Tous les articles par noumeaPost

RÉFÉRENDUM/CONGRÈS : SONIA BACKES RASSEMBLEUSE

Sonia Backes ne sera pas celle qui regardera le doigt du sage, alors que ce dernier montre la lune. Interrogée hier par Nadine Goapana sur le plateau de NC1ère à propos de l’élection du président du Congrès, elle s’est montrée à la fois partenaire loyale au sein de l’Avenir en Confiance, tout en rappelant le caractère « vital » -le terme reflète bien l’enjeu- de l’ultime scrutin du 12 décembre prochain. Dans la présentation de l’émission, Dave Waheo-Hnasson avait fort justement rappelé que l’écart entre les deux résultats du dernier référendum d’autodétermination était de 9.800 voix, et qu’une progression d’un peu moins de 5.000 voix permettrait aux indépendantistes de faire basculer définitivement la Nouvelle Calédonie dans la souveraineté pleine et entière. A deux jours et quelques heures de l’élection du président du Congrès, Sonia Backes joue la carte de l’unité du camp non-indépendantiste, pour obtenir ensuite le meilleur score évitant le chaos de l’indépendance.

IL SUFFIT DE 145 VOIX DE PROGRESSION DU « OUI » PAR COMMUNE
Les statisticiens le savent. Lorsqu’une tendance est lourde, elle est inexorable. Les non-indépendantistes n’ont pas su créer cette tendance, lors des deux premiers scrutins d’autodétermination. Du 70/30% annoncé en leur faveur, ils ont d’abord récolté un 57/43% décevant. Au second scrutin, l’écart s’est encore réduit à 53/47%. Les indépendantistes ont démontré que les électeurs ne savaient pas ce qu’est un « plafond de verre ».

Certes, depuis la fin de l’année 2020 marquée par les violences, le dogmatisme irréaliste, puis le recul dans l’affaire de la reprise de l’usine du Sud, ces derniers ont entamé une succession d’erreurs, semant le trouble et l’inquiétude au sein d’une partie des électeurs du « oui ». La pantalonnade de 5 mois qui a marqué leur prise de majorité du gouvernement, puis le renoncement de l’Union Calédonienne, ont contrecarré la dynamique qui les animait jusqu’alors.              

Mais incontestablement, une victoire symbolique pour la présidence du Congrès, et donc de toutes les Institutions de Nouvelle Calédonie, serait de nature à relancer leur machine quelque peu grippée.

Or les chiffres sont têtus. Il suffirait d’une progression de 145 voix en faveur du « oui » par commune pour que le 12 décembre au soir, la Nouvelle-Calédonie décide démocratiquement d’accéder à l’indépendance.

ACCORDER LES VIOLONS QUI JOUENT « LA MARSEILLAISE »
Face aux questions directes de la journaliste de NC1ère, la situation de Sonia Backes était fort délicate. Virginie Ruffenach, présentée par le Rassemblement-LR, possède tout à fait les compétences pour exercer la présidence du Congrès dont elle connaît les rouages et le fonctionnement. Annie Qaeze, présentée par Calédonie Ensemble, en raison de son profil particulier, peut parler à des électeurs indécis qui se situent dans la tranche des jeunes et celle d’une sociologie modeste. Partenaire de l’Avenir en Confiance, Sonia Backes a exprimé sa loyauté sur le plateau. Mais parce que l’importance de l’élection de mercredi est au delà, elle a aussi exprimé le fait que pour les partis non indépendantistes, la recherche d’une solution équilibrée est la seule possibilité pour recueillir … les voix de l’Eveil Océanien et d’éviter la mise en place nouvelle d’une hégémonie indépendantiste.

C’est en effet le petit parti charnière qui fera la balance. Les Loyalistes et Calédonie Ensemble ne possèdent pas, à eux seuls, une majorité suffisante pour remporter l’élection au perchoir de la première assemblée. Or l’Eveil Océanien a annoncé que ses élus ne voteraient que pour un candidat non indépendantiste unique.

Contrairement au rassemblement des partis anti-indépendantistes réalisé en 1977 dont Jacques Lafleur était le chef incontesté, les non-indépendantistes de 2021 sont conduits par plusieurs chefs. Les téléspectateurs ont ainsi compris que Sonia Backes tentait d’accorder les violons de l’orchestre qui jouera « La Marseillaise » jusqu’au 12 décembre. Afin que l’hymne national soit le même le 13 décembre.

HENRI MARTINET : SUPERBE ÉMISSION DE CALEDONIA SUR UN PIONNIER CALÉDONIEN

Qui se souvient d’un pionnier calédonien, fou d’aventure et visionnaire économique, qui s’appelait Henri Martinet ? Né en 1906 à Sainte-Ménehould, dans la Val de Marne, il s’installe à 28 ans à Nouméa pour la vie et devient ainsi un Calédonien. Pharmacien, il rêve d’aventure. Il ira donc au bout de ses rêves, en pionnier.

Pionnier de l’aviation, il fonde l’aéro-club calédonien et obtient son brevet de pilote.

Pionnier de l’aviation, avec ce raid fou, à l’envers de la première liaison, par lequel à partir de la piste de Nondoué à Dumbéa, il rallie, avec Paul Klein, le Bourget qu’il atteindra le 23 mai 1939 après … deux mois de vol et d’escales improbables.

En 1954, avec Herbert Coursin et Louis Eschembrenner, il fonde la Transpac, ancêtre d’Air Calédonie.

Avec son avion, il atterrit partout. Sur la plage de Kuto, où il fondera le Relais de Kanumera. Sur la plage de Koulnoué, où il fondera, avec Henri Fairbanks, le Relais du Koulnoué. Toujours avec son épouse, il effectuera une traversée Nouméa-Kanuméra … en pédalo !

Atterrissage sur la plage de Koulnoué. Henri Fairbanks, un autre pionnier,
y restera avec du ciment et des outils pour construire le Relais du Koulnoué !

En 1969, avec son épouse, il décide de rééditer la liaison monomoteur Paris-Nouméa et retour. L’aventure se soldera pas un crash en Indonésie.

En 1973, c’est son dernier raid fou : avec son épouse, il se pose sur l’île de Matthiew-Hunter. La « piste » est parsemée d’obstacles et de pierres. Un hélicoptère australien va récupérer le couple. L’année suivante, rebelote, mais cette fois, pour réparer son cher avion. Cet ultime raid se soldera par une panne d’essence et une nouvelle récupération dans un canot de sauvetage, en compagnie de son épouse et de son mécano.

Henri Martinet et son épouse, France, image émouvante

Cet aventurier calédonien hors du commun succombera quelques temps plus tard au cours d’une opération du coeur.

Calédonia a eu la bonne idée de retracer la vie et les exploits d’Henri Martinet avec ceux qui l’ont connu ou qui se sont intéressés à cette belle histoire calédonienne. Bravo et merci à la chaîne TV du Nord.

L’ÉTONNANT FESTIVAL DU CINÉMA DE LA FOA

Nicolas Metzdorf, le nouveau maire de la ville, poursuit avec la province Sud et l’Etat, l’histoire étonnante du Festival de La Foa. Une manifestation imaginée sous l’ère de Philippe Gomes, organisée pour la première fois en 1999 sous la baguette de Delphine Ollier.

Un cinéma flambant neuf accueille alors cette édition présidée par un cinéaste d’exception, Jean Pierre Jeunet, qui signera Allien La Résurrection ou encore Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. Le bâtiment portera son nom.

Depuis, des stars du cinéma français se sont succédées à la présidence de ce Festival du bout du monde. Mais surtout, l’événement a suscité l’éclosion de talents locaux dans la réalisation de courts métrages et de clips, soutenue notamment par NC1ère. Une remarquable corde de plus à l’arc de la culture calédonienne.

Qui aurait pu imaginer un tel succès, alors que la 23e édition vient de s’ouvrir ?

Le Festival du cinéma de La Foa prouve chaque année que la volonté, la foi dans l’action et une bonne organisation peuvent être le ferment d’évènements remarquables, et remarqués à 22.000 kilomètres de chez nous. Même dans le cinéma calédonien.

Ci-dessous : la brochure complète de la 23e édition du 23 juillet au 1er août 2021

brochure_festival_du_cinema_la_foa_2021

DÉBLOCAGE DE KNS : HEUREUSEMENT, LA FRANCE …

L’entreprise perdait environ 700 millions par jour, selon la direction de KNS. La cause : un blocage déclenché par un groupe qui se fait appeler « les coutumiers de Koniambo » dont les visées sont d’obtenir par la force un marché de travaux pour lequel ils ne répondent pas aux exigences imposées.

Dans d’autres pays, ce type d’action, généralement qualifié, s’effectue en coulisse …

Finalement, ce sont les gendarmes mobiles qui ont débloqué le blocage. De quoi rassurer celui qui paie les déficits abyssaux de l’entreprise, Glencore, et qui doit se demander si la Nouvelle-Calédonie, finalement, n’est pas semblable à l’Afrique ou certains pays d’Amérique Latine …

Les gendarmes, au nombre de 850, font partie des forces de sécurité comprenant également 1700 militaires et 600 policiers basés à Nouméa. Ces dépenses, relevant des compétences régaliennes, sont intégrées aux 178 milliards FCFP de dépenses que la France assume sur le territoire.

Les « coutumiers de Koniambo » peuvent être patients. Si le « oui » l’emportait le 12 décembre, ils auraient le champ libre …

UN « MONSIEUR TOURISME » AU GOUVERNEMENT : C’EST UNE PREMIÈRE

Depuis le temps qu’ils réclamaient un « Monsieur Tourisme » au gouvernement, les professionnels du tourisme ont un sujet de satisfaction avec la nomination de Mickael Forrest en qualité de chargé du secteur de la promotion internationale du tourisme. Il est le premier « Monsieur Tourisme » du gouvernement depuis sa création en 1998.

En effet, le membre Union Calédonienne est officiellement chargé « d’animer et de contrôler les secteurs de la culture, de la jeunesse, du sport et de la protection de l’enfance et de la jeunesse. Il est chargé d’animer les actions en faveur de la solidarité. Il est également chargé de la coordination et du suivi du plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance, et de la promotion internationale du tourisme. En lien avec le président du gouvernement, il concourt au suivi des relations extérieures de la Nouvelle-Calédonie. Il est également chargé des relations avec le conseil économique, social et environnemental de la Nouvelle-Calédonie.« 

Certes, aujourd’hui, le tourisme international est au point mort. Mais il n’empêche. La Nouvelle-Calédonie est, dans la zone Indo-Pacifique, la seule destination « Covid-free » dont la population a entrepris une campagne de vaccination active. En effet, en Australie comme en Nouvelle-Zélande, pays réputés relativement indemnes du Covid en dépit de l’alerte actuelle dans plusieurs Etats australiens, les campagnes de vaccination sont proches du point mort.

Or, si la reprise des vols internationaux est envisagée aux alentours de 2024, la destination peut d’ores et déjà promouvoir son caractère sanitaire remarquable, et qui sera de nature à la privilégier auprès des voyageurs internationaux.

Deux sujets vont, à présent, être dévoilés.

Le budget, d’abord. Bien entendu, dans les années fastes, il avait atteint le milliard FCFP pour la seule promotion internationale de la province Sud, avec d’ailleurs et malheureusement, des résultats plus que mitigés. Compte tenu de la fermeture de nos frontières, rien de tel ne peut être envisagé au gouvernement. Mais l’action et le budget consacré, même symboliques, seront observés.

Le nom de la destination, ensuite. Mickael Forrest est un militant engagé dans la cause indépendantiste. Lors de sa récente tournée en Catalogne et en Corse notamment, il a fait la promotion de Kanaky et de son indépendance. La promotion que le gouvernement de Louis Mapou ne va pas manquer d’entreprendre sera-t-elle celle de Kanaky ou de Kanaky-Nouvelle Calédonie ?

GOUVERNEMENT : LES SECTEURS ATTRIBUÉS

C’est dans une forme plutôt consensuelle, et en fonction de la nouvelle majorité, que les secteurs ont été répartis au sein du 17e gouvernement présidé par Louis Mapou.

Il est constitué de quatre membres de l’Avenir en confiance, trois de l’Union Nationale pour l’indépendance (UNI), trois de l’UC-FLNKS et Nationalistes et l’Éveil océanien et un de Calédonie ensemble.

En voici la composition :

louis_mapou.jpg

Louis MAPOU

Président du gouvernement, est chargé d’animer et de contrôler les secteurs des relations extérieures et de la sécurité civile. Il est également chargé des affaires coutumières, des mines, du suivi des transferts de compétences, ainsi que des questions intéressant l’identité et la citoyenneté, et des relations avec le sénat coutumier.

ic.png

Isabelle CHAMPMOREAU

vice-présidente du gouvernement, est chargée d’animer et de contrôler le secteur de l’enseignement et des questions relatives à l’enseignement supérieur. Elle est notamment chargée des questions relatives à l’égalité des chances et à la santé scolaire. Elle est aussi chargée des sujets inhérents à la famille, à l’égalité des genres et à la lutte contre les violences conjugales. Elle est enfin chargée de la cause du bien-être animal.

yannick_slamet.jpg

Yannick SLAMET

porte-parole du gouvernement, est chargé d’animer et de contrôler les secteurs du budget et des finances, et de la santé. Il est notamment chargé de la politique sanitaire, du suivi des comptes sociaux et du plan Do Kamo. Il est également chargé de la politique de solidarité.

adolphe_digoue.jpg

Adolphe DIGOUÉ

est chargé d’animer et de contrôler les secteurs de l’économie, du commerce extérieur, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Il est notamment chargé des questions inhérentes à la production, au transport et à la réglementation de la distribution d’énergie électrique. Il est également chargé des relations avec les provinces.

gt.png

Gilbert TYUIENON

porte-parole du gouvernement, est chargé d’animer et de contrôler les secteurs de la fiscalité, du transport et de la mobilité, de la prévention routière, de l’aménagement et des infrastructures publiques, du suivi des affaires minières et du Fonds Nickel. Il est également chargé de la prospective et de la cohérence de l’action publique, ainsi que des relations avec le Congrès.

mickael_forrest.jpg

Mickaël FORREST

est chargé d’animer et de contrôler les secteurs de la culture, de la jeunesse, du sport et de la protection de l’enfance et de la jeunesse. Il est chargé d’animer les actions en faveur de la solidarité. Il est également chargé de la coordination et du suivi du plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance, et de la promotion internationale du tourisme. En lien avec le président du gouvernement, il concourt au suivi des relations extérieures de la Nouvelle-Calédonie. Il est également chargé des relations avec le conseil économique, social et environnemental de la Nouvelle-Calédonie.

eo.png

Vaimu’a MULIAVA

est chargé d’animer et de contrôler les secteurs de la construction, du patrimoine immobilier et des moyens, de l’urbanisme et de l’habitat. Il est également chargé du secteur de la fonction publique. Il assure ainsi la coordination et la mise en œuvre de la modernisation de l’action publique. Il est aussi chargé de la transition numérique de la Nouvelle-Calédonie, ainsi que du développement de l’innovation technologique. En lien avec le président du gouvernement, il concourt au suivi des relations avec les collectivités d’outre-mer du Pacifique.

ts.png

Thierry SANTA

est chargé d’animer et de contrôler les secteurs du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. Il est également chargé de la politique du bien-vieillir et du handicap, ainsi que des questions relatives à la recherche et à la valorisation des ressources naturelles.

le.png

Yoann LECOURIEUX

est chargé d’animer et de contrôler le secteur des politiques du développement, de l’aménagement et de la cohésion du territoire, de la mise en œuvre des contrats de développement et du suivi des grands projets. Il est également chargé des secteurs des assurances, du droit civil, du droit commercial et des questions monétaires. En lien avec le président du gouvernement, il concourt au suivi des questions intéressant la francophonie. Il est aussi chargé des questions de l’audiovisuel et des relations avec les communes de la Nouvelle-Calédonie.

cg.png

Christopher GYGÈS

est chargé d’animer et de contrôler les secteurs de l’économie numérique et de l’économie de la mer. Il est également chargé de la transition énergétique de la Nouvelle-Calédonie et du développement des énergies renouvelables. Il est aussi chargé du dialogue social et du suivi des zones franches.

joseph_manaute.jpg

Joseph MANAUTÉ

est chargé d’animer et de contrôler le secteur du développement durable, de l’environnement et de la transition écologique. Il est chargé de la gestion et de la valorisation du Parc naturel de la mer de Corail. Il est également chargé du plan d’atténuation et d’adaptation aux effets du changement climatique, de la politique de l’eau et de la transition alimentaire.

COVID : LA MÉTROPOLE DANS LA 4e VAGUE

Branle-bas de combat contre le variant delta. Le porte-parole du gouvernement a indiqué que la France métropolitaine était entrée dans la 4e vague épidémique du Covid.

Le nombre de cas de contaminations au Covid-19 sur les dernières 24 heures a grimpé à 18 000, contre moins de 7 000 une semaine auparavant, s’est également alarmé mardi le ministre de la Santé, selon qui cette hausse, due au variant Delta, est inédite. « Je viens d’avoir les chiffres de contaminations des dernières 24 heures dans notre pays (…) Nous étions hier à 18.000 contaminations sur 24 heures seulement », a assuré le ministre lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. 

Habituellement moins touchés par l’épidémie que l’Île-de-France ou les Hauts-de-France, les départements du Sud-Ouest subissent aussi – et nettement – la progression rapide du variant Delta. Si en Charente-Maritime, le taux d’incidence sur sept jours glissants s’élève à 171,5 nouveaux cas pour 100.000, le territoire enregistre surtout la plus forte hausse en à peine une semaine : il a été multiplié par 7. En Gironde et dans les Landes, l’indicateur a plus que triplé, passant respectivement de 42,5 et 38,1, à 132,7 et 122,6 nouveaux cas positifs pour 100.000 habitants. Au total, 25 départements ont un taux d’incidence supérieur à la moyenne nationale. Dans les outre-mers, les contaminations flambent aussi très vite en Martinique : entre le 11 et le 17 juillet, 616,9 nouveaux cas pour 100.000 habitants ont été détectés. C’est plus de deux fois supérieur au taux relevé la semaine précédente.

Ci-dessous, la carte sanitaire publiée par l’Internaute. Cliquer pour avoir la carte interactive.

LA ROUTE DES KOGHIS VA ÊTRE REFAITE

Bonne nouvelle aussi bien pour les résidents des Koghis que pour les amoureux de ce merveilleux site à quelques km de Nouméa, et presqu’au cœur de l’agglomération : la Ville de Dumbéa va entreprendre la réfection de la route.

Goudronnée depuis de nombreuses années, celle-ci a subi les dégradations dues à des intempéries exceptionnelles. Malgré de multiples réparations, elle est devenue inconfortable, et peut même présenter quelques passages dangereux.

Les élus de Dumbéa ont donc décidé de refaire cette route par ailleurs très fréquentée par les amateurs de la forêt humide des Monts Koghis, des loisirs qui y sont proposés, et pour les plus hardis, l’ascension du Chapeau de Gendarme. Et bien sûr de l’auberge si celle-ci est ouverte.

L’effort de la commune est important. Il en coutera quelques 160 millions à son budget. Un appel d’offres va prochainement être lancé pour « la réfection de tout ou partie » de la chaussée.

ANDRÉ DANG N’EST (PRESQUE) PLUS AUX COMMANDES DE LA SMSP

Qu’on aime ou pas le personnage, devenu au fil des dernières décennies, une personnalité, le retrait d’André Dang de la SMSP annoncé par ses soins dans un communiqué le 20 juillet dernier apparaît comme un événement. Calédonien d’origine vietnamienne -il descend d’immigrés Tonkinois-, il a connu un parcours à l’américaine. Débuts modestes dans le groupe Pentecost avant d’accéder à d’importantes responsabilités, il fait parler de lui en remportant le Safari automobile calédonien dans les années 70. Déjà, il met en relief une Toyota (Corolla), une marque dont il s’emparera quelques années plus tard en créant son propre groupe.

Proche de Jean-Marie Tjibaou, il doit s’éloigner, en Australie, au début des événements de 1984, et après l’incendie de sa station service, au rond-point du Pacifique.

Mais …

« JE QUITTE LA PRÉSIDENCE DE LA SMSP »
Dans une lettre adressée  le 19 juillet à ses collègues, André Dang avait annoncé qu’à compter du 16 juillet, il n’exercerait plus la présidence du conseil d’administration de la SMSP, et que, de la même manière, il quittait ses fonctions de directeur général de la Sofinor.

Son retrait de ces fonctions intervient quelques mois après le rapport cinglant de la Chambre Territoriale des Comptes sur la Sofinor et sur la « doctrine nickel » dont il a été l’inspirateur.

Presqu’au même moment, Louis Mapou était élu président du gouvernement. Il avait lui même assuré la direction de la Sofinor, et la présidence du comité de direction de KNS. Simple coïncidence.

UN RETRAIT DE FAÇADE ?
Si la présidence de la SMSP échoit à Karl Therby, selon NC1ère, André Dang demeure administrateur de la société. Une fonction qui, apparemment, ne serait pas incompatible avec son âge.

Dans ces conditions, le contrôle des opérations ne changerait pas vraiment de main. Par son histoire personnelle, politique et industrielle, et par son réseau impressionnant de relations, André Dang pèserait de manière déterminante dans le conseil d’administration de la SMSP.

Une façon de ne plus être exposé, mais de ne pas perdre le pouvoir …