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L’ÉCONOMIE AU PLUS BAS ET À L’ÉVIDENCE LES DÉCIDEURS MANQUENT D’INDICATEURS INSTANTANÉS – La nouvelle route de Magenta-aérodrome ouvre demain – Requins : polémique sur les réseaux sociaux visant un spécialiste de la mer – Et 16 requins bouledogues prélevés

L’ÉCONOMIE AU PLUS BAS, les acteurs calédoniens le savaient, l’IEOM le constate dans sa note de conjoncture trimestrielle. En revanche, si les « orientations » par secteurs d’activité économique sont utiles, des prospectives plus précises le seraient davantage. La note prend en compte les chiffres et les opinions de janvier à mars, mais nous sommes déjà à la mi-juin. On connaît davantage les risques qui pèsent sur l’économie -la situation aujourd’hui du bâtiment, du commerce, de la SLN par exemple-, la situation des marchés publics et celle des comptes sociaux. On sait aussi que le blocage du gouvernement et l’instabilité institutionnelle patente auront des conséquences sur les investissements et la consommation.

A l’évidence, les décideurs auraient besoin d’une photographie plus instantanée et plus précise de la situation économique et sociale du territoire. Ils ne s’en sont guère préoccupés jusqu’à ce jour …

OUF ! ELLE OUVRE ENFIN la déviation de la route provinciale de Magenta Aérodrome. Ces travaux, retardés depuis plusieurs décennies, étaient exigés par l’Aviation Civile pour les raisons de sécurité. Même si le chantier n’est pas totalement abouti, les riverains et les commerçants vont mieux respirer. Et le club hippique La Gourmette avec.

16 REQUINS BOULEDOGUES « PRÉLEVÉS », conformément à la décision des deux dirigeantes à poigne respectivement de la province Sud et de la ville de Nouméa. Les actions de sensibilisation auprès des pêcheurs et des plaisanciers pour qu’ils ne rejettent pas d’aliments à la mer se poursuivent.

POLÉMIQUE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX À PROPOS DE LA COMPÉTENCE « REQUINS » D’UN SPÉCIALISTE CALÉDONIEN – « J’ai fait récemment l’objet d’une attaque calomnieuse et mensongère dans une publication émanant d’une organisation qui se revendique de la « protection des océans ». Les propos qui ont été tenus à mon encontre m’ont surpris, attristé, mais aussi indigné« , écrit Philippe Tirard, mis en cause par Sea Sheperd.

Le plongeur de l’IRD, titulaire de milliers de plongées au cours de ses 33 ans de services à Nouméa, avait indiqué, à titre personnel, que « la population de requins bouledogues était en constante augmentation dans les baies de Nouméa (ce que tout le monde sait déjà), et que cette espèce dominante, agressive, invasive représentait, à mon avis, un réel danger pour la population, mais aussi pour d’autres espèces de requins plus vulnérables qu’il semble remplacer progressivement. » Un avis de quelqu’un qui connaît mieux les eaux calédoniennes que la plupart de ses détracteurs …

LE RAID EST INTERVENU à la Vallée des Colons pour maîtriser un forcené qui menaçait de mettre fin à ses jours.

L’APPEL DU 18 JUIN COMMÉMORÉ dans plusieurs villes locales. A Nouméa, traditionnel dépôt de gerbe à la Croix de Lorraine du Mont Coffyn et diffusion de l’appel historique du Général de Gaulle à la BBC de Londres.

PLACE À LA MUSIQUE EN CALÉDONIE – Emplois fictifs présumés : Philippe Michel et Martine Lagneau mis en examen – Accident mortel à Ouvéa – 18 Juin : L’appel du Général

LANCEMENT DE LA FÊTE DE LA MUSIQUE à la Rivière Salée sur l’esplanade du Mouv’ pour ce qui concerne la ville de Nouméa. Tout au long de la semaine, des groupes se produiront dans différents établissements de la capitale. Le temps fort de la Fête se déroulera le 21 juin, date officielle de l’événement. Ecrans géants Place de la Marne, karaoké à l’Hotel de Ville, animations dans les bars de baies seront au programme.

Cette Fête, qui constitue un événement mondial, avait été imaginée par un musicien américain, Joel Cohen, pour le compte de France Musique. L’artiste avait organisé « Les Saturnales de la Musique » se déroulant pendant les solstices d’hiver et d’été, d’où la date du 21 juin.

C’est cependant Jack Lang, alors Ministre de la Culture qui sonnera l’envol décisif de cette manifestation à l’échelle nationale. La Fête est désormais internationalisée, et célébrée dans 110 pays sur les 5 continents.

PHILIPPE MICHEL ET MARTINE LAGNEAU MIS EN EXAMEN
Dans le cadre de l’instruction sur la création d’emplois fictifs présumés lors des élections législatives de 2017, les juges d’instruction ont signifié leur mise en examen à Philippe Michel, ancien président de la province Sud, et Martine Lagneau, ancienne vice-présidente.

« Cela me permet d’avoir accès au dossier, ce qui est essentiel dans cette affaire. Pour savoir ce que l’on me reproche exactement, sur la foi de quelles pièces. C’est capital pour préparer ma défense« , a déclaré l’ancien président au quotidien Les Nouvelles Calédoniennes.

Pour lui, cette affaire a déjà été tranchée, rappelant qu’une information judiciaire menée par le passée s’était conclue par une ordonnance de non-lieu.

DRAME À OUVÉA,  un homme est décédé dans un accident de la route la nuit de dimanche. Les faits se sont produits à la hauteur de l’École de Voile, à Fayahoué.

18 JUIN : L’APPEL DU GÉNÉRAL DE GAULLE – L’événement historique sera commémoré comme chaque année dans de nombreuses communes de Nouvelle-Calédonie. A Nouméa, traditionnel dépôt de gerbe à la Croix de Lorraine du Mont Coffyn.

GOUVERNEMENT : GERMAIN POUR 5 ANS, REBELOTE ?

Victor Tutugoro

C’est Victor Tutugoro qui l’affirme, à l’issue du Comité Central de l’Union Progressiste Mélanésienne à Ponérihouen samedi : la sortie du blocage du nouveau gouvernement pourrait être envisagée par un rapprochement avec Calédonie Ensemble. « Avec l’Avenir en confiance ou l’Eveil Océanien, on ne peut pas être d’accord sur la remise en cause du corps électoral ». « On ne peut pas être d’accord sur la remise en cause de la fiscalité des entreprises, la remise en cause de l’emploi local. » Le représentant de Calédonie Ensemble au gouvernement est donc le plus compatible avec les orientations de l’UPM. Pour l’instant.

Certes, l’UPM n’est pas le Palika, et encore moins l’Union Calédonienne. Mais une telle affirmation relève de l’adage selon lequel il n’y a pas de fumée sans feu …

Dans ces conditions, peut-on imaginer un scénario selon lequel Calédonie Ensemble accepterait de placer un indépendantiste à la présidence du gouvernement ? Probablement pas. Le mouvement de Philippe Gomes a bénéficié, pendant ces quatre dernières années, de la « convergence » d’idées sur la plupart des textes économiques et sociaux avec les mouvement séparatistes. Mais tout de même pas au point de partager leur cause.

En revanche, refuserait-il le soutien indépendantiste pour porter Philippe Germain de nouveau à la présidence du gouvernement ? Une hypothèse compliquée quand on est seul au sein d’une coalition de 6. Autant dire totalement otage.

Mais c’est Victor Tutugoro qui semble pourtant le suggérer. Philippe Germain saison 2, ce serait alors la poursuite de la politique entreprise depuis 2015 : le maintien de la TGC à 5 taux, la reconduction de l’encadrement des marges, le Plan Do Kamo et la réduction des droits pour les Calédoniens, ou encore l’application de la « doctrine nickel » de la province Nord en matière minière et métallurgique.

Et surtout, un sacré pied de nez, pour ne pas dire plus, à la plus grande partie des électeurs loyalistes.

GOUVERNEMENT DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE : UN STATUT DÉPASSÉ

SEULEMENT DEUX GRANDES FORMATIONS POLITIQUES
Le mode d’élection du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a été choisi à un moment où deux grandes formations dominaient la vie politique locale : le FLNKS et le RPCR. En adoptant un scrutin de liste à la proportionnelle, les deux signataires savaient que le gouvernement comporterait une majorité RPCR, mais étaient assurés que le second signataire participerait au fonctionnement de l’institution.

RECHERCHE DU CONSENSUS ET RÈGLE MAJORITAIRE
Au delà de la règle majoritaire, admise par les parties, l’esprit qui prévalait à la mise en place du 1er gouvernement local reposait sur la recherche du consensus, comme cela avait été le cas pour les Accords de Matignon et de Nouméa. Cette recherche, labellisée par le terme de « collégialité », avait été implicitement conclue pour le fonctionnement de l’institution. En l’absence de consensus, bien entendu, la règle majoritaire allait de soi.

L’ÉCLATEMENT DES 2 GRANDS BLOCS CHANGE LA DONNE
Les signataires ont-ils pêché par excès de confiance dans le maintien durable de 2 seuls grands blocs ? C’est aujourd’hui certain. L’éclatement de ces deux grandes formations a bouleversé la donne. Peu à peu, le jeu des partis a pris le dessus. De négociations et chantages, le gouvernement a versé dans l’instabilité. En l’absence de majorité, les partis charnières font la loi. Ce n’est, ni illégal, ni anti-démocratique dans l’état juridique actuel de nos institutions.

L’INSTABILITÉ MÊRE DE TOUTES LES DÉRIVES
Pourtant, l’instabilité est la mère de bien des dérives. Dans le système électoral provincial inégalitaire qui est celui du territoire, elle peut conduire à l’impossibilité de mettre en œuvre une gestion souhaitée par une majorité d’électeurs !

Après les impérities de la 4ème République, la stabilité des Institutions constitue un fondement de la Constitution actuelle. Ce souci de stabilité s’est exprimé jusqu’à la mise en place automatique de majorités de gestion dans les communes -de plus de 3500 habitants, puis plus récemment, de plus de 1000 habitants-, avec l’attribution des 50% des sièges à la liste ayant obtenu le plus de suffrages, puis la répartition des sièges à la proportionnelle pour les 50% restants.

10 PARTIS POLITIQUES AU GOUVERNEMENT
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie comprend aujourd’hui 10 partis politiques contenus dans 3 regroupements ! Quel pays au monde peut dire mieux ? Ou pire …

Certains prétendent que cet émiettement serait plutôt vertueux. Selon eux, il obligerait les partis à discuter puis à s’entendre. C’est un point de vue.

RÉFORME NÉCESSAIRE QUAND LE TEMPS SERA VENU
Les résultats d’une telle pratique ne sont pourtant guère concluants : ils ont conduit à la situation catastrophique que connaît à présent la Calédonie. A l’évidence, et comme la politique n’est pas le royaume des Bisounours, le système devra évoluer lorsque le temps d’une telle décision sera venu.

Personne, évidemment, ne voudra remettre en cause la participation des indépendantistes au gouvernement en cas de majorité non-indépendantiste et réciproquement. Resterait donc à imaginer un nouveau dispositif conciliant cette exigence avec le nouveau paysage politique local. Après le 3ème referendum ?

21 PERSONNES INTERPELÉES CE WEEK END À NOUMÉA – Fin du pelerinage de Téné – Séisme au nord de la Nouvelle-Zélande dimanche matin

CONDUITES EN ÉTAT D’IVRESSE, TENTATIVE DE CAMBRIOLAGE, ou encore violence à l’égard des femmes, c’est encore le triste bilan du week end pour la seule région de Nouméa. 2 mineurs de 17 ont tenté de cambrioler un bar restaurant à l’Anse Vata.

FIN DU PELERINAGE DE TÉNÉ qui a connu sa ferveur habituelle. Le nouvel évêque de Wallis et Futuna y était aux côtés de l’Archevêque de Nouvelle-Calédonie.

20éme ÉDITION DE LA FÊTE DE LA MER à Poum qui s’est cloturée dimanche soir après un grand succès populaire.

500 PERSONNES AU STADE SOTIRIO à la Vallée du Tir pour la Fête des Quartiers. La « Vallée » recevait ses voisins de Montravel et de Magenta. De nombreux stands et activités conviviales et inter-générationnelles étaient au programme.

SÉISME DE MAGNITUDE 7,4 AU NORD DE LA NOUVELLE-ZÉLANDE dimanche matin. Le phénomène s’est produit à 10km de profondeur et a été suivi avec attention par tous les services de sécurité civile de la zone. Il n’a provoqué aucun dégât.

SERVICE D’URGENCE POUR LE PROCHAIN GOUVERNEMENT

Pendant qu’une chamaillerie pour des postes empêche la mise en place du nouveau gouvernement, la Cafat vient de révéler ses résultats pour l’année 2018. De quoi être inquiet. Mais au delà des régimes en péril, comme le Ruamm, ou en difficulté croissante, comme le régime de retraite, c’est la santé qui risque d’être paralysée dans les semaines à venir.

MENACE DE RUPTURE DE PAIEMENTS
Le président du conseil d’administration de la Caisse de prévoyance l’a indiqué : en raison de graves difficultés de trésorerie, les dotations aux hôpitaux ont du être retardées. Mais bien pire, si une solution n’est pas trouvée d’urgence, c’est la cessation de paiement qui menace. Avec à la clé, les salaires -2200 employés au seul Médipole !-, mais également, la multitude de prestataires et de fournisseurs.

LA SANTÉ EN SITUATION D’URGENCE
Le secteur de la Santé est déjà dans une situation d’urgence. Le Médipôle doit fermer de plus en plus de services, faute de médecins ! En souffrance, aussi bien la radiologie que l’ophtalmo ou encore l’oncologie. Et pour la Cafat, c’est la double peine : elle doit verser la dotation prévue à l’établissement, et … augmenter de manière spectaculaire ses remboursements pour les interventions du secteur privé surchargé en raison des lacunes du Médipôle !

LA FUITE DES MÉDECINS
Outre le krach financier qui menace, il est urgentissime de procéder à une réforme du statut des médecins hospitaliers : plus aucun spécialiste ne veut officier dans les hôpitaux calédoniens en raison des conditions défavorables de rémunérations, de gardes et de retraites qui leur sont offertes.

MODE CATASTROPHE
Une pénurie croissante de médecins qui est un comble pour cet équipement d’un coût de 50 milliards, dont quelques exemplaires équivalents seulement, existent en métropole …

En outre, le Médipôle n’est pas la seule structure hospitalière de Nouvelle-Calédonie. Cette situation affecte également les autres établissements.

Le blocage du gouvernement n’est pas qu’un cynique jeu politicien. Il risque de placer la Cafat, la Santé et la Santé en « mode catastrophe ».

LE GOUVERNEMENT ÉLU. ET MAINTENANT ?

L’élection du 16e gouvernement de la Nouvelle-Calédonie issu de l’Accord de Nouméa s’est déroulée comme prévu. Une majorité non indépendantiste élue par le Congrès, mais une mise en place différée, faute de désignation du Président de l’institution. Cette dernière est reportée à 15 jours. Que peut-il se passer pour la suite ?

PAS D’ACCORD, et le blocage peut durer … jusqu’au déblocage. Lorsque Calédonie Ensemble a fait tomber le gouvernement Ligeard, la Calédonie est restée 4 mois sans Exécutif.

UN ACCORD, et plusieurs scénarios peuvent se dessiner. Premier scénario : après quelques semaines, les indépendantistes votent pour le membre du gouvernement qui leur paraît le plus compatible. A l’évidence, Philippe Germain est celui la, puisque pendant 4 ans, il a gouverné en grande partie avec les indépendantistes.

Deuxième scénario : Calédonie Ensemble se résout à voter pour Thierry Santa. Ce fut la position du RPCR en 2004, alors que l’institution était bloquée, et que Jacques Lafleur décida de porter Marie-Noelle Thémereau à la présidence du gouvernement.

Troisième scénario : les indépendantistes, ou une partie des indépendantistes votent pour Thierry Santa. Dans ce cas, ils auront probablement négocié la Vice-présidence et des secteurs.

VIENDRA ENSUITE LA DÉLICATE RÉPARTITION DES SECTEURS, d’autant plus ardue que si Thierry Santa est élu président, il s’est engagé à ne briguer aucun secteur pour se consacrer à l’animation de la collégialité, et à l’exercice de ses compétences propres.

CE SERA ENFIN LA PRIORISATION DES DOSSIERS URGENTS, pour les compétences réglementaires propres du gouvernement, et pour les dossiers à soumettre au Congrès. On sait que la situation de la Cafat est de nouveau à l’ordre du jour. Il en va de même pour les taris d’électricité à la SLN, rappelés par l’intervention remarquée de son Président, ou la refonte du statut des médecins hospitaliers. La préparation du budget supplémentaire s’inscrit également dans ce wagon des affaires à traiter sans délai.

ET LES ENGAGEMENTS ÉLECTORAUX … Et là, ce sera une autre paire de manche. Simplification de la TGC, modération de l’encadrement des marges en attendant sa levée prévue dans 3 mois, augmentation du SMG, lancement des grands travaux, réforme de la protection sociale, et autres sujets brûlants. Thierry Santa, si la présidence lui échoit, aura bien fait de déclarer se consacrer à la collégialité et à la recherche du consensus.  Même s’il apparaît comme l’homme calme de la situation, ce ne sera pas du pain qu’il aura sur la planche. Mais plutôt une boulangerie …

LE 16e GOUVERNEMENT ÉLU SANS PRÉSIDENT – Dispensaires de Kouaoua et Touho fermés – Un navire de la Marine Nationale refoulé au Vanuatu – Fête de la Mer à Poum

LE16e GOUVERNEMENT LOCAL A ÉTÉ ÉLU hier. Il comprend 11 membres : 4 de l’Avenir en Confiance, 1 de l’Éveil Océanien, 3 de l’UC, 2 de l’Uni-Palika et 1 de Calédonie Ensemble. Convoqué ensuite pour élire son Président, il s’est réuni sans trouver un accord. Il est convoqué à nouveau dans 15 jours. Sans président, le gouvernement ne peut être mis en place.

DISPENSAIRES FERMÉS aujourd’hui et pour le week end à Kouaoua et Touho en raisons d’exactions commises. Les établissements rouvriront lundi.

COMPTES 2018 POUR LA CAFAT : le régime maladie en déficit de 4 milliards, 2 milliards puisés dans le régime vieillesse, régimes accident du travail et chômage en déficit. Seul le régime famille est en équilibre.

LE BATIMENT DE LA MARINE NATIONALE D’ENTRECASTEAUX interdit d’accoster à Anatom, au Vanuatu.  Le bâtiment de la marine nationale devait s’y rendre dans le cadre de la mission humanitaire Castor, pour participer à la construction d’une école à Anatom. Officiellement, l’incident relève d’un retard administratif, mais il s’agit en réalité d’une résurgence du conflit entre la France et le Vanuatu qui revendique la souveraineté sur les Iles Matthew et Hunter.

FÊTE DE LA MER À POUM, la 20e du genre. Proposés dans les stands : crabes, picots, palourdes, coquilles long ou encore les langoustes et tazars de Bélep.

UN GOUVERNEMENT ÉLU CE MATIN POUR UN LONG CHEMIN

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie sera élu ce matin par les membres du Congrès. Cette élection se fera probablement sans surprise, à la proportionnelle des groupes constitués, en fonction des listes déposées. On connaît donc la composition du premier gouvernement de la dernière mandature avant la sortie de l’Accord de Nouméa. Mais ce n’est qu’un début. Il devra, pour être mis en place, élire son Président puis son Vice-président. Il devra ensuite, pour fonctionner, procéder à la répartition des secteurs. Il devra enfin, pour délibérer, trouver sur chaque texte, une majorité. Un long chemin.

LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT
Les listes étant déposées et les groupes constitués, le gouvernement devrait être composés de 5 membres de l’Avenir en Confiance/Eveil Océanien ( Thierry Santa, Christopher Gyges, Isabelle Champmoreau, Yoann Lecourieux et Vaimu’a Muliava), de 3 membres de l’Union Calédonienne (Gilbert Tyuienon, Didier Poadjaliwane et Jean-Louis d’Anglebermes), de 2 membres de l’Uni-Palika (Jean-Pierre Djaiwé et Valentine Eurisouké), et d’un membre de Calédonie Ensemble (Philippe Germain).

LA DIFFICILE ÉLECTION DU PRÉSIDENT
Dans la foulée de leur élection, les nouveaux « ministres » seront convoqués par le Haut-Commissaire pour désigner leur président, réunion présidée par le doyen d’âge.

Compte tenu des positions affichées, aucun candidat ne devrait recueillir les 6 voix requises pour obtenir la majorité. A moins, évidemment, d’un coup de théâtre.

Dans cette hypothèse, une nouvelle convocation leur sera adressée, en général, pour une semaine plus tard, sauf accord justifiant une réunion immédiate. Les affaires courantes sont réglées par le gouvernement précédent, et la procédure peut durer indéfiniment.

COMBIEN DE TEMPS ?
Chacun peut évidemment rester sur ses positions pendant de longs mois. Mais le blocage du gouvernement entraîne, de facto, le grippage des administrations, et la suspension de toute activité législative et réglementaire de la Nouvelle-Calédonie.

Il faut ajouter à ces difficultés, le marasme économique, la dégradation des régimes sociaux quasiment en faillite, les perturbations graves et croissantes au Médipôle, et la chute des recettes publiques.

En clair, l’absence de mise en place du nouveau gouvernement sera de nature à générer une sensible aggravation de la situation, et provoquer de gros remous dans la population. Notamment, dans des secteurs comme le bâtiment, le commerce ou le tourisme, où globalement, des centaines de licenciements sont, pour quelques semaines encore, en suspens.

LE DANGER DONIAMBO
L’intervention publique d’un haut responsable local de la SLN n’est pas neutre. Il ne s’agit encore moins d’une initiative personnelle.

Compte tenu de ses pertes abyssales, certaines personnalités d’Eramet s’inquiètent sérieusement. Le désordre institutionnel, l’absence de décisions sur un sujet vital comme celui des coûts énergétiques peuvent inciter, à l’approche d’un date butoir pour une telle décision, à « jeter l’éponge ».

LA SUITE DU CHEMIN
Lors des « éditions » précédentes, l’élection du président du gouvernement s’était résumé à quelques négociations pratiques, -toujours les mêmes !- visant à des fonctions et des répartitions de secteurs. Dans 2, 3 ou 4 semaines, le processus actuel ne devrait pas échapper à la loi du genre.

Viendra ensuite la difficile répartition des secteurs, dans le détail. On se souvient de l’affectation du secteur de la Météo à Hélène Iékawé. Avec, en cas de mécontentement, l’arme, pour chaque membre du gouvernement, du contreseing obligatoire, une obligation désormais riche d’une abondante jurisprudence !

Puis, sur chaque texte, il conviendra de trouver une majorité. Car, au delà des grands débats sur la « collégialité » -en réalité, toutes les assemblées sont collégiales-, le fonctionnement institutionnel est classique : pour qu’un texte soit adopté, il faut une majorité pour le voter.

Enfin, les textes votés et transmis au Congrès pour ce qui concerne les lois du pays et les délibérations, c’est au « Parlement » local qu’une majorité devra décider. Mais cela est déjà une autre histoire …

RISQUE REQUIN : ENFIN DES DÉCISIONS EFFICACES !

L’horrible drame de la marina de Nouméa, puis l’attaque mortelle d’un pêcheur à Belep ont provoqué un début de psychose au sein de la population. A Nouméa et à Dumbéa, plusieurs requins bouledogue ont été aperçus, ce qui a provoqué la fermeture de baignades. Question : et si demain, une attaque mortelle se produisait au bord des plages de la baie des Citrons ou de l’Anse Vata ? La présidente de la province Sud et la maire de Nouméa n’ont guère hésité. En adoptant des mesures radicales et vigoureuses, elles veulent, sans tarder, rassurer la population. Protection.

NEUTRALISATION ET APPEL AU CIVISME
Faut-il laisser progressivement se laisser envahir par des prédateurs et se barricader contre leurs attaques, ou faut-il rétablir un équilibre en protégeant les êtres humains ? Sonia Backes et Sonia Lagarde ont répondu. Les prédateurs les plus dangereux seront neutralisés, et les plaisanciers sont appelés à faire preuve de civisme.

DES MESURES CLAIRES
En clair, 20 requins bouledogue, identifiés comme sédentaires, c’est à dire fréquentant régulièrement les rades et les plages de Nouméa, seront saisis et euthanasiés. Les propriétaires de bateaux en situation de mouillage sauvage à la baie des Citrons sont priés de quitter les lieux. Enfin, il en coûtera 90 000 francs d’amende aux usagers de la mer qui jetteront de la nourriture dans des zones de mouillage.

Bien entendu, et comme il fallait s’y attendre, une pétition contre cette mesure a été lancée par des internautes.

PROTÉGER D’ABORD LES VIES HUMAINES
Mais la protection des vies humaines demeure une priorité, d’autant que les prélèvements décidés seront d’une portée négligeable pour la population de requins présents dans le lagon.

Et puis, Sonia Backes et Sonia Lagarde ont été élues démocratiquement par la population. Pas par des pétitions.