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VOYAGES LIBRES ENTRE L’AUSTRALIE ET LA NOUVELLE-ZÉLANDE À PARTIR DU 19 AVRIL

Ça y est : la fameuse bulle trans-tasmane va s’ouvrir le 19 avril prochain entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ou plus exactement le 18 à 23h59. Dans un communiqué, Qantas et Jetstar ont déclaré qu’ils opéreraient initialement jusqu’à 122 vols aller-retour par semaine sur 15 routes entre les deux pays une fois la bulle ouverte. Jetstar opérera initialement d’Auckland à Melbourne, Gold Coast et Sydney à l’aide de son Airbus A320, avec des horaires des deux compagnies aériennes reliant le réseau domestique néo-zélandais de Jetstar. Qantas opèrera des vols directs toute l’année depuis Auckland, Wellington, Christchurch et Queenstown, y compris des vols directs vers Brisbane et Melbourne vers Queenstown.

Le directeur général d’Air New Zealand, Greg Foran, a déclaré que dans les cinq minutes suivant l’annonce de l’ouverture de la bulle, la compagnie aérienne avait vendu plus de vols qu’elle ne le ferait normalement en trois jours ! En décembre, la compagnie aérienne avait rappelé 330 membres de son personnel qui avaient été licenciés.

Pas de quarantaine pour les passagers, mais des conditions concernant à la fois leurs vols et leur situation personnelle.

Les vols ne devront transporter que des passagers provenant soit d’Australie, soit de Nouvelle-Zélande. Les équipages ne devront pas avoir effectué de vols présentant des risques Covid. Il devra également y avoir des zones vertes fonctionnant dans les aéroports pour s’assurer qu’il n’y a pas de risque de contamination croisée entre les différents vols.

Les passagers devront porter un masque et pourront être soumis à des contrôles aléatoires de température. Ils ne devront pas avoir eu un résultat positif au test Covid-19 au cours des 14 jours précédents, et ne devront pas attendre les résultats d’un test Covid-19 effectué au cours de cette période de 14 jours.

La bulle néo-zélandaise est ouverte avec l’Australie Etat par Etat. Au cas où une épidémie surviendrait dans l’un d’entre eux, les voyageurs seraient alors soumis aux restrictions décidées alors.

Le carnet du jour de l’Amiral du Port Despointes

Ohé matelots, la chasse aux roussettes est ouverte, et j’ai la boule au bide. Et je vous entend d’ici : pourquoi ? Biscotte, d’une part, je me régale toujours d’une bonne roussette en sauce au vin, mais que d’un aut’ côté, j’ai pas oublié que des savants, y pensent qu’une de nos roussettes, ben elle pourrait nous filer des maladies.

Même qu’en 2017, le CHT avait envoyé des prélèvements de malades au CHU de Marseille, et à qui ? Je vous le donne en mille, Emile. A Didier Raoult, le professeur Raoult, Saint Raoult pour les z’Huns, Charles attend pour les aut’. Et vous savez quoi ? Une bactérie, Mycoplasma haemohominis, a été identifiée. Ça vous en bouche un coin, n’est-il pas ? Paraît que ça fait maigrir, ça fait gonfler la rate et que ça provoque ce que les docteurs appellent « troubles hématologiques ». Probablement un truc sur les zématomes.

Et vous savez quoi encore ? Y paraît même que la Covid, elle vient des souris chauves qu’on appelle plutôt chauves-souris de la région de Wuhan, en Chine. J’en ai l’intestin grêle que me remonte derrière les zores-bites de mes deux oeils ! Nom d’un petit bonhomme de Bourail, je veux pas faire de rapprochement, mais pour ma roussette en sauce au vin, j’ai surtout mangé du riz.

Bon ap’ matelots. Rompez.

L’Amiral

MALAISE À L’UNION CALÉDONIENNE

La démission du gouvernement des élus indépendantistes semble laisser quelques traces au sein de l’Union Calédonienne. Le président du mouvement lui-même avait admis qu’elle s’était déroulée avec une certaine précipitation. Il en va de même, apparemment, pour ce qui concerne la composition de la liste dans laquelle la représentation éligible de représentants du sud est inexistante.

L’opinion exprimée par l’ancien membre du gouvernement de l’UC, Gérald Cortot, vient confirmer ces remous internes. « La moindre des choses qu’on peut dire, c’est que il y avait vraiment de l’impréparation dans cette démission et dans ce renouvellement du gouvernement« , a-t-il déclaré à NC1ère, ajoutant « ça fait désordre« .

Désordre ? Impréparation ? Mais à l’issue du plein gré de qui cette démission a-t-elle été décidée ?

INDUSTRIE DÉCARBONÉE : LA CALÉDONIE PASSE À CÔTÉ DU PACTOLE AVEC UNE CENTRALE À GAZ !

30 MILLIARDS € SOIT 3.600 MILLIARDS CFP POUR UNE ÉCONOMIE DÉCARBONÉE

Dans le milieu du nickel, c’est la déclaration récente du numéro 1 mondial de l’acier inoxydable, le géant chinois Tsingshan qui a fait sensation. Cette annonce a d’autant plus impacté le marché du nickel que Tsingshan a décidé de fournir l’énorme marché des batteries. En quoi consiste-t-elle ? Un vent de « propreté » souffle sur les matières premières. Les acheteurs observent de plus en plus les normes de respect des droits de l’homme et de l’enfant, ainsi que celles de la protection environnementale, et tout récemment, dans le domaine du nickel. Tsingshan a en effet annoncé qu’il allait désormais faire tous les efforts pour produire du « nickel vert ». Le géant va ainsi orienter le marché, et malheur à qui voudra vendre du nickel carboné.

En septembre dernier, le gouvernement français a présenté le Plan France Relance. Un plan doté de 100 milliards d’euros, soit 12.000 milliards de FCFP. Un tiers, soit 30 milliards d’euros, soit 3.600 milliards FCFP, est consacré aux mesures écologiques.

« Notre objectif est clair : devenir la première grande économie décarbonée européenne. Pour ce faire, 30 milliards de l’enveloppe globale seront consacrés à quatre secteurs prioritaires : la rénovation énergétique des bâtiments, les transports, la transition agricole et l’énergie. Ces investissements permettront à la France de se développer en adoptant une croissance durable et juste. »

La Nouvelle-Calédonie, qui traîne son calamiteux projet de centrale énergétique au gaz, est évidemment en dehors des clous. Quelles sont les têtes d’oeuf qui s’obstinent à ancrer notre territoire dans des technologies dépassées ? Ces incompétents sont-ils en Calédonie ou à Paris ?

Une chose est sûre : avec ce projet de centrale électrique au gaz dont l’obsolescence n’a même pas besoin d’être programmée puisqu’elle est déjà actuelle, le territoire n’a aucune chance de bénéficier d’une partie du pactole mis en place par l’Etat. Ce sont les consommateurs calédoniens qui risquent de payer seuls la facture de cette grave faute. Et vu le montant de l’addition, pour plusieurs générations …

COVID POLYNÉSIE : ACCÉLÉRATION DES VACCINATIONS

Les chiffres du Covid sont en nette amélioration en Polynésie. Les cas ont diminué de moitié au mois de mars. Le taux d’incidence est inférieur à 10 pour 100 000 habitants sur l’ensemble du territoire, ce qui se traduit mécaniquement par une décrue du nombre de prélèvements. Même constat du côté des urgences, où le taux de positivité au SARS-CoV-2 est inférieur à 1% parmi les patients symptomatiques prélevés.

D’ailleurs, les autorités ont décidé de fermer les derniers centres de prélèvement.

Désormais, la seule priorité demeure la vaccination. Pour le mois d’avril, 36.000 doses sont attendues, soit 9.000 par semaine. Un chiffre équivalent à celui de la Nouvelle-Calédonie. Au 1er avril, 24.825 personnes avaient reçu leur première injection, contre 23.754 en Calédonie.

La Polynésie doit également surmonter la difficulté résultant de la dispersion de la population à travers ses multiples iles, et la vaccination nécessite la présence d’un médecin pour les risques de malaise ou d’allergie.

Les autorités polynésiennes veulent restaurer un trafic touristique rapidement, une activité économique vitale pour l’archipel. C’est ainsi que le ministère de Tourisme a entamé les démarches de demande de certification « Safe Travels » auprès du Conseil Mondial du Voyage et du Tourisme (WTTC, pour World Travel and Tourism Council) le 19 mars dernier.

LE CONFINEMENT : C’EST FINI

Le gouvernement et l’Etat ont décidé conjointement de lever le confinement auquel les Calédoniens étaient soumis depuis un peu moins d’un mois. Ce retour à une vie presque normale est motivé par les bons résultats enregistrés après l’alerte du personnel infecté de Tontouta.

Toutes les activités sont libérées à l’exception des boîtes de nuit, et les rassemblements de plus de 50 personnes ne sont pas autorisés. Il faudra respecter les gestes barrières et le port du masque.

Les décisions du gouvernement :
De nouvelles mesures seront applicables du vendredi 2 au dimanche 11 avril inclus :

> Toutes les activités économiques, sociales et de loisirs peuvent reprendre, dans le respect des gestes barrière, du port du masque obligatoire, de la distanciation sociale et des recommandations sanitaires.

> L’attestation de déplacement est supprimée.

> Les grands rassemblements et les soirées festives sont interdits, les discothèques restent fermées.

> Toutes les activités professionnelles imposant un contact direct avec le public (esthétique, coiffure, tatouage, massage, etc.) disposeront de recommandations sanitaires dédiées.

> Les rassemblements en extérieur sont limités à 50 personnes. Les rassemblements en intérieur sont soumis à la tenue d’un registre obligatoire et à la mise à disposition de gel hydroalcoolique.

> Les établissements culturels, religieux, de tourisme, de loisirs, les centres aérés et les crèches peuvent rouvrir à condition de tenir un registre obligatoire et de mettre à disposition du gel hydroalcoolique.

> Les commerces de biens et de services, ainsi que les établissements culturels et de loisirs doivent fermer au plus tard à minuit.

> Toutes les activités nautiques peuvent reprendre, ainsi que la pêche et la chasse.

> Les sports extérieurs ne sont pas soumis au port du masque. Les sports en salle seront soumis à un protocole sanitaire strict et à la tenue d’un registre.

> Les transports en commun peuvent reprendre dans le respect des recommandations sanitaires.

> Les transports inter-îles et les vols internationaux reprendront prochainement.

> Les bars, restaurants et nakamals peuvent rouvrir (service à table, distance entre les tables, fermeture à minuit, tenue d’un registre obligatoire, etc.). Le personnel doit porter un masque.

> Les salles de spectacle doivent tenir un registre.

LE GOUV SANS PRÉSIDENT, DES PROVINCES QUI FONCTIONNENT

L’actualité institutionnelle calédonienne est frappante. Le même jour, hier, l’information clé est que le gouvernement de Nouvelle-Calédonie n’a toujours pas de président. Et dans le même temps, la province Sud se réunit sereinement et adopte des textes importants, après avoir, au cours d’une séance précédente, voté avec une belle unanimité les dispositions provinciales permettant la reprise de l’usine du Sud.

AIDES AUX SALARIÉS DE L’USINE ET AUX ENTREPRISES VICTIMES DU CONFINEMENT
Ainsi, la province Sud a adopté une série de mesures de solidarité à l’égard des salariés les plus touchés par les quelques mois d’arrêt de l’usine du Sud. Elle a aussi reconduit le dispositif d’aides aux entreprises impactées par l’arrêt ou la baisse d’activité consécutifs au confinement.

Les conseillers ont également décidé une aide aux communes de Nouméa, Dumbéa et Paita lesquelles ont subi des dégâts importants lors du passage de la dépression Lucas.

Enfin, ils ont arrêté la liste des représentants de la province au prochain Cese : Medef, Syndicat des Eleveurs, Syndicat des exportateurs de minerai, U2P NC, Cogetra, Usoenc, UTCFE-CGC, Amicale Antilles-Guyane, Un Coeur Une voix, CTOS, Conseil coutumier wallisien et futunien de Paita, Fédération des Agents Immobiliers, La bande à Nounou, Association de défense et solidarité retraite, Mocamana.

UN GOUVERNEMENT SANS PRÉSIDENT
De l’autre côté de la route des Artifices, le 17e gouvernement échouait dans sa nouvelle tentative de désigner son président.

Fort heureusement, le gouvernement « intérimaire » de Thierry Santa peut gérer la crise sanitaire au titre des affaires urgentes. Fort heureusement, puisque tout le reste est bloqué.

Le Congrès peut cependant adopter les textes nécessaires de sa compétence par des propositions de loi du pays et de délibération. Ce qu’il a fait pour ce qui concerne les indemnisations des personnels touchés par la crise du Covid. Mais tout cela n’est guère rationnel.

LES INSTITUTIONS QUI FONCTIONNENT ?
Il est tout aussi frappant d’observer le fonctionnement institutionnel de la Nouvelle-Calédonie depuis les Accords de Matignon.

Les institutions ont fonctionné sans accroc la première décennie. Les trois provinces ont exercé leurs responsabilités de manière sereine, avec une coordination exécutive assurée par un comité composé des trois présidents de province, du président du Congrès et du Haut-Commissaire.

C’est en 1999 que le « gouvernement collégial » élu à la proportionnelle s’est mis en place, consécutivement aux modifications apportées par la loi organique issue de l’Accord de Nouméa.

Depuis, cette institution nouvelle a connu les aléas que l’on sait dans le fonctionnement institutionnel. Difficultés à nommer un président en 2004 et en 2014, difficultés à rendre cohérentes les actions avec les accusations régulièrement portées sur l’exercice d’une « collégialité » interprétée comme « consensus ». Et finalement, le blocage actuel qui dure depuis 2 mois.

Des provinces qui fonctionnent plutôt sereinement depuis 30 ans, des institutions « territoriales » qui hoquètent ou qui « beuguent » depuis l’Accord de Nouméa, où est l’erreur ?

Le carnet du jour de l’Amiral du Port Despointes

Ohé matelots, on n’a toujours pas de gouvernement. Les nouveaux minisses sont bien là, y manque plus que le président. Et c’est pas tout : faut encore le Vice-président, et pi les secteurs. Autant dire qu’à cette vitesse, les oeufs de mon cagou, y’zont le temps d’éclore ! Ah, la répartition des secteurs, ça va encore être quelque chose. Qui va avoir la météo ? C’est ça aussi. Et vous moquez pas, avec la météo, le minisse fait la pluie et le beau temps ! Qui dit que c’est pas important ?

En fait, y a une solution qu’elle serait con-sen-su-elle. Je vous rafraichis ce qui vous sert de mémoire. Y’a une semaine, le président de Lucé, il a pas dit que le budget sous tutelle de l’Etat, c’était supère ? Celui qui dit le contraire mérite deux coups de trique biscotte c’est la strique vérité. Et les loyalisses, eux, qui qui dirait qu’y z’aimeraient pas que la Calédonie repasse sous la soustelle de l’Etat ? Alors quoi, on aime la France ou pas ? Et pi le Palika, il a pas dit que lui, y voulait une sous-veraineté « en partenariat avec la France » ?

Alors, nom d’une roussette à poils rouges des grottes d’Adio, la solution con-sen-su-elle, elle crève les yeux, elle est comme le nez-nez au milieu de la poitrine : y z’ont qu’à élire le Haut-Cerf président du gouvernement. Ben quoi ? Tout le mânde, il aime la France. Alors tout le mânde y sera content.

Sur ce, rompez, moussaillons.

L’Amiral

HIER, C’ÉTAIT LE 1er AVRIL …

Non, la construction de la nouvelle centrale électrique ne figure pas dans le M.O.U. signé avec Tesla dans le cadre du partenariat de l’usine du Sud ! Pour l’heure, c’est malheureusement une centrale à gaz écologiquement dépassée qui tient la route. Mais qui sait, si le poisson devenait une vraie opportunité ?

CHRISTIAN BLANC : UN LIVRE SUR LES ÉVÉNEMENTS EN CALÉDONIE

Préfet, ancien Secrétaire Général de la Nouvelle-Calédonie, responsable de la mission du dialogue en 1988, nommé ensuite à des hauts postes de responsabilité, député, puis membre du gouvernement Fillon II, il a publié le 31 mars aux éditions Odile Jacob « La force des racines Kanak en Nouvelle-Calédonie ».

Selon la présentation de l’ouvrage,  » Christian Blanc a été un acteur majeur des événements qui se sont déroulés en Nouvelle-Calédonie, entre 1984 et les accords de Matignon de 1988. Il livre ici un document exceptionnel sur cet épisode mouvementé.

« Au moment où va commencer ce récit, les Calédoniens sont en état de choc. Un soulèvement insurrectionnel des populations kanak, indépendantistes, vient d’éclater… On le suivra de bout en bout, avec de nombreux témoignages inédits qui nous plongent au cœur des négociations entre les principaux protagonistes, métropolitains (Pisani, Rocard, Mitterrand) et calédoniens (Lafleur et les chefs kanak Tjibaou et Yeiwéné).

« Le récit est captivant. Il raconte la rencontre difficile entre des cultures et des intérêts différents, et restitue avec talent la chair de relations humaines intenses, rugueuses, souvent dramatiques. On y perçoit l’estime, partagée, pour des interlocuteurs dont certains ont su s’élever à la hauteur d’une situation dont les enjeux dépassaient leur personne. »