Archives pour la catégorie Actualités

Manquait plus que ça : Des roussettes porteuses d’un virus parfois mortel ! Et nous, on les mange !!

Découverte fortuite, mais découverte réelle : des roussettes du Parc Forestier étaient porteuses du virus Nipah.

L’étude des différentes communications sur le sujet incite à la prudence raisonnable : certes, le virus est transmissible à l’homme « par des contacts directs avec des déjection de l’animal » et au Bengladesh, « des personnes ont été affectées après avoir consommé du jus frais de palmier-dattier » infecté.

Rien de bien grave, donc, sinon qu’il n’existe aucun vaccin pour l’homme, et que « le tableau clinique chez l’homme va de l’infection asymptomatique à un syndrome respiratoire aigu et une encéphalite mortelle ». C’est très rassurant.

Alors bien sûr, il s’agit de roussettes du Parc Forestier. On ne sait pas encore ce qu’il en est pour les roussettes agrippées dans les nids bien de chez nous.

C’est juste important, parce qu’en Calédonie, ce n’est pas une question de « marcher dans des déjections », ou de « boire du jus frais de palmier dattier » : sur la Terre de Parole, Terre de Partage, les roussettes, c’est « miam miam » : ON LES MANGE …

Un espoir subsiste : avant de les boulotter, on les cuit.

L’Actu du Week end

Nouvelle-Calédonie – Ces deux derniers jours ont été marqués par la manifestation de 12.000 personnes réunies devant le Haut Commissariat à l’occasion de la venue du Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone.

Les élus du Rassemblement-UMP et de l’UCF ont boudé le discours du Président de l’Assemblée devant le Congrès, et ont préféré s’exprimer dans la rue.

Finalement, devant cette tension, et les risques qu’une telle situation peut porter pour l’avenir, Claude Bartolone, après consultation des différents mouvements politiques, a annoncé publiquement sur les ondes de RRB qu’il avait proposé au Président de la République et au Premier ministre de réunir un Comité des Signataires extraordinaire.

Cette réunion se tiendra fin mai, et dans tous les cas, préalablement à l’examen par le Parlement des modifications de la Loi Organique, et notamment des dispositions d’inscription automatique sur les listes électorales pour le referendum excluant les natifs de Nouvelle-Calédonie. Dispositions qui ont mis le feu aux poudres.

On se souvient que pour sortir de la crise gouvernementale et remettre sur les rails l’esprit des Accords,  Pierre Frogier avait écrit au Premier ministre pour proposer la réunion d’un Comité des Signataires extraordinaire. Pierre Frogier n’avait même pas reçu un accusé de réception du chef du gouvernement.

« Pierre Frogier n’est pas dans mon organisation politique, mais nous avons tous besoin de Pierre Frogier aussi. Et après tout, il a été l’un des premiers à dire « il y a un blocage, pourquoi ne pas avoir un moment de rencontre à Paris (un Comité des Signataires extraordinaire- ndlr) », a déclaré Claude Bartolone, ajoutant à l’égard du Sénateur Président du Rassemblement-UMP « On peut être parfois tort d’avoir raison trop tôt ! ».

L’Actu du Mardi 21 avril 2015

Mardi 21 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Remboursement de la Cafat et du CHT par Wallis : près de 2,5 milliards. Les deux établissements respirent. La classe prépa aux études médicales de l’UNC est classée au premier rang national.

Métropole – Le fait marquant est pour moi la disparition de Richard Anthony. J’entends siffler le train, j’irai twister le Blues, j’irai pleurer sous la pluie on fait danser les sixties. 50 millions de disques vendus. Une parodie fameuse en Calédonie : j’entends corner le car, de François Ollivaud bien sûr.

 

L’Actu du lundi 20 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la nouvelle dégradation des installations de la Dec à Païta. Manque de vigilance, défaillance ou absence de dispositifs anti-intrusion ? La gendarmerie est pourtant à proximité. Le feuilleton du vandalisme en tout genre et de l’insécurité se poursuit. Insécurité routière, également, avec ce nouvel accident mortel au Mont Dore dans la nuit de vendredi à samedi.

Métropole – Le président de la République a communiqué sur Canal + dans une émission présentée à mi-chemin entre information et divertissement. Peu convaincant face aux jeunes, il a présenté le Front National comme l’adversaire aux prochaines échéances.

Sport – Rugby : finale de la Coupe d’Europe 100% française entre Clermont et Toulon. Foot : match nul entre Lyon et Saint Etienne : 2 partout. Hamilton vainqueur en F1 à Bahrein. 24 heures du Mans moto remportée par Susuki.  Tennis : Djokovic vainqueur du tournoi de Monte Carlo. Fed Cup, les française battues par les Tchèques.

L’Actu du week end 18-19 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est l’information sur les possibilités de choix monétaires de la Nouvelle-Calédonie : le maintien du franc CFP, le passage à l’euro, un alignement sur le système en vigueur pour le franc CFA, ou une monnaie propre à la Nouvelle-Calédonie, solution « souverainiste ». Il s’agit d’une simple information, mais qui suscite déjà des inquiétudes parmi la population parmi laquelle circulent déjà nombre de rumeurs.

Le projet de loi organique modifiant le régime des inscriptions électorales sera examiné le 29 juin prochain par le Sénat. Gaël Yanno actuellement en métropole a défendu l’avis exprimé par le Congrès auprès de la Ministre des Outre-mer.

Le Tribunal administratif a jugé conforme au droit l’annulation du permis de recherche concédé, puis annulé par la province sud sur le gisement « Prony-Pernod ». Ce jugement, la commission d’enquête en cours et les différentes déclarations accroissent la méfiance des investisseurs industriels.

Nouméa – Au sujet de la circulation au Rond Point Berthelot, « les points noirs, c’est vraiment aux heures de pointe » déclare la Maire de Nouméa …

Finalement, la mairie va revenir peu ou prou, au système en vigueur. Pas de changement.

Métropole – Le fait marquant est l’annonce par Manuel Valls de nouvelles mesures antiracistes et en particulier la qualification au pénal de faits de presse.

Sport – En Nouvelle-Calédonie, début de la 3ème manche relevant de la Coupe  du monde de nage en eau libre. En tennis, Gael Monfils accède aux demi-finales de Monte-Carlo après avoir battu Dimitrov, 11ème mondial. Ce week end, en moto, les 24 heures du monde avec Kawasaki en pôle. Egalement Grand Prix d’Argentine en GP. Première réunion hippique à l’hippodrome Henri Milliard samedi.

L’Actu du Jeudi 16 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la réunion menée par Yves Dassonville et Benoit Lombrière au Haut-Commissariat sur le thème de la monnaie et du crédit. Comme annoncé, cette réunion a été boycottée par le Rassemblement-UMP et l’UCF.

Métropole – Le fait marquant est la proposition du Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone d’instaurer le vote obligatoire en France. A gauche comme à droite les avis divergent.

Sport – Le PSG a été battu par Barcelone 3-1 à l’issue d’un match dominé par les espagnols.

L’Actu de Mercredi 15 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est l’opération de générosité en faveur des sinistrés de Pouébo et de Ouégoa. Des familles ont tout perdu, et la solidarité s’exerce pour le Vanuatu, mais bien évidemment pour les familles dans la détresse dans le nord.

Métropole – Le fait marquant est l’agression d’un policier à Dunkerque par un braqueur récidiviste qui l’a aspergé d’essence et l’a transformé en torche humaine. Ce qui rappelle la dangerosité de ce métier dont la presse évoque le plus souvent les déviances des ripoux qui ne sont que quelques uns parmi les milliers de fonctionnaires de police dévoués et honnêtes.

Sport – Le fait marquant est la défaite de Monaco sur penalty. Belle tenu de l’équipe de la Principauté. Le match retour promet d’être chaud.

L’Actu du Lundi 13 avril 2015

Lundi 13 avril 2015

Nouvelle-Calédonie – Le fait marquant est la déclaration de politique générale du nouveau Président du gouvernement Philippe Germain lundi après midi devant les membres du congrès.
Cette déclaration, selon les représentants de l’UCF et du Rassemblement-UMP, a été rédigée sans concertation et en dehors des règles habituelles de collégialité.
Côté Parti Travailliste en congrès ce week end, Louis Kotra Uregei a été réélu Président à l’unanimité.

MétropoleNicolas Sarkozy met en place les conditions d’une primaire ouverte, notamment à droite et au centre. Il a déclaré que rien ne devait contrarier les chances de l’alternance en 2017.

SportDisparition de Patrice Dominguez, figure du tennis français, champion de France, entraîneur, consultant. Foot : Marseille battu par Bordeaux qui jouait à domicile.

Pourquoi nous sommes sortis de l’Accord de Nouméa

L’Accord de Nouméa, qui « n’est que » la suite évoluée des Accords de Matignon, ne se réduit pas à un simple statut progressiste de la Nouvelle-Calédonie. Il est d’abord le fruit d’une négociation entre le FLNKS et le Rassemblement pour la Calédonie dans la République pour ramener la paix sur la territoire, après une guerre civile, des dizaines de morts, un effondrement économique et une absence de perspective.

Il existe donc deux composantes dans ces accords : ce que les « signataires » appellent « l’esprit des accords », et la traduction juridique de cet esprit qui est le statut de la Nouvelle-Calédonie et son architecture institutionnelle particulière.

Après le déchirement des loyalistes, eux-mêmes issus du Rassemblement, après le coup de force au sein de l’Union Calédonienne, après l’élection à l’allure de putsch du président et du vice-président du gouvernement, il reste le statut. L’esprit, lui, a été totalement absent de ce processus, un esprit caractérisé par deux concepts : le consensus et la collégialité. La lettre sans l’esprit, on est donc bien en dehors des Accords Matignon et Nouméa. Momentanément, ou définitivement ?

L’enjeu : la paix civile et sociale en Nouvelle-Calédonie.

Deux camps éclatés Les Accords avaient été conclus entre deux formations politiques, le RPCR et le Flnks, et l’Etat. Aujourd’hui, et c’est peu de le dire, le paysage politique binaire calédonien a été bouleversé.

Au FLNKS d’abord, avec l’antagonisme Union Calédonienne/Palika, né de la « prise » de la Province nord par Paul Néaoutyne en 1999. Ce n’est un secret pour personne : si le Parti Travailliste avait confirmé sa percée électorale en 2014 aux élections provinciales, Gilbert Tyuienon serait probablement Président de la province.

Le RPCR, lui, a vécu, dans sa forme originelle. Harold Martin, Philippe Gomes et Didier Leroux, regroupés dans l’Avenir Ensemble, s’étaient saisis du pouvoir en  Province sud en 2004. Puis Pierre Frogier avait pris les commandes du parti début 2005, bouleversement suivi par le départ de Jacques Lafleur et la renaissance du RPC par ses soins. La suite est encore plus compliquée : éclatement de l’Avenir Ensemble d’Harold Martin et création de Calédonie Ensemble de Philippe Gomes peu après la tentative d’éviction de Didier Leroux par Gomes aux élections législatives de 2007, puis éclatement du Rassemblement-UMP avec la création du Mouvement Populaire Calédonien par Gael Yanno et Sonia Backes en 2013.

Tout cela compliqué par les déchirement de l’UMP en métropole, la guerre fratricide entre Copé et Fillon, et ses conséquences locales.

Deux tentatives avortées de regroupement des loyalistes Le camp loyaliste déchiré a essayé par deux fois de se regrouper. Un première fois à l’issue des élections provinciales de 2008 avec le Front Républicain proposé par Pierre Frogier, et dont la chute du gouvernement Gomes provoquée par l’UC a sonné le glas. Une deuxième fois avec le récent et éphémère Contrat de Gouvernance Solidaire qui a rapidement dégénéré avec la mise en cause de Cynthia Ligeard par Calédonie Ensemble sur le dossier Prony-Pernod, le refus du Rassemblement-UMP/Front pour l’Unité et du RPC d’Isabelle Lafleur de voter de nouveaux impôts en décembre dernier, été enfin la chute du gouvernement Ligeard provoquée par la démission de la liste Calédonie Ensemble.

Mais au gré des mois, le puzzle des partis loyalistes a évolué. L’UCF (Union pour la Calédonie dans la France) regroupant, pour faire simple, Gael Yanno/Sonia Backes avec Isabelle Lafleur et Philippe Blaise, également dissident du Rassemblement-UMP, et le Rassemblement/Front pour l’Unité (Rump-Harold Martin-Didier Leroux) se sont rapprochés pour tenter de trouver une issue à la crise provoquée par la chute du gouvernement Ligeard.

Philippe Gomes et Calédonie Ensemble ont boudé cet appel pour fonder une nouvelle alliance avec le Palika et une partie de l’UC pour conquérir la présidence du gouvernement.

Aujourd’hui, les loyalistes sont déchirés. Et beaucoup prédisent que cette rupture sera durable.

Une absence de recherche de consensus Premier parti pris de cette nouvelle alliance : créer une majorité arithmétique pour prendre le pouvoir « à la hussarde », au sein d’une institution qui symbolise « l’esprit » des Accords : le gouvernement. Un gouvernement dont les « signataires » avaient pourtant voulu l’élection à la proportionnelle pour qu’il demeure, au delà des règles de fonctionnement, un espace de dialogue et de partage entre indépendantistes et non-indépendantistes.

C’est vrai que cette crise eût mérité un traitement plus profond, un processus évitant le retour à un rapport de force si préjudiciable au contexte créé par les Accords de Matignon. Une réunion du Comité des Signataires, élargie aux partis issus des signataires originels, aurait sûrement permis de trouver une solution plus consensuelle. Et plus durable. Pierre Frogier l’avait proposé, en vain.

La solution choisie ne fait que créer un rapport de force. Certes, d’aucuns diront qu’à la suite des démissions à répétition et du refus d’assumer les secteurs dévolus d’autorité des « ministres » Calédonie Ensemble dans le précédent gouvernement Martin, ce rapport de force avait déjà été établi. Mais aujourd’hui, les divisions sont plus graves, elles affectent les deux camps, alors que nous entrons dans les 3 dernières années avant le premier referendum.

Une collégialité disparue La collégialité n’est pas l’apanage de la seule assemblée que constitue le gouvernement calédonien. En revanche, dans l’esprit des Accords, cette collégialité reflète ce que doit être la recherche du consensus avant tout recours à la décision majoritaire.

Une procédure s’est donc instituée au cours des années au sein du gouvernement calédonien : l’examen en commun des dossiers et des questions pouvant engager l’institution, et, au cours d’un débat que se veut convivial et participatif, la recherche d’un accord de tous.

Compte tenu des premières décision individuelles du nouveau gouvernement – bureaux pour fonctionner, moyens de fonctionner davantage imposés que partagés, par exemple-, il semble bien que la collégialité sera réduite à sa plus simple expression, c’est à dire, dans l’esprit, absente. La déclaration de politique générale en est l’illustration. Peu importe que « les mêmes aient été reconduits », certain secteurs, comme la santé, ont changé de main. Et puis, le respect du principe oblige à la manière …

Cette déclaration de politique générale, acte important dans l’esprit de consensus et de collégialité, va probablement devenir un sujet de conflit et d’oppositions politiques exacerbées. Tout le contraire de ce que voulaient les signataires des accords.

En dehors des clous L’analyse aboutit à une conclusion sans appel. Pour l’heure, la vie politique calédonienne a tourné le dos à ce qui fut une exemple régional, et même, une inspiration démocratique : les Accords de Matignon, suivis des Accords de Nouméa.

Il en reste simplement la lettre : le statut si particulier, novateur en ce qu’il a de fédéralisme interne à la République, avec ses échéances brutales : le transfert des compétences, et notamment celles liées à l’audio-visuel et au contrôle des collectivités, et enfin les trois consultations de sortie de l’Accord de Nouméa. Avec des séquences qui vont susciter de prévisibles tensions, comme la fin du régime électoral discriminatoire, seulement admis par la Constitution et la Cour Européenne de Justice pour une période transitoire qui s’achèvera avec la Loi Organique.

Mais l’esprit s’en est allé.

Comment imaginer désormais d’autres modes de décision que le rapport de force ?

En 1982, le gouvernement Ukeiwé avait chuté par un renversement d’alliances au sein du camp non-indépendantiste. Et Jean-Marie Tjibaou avait été élu chef de l’Exécutif local.

Après l’échec de Nainvilles-les-Roches, en 1984, le statut Lemoine avait été adopté et imposé. Ce rapport de force avait fait exploser toutes les solidarités propres à un société de petite taille, toutes les digues du respect mutuel et de la démocratie. Le 18 novembre 1984, Eloi Machoro fendait l’urne de la mairie de Canala d’un grand coup de hache …

Rien de tel pour l’instant, bien sûr. Rien de totalement comparable, non plus. Juste que ce qui avait ramené la paix, la concorde ET le développement économique en Nouvelle-Calédonie étaient justement ces Accords qui viennent d’être foulés au pied. Pas le statut, l’esprit. Or le statut peut se décréter. Pas l’esprit.