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LE COVID A TUÉ 11 FOIS CES DERNIÈRES 24 HEURES

La sinistre liste de décès dus au Covid s’allonge, ajoutant beaucoup d’incompréhension à l’égard des mouvements anti-vax, autant d’ailleurs qu’à la décision du Haut-Commissaire d’autoriser une manifestation ayant réuni un millier de personnes, souvent en dehors de toute règle de consignes sanitaires, et alors que la Calédonie est soumise à un confinement.

Le gouvernement a annoncé, quant à lui, 11 décès supplémentaires dus au Covid, au cours de ces dernières 24 heures, ce qui porte le nombre de décès à 83.

56 personnes sont en réanimation. 226 nouveaux cas ont été enregistrés ces dernières 24 heures, et à peine 683 doses de vaccin ont été injectées.

LE NOMBRE DE DÉCÈS NE FAIBLIT PAS

Selon le point sanitaire du gouvernement, 10 nouveaux décès ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, portant le total à 72 depuis le 9 septembre dernier.

56 patients sont en réanimation. 154 cas ont été testés positifs ces dernières 24h.

A ce rythme, la Calédonie dépassera les 100 décès au cours de la semaine prochaine.

ZEMMOUR /SARAH KNAFO EN UNE DE MATCH : QUI EST-ELLE ?

L’internaute a produit un article très complet pour commenter la Une de Paris Match qui a occupé une partie des commentaires cette semaine. Nous reproduisons quelques morceaux choisis de cet article. Nous avons également conservé les liens permettant un complément d’information pour les lecteurs qui le souhaitent.

« SARAH KNAFO. Après la Une de Paris Match, de nouvelles photos de Sarah Knafo et d’Eric Zemmour ont été dévoilées dans des magazines people cette semaine. Le feuilleton qui s’est mis en place, entre révélations privées, scoops médiatiques, procédures judiciaires et jeu politique soulève bien des questions…

La Une de Paris Match qui fait polémique

(…) « Sarah Knafo et Eric Zemmour ont-ils été imprudents ou ont-ils orchestré la paparazzade qu’ils dénoncent aujourd’hui ? La question se pose depuis que les toutes premières images ont été dévoilées. Outre les explications de Bruno Jeudy qui indique qu' »il s’agit d’une photo volée » et nie tout arrangement, la journaliste qui a signé l’enquête sur Sarah Knafo en a dit plus sur les conditions dans lesquelles elle a réalisé son travail. « Le lecteur qui a lu mon article ne peut pas penser que je parle d’un couple, mais d’un duo politique », a d’abord tenu à mettre au clair Emilie Lanez dans l’émission C à Vous, sur France 5, mercredi soir. Pour justifier cette intrusion dans les coulisses de la campagne d’Eric Zemmour, la reporter souligne que le polémiste avait invité « 63 médias » à le suivre entre Nice et Toulon le week-end des 18 et 19 septembre, pour le lancement de son livre.

« En marge de l’événement, Sarah Knafo et Eric Zemmour n’ont absolument pas caché leur proximité selon elle. « Sur une plage publique, pendant un week-end médiatique, un personnage public et sa conseillère choisissent d’aller se baigner, c’est leur choix », argumente encore la journaliste. Alors photos volées ou assumées ? Selon le journal Libération, qui a enquêté sur le scoop de Paris Match, l’auteur des clichés de ce « week-end provençal », habitué des pages de Paris Match, aurait suivi les deux protagonistes de l’affaire « avec leur accord ». Libé souligne aussi les liens d’Eric Zemmour avec Hervé Gattegno, le directeur de Paris Match, ainsi que le soutien de Vincent Bolloré au polémiste quand il était sur CNews. Un Bolloré en passe de prendre le contrôle de Lagardère et donc de l’hebdomadaire… Selon un article du Monde daté du vendredi 24 septembre, la publication des photos de Sarah Knafo et Eric Zemmour aurait d’ailleurs provoqué un certain émoi dans la rédaction de l’hebdomadaire.

(…) « Zemmour et Sarah Knafo sont-ils en couple ?« , s’interroge l’Internaute qui poursuit : « Volées ou assumées, les photos d’un candidat ou d’une candidate avec sa moitié, en Une de Paris Match, sont comme un passage obligé ou en tout cas une tradition des pré-campagnes électorales. Les photos diffusées dans Paris Match ce jeudi s’inscrivent dans ce type de rendez-vous et laissent donc clairement penser qu’Eric Zemmour et Sarah Knafo sont en couple, même si le magazine se garde de l’écrire noir sur blanc. Dans son dossier, Paris Match parle du rôle indispensable de Sarah Knafo auprès d’Eric Zemmour. « On la voit se préparer avec lui dans la loge, marcher à côté dans les rues. Elle l’accompagne, l’observe, le conseille. Lors de ces deux séances de signatures (…) elle sait être filmée, photographiée, vue à chaque instant, et semble y prendre goût, radieuse directrice de campagne sous le feu des dizaines de caméras présentes. C’est elle qui organise les 23 pôles thématiques, c’est elle aussi qui conçoit le maillage du territoire pour collecter les indispensables signatures, c’est elle encore qui recrute des militants, des conseillers, des communicants« .

Apparue en pleine lumière, Sarah Knafo affronte à présent la notoriété. Mais qui est-elle, au juste ? Voici les informations livrées par le média.

« Des origines et une vision communes. Née en 1993 aux Pavillons-sous-Bois (93), Sarah Knafo est issue d’une famille juive sépharade et a étudié dans un lycée privé intégré au réseau de l’Alliance israélite universelle. Elle a déjà évoqué ces origines dans un livre du journaliste Alexandre Devecchio (« Les nouveaux enfants du siècle », éditions du Cerf) en 2016 et y voyait déjà une approche commune à celle d’Eric Zemmour. « En tant que Française israélite, je me reconnais dans son parcours d’assimilation et dans son détachement par rapport à l’identité juive. Je suis de confession juive, mais je me sens de culture chrétienne. Chez moi, Charles Péguy est aussi important que la Torah. »

« Une brillante Enarque. Sarah Knafo est diplômée de l’ENA depuis 2017 et a effectué un bref passage dans des ambassades et dans l’agence de communication Publicis pendant ses études. « C’est une brillante énarque, elle est sortie de la promotion Molière en 2019, et dans la botte, c’est-à-dire dans les premiers postes attribués à la sortie de l’ENA. La « botte » propose toujours le même dilemme aux heureux élus : choisiront ils le Conseil d’État, l’Inspection générale des Finances, le Quai d’Orsay ou la Cour des Comptes pour débuter leur carrière de hauts fonctionnaires ? », écrit l’hebdomadaire Marianne au sujet de ses débuts.

« Une éphémère magistrate à la Cour des comptesSarah Knafo a opté pour la Cour des comptes. « Elle y a été intronisée magistrate en janvier 2020 », explique Louis Hausalter, journaliste à Marianne. Mais sa mission aura tourné court. Elle s’est mise en disponibilité de ce poste en septembre 2021, oeuvrer à la campagne d’Eric Zemmour étant devenu incompatible avec le code de déontologie de l’institution, en charge de contrôler la régularité des comptes publics.

« Conseillère de Zemmour depuis 2016. Côté politique, Sarah Knafo a débuté en 2016 aux côté d’Henri Guaino. Mais l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, souverainiste convaincu, verra vite ses ambitions personnelles contrariées. C’est donc auprès d’un autre animal politique qu’elle va se faire une place. Il y a a quelques années, alors qu’Eric Zemmour était encore chroniqueur de l’émission « On n’est pas couché », Sarah Knafo organisait des réunions à son domicile, réunissant des personnalités de droite comme Nicolas Dupont-Aignan ou Laurent Wauquiez, tout en tentant « de lui attacher les services de jeunes talents », comme l’explique L’Express. Un rapprochement d’Eric Zemmour et de Marion-Maréchal Le Pen aurait un temps été envisagé.

« Mise en avant dans un reportage de BFM TV en juin dernier, Sarah Knafo a été présentée comme « fermement convaincue du destin national » d’Eric Zemmour. Elle estime que la victoire du polémiste dans cette présidentielle 2022 est une vraie possibilité. « Elle y croit beaucoup, elle en parle beaucoup avec lui évidemment », affirme Louis Hausalter. Désormais bras droit de sa campagne, la magistrate accompagne le possible candidat dans tous ses déplacements.

« Une eurosceptique convaincue. Sarah Knafo, avant d’être diplômée de la prestigieuse école de l’ENA, était élève à Sciences Po. Durant son passage, elle deviendra l’une des fondatrices de de l’association étudiante : « Critique de la raison européenne » (CRE). Cette association avait pour but de défendre des positions souverainistes et eurosceptiques. Dans ce cadre associatif, Sarah Knafo rencontre Hubert Védrine, Jean-Pierre Chevènement, Régis Debray, Alain Finkielkraut ou encore Marie-France Garaud, dont elle serait devenue très proche. C’est également à Sciences Po et en créant cette association qu’elle rencontre et se lie d’amitié avec Henri Guaino, alors député, dont elle est brièvement la collaboratrice parlementaire stagiaire.

« Un penchant très jeune vers l’extrême droite. Avant sa rencontre avec Eric Zemmour, Sarah Knafo était déjà proche des idées de l’extrême droite. En 2015, alors qu’elle était une simple adhérente de l’UMP, l’énarque se déclare favorable à la création d’une section étudiante du Front national à Sciences Po. Mais lors de la primaire française de la droite et du centre de 2016, elle devient responsable des « Jeunes avec Henri Guaino », tout en gardant ses idées. »



24 SEPTEMBRE 2021 : DERNIÈRE MÉMOIRE DE « LA PRISE DE POSSESSION » ?

Le 24 septembre 1853, l’Amiral Février Despointes prenait possession de la Nouvelle-Calédonie au nom de l’Empereur des Français, Louis-Napoléon III. Depuis les Accords, cette date, ou plus exactement sa signification, fait débat.

Dewe Gorodey avait initié que le 24 septembre devait représenter davantage la rencontre de deux sociétés, plutôt qu’une « prise de possession ». Emmanuel Macron, de son côté, avait rétrocédé au gouvernement calédonien, le 5 mai 2018, les deux actes de l’annexion, les 24 et 29 septembre 1853, à 6 mois du premier référendum d’autodétermination.

« Je les remets à l’ensemble des Calédoniens« , avait déclaré le Président de la République. « Nous ne sommes plus au temps de la possession, nous sommes au temps des choix et de la prise de décisions collectives« . 

Or, le 12 décembre prochain, les électeurs, Kanak et Calédoniens, vont, avec l’assentiment du peuple premier, colonisé, décider librement, soit l’indépendance, soit le maintien d’un lien avec la France.

La « prise de possession » aura ainsi été remise dans les archives de l’Histoire, remplacée par un choix librement consenti.

Que deviendra alors le « 24 septembre » en 2022 ? Un souvenir pour Kanaky-Nouvelle Calédonie, où une date toujours marquante pour la Nouvelle Calédonie ?

Politiques et historiens auront là un beau sujet de débat. Il existe une autre voie : celle d’une consultation populaire. « Encore une ! », s’exclameront certains …

5 NOUVEAUX DÉCÈS CES DERNIÈRES 24H

Selon le site Covid du gouvernement, 5 nouveau décès sont à déplorer au cours de ces dernières 24 heures, ce qui porte le total de victimes à 62 depuis le début de la crise sanitaire.

56 patients sont en réanimation, et 523 nouveau cas ont été enregistrés en 24 heures.

Depuis le 6 septembre dernier, 5.805 cas ont ainsi été confirmés. Par comparaison, la Polynésie avait déploré un total de 606 décès au 22 septembre et 28 patients en réanimation.

En Calédonie, la vaccination a ralenti ces derniers jours, mais il semble qu’un regain se fasse sentir.

8 NOUVEAUX DÉCÈS DUS À L’ÉPIDÉMIE

Ce sont 8 décès supplémentaires qui ont été provoqués par la Covid. 5 se sont produits en milieu hospitalier, et 3 à domicile. Ces disparitions sont une douleur pour les familles et les proches. Mais la Covid a cette effrayante capacité à les banaliser.

Le premier décès avait fait l’objet d’une déclaration solennelle émue du président du Gouvernement, ainsi que des Unes de l’ensemble des médias. Aujourd’hui, pour l’opinion publique, le chiffre des décès est devenu une froide statistique que beaucoup se limitent à comparer au chiffre de la veille, et à additionner au précédent pour obtenir un total.

Cette banalisation n’émeut plus ceux qui sont éloignés de ces morts, et l’émotion dissipée, beaucoup n’éprouvent plus le besoin de se faire vacciner. Même après l’appel lyrique lancé par un membre du gouvernement de l’Eveil Océanien.

Pourtant, chaque décès doit être un drame pour la collectivité. Il doit interpeler ceux qui s’opposent à la seule façon de combattre ce fléau : la vaccination. Tous les autres chiffes doivent faire de même : les 54 personnes en réanimation, et pour beaucoup, perdus, les 377 patients hospitalisés en unité Covid, dont le sort n’est pas encore fixé par la Grande Faucheuse, les 190 malades en « hospitel », dont la situation peut s’aggraver pour certains, les patients admis dans les structures des Iles, les 57 disparus au total.

En Polynésie, plus de 600 victimes de la Covid ont été décomptées à ce jour. Dans cette comptabilité effrayante, chaque chiffre est un être humain, un père, une mère, un frère, une soeur, un parent, un ami. La liste n’est pas terminée. Elle ne doit jamais être banalisée.

16 MORTS EN 24H, UN SINISTRE RECORD

Hôpital submergé par le nombre de malades arrivants, service de réanimation saturé, explosion des cas symptomatiques, patients non vaccinés, la vague épidémique a emporté avec elle 16 nouvelles victimes en 24 heures. Combien aujourd’hui ?

Fort heureusement, une première équipe de renforts est arrivée de métropole pour soulager nos soignants épuisés. Et pendant ce temps, les Calédoniens, après des débuts encourageants, boudent les vaccins administrés gratuitement en tous points du territoire.

Pourtant, la vaccination du plus grand nombre est la seule issue à la crise sanitaire. Conscient de cette évidence, le gouvernement s’apprête à la rendre obligatoire dès le 31 octobre. Il est, par ailleurs, question de la mise en place d’un pass sanitaire pour permettre aux vacciner de recouvrer un peu de liberté.

MERCI AUX FRANÇAIS DE MÉTROPOLE

Avec l’arrivée de la première équipe de renfort sanitaire, c’est, physiquement, la solidarité des Français de métropole qui se manifeste. Une deuxième équipe va arriver. Ces soignants, volontaires, viennent de toutes les régions de France pour aider leurs compatriotes du bout du monde. Nous.

Il est dommage, d’ailleurs, qu’à leur accueil, les caméras, qui ont montré le Haut-Commissaire, aient omis de « zoomer » sur le représentant du gouvernement local qui, c’est sûr, devait être là.

La manifestation de cette solidarité est constante. Mais bien des Calédoniens, prompts à exprimer une « zoreillephobie », ou une « 22.000 phobie », pratiquent une sorte de schyzophrénie en distinguant la France et les « zoreilles », oubliant que l’action de la France, en Nouvelle Calédonie, est d’abord celle des Français de métropole.

Ainsi, durant la campagne référendaire, les dépenses « de la France » sont mises en exergue par tous ceux qui sont attachés à la nation des Droits de l’Homme. Mais les « dépenses de la France », de quoi sont-elles constituées ? Elles proviennent des impôts, payés par les Français de métropole. La chanson le dit : « c’est la France qui paie ». La réalité est que ce sont les « zoreilles » qui paient pour nous …

Cette fois, c’est à nouveau la France qui est au chevet des malades, en renfort de nos équipes sanitaires. La France ? Bien sûr, mais au delà du mot, ce sont des femmes et des hommes, généreux, venus de métropole en solidarité.

Tous repartiront dans trois semaines. Qui sait si certains ne reviendront pas s’établir ici ?

« Les gens à nous« , a déclaré récemment un haut responsable du gouvernement en évoquant, probablement, les natifs dévoués aux soins prodigués à la population. Ah oui ? Les médecins par exemple ? Alors tant mieux. Hors ceux qui sont « de souche », comme on dit, il est bien de considérer comme Calédoniens les Français de métropole installés ici …

KALÉDONIE : TROUVER L’ARGENT LÀ OÙ QU’ELLE EST

Le 2 septembre dernier, le porte parole du gouvernement Mapou balayait d’un revers de main l’hypothèse d’une aide de l’Etat pour équilibrer les besoins budgétaires de la Nouvelle Calédonie.

« Ecarté, le prêt de 25 milliards envisagé sous le gouvernement Santa, pour apurer la dette des régimes sociaux et les sauver. C’est du moins ce qu’a confirmé un porte-parole du gouvernement Mapou, ce jeudi 2 septembre, alors que l’exécutif venait de tenir sa séance collégiale hebdomadaire ». (NC1ère-2 septembre 2021)


Depuis, les fonds de tiroir ont été raclés pour assurer le paiement des salaires des personnels hospitaliers. Mais les caisses sont vides, ou presque. Pourtant, les dépenses budgétaires ne cessent de croître pour répondre à la crise sanitaire, et de nouvelles prises charge sont annoncées pour l’économie. Et puis se profilent à nouveau les dépenses pour assurer pour le fonctionnement normal de la santé en fin d’année.

Pendant ce temps, le déficit du Ruamm continue de se creuser, et la dette de 34 milliards demeure intacte. De nombreux fournisseurs du secteur public et de la Cafa sont en attente de paiement, ceux du Médipôle ont des créances totalisant plusieurs milliards depuis de nombreux mois.

Le nouvelle gouvernance indépendantiste au gouvernement et au Congrès n’y change rien : l’argent ne pousse pas sur des arbres.

Visiblement, pourtant, la majorité indépendantiste souhaitait démontrer que d’ores et déjà, les affaires internes pouvaient se régler budgétairement sans une aide de « la puissance coloniale ». Un « économiste », invité sur un plateau de télévision, avait même affirmé que les dépenses de la France pouvaient sans problème être compensées par un effort de la fiscalité locale et « un prêt du FMI ». Comme si tout cela était d’une facilité déconcertante pour un pays en quasi faillite.

La majorité, au gouvernement et au Congrès, arrivera-t-elle à boucler les besoins immédiats sans faire appel à un prêt garanti par la France, que l’ancien gouvernement avait déjà préparé ? La Polynésie a bénéficié d’une rallonge de 36 milliards, lors de la visite du président de la République en juillet dernier.

Mais tout n’est peut être pas joué. Durant la campagne, un intervenant de l’Union Calédonienne, aujourd’hui membre du gouvernement, évoquait des « ressources autres », citant même des interventions possibles « des pays de la région ».

Pourquoi pas, après tout ? Ce sera peut être la surprise du chef. En attendant, les rémunérations des personnels médicaux ne sont pas réglées pour le mois de décembre. Et ce ne sont pas des soignants cubains qui sont venus nous prêter main forte.

COVID CALÉDONIE : ALERTE ROUGE

La crise est passée à un cran supérieur, et malheur à ceux qui, non vaccinés, souffrent de fragilités de santé : 8 décès en un seul jour, un bond de 39 à 54 patients en réanimation, des services hospitaliers débordés qui attendent les renforts sanitaires comme une bouée de sauvetage. Est-ce le début d’un véritable tsunami, évoqué par des médecins depuis plusieurs semaines ? En tout cas, les Calédoniens auront été prévenus.

Le confinement va-t-il stabiliser la terrible déferlante ?

Pour certains, c’est l’espoir. Mais pour d’autres, les effets bénéfiques du confinement se feront sentir plus tard. Ils se fondent sur une circulation du virus antérieurs de 3 semaines au 6 septembre, et par conséquent, sur une contamination active qui aurait déjà touché plusieurs milliers de Calédoniens, sur la Grande Terre comme aux Iles. Ce sont ces personnes infectées qui subissent à présent les symptômes pouvant indiquer un état déjà très grave.

C’est cette deuxième hypothèse qui pourrait de développer sous nos yeux, de manière quasi-exponentielle.

Plusieurs médecins l’ont affirmé : la crise provoquée par le variant Delta en Calédonie sera plus violente qu’en Polynésie.

Le territoire voisin avait connu une montée fulgurante des hospitalisations entre le début du mois d’août et le 21 du même mois. Un mois plus tard, et après avoir passé le pic de la crise le 10 septembre, la Polynésie compte 153 hospitalisations, 32 patients en réanimation, et 6 nouveau décès ces dernières 72 heures. Le nombre de victimes atteint le chiffre effrayant de 599 morts du Covid.

Avec l’augmentation de plus en plus avérée d’hospitalisations dans un état grave, et de décès au quotidien, la Nouvelle Calédonie entre visiblement de plain pied dans la catastrophe sanitaire.

La sinistre courbe va-t-elle atteindre un « plateau », dans les mêmes délais qu’en Polynésie ? Les jours à venir vont donner quelques indications sur une réponse possible. Va-t-on, nous aussi, déplorer plus d’un demi-millier de victimes ? Il faut prier le ciel que non.