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LES INDÉPENDANTISTES DEMANDENT UN RACHAT DE 100% DE VALE NC PAR LA SPMSC, LES LOYALISTES RÉAGISSENT ET DEMANDENT LA FINALISATION DU RACHAT EN COURS, arrestations près de l’usine du Sud

L’actualité du week end a été marquée par les prolongements politiques des questions de la reprise de l’usine du Sud et de l’imminence de la cessation de paiement de la SLN.

Du côté des indépendantistes, un rassemblement organisé à Ponérihouen entre le FLNKS et les organisations impliquées dans les actions contre l’usine du Sud s’est notamment exprimé en faveur de la reprise de Vale NC par la SPMSC. Cette société est constituée par les trois provinces dont la province Sud qui en détient 50% ainsi que la présidence. Pour les indépendantistes, le SPMSC devrait détenir 100% du capital de la société de reprise. Et donc en assurer proportionnellement le paiement. Lire notre article.

Dès dimanche midi, les Loyalistes au grand complet réagissaient. Pour eux, cette solution « abracadabradantesque » montre que les discussions avec les indépendantistes ont trouvé leur limite de crédibilité. Ils veulent donc finaliser dans les meilleurs délais la reprise de l’usine du Sud par Prony Resources et demandent à l’Etat de libérer les accès des sites miniers et d’assurer l’ordre et la sécurité.

Les Loyalistes demandent également la réunion d’urgence à Nouméa d’un Comité des Signataires. Hier soir, sur NC1ère, le 2e Vice président du FLNKS a confirmé que le Front refuserait toute réunion tant que la question de l’usine du Sud ne serait pas résolue.

Hier soir, au micro de Nadine Goapana sur le plateau de NC1ère, Mickael Forest, Vice président du FLNKS, a annoncé le dépôt prochain d’une motion de censure contre le gouvernement Santa. Lire notre article.

Plusieurs personnes ont été arrêtées par la gendarmerie près de l’usine de Prony dans la nuit de vendredi à samedi. L’une d’entre elle a été retenue en garde à vue, des éléments à charge pouvant être retenus à son encontre. En signe de protestation, quelques barrages avaient été édifiés sur la route de Yaté dont certains constitués par des arbres adultes abattus, mais ont pu être dégagés.

Trois nouveaux cas de Covid « faiblement positifs » ont été détectés parmi les personnes placées en quatorzaine. Elles ont été conduites à l’unité Covid-19 du Médipôle.

La Direction des Finances Publiques alerte sur des courriers de nature frauduleuse invitant des entreprises à communiquer des informations comptables et financières.

MOTION DE CENSURE ANNONCÉE CONTRE LE GOUVERNEMENT CALÉDONIEN

C’est l’information dévoilée par Mickaël Forest, 2e Vice-président de l’Union Calédonienne et membre du Bureau Politique du FLNKS interviewé hier soir par Nadine Goapana sur NC1ère : une motion de censure va être déposée pour faire tomber le gouvernement Santa. Quand ? Le responsable indépendantiste ne l’a pas indiqué. Mais cette initiative devrait évidemment être prise dans les jours prochains.

QUI VA VOTER LA MOTION DE CENSURE ?
La censure du gouvernement est régie par les dispositions de l’article 95 de la loi organique. Celles ci disposent que la dite motion doit être signée par un cinquième au moins des conseillers, condition largement remplie par le nombre de membres indépendantistes.

Le Congrès se réunit deux jours francs après le dépôt de la motion. Seuls sont recensés les votes favorables à la censure qui doivent atteindre la majorité absolue des membres de l’assemblée.

Dans la composition actuelle du Congrès, les indépendantistes ne disposent que de 26 sièges. Mais depuis le 22 juillet dernier, un nouveau groupe a été déclaré au Congrès. Il comprend l’ex groupe UC-FLNKS-Nationalistes augmenté des 3 élus de l’Eveil Océanien. Pour que la motion de censure soit adoptée, il faudra que cette nouvelle majorité la vote. Autre inconnue, la position de Calédonie Ensemble.

En cas de vote de la censure, et avec la majorité au gouvernement et au Congrès, ce serait virtuellement l’An 1 de Kanaky, et la validation toutes les opérations menées par les indépendantistes contre l’usine du Sud et la SLN.

L’ABSENCE DE PROGRAMME INDÉPENDANTISTE
Si la motion aboutissait, Mickaël Forest a donné quelques éclairages sur les perspectives qui seraient alors ouvertes. Façon de parler, bien sûr, parce qu’il apparaît qu’en dehors de la dialectique habituelle du FLNKS, le projet navigue entre le flou, l’irréalisme et l’illusion !

Sur la question de Nadine Goapana concernant la faillite de la Cafat en cas de fermeture des usines et le financement du chômage, la réponse a été que « nous avons la compétence au niveau de l’emploi« . Pour le financement de la Cafat, « il faut savoir se faire mal » estimé le Vice-président du FLNKS, évoquant la « fuite des capitaux » et « toute la manne financière qui circule dans le pays« . Pour les chômeurs, un plan de relance pourra évidemment contribuer à résoudre leur problème.

Quant aux financements extérieurs éventuels, une recherche … régionale serait faite, en plus de l’Europe et du monde ! Le Vanuatu et Fidji à l’aide de la Calédonie ? Le budget total du Vanuatu équivaut à peu près à celui du Médipôle …

Pour le reste, le FLNKS envisagerait de s’adresser à l’ONU pour « aider la France à prendre ses responsabilités« . On croit rêver.

Devant de telles affirmations, les téléspectateurs sensés ont du rester sans voix. Le seul mérite de toutes ces invraisemblances, c’est de faire mieux comprendre l’hypothèse de Kanaky.

LE PRÉSIDENT DU SÉNAT VA DIRIGER UNE MISSION SPÉCIFIQUE SUR LA CALÉDONIE

C’est le site d’Info Public Sénat qui l’annonce : « Gérard Larcher va présider une mission spécifique sur la Nouvelle-Calédonie ». « Embourbée dans son processus politique, la Nouvelle-Calédonie est en proie, depuis quelques semaines, à de vives tensions entre loyalistes et indépendantistes autour de la reprise d’une usine de Nickel. Au Sénat, une mission spécifique sera constituée sur ces enjeux à la fin du mois, elle sera présidée par Gérard Larcher. »

Selon le site, Sébastien Lecornu aurait lui-même évoqué cette initiative devant un groupe de sénateurs de la délégation sénatoriale aux Outre-Mer.

Contacté par publicsenat.fr, le cabinet du président du Sénat confirme que Gérard Larcher prendra bien la tête d’un « groupe de contact » sur la Nouvelle-Calédonie. La composition de cette mission sera connue à la fin du mois. D’ores et déjà, l’entourage du président du Sénat, indique que le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu sera auditionné ainsi que des experts de la filière du Nickel.

Dans un communiqué de presse diffusé le 10 décembre dernier, Gérard Larcher s’était exprimé sur la situation en Nouvelle-Calédonie. « Les enjeux liés à la filière nickel sont essentiels pour l’économie calédonienne, mais ils ne doivent pas faire passer au second plan la poursuite de ce dialogue qui est primordiale pour définir l’avenir que les Calédoniens se choisiront. Chacun sait, en Nouvelle-Calédonie, combien l’usage de la force est une dangereuse impasse »

On devrait en savoir davantage à la fin janvier.

LE PREMIER MINISTRE ÉVOQUE LA CALÉDONIE DEVANT LE SÉNAT

Jean Castex, le Premier ministre, a évoqué la situation de la Calédonie devant le Sénat, et en particulier, celle de l’usine du Sud et de la SLN. Répondant à la question d’un Sénateur relayant celle de Gérard Poadja, il a déclaré : « Le projet de reprise a fait l’objet d’une opposition violente qui a conduit à des troubles très graves au début du mois de décembre. La réponse de l’État, par les forces de l’ordre et l’autorité judiciaire, a été très claire, et j’ajoute, très bien conduite. Elle n’a malheureusement pas pu empêcher de très nombreuses dégradations commises dans cette usine, et j’observe avec vous qu’une partie des opposants qui sont plutôt de tendance indépendantiste ont finalement demandé la nationalisation de l’usine par l’État. Le problème ne s’est malheureusement pas arrêté là puisque d’autres opposants ont également fait le choix de bloquer une autre usine, que vous connaissez, la SLN, dont l’État est actionnaire minoritaire via Eramet, et là aussi, pour, je cite, « mettre la pression sur l’État dans le dossier de l’usine du Sud », objet de votre question, en sorte que cette autre usine est, elle, désormais au bord de la faillite alors que dix mille emplois y sont concernés« .

Le Premier ministre a repris des thèmes abordés par le ministre des Outre mer en début de semaine. Il a indiqué que l’Etat ne négocie pas sous la contrainte, et que la paix n’est pas négociable.

Pou ceux qui sont tentés par un parallèle avec les événements de 1984, Jean Castex estime que  » le contexte n’est plus du tout le même. 30 années de rééquilibrage, de partage du pouvoir, de dialogue sont passées par là. » Soulignant que la moitié de la population calédonienne a moins de 30 ans, il a poursuivi : « voilà donc la responsabilité historique devant laquelle la République et l’ensemble des acteurs politiques calédoniens se trouvent, non pas reproduire, revenir vers ce passé que vous avez évoqué dans votre question, mais inventer une solution politique nouvelle pour la Calédonie, dans le cadre de la République française. Vous pouvez compter sur l’engagement de mon Gouvernement dans ce projet« .

Ci-dessous l’intervention intégrale du Premier ministre

LES LOYALISTES VEULENT BLOQUER LA LIVRAISON DE MINERAI À LA CORÉE

Interview « musclée » d’Harold Martin sur les ondes de RRB hier matin. Ce matin vers 3h30 baie de la Moselle,  plusieurs centaines de loyalistes se sont réunis. Ils se sont ensuite répartis en deux groupes avec un objectif : bloquer de manière ciblée l’approvisionnement en carburant des centres miniers assurant la livraison de minerai de nickel à l’usine de Corée. Deux dépôts ont été visés. Mais pas de pénurie pour les particuliers : les stations service sont ravitaillées. De la même manière, les personnels des entreprises concernées peuvent continuer à travailler.

« S’ILS NOUS BLOQUENT, ON VA LES BLOQUER »
Dans son entretien radio hier matin, l’ancien président du gouvernement avait fustigé le manque de réaction de l’Etat face aux blocages et aux exactions perpétrés par les indépendantistes depuis trois mois.

Si, dans les paroles, la fermeté de l’allocution de vœux du ministre des Outre mer est incontestable, Harold Martin avait estimé que les responsables indépendantistes « étaient morts de rire » parce « ça se passe comme ça depuis 30 ans« .

Relevant que Sébastien Lecornu avait déclaré que « les indépendantistes ont renoncé définitivement à la violence« , l’ancien chef de l’Exécutif calédonien s’était exclamé au micro : « Comment ça, ils ont renoncé à la violence ? Ils cassent, ils brûlent, ce n’est pas de la violence ?« 

« S’ils nous bloquent, on va les bloquer« , a proposé Harold Martin, précisant que contrairement aux indépendantistes, ces actions pourraient se faire sans violence, ni exactions.

LA RÉUNION D’UN COMITÉ DES SIGNATAIRES
Harold Martin est également très critique sur la méthode « Leprédour ». Pour lui, le ministre s’est rendu otage des indépendantistes, car l’ancien élu ne classe pas les représentants de Calédonie Ensemble au titre des loyalistes …

L’ancien président du gouvernement estime, quant à lui, que les règles de concertation instaurées par l’Accord de Nouméa sont la seule voie pour tenter de solutionner les problèmes calédoniens. Il demande donc la réunion d’un Comité des Signataires sans délai et à Nouméa. La visio-conférence permet, en effet, de gommer en grande partie l’éloignement.

LE RAPPORT DE FORCE
Proche de Jacques Lafleur durant les événements de 1984 jusqu’à la signature de l’Accord de Nouméa, Harold Martin estime certainement que les relations entre les indépendantistes et les loyalistes sont marquées en permanence par un rapport de force.

Pour lui, ce rapport de force doit également se manifester sur le terrain. C’est en tout cas le sens de ce qu’il a entrepris aujourd’hui. Avec quel effet ? Un premier résultat psychologique, d’abord. Quant à la suite, elle dépendra des conséquences de la démarche, et des nuisances dont pourrait pâtir le camp indépendantiste.

AUX U.S. AVEC LES FAUTEURS DE TROUBLES, ÇA NE TRAÎNE PAS !

Quelques jours à peine après l’assaut et l’invasion du Capitole à Washington, les identifications, les enquêtes, et les arrestations vont bon train. Là bas, le FBI e la Justice ne traînent pas …

L’Agence Fédérale accentue sa chasse à l’homme. « Ce n’est pas parce que vous avez quitté la région, a menacé Steven ­D’Antuono, directeur adjoint du bureau à Washington, que personne ne viendra frapper à votre porte si vous êtes lié de quelque façon que ce soit aux incidents de mercredi. » C’est exactement ce qui est arrivé aux individus les plus emblématiques de cette séquence insurrectionnelle, qui désormais croupissent derrière les barreaux. A l’image de Richard Barnett, cet homme qui s’était installé dans le bureau de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et qui a été arrêté juste après sa descente d’avion à Little Rock, dans l’Arkansas.

Le FBI a lancé des mandats d’arrêt à l’encontre de tous ceux qui ont pu être identifiés grâce aux photos diffusées sur les réseaux sociaux, à la télévision et dans la presse. Selon le décompte de l’agence Associated Press samedi, les procureurs fédéraux et de Washington D.C. avaient inculpé 57 individus, dont certains pour détention d’armes à feu ou de cocktails molotov au sein du Capitole.

Chez nous, après 3 mois de violences et d’émeutes, d’attentats contre des outils des installations industrielles, on a pu arrêter une dizaine de personnes. Et aux alentours de deux ont été condamnés à de la prison ferme. Mais il est vrai que le coq gaulois vole moins vite que l’aigle américain. Et encore moins que le cagou …

LA SLN POURRAIT « PLONGER », la Table Ronde sur l’environnement de Vale NC s’est tenue, 2e hôtel pour la quatorzaine payante

Tous les voyants sont désormais dans le rouge pour la SLN. A court de trésorerie, sans approvisionnement suffisant en minerai pour ses fours de Doniambo, la société semble plonger inexorablement vers la fermeture. Déjà sous procédure Ad Hoc, la SLN «  va solliciter dans les prochains jours une procédure de conciliation auprès du président du Tribunal de Commerce mixte de Nouméa. La société ne peut exclure, en cas de dégradation de sa situation, l’ouverture d’une procédure collective qui pourrait intervenir dans les prochaines semaines. »

Cela signifie en clair la mise en cause de tout ou partie des 2500 emplois à Nouméa et sur sites, ainsi que l’arrêt d’activité pour les sous-traitants. Et surtout, dans un premier temps, une procédure de sauvegarde consisterait à geler ses dettes notamment à l’égard de ses fournisseurs, mais également pour des organismes extérieurs et les institutions.

Demain jeudi 14, un appel à une mobilisation a été lancé, notamment pour « le sauvetage de la SLN » et un « Stop au blocage de nos centres miniers ».

En attendant, la demande d’autorisation d’exportation de minerai déposée par la société est toujours en attente. Hier, le gouvernement a arrêté une redevance à l’extraction et une taxe à l’exportation. Mais la Calédonie pourra-t-elle taxer une activité réduite à néant ?…

La table ronde sur l’environnement concernant l’usine du Sud s’est tenue. Une trentaine de personnes représentant les politiques, les employeurs, les bloqueurs, les associations environnementales étaient présente. Dimanche soir, à la télévision, la présidente de la province Sud, compétente en matière environnementale, avait déclaré être ouverte à la réalisation d’une nouvelle expertise sur le barrage.

La réunion duré plus 5 heures. Finalement, des expertises complémentaires sont envisagées. On est bien avancé …

L’hôtel Gondwana pourra accueillir les personnes désirant entrer en Calédonie sous le régime de la quatorzaine payante. La décision a été prise par le gouvernement. Tarifs tout compris : 390.000F pour une personne seule, 540.000 pour deux. Jusqu’à présent, seul l’hôtel Beaurivage appartenant à la province Nord était agréé.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues hier sur la Calédonie ont rendu la circulation difficile sur plusieurs points du territoire. Cet effet de la Ninã devrait perdurer durant une semaine, et le risque, pendant 4 semaines.

LE GOUVERNEMENT REND HOMMAGE À ERIC BABIN

Eric Babin a perdu la vie lors d’un tragique accident de moto. Eleveur à Voh, il avait été élu à l’assemblée de la province Nord en 1995. De 2004 à 2009, il a été membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge des secteurs de l’agriculture et de la pêche, puis du développement durable à partir de 2007.

Eric Babin avait été en charge de l’agriculture dans le gouvernement présidé par Harold Martin

Figure de la Brousse et du monde agricole, il était connu pour son franc parler et une indépendance d’esprit.

Les membres du gouvernement ont observé une minute de silence à sa mémoire lors de la séance d’hier. Beaucoup d’hommages ont été exprimés aussi bien dans le monde agricole que de la part de responsables politiques.

SÉBASTIEN LECORNU : OUVERTURE ET FERMETÉ, ET PEUT ÊTRE, DERNIÈRE CHANCE

Le ministre des Outre mer, en s’adressant hier soir aux Calédoniens, a développé tous les sujets de l’heure, usine du Sud, SLN, solidarité, budget, avenir institutionnel, consultation directe des Calédoniens, conséquences du « oui » à l’indépendance, conséquences du « non » à l’indépendance. Une allocution marquée par des propositions et des annonces innovantes, mais surtout, par des gestes d’ouverture et l’affirmation de la fermeté de l’Etat. Enfin, ultime proposition pour résoudre le conflit de l’usine du Sud. Et peut être, la dernière chance.

LA FERMETÉ
Pas de langue de bois. Le ministre a dit les choses clairement.  » La France, c’est le respect de l’Etat de droit ; c’est l’ordre républicain ; c’est l’indépendance de la justice. C’est la paix civile.« 

Sur la SLN et sa prise en otage : « Là encore, je veux être très clair : l’Etat ne discute pas sous la menace. Ceux qui bloquent la SLN devront répondre des conséquences de leurs actes.

La nationalisation de l’usine n’est pas la solution.

On ne peut pas brûler une usine, puis demander à l’Etat de la reprendre.

On ne peut pas asphyxier la SLN parce que l’Etat en est actionnaire, puis demander à l’État de reprendre l’usine du Sud. »

Sur l’ultime proposition d’une participation de l’Etat au rachat de l’usine du Sud : « Dans l’hypothèse où elle serait refusée, l’État prendra ses responsabilités et ceux qui cherchent à faire échouer l’offre devront prendre les leurs.« 

USINE DU SUD : DERNIÈRE CHANCE
L’annonce forte de Sébastien Lecornu est une proposition prochaine d’implication de l’Etat dans le processus de rachat, mais ce sera la dernière. « Parce que nous voulons tendre une dernière fois la main, je suis cependant prêt à faire une proposition nouvelle et forte.« 

Pas de nationalisation ( » La nationalisation de l’usine n’est pas la solution« ), mais « une proposition nouvelle et forte« , « une implication plus forte de l’Etat dans l’usine du sud« .

En quoi pourrait consister cette proposition ?

On pense a priori à une entrée au capital de l’Etat, au travers de son agence de participation, déjà présente au capital d’Eramet. Cette introduction devrait se faire au titre des actionnaires non locaux dont Sonia Backes indiquait qu’ils pourraient monter leur participation à 51%

Les actions de l’Etat pourraient donc soit se situer aux côtés de Trafigura et de la Compagnie Financière de Prony, Trafigura diminuant sa participation, soit au sein de la compagnie financière de Prony.

Sébastien Lecornu pose deux conditions à cette hypothèse :

(…) « les leaders indépendantistes doivent revenir à la table des négociations : je ne peux pas discuter avec une chaise vide. Des rencontres bilatérales, avec les uns comme avec les autres, sont possibles pour préparer les discussions. Mais, quand il s’agit de décider, il ne peut y avoir de destin commun sans que tout le monde soit autour de la table.

(…) « une nouvelle implication de l’Etat sera liée à l’avenir institutionnel. Si la Nouvelle Calédonie devient indépendante, la France se désengagera de l’usine du Sud. La proposition que je fais devra donc être assortie d’une clause résolutoire en ce sens.« 

SOLIDARITÉ NATIONALE
Le ministre a souligné la livraison par la France de 14.000 doses de vaccin anti-covid. Elles seront utilisées dans le respect des compétences du gouvernement.

En ce qui concerne les finances publiques et l’économie, il a rappelé l’intervention de l’Etat au travers du prêt de 28,5 milliards, et du dispositif de soutien aux entreprises à hauteur de 25 milliards.

Autre intervention annoncée : « je vous confirme ce soir que l’État accompagnera le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie dans la prise en charge du coût de la quatorzaine, selon des modalités que nous devrons définir ensemble. »

Mais pour les comptes locaux, et notamment les budgets des collectivités, les élus devront trouver des solutions.  » Il vous revient de définir entre Calédoniens la réponse aux déficits structurels des comptes du Pays. »

AVENIR INSTITUTIONNEL
Sébastien Lecornu a confirmé que l’Etat clarifiera les conséquences de l’accession à l’indépendance, comme celles du maintien de la Calédonie dans la France. Il répondra notamment aux interrogations suivantes :

  • Dans l’hypothèse de l’indépendance : pourrez-vous conserver la nationalité française ? quelle sera votre monnaie ? quel serait le modèle économique ? le modèle fiscal ? qui remplacera les gendarmes ? qui rendra les décisions de justice ? quels seront les droits des minorités, les droits des femmes, les droits des homosexuels ? avec quels pays de la zone formerez-vous des alliances ? dans quels pays pourrez-vous étudier demain ? est-ce que le droit de vote sera ouvert à ceux qui en sont aujourd’hui exclus ?
  • Si la Nouvelle-Calédonie choisit de rester française : est-ce qu’il sera possible de choisir l’indépendance dans quelques années ? qu’est-ce qui doit changer par rapport à aujourd’hui ? dans le partage des compétences, dans le partage des richesses ? que pouvons-nous faire de mieux pour le rééquilibrage ? pour sauver l’industrie du nickel ? qu’est-ce que la France peut apporter à la Nouvelle-Calédonie dans cette zone du Pacifique où les tensions montent ?

Ces questions seront remises prochainement aux élus qui seront invités à y « réagir formellement« . Et  » chacun devra prendre ses responsabilités« .

GRANDE CONSULTATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE CALÉDONIENNE ET DES PARTIS POLITIQUES NATIONAUX
Dans les jours prochains, le Haut Commissaire définira les modalités d’une grande consultation sur l’avenir auprès de la société civile calédonienne, citoyens calédoniens ou non.

Mais certains sujets comme ceux touchant à la nationalité relevant du Parlement, le ministre entreprendra une consultation des partis politiques nationaux.

Enfin, a-t-il indiqué, « j’engagerai enfin des contacts sur le plan international pour évoquer la situation calédonienne avec l’Organisation des Nations unies. Nous arrivons à une étape décisive du processus de décolonisation. Le moment est venu de tirer les leçons de plus de 30 ans de rééquilibrage, de partage du pouvoir, de construction du “destin commun” et de partager en toute transparence, devant l’ONU, les enjeux du “oui” comme du “non”. »

DES RÉACTIONS DÈS AUJOURD’HUI
A n’en pas douter, le contenu aussi bien que le ton du ministre va susciter des réactions, et surtout des réponses.

Ce sont d’abord les indépendantistes qui sont interpelés, aussi bien les élus que des responsables qui n’apparaissent pas toujours sur le devant de la scène. Première étape : la participation au Comité Leprédour. Sébastien Lecornu a indiqué qu’il ne formulerait pas de proposition sur l’usine du Sud à des chaises vides.

Ce sont ensuite les entraves aux libertés, les violences et les exactions. Il a rappelé que « La France, c’est le respect de l’Etat de droit ; c’est l’ordre républicain ; c’est l’indépendance de la justice. C’est la paix civile. » On devrait donc s’attendre à un renforcement des personnels en charge du maintien de l’ordre, et dans le respect de l’indépendance de la Justice, la poursuite active des enquêtes et des instructions menées par la gendarmerie, la police et le Parquet.

Mais au delà, le sentiment est qu’il s’agit d’une dernière chance de conciliation. Si « la main tendue » est refusée, la Nouvelle-Calédonie devra se résoudre à entrer dans une période que personne ne peut prédire.

UN HOMME TOMBE DES TOURS DE MAGENTA, 2 bateaux sauvés en mer, nouvelles alertes au requin

Un homme tombe d’une des tours de Magenta et se tue. Selon les premières informations, il aurait tenté d’échapper à une altercation

Sonia Backes formule de nouvelles propositions pour régler le conflit de l’usine du Sud. Lire notre article.

Deux opérations de sauvetage en mer ont été menées avec succès ce week end. La première concernait un voilier victime d’une avarie de barre au sud de la Grande Terre, et la seconde, une embarcation à moteur en panne au large de Boulari. Bateaux et équipages ont pu être ramenés à bon port.

Alertes au requin, à Poé et à l’ilôt Canard. Dans les deux cas, un requin tigre a été aperçu.

Les Femmes en Colère ont manifesté une nouvelle fois contre les violences conjugales. Cette protestation fait suite au meurtre d’une jeune maman et de sa mère au Mont Dore.

Un Comité Directeur de l’UC s’est réuni non loin de Saint Louis. En ouverture et dans un long discours, le président du mouvement à fustigé l’Etat, rappelé la position de l’UC sur l’usine du Sud, et évoqué le troisième référendum.

Des orages et quelques crues ont été enregistrés en plusieurs points du territoire. Le mauvais temps devrait perdurer. Le bulletin en ce début de semaine :

Ce matin :
Le soleil l’emportent souvent voilé par des nuages d’altitude. Des nuages bas circulent également et donnent quelques averses éparses notamment aux Loyauté en début de journée.
Sur la pointe Nord et aux Loyauté, le vent se maintient au Nord-Ouest autour de 10 noeuds. Sur la pointe Sud, l’Ile des Pins et le Sud-Ouest, il s’oriente au Sud-Est 10 noeuds. Il est variable faible partout ailleurs.
Cet après-midi :
Sur l’extrême Nord et le Sud-Ouest, le soleil reste bien présents. Ailleurs, le ciel se charge, notamment sur la chaîne où des averses localement orageuses se développent puis débordent principalement sur la côte Est.
Sur la pointe Nord, l’Est et aux Loyauté, le vent reste de Nord-Ouest entre 10 et 15 noeuds. Sur la pointe Sud, l’ile des Pins et le Sud-Ouest, le vent de Sud-Est atteint 10 noeuds, localement 15 noeuds sur l’extrême Sud-Ouest.
Les températures maximales sont toujours chaudes, mais en légère baisse par rapport à la veille, allant de 28 à 31 degres.
Aperçu pour mardi et mercredi :
Mardi, sur la moitie nord de la Grande Terre et Bélep, nuages, faibles averses et belles éclaircies alternent. Ailleurs, les nuages sont plus nombreux et donnent des averses plus fréquentes et localement orageuses sur le Sud-Est. Dans l’après midi, les averses reprennent sur le relief et se décalent plutôt sur la côte Est. Sur les Loyauté et l’Ile des Pins les averses persistent.
Sur la Grande Terre, le vent de Sud-Est souffle autour de 15 noeuds, localement 20 noeuds sur l’extreme Sud. Il se renforce l’après midi 20 noeuds sur la côte Ouest avec de possibles rafales à 30 noeuds. Il est variable faible sur l’extrême Nord-Est. Sur les Loyauté, il est de Nord-Ouest 5 à 10 noeuds en matinée puis devient variable faible l’après midi.
Les températures sont stationnaires, et toujours au-dessus des valeurs de saison.
Mercredi matin, alors que la côte Ouest bénéficie d’un temps plutôt lumineux, ailleurs, se sont les nuages qui l’emportent, et donnent quelques averses, plus soutenues sur le Sud-Est. L’après-midi, les nuages bourgeonnent aux Loyauté et sur le relief, des averses se déclenchent, localement orageuses, et progressent sur le littoral.
le vent de Sud-Est souffle autour de 15 noeuds sur la Grande Terre temporairement 20 noeuds sur la côte Ouest l’après midi. Il est plus faible sur le Nord-Est, de Nord-Ouest 10 noeuds sur les Loyauté en mâtiné puis de secteur Sud 10 noeuds l’après midi.
Les températures restent élevées pour la saison, malgré une légère baisse des minimales.
Tendance pour la période de jeudi à dimanche :
Le temps reste chaud et instable sur la période avec un ciel souvent très nuageux et des averses parfois fortes, voire de l’orage, en particulier sur le relief les après-midi, débordant largement sur les cotes, ainsi que sur les Loyauté.
Circulation dépressionnaire sur le pays, avec un vent modérée, de Sud-Est sur l’Ouest et de Nord-Ouest sur les loyauté. Le vent est faible sur la côte Est.
Les températures restent chaudes et au-dessus des valeurs de saison, même si elles ont tendance à baisser lentement.