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RAPATRIEMENTS D’AUSTRALIE ET DE TOKYO VENDREDI

C’est le président du gouvernement, Thierry Santa, qui l’a précisé au cours du point de presse de cet après midi : 130 Calédoniens bloqués à Sydney, et une soixantaine de Calédoniens bloqués à Tokyo, seront rapatriés en Nouvelle-Calédonie dès ce vendredi.

Comme indiqué le matin même par Gilbert Tyuienon, il seront soumis à un strict contrôle sanitaire et placés en confinement dès leur arrivée.

Les Calédoniens en attente en métropole devront patienter jusqu’au 14 avril, c’est à dire au delà du pic de l’épidémie qui survient dans l’hexagone. Ce n’est qu’à partir de cette date que leur retour sera organisé. Dans l’attente, ils peuvent compter sur l’assistance de la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris.

Dans l’intervalle, les autres Calédoniens bloqués dans la région, en Nouvelle-Zélande, en Polynésie, à Fidji ou encore au Vanuatu pourront être rapatriés à leur tour.

PAS DE NOUVEAU CAS MAIS IL FAUT DEMEURER VIGILANT
Les derniers tests n’ont pas révélé de cas positifs. Mais le président du gouvernement exhorte les Calédoniens à demeurer vigilants et à respecter scrupuleusement les mesures de confinement. Il est encore trop tôt pour tirer des enseignements probants de ces résultats.

Au Médipôle, un patient hospitalisé a été admis en réanimation.

POSSIBLES PREMIERS RAPATRIEMENT DE CALÉDONIENS VENDREDI

Le gouvernement, par la voix de Gilbert Tyuienon, a annoncé que le dispositif de rapatriement des résidents calédoniens bloqués en métropole et à l’étranger pourrait conduire à des premiers retours vendredi prochain.

Selon l’ordre de priorité déjà annoncé, les personnes concernées seront contactées par les services du territoire. Elles feront l’objet d’un contrôle sanitaire renforcé, devront remplir une fiche médicale et seront dotées de masques.

Dans l’avion, elles respecteront la « distanciation sociale » et les mesures barrière. Deux médecins de la Dass les accompagneront.

A leur arrivée, les passagers seront placés en confinement dans des hôtels, à domicile, ou admises à l’hôpital selon leur état de santé.

1705 résidents calédoniens candidats au retour en Nouvelle-Calédonie ont jusqu’à présent été recensés.

LA FRANCE COMMANDE 1 MILLIARD DE MASQUES ET 5 MILLIONS DE TESTS RAPIDES

Changement de stratégie ou adaptation ? Les analyses -et les polémiques- qui suivront la crise du coronavirus le diront plus précisément. En tout cas, le Premier ministre et le ministre de la Santé, au cours d’une conférence de presse, viennent d’annoncer une commande massive de masques et de tests, tout en confirmant le maintien de la population en confinement. Dans ce nouveau plan, l’Outre-mer sera inclus, c’est ce qu’a indiqué Olivier Veran le ministre de la Santé.

UN MILLIARD DE MASQUES
La France a commandé au total un milliard de masques, dont 74 millions de FFP2, à la Chine dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Pour les acheminer vers la France, un pont aérien va être mis en place entre les deux pays avec 56 rotations. « Air France participe à ce pont aérien », confirme la compagnie aérienne, sans plus de précisions.

 Dans le détail, quatre vols seront réalisés chaque semaine grâce à des avions russes Antonov. Chaque vol permettra de ramener 18,3 millions de masques. Ces masques seront dans un premier temps concentrés en Chine dans les villes de Shenzhen et Shangai. En 48h, ils arriveront sur le sol français.

LA FRANCE AUGMENTE SES TESTS
La France va monter en régime pour réaliser les tests détectant le coronavirus, avec « 50.000 tests » classiques par jour d’ici fin avril, auxquels s’ajouteront « plus de 100.000 » tests rapides par jour « au mois de juin », a déclaré samedi le ministre de la Santé Olivier Véran.

« La France a passé une commande pour 5 millions de tests rapides qui (…) permettront d’augmenter nos capacités de dépistage de l’ordre de 30.000 tests supplémentaires par jour au mois d’avril, 60.000 au mois de mai et plus de 100.000 tests par jour au mois de juin« , a indiqué M. Véran.

Les tests rapides « permettront d’avoir un résultat rendu en quelques minutes, 10, 15, 20 parfois 30 minutes selon les tests considérés« , a-t-il dit.

Enfin, il a évoqué l’arrivée possible « dans les prochaines semaines » d’un dernier type de tests, dits « de sérologie ».

Plus légers que les tests PCR (une prise de sang suffit), ils n’ont pas le même objectif: ils visent à détecter les anticorps pour déterminer après coup si un individu a été en contact avec le virus, et non pas s’il est malade à l’instant T.

UNE ADOLESCENTE DE 16 ANS EMPORTÉE PR LE COVID-19

C’est la plus jeune victime du coronavirus. Elle avait 16 ans et s’appelait Julie. Tout a commencé par une toux bénigne, et selon Ouest France, n’avait pas de problème de santé particulier.

Samedi, Julie commence à ressentir des essoufflements. « Pas énorme, elle avait du mal à reprendre son souffle », se souvient sa mère. Puis viennent les quintes de toux, qui la poussent lundi à conduire sa fille, sans problème de santé particulier, chez le médecin.

Là, le généraliste constate une déficience respiratoire « acceptable ». Il décide d’appeler le Samu, finalement ce sont les pompiers qui arrivent.

Combinaisons intégrales, masques, gants, « c’est la 4e dimension », dit la mère. Ils emmènent la jeune fille, équipée d’un masque en papier sous son masque à oxygène, vers l’hôpital le plus proche, à Longjumeau, dans l’Essonne.

Sabine rentre chez elle. Lorsqu’elle appelle l’hôpital un peu plus tard, on lui parle d’un scanner, d’opacités pulmonaires, « rien de grave ».

Un test au Covid-19 est en cours.

Mais dans la nuit, Julie, en insuffisance respiratoire, est transférée à l’hôpital Necker pour enfants, à Paris. Deux autres tests au Covid-19 sont menés.

Elle est admise en réanimation mardi. Les deux derniers tests sont négatifs. Mais un ultime test se révèle positif. Elle décèdera dans la nuit.

LA FRANCE, À NOS CÔTÉS, ACCEPTE QUE LA CALÉDONIE BÉNÉFICIE DU FONDS DE SOLIDARITÉ NATIONALE

Sonia Backes avait sollicité, le jeudi 23 mars, le Premier ministre sur la possibilité de mobiliser le fonds de solidarité de l’État en direction des entreprises de Nouvelle-Calédonie durement affectées par les conséquences du coronavirus.

L’Etat vient répondre favorablement comme l’annonce un communiqué de la province Sud.

Dans le cadre de la mise en place du plan d’urgence provincial à destination des petites entreprises, la présidente de la province Sud, Sonia Backes, a sollicité, le jeudi 23 mars, le Premier ministre sur la possibilité de mobiliser le fonds de solidarité de l’État en direction des entreprises de Nouvelle-Calédonie confrontées aux conséquences économiques et sociales particulièrement lourdes du Covid 19.

L’État vient de répondre favorablement. Dans un courrier adressé à la présidente de la province Sud et qui démontre bien encore une fois qu’avoir la France à nos côtés est une chance ; le cabinet du Premier ministre soulignant qu’Édouard Philippe est « entièrement mobilisé par la gestion de la crise Covid 19 » , précise que la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid 19 et qui « permet au gouvernement de prendre des mesures exceptionnelles en constatant l’état d’urgence sanitaire, comporte également des mesures d’urgence en matière économique qui seront prises par ordonnance. »

C’est en ce sens, précise le courrier du cabinet du Premier ministre, que « certaines de ses mesures ont vocation à être mises en œuvre en Nouvelle-Calédonie, en particulier le fonds de solidarité, cofinancé à hauteur d’un milliard d’euros entre l’État et les collectivités, qui vise notamment à aider les petites et moyennes entreprises. »

Le cabinet du Premier ministre précise « que la loi de finance rectificative pour 2020 crée une garantie de l’État de 300 milliards d’euros aux prêts aux entreprises, une garantie qui couvrira les entreprises de Nouvelle-Calédonie. »

Le cabinet indique enfin dans son courrier adressé à la présidente de la province Sud que « l’institut d’émission d’outre-mer, agissant comme banque centrale, a pris des mesures exceptionnelles pour octroyer des liquidités au système bancaire des collectivités du Pacifique et en baisser le coût. »

CORONAVIRUS : PAS DE NOUVEAU CAS EN NOUVELLE-CALÉDONIE – DÉBUT DU PLAN DE RAPATRIEMENT DES CALÉDONIENS LA SEMAINE PROCHAINE

Point de presse quotidien au gouvernement avec
trois informations à retenir :

  • Pas de nouveau cas de covid-19, et le chiffre officiel demeure à 14 cas
  • Le frêt aérien est assuré pour le ravitaillement des Calédoniens en denrées alimentaires et en médicament
  • 1096 résidents calédoniens bloqués à l’étranger et 400 en métropole, c’est le chiffre établi à ce jour par la cellule transport. Selon les termes du porte-parole Christopher Gyges, « Ce plan débutera, je l’espère, très rapidement et dès la semaine prochaine, mais la date définitive est en cours de définition avec les autorités compétentes que sont le gouvernement, le Congrès, les Provinces, le Sénat coutumier, le Cese qui sont consultés sur la date de début de ce rapatriement. « 
  • Le plan de rapatriement se fera dans des conditions extrêmement strictes au niveau sanitaire et ne sont admis à entrer en Nouvelle-Calédonie que les personnes qui y résident. Seront prioritaires au rapatriement le personnel médical, bien entendu, les personnes dont la situation de santé exige qu’elle puissent revenir sur le territoire rapidement, les personnes en détresse financière et matérielle, notamment des étudiants qui ne peuvent plus subvenir à leurs besoins, les personnes dont les visas arrivent à expiration et enfin les personnes avec enfants.
  • L’ensemble des résidents calédoniens sera soumis à un protocole très strict à l’arrivée, avec en particulier la mise en confinement et des contrôles de santé.

LA PROVINCE SUD DÉJÀ AU CHEVET DE SES ENTREPRISES – La liste des mesures décidées

La province Sud a décidé, sans attendre, d’intervenir pour soutenir les entreprises de la province pour lesquelles la crise du coronavirus va générer de grandes difficultés. L’enveloppe qui sera consacrée à ce Plan d’urgence est de 500 millions. Réactivité.

Sonia Backes, la présidente, le reconnaît : l’étendue du sinistre dépasse largement cette enveloppe au plan financier. Mais elle estime qu’il était du devoir de la collectivité qu’elle dirige d’intervenir rapidement, à la mesure de ses moyens.

1,5 million pour la trésorerie, 10 millions pour le maintien de l’emploi salarié, ce sera appréciable pour une petite ou une moyenne entreprise. Cette intervention viendra en complément, bien sûr, des mesures annoncées par le gouvernement ainsi que des dispositions que l’Etat voudra bien élargir à la Nouvelle-Calédonie.

Pour les familles les plus modestes, la province Sud a décidé des dispositions spéciales qui visent à accroître, pour la durée de la crise, les mesures de solidarité dans le domaine de l’Aide Médicale.

A son niveau, la province Sud se révèle extrêmement réactive. Après les commandes de médicaments susceptibles de soigner 6000 patients selon le protocole du professeur Raoult, d’un million de masques chrirurgicaux et de 50000 masques FFP2, Sonia Backes met à présent en place un plan de soutien à son économie. Elle a indiqué que ce plan ferait l’objet d’une évaluation permanente, et par conséquent, d’une capacité d’ajustement.

LE PLAN D’URGENCE DE LA PROVINCE SUD

Covid-19 : Plan d’urgence provincial de soutien aux entreprises et de solidarité sanitaire

Au-delà de la solidarité économique nationale sur laquelle l’État s’est d’ores et déjà engagé, nous rappelant que la Nouvelle-Calédonie fait partie d’un grand pays, la province Sud a décidé de débloquer immédiatement un demi-milliard de francs pour permettre la survie des plus petites entreprises.

En concertation avec l’État et le gouvernement, sans quoi rien ne serait possible, nous mettons ainsi en place un plan d’urgence de soutien pour les entreprises de la province Sud, qui met en œuvre deux aides, une à la trésorerie, l’autre au maintien à l’effectif salarié. 

Nous invitons également les entreprises à prioriser le paiement des salaires afin de ne pas mettre plus de Calédoniens en difficulté. 

Ce plan d’urgence de soutien aux entreprises est accompagné d’une mesure de solidarité sanitaire. La province Sud, participe à l’effort commun en adaptant dès aujourd’hui sa réglementation relative à l’aide médicale Sud pendant l’épidémie de Covid-19.

Ce plan d’urgence de soutien aux entreprises et cette mesure de solidarité sanitaire ont été votés ce 26 mars par les élus de l’Assemblée de la province Sud, pour une mise en place rapide. 

1 – Soutien aux entreprises, le plan d’actions en quatre questions

Pourquoi un plan d’urgence de soutien aux entreprises ?
Conséquence de la propagation du Covid-19 dans le monde et des restrictions de production et d’échanges internationaux, l’économie mondiale connaît un net ralentissement. Les mesures plus récentes de limitation de déplacements des personnes placent désormais l’économie calédonienne dans la difficulté. Les tour-opérateurs font déjà état d’un recul d’activité de 60 %. Au-delà, les mesures de confinement ou de réduction des regroupements auront des conséquences sur d’autres secteurs d’activité.

Afin de soutenir les victimes économiques, la province Sud met tout en œuvre pour que cette baisse d’activité ne menace pas les emplois à court terme.

Quelles entreprises concernées par le dispositif à ce jour ?
Pour ces raisons, il est proposé la mise en place d’un plan d’urgence de soutien aux entreprises dont le siège social et l’activité principale sont situés sur le territoire géographique de la province Sud et qui sont impactées par les effets du Covid-19. En commençant par celles du secteur du tourisme comme les activités d’hébergement, de transport et d’animation ainsi que les agences de voyages et les agences de tourisme, mais aussi les établissements de loisirs recevant du public comme les bars, les restaurants, et enfin toutes les autres entreprises qui vont devoir fermer en raison du confinement.

Quelles sont les deux aides ?
Le plan proposé prévoit de mettre en œuvre pour chaque entreprise :

  1. Une aide à la trésorerie d’un montant maximal de 1 500 000 XPF (un million cinq cent mille francs).
  2. Une aide au maintien de l’effectif salarié d’un montant maximum de 10 000 000 XPF (dix millions de francs).

Comment les aides seront versées ?

  1. L’aide à la trésorerie permet de couvrir tous types de besoins dans un plafond raisonnable. Elle est payée en une seule fois et sa mise en œuvre est rapide. Elle permet de répondre ainsi aux situations d’urgence.
  2. L’aide au maintien de l’effectif salarié pourra ainsi être mobilisée quand le plafond de l’aide à la trésorerie ne permet pas de faire face aux difficultés rencontrées et quand la problématique rencontrée menace d’impacter l’effectif salarié de l’entreprise. 

L’objectif étant, coûte que coûte, de participer à l’effort commun, en attendant, la province Sud appelle les entreprises à prioriser le paiement des salaires afin de ne pas mettre plus de Calédoniens en difficulté.

 2 – Solidarité sanitaire, modification de l’aide médicale Sud
Malgré toutes les dispositions de sanctuarisation prises par les autorités, le Covid-19 a pu s’introduire en Nouvelle-Calédonie et les mesures internes de contingentement que les pouvoirs publics sont et seront amenés à prendre, réduiront significativement les ressources humaines des secteurs public et privé en opération.

Dans un souci de solidarité et d’effort commun, il importe que l’exécutif de la province Sud organise le maintien des services publics essentiels aux populations. Parmi ces services, figure l’aide médicale Sud.

Dans ce cadre, les élus de l’assemblée de la province Sud ont voté ce jour, une modification de la réglementation provinciale sanitaire pour donner la possibilité aux résidents du Sud et bénéficiaires de la carte A de l’aide médicale de consulter dorénavant tous les professionnels de santé médicaux, et non plus seulement ceux relevant du secteur public ou conventionnés avec la province Sud.

Dans un souci de réactivité accrue, particulièrement indispensable pendant l’épidémie de Covid-19, la province Sud a décidé aussi d’exonérer d’entente préalable les transferts des malades « aide médicale » des établissements publics de soins vers les établissements privés.

Enfin, toujours dans le même souci et compte tenu d’une réduction des effectifs du service provincial compétent, la province Sud a décidé de proroger automatiquement les cartes d’aide médicale Sud.

Toutes ces mesures exceptionnelles prendront fin lorsque la situation sanitaire de la Nouvelle-Calédonie sera revenue à la normale.

LE PRINCE CHARLES D’ANGLETERRE ET LE PRINCE ALBERT DE MONACO TESTÉS POSITIFS AU CORONAVIRUS

Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, a été testé positif au nouveau coronavirus et présente de légers symptômes, ont annoncé ses services, ce matin. Agé de 71 ans, le fils d’Elizabeth II « reste en bonne santé », a assuré Clarence House dans un communiqué. Il « reste en bonne santé » à l’exception de ces symptômes, et « télétravaille comme d’habitude », a assuré Clarence House dans un communiqué.

Le prince Charles et son épouse Camilla sont désormais en confinement en Ecosse. Selon le communiqué, « il n’est pas possible de déterminer avec certitude qui a contaminé le prince en raison des nombreux engagements auxquels il a participé ces dernières semaines ». Mais la presse britannique rappelle que Charles était présent le 10 mars à un événement à Londres en compagnie du prince Albert II de Monaco, testé positif depuis au Covid-19 lui aussi.

 Le palais de Buckingham indique de son côté que la reine est en bonne santé. Agée de 93 ans, Elizabeth II s’est retirée pour plusieurs semaines au château de Windsor, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Londres. Le gouvernement britannique a demandé à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans de s’isoler pendant 12 semaines.

Selon les services de la famille royale, Charles n’a pas vu sa mère depuis le 12 mars dernier. Compte tenu des délais d’incubation, il n’était alors pas contagieux. Son épouse, la duchesse de Cornouaille, « a également subi un dépistage mais elle n’a pas été contaminée par le virus« .

MACRON ASSOCIE L’ARMÉE À LA LUTTE CONTRE LE COVID-19 ET ANNONCE UN SOUTIEN MASSIF À L’HOPITAL

Le chef de l’État a pris la parole depuis l’hôpital militaire de campagne monté dans l’urgence à Mulhouse, où il a rendu visite, masqué, aux soignants dans la journée. Les points forts de son discours :

  • « Je tenais à venir aujourd’hui ici, à Mulhouse, en Alsace, dans cette région Grand Est, la plus touchée par l’épidémie de Covid-19 »
  • « Plusieurs centaines de nos compatriotes ont perdu la vie » dans la région
  • « Je veux aussi ce soir saluer la mémoire des soignants, qui ont payé de leur vie leur engagement »
  • « Plus de 700 soignants se trouvent en état grave, placés en réanimation »
  • « Une guerre, on s’y engage tout entier on se mobilise dans l’unité »
  • « Nous ne devons avoir qu’une seule ambition : être unis pour combattre le virus et trouver des solutions »
  • « La mobilisation des services de l’État est totale »
  • « Nous avons mis en place dans cette région une organisation et une méthode qui sauront répliquer »
  • « Dans cette guerre, il y a en première ligne l’ensemble de nos soignants »
  • « J’ai demandé au gouvernement d’apporter une réponse claire et forte, de court terme […] afin de majorer les heures supplémentaires et à travers une prime exceptionnelle de saluer cet engagement » des soignants
  • « Après la crise, un plan massif d’investissement et de revalorisation des carrières sera construit pour l’hôpital. Ce sera une réponse profonde et dans la durée. »
  • « C’est ce que nous leur devons »
  • « Il y a aussi la deuxième ligne qui permet aux soignants de travailler et à la France de résister »
  • « Vendredi, je réunirai les partenaires sociaux pour étudier les cas secteur par secteur » pour « mieux protéger au travail »
  • « Ce pic de l’épidémie est devant nous »
  • « J’ai décidé de lancer l’opération Résilience : distincte de l’opération Sentinelle, elle sera entièrement consacrée à l’aide et au soutien des population et à l’appui des services publics »

L’opération Résilience concernant les Forces Armées. Voilà la dernière grande annonce de ce mercredi soir. Celle-ci sera différente de l’opération Sentinelle, qui se poursuivra de son côté. L’opération Résilience sera entièrement consacrée « à l’aide et au soutien aux populations et à l’appui aux services publics, en métropole et en Outre-mer dans les domaines sanitaires, logistiques et de la protection », a détaillé Emmanuel Macron, depuis Mulhouse. Première étape concernant cette nouvelle opération militaire : le porte-hélicoptère amphibie Mistral va être rapidement déployé dans le sud de l’Océan indien. Puis, dans un second temps, ce sera au tour du porte-hélicoptère Dixmude, qui ira, lui, dans la zone Antilles-Guyane. En ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie et, plus généralement le Pacifique, les autorités de l’Etat et les autorités militaires devraient apporter rapidement des précisions pour ce qui concerne cette zone.

Le chef de l’État a également promis « un plan massif d’investissement et de revalorisation » pour l’hôpital à l’issue de la crise du Covid-19. Une nouvelle qui arrive à point nommé alors que les hôpitaux, urgences et autres personnels soignants alertaient ces derniers mois sur la situation qui se dégradait dans le secteur de la santé. Des personnels soignants qui devraient bénéficier de primes supplémentaires dans un premier temps.

COVID-19 : LES CHIFFRES OFFICIELS ÉTAIENT « INCOMPLETS » : ON OUBLIAIT LES DÉCÈS DANS LES EHPAD !

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La croissance de la mortalité dans les Ehpad en métropole a conduit à constater que … les décès par coronavirus dans ces établissements n’étaient pas pris en compte dans les bilans quotidiens annoncés par le Directeur général de la Santé, Jerôme Salomon ! La France entière en a été sidérée. Nombreux sont ceux qui évoquent plutôt les rigidités administratives en matière de statistiques, mais, d’une manière générale, le gouvernement n’est pas taxé de vouloir dissimuler les chiffres réels.

Ce sont les dizaines de décès constatés ces derniers jours dans les résidences pour personne âgées qui ont levé le lièvre. Au cours de son point de presse de lundi, Jerôme Salomon a glissé : «  1110 décès à l’hôpital », mais « les décès à l’hôpital représentent probablement une faible part de la mortalité ».

Dans un courrier adressé vendredi au ministre de la Santé, Olivier Véran, les principales fédérations du secteur alertent sur l’éventualité de « plus de 100 000 décès ». À ce stade déjà, « ça ne se compte plus en dizaines, mais en centaines de morts », confirme Dominique Chave, secrétaire général de l’Union fédérale Santé privée UFSP, qui fait le point sur ses remontées du terrain concernant les Ehpad.

Un risque qui sera peut être jugulé si les mesures de confinement prouvent leur efficacité, ainsi que l’attention désormais portée au Ehpad.