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COVID : LE DÉBUT DE L’ESPOIR EN CALÉDONIE

Le ralentissement de l’épidémie est-il une simple illusion ou un réel espoir de voir le bout du tunnel dans cette flambée épidémique du Covid qui déjà entraîné 201 Calédoniens dans la mort ? En tout cas, les statistiques éditées chaque jour comme une sinistre litanie semblent indiquer une amélioration de la situation sanitaire de la Nouvelle Calédonie : 20 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures hier, et un seul décès.

Jamais depuis ce 9 septembre où les autorités annonçaient l’apparition du variant Delta sur le territoire, puis les premiers décès, les chiffres n’ont été aussi bas. Certes, il faut encore attendre, aujourd’hui, demain et les jours à venir, pour que l’espoir se confirme.

Dans tous les cas, si effectivement la vague épidémique est en reflux, l’expérience des autres zones infectées, et particulièrement de la Polynésie, montre que les chiffres, y compris ceux des décès, ne diminuent que progressivement.

Mais des indicateurs fiables, parmi lesquels le nombre de vaccinations, rendent cet espoir fondé. En outre, d’une manière générale, les Calédoniens acceptent et appliquent plutôt avec sérieux les consignes de prévention.

Le seule interrogation qui demeure est l’éventuel rebond pouvant provenir d’un relâchement dû à l’allègement du confinement, ainsi qu’aux éventuels effets de la reprise de la vie scolaire. Mais là aussi, le sérieux semble être de mise.

Seul chiffre élevé : celui des patient en réanimation. Cependant, celui-là ne peut connaître une décrue soudaine. Les malades admis doivent malheureusement être soignés pendant plusieurs semaines pour la plupart d’entre eux. Mais au total, et si les Calédoniens continuent à se faire vacciner, le début de l’été qui s’annonce pourrait bien être aussi le début de l’espoir.

DATE DU RÉFÉRENDUM : VIVRE AVEC LE COVID OU PAS

En février, les indépendantistes font tomber le gouvernement Santa. Puis pendant 6 mois, laissent la Calédonie sans gouvernement de plein exercice, bloquant ainsi des décisions possibles, mais hors du champ des affaires courantes, pour combattre la menace du variant Delta. Le 8 avril dernier, ils demandent l’organisation d’un troisième référendum comme le permet la Loi Organique issue de l’Accord de Nouméa. Début septembre, à la tête du gouvernement, ils passent de la stratégie « covid free » à celle de la nécessité de vivre avec le Covid. Aujourd’hui, ils demandent le report du scrutin. Incohérences.

LE VIRUS DU COVID CIRCULERA TOUJOURS EN CALÉDONIE
L’arrivée du variant Delta à l’intérieur de nos frontières a changé la donne sanitaire, en Nouvelle Calédonie comme dans tous les pays du monde. C’est ce que signifie « vivre avec le Covid : il y est, il y restera !
Au sein de la population calédonienne comme ailleurs dans le monde, une partie de la population refusera obstinément de se faire vacciner. Environ 20%. Cette situation sera effective le 12 décembre 2021, comme au cours de l’année 2022 et les suivantes. Mais grâce à des médicaments comme le Molnupiravir, les effets du Covid seront réduits à ceux de la dengue, et peut être moins encore.

LE 12 DÉCEMBRE ET TOUS LES JOURS SUIVANTS
Selon les chiffres fournis quotidiennement sur l’épidémie du covid, celle-ci connaît une décrue sensible, même si le nombre d’admission en réanimation reste élevé. Ce résultat correspond au modèle mathématique établi récemment et constatant que la Calédonie avant franchi le pic épidémique.
Le territoire est ainsi logiquement sur la pente décroissante des infections, d’autant que la vaccination va bon train.

IL FAUT AJOUTER AUX « IMMUNISÉS » LE NOMBRE DE PERSONNES GUÉRIES
Après un inquiétant fléchissement, le rythme des vaccinations a en effet repris une courbe encourageante. Désormais, une majorité de Calédoniens de plus de 12 ans a été vaccinée, et plus encore, pour ce qui concerne ceux ayant reçu au moins une première dose.
A ces statistiques, il faut ajouter les personnes guéries, protégées par des anticorps produits naturellement, et qui devront, dans quelques mois, recevoir un « rappel » pour pérenniser cette immunité.
Au total, la population atteindra quasiment le taux maximal de vaccination, et restera, ici comme ailleurs, une frange irréductible.



AUCUNE RAISON DE REPORTER LE SCRUTIN …
Dans ces conditions, on voit mal pour quelles raisons objectives, la date du 12 décembre prévue pour le troisième scrutin référendaire devrait, a priori, être déplacé.
C’est qu’en effet, affirmer qu’il faut désormais vivre avec le virus, c’est admettre que la maladie ne sera jamais éradiquée, mais que ses effets sont durablement réduits. Ce sera le cas de la Nouvelle Calédonie en décembre prochain.

À L’EXCEPTION D’UN ÉVENTUEL REBOND DÛ À LA RENTRÉE SCOLAIRE
Le seul risque objectif resterait celui d’un rebond épidémique, faisant grimper drastiquement le taux d’incidence. Dans ce cas, il est vrai, des interrogations seraient légitimes.
C’est donc le système éducatif qui porte essentiellement le risque de la reprise de l’épidémie ou non. Les enseignants, les plus de 12 ans sont-ils tous vaccinés ?
Mais dans tous les cas, il y a fort à parier que dans les classes où un examen majeur n’est pas prévu, les parents, lorsque ce leur sera possible, préfèreront garder leurs enfants à la maison, histoire de voir comment la rentrée se passe.

RENAULT CHOISIT LE FINLANDAIS TERRAFAME POUR SON NICKEL DE BATTERIE

Photo Pro Argus

La société minière publique finlandaise Terrafame fournira à l’avenir à Renault du sulfate de nickel entièrement traçable pour les batteries de véhicules électriques. Ceci est prévu dans un protocole d’accord désormais conclu entre les deux sociétés.

RENAULT SÉCURISE SES APPROVISIONNEMENTS EN BATTERIES ÉLECTRQUES
Avec cet accord, le Groupe Renault s’assure un approvisionnement annuel en sulfate de nickel de Terrafame jusqu’à 15 GWh de capacité de batterie. Bien que Renault ne fabrique pas lui-même les cellules de batterie, il avait annoncé fin juin dans le cadre de sa présentation de stratégie vouloir approfondir la chaîne de valeur des voitures électriques à batterie. Cela inclut, par exemple, la création du cluster de production eMobility « ElectriCity » dans le nord de la France – mais aussi deux accords importants sur les batteries. Premièrement, Envision AESC construira une usine de cellules de batterie à Douai près de l’usine ElectriCity de Renault et produira des cellules pour la société française. Renault souhaite également développer et fabriquer des batteries spéciales hautes performances avec la start-up française Verkor.

TERRAFAME ET TRAFIGURA
Le producteur finlandais de nickel, Terrafame, connu pour son engagement éco-responsable, avait annoncé le 18 septembre 2020 que son site européen de fabrication de batteries serait opérationnel début 2021. C’est donc chose faite. L’usine de sulfate de nickel sera la plus grande à l’échelle mondiale, avec une capacité de production de 170.000 tonnes par an, soit de quoi produire 1 million de batteries de véhicules électriques. Le sulfate de nickel hexahydraté produit présentera une empreinte carbone inférieure de 60 % aux standards actuels de l’industrie.

Dans sa « Financial Review 2020 » parue en mars 2021, la société finlandaise indique que son actionnariat est pour l’instant réparti de la manière suivante : Finnish Minerals Group 67.2 % Galena Funds (Trafigura) 31.1 % Sampo plc 1.7 %.

Dans le futur, indique le rapport, Finish Mineral Group’s holding pourrait descendre au plus bas à 50,1%, si Trafigura et Sampo, lesquels ont largement financé l’usine, transformaient leur prêt en actions, ce qui porterait leurs parts à 45% pour Galena-Trafigura, et à 5% pour Sampo.

POLITIQUE : LE PHÉNOMÈNE ZEMMOUR VA AVOIR DES CONSÉQUENCES POUR LA NOUVELLE CALÉDONIE

Tout ce que compte la France comme états majors politiques est actuellement sens dessus dessous avec l’ascension fulgurante d’un écrivain-commentateur-polémiste non issu du sérail, Eric Zemmour. Alors qu’il ne s’est pas déclaré candidat, et initialement crédité dans les sondages de 3%, il a, en un mois, dépassé tous ses concurrents potentiels pour être second à 17% d’intentions de vote, derrière Emmanuel Macron ! Tout le monde s’accorde à considérer que les sondages ne font pas une élection, mais tout de même : cette progression constitue un phénomène du genre. La Calédonie n’en sera pas épargnée. Zemmourfolie.

LE CANDIDAT DES DROITES
Et si Zemmour, qui se réclame du RPR 1990, celui qui avait inscrit l’arrêt de l’immigration dans son programme, du général de Gaulle qui refusait que Colombey-les-deux-Eglises devienne un jour Comlombey-les-deux-Mosquées, et qui connaît bien Marine Le Pen et Robert Ménard, s’imposait comme le candidat des droites françaises aux prochaines présidentielles ? Et si ? Et si ?
Pour l’heure, Zemmour ne s’est pas déclaré candidat, quoiqu’il ait déclaré dans une interview récente : « je suis le candidat de … ». Il n’empêche. Partout, ses réseaux s’installent. Des élus sont démarchés pour obtenir les 500 parrainages. La Calédonie n’en sera pas épargnée.

RAVIR LES VOIX DE MARINE LE PEN EN CALÉDONIE
Lors des dernières élections présidentielles, Marine le Pen avait fait « un carton » sur le territoire. Zemmour envisage probablement de récupérer cette mise, comme dans tout l’Outre mer et en France métropolitaine.

Son intrusion locale dans la prochaine présidentielle ne fait aucun doute. Sera-ce un feu de paille ?

UN NOUVEL ACTEUR DANS LA VIE POLITIQUE CALÉDONIENNE ?
D’abord, non, si par extraordinaire, il était finalement élu Président de la République.

Ensuite, non, parce que élu ou pas, son empreinte durera au moins jusqu’aux élections législatives. De quoi faire émerger des personnalités politiques locales. Nouvelles ou pas.

Pour ce qui concerne le référendum, la question ne se pose guère. Eric Zemmour se prononcerait sans aucun doute pour le maintien de la Nouvelle Calédonie dans la République. Mais au lendemain, et alors que la perspective de l’indépendance risque de s’estomper, toutes les cartes politiques calédoniennes seront rebattues, notamment pour les législatives. Et pour les provinciales qui seront issues d’un futur nouveau statut. En cas de victoire du « non ».

PASS SANITAIRE À PARTIR DE LUNDI ET COUVRE FEU À 22 HEURES

Le gouvernement et le Haut Commissariat ont annoncé la mise en place d’un pass sanitaire pour les plus de 18 ans dès lundi prochain.

On distingue :
les activités avec pass sanitaire : restaurants, salles de sport commerciales, musées et établissements culturels, services à la personne, transport, marchés (dès le 9 octobre),
les activités sans pass sanitaire : celles autorisées actuellement, les commerces, les rayons non essentiels des grandes surfaces, les services à la personne,
les activités réglementées : loisirs nautiques individuels, activités physiques en milieu ouvert de moins de 10 personnes, les cérémonies coutumières, les cultes pour moins de 10 personnes, la chasse et la pêche
les activités interdites : nakamals, bars et discothèques, la navigation de plaisance, les salles de jeux, bingos, casinos, les installations sportives et de loisirs, les activités physiques collectives et les rassemblements de plus de 10 personnes.

Le port du masque demeure obligatoire.

Le couvre feu demeure, mais à partir de 22 heures

UN SONDAGE PLACE ZEMMOUR EN SECONDE POSITION DES PRÉSIDENTIELLES !

Panique dans tous les états majors politiques. Toute la presse française s’en fait évidemment l’écho. Pour la première fois dans la pré-campagne présidentielle, Eric Zemmour précède tous ses concurrents et se retrouve derrière Macron au premier tour ! Revue de presse.

LE FIGARO – « Pour la première fois depuis avril 2013, Marine Le Pen n’est pas donnée au second tour de la présidentielle dans un sondage. L’essoufflement de ses soutiens depuis l’échec de son parti à conquérir une région lors des dernières élections locales, conjugué à la dynamique fulgurante qui porte l’essayiste Éric Zemmour ont conduit à ce que leurs deux courbes se croisent, ce mercredi, dans un sondage Harris Interactive pour l’hebdomadaire Challenges« .

LCI – « Pas encore candidat, mais déjà au second tour. Un sondage Harris Interactive pour Challenges dévoilé ce mercredi 6 octobre qualifie pour la première fois Éric Zemmour pour un duel hypothétique avec Emmanuel Macron.
D’après ce sondage, le polémiste serait susceptible d’obtenir 17% des voix au premier tour, devançant Marine Le Pen (15%) dans l’hypothèse d’une candidature, à droite, de Xavier Bertrand (13%). Ce scénario prévaudrait d’ailleurs quel que soit le candidat de la droite.
Emmanuel Macron arriverait en tête du premier tour avec 24% des intentions de vote
« .

EUROPE 1 – « Dans le détail, Emmanuel Macron arriverait donc en tête au premier tour, suivi d’Éric Zemmour qui signe la progression la plus importante de toutes les personnalités testées, puisqu’il n’était qu’à 7% des suffrages le 8 septembre (et pas testé auparavant). Vient ensuite Marine Le Pen, puis Xavier Bertrand, dans l’hypothèse où il serait le candidat de la droite (là aussi, LR n’ayant pas encore désigné son candidat officiel, il ne s’agit que de suppositions).
Si on s’intéresse au profil des sondés qui répondent voter pour Éric Zemmour, 30% d’entre eux avaient voté Marine Le Pen au premier tour en 2017, 31% François Fillon, 6% Emmanuel Macron et 3% Jean-Luc Mélenchon. Les hommes sont sur-représentés dans l’électorat potentiel du polémiste à la droite de la droite (21%), tout comme les plus de 50 ans (20%), les catégories aisées (18%) et les inactifs (18%). Par ailleurs, les sondés qui penchent pour Éric Zemmour sont 75% à se dire « sûrs » de leur choix ».
<ci-dessous, l’émission d’Europe 1 consacrée à ce sujet>


LE POINT – « Où s’arrêtera l’ascension d’Éric Zemmour ? Alors que le polémiste n’a toujours pas officiellement déclaré sa candidature, il est désormais en bonne position pour se qualifier au second tour face à Emmanuel Macron, selon un sondage Harris Interactive publié par Challenges ce mercredi. Depuis le dernier sondage, il progresse de quatre points et enregistre 17 % des intentions de vote, devançant Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national (15 %, – 13 points depuis l’été).
C’est donc lui qui affronterait Emmanuel Macron, crédité de 24 % au premier tour, si la présidentielle avait lieu cette semaine. Challenges explique que le polémiste a plus que doublé son score en moins d’un mois, devançant chaque semaine un nouveau prétendant à l’Élysée »
.

LES AUTRES CANDIDATS
Toujours selon ce sondage réalisé entre le 1er et le 4 octobre, Jean-Luc Mélenchon recueillerait 11% des voix, contre 6% pour Anne Hidalgo (PS) et Yannick Jadot (EELV). Dans l’hypothèse où le candidat de la droite serait Valérie Pécresse ou Michel Barnier, il ou elle arriverait au même niveau ou derrière Jean-Luc Mélenchon. Dans l’hypothèse où Eric Zemmour se hisserait au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait à 55% des suffrages.

ILES LOYAUTÉ : LES LIMITES DE LA RÉPUBLIQUE

On sentait bien qu’elle aurait préféré être loin du studio, ce soir là sur le plateau télé, Omayra Naisseline, 3e Vice-présidente de la Province des Iles Loyauté. La question de Lorelei Aubry venait de parvenir à ses oreilles : « on a envie de connaître votre position sur les propos de votre beau frère Henri Naisseline contre la campagne de vaccination« . De l’explication embarrassée et circonvolutive de l’élue, on a tout de même compris que les institutions pouvaient prendre des décisions, mais qu’aux Iles Loyauté, quand un chef parle, les élus doivent acquiescer …

La chose n’est pas nouvelle. Le président de la province des Iles avait du subir l’arrêt des vols vers Lifou, décrété par les grands chefs de l’île lors de la première crise sanitaire. Mais il est vrai que Lifou, Maré et Ouvéa n’ont quasiment pas été colonisées, et que l’autorité coutumière y a gardé une grande force.

En tout cas, en cette circonstance, étalée devant les caméras de télévision, tout les Calédoniens ont pu se rendre compte que les élus de la République des Iles filaient tout de même doux devant leurs, ou les, grands chefs !

Certains petits esprits pourraient faire remarquer que la liberté de circuler, et la réglementation sanitaire relèvent, pour l’une, de l’Etat, pour l’autre, du gouvernement Mapou. Les pôvres. Aux Iles, ce que le grand chef veut, l’élu le veut. Des fois qu’un oukase d’exclusion tombe de la grande chefferie !

Celle de Guahma, d’ailleurs, est particulière en matière de pieds de nez. Au fronton des valeurs d’hier : la liberté de se faire vacciner ou non. Et avant hier, l’expulsion de Roh-Maré sans autre forme de procès de plusieurs dizaines de sujets, dont la plupart sont toujours à Nouméa ! Et pour couronner le tout, ce qu’oublient rapidement quelques loyalistes prompts à critiquer la chefferie du district : ce dernier a été le seul de Calédonie à prôner le « non » au dernier référendum.

La démocratie a du bon. La République aussi. Mais beaucoup oublient qu’avant la colonisation, les aires, sous l’autorité d’un grand chef, étaient ce que les Canadiens appellent « les premières nations » : une géographie, une langue, une organisation sociale, une classe dirigeante. Beaucoup l’oublient, sauf les « sujets » des Iles Loyauté …

PANNE MONDIALE DE FACEBOOK WHATSAPP INSTAGRAM MESSENGER

Les réseaux Facebook, WhatsApp, Messenger et Instagram sont pour l’heure en panne. C’est le site spécialisé downdetector.com qui l’indique, après avoir reçu plus de 50 000 rapports d’incidents de la part d’utilisateurs incapables de se connecter aux différentes applications, ainsi qu’à Facebook Messenger.

Facebook n’a pas immédiatement pu expliquer l’origine de la panne, ni donner une estimation de temps avant un retour à la normale, se bornant à déclarer : « Nous nous efforçons de rétablir la situation aussi rapidement que possible et nous vous prions de nous excuser pour tout désagrément ».

L’ÉVÉNEMENT : ÉLIE POIGOUNE « JE SUIS PERSUADÉ QUE LA FRANCE DOIT CONTINUER À RESTER ICI »

C’est un portrait événement que Gilles Ménage a réalisé en radio. Celui d’Elie Poigoune, l’une des personnalités marquantes de ces 50 dernières années. Animateur du Groupe 78, participant à la création du Palika, il avait été un pourfendeur de la colonisation, connaissant, pour cette raison, la prison calédonienne par deux fois. Professeur de mathématiques estimé de ses élèves, il a marqué le difficile domaine de la réussite scolaire par la réalisation d’un tutorat cité comme modèle, et grâce au soutien duquel des dizaines d’étudiant provenant de milieux très modestes, notamment Kanak, ont accédé au baccalauréat.

Longtemps président de la Ligue des Droits de l’Homme, ses positions humanistes et non partiales ont confirmé le respect qu’inspire l’homme humble qu’il est toujours resté, mais dont l’activité altruiste devrait servir d’exemple à beaucoup.

Aujourd’hui, Elie Poigoune tire un bilan sans complaisance de toutes ces années où la « lutte » s’est aussi confrontée à la réalité démocratique, sociale, culturelle, économique.

Au fil des années, il a perçu les valeurs de la République, des valeurs profondes qu’il sait contextualiser. « Les relations étaient un peu dures au début, mais parce que c’était d’autres époques d’autres manières de voir les choses les choses ont beaucoup évolué et je pense que c’est de cela qu’il faut tenir compte« .

Mais au bout de ces cinquante ans de cheminement, d’expériences humaines, de distinction entre l’utopie des idéologies, et les aspirations quotidiennes « des gens », il fait le constat que « nous les Kanak, on a besoin d’un grand pays comme la France, un grand pays frère je suis persuadé que la France doit continuer à rester ici. »

Ce chemin n’est pas sans rappeler celui d’Aimé Césaire, chantre de la décolonisation et de la négritude, poète et homme politique luttant pour l’indépendance des Antilles avant de considérer que, tout compte étant fait, l’autonomie au sein de la République conjuguait au mieux les aspirations et l’intérêt de son peuple.

Pour la première fois, publiquement, Elie Poigoune livre une telle réflexion : … « je suis quelqu’un qui ne crache pas dans la soupe. J’étais quelqu’un indépendantiste, mais on ne peut plus dire que la Nouvelle Calédonie peut être indépendante« .

Altruiste et humaniste, Elie Poigoune l’est et le reste. « La société calédonienne, elle est faite de plusieurs populations qui sont venues ici et qui ont construit leur vie et qui ont construit de belles choses. Moi je n’ai pas envie de détruire tout ça, j’ai envie qu’on puisse trouver une situation où les gens se sentent bien, ne se sentent pas menacés, ne se sentent pas exclus, ne se sentent pas étrangers ici parce que certains disent que ce sont des étrangers et qu’il faut qu’ils repartent chez eux. Non. On est tous d’ici et il faut qu’on construise notre vivre ensemble. C’est le challenge qui nous est donné et je pense que c’est notre challenge à tous. »

Ce sera désormais son combat, après le passage de témoin à la présidence de la Ligue des Droits de l’Homme. Il s’engage sur ce challenge : « Les quelques années que je vais vivre, je vais consacrer mon énergie pour parvenir à ça si c’est possible. Je suis persuadé que c’est possible.« 

COVID : DEMANDE D’AUTORISATION D’UN MÉDICAMENT ORAL AMÉRICAIN

Nous l’avions noté, dans un article du 9 septembre dernier, parmi les médicaments faisant l’objet de recherches et d’essais cliniques : le molnupiravir vient de faire l’objet d’une demande d’autorisation de mise sur le marché américain par son fabriquant, Merck, également appelé MSD hors de USA.

Selon ce laboratoire, ce médicament développé avec la société de biotechnologie Ridgeback Biotherapeutics, permet de diviser par deux les risques d’hospitalisation et de décès, chiffre fondé sur les résultats d’un essai clinique. Durant l’essai clinique mené sur 775 personnes, le taux d’hospitalisation ou de décès chez les patients ayant reçu le médicament était de 7,3 %, contre 14,1 % chez ceux ayant eu un placebo.

Si elle est autorisée, cette pilule antivirale appelée le molnupiravir serait le premier médicament de ce type à être mis sur le marché pour traiter le Covid-19, ce qui constituerait une avancée dans la lutte contre la pandémie.