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L’Actu du Mardi 21 avril 2015

Mardi 21 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Remboursement de la Cafat et du CHT par Wallis : près de 2,5 milliards. Les deux établissements respirent. La classe prépa aux études médicales de l’UNC est classée au premier rang national.

Métropole – Le fait marquant est pour moi la disparition de Richard Anthony. J’entends siffler le train, j’irai twister le Blues, j’irai pleurer sous la pluie on fait danser les sixties. 50 millions de disques vendus. Une parodie fameuse en Calédonie : j’entends corner le car, de François Ollivaud bien sûr.

 

L’Actu du lundi 20 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la nouvelle dégradation des installations de la Dec à Païta. Manque de vigilance, défaillance ou absence de dispositifs anti-intrusion ? La gendarmerie est pourtant à proximité. Le feuilleton du vandalisme en tout genre et de l’insécurité se poursuit. Insécurité routière, également, avec ce nouvel accident mortel au Mont Dore dans la nuit de vendredi à samedi.

Métropole – Le président de la République a communiqué sur Canal + dans une émission présentée à mi-chemin entre information et divertissement. Peu convaincant face aux jeunes, il a présenté le Front National comme l’adversaire aux prochaines échéances.

Sport – Rugby : finale de la Coupe d’Europe 100% française entre Clermont et Toulon. Foot : match nul entre Lyon et Saint Etienne : 2 partout. Hamilton vainqueur en F1 à Bahrein. 24 heures du Mans moto remportée par Susuki.  Tennis : Djokovic vainqueur du tournoi de Monte Carlo. Fed Cup, les française battues par les Tchèques.

L’Actu du week end 18-19 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est l’information sur les possibilités de choix monétaires de la Nouvelle-Calédonie : le maintien du franc CFP, le passage à l’euro, un alignement sur le système en vigueur pour le franc CFA, ou une monnaie propre à la Nouvelle-Calédonie, solution « souverainiste ». Il s’agit d’une simple information, mais qui suscite déjà des inquiétudes parmi la population parmi laquelle circulent déjà nombre de rumeurs.

Le projet de loi organique modifiant le régime des inscriptions électorales sera examiné le 29 juin prochain par le Sénat. Gaël Yanno actuellement en métropole a défendu l’avis exprimé par le Congrès auprès de la Ministre des Outre-mer.

Le Tribunal administratif a jugé conforme au droit l’annulation du permis de recherche concédé, puis annulé par la province sud sur le gisement « Prony-Pernod ». Ce jugement, la commission d’enquête en cours et les différentes déclarations accroissent la méfiance des investisseurs industriels.

Nouméa – Au sujet de la circulation au Rond Point Berthelot, « les points noirs, c’est vraiment aux heures de pointe » déclare la Maire de Nouméa …

Finalement, la mairie va revenir peu ou prou, au système en vigueur. Pas de changement.

Métropole – Le fait marquant est l’annonce par Manuel Valls de nouvelles mesures antiracistes et en particulier la qualification au pénal de faits de presse.

Sport – En Nouvelle-Calédonie, début de la 3ème manche relevant de la Coupe  du monde de nage en eau libre. En tennis, Gael Monfils accède aux demi-finales de Monte-Carlo après avoir battu Dimitrov, 11ème mondial. Ce week end, en moto, les 24 heures du monde avec Kawasaki en pôle. Egalement Grand Prix d’Argentine en GP. Première réunion hippique à l’hippodrome Henri Milliard samedi.

L’Actu du Jeudi 16 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la réunion menée par Yves Dassonville et Benoit Lombrière au Haut-Commissariat sur le thème de la monnaie et du crédit. Comme annoncé, cette réunion a été boycottée par le Rassemblement-UMP et l’UCF.

Métropole – Le fait marquant est la proposition du Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone d’instaurer le vote obligatoire en France. A gauche comme à droite les avis divergent.

Sport – Le PSG a été battu par Barcelone 3-1 à l’issue d’un match dominé par les espagnols.

L’Actu de Mercredi 15 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est l’opération de générosité en faveur des sinistrés de Pouébo et de Ouégoa. Des familles ont tout perdu, et la solidarité s’exerce pour le Vanuatu, mais bien évidemment pour les familles dans la détresse dans le nord.

Métropole – Le fait marquant est l’agression d’un policier à Dunkerque par un braqueur récidiviste qui l’a aspergé d’essence et l’a transformé en torche humaine. Ce qui rappelle la dangerosité de ce métier dont la presse évoque le plus souvent les déviances des ripoux qui ne sont que quelques uns parmi les milliers de fonctionnaires de police dévoués et honnêtes.

Sport – Le fait marquant est la défaite de Monaco sur penalty. Belle tenu de l’équipe de la Principauté. Le match retour promet d’être chaud.

L’Actu du Lundi 13 avril 2015

Lundi 13 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la déclaration de politique générale du nouveau Président du gouvernement Philippe Germain lundi après midi devant les membres du congrès.
Cette déclaration, selon les représentants de l’UCF et du Rassemblement-UMP, a été rédigée sans concertation et en dehors des règles habituelles de collégialité.
Côté Parti Travailliste en congrès ce week end, Louis Kotra Uregei a été réélu Président à l’unanimité.

MétropoleNicolas Sarkozy met en place les conditions d’une primaire ouverte, notamment à droite et au centre. Il a déclaré que rien ne devait contrarier les chances de l’alternance en 2017.

SportDisparition de Patrice Dominguez, figure du tennis français, champion de France, entraîneur, consultant. Foot : Marseille battu par Bordeaux qui jouait à domicile.

Pourquoi nous sommes sortis de l’Accord de Nouméa

L’Accord de Nouméa, qui « n’est que » la suite évoluée des Accords de Matignon, ne se réduit pas à un simple statut progressiste de la Nouvelle-Calédonie. Il est d’abord le fruit d’une négociation entre le FLNKS et le Rassemblement pour la Calédonie dans la République pour ramener la paix sur la territoire, après une guerre civile, des dizaines de morts, un effondrement économique et une absence de perspective.

Il existe donc deux composantes dans ces accords : ce que les « signataires » appellent « l’esprit des accords », et la traduction juridique de cet esprit qui est le statut de la Nouvelle-Calédonie et son architecture institutionnelle particulière.

Après le déchirement des loyalistes, eux-mêmes issus du Rassemblement, après le coup de force au sein de l’Union Calédonienne, après l’élection à l’allure de putsch du président et du vice-président du gouvernement, il reste le statut. L’esprit, lui, a été totalement absent de ce processus, un esprit caractérisé par deux concepts : le consensus et la collégialité. La lettre sans l’esprit, on est donc bien en dehors des Accords Matignon et Nouméa. Momentanément, ou définitivement ?

L’enjeu : la paix civile et sociale en Nouvelle-Calédonie.

Deux camps éclatés Les Accords avaient été conclus entre deux formations politiques, le RPCR et le Flnks, et l’Etat. Aujourd’hui, et c’est peu de le dire, le paysage politique binaire calédonien a été bouleversé.

Au FLNKS d’abord, avec l’antagonisme Union Calédonienne/Palika, né de la « prise » de la Province nord par Paul Néaoutyne en 1999. Ce n’est un secret pour personne : si le Parti Travailliste avait confirmé sa percée électorale en 2014 aux élections provinciales, Gilbert Tyuienon serait probablement Président de la province.

Le RPCR, lui, a vécu, dans sa forme originelle. Harold Martin, Philippe Gomes et Didier Leroux, regroupés dans l’Avenir Ensemble, s’étaient saisis du pouvoir en  Province sud en 2004. Puis Pierre Frogier avait pris les commandes du parti début 2005, bouleversement suivi par le départ de Jacques Lafleur et la renaissance du RPC par ses soins. La suite est encore plus compliquée : éclatement de l’Avenir Ensemble d’Harold Martin et création de Calédonie Ensemble de Philippe Gomes peu après la tentative d’éviction de Didier Leroux par Gomes aux élections législatives de 2007, puis éclatement du Rassemblement-UMP avec la création du Mouvement Populaire Calédonien par Gael Yanno et Sonia Backes en 2013.

Tout cela compliqué par les déchirement de l’UMP en métropole, la guerre fratricide entre Copé et Fillon, et ses conséquences locales.

Deux tentatives avortées de regroupement des loyalistes Le camp loyaliste déchiré a essayé par deux fois de se regrouper. Un première fois à l’issue des élections provinciales de 2008 avec le Front Républicain proposé par Pierre Frogier, et dont la chute du gouvernement Gomes provoquée par l’UC a sonné le glas. Une deuxième fois avec le récent et éphémère Contrat de Gouvernance Solidaire qui a rapidement dégénéré avec la mise en cause de Cynthia Ligeard par Calédonie Ensemble sur le dossier Prony-Pernod, le refus du Rassemblement-UMP/Front pour l’Unité et du RPC d’Isabelle Lafleur de voter de nouveaux impôts en décembre dernier, été enfin la chute du gouvernement Ligeard provoquée par la démission de la liste Calédonie Ensemble.

Mais au gré des mois, le puzzle des partis loyalistes a évolué. L’UCF (Union pour la Calédonie dans la France) regroupant, pour faire simple, Gael Yanno/Sonia Backes avec Isabelle Lafleur et Philippe Blaise, également dissident du Rassemblement-UMP, et le Rassemblement/Front pour l’Unité (Rump-Harold Martin-Didier Leroux) se sont rapprochés pour tenter de trouver une issue à la crise provoquée par la chute du gouvernement Ligeard.

Philippe Gomes et Calédonie Ensemble ont boudé cet appel pour fonder une nouvelle alliance avec le Palika et une partie de l’UC pour conquérir la présidence du gouvernement.

Aujourd’hui, les loyalistes sont déchirés. Et beaucoup prédisent que cette rupture sera durable.

Une absence de recherche de consensus Premier parti pris de cette nouvelle alliance : créer une majorité arithmétique pour prendre le pouvoir « à la hussarde », au sein d’une institution qui symbolise « l’esprit » des Accords : le gouvernement. Un gouvernement dont les « signataires » avaient pourtant voulu l’élection à la proportionnelle pour qu’il demeure, au delà des règles de fonctionnement, un espace de dialogue et de partage entre indépendantistes et non-indépendantistes.

C’est vrai que cette crise eût mérité un traitement plus profond, un processus évitant le retour à un rapport de force si préjudiciable au contexte créé par les Accords de Matignon. Une réunion du Comité des Signataires, élargie aux partis issus des signataires originels, aurait sûrement permis de trouver une solution plus consensuelle. Et plus durable. Pierre Frogier l’avait proposé, en vain.

La solution choisie ne fait que créer un rapport de force. Certes, d’aucuns diront qu’à la suite des démissions à répétition et du refus d’assumer les secteurs dévolus d’autorité des « ministres » Calédonie Ensemble dans le précédent gouvernement Martin, ce rapport de force avait déjà été établi. Mais aujourd’hui, les divisions sont plus graves, elles affectent les deux camps, alors que nous entrons dans les 3 dernières années avant le premier referendum.

Une collégialité disparue La collégialité n’est pas l’apanage de la seule assemblée que constitue le gouvernement calédonien. En revanche, dans l’esprit des Accords, cette collégialité reflète ce que doit être la recherche du consensus avant tout recours à la décision majoritaire.

Une procédure s’est donc instituée au cours des années au sein du gouvernement calédonien : l’examen en commun des dossiers et des questions pouvant engager l’institution, et, au cours d’un débat que se veut convivial et participatif, la recherche d’un accord de tous.

Compte tenu des premières décision individuelles du nouveau gouvernement – bureaux pour fonctionner, moyens de fonctionner davantage imposés que partagés, par exemple-, il semble bien que la collégialité sera réduite à sa plus simple expression, c’est à dire, dans l’esprit, absente. La déclaration de politique générale en est l’illustration. Peu importe que « les mêmes aient été reconduits », certain secteurs, comme la santé, ont changé de main. Et puis, le respect du principe oblige à la manière …

Cette déclaration de politique générale, acte important dans l’esprit de consensus et de collégialité, va probablement devenir un sujet de conflit et d’oppositions politiques exacerbées. Tout le contraire de ce que voulaient les signataires des accords.

En dehors des clous L’analyse aboutit à une conclusion sans appel. Pour l’heure, la vie politique calédonienne a tourné le dos à ce qui fut une exemple régional, et même, une inspiration démocratique : les Accords de Matignon, suivis des Accords de Nouméa.

Il en reste simplement la lettre : le statut si particulier, novateur en ce qu’il a de fédéralisme interne à la République, avec ses échéances brutales : le transfert des compétences, et notamment celles liées à l’audio-visuel et au contrôle des collectivités, et enfin les trois consultations de sortie de l’Accord de Nouméa. Avec des séquences qui vont susciter de prévisibles tensions, comme la fin du régime électoral discriminatoire, seulement admis par la Constitution et la Cour Européenne de Justice pour une période transitoire qui s’achèvera avec la Loi Organique.

Mais l’esprit s’en est allé.

Comment imaginer désormais d’autres modes de décision que le rapport de force ?

En 1982, le gouvernement Ukeiwé avait chuté par un renversement d’alliances au sein du camp non-indépendantiste. Et Jean-Marie Tjibaou avait été élu chef de l’Exécutif local.

Après l’échec de Nainvilles-les-Roches, en 1984, le statut Lemoine avait été adopté et imposé. Ce rapport de force avait fait exploser toutes les solidarités propres à un société de petite taille, toutes les digues du respect mutuel et de la démocratie. Le 18 novembre 1984, Eloi Machoro fendait l’urne de la mairie de Canala d’un grand coup de hache …

Rien de tel pour l’instant, bien sûr. Rien de totalement comparable, non plus. Juste que ce qui avait ramené la paix, la concorde ET le développement économique en Nouvelle-Calédonie étaient justement ces Accords qui viennent d’être foulés au pied. Pas le statut, l’esprit. Or le statut peut se décréter. Pas l’esprit.

L’Actu du Week end 11-12 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la déclaration de Charles Washetine, porte parole du Palika, qui a déclaré sur RRB que les indépendantistes avaient délibérément choisi Calédonie Ensemble en raison « de la proximité des idées sur la stratégie nickel et la fiscalité » avec ce parti. Une déclaration qui donne corps aux craintes affichées notamment par le Rassemblement-UMP et l’UCF.

Métropole – Le fait marquant est incontestablement la vente de 36 avions Rafale à l’Inde, avions construits en France pour être disponibles rapidement par l’aviation indienne. Les discussions se poursuivent pour la construction et la vente en Inde de plus de 100 autres avions, avec à la clé, un transfert de technologie.

Sport – Lundi matin pour nous, finale de la coupe de la Ligue entre le PSG et Bastia.

L’Actu de Vendredi 10 Avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la position de l’Etat sur les demandes du congrès d’inscrire automatiquement les natifs de Nouvelle-Calédonie sur la liste des votants au referendum de sortie de l’Accord de Nouméa. La modification de la loi organique sera soumise au Sénat en juin, puis à l’Assemblée nationale.

Le Rassemblement UMP et l’UCF de Sonia Backes et de Gael Yanno dénoncent une collusion entre le gouvernement socialiste, Philippe Gomes et le Palika pour les uns, contre la surdité du gouvernement après l’avis de congrès du territoire.

Métropole – Le fait marquant qui fait la Une de tous les journeaux est la suite au Front National des déclarations de Jean-Marie Le Pen en faveur du gouvernement de Vichy et contre les français issus de l’immigration. Marine le Pen demande à son père de s’écarter de la vie politique et s’opposera à ce qu’il mène la liste FN aux élections régionales dans la région PACA.

Sport – Ouverture des Océania de judo à l’Arène du Sud, avec la participation de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.