples feux de brousse causant une destruction de la couverture végétale, ainsi qu’une érosion des sols et une absence de filtration et de rétention de l’eau.

800 PLANTS MIS EN TERRE
En 2016, un projet de création d’une pépinière voit le jour porté par deux ambassadeurs Jeunesse et développement durable et le directeur des établissements catholiques de Vao grâce au financement du programme INTEGRE (Initiative des Territoires pour la Gestion Régionale de l’Environnement qui vise à promouvoir la gestion environnementale des zones côtières.

En 2017, une opération de restauration a été menée et en 5 jours, 800 plants ont été mis en terre.

MIEUX CONNAÎTRE LA RICHESSE FRAGILE DE LA BIODIVERSITÉ
Cette année, les élèves ont souhaité restaurer le site par la méthode de l’agroforesterie pratiquée par Mickaël Sansoni, agriculteur et agroforestier connu sur le territoire pour ce mode d’exploitation agricole qui associe arbres et cultures. Ce projet est un moyen de former les jeunes Kunié à cette technique de plantation qui se rapproche des champs traditionnels.

Ce projet vise à permettre aux collégiens de Vao d’acquérir des connaissances sur la biodiversité son rôle et ses enjeux, les sensibiliser sur les impacts des feux qui détruisent le site. Cela permet également d’aborder la problématique de l’eau. En effet, le site de Touété comprend un captage qui a fortement été impacté lors des incendies de 2016-2017. Aujourd’hui, la revégétalisation de cette zone est primordiale afin de protéger le captage et avoir une eau plus potable.

L’étude internationale Global Reef constate la bonne santé de nos récifs coralliens

La Fondation Living Oceans, créée par Khaled bin Sultan, a récemment terminé des recherches sur le terrain pour l’une des plus grandes études sur les récifs coralliens de l’histoire: l’expédition Global Reef. L’expédition a voyagé à travers le monde à bord du M / Y Golden Shadow pour observer certains des récifs les plus reculés de la planète. 

C’est en 2013 que Global Reef s’est positionné en Nouvelle-Calédonie et a passé au crible les récifs du nord et du sud entre octobre et novembre de cette année. L’étude s’est effectuée en lien avec l’IRD et des chercheurs du monde entier.

Les récifs calédoniens examinés sont jugés en bonne santé. Avec même des surprises, en particulier concernant la baie de Prony :

LE POURCENTAGE DE CORAIL VIVANT LE PLUS ÉLEVÉ
« La baie de Prony était le site le plus singulier étudié en Nouvelle-Calédonie. Compte tenu de sa proximité avec la Grande Terre et de sa sédimentation élevée, une faible couverture de corail vivant pourrait être escomptée. Étonnamment, les recherches ont révélé tout le contraire. La baie de Prony possédait le pourcentage de corail vivant le plus élevé observé par rapport aux autres endroits étudiés en Nouvelle-Calédonie.« 

DES NUTRIMENTS ISSUS DES RUISSELLEMENTS MINIERS
Et concernant les algues :  » Contrairement à ce qui avait été observé dans les atolls d’Entrecasteaux et le récif de Cook, les corallines encroûtantes n’étaient pas l’algue la plus présente dans la baie de Prony. Le gazon algal, le gazon algal avec sédiment et les macroalgues étaient les principales algues observées. Cette situation était inattendue compte tenu de l’important ruissellement issu des mines de nickel sur les collines entourant la baie de Prony. Le ruissellement apporte probablement de nouveaux nutriments dans l’eau, permettant aux algues charnues de prospérer.« 

DE L’ESPOIR POUR L’AVENIR DES RÉCIFS CORALLIENS
« La baie de Prony possédait l’une des couvertures de corail vivant les plus élevées jamais observées par la Global Reef Expedition. Compte tenu de la quantité de ruissellement de sels nutritifs et de sédiments observée dans la baie de Prony en raison des mines de cuivre avoisinantes, ce constat était inattendu », note le rapport. « Cela nous donne de l’espoir pour l’avenir des récifs coralliens, commente Alexandra Dempsey.

Qui est Khaled Bin Sultan ?
Khaled ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud, fils de l’ancien prince héritier et ministre de la défense Sultan, était le vice-ministre de la défense de l’Arabie saoudite. Passionné par les océans, il a fondé la Living Oceans Foundation.