Archives pour la catégorie culture

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS : CAILLASSER

Dans la chronique des mots du français de chez nous, en Nouvelle-Calédonie,  aujourd’hui, le verbe « caillasser ».

Caillasse a donné le verbe caillasser dont l’usage n’est pas différent de celui du français standard. Des bus ou des voitures caillassées, on en trouve sur le … Caillou comme dans l’hexagone.

Cependant, il existe localement des extensions qui nous sont propres. Caillasser peut exprimer de la puissance, de la force : « les piments oiseau, ça caillasse ». Ou encore de l’excès : « Les prix, dans le magasin untel, ça caillasse ».

On peut l’utiliser également de manière grivoise. Ainsi, un affreux macho pourra utiliser caillasser pour illustrer une relation intime avec sa dame de coeur !

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS : LE KETCHUP

Aujourd’hui : la sauce tomate en bouteille que beaucoup ajoutent à leurs aliments, dans les sandwichs ou dans certaines sauces, le ketchup.

D’abord d’où vient le mot ketchup ?

C’est à l’origine une sauce piquante indonésienne, appelée ké-tsiap, une sauce de saumure qui sert à l’assaisonnement, comme par exemple le nuoc-mam.

Ce sont des marins anglais et hollandais qui l’ont rapportée en occident à la fin du 17e siècle.

Les anglais, pour rendre la recette plus agréable au goût, y ont d’abord rajouté des champignons er des échalotes.

Vers 1800, on y inclus de la tomate. Et Henry John Heinz, créateur de la fameuse marque de ketchup y ajouta du sucre pour adoucir encore plus le goût de la sauce et faciliter sa conservation.

Le ketchup est connu maintenant pour être de la sauce tomate le plus souvent en bouteille.

Il peut également y avoir quelques confusions, entre les mots. Localement, j’entend.

Pour se faire faire un bilan de santé, on peut subir un check-up, d’ailleurs mot anglais admis dans le Larousse. Par extension, il s’agit d’un bilan. Le check up d’une voiture par exemple.

Mais il peut arriver que check up et ketch up soient l’objet d’une légère confusion. « Je vais à l’hôpital pour passer un ketch up« . Ce n’est certes pas fréquent ! Mais retenez cependant que check up et ketchup, ce n’est pas la même sauce …

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS – AUJOURD’HUI : « LA GRATTE »

 

NouméaPost reprend  la chronique de Gaby Briault sur RRB, « le français de chez nous », sur les mots particuliers utilisés dans la langue française telle qu’elle est parlée en Nouvelle-Calédonie : aujourd’hui, « la gratte».

Je vais aujourd’hui vous parler de la gratte. Dans le français standard et familier, une gratte peut être un petit profit, plus ou moins licite. C’est aussi une démangeaison, ou également, une guitare.

En Calédonie, la gratte, c’est une intoxication alimentaire, l’ichtyosarcotoxisme, la ciguatera, qu’on l’on contracte après avoir mangé un poisson réputé alors « gratteux ».

La gratte peut être plus ou moins prononcée, et fait l’objet d’une grande quantité de remèdes naturels. Il est fréquent de soigner la gratte avec du faux tabac, avec de l’écorce de badamier ou encore avec de l’écorce de pommier kanak.

Cette forme d’intoxication n’est évidemment pas propre à la Calédonie. Elle fait d’ailleurs l’objet de recherches médicales et pharmaceutiques pour la guérir, compte tenu des dommages économiques que cela fait peser sur la pêche.

J’ai trouvé dans un article sur la gratte que Thierry Lhermite et son épouse avaient « attrapé la gratte » et qu’ils en gardent, paraît-il, un souvenir cuisant. J’ai bien dit Thierry, pas Bernard …

COOPÉRATION ET FRANCOPHONIE : L’UNIVERSITÉ NATIONALE DU VANUATU SUR LES RAILS

 

C’est un acte de coopération important pour les relations entre la France, la Nouvelle-Calédonie, et l’archipel voisin :  des fonds français vont financer l’essentiel de la première tranche de l’Université Nationale du Vanuatu.

Cet investissement de 140 millions FCFP est en effet assuré pour 60% par une intervention de l’Agence Française de Développement, et à 25%, par la Nouvelle-Calédonie. Le reste est à la charge du Vanuatu.

Une signature officielle a eu lieu au gouvernement hier matin, entre le Premier ministre du Vanuatu, francophone, et le Président du gouvernement calédonien.

Par ailleurs, le Forum Francophone du Pacifique se déroulera cette année à Port Vila, et sera organisé avec le soutien de la Calédonie du 6 au 8 septembre.

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS : AUJOURD’HUI « LE GADIN »

NouméaPost reprend  la chronique de Gaby Briault sur RRB, « le français de chez nous », sur les mots particuliers utilisés dans la langue française telle qu’elle est parlée en Nouvelle-Calédonie : aujourd’hui, « gadin».

Le mot « gadin » existe dans le français standard familier. Ramasser ou prendre un gadin signifie dans le langage commun familier le fait de tomber par terre, de se casser la figure. Il a alors pour synonyme « gamelle ».

En Nouvelle-Calédonie, il en va autrement.

Certes, ici aussi, si on se casse la figure, on dit qu’on s’est pris un gadin. Mais si vous entendez qu’un chasseur s’est fait un gadin à la 270, cela ne veut surtout pas dire qu’il est tombé au km 270 !

Gadin, dans ce cas, signifie « cerf », un bon cerf rusa male ou femelle, adulte, qui peut courir et bondir vite sur ses 4 pattes. Quant à la 270, il s’agit du calibre d’un fusil de chasse très prisé localement.

En langage très familier, on dira « j’ai pété un gadin à 450 mètres, il sortait d’une grosse touffe de gaiacs ». Traduction : « Avec mon fusil, j’ai tiré sur un cerf qui sortait d’un gros bosquet composé de gaiacs et qui se trouvait à 450 mètres ».

Et si le chasseur n’indique pas la suite, c’est qu’il a mortellement touché le gibier. La suite, c’est le dépouillage, mais c’est aussi une autre histoire.

En tout cas, si vous avez du cerf à table, bon appétit !

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS : AUJOURD’HUI « LE CRABE »

NouméaPost reprend  la chronique de Gaby Briault sur RRB, « le français de chez nous », sur les mots particuliers utilisés dans la langue française telle qu’elle est parlée en Nouvelle-Calédonie : aujourd’hui, « le crabe ».

Dans le français standard, le crabe est le nom courant de plusieurs crustacés qui sont d’ailleurs directement désignés par leur nom. Les araignées de mer, les étrilles, les tourteaux sont des crabes mais généralement, au restaurant ou chez le vendeur de crustacés, on demande par exemple des étrilles ou des tourteaux.

En Nouvelle-Calédonie, un crabe est un crabe ! C’est soit un crabe de palétuvier, soit un crabe de cocotier, un crabe de terre ou encore un crabe batailleur.

La pêche aux crabes fait partie d’un mode de vie local. On peut ainsi pêcher « au trou », un exercice qui peut être périlleux quand on a le bras plongé dans le trou habitable du crustacé jusqu’à l’épaule. On peut pêcher au moyen de nasses (on dit aussi les « nazes »), piège dans lequel une fois entré, le crabe ne peut plus en sortir. On peut enfin « ramasser » des crabes, soit sur un platier –et il faut avoir, dans ce cas, une solide expérience et des yeux habitués-, soit dans la mangrove -et en Calédonie, on dit « dans les palétuviers »-.

Les anciens de Dumbéa qui pêchaient à l’embouchure de la rivière racontent qu’il y avait tellement de crabes qu’ils ne récoltaient que les pinces ! Et ce ne sont pas des histoires « à Jeulin » dont je vous parlerai bientôt !

Crabe peut être également utilisé au sens figuré. Chacun sait ou devrait savoir que les crabes se déplacent plutôt latéralement. On dit ainsi qu’un conducteur qui prend un virage en faisant déraper latéralement sa voiture, qu’il prend son virage « en crabe ». On peut dire également user du néologisme « crabiole ».

Quand on met les crabes dans un panier tressé, on constitue évidemment « un panier de crabes ». Mais l’autre signification de « panier de crabe », espace de querelles et de petits arrangements, est la même dans l’hexagone et en Calédonie. Preuve que si nous parlons un français régional, notre langue reste assise sur le français.

Lexique des mots caldiens : les « communards »

3ème chronique sur le lexique des mots caldiens (CALéDonIENS), les Calédoniens « non kanak » : les communards.

Communard a, en Calédonie, 3 significations : c’est un poisson du lagon, un sens qui s’ajoute a celui de révolté de la Commune de Paris, et à … A découvrir sur notre chaîne Youtube en cliquant sur la video qui suit (photo extraite du livre Poissons de Nouvelle-Calédonie des Editions Catherine Ledru)

LES MOTS CALDIENS : SUITE DE LA CHRONIQUE AVEC « LES ACHARDS »

La présentation des mots CALéDonIENS (contraction Caldiens) se poursuit. Après le « baby car » grâce auquel les lecteurs de noumeaPost ont pu connaître l’identité du Gi’s américain, créateur de ce moyen de transport original, c’est à présent « les achards » et leur histoire qui sont le sujet de notre chronique. A voir sur notre chaîne Youtube par un simple clic.

LES MOTS CALDIENS : UNE CHRONIQUE YOUTUBE AVEC, POUR DÉBUTER, « BABY CAR »

Caldien, c’est l’identité culturelle des Calédoniens, nés ici ou hors de Calédonie, ne se revendiquant pas de la culture kanak. Cette identité est développée dans le livre de Gaby Briault « Caldiens » (librairie Calédolivres).

Grâce à noumeaPost, tout le lexique du français régional de Nouvelle-Calédonie, la langue maternelle des Caldiens (les Calédoniens kanak possèdent leurs propres langues maternelles) sera décliné, contextualisé avec l’humour qui convient.

Aujourd’hui, sur la chaîne Youtube de noumeaPost, c’est le mot « baby car » qui est explicité.