Archives de catégorie : Actualités

SUSPENSE POUR UNE PRÉSIDENCE DU CONGRÈS

Les non indépendantistes vont-ils parvenir à s’entendre ? Les partisans du maintien de la Calédonie dans la France, déjà quelque peu traumatisés par la « conquête » du gouvernement par les indépendantistes, espèrent que oui. Pour les indépendantistes, et surtout l’Union Calédonienne, l’espoir est inverse. Les deux camps jouent gros, dans la dynamique qui pourrait s’enclencher dans la perspective de l’ultime scrutin d’autodétermination.

Pour les non indépendantistes, ce succès atténuerait l’échec du gouvernement, et poursuivrait les tendances favorables qui résultent de la reprise de l’usine du sud, des tergiversations des indépendantistes pour la présidence de l’Exécutif, et des précisions apportées par l’Etat en cas de victoire du « oui ».

Pour les indépendantistes, le maintien de Roch Wamytan à la tête de la première assemblée du territoire serait porteur de deux bonnes nouvelles. Pour l’Union Calédonienne, d’abord, ce serait la consolation de l’échec de la candidature de Samuel Hnepeune à la tête du gouvernement. Pour les indépendantistes, enfin, l’affichage du contrôle des deux institutions les plus emblématiques de la Nouvelle Calédonie irait dans le sens de ce qu’ils présentent comme l’inéluctabilité de l’indépendance, et pourrait convaincre les indécis.

Hier, pourtant, les discussions entre partis non indépendantistes ont tout de même progressé. Les Républicains Calédoniens et le Mouvement Populaire Calédonien ont indiqué dans un communiqué que plusieurs propositions avaient été formulées, visant à « construire un équilibre politique afin de coordonner l’ensemble des voix du Non ».

La principale avancée réside dans le rapprochement avec Calédonie Ensemble jusque là en conflit permanent avec les Loyalistes.

Le communiqué précise les propositions suivantes :

– un « tandem » entre Annie Qaeze et Virginie Ruffenach pour la présidence du Congrès qui échoirait à l’élue de Calédonie Ensemble pour 2021, et à celle du Rassemblement-LR en 2022,

– la formation d’un intergroupe au Congès Avenir en Confiance/Calédonie Ensemble/Générations NC, intergroupe présidé par le Rassemblement-LR,

– un accord au Congrès et à la province Sud sur les votes concernant les réformes essentielles,

– une campagne référendaire coordonnée.

Ces propositions ont été acceptées par Générations NC et par Calédonie Ensemble. Les Républicains Calédoniens de Sonia Backes et le Mouvement Populaire Calédonien de Gil Brial ont demandé « solennellement au président du Rassemblement » de les accepter et de retirer la candidature de Virginie Ruffenach afin qu’une « dynamique du Non puisse être lancée ».

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GOUVERNEMENT : LES SECTEURS ATTRIBUÉS

C’est dans une forme plutôt consensuelle, et en fonction de la nouvelle majorité, que les secteurs ont été répartis au sein du 17e gouvernement présidé par Louis Mapou.

Il est constitué de quatre membres de l’Avenir en confiance, trois de l’Union Nationale pour l’indépendance (UNI), trois de l’UC-FLNKS et Nationalistes et l’Éveil océanien et un de Calédonie ensemble.

En voici la composition :

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Louis MAPOU

Président du gouvernement, est chargé d’animer et de contrôler les secteurs des relations extérieures et de la sécurité civile. Il est également chargé des affaires coutumières, des mines, du suivi des transferts de compétences, ainsi que des questions intéressant l’identité et la citoyenneté, et des relations avec le sénat coutumier.

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Isabelle CHAMPMOREAU

vice-présidente du gouvernement, est chargée d’animer et de contrôler le secteur de l’enseignement et des questions relatives à l’enseignement supérieur. Elle est notamment chargée des questions relatives à l’égalité des chances et à la santé scolaire. Elle est aussi chargée des sujets inhérents à la famille, à l’égalité des genres et à la lutte contre les violences conjugales. Elle est enfin chargée de la cause du bien-être animal.

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Yannick SLAMET

porte-parole du gouvernement, est chargé d’animer et de contrôler les secteurs du budget et des finances, et de la santé. Il est notamment chargé de la politique sanitaire, du suivi des comptes sociaux et du plan Do Kamo. Il est également chargé de la politique de solidarité.

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Adolphe DIGOUÉ

est chargé d’animer et de contrôler les secteurs de l’économie, du commerce extérieur, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Il est notamment chargé des questions inhérentes à la production, au transport et à la réglementation de la distribution d’énergie électrique. Il est également chargé des relations avec les provinces.

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Gilbert TYUIENON

porte-parole du gouvernement, est chargé d’animer et de contrôler les secteurs de la fiscalité, du transport et de la mobilité, de la prévention routière, de l’aménagement et des infrastructures publiques, du suivi des affaires minières et du Fonds Nickel. Il est également chargé de la prospective et de la cohérence de l’action publique, ainsi que des relations avec le Congrès.

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Mickaël FORREST

est chargé d’animer et de contrôler les secteurs de la culture, de la jeunesse, du sport et de la protection de l’enfance et de la jeunesse. Il est chargé d’animer les actions en faveur de la solidarité. Il est également chargé de la coordination et du suivi du plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance, et de la promotion internationale du tourisme. En lien avec le président du gouvernement, il concourt au suivi des relations extérieures de la Nouvelle-Calédonie. Il est également chargé des relations avec le conseil économique, social et environnemental de la Nouvelle-Calédonie.

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Vaimu’a MULIAVA

est chargé d’animer et de contrôler les secteurs de la construction, du patrimoine immobilier et des moyens, de l’urbanisme et de l’habitat. Il est également chargé du secteur de la fonction publique. Il assure ainsi la coordination et la mise en œuvre de la modernisation de l’action publique. Il est aussi chargé de la transition numérique de la Nouvelle-Calédonie, ainsi que du développement de l’innovation technologique. En lien avec le président du gouvernement, il concourt au suivi des relations avec les collectivités d’outre-mer du Pacifique.

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Thierry SANTA

est chargé d’animer et de contrôler les secteurs du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. Il est également chargé de la politique du bien-vieillir et du handicap, ainsi que des questions relatives à la recherche et à la valorisation des ressources naturelles.

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Yoann LECOURIEUX

est chargé d’animer et de contrôler le secteur des politiques du développement, de l’aménagement et de la cohésion du territoire, de la mise en œuvre des contrats de développement et du suivi des grands projets. Il est également chargé des secteurs des assurances, du droit civil, du droit commercial et des questions monétaires. En lien avec le président du gouvernement, il concourt au suivi des questions intéressant la francophonie. Il est aussi chargé des questions de l’audiovisuel et des relations avec les communes de la Nouvelle-Calédonie.

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Christopher GYGÈS

est chargé d’animer et de contrôler les secteurs de l’économie numérique et de l’économie de la mer. Il est également chargé de la transition énergétique de la Nouvelle-Calédonie et du développement des énergies renouvelables. Il est aussi chargé du dialogue social et du suivi des zones franches.

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Joseph MANAUTÉ

est chargé d’animer et de contrôler le secteur du développement durable, de l’environnement et de la transition écologique. Il est chargé de la gestion et de la valorisation du Parc naturel de la mer de Corail. Il est également chargé du plan d’atténuation et d’adaptation aux effets du changement climatique, de la politique de l’eau et de la transition alimentaire.

COVID : LA MÉTROPOLE DANS LA 4e VAGUE

Branle-bas de combat contre le variant delta. Le porte-parole du gouvernement a indiqué que la France métropolitaine était entrée dans la 4e vague épidémique du Covid.

Le nombre de cas de contaminations au Covid-19 sur les dernières 24 heures a grimpé à 18 000, contre moins de 7 000 une semaine auparavant, s’est également alarmé mardi le ministre de la Santé, selon qui cette hausse, due au variant Delta, est inédite. « Je viens d’avoir les chiffres de contaminations des dernières 24 heures dans notre pays (…) Nous étions hier à 18.000 contaminations sur 24 heures seulement », a assuré le ministre lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. 

Habituellement moins touchés par l’épidémie que l’Île-de-France ou les Hauts-de-France, les départements du Sud-Ouest subissent aussi – et nettement – la progression rapide du variant Delta. Si en Charente-Maritime, le taux d’incidence sur sept jours glissants s’élève à 171,5 nouveaux cas pour 100.000, le territoire enregistre surtout la plus forte hausse en à peine une semaine : il a été multiplié par 7. En Gironde et dans les Landes, l’indicateur a plus que triplé, passant respectivement de 42,5 et 38,1, à 132,7 et 122,6 nouveaux cas positifs pour 100.000 habitants. Au total, 25 départements ont un taux d’incidence supérieur à la moyenne nationale. Dans les outre-mers, les contaminations flambent aussi très vite en Martinique : entre le 11 et le 17 juillet, 616,9 nouveaux cas pour 100.000 habitants ont été détectés. C’est plus de deux fois supérieur au taux relevé la semaine précédente.

Ci-dessous, la carte sanitaire publiée par l’Internaute. Cliquer pour avoir la carte interactive.

LA ROUTE DES KOGHIS VA ÊTRE REFAITE

Bonne nouvelle aussi bien pour les résidents des Koghis que pour les amoureux de ce merveilleux site à quelques km de Nouméa, et presqu’au cœur de l’agglomération : la Ville de Dumbéa va entreprendre la réfection de la route.

Goudronnée depuis de nombreuses années, celle-ci a subi les dégradations dues à des intempéries exceptionnelles. Malgré de multiples réparations, elle est devenue inconfortable, et peut même présenter quelques passages dangereux.

Les élus de Dumbéa ont donc décidé de refaire cette route par ailleurs très fréquentée par les amateurs de la forêt humide des Monts Koghis, des loisirs qui y sont proposés, et pour les plus hardis, l’ascension du Chapeau de Gendarme. Et bien sûr de l’auberge si celle-ci est ouverte.

L’effort de la commune est important. Il en coutera quelques 160 millions à son budget. Un appel d’offres va prochainement être lancé pour « la réfection de tout ou partie » de la chaussée.

ANDRÉ DANG N’EST (PRESQUE) PLUS AUX COMMANDES DE LA SMSP

Qu’on aime ou pas le personnage, devenu au fil des dernières décennies, une personnalité, le retrait d’André Dang de la SMSP annoncé par ses soins dans un communiqué le 20 juillet dernier apparaît comme un événement. Calédonien d’origine vietnamienne -il descend d’immigrés Tonkinois-, il a connu un parcours à l’américaine. Débuts modestes dans le groupe Pentecost avant d’accéder à d’importantes responsabilités, il fait parler de lui en remportant le Safari automobile calédonien dans les années 70. Déjà, il met en relief une Toyota (Corolla), une marque dont il s’emparera quelques années plus tard en créant son propre groupe.

Proche de Jean-Marie Tjibaou, il doit s’éloigner, en Australie, au début des événements de 1984, et après l’incendie de sa station service, au rond-point du Pacifique.

Mais …

« JE QUITTE LA PRÉSIDENCE DE LA SMSP »
Dans une lettre adressée  le 19 juillet à ses collègues, André Dang avait annoncé qu’à compter du 16 juillet, il n’exercerait plus la présidence du conseil d’administration de la SMSP, et que, de la même manière, il quittait ses fonctions de directeur général de la Sofinor.

Son retrait de ces fonctions intervient quelques mois après le rapport cinglant de la Chambre Territoriale des Comptes sur la Sofinor et sur la « doctrine nickel » dont il a été l’inspirateur.

Presqu’au même moment, Louis Mapou était élu président du gouvernement. Il avait lui même assuré la direction de la Sofinor, et la présidence du comité de direction de KNS. Simple coïncidence.

UN RETRAIT DE FAÇADE ?
Si la présidence de la SMSP échoit à Karl Therby, selon NC1ère, André Dang demeure administrateur de la société. Une fonction qui, apparemment, ne serait pas incompatible avec son âge.

Dans ces conditions, le contrôle des opérations ne changerait pas vraiment de main. Par son histoire personnelle, politique et industrielle, et par son réseau impressionnant de relations, André Dang pèserait de manière déterminante dans le conseil d’administration de la SMSP.

Une façon de ne plus être exposé, mais de ne pas perdre le pouvoir …

HISTORIQUE : VOL SPATIAL RÉUSSI POUR BEZOS

C’est fait. Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, a effectué un vol dans l’espace dans une capsule de 3,8 m de diamètre placée en haut de sa fusée New Shepard. A ses côtés, son frère Mark, ainsi qu’Oliver Daemen et Wally Funk, qui deviendront respectivement à 18 et 82 ans le plus jeune astronaute de l’histoire et la plus âgée.

A 75km d’altitude, la limite de l’espace, le lanceur s’est séparé de la capsule pour se poser non loin du site du décollage. La capsule, elle, a poursuivi son ascension pour offrir aux passagers quelques minutes en apesanteur, puis est redescendue en chute libre, avant d’être freinée par des parachutes. Au total, le vol a duré 10 à 12 minutes.

Neuf jours après le vol du personnel de Virgin Galactic emmené par Richard Branson, Blue Origin a donné un nouveau coup d’envoi au tourisme spatial, une niche pour riches destinée à donner de la visibilité aux acteurs privés du secteur.

La doyenne est une aviatrice chevronnée qui n’a jamais pu partir dans l’espace, bien qu’elle soit qualifiée pour. Le benjamin, seul Néerlandais dans un équipage très américain, a bénéficié d’un drôle de concours de circonstances. Son billet devait revenir au gagnant d’une enchère, conclue en juin à 3 milliards FCFP (23,6 millions d’euros). Mais pour des questions d’agenda, selon Blue Origin, c’est le deuxième enchérisseur, le père d’Oliver, qui a remporté le ticket et l’a offert à son fils.

L’Amérique demeure celle des pionniers, des aventures qui émerveillent le monde. Jeff Bezos est devenu milliardaire en partant de rien. Son histoire est hors du commun, comme celle de Branson.

Il est né le 12 janvier 1964 à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Au moment de sa naissance, sa mère, Jacklyne Gise, a 16 ans et son père, Ted Jorgensen, à peine majeur l’abandonne. Sa mère fait alors connaissance avec Miguel Bezos, un immigré cubain étudiant à l’université d’Albuquerque. En 1968, le couple décide de se marier et Jeff prend alors le nom de son père adoptif, Bezos. Enfant surdoué, Jeff Bezos crée sa première entreprise au lycée. En 1986, il obtient un bachelor en sciences de l’informatique à l’université de Princeton et travaille pour plusieurs entreprises financières de Wall Street.

Passionné de lecture, Jeff Bezos veut créer la plus grande librairie sur Terre. Le 5 juillet 1994, à l’âge de 30 ans, il décide de fonder Amazon depuis son garage, qui est au départ une librairie en ligne avec des millions de titres. Pour aider l’entreprise à décoller, ses parents investissent environ 250 000 $. L’année suivante, Jeff Bezos ouvre son premier site. En peu de temps, l’entreprise se diversifie et ne vend plus que des livres, mais des radios, des perceuses, etc. En 2009, Amazon lance Kindle, une gamme de liseuses pour lire des livres électroniques. Amazon est devenu la plus grande entreprise mondiale de vente en ligne.

En video, le décollage de la fusée Shepard

L’ÉTAT DÉVOILE LE DOCUMENT FINAL SUR LES CONSÉQUENCES DU « OUI » ET DU « NON »

Comme il s’y était engagé, l’Etat, par le voix du Haut Commissaire Patrice Faure, a rendu public le document définitif explicitant « techniquement » les conséquences du « Oui » en cas d’indépendance de la Nouvelle Calédonie, et celles du « Non » si les électeurs choisissent de rester dans la République. Nous reviendrons en détail sur chaque items, mais en premier lieu, celui de la nationalité est essentiel.

LES DIFFÉRENCES ENTRE LE DOCUMENT DE MAI ET CELUI DE JUILLET
L’esprit du contenu divulgué au mois de mai denier reste le même. L’Etat ne prend pas partie, pour ou contre l’indépendance, mais décline concrètement les conséquences pour l’ensemble des habitants du territoire, et plus particulièrement, pour les citoyens de Nouvelle-Calédonie.

Plusieurs sujets sensibles sont davantage développés, en particulier, en cas de victoire du « oui »,  la nationalité, les transferts financiers, la situation des étudiants et les diplômes, ou le transport aérien. Pour ce qui est d’une éventuelle victoire du « non », c’est le « dégel » du corps électoral qui est développé.

NATIONALITÉ DU NOUVEL ETAT ET PERTE DE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE
Incontestablement, c’est le sujet de la nationalité, en cas d’indépendance, qui fait débat. Et en particulier, la perte de nationalité française, une des plus enviées dans le monde.

Pour faire simple, et a priori, en cas de victoire du « oui », l’orientation donnée par les Accords de Nouméa est d’abord prise en considération. Selon cette orientation, la citoyenneté de la Nouvelle Calédonie aurait vocation à se transformer en nationalité.

Le document de l’Etat rappelle donc que « l’article 17-8 du code civil retranscrit le principe général selon lequel tout transfert de souveraineté sur un territoire entraîne changement de nationalité de la population qui y est domiciliée, sauf à s’établir hors de ce territoire (…) Sous la même réserve, les nationaux français, domiciliés dans les territoires cédés au jour du transfert de la souveraineté, perdent la nationalité française« .

Dans ces conditions, les citoyens de Nouvelle Calédonie deviendraient nationaux de Kanaky-Nouvelle Calédonie et perdraient la nationalité française.

Ce postulat de base peut être modifié par des conventions, des traités ou « à défaut, de manière unilatérale par la loi« .

En ce qui concerne la double nationalité, cette option qui pourrait être discutée entre les deux Etats est considérée comme exceptionnelle par la France.

La perte de nationalité est évidemment lourde de conséquence pour la circulation des personnes, les étudiants calédoniens, et les relations avec Wallis et Futuna. Ce sujet sera développé dans les articles à venir.

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DÉMISSION DE SAMUEL HNEPEUNE : L’ÉCHEC DE L’UC

En annonçant sa démission du gouvernement de Louis Mapou, Samuel Hnepeune est logique avec lui même. Ce technicien n’appartient pas au sérail politique, même si son frère Neko, ancien Vice-Président de l’Union Calédonienne, ancien maire de Lifou, ancien président de la province des Iles, demeure un cadre important de l’Union Calédonienne.

Plusieurs fois sollicité, après un passage au gouvernement dans le Cabinet de Gilbert Tyuienon, puis Secrétaire général adjoint, l’ancien cadre de banque devenu PDG d’Air Cal et président du Medef, avait finalement accepté. De conduire le 17e gouvernement Calédonien.

Hélas pour lui, après 5 mois de fausses et vraies discussions, de tergiversations, le Palika a finalement finalement ramassé la mise. C’est l’épilogue d’un échec de l’Union Calédonienne dont le président annonçait pourtant que le parti « irait jusqu’au bout ».

FAIRE TOMBER LE GOUVERNEMENT DANS LA PRÉCIPITATION
C’est probablement une aile plus jeune et moins traditionaliste du parti, qui a précipité la chute du gouvernement ce 2 février 2021. Tous les membres du gouvernement indépendantistes démissionnent, après que la rumeur d’une censure ait couru. La suite est connue : le groupe UC/FLNKS/Nationalistes/Eveil Océanien se prend les pieds dans le tapis avec une élection du nouveau gouvernement pour laquelle la voix du Parti Travailliste n’a pas été « gérée ».

La liste de l’UC est conduite par Samuel Hnepeune, à l’issue d’une délibération des dirigeants close par le Secrétaire général. Pour cette fois, et contrairement à un processus interne qui dure depuis l’époque de la naissance du parti alors mené par Maurice Lenormand, les sections de base et les comités locaux n’ont pas été consultés.

Nous sommes alors en plein conflit sur la reprise de l’usine du Sud. L’Union Calédonienne et ses militants sont en pointe pour s’opposer au schéma -pourtant le seul crédible- incluant notamment le géant du négoce Trafigura. Selon une analyse juridique péremptoire, la chute du gouvernement Santa doit empêcher la poursuite de la poursuite de la procédure de cession. En fait, Thierry Santa participe normalement au Conseil des Mines puis au Comité consultatif des mines, et la transaction est autorisée.

UNE SUITE TROUBLÉE POUR LES INDÉPENDANTISTES
Tous cela n’empêche cependant pas l’élection d’un nouveau gouvernement. Et là, deuxième déconvenue pour l’UC. Ses stratèges n’ont pas prévu la crise d’urticaire de LKU, de l’USTKE et donc du Parti Travailliste, face à une liste conduite par l’ancien président du Medef. Et Patatras : le plan prévoyant 4 « ministres » au groupe UC/FLNKS/Nationalistes/Eveil Océanien s’effondre, au profit d’un équilibre 3-3 avec l’Uni Palika. La voix de l’élu du Parti Travailliste avait été négligée …

Pour le parti de Paul Néaoutyne, c’est la divine surprise. Il revendique alors, lui aussi, la présidence du gouvernement, arguant du fait que l’UC ne peut monopoliser à la fois cette fonction et celle du Congrès.

LA RECULADE DE L’UC
Finalement, après avoir clamé qu’elle ne lâcherait rien, l’Union Calédonienne se résout à porter Louis Mapou à la tête de l’Exécutif. Fini le « nous irons jusqu’au bout ». Et comme il s’y était résolu, Samuel Hnepeune a démissionné pour regagner son poste de PDG d’Aircal.

Certes, les indépendantistes vont maintenant s’appliquer à afficher une belle unanimité pour la campagne référendaire. Mais pour l’UC, le bilan est amer, et ressemble fort à un échec cuisant. D’autant que dans le gouvernement tant convoité, ses élus ne seront plus que deux …

A présent, et dans la perspective de l’élection du président du Congrès, plusieurs interrogations émergent. L’Union Calédonienne va-t-elle tout perdre avec la désignation au perchoir d’un non-indépendantiste, comme annoncé par l’Eveil Océanien ?

Certes, le parti de Milakulo Tukumuli affiche, une fois de plus, une position tarabiscotée. Il exige une candidature unique, comme si l’important, finalement, n’était pas, comme il l’affirme, d’équilibrer les Institutions avec un indépendantiste au gouvernement, et un partisan du maintien de la Calédonie dans la France au Congrès. Que cache cette manœuvre ?

Par sa démission, Samuel Hnepeune « fait monter » Vaimu’a Muliava, de l’Eveil Océanien. Cette bonne manière sera-t-elle « récompensée » par l’exfiltration de Roch Wamytan au Congrès ? Etrange.

Si tel était le cas, dans une alchimie qu’un alchimiste aurait bien du mal à comprendre, l’Union Calédonienne aurait enregistré le plus mauvais des calculs politiques de ces dernières années.

COVID : PASS EUROPÉEN PROCHAINEMENT DISPONIBLE

Les certificats Covid numériques européens bientôt délivrés en Nouvelle-Calédonie et la délivrance des certificats sanitaires européens attestant de la vaccination en Nouvelle-Calédonie débutera prochainement.

Ce document nominatif, muni d’un QR code, sera remis dans un premier temps au format papier et en priorité aux personnes vaccinées qui doivent voyager dans les tout prochains jours, pour un motif impérieux.

Il sera à retirer en personne ou par un tiers de confiance via une procuration (à télécharger sur le site gouv.nc), à un guichet dédié et uniquement sur rendez-vous.

D’ici à septembre, un téléservice permettra à toutes les personnes vaccinées de l’obtenir en ligne.