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HUMEUR ACTU ET CONFIDENTIEL

LES TAXIS À PARIS. ET NOUMÉA ?
searchLa crise d’Uber Pop a mis en relief l’insuffisance du service des taxis à Paris. Service au sens large du terme par rapport, non pas à Uber Pop, mais Uber. Ce dernier propose en effet des services inégalés : commande par smartphone, indication sur l’heure d’arrivée, sur la marque du véhicule, chauffeur apprêté, eau minérale à l’intérieur de la voiture, débit automatique internet.

De surcroît, il y a 18 000 taxis à Paris (et 10 000 VTC), soit 4,1 taxis pour 1000 habitants, contre 25 000 à Londres (et 80 000 VTC) soit 12,6/1000 habitants.

Si l’on appliquait le ratio londonien à Nouméa, les nouméens bénéficieraient du service de … 1260 taxis !

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BIENTOT DES DRONES DANS LE LAGON CALEDONIEN
search-1Une chose est sûre : dès que des drones sous-marins accessibles au grand public auront été mis au point, il y en aura dans le lagon calédonien. En imaginant qu’ils soient équipés d’une caméra, c’est l’assurance de trouver du poisson dans la patate repérée à vue ou au GPS, ou même de vérifier si sur le haut fond traînent quelques rougets !

C’est l’Institut de mécanique et de technique maritime de Hambourg qui va bientôt tester un exemplaire de petit drone sous-marin. L’objet, très sophistiqué, mesure une trentaine de centimètres. Un rêve pour les plaisanciers du lagon.

TSIPRAS : COMMENT PLOMBER UNE ECONOMIE
search-3Qui prétend que des politiques ne peuvent pas plomber rapidement une économie ? Certainement pas les experts européens en charge de l’examen de l’économie grecque.

Avant l’arrivée de Tsipras, le pays était en plein redressement. :

  • +2,9% de croissance, avec Tsipras, chute à +0,8%
  • Prévision du solde budgétaire public 2016 : +1,3% du Pib, avec Tsipras, chute à -2,2% du Pib
  • Dépôts bancaires : 161 milliards d’euros, avec Tsipras, chute à 134,5 milliards d’euros

C’est la Grèce. Nous parlerons prochainement de la Calédonie.

CAPITALISATION BOURSIERE : 5 AMERICAINES EN TETE
Les plus grosses capitalisations mondiales sont celles de sociétés américaines. Depuis maintenant plusieurs années, les nouvelles technologies et le numérique sont passés devant les compagnies pétrolières, autrefois largement en tête.

search-2C’est Apple qui mène la danse avec 725 milliards $ ( soit 73.000 milliards de FCFP soit 365 fois le budget de la Calédonie !). La compagnie de l’Iphone et de Mac est suivie par Google avec 375 milliards $. Vient enfin la première compagne pétrolière (américaine) qui est Exxon avec 357 milliards $, Berkshire Hataway (finance) avec 357 milliards $ et Microsoft avec 334 milliards $.

Une compagnie chinoise est 6è : Petrochina avec 330 milliards $.

Le groupe des « Républicains » – Union et République ?

 

 

Pendant que sur les ondes, la guéguerre fait rage entre l’UCF et les Républicains, une réalité demeure : la constitution d’un groupe au congrès n’a contraint aucun des élus y participant à quitter son mouvement politique.

C’est en effet, ou une ambiguité, ou une première étape. Mais dans l’ex-UMP, personne n’a voulu transgresser les instructions de Nicolas Sarkozy : la coordination, le regroupement, mais pas de mouvement politique pour l’instant.

Isabelle Lafleur demeure la dirigeante de son parti, le RPC. Quant à Sonia Backes, elle a démissionné du gouvernement, mais pas du MPC.

Yanno RosadaFace à Alexandre Rosada, le Président de l’UCF, Gael Yanno, a déclaré refuser « de se soumettre à Pierre Frogier ». Mais il semble bien que ni Isabelle Lafleur, ni Sonia Backes n’aient prêté allégeance au Président du Rassemblement qui d’ailleurs, ne siège pas au congrès et ne leur a pas demandé.

Les loyalistes sont, paraît-il, en quête d’union. Depuis 2004, les routes des uns ont divergé de celles des autres. Mais ils ont un point commun : tous ont fait leurs classes –et ont accédé au statut d’élu- au RPCR. « R » comme République.

Or par définition, les républicains sont attachés à la République, par opposition aux indépendantistes qui veulent s’en séparer. Inévitablement, la constitution du groupe « les Républicains » suggère une interrogation : Nicolas Sarkozy arrivera-t-il à rétablir l’union des … républicains en Calédonie ?

51% de la SLN : Niet du PDG d’Eramet à Dang et à Gomès

« IL Y A CINQ ANS
DÉJÀ »

imgres-2Le PDG d’Eramet, Patrick Buffet, est constant dans sa stratégie industrielle. En novembre 2010, il y a donc près de 5 ans, il affirmait, suite aux demandes de Dang de porter la participation des collectivités calédoniennes dans le capital de la SLN à 51 % : « « La perte de la majorité est inconcevable, on préfère vendre la SLN et partir. Nous ne sommes pas des opérateurs financiers, mais des industriels« . Et il ajoutait alors, pour que les choses soient bien claires : « Cette majorité n’est pas négociable« .

Aujourd’hui, et alors que la SLN enregistre de lourdes pertes en raison de la chute vertigineuse des cours du nickel, Patrick Buffet vient de confirmer sa position, à propos de la demande réitérée cette fois par Philippe Gomès et le Président du Gouvernement Philippe Germain de porter la participation de la STCPI (l’entité qui porte les parts des collectivités locales au sein du capital de la SLN – Ndlr) à 51%.

Lors d’un déplacement à Tokyo, il a en effet déclaré : « Une situation dans laquelle nous financerions et garantirions une nouvelle centrale d’une telle importance pour une société dont nous n’aurions pas la majorité est impossible ». C’est clair, c’est net !

« UN RETRAIT
D’ERAMET » 

Or, le remplacement de la centrale actuelle, polluante et coûteuse, est une nécessité pour la SLN afin de mener à bien son plan de compétitivité. Il y a fort à craindre que sans ce ballon d’oxygène sur sa facture énergétique, la compagnie ne pourra tenir longtemps face à la concurrence internationale. En filigrane, c’est la menace de la mise en sommeil de Doniambo dans les 5 ans à venir.

Pire, ce coup d’arrêt à la modernisation de l’appareil industriel calédonien pourrait entraîner le retrait d’Eramet de Nouvelle-Calédonie, accompagné de l’obsolescence progressive de l’usine Doniambo, et du seul maintien des intérêts miniers du groupe français.

imgres-1Patrick Buffet, à l’évidence, ne s’exprime pas sans l’aval tacite de son partenaire japonais Nisshin Steel et du groupe Duval. Mais qui peut douter que cette position n’a pas aussi reçu l’onction de l’Etat.

Dans les couloirs de Matignon, et même de l’Elysée, on ne cache pas que les prétentions soutenues depuis longtemps par André Dang sont démesurées. Et contraires à l’intérêt national.

Démesurées parce que les collectivités industrielles n’ont pas les moyens de supporter un risque industriel déjà trop important dans le montage de KNS et de l’usine de Corée, et a fortiori, dans une majorité à la SLN. En coulisse, certains fonctionnaires font remarquer que « la Calédonie aura tout simplement du mal à équilibrer, dans les années futures, ses régimes de retraites des salariés et des fonctionnaires ! ».

Alors un risque industriel de plusieurs centaines de milliards de CFP …

Quant à l’intérêt national, il ne se mesure plus dans des termes pseudo-coloniaux. Il s’agit simplement du fait que la Calédonie est jusqu’à preuve du contraire une collectivité de la République, que l’Etat y assure son rôle au prix de 20% du PIB calédonien. Entre autres.

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DONNE POLITIQUE NOUVELLE EN CALÉDONIE-CRÉATION DES « RÉPUBLICAINS »

Un Comité des Signataires aux résultats inespérés, une rencontre importante de loyalistes avec Nicolas Sarkozy, un « esprit des Accords » décrit comme « retrouvé », autant d’évolutions qui vont se traduire dans la vie politique locale aux tous prochains jours. Jeudi soir, en tout cas, dix conseillers du congrès ont déposé une déclaration de groupe intitulé « Les Républicains ». Tout laisse à penser qu’une page se tourne, et qu’une autre, nouvelle, est en train de s’écrire. Explications.

FINALEMENT, UN COMITE DES SIGNATAIRES
Le gouvernement français, inspiré par de vieilles lunes, n’avait pas saisi la réalité du contexte calédonien d’aujourd’hui en ce début d’année. Intransigeant sur la composition des listes électorales, il demeurait sourd aux demandes répétées du Sénateur Pierre Frogier de réunir un Comité extraordinaire pour remettre la Calédonie sur les rails des Accords, et rien n’y faisait.

Noumea

Il a fallu que dix mille calédoniens descendent dans la rue le 24 avril dernier lors de la visite du Président de l’Assemblée Nationale, pour que, alerté par ce dernier, Manuel Valls prenne le véritable pouls du territoire. Claude Bartolone ne s’y est pas trompé : la Calédonie est une poudrière qui sommeille. Malheur à celui qui met le feu aux poudres !

En 24 heures, tout a basculé. Un Comité des Signataires extraordinaire programmé. Et le Premier ministre piqué au vif au cours de la réunion par Pierre Frogier qui lui demande tout de go d’être enfin à la hauteur de ses prédécesseurs prestigieux, Michel Rocard et Lionel Jospin. Pour le coup, Manuel Valls « secoue le cocotier », replace l’Etat dans le jeu, et met chacun en face de ses responsabilités. Résultat : un Comité salué comme une avancée remarquable dans un esprit des Accords retrouvé.

« SURMONTEZ VOS DIVISIONS »
Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, le Sénateur, Gael Yanno et Isabelle Lafleur rencontrent Nicolas Sarkozy dans la foulée de la création des Républicains. Le Président de la toute nouvelle formation politique nationale n’y va pas par quatre chemins. « Pour réussir le destin de la Calédonie, il est temps pour vous de surmonter vos divisions » recommande-t-il à ses interlocuteurs. Fermement. Et à l’appui de ses dires, il évoque son propre parcours, pour ressouder la famille UMP d’abord, puis pour réussir la naissance des Républicains.

Pierre Frogier connaît le tempérament de Nicolas Sarkozy. Il sait qu’une « ferme recommandation » est davantage qu’une instruction : un devoir …

Gael Yanno réagit différemment. Au sortir de la réunion, il indique son intention de fonder le parti des Républicains Calédoniens ! Ce qui lui vaut la remarque immédiate de son compère Philippe Blaise qu’il existe déjà le Mouvement des Républicains Calédoniens …

Mais tout cela se passe à Paris. C’est à Nouméa que l’action politique va se déplacer.

CRÉATION DES « RÉPUBLICAINS »
Pierre Frogier
sent qu’il se trouve dans une séquence positive. Il est conscient aussi du fait que la création des Républicains peut répondre à une interrogation complexe :  comment à la fois redonner un nouveau départ aux discussions qui l’obsèdent sur la sortie de l’Accord de Nouméa, aller dans le sens voulu par le Président des Républicains, et répondre à l’inquiétude des calédoniens qui grandit ?

Une nouvelle fois, il « jette la rancune à la rivière », et décide de tenter de surmonter les divisions. C’est un récidiviste de l’union. Déjà en 2009, au nom de l’intérêt de la Nouvelle-Calédonie, il avait mené la réconciliation avec un Philippe Gomès pourtant honni par le Rassemblement.

Lors de son comité directeur du 17 juin, le Rassemblement acte  « le principe de la constitution du groupe « Les Républicains » au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, groupe qui pourra être élargi à tous les élus qui partagent ses valeurs et qui souhaiteraient s’y associer. »

searchGael Yanno, est dans une autre démarche. Il fait connaître ses réticences à cette proposition, puis s’exprimant sur plusieurs radios, annonce qu’il ne participera pas à la création du groupe de Républicains. Le 8 juillet, il indique qu’il sera candidat au perchoir du congrès.

Isabelle Lafleur, elle, est sensible à la volonté d’union de Sarkozy. Elle n’a jamais caché que son implication dans la vie politique n’avait qu’un seul but : participer à la réunion des loyalistes en poursuivant le dialogue avec les indépendantistes, comme le fit Jacques Lafleur. Elle décide d’être parmi les fondateurs du groupe nouveau.

Sonia Backès qui a déjà beaucoup appris en politique, sent bien que renoncer à cette opportunité d’union, prônée par l’homme fort de l’opposition nationale et peut être demain, Président de la République, serait probablement une erreur. Elle est de surcroît déçue par Gael Yanno dont elle a pourtant grandement suscité l’ascension, et leur inimitié croissante est devenue un secret de polichinelle dans le landernau politique local…

Elle décide donc de démissionner du gouvernement où l’atmosphère est délétère et le travail quasiment impossible, pour participer à la création des Républicains au congrès. Et obtient la présidence du groupe.

imagesTous s’accordent à « surmonter leurs divisions » comme le souhaitait Sarkozy dont l’ombre va désormais flotter au congrès. Un ombre particulière pour les indépendantistes : depuis « les événements », Nicolas Sarkozy avait été le premier Président de la République à être accueilli  par eux à la Place Bir Hakeim, après qu’il eut accepté de faire flotter le drapeau de l’identité kanak aux côtés de celui de la France.

UNE NOUVELLE PAGE POLITIQUE OUVERTE
Certes, un groupe d’élus n’est pas un mouvement politique. Mais la constitution des Républicains, jeudi soir, au sein de la première assemblée du territoire, est un événement parce qu’il rebat, de manière importante, les cartes politiques locales.

Il connaîtra logiquement des prolongements, et rapidement, à l’Assemblée de la Province sud.

search-1Effet collatéral : il fait exploser l’UCF. Arithmétiquement, Gael Yanno devrait perdre son siège de Président du congrès et son groupe politique n’existera plus. Il faut en effet 6 sièges pour en constituer un. Il perd également tous les moyens matériels et humains liés à la fonction et au groupe. Enfin, l’UCF ne pourra pas prétendre à présenter une liste dans un quinzaine de mois pour la nouvelle désignation du gouvernement.

Inversement, les Républicains ont de bonnes chances d’avoir un ou une des leurs présider le congrès. Philippe Gomès, déjà accusé d’hégémonie institutionnelle, ne souhaite pas briguer pour son parti cette présidence mais soutiendra un candidat d’union non-indépendantiste.

Dès lors, si les jeux ne sont pas encore faits, on sait qui a les atouts dans sa main.

LISTE UNIQUE INDEPENDANTISTE
Autre interrogation dans la perspective du renouvellement du bureau du congrès le 16 juillet prochain : une candidature puis une liste unique des indépendantistes. Cette hypothèse est aujourd’hui très crédible.

Mais paradoxalement, elle contribuera à renforcer et à accélérer un processus de réunion des loyalistes. En ce sens, la formation du groupe des « Républicains » est une avancée. Mais si les « loyalistes » veulent maintenir au congrès une majorité qui existe démocratiquement dans le territoire, il leur faudra aller au delà.

En effet, dans l’hypothèse d’une liste unique, les indépendantistes pourraient rafler la mise face à une division de leurs adversaires …

UNE BONNE NOUVELLE POUR LES CALÉDONIENS
En attendant, le nouveau processus d’union amorcé par Les Républicains est un événement politique. Plusieurs échéances se profilent : la présidence du congrès, bien sûr, mais au delà, l’élection du prochain Président de la République, puis les élections législatives.

Ce début de retour à l’union est en tout cas une bonne nouvelle pour les calédoniens, lassés des guerres fratricides, inquiets de la dégradation de l’économie, anxieux devant le terme de l’Accord de Nouméa qui se rapproche.

Après plus de 10 ans de déchirements ininterrompus entre loyalistes, ils attendaient que la page se tourne. C’est peut être maintenant.

Gael Yanno candidat à la Présidence du Congrès Quelles chances a-t-il ?

Entouré de deux élus du Mouvement Populaire Calédonien, Gael Yanno a annoncé hier après midi son intention de se porter candidat à sa propre succession pour la présidence du Congrès de la Nouvelle-Calédonie.

search« Je ne veux pas rentrer dans des jeux politiciens, dans des tractations secrètes. Cela ne m’intéresse pas. Il est important pour moi de faire fonctionner le congrès de la Nouvelle-Calédonie au mieux, il est important également de rallier ni les uns ni les autres mais de faire en sorte qu’au sein de la famille des non-indépendantistes, nous puissions travailler dans les dernières années de l’Accord de Nouméa au mieux » a-t-il déclaré. Poursuivant qu’il souhaitait continuer ce travail pour l’année à venir.

Les autres composantes de l’UCF, groupe rassemblant le MPC de Gael Yanno, le MRC de Philippe Blaise et le RPC d’Isabelle Lafleur n’étaient pas toutes présentes. Est-ce un signe de malaise ?

Autre élément évoqué, la constitution annoncée d’un groupe « les Républicains » au Congrès. On se souvient en effet que plusieurs personnalités, parmi lesquelles Gael Yanno, Isabelle Lafleur et Pierre Frogier, ont rencontré longuement Nicolas Sarkozy lors de leur séjour parisien consacré au Comité des Signataires.

Il apparaît que le Président des Républicains a « fermement » invité ses interlocuteurs à surmonter leurs divisions, seule possibilité de faire progresser la Nouvelle-Calédonie et de préparer au mieux la sortie de l’Accord de Nouméa. Il a ainsi pris exemple ses propres efforts pour réunir l’ex famille UMP au travers des Républicains.

La formation du groupe des Républicains du congrès amorcerait cet « effort à surmonter les divisions », conforme à la « recommandation » de Nicolas Sarkozy …

Gael Yanno, pour sa part, reste sourd à cet appel. Il a même déclaré qu’il refuserait de s’inscrire au groupe « les Républicains » si ce dernier était créé. Mais si tel n’est pas le cas d’un ou de plusieurs élus UCF au congrès, le groupe UCF disparaîtra de la première assemblée.

Ainsi, dans cette hypothèse, les chances d’une candidature solitaire de Gael Yanno au « perchoir » le 16 juillet seraient pour le moins ténues …

CRISE DE LA GRÈCE – Les enjeux

Remarquable intervention de Patrick Artus, Chef économiste chez Natixis et professeur d’économie à la Sorbonne sur la crise grecque et ses conséquences sur LCI. Plusieurs points soulignés par cet expert méritent d’être relevés.

url-1Premier point : les banques privées ne supporteraient pas le poids principal de la dette grecque en cas de sortie de l’Europe, cette dette ayant été reprise par les Etats.

Deuxième point : selon Patrick Artus, les conséquences de la sortie de la Grèce de l’Europe auraient des conséquences limitées, rapportées aux grands chiffres des Etats et aux chiffres internationaux.

Pour la France, le coût direct serait de l’ordre de 20 milliards d’euros, et il estime le coût total comprenant les effets indirects et collatéraux à 70 milliards d’euros. Encore faut-il rappeler qu’une grande partie de cette somme serait remboursée par l’Europe. Quant au reste, la France pourrait être émettre des obligations sur le marché et étaler cette dette sur plusieurs dizaines d’années. En clair, souligne Patrick Artus, dire que la « Grexit » coûterait à chaque français aux alentours d’un millier d’euros n’est pas du tout la réalité, ce coût pouvant être étalé sur une très longue période.

Troisième point : au delà du 20 juillet et en cas d’absence d’accord avec les dirigeants européens et la BCE, et si cette dernière décide de ne plus accorder de lignes exceptionnelles de liquidités au banques grecques, la Banque Centrale de Grèce devrait émettre une monnaie locale pour refinancer la système bancaire grec et permettre au pays de fonctionner. Cette monnaie devrait avoir une valeur de l’euro dévaluée de l’ordre de 40%.

Quatrième point : l’appareil productif grec est aujourd’hui très affaibli, le secteur non marchand, et notamment l’appareil administratif est très lourd, le tourisme contribue à hauteur de 6% seulement du PIB grec. Le problème de fond de la Grèce est de rebâtir une économie et de créer de nouvelles valeurs ajoutées.

Cinquième point : la décision de l’Europe devra tenir évidemment compte des pays comme l’Italie, l’Espagne ou le Portugal qui ont accepté des efforts considérables qui commencent à produire leurs effets. De nouveaux prêts pour simplement financer les intérêts –déjà considérablement diminués- de la dette de la Grèce ne sont pas une solution. Le Premier ministre grec Tsipras devra présenter à la fois un plan de rénovations structurelles de son pays, et surtout, un véritable plan de développement économique.

A noter que Patrick Artus –que personne ne peut accuser de proximité avec le parti Syriza- estime, à propos des exigences des créanciers de la Grèce « Aucun économiste sérieux ne peut avaliser ce plan mal fichu et très déraisonnable », et ajoute que « Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a des raisons d’appeler à voter non au référendum du 5 juillet. Le programme des créanciers n’est pas acceptable. Demander à une économie en récession de 3 % à 4 % d’afficher un excédent primaire [le solde budgétaire avant paiement des intérêts de la dette] de 1 %, c’est la condamner à ne pas se redresser ».

L’Australien Rohan Dennis (BMC) remporte la 1re étape du Tour de France et endosse le Maillot Jaune

urlL’école cycliste de nos voisins australiens est décidément de grande qualité. C’est en effet l’un de ses coureurs, Rohan Dennis (BMC), qui a remporté samedi à Utrecht la première étape du Tour de France 2015, un contre-la-montre de 13,8 km.  Détail qui n’en est pas un : Dennis est l’ancien recordman de l’heure.

Nickel calédonien : en 2015 maintien, fermetures ou ventes d’usines sur la sellette

« Tout va très bien, Madame la Marquise,
On déplore un tout petit rien :
Si l’écurie brûla, Madame,
C’est qu’le château était en flammes.
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien. 
»

1500 milliards FCFP
investis en 13 ans

L’économie de la Nouvelle-Calédonie est tirée vers le haut, notamment depuis le lancement de 3 grands chantiers industriels : l’extension de la production de la SLN engagée en 2000, puis la construction de l’usine de Goro deux ans plus tard et enfin la construction de l’usine de Koniambo.

A eux trois, ces investissements se montent à environ 1500 milliards FCFP, dont une partie importante a été dépensée en Nouvelle-Calédonie. Emplois directs sur les chantiers puis dans les usines, emplois indirects notamment au travers des sous-traitants, économie induite par les dépenses nouvelles des ménages liées à ces nouvelles activités ont depuis fait bondir l’activité économique du territoire.

Jusqu’en 2013, Nouvelle-Calédonie était la seule collectivité de France et de Navarre à afficher un nombre administrativement recensé de demandeurs d’emplois … inférieur au nombre d’offres d’emplois !

Ce bilan flatteur est pourtant sur la corde raide, en ce sens que plusieurs interrogations pèsent sur le devenir des usines de nickel. Des interrogations qui devraient trouver leur réponse en 2015.

Usines fermées, vendues
Ou pas ?


search-1
En ce qui concerne la SLN, en dépit d’un déficit persistant, les efforts d’amélioration de la compétitivité de l’entreprise portent leurs fruits. Ne manque que la nouvelle centrale de production électrique, et la plus ancienne unité métallurgique du territoire devrait passer le cap de l’année sans plus d’encombre.

Pour Koniambo, c’est le suspense. Après un investissement qui a bondi de 200 milliards FCFP initialement prévu à plus de 700 milliards aujourd’hui, les actionnaires s’interrogent. Pour répondre en effet aux nouveaux déboires –coûteux- des fours de l’usine, faut-il « remettre au pot », alors que le retour sur investissement est renvoyé aux calendes ?

search-2Glencore est avant tout une société financière, dont le but et de générer des profits. Ainsi va le monde économique d’aujourd’hui. L’investissement est certes colossal, Mais dans pour les 35.000 milliards CFP de capitalisation boursière de la compagnie, que pèse l’ablation d’un membre défaillant de 700 milliards ?

La réponse des actionnaires de Glencore est attendue, en sachant que ni la SMSP, ni la Province nord ne sont en mesure d’assumer tout ou partie de la dépenses de remise en état des fours. En clair : fermera, fermera pas ?

Pour l’usine du sud, la situation est différente, mais pas moins tendue. L’activité principale du géant brésilien est le fer. Or, le cours de ce métal s’est considérablement dégradé, perdant plus de la moitié de sa valeur.

La branche nickel de Vale, premier producteur mondial, comporte 16 unités pour lesquelles le mot d’ordre impératif est la profitabilité, et au pire, l’équilibre. L’usine calédonienne du sud est la seule déficitaire. Ses responsables ont donc reçu une instruction sous forme d’ultimatum en guise d’objectifs de production 2015 à 36 000 tonnes, puis en 2016, 60 000 tonnes.

searchLes décideurs brésiliens observent ainsi, sans état d’âme, la progression vers ces objectifs avec une date butoir : le 31 décembre 2015. Après un investissement qui, lui aussi, est passé de 200 milliards FCFP à plus de 700 milliards, des coûts de production plus élevés que partout ailleurs dans le monde, des relations avec les environnements humains et politiques cahoteux, les Brésiliens décideront du sort de l’unité métallurgique au vu de ces derniers résultats. En fin d’année.

Réponses d’ici
à la fin de l’année

L’Isee prévoyait qu’en phase de fonctionnement, les trois réalisations devraient générer un supplément de valeur ajoutée direct de près de 100 milliards par an au PIB calédonien. Si l’on y agglomère les effets indirects et induits, l’impact d’un récession ou pire, d’une crise, serait considérable, pour ne pas dire fatal, sur la situation économique locale.

Alors que les politiques au pouvoir passent une bonne partie de leur temps à se déchirer, que la situation sociale connaît quelques points chauds, que les économies de complément au nickel sont quasiment en panne, la Calédonie est en suspens, sur une corde raide. Jusqu’à la fin de cette année.

En est-elle vraiment consciente ?

L’hotel Sheraton de Poé « plombé » par l’herbier !

 

La France a inventé une machine infernale : le principe de précaution inscrit dans sa Constitution. Au nom de ce principe, il est normalement interdit de construire de nouvelles habitations au village de Tontouta parce qu’un jour, cet endroit aurait été recouvert par les eaux …

imgresL’hôtel Sheraton de Poé possède un golf d’un niveau international par la qualité de son dessin, de ses fair-ways et de ses greens. Le bâtiment central est somptueux, avec ses volumes impressionnants et son style polynésien. Le personnel a considérablement amélioré son attitude et son professionnalisme. La piscine, paraît-il, devrait être réparée.

Pourtant, deux erreurs de conception risquent de « plomber » durablement les comptes d’exploitation.

L’une est irréparable : c’est le positionnement des hébergements collectifs loin de la plage, ce qui constitue une hérésie compte tenu du fait que le littoral de Poé est le plus beau de la Grande Terre et que le lieu est d’abord une destination balnéaire.

La seconde est « variable » : c’est paradoxalement la difficulté pour les vacanciers allongés sur le sable chaud d’aller se plonger dans les eaux du lagon qui est particulièrement beau en ces lieux. Le repoussoir, ce sont ces algues dans lesquelles le touriste peut imaginer les serpents et les rascasses qui l’attendent. Faux, bien sûr, et produit de l’esprit. Mais le ressenti est ainsi.

Or la plupart des touristes internationaux ont à choisir entre le sable et les eaux de l’île des Pins ou d’Ouvéa, et ceux de Poé.

En clair, l’herbier de Poé risque de contribuer largement au déficit prévu du Sheraton, un herbier qui s’étend sur 14 kilomètres quand la façade de l’hôtel de concerne que quelques dizaines de mètres …

Crasse dans la ville

La place du Mwa Ka devait être un ‘lieu de rencontre et de partage ». C’était devenu un lieu de non-droit et de non-coutume en plein centre-ville.

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Aujourd’hui, l’endroit est désert. Mais barrière en lambeau, bouteilles et canettes qui traînent par terre, sacs plastique au sol, il est surtout négligé et plutôt crasseux.

Pour combien de temps ? Une semaine ? Un mois ? Un an ?

Image du laisser aller comme dans trop de domaines.

Beaucoup de villes aimeraient s’appeler Nouméa. Ah bon ?