Tous les articles par noumeaPost

HERENUI TUHEIAVA SUBLIME MISS TAHITI 2022

Elle est âgée de 23 ans, et mesure 1m77. Chargée de communication, Herenui Tuheiava a été élue Miss Tahiti 2022 et représentera la Polynésie au concours Miss France 2023.

Titulaire d’une licence en commerce de l’école de commerce de Tahiti, comme on peut l’apprendre sur Instagram, elle étudie actuellement en seconde année de master webmarketing au CNAM.

« Hier a été ma première journée en tant que Miss Tahiti 2022, écrit la nouvelle reine de beauté sur Instagram. Une journée bien chargée et rythmée par des interviews et un shooting photo qui s’est terminée en beauté par mon passage au grand JT de Polynésie la 1ere« .

Son ambition : succéder à Diane Leyre, actuelle Miss France, lors de l’élection nationale qui se déroule à Châteauroux en décembre 2022.

LA POIGNÉE DE MAIN EN CHEF-D’ŒUVRE SUR LA PLACE DE LA PAIX

L’image avait fait le tour du monde. Après 4 ans de climat insurrectionnel ayant suivi 6 mois de guerre civile, après le drame d’Ouvéa, les deux chefs des camps antagonistes en Nouvelle Calédonie avaient signé un accord à l’appel du Premier ministre de la France. Les Accords de Matignon conclus, Jacques Lafleur et Jean Marie Tjibaou avaient échangé une poignée de main devant les photographes, dans les locaux d’Europe 1 où Jean Pierre Elkabash les avait interrogés. La scène avait de nouveau été immortalisée par une photographie officielle. Désormais, elle est comme vivante sur la Place de la Paix, en plein cœur de Nouméa, pour l’éternité.

Dimanche dès 9 heures, une foule colorée et compacte s’était rassemblée pour assister au dévoilement de la statue réalisée par un sculpteur de talent, Fred Fischet. Un véritable chef d’œuvre. Marie-Claude Tjbaou en a rappelé les circonstances dans une allocution émouvante, éclairée de souvenirs intimes poignants, l’un sur le long coup de téléphone de son mari après la signature des accords, l’autre la veille de son déplacement à Ouvéa qui lui avait coûté la vie. Isabelle Lafleur, puis Sonia Lagarde, la maire de Nouméa, ont souligné la portée du geste célèbre, générateur du rétablissement de la paix en Nouvelle-Calédonie. Une paix qui sera célébrée chaque année comme dimanche par les jeunes générations, au son des tambours.

Tous les leaders des partis politiques n’étaient pas là. Probablement pour des raisons diverses. Mais tous les partis, étaient représentés par des élus et des responsables. Les présidents des Institutions locales, eux, étaient présents. La mission du Sénat a elle aussi pu profiter de l’événement, rappelant que la concorde entre indépendantistes et autonomistes a été possible en Nouvelle Calédonie, après que les uns et les autres se soient déchirés. Paradoxe calédonien. Quelques jours auparavant, le président du Congrès signifiait à un élu, natif du territoire, qu’il n’est pas ici chez lui … Et hier, les danseurs de Tiendanite invitaient à célébrer la poignée de main sous l’emblème de l’identité kanak et le drapeau national.

Dans les faits, chacun s’interroge désormais sur la prolongation de « l’esprit » de la fameuse poignée de main. Va-t-il éclairer les discussions rendues nécessaires après l’achèvement des Accords de Nouméa, pour trouver un consensus qui paraît pour l’instant inatteignable ? Comme dit la pièce de théâtre, c’est « fin mal barré ». Les déclarations vengeresses de la campagne pour les législatives, les outrances récentes du président de l’Union Calédonienne, l’obstination des indépendantistes à nier la validité du troisième référendum sont bien loin de ce que suggère la poignée de main.

A défaut de nouvel accord, dans les mois qui viennent, la magnifique statue de bronze ne sera plus qu’un souvenir historique du passé.

« NOTRE » RÉGINE S’EN EST ALLÉE

Elle était Reyne, et considérée comme telle sur nos scènes de spectacles, après avoir présenté les plus grandes vedettes du music hall français aux Folies-Belleville. Elle en avait quelque nostalgie. Quoi d’étonnant, quand on a cotoyé Line Renaud, Yves Montand, Charles Aznavour ou Bourvil. Amie des plus grands artistes en herbe devenus monstres sacrés quelques années plus tard, proche d’Annie Cordy, elle était devenue comédienne, chanteuse, animatrice dans une Nouvelle Calédonie bien plus sereine qu’aujourd’hui, où sa notoriété avait grandi par les plateaux de notre télévision.

Régine avait, comme on dit, de la classe. Elle était aussi attentive à manier la langue française avec respect et amour. De l’humour sans vulgarité, de l’élégance sans ostentation, elle pourrait être un modèle pour beaucoup. Après avoir côtoyé les stars, elle s’en est allée à 97 ans dans les étoiles, au Paradis des artistes. 

AIRCALIN POURRAIT RÉDUIRE SES VOLS VERS TOKYO EN SEPTEMBRE

Avec l’allègement des mesures sanitaires, la, compagnie internationale calédonienne retrouve peu à peu des couleurs. Le trafic a repris vers l’Australie en la Nouvelle Zélande, il est redevenu quotidien vers la métropole, et Aircalin a programmé ses premiers vols vers Singapour dans quelques semaines.

Toutefois, la gestion demeure très tendue. La trésorerie de la compagnie est pour l’instant assurée pour 2022, et probablement 2023 grâce à une gestion rigoureuse, une réduction drastique des charges, une avance de son actionnaire majoritaire et un prêt garanti par l’État.

Cependant, dans le cadre d’une interview accordée au quotidien Les Nouvelles par le directeur général Didier Tappero, il est indiqué que les vols pourraient être réduits en septembre si le taux de réservation, actuellement faible, demeurait au niveau constaté.

AUGMENTATION de 5,2% DU SMIG EN AUSTRALIE

En Australie, la négociation est le processus normal déterminant la politique salariale d’une entreprise. Toutefois, un principe admet que certains travailleurs n’ont pas et n’auront jamais la capacité de négocier efficacement avec leurs employeurs et qu’ils doivent, par conséquent, être protégés.

Chez notre grand voisin, l’inflation moyenne est estimée à 5,1%, et la Banque centrale juge qu’elle devrait atteindre 7% à la fin de l’année. Il est également constaté une hausse du coût du logement à l’achat et à la location, ainsi qu’une augmentation des taux d’intérêt.

Le groupe d’experts de la « Fair Work Commission », qui révise le salaire minimum chaque année, a annoncé une augmentation de 5,2 %. Le taux horaire passera donc de $20.33 à $21.38 (1.677 FCFP). Cette décision est basée sur le Rapport statistique – Révision annuelle des salaires 2021-22.

Cette décision a été prise en prenant en compte plusieurs facteurs économiques :

  • les salaires effectifs ont baissé d’environ 2,5 % au cours des deux dernières années
  • la croissance économique est forte et semble se poursuivre
  • les postes vacants augmentent
  • le chômage et le sous-emploi sont en baisse
  • la productivité a retrouvé une croissance régulière de 1 à 2 % par an
  • les bénéfices ont augmenté de 25 % au cours de l’année écoulée.

Bien qu’il soit difficile de faire des estimations précises, l’augmentation du salaire minimum touchera environ 2 % des travailleurs australiens. Les secteurs les plus concernés seront le commerce de détail et l’hôtellerie.

La Commission a cependant décidé que l’augmentation serait reportée au 1er octobre pour les secteurs de l’aviation, du tourisme et de l’hôtellerie en raison de « circonstances exceptionnelles », notamment leur reprise plus lente après la récession de Covid.

Les syndicats avaient demandé une hausse de 5,5% du Smig. Les employeurs suggéraient 2,5 %. 

Pour le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie australienne, Andrew McKellar, cette décision constitue un « risque pour l’économie » avec 7,9 milliards de dollars de coût supplémentaire pour les employeurs.

Réponse du nouveau Premier ministre Albanese : « Si vous êtes au salaire minimum, vous dépensez chaque dollar que vous avez. Chaque dollar que vous recevez retournera dans l’économie en circulation. Il ne se traduira pas en épargne, ni en vacances à l’étranger. Il servira à mettre du pain sur la table et à nourrir les enfants des personnes qui touchent le salaire minimum. C’est de cela qu’il s’agit ».

Le salaire moyen 2022 en Australie est de 457.777 FCFP.

LA SUCCESSION D’ÉCHECS EXPLIQUE LA RADICALITÉ DU DISCOURS INDÉPENDANTISTE

Quand dans l’action, vous avez échoué, il ne reste plus que la parole. Celle-ci, utilisée par un certain nombre de responsables indépendantistes, devient plus radicale, et parfois sombre dans l’outrance. L’explication : le verbe devient peu à peu le seul outil pour combler la désillusion d’une base électorale lassée des promesses non tenues, et confrontée à la réalité quotidienne.

Comparer la Nouvelle Calédonie à l’Ukraine et la France à la Russie de Poutine, ou affirmer à un Calédonien qu’il n’est pas chez lui … en Calédonie, ce sont des exemples saillants de paroles radicale ou outrancière qui sont suscité bien des commentaires ces dernières semaines. Cette surenchère dans la radicalité traduit en réalité un constat de faiblesse, généré par des échecs ou des déconvenues qui se sont succédés depuis deux ans pour les indépendantistes.

Cela a commencé avec l’appel à la violence pour contester la reprise de l’usine du sud par un groupe d’investisseurs comprenant notamment Trafigura. Dans cette affaire, les indépendantistes, arguant d’une prétendue « doctrine nickel » développée par la province Nord, ont juré à leurs militants que jamais cette reprise ne se ferait en dehors d’une prise de contrôle par la Sofinor et un partenaire coréen. Echec. Est ensuite survenue la chute du gouvernement Santa, provoquée par la démission des élus indépendantistes du gouvernement. Résultat : une lutte fratricide entre l’UC et le Palika pour obtenir la présidence, et 6 mois de vide institutionnel.

La suite a été apportée par le Covid. Contraints et forcés, les indépendantistes ont du solliciter le soutien de la France, pour les vaccins, les personnels médicaux, et les finances publiques. Un cruel aveu de dépendance pour ceux qui claironnent que la Calédonie peut se passer de « la puissance coloniale ».

S’ajoute à cela l’échec aux trois référendums. Une progression, un résultat meilleur qu’espéré, ne font pas une victoire. Par trois fois, et dans le cadre d’une consultation régulière et démocratique surveillée et validée, non seulement par des magistrats français, mais également par des observateurs de l’Onu, les électeurs de Nouvelle Calédonie ont affirmé leur choix de maintenir la Nouvelle Calédonie dans la République.

Les affirmations des leaders indépendantistes sur l’illégalité du troisième scrutin réputé nul et non avenu n’ont guère connu de suite. Le « deuil kanak » d’une année, annoncé par eux, a provoqué des interrogations sur leur respect de la coutume, et pris l’aspect d’une pantomine quand récemment, et à l’occasion des élections législatives, il a été « levé », démontrant une opération de manipulation médiatico-politique.

Enfin, last but not least, participant aux élections législatives, les indépendantistes ont présenté cette élection comme un 4e tour de la série des référendums. Or, dans un scrutin régulier et transparent, les chiffres globaux ont confirmé que le nombre l’électeurs indépendantistes est inférieur au nombre d’électeurs non-indépendantistes.

Que reste-t-il alors ? Réponse : la radicalité de la parole, voire de la posture.

La vraie question qui se pose à des leaders vieillissants, en place depuis plusieurs décennies, réside dans le nombre considérable d’abstentionnistes séparatistes enregistrés le 19 juin, lors du second tour des législatives. Les indépendantistes de la génération des 45 ans, qui n’a connu ni les événements, ni les premiers accords, n’aspire-t-elle pas à un renouvellement des cadres pour que la politique s’ajuste aux vrais combats d’aujourd’hui ? Au delà des slogans qui deviennent de plus en plus creux, l’emploi, la santé, l’avenir des enfants, la lutte contre les inégalités ont envahi le quotidien des familles pour lesquelles l’indépendance n’est peut-être plus vraiment la solution miracle. 

LA POLYNÉSIE SERA INDÉPENDANTISTE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Le parti majoritaire en Polynésie s’est réveillé avec une drôle de gueule de bois lundi dernier. Les trois circonscriptions législatives ont été gagnées par le Tavini, parti indépendantiste mené par Oscar Temaru ! La représentation de la Polynésie sera donc installée au sein de la Nupes et s’inscrira dans l’opposition au Président de la République.

Ce dernier, qui avait rendu visite au territoire en 2020, avait alors largement ouvert la bourse de l’État par des interventions financières importantes. Celles-ci étaient motivées par la crise du Covid et la solidarité nationale.

En retour, le Palais Bourbon n’aura qu’une version favorable à l’indépendance de la Polynésie dans les rangs des députés. Une revendication qui aura désormais, et pendant 5 ans, une résonnance nationale. Quant aux trois députés indépendantistes, ils participeront avec leurs collègues aux attaques contre la majorité présidentielle, et aux mises en cause du gouvernement qui seront permanentes. 

De quoi peut être convaincre le puissant ministère des Finances que dépenser l’argent des contribuables français dans l’archipel paradisiaque n’a qu’un effet : renforcer le sentiment des Polynésiens qu’il faut se séparer de la France …

L’HYMNE NATIONAL AURAIT DISPARU DES JEUX ? FINI KAKSÉ, FINI KAPOUTE ?

A Saipan, aux mini-Jeux du Pacifique, figurez-vous que l’hymne national aurait disparu. A pu, fini kaksé, envolée la Marseillaise ? Y paraît d’ailleurs que ce serait pas nouveau. Ce qui prouverait alors que la disparition est passée inaperçue ! Ben ça alors, le monde du sport aurait-il pu être à ce point distrait ? Personne n’oserait croire ça.

Jusqu’à cette mystérieuse éventuelle disparition, un modus vivendi avait été trouvé entre le drapeau national et le drapeau kanak : les sportifs affichent les deux. Pas de jaloux. Même chose pour la musique des médailles d’or : un début avec la Marseillaise, puis un fondu avec «l’hymne» de Nouvelle Calédonie. Enfin ce qui a été dénommé pompeusement «hymne». Entre nous, c’est plutôt une chansonnette d’école primaire. D’ailleurs, je vais vous faire une confidence : personne n’en connaît ni les paroles, ni la musique ! Vous les savez, vous ?

Mais ça, c’était avant ? Maintenant, on frimerait tout seul, comme des grands ? Nan, nan, nan. Je vous parie que c’est une fèqueniouze (mais par précaution, je parie peau de balle …).

C’est pareil à la Direction de la Jeunesse et des Sports. Jusque-là, c’était un service mixte, et la Frônce prenait même en charge le salaire du fonctionnaire qui coordonnait les actions de l’Etat avec le Haussaire, et celles du territoire, avec le « minisse » du gouvernement. Mais depuis peu, coup de balai. Pas de fonctionnaires d’État dans un service calédonien, scrongneugneu ! Du coup, le service a éclaté : la Calédonie d’un côté, l’État de l’autre. Là où c’était simple, on a fait compliqué. Normal, on est en Calédonie.

Le hic, c’est qu’en matière de sport, il paraît que l’État … finance plus que la Calédonie. Et donc, pour faire bonne mesure, y serait pas étonnant qu’il ferme progressivement le robinet, histoire d’économiser les sous qui sentent mauvais des contribuables métropolitains.

Faire les malins avec les sous des autres, c’est un … sport très répandu ici. Sauf que des sous, on n’en a plus beaucoup …

JEAN-LUC MÉLENCHON NE SERA PAS PREMIER MINISTRE

« J’attendrai lundi matin le coup de fil du Président de la République« . Jean-Luc Mélenchon ne recevra donc pas un appel d’Emmanuel Macron pour lui demander d’accepter d’être Premier ministre. La campagne de communication du patron de la France Insoumise se clôt, sur ce chapitre, avec l’annonce des résultats aux élections législatives.

Jean-Luc Mélenchon enregistre en revanche un bond de son parti sur les bancs du Palais Bourbon, mais ce succès est quelque peu gâché par la surprise du Rassemblement National qu’aucun institut de sondage n’avait prévu.

De son côté, Elisabeth Borne devra probablement céder la place à une personnalité susceptible de trouver des majorités à l’Assemblée Nationale pour faire passer les projets du gouvernement. Ce dernier va être remanié rapidement, à la fois pour tenir compte de l’échec de plusieurs de ses membres, et d’autre part afin de préparer une nouvelle stratégie imposée par l’absence de majorité absolue du parti présidentiel.

LES GRANDS BATTUS DU SCRUTIN

Après la Secrétaire d’Etat Justine Benin en Guadeloupe, la majorité présidentielle enregistre de nouvelles défaites avec celles de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée Nationale, de Christophe Castaner, chef du groupe Larem à l’Assemblée, d’Amélie de Montchalin, ministre de la Transition Ecologique et Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé.

En revanche, l’ancien ministre de la Santé, Olivier Véran, actuel ministre chargé des relations avec le Parlement, a été réélu, de même que Gérald Darmanin, Eric Woerth, Elisabeth Borne, la Première ministre, Damien Abad, ministre en charge du handicap.

Eric Ciotti a été réélu dans les Alpes Maritimes, et Fabien Roussel du Parti communiste a été réélu dans le Nord.

Selon Gabriel Attal, ancien porte-parole du gouvernement, et dont la voix traduit probablement le sentiment du Président de la République, « Il faut être prudent, car ce sont des résultats préliminaires (…) Ce qui se dessine est une situation assez inédite qui va nous imposer de dépasser nos clivages« .