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Indépendance ou Interdépendance ? L‘Union Calédonienne ouvre le débat

Le concept d’interdépendance pour la Calédonie n’est pas nouveau. Il fut évoqué par Jean-Marie Tjibaou, puis largement suggéré dans le préambule de l’Accord de Nouméa. Daniel Goa remet ce sujet à l’ordre du jour au récent Congrès de l’Union Calédonienne à Ponérihouen. Les interdépendances trouvent-elles une expression dans la souveraineté partagée, telle que définie dans ce préambule : « le partage des compétences signifiera la souveraineté partagée ». Commentaires.

Le préambule de l’Accord de Nouméa est un texte lumineux, mais ambigu. Dans la droite ligne des Accords de Matignon, il avait vocation à satisfaire deux parties dont les objectifs politiques étaient diamétralement opposés : l’indépendance pour les uns, le maintien de la Calédonie dans la France pour les autres.

Fondation d’une nouvelle souveraineté
Ainsi, les indépendantistes ont pu se réjouir de la partie du texte qui affirme dans le troisième chapitre : « Il convient de faire mémoire de ces moments difficiles, de reconnaître les fautes, de restituer au peuple kanak son identité confisquée, ce qui équivaut pour lui à une reconnaissance de sa souveraineté, préalable à la fondation d’une nouvelle souveraineté dans un destin partagé ». Ouf !

Dans le décryptage de cette phrase complexe, on pourrait comprendre que la reconnaissance de la souveraineté du peuple kanak est donc préalable à la fondation d’une nouvelle souveraineté dans un destin partagé. Faux. Car le texte a précisé que dès lors qu’il est fait « mémoire de ces temps difficiles » (ceux de la colonisation), que les « fautes » de la colonisation sont reconnues, que l’identité du peuple kanak est restituée, cela « équivaut », pour lui, à la reconnaissance de sa souveraineté.

Un contexte mondial nouveau
Cette séquence accomplie, la Calédonie peut donc passer à l’étape « nouvelle souveraineté dans un destin partagé ». Le verrou à lever est alors la réponse à la question : l’identité kanak est-elle jugée pleinement reconnue par les kanak pétitionnaires de cette revendication ?

Ce préalable posé, et peut être levé, en s’exprimant au congrès de Ponérihouen, Daniel Goa a sans aucun doute tracé une piste de réflexion pour une solution définitive au statut de la Nouvelle-

Daniel Goa Président de l'Union Calédonienne
Daniel Goa Président de l’Union Calédonienne

Calédonie. Le Président de l’Union Calédonienne évoque les réalité des enjeux dans un contexte nouveau, par rapport à la revendication d’indépendance formulée en juin 1975 : la mondialisation.

Mais il « s’interroge » sur « les discours ou slogans à caractère révolutionnaire » qui semblent décalés au regard de cette situation planétaire nouvelle. Il replace ainsi dans le 21è siècles, une revendication formulée en juin 1975, c’est à dire il y a 40 ans. C’était un autre temps, et surtout, un autre monde.

L’émancipation est la décolonisation
C’est tout le formidable enjeu de la démarche de décolonisation initié par les accords et observés par l’Organisation des Nations Unies. La décolonisation peut être aboutie dans des termes qui sont différents de la rupture avec l’ancienne puissance coloniale. Mais ces termes doivent faire consensus, c’est le fondement de la résolution de 1970 sur la quatrième voie de la décolonisation.

Dans mon livre écrit en 2005 « 2018 – la fin de l’Accord de Nouméa », j’avais écrit :

« La Calédonie gagnera à aborder les vrais enjeux, et passé les incantations, il lui faut aller « à l’intérieur des mots ».

« C’est, par l’information et la confrontation des idées, le plus sûr moyen d’apaiser les conséquences des choix (ceux du referendum – ndlr). On fera le constat, alors, que par certains côtés, nous vivons dans une bulle et que tout autour de nous, le monde a changé. On s’apercevra que pour un petit pays comme la Nouvelle-Calédonie, la notion d’indépendance est dépassée. On prendra conscience que la relation moderne entre une métropole et son ancienne colonie ne s’inscrit plus dans la rupture. La liberté a d’autres horizons que ceux du passé, elle subit des contraintes de nature différente. Le bonheur des peuples se construit avec de nouvelles exigences. »

Et il est bon de rappeler cette citation :
« Pour un petit pays comme le nôtre, l’indépendance, c’est de bien calculer les interdépendances ». Jean-Marie Tjibaou

Exceptionnel : clip et chorale de Maré sur la disparition de la Monique

Catastrophe humaine considérable, et mystère d’une disparition encore inexpliquée, le caboteur « La Monique » s’est évanoui en 1953 pour ne jamais réapparaître.

A son bord, près de 130 personnes, dont Georges, mon frère aîné, capitaine en second pour un dernier voyage alors qu’il devait partir pour la métropole et y poursuivre ses études.

Sujet d’émotion toujours vivace, ce drame a inspiré ce clip et cette chorale exceptionnels. A voir et écouter absolument et à partager.

NAISSELINE, FIGURE KANAK EXCEPTIONNELLE-IL FUT, DÈS 1960, LE « RECONSTRUCTEUR » DE L’IDENTITÉ KANAK

Fonds photo France Australe
Fonds photo France Australe

Il fut parmi les tous premiers bacheliers kanak. Emprisonné pour avoir diffusé des tracts en langue kanak alors qu’écrire en kanak était interdit, ferment du premier « soulèvement » de jeunes kanak avec les Foulards Rouges, acteur de l’anti-colonialisme naissant en Calédonie, fondateur du Palika, révolutionnaire MAIS Grand Chef, Nidoish Naisseline a surtout été l’artisan de la reconstruction de l’identité kanak.

 J’avais fait d’une jeune « foulard rouge » la couverture du premier périodique au nom kanak, « Nymakan », que j’avais édité. J’ai repris cette longue histoire -la construction de l’identité kanak- dont j’admire la constance, dans l’Essai – Caldiens – que j’ai écrit sur l’identité des non-kanak en Calédonie. Extrait.
JCGB

Extrait de l’essai « Caldiens »
JC Gaby Briault

COMMENT EN UN DEMI-SIÈCLE, DES ÉTUDIANTS ET DE
JEUNES MÉLANESIENS CONSTRUISENT UNE
REVENDICATION IDENTITAIRE ET CRÉENT LE MOT
« KANAK »
Au début des années 50, il devient de bon ton de parler des
« Autochtones ». L’appellation se généralise. Maurice Lenormand
publie en 1954 « l’évolution politique des Autochtones de la Nouvelle-
Calédonie ». Elle se traduit dans les débats, le langage quotidien, et
dans les actes administratifs. Ainsi, les réserves indigènes deviennent les réserves autochtones.

Canaque,
juron du
capitaine Haddock

 

Vers la fin des années 60, le politiquement correct impose peu à peu le terme « Mélanésien » (la propriété foncière mélanésienne – Saussol – 1970). Canaque, depuis fort longtemps, était un terme soit méprisant, soit péjoratif. Qui se souvient que même parmi les jurons du Capitaine Haddock, entre cachalot, cataplasme, catachrèse et cercopithèque, …on trouvait le terme canaque ?!

La « révolution kanak », je veux dire par là, l’appropriation du mot canaque, sa valorisation culturelle, puis la transformation même de son orthographe, tout cela est essentiellement l’oeuvre de jeunes intellectuels à partir des années 60. Elle se poursuit jusqu’en 1975. Elle a associé des étudiants Mélanésiens et des étudiants Européens, parmi lesquels notamment Nidoish Naisseline, Dewe Gorodey, Elie Poigoune, FoteTrolue, Henri Bailly ou encore Jean Paul Caillard, Jean Pierre Devillers et Max Chivot.

Rappelons, en effet, que parmi les étudiants calédoniens à Paris dans les années 60, les réflexions sociales et sociologiques bouillonnent.

Elles apparaissent au travers des articles de la revue « Trait d’Union ».

Nidoishe Naisseline qui est l’un des tous premiers mélanésiens à avoir pu accéder au Lycée puis au baccalauréat, publie une série d’essais inspirés d’Aimé Césaire et d’Albert Memmi. Un discours anti-colonialiste émerge. Il est lié à un début de revendication pour la reconnaissance de la culture canaque.

« Canaque
Homme Libre »

En décembre 68, soit sept mois après les événements de mai qui connaîtront des prolongements jusqu’en Nouvelle-Calédonie, des étudiants plus radicaux fondent l’Association des Jeunes Calédoniens de Paris. En février 1969, ils publient une revue baptisée « Canaque Homme Libre ».

Pendant les vacances de juin 1969, des étudiants tentent de radicaliser le débat sur le colonialisme. Un lien se fait entre les articles de « Trait d’Union » et le journal « Sikiss » édité localement. Dans la nuit du 12 juillet 1969, des inscriptions apparaissent sur plusieurs murs de Nouméa : « A bas le colonialisme », « Calédonie Libre ». Quelques activistes sont interpelés.
search-1Une semaine plus tard, le jeune Nidoish Naisseline arrive en vacance, lui aussi, en Nouvelle-Calédonie. Le 7 août, à la veille du procès des auteurs des graphitis prévu le 12 juillet, des messages condamnant « le racisme colonial » et prônant le « boycott des Jeux de Port Moresby » sont inscrits sur des murs de la capitale. Les auteurs sont à leur tour arrêtés.

Le 9 août, alors que Naisseline et une cinquantaine de jeunes kanak sont devant le commissariat de police pour demander la libération des personnes incarcérées, les athlètes de Maré en partance pour les jeux du Pacifique de Port Moresby attachent des foulards rouges autour de leur front et lèvent le poing en signe de protestation. C’est la naissance du mouvement des Foulards Rouges.

Dans le même temps, des jeunes Kanak sont refoulés dans un restaurant proche de la baie des citrons. Ils éditent un tract pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un acte de ségrégation. Précision importante : ce tract est écrit à la fois en français, en drehu et en nengoné.

Naisseline
jeté en prison

 

Quelques jours plus tard, lors d’un grand mariage coutumier à Lifou, le pamphlet est distribué à chaque invité, y compris à de hauts fonctionnaires. Nidoish Naisseline y est présent ! Trente personnes sont aussitôt arrêtées.

Parmi les chefs d’inculpation, la rédaction d’un écrit en langue kanak sans autorisation préalable … De retour de Maré, Naisseline et plusieurs autres personnes sont interpelés en possession du tract et pour ce motif. Ils sont conduits au commissariat central de police pour être interrogés. Rapidement, plusieurs centaines de mélanésiens, en majorité des jeunes, font le siège du commissariat.

A la fin de la journée, le fils du Grand Chef de Guama n’étant toujours pas relâché, des bouteilles et des pierres sont lancées contre le bâtiment. Immédiatement, la police charge et disperse les manifestants. Ceux-ci se répandent dans la ville, s’attaquent aux vitrines, aux voitures, à quelques personnes, blessant grièvement un chauffeur de taxi. Trente nouvelles arrestations ont lieu.

L’affaire va connaître des prolongements politiques. L’Union Calédonienne qui dispose de la majorité absolue à l’Assemblée Territoriale, est divisée.

L’Union Calédonienne explose
Yann Celene Uregei fonde
l’Union Multiraciale

Yann Celene Uregei, élu kanak des îles Loyauté, propose une motion de soutien aux manifestants, puis une motion d’autonomie interne. Elles seront toutes deux rejetées.

En 1970, les étudiants canaques de France fondent leur propre association. Ils éditent un journal intitulé « Réveil Canaque » qui est distribué pour la première fois à l’occasion du procès de Nidoish Naisseline. A la fin de cette même année, Yann Celene Uregei quitte l’Union Calédonienne et fonde au début de l’année suivante l’Union Multiraciale de Nouvelle Calédonie. Il reçoit le soutien du mouvement pour le Réarmement Moral.

En mars 1972, Nidoish Naisseline est à nouveau arrêté et condamné à six mois d’emprisonnement pour avoir menacé un représentant de l’Etat. Le « Réveil Canaque » publie un dessin du futur Grand Chef ceint d’un bandeau sur lequel est inscrit le nom d’Ataï.

La revendication identitaire kanak a considérablement progressé. Mais Canaque s’écrit toujours dans le respect de son orthographe originelle, avec « C » et « que ».

En 1974, des Kanak radicaux de la Grande Terre fondent le « groupe 1878 », cette date étant l’année de la révolte d’Ataï. Avec les Foulards Rouges, il peinturlurent la statue du square Olry qui montre la reddition du Grand Chef rebelle. Le 24 septembre de cette année, alors que se déroule le traditionnel défilé sur le front de mer de l’Anse Vata, des leaders du « groupe 1978 » enjambent les barrières et manifestent devant la tribune officielle. Ils sont arrêtés.

Quand Elie Poigoune est emprisonné
pour avoir crié
des slogans anti-colonialistes !

Elie Poigoune sera condamné à deux semaines d’emprisonnement, Henri Bailly à huit jours. Des manifestations s’ensuivent ainsi qu’une campagne de protestation notamment au sein des étudiants en métropole.

Pendant tous ces mois d’ébullition, aggravée par « l’affaire Kamouda » – un jeune Kanak, Richard Kamouda, est tué par un policier au cours d’une échauffourée Place des Cocotiers -, le mot « Kanak » apparaît pour la première fois avec cette orthographe.

La revendication d’indépendance est exprimée aussi bien par le « groupe 1878 » en janvier 1975, que par celui des Foulards Rouges en mars de la même année. C’est Dewe Gorodey qui est chargée de porter leur parole à l’extérieur. En avril, elle se rend à Fidji pour la conférence « Pacific Nuclear Free », puis en juin à New York pour s’exprimer devant le Comité de Décolonisation de l’ONU.

Finalement, en janvier 1976, à Amoa, les deux groupes sautent le pas politique et fondent le Parti de Libération Kanak, le Palika. Le nouveau parti radical édite un journal intitulé « Kanak » en février et tient son premier congrès en mai.

En 1981, Nidoish Naisseline quitte le Palika et crée Libération Kanak et Socialiste, le LKS. De son côté, Yann Celene Uregei abandonne l’appellation modérée d’Union Multiraciale et fonde le Front Uni de Libération Kanak, le Fulk.

Tjibaou accusé
par le Palika

de
« sabotage de la culture Kanak »

Dans l’intervalle, le Festival Mélanésia 2000 organisé par Jean Marie Tjibaou du 3 au 7 septembre 1975, consacre culturellement le mot Kanak. Il lui donne une histoire et un sens avec la célébration de Tea (Tein) Kanaké, le Premier Homme. . « Nous avons voulu ce Festival parce que nous croyons en la possibilité d’échanges plus profonds et plus suivis entre la culture européenne et la culture canaque », déclare Jean Marie Tjibaou dans son discours d’ouverture.

Ce langage alors plutôt modéré est sévèrement critiqué par le Palika qui n’hésite pas à parler de « sabotage de la culture Kanak ». On trouve dans le programme du Festival : Vendredi 5 à 20h – première représentation du jeu scénique « Kanaké ».

Ainsi en 30 années, à l’issue d’une démarche de révolte conduite par des jeunes, relayée par une forte revendication culturelle et identitaire, étayée par un événement culturel, consacrée par les partis nationalistes, canaque est devenu kanak. Un terme dévalorisant et péjoratif est devenu identitaire et reconnu comme tel.

Une construction identitaire
remarquable

« Canaque » était un mot écrit par le colonisateur. « Kanak » fut créé par les Kanak eux-mêmes. Il est, dans le même temps, libérateur.

Aujourd’hui, c’est-.-dire plus de 30 ans après ces événements et cette démarche, le mot s’est imposé, même si certains, aussi bien Européens que Mélanésiens, ont encore du mal à « s’y faire ». Il est vrai que d’autres événements, bien plus graves, se sont déroulés dans l’intervalle, entre 1984 et 1988, et qu’ils ont été lancés par le FLNKS, le Front de Libération Kanak et Socialiste.

Désormais, dans un contexte apaisé, l’identité kanak est inscrite dans la loi et elle a fait consensus. Toute cette construction, chevillée patiemment pendant un demi-siècle, est remarquable.

JCGB

 

 

 

Quand Michel Onfray raille la ministre de l’Education

Le philosophe français, fondateur de l’Université populaire de Caen est en conflit ouvert avec le pouvoir en place, c’est un fait qui s’illustre désormais régulièrement sur la place publique.

th-1 Récemment, dans le Point, il sonne une nouvelle charge contre la « gauche libérale », « gauche blanche, neutre, (qui) décrète qu’il est urgent de ne rien faire, d’attendre et de voir venir », et la gauche antilibérale « qui, au nom de son combat anticapitaliste contre l’impérialisme américain et sioniste, transforme en amis les ennemis de ses ennemis ».

 D’une écriture remarquable, il verse quelques phrases notables à vocation de citations : (à propos des accusations d’imposture (intellectuelle) adressées à Emmanuel Todd notamment par Emmanuel Valls) « on ne lutte pas contre un obscurantisme par un autre obscurantisme : le blasphème est un outrage, au contraire de la critique qui n’en est pas un ». Et à propos de Je suis Charlie : « Trois mots font un slogan, surtout pas une pensée ».

 Il commente également les propos récents de Najat Vallaud-Belkacem qui a traité les opposants – de véritables intellectuels français – à sa réforme du collège de « pseudo-intellectuels ».

  » des pseudo-z-intellectuels »

Décrivant d’abord les « grosses têtes » des cabinets présidentiel et ministériels, « leurs costumes taillés dans les meilleurs tweeds, leurs chaussettes de cardinaux en soie rouge … », « … ils ont plus fréquenté des librairies que les usines … », il estime que la gauche a perdu la bataille des idées « si elle fait confiance aux pseudo-intellectuels que sont ces dandys gominés pour faire la loi médiatique ».

 Ainsi, Michel Onfray pointe du doigt ce qu’il estime être les vrais « pseudo-intellectuels », et non pas ceux visés par la ministre dont le philosophe rappelle avec cruauté une liaison « mal-t-à-propos »: « pseudo-intellectuels, et pas pseudo-z-intellectuels, comme a dit la ministre de l’Education nationale sur RTL » !

Les Républicains en Calédonie : union ou méli-mélo ?

C’est à un score écrasant que les militants ex-UMP ont approuvé la proposition de Nicolas Sarkozy de renommer leur parti « Les Républicains ». La presse s’en est largement fait écho. En Nouvelle-Calédonie, la famille divisée UMP a-t-elle une chance de se ressouder ?

Sarkozy le souhaite sûrement. Mais dans un premier temps, conscient des difficultés provoquées par une division trop récente et des blessures encore non-cicatrisées, il a demandé qu’à tout le moins, les partis issus de l’UMP coordonnent leur actions.

TROIS CAS DE FIGURE POSSIBLES
Il est vrai que trois cas de figure sont possibles.

D’abord, un rapprochement de ces partis, et notamment du MPC, du RPC, du Rassemblement, de l’Avenir Ensemble et de Simon Loueckhote dans le cadre -pour l’instant indéterminé- des Républicains.

Plus osée : l’hypothèse d’une fusion des partis et d’une redistribution des responsabilités pour maintenir un équilibre entre les responsables. Ce qui suppose l’abandon des anciennes étiquettes.

Enfin, une sorte de drôle de guerre où chacun, continuant de camper sur ses positions, rechercherait tout de même des accords de circonstance.

Peut être un dénominateur commun : l’opposition à Calédonie Ensemble qui poursuit une « purge » non pas de l’indépendance pour reprendre un mot fameux du Président du Rassemblement, mais des autres partis loyalistes au gouvernement et dans tous les organismes publics et para-publics.

Et puis, tout de même, une opposition à l’indépendance.

Premiers à dégainer : les responsables du Mouvement Populaire Calédonien qui ont annoncé leur intention de se muer en Républicains Calédoniens. Réaction du Mouvement Républicain Calédonien de Philippe Blaise, créé en juillet 2011 : Républicain fait déjà partie du nom de cette formation qui n’entend d’ailleurs nullement rallier Les Républicains de Nicolas Sarkozy.

Décidément, les choses ne sont pas simples.

Exit en tout cas l’hypothèse d’une fusion. A dire vrai : qui, dans le contexte actuel, aurait pu croire le contraire ?

MÉLI MÉLO : PAS CERTAIN MAIS PAS IMPOSSIBLE
Reste un rapprochement. Pour coordonner les actions et le cas échéant, pour conclure des accords de circonstance. L’union, en tout cas, ne semble pas être pour demain.

En fait, si le Rassemblement-UMP devenait par exemple le Rassemblement Républicain, rien ne serait changé. A part le nom des partis.

Il faut y ajouter quelques arrières-pensées. Car si de surcroît -mais avec des si …-, Nicolas Sarkozy était élu en 2017 Président de la République, la vague bleue serait forte, et chacun se prépare, en plus, à la course aux investitures.

Philippe Gomes a les moyens de troubler encore davantage le jeu. Le renouvellement du bureau du congrès devrait avoir lieu après les Jeux du Pacifique de Papouasie. Un geste de Calédonie Ensemble pour contrebalancer les querelles et les contentieux entre loyalistes au gouvernement et le calédonien lambda aura du mal à s’y retrouver.

Un méli-mélo pas certain. Mais pas impossible non plus.

Philippe Pentecost : un gentleman s’en est allé

Pentecost n’est pas un nom facile à porter : Edouard, issu de deux cultures, homme d’affaires génial qui avait su se forger une fortune considérable à la force de son intelligence et de son poignée, en fit le renom.

A sa manière, Philippe avait su reprendre le flambeau. Reconstruire. Innover.

La politique l’avait attiré, un temps. Seul ou aux côtés du Rassemblement.

Il était passionné d’automobile. Vraiment passionné.

Mais pas autant que pour sa famille.

Il s’en est allé près des bolides qu’il aimait tant. Au volant, en route vers ses ancêtres.

Pensées attristées pour son épouse, ses enfants, sa maman, sa famille.

Adieu, gentleman.

JCGB

COLLABORATEURS : LE TRIBUNAL TRANCHE EN FAVEUR DES ELUS DE L’UCF ET DU RASSEMBLEMENT

Ce mercredi matin, le juge des Référés duTribunal administratif de Nouméa a rendu son jugement sur la requête introduite par les trois membres du gouvernement du Rassemblement et de l’UCF contre « la décision verbale en date du 6 mai  2015 par laquelle le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a réduit à l’unité le nombre des collaborateurs affectés à chacun d’entre eux ».

UnknownAprès l’examen des considérants et l’examen de la recevabilité de la requête, le juge ordonne la suspension de l’acte contesté, donnant ainsi gain de cause aux trois membres du gouvernement.

Il s’agit toutefois d’une suspension de la décision « à titre provisoire, et jusqu’à ce qu’il soit statué au fond ».

Pour lire le texte du jugement, cliquer ici

Projets d’investissements colossaux à Gold Coast par un magnat de Hong Kong

PROJETS D’INVESTISSEMENTS COLOSSAUX A GOLD COAST PAR UN MAGNAT DE HONG KONG

 Faire de Gold Coast une destination que les asiatiques préfèreront au Burj El Khalifa, la plus haute tour du monde à Dubai, et à Marina Bay Sands de Singapour, c’est l’ambition déclarée du milliardaire de Hong Kong Tony Fung.

Photo Bulletin
Photo Bulletin

L’homme d’affaires chinois est en passe de racheter le Mirage Resort à Main Beach pour 160 millions de dollars (15 milliards FCFP environ), des terrains à Robina ainsi que des élevages de chevaux de course et un casino à Cairns.

 Ses intentions ont été dévoilées aux principaux hommes d’affaire de Gold Coast au cours d’une réunion à laquelle participaient notamment Bob East du Mantra Group, la chairwoman Rebecca Frizelle du groupe Titans, le « chief exécutive officer » du Conseil de Queensland Tourism Industry et le CEO de Dreamworld, Craig Davidson.

 Tony Fung s’est engagé à faire connaître à ses interlocuteurs ses projets plus précis dans les semaines à venir.

 » Une prospérité touristique
et des emplois pour les jeunes
pour les décennies à venir « 

 « Nous souhaitons que les gens comprennent qu’un projet emblématique d’une grande échelle apportera de nombreuses opportunités de business et de travail à Gold Coast, pas seulement dans l’immédiat, mais pour leurs enfants en leur procurant des emplois dans l’avenir, et en apportant des infrastructures touristiques pour les décennies à venir ».

 Si les accords de vente ont été officiellement pris, Tony Fung attend désormais les autorisations du gouvernement du Queensland comprenant notamment la licence de casino. Il veut ainsi ouvrir le Queensland et en particulier Gold Coast au gigantesque marché haut de gamme chinois.

 Derrière ce redémarrage du business immobilier et touristique de la ville se devine l’activité inlassable de Tom Tate, le maire. Ingénieur, issu d’une famille propriétaire d’un établissement touristique, lui même actif dans l’industrie touristique, il m’avait reçu en 2013 avec une délégation de la ville de Nouméa, ville jumelle. Alors que la région était en proie à une sévère récession économique, Tom Tate nous avait indiqué que son objectif était d’aller chercher des investisseurs sur les marchés. D’ailleurs, il s’était envolé le jour suivant pour l’Asie. Son dynamisme est aujourd’hui en passe d’être couronné de succès.

Le Top 10 de LUI au salon auto de Genève

Article publié par le magazine Lui

Pour la 85ème édition du Salon International de l’Automobile qui se tiendra du 5 au 15 mars, LUI a fait le tri et sélectionné parmi plus de 900 cars, supercars, hypercars, megacars, son petit top 10 des voitures les plus extraverties, les plus super hyperboliques. Un maximum de bourrins pour quelques poignées de dollars et vice versa… Bienvenue à Genève !

La + délirante : La Ferrari 488 GTB

Ferrari 488 GTB Intérieur

Ambiance avion de chasse ! 670 ch sous le capot, moteur V8 biturbo, un 0 à 100 km/h en un nuage de poussière (environ 3 secondes), la supercar sera commercialisée au printemps, pour un prix avoisinant les 250 000 euros…

La + dopée : La Koenigsegg Regera.

Koenigsegg Regera salon Genève

La plus luxueuse, la plus sulfureuse de toutes les Koenigsegg (constructeur suédois de bolides de dingues – ndlr). Moteur hybride de 1 400 ch, vendue comme la voiture la plus rapide en accélération… ça promet.

La + bestiale : Aston Martin Vulcan

Aston Martin Vulcan Salon Genève

800 ch, V12, châssis monocoque en fibre de carbone, agréée par la FIA, réservée au circuit, elle est sans conteste taillée pour la vitesse. Moins d’une trentaine d’exemplaires prévue, 2 millions d’euros… Fair enough.

La + stylée : la Corvette CZ06 Chevrolet

Corvette CZ06 Chevrolet Salon Genève

Le modèle le plus performant sur circuit de toute l’histoire des Corvette, moteur V8 compressé de 6.2 litres, 625 chevaux et un couple impressionnant de 861 Nm, le tout pour la modique somme de 70 000 euros. À ce prix là, on n’hésite pas.

La + starlette : La Baby Jag XE

Baby Jaguar XE Salon Genève

Élue « Plus belle voiture de l’année » par les internautes du monde entier à l’occasion du 30ème Festival International Automobile, elle a impressionné au Mondial et s’expose aujourd’hui à Genève. On retient la version S, son V6 et ses 340 ch. 62 000 euros environ.

La + opportuniste : La McLaren P1 GTR

McLaren P1 GTR Salon Genève

V8, 1 000 ch. Sa vocation ? Refuser absolument toute norme d’homologation routière ou compétition pour offrir un bolide dont le seul objectif est de repousser toutes les limites. Ok, on est chaud !

La + sexy : La Lotus Evora 400

Lotus Evora 400 Salon Genève

Annoncée comme la plus rapide de toutes les Lotus jamais produites, elle a été totalement revue, six ans après son arrivée sur le marché. La version 2015 répond maintenant aux codes de séduction des amateurs de belles caisses. 400 ch pour une silhouette allégée, un rapport poids/puissance encore plus sexy, un 0 à 100 km/h en 4,2 secondes… Pas mal pour une version routière !

La + cool : Porsche 911 GT3 RS

 Porsche 911 GT3 RS Salon Genève

500 ch, 6 cylindres à plat, très peu d’informations sur la belle avant d’être entièrement mise à nu à Genève. Il faudra payer pour voir.

La + attendue : La R8 Audi.

R8 Audi Salon Genève

La R8 version supercar 2015, c’est : un moteur V10, une puissance de 540 ch ou 610 ch pour la R8 Plus, et 165 000 euros ou 187 000 euros pour la version Plus.

La + décalée : Un SUV.

Bentley Bentayga Salon Genève

Jusque-là, rien de surprenant mais, quand il est signé Bentley, là ça devient intéressant ! Issu du concept EXP 9F, le Bentayga propose un V8 biturbo de 600 ch minimum. La légende dit que son prix avoisinerait les 200 000 euros… La voiture ne sera présentée au grand public que début juin…