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LA TGC AU 1er OCTOBRE – Referendum : bulletins en noir et blanc portant la question – Les retraités obtiennent gain de cause auprès du gouvernement – Referendum : Bruno Retaillau fait recette à Dumbéa

LA TGC REPORTÉE AU 1er OCTOBRE – Ainsi que l’avait proposé le Medef, ce sera au 1er octobre que la TGC à taux plein sera mise en place.

Son rendement est estimé à une cinquantaine de milliards FCFP, soit environ 1 milliard de moins que prévu initialement, après l’analyse de 4 trimestres d’application de la taxe « à blanc ». Elle a été acquittée avec beaucoup de civisme, à près de 98% par les 6400 contribuables.

Le Congrès a voté la mesure à l’unanimité.

REFERENDUM : LA QUESTION SERA SUR LES BULLETINS – C’est la demande du Congrès qui était consulté sur le décret de convocation des électeurs. En revanche, pas de consensus sur la couleur : les bulletins seront donc en noir et blanc.

LES RETRAITÉS OBTIENNENT GAIN DE CAUSE et le gouvernement inscrira à son ordre du jour prochain l’indexation de la retraite de solidarité et la création de la carte Sénior.

BRUNO RETAILLAU ANIME UNE RÉUNION DE CAMPAGNE contre l’indépendance à Dumbéa, réunion organisée par le Rassemblement. Entouré de Sophie Primas, Présidente de la commission de l’économie au Sénat et de Mathieu Darnaud, spécialiste de l’Outre-Mer, le Président du groupe Les Républicains a évidemment prôné le non à l’indépendance.

Harold Martin et Gil Brial assistaient également à ce meeting.

BOURAIL : AIFA SOUTIENT LA LISTE ROBELIN en estimant qu’il faut une équipe d’expérience pour redresser la commune. 4 listes sont en présence.

Le chiffre « erroné » du record de touristes abondamment repris par les médias

 

La communication est relativement efficace sur le record « historique » de 120 000 touristes en 2017. Tous les médias le reprennent en cœur, sans trop s’interroger sur ce qu’il contient. Ah, l’excellent Yves Calvi de CNews manque cruellement au débat médiatique local !

Ce chiffre de 120 000 agglomère en effet les voyageurs wallisiens, futuniens, vanuatais ou encore polynésiens. Des voyageurs qui n’ont de touristes que dans l’esprit des statisticiens de l’ISEE, et des responsables locaux du tourisme …

De ce point de vue, le contenu du Plan de Développement Touristique Concerté de 2006 était plus honnête. Il faisait la part des choses entre les voyageurs affinitaires qui se déplacent notamment pour des raisons familiales, et les touristes « d’agrément », en clair, les « vrais » touristes.

A preuve : le nombre de visiteurs – donc de touristes d’agrément – hébergés dans les hôtels en 2017 est de … 70 000 !

Mais peu importe, la situation économique calédonienne « n’a jamais été aussi bonne« , l’emploi est en hausse grâce aux recrutements publics … alors que les budgets publics sont en crise. Alors, quoi de plus naturel que l’affichage de « records ».

L’ennui, c’est que les investisseurs et les banquiers ne sont pas dupes …

SONIA LAGARDE ET ISABELLE LAFLEUR RESPONSABLES « EN MARCHE » EN CALÉDONIE

« Les dirigeants du mouvement à Paris ont décidé de confier à Isabelle Lafleur et Sonia Lagarde le rôle de responsables du Comité politique du mouvement en Nouvelle Calédonie aux côtés du référent Patrick Louis. » C’est en ces termes que La République en Marche met un terme aux quelques spéculations qui avaient notamment suivi quelques récentes adhésions au mouvement, adhésions effectuées à grand renfort de publicité.

De fait, ainsi que le rappelle le communiqué, chacun est libre d’adhérer au mouvement sur le site officiel. L’organisation, en Nouvelle-Calédonie, est une autre affaire.

Il faut comprendre que le Comité Politique local est une « structure fermée », et qu’il ne suffira pas d’avoir adhéré à LREM pour en faire partie.

En clair, si certains avaient dans l’esprit de réaliser un genre d’OPA sur le parti du Président de la République, c’est aujourd’hui peine perdue …

Le communiqué de Presse

Nouméa, jeudi 24 mai 2018

 « La République En Marche est un mouvement politique citoyen qui poursuit une ambition : remettre les français au cœur de la vie politique.

Ce mouvement n’est pas une addition d’individus mais le rassemblement de personnes engagées qui partagent un socle de valeurs et la volonté de regarder la réalité en face pour mieux la transformer…

Nous croyons en l’intérêt général : la politique, telle qu’elle nous anime, doit transcender les intérêts particuliers et se dresser contre tous les corporatismes qui sclérosent notre pays… ».

Ces quelques extraits de la Charte des Valeurs de La République En Marche correspondent à nos convictions, c’est le fondement même de notre engagement au mouvement La République En Marche.

Le but de cette rencontre est d’officialiser notre engagement en rappelant que nous avons affirmé notre soutien au candidat Emmanuel Macron avant le premier tour des élections présidentielles.

Les dirigeants du mouvement à Paris ont décidé de confier à Isabelle Lafleur et Sonia Lagarde le rôle de responsables du Comité politique du mouvement en Nouvelle Calédonie aux côtés du référent Patrick Louis.

Cette confiance nous honore. Il nous appartient désormais de relever ce défi afin de structurer le mouvement localement et de le développer.

Pour ce faire, nous tenons à préciser ce qui est écrit dans la Charte des valeurs de La République En Marche qui dictera notre conduite : « Nous continuerons à faire preuve d’ouverture, à accueillir en notre sein la pluralité des sensibilités et des opinions dès lors qu’elles se reconnaissent dans ce socle des valeurs, et à travailler avec toutes celles et ceux qui souhaitent faire avancer notre pays. Nous nous battons pour que de nouvelles personnes osent s’engager en politique qui ne doit plus jamais être une profession réglementée ».

S’il fallait parler de convictions, celles qui nous animent, là encore nous nous reconnaissons pleinement dans la Charte de La République En Marche qui précise : « notre conviction est que la société ne se transformera pas par injonction.

La réussite de notre pays nécessite un cap et une volonté politique, de nouvelles règles et de grands projets. Mais elle ne sera pas possible sans intelligence collective, sans dialogue avec l’ensemble des acteurs de la société, sans initiatives locales, sans l’engagement des citoyens dans la vie publique… ».

La récente venue du Président de la République et les propos tenus lors de son discours aux Calédoniens a réaffirmé ces valeurs auxquelles nous avons adhéré depuis la création du mouvement.

Structurer la représentation locale, c’est apporter notre pierre à l’édifice, être à la hauteur de l’ambition portée par Emmanuel Macron : celle de réformer la France afin qu’elle redevienne une grande et belle Nation.

Le travail est immense et nous y participerons avec conviction afin d’être à la hauteur des enjeux.

Plus la France sera forte alors plus la Nouvelle-Calédonie sera forte.

Nous invitons les calédoniens à adhérer au mouvement sur le site officiel de La République En Marche : www.en-marche.fr , l’adhésion est gratuite.

L’AUTORITÉ DE LA CONCURRENCE NE CROIT PAS QUE LE BLOCAGE DES PRIX ET LE CONTRÔLE DES MARGES FASSE BAISSER LES PRIX – Un bébé de 6 mois tué par la dengue – Consultation publique sur « les valeurs calédoniennes » : le document – Bruno Retaillau en campagne contre l’indépendance

L’AUTORITÉ DE LA CONCURRENCE NE CROIT PAS QUE LE BLOCAGE DES PRIX ET LE CONTRÔLE DES MARGES FASSE BAISSER LES PRIX
Les conseillers bénéficieront, ce matin, lors de l’examen de la TGC et de la date de mise en place de la taxe, de l’avis de l’Autorité de la Concurrence récemment exprimé sur les risques d’inflation provoqué par la mise en place de la taxe, et l’efficacité du projet du gouvernement relatif au contrôle des marges pour faire baisser les prix.

L’Autorité de la Concurrence est sceptique sur l’efficacité des mesures de réglementations de prix pour faire baisser les prix et estime qu’au mieux, ces mesures stabilisent la situation. Elle a constaté, en revanche, que la concurrence avait fait baisser les prix dans des domaines … non réglementés tels que la chaussure et l’ameublement. L’autorité demeure convaincue que c’est la concurrence qui est le meilleur moyen de faire baisser les prix.

CONSULTATION PUBLIQUE SUR LES « VALEURS CALÉDONIENNES » – Les membres du groupe de travail intitulé « groupe de dialogue sur les chemins de l’avenir » font connaître le résultat de leur travail sur le site du Haut Commissariat. Le public calédonien est invité à faire connaître son avis et, le cas échéant ses propositions.  Cette possibilité lui est ouverte jusqu’au 14 juin.

Nuance : il ne s’agit plus d’une « charte des valeurs », mais de propositions de valeurs calédoniennes partagées. Cliquez ici pour avoir accès au document

BRUNO RETAILLAU ANIME UNE RÉUNION CE SOIR à Dumbéa, au Centre Culturel, à l’invitation du Rassemblement Les Républicains, dans le cadre de la campagne référendaire pour le « non à l’indépendance ». Le Président du groupe Les Républicains au Sénat, ancien président du Conseil Régional des pays de la Loire, est en déplacement politique en Nouvelle-Calédonie.

UN BÉBÉ DE 6 MOIS VICTIME DE LA DENGUE – La petite fille a succombé moins de 24 heures après son admission au Médipole samedi soir. C’est la deuxième personne tuée par le virus depuis le début de l’année.

RECONSTITUTION DE L’AFFAIRE DECOIRÉ à Saint Louis. Elle s’est déroulée sans incident.

EMBAUCHE DE 10 CDD À L’OPT pour mettre un terme au conflit en sein l’établissement ? Ces embauches doivent être soumises au Conseil d’Administration. Chaque embauche représente un coût annuel de 5 à 6 millions !

LES RETRAITÉS DANS LA RUE  ce matin pour demander à nouveau  au gouvernement l’instauration de la Carte Senior, et l’indexation du complément retraite de solidarité.

NOUVELLE MARQUE POUR LE THON CALÉDONIEN pour booster les exportations sur les marchés japonais et européen. Dans quelques mois, il sera possible d’évaluer le résultat de cette initiative.

SALON DU TOURISME DÉBUT JUIN au Centre Culturel Tjibaou. Des réductions en vue pour les consommateurs.

LE LIONS CLUB LINCKIA aide l’enfance handicapée par la vente de brioches dans lesquelles les acheteurs pourront trouver  une perle.

LA SOUVERAINETÉ GALVAUDÉE À TOUTES LES SAUCES !

LE POUVOIR SUPRÊME
L’utilisation de la souveraineté est une pratique en croissance exponentielle avec de plus en plus de libertés de langage.

La souveraineté, c’était le pouvoir suprême. Ce pouvoir est caractérisé par l’exclusivité de sa compétence sur le territoire national (souveraineté interne), et son indépendance absolue dans l’ordre international où il n’est limité que par ses propres engagements (souveraineté externe). 

L’ENTORSE CALÉDONIENNE
La situation calédonienne a justifié une entorse à cette règle, qui a tordu le nez des constitutionnalistes : le partage de la souveraineté. Ce partage s’est traduit par le « transfert des compétences », ce qui signifie l’attribution d’une part de la souveraineté interne nationale à la Nouvelle-Calédonie.

GALVAUDAGE
Mais depuis, que de galvaudage !

La souveraineté est utilisée sans trop de vergogne, à toutes les sauces, pour traduire simplement une capacité ou une compétence.

Dans la « souveraineté alimentaire« , il s’agit d’une abus de langage. En effet, la souveraineté alimentaire, telle qu’elle fut définie lors d’une réunion de la FAO en 1996, est le droit de déterminer les politiques liées à l’alimentation dans un cadre durable. Ce n’est nullement l’autosuffisance ! La Nouvelle-Calédonie dispose de sa souveraineté alimentaire – agriculture, pêche, forêts, travail, environnement-. Mais elle est toujours loin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire …

Quant au reste, tous les contrôles deviennent de la souveraineté. Contrôler l’énergie, c’est la souveraineté énergétique. Contrôler les mines, c’est la souveraineté minière. Dans peu de temps, les conducteurs accèderont à la « souveraineté » de leur voiture !

PLEINE DE SOUVERAINETÉS
Finalement, à défaut, probablement, d’accéder à la pleine souveraineté, la Nouvelle-Calédonie pourra se targuer d’être pleine de souverainetés. Une consolation pour les souverainistes.

PROTOCOLE D’ACCORD SIGNÉ AU PLUS TARD LE 6 JUIN POUR METTRE FIN AU CONFLIT DE LA CLINIQUE – Le célèbre ballet Tia Ora à l’Arène du Sud – Golf : début du tournoi international féminin à Déva

UN PROTOCOLE D’ACCORD SERA SIGNÉ AU PLUS TARD LE 6 JUIN POUR METTRE FIN AU CONFLIT DE LA CLINIQUE – Claude Evin, le médiateur, ancien ministre de la Santé et aujourd’hui avocat dans un grand cabinet parisien, est reparti samedi pour Paris.

Il poursuivra sa mission en métropole auprès des banques pour trouver des solutions à l’ouverture de la clinique de Nouville en septembre prochain.

Selon un communiqué publié lundi par le gouvernement, les partenaires sociaux sont prêts à effectuer les avancées nécessaires pour assurer l’ouverture de la future clinique et garantir sa viabilité. Des expertises vont être conduites, notamment pour ce qui concerne le prix du loyer. Le gouvernement, de son côté, affirme qu’il soutiendra de nouvelles offres de soin au sein de la clinique, soins de suite, de réadaptation, de rééducation fonctionnelle. Un service d’urgence sera également déployé progressivement en 2019.

Ces avancées pourraient se conclure par un protocole d’accord dans les jours à venir, et au plus tard le 6 juin.

INSÉCURITÉ : ÇA CONTINUE – Un chauffeur de TRP a été passé à tabac par ses clients samedi soir à Logicoop, un gendarme a été blessé par un chauffeur de voiture volée à Paita, 2 mineurs ont cambriolé un commerce de Tuband. Le chauffard de Paita a été interpelé et devrait comparaître mercredi devant le juge. Les 2 mineurs ont été « coxés » par la police.

GOLF : TOURNOI INTERNATIONAL FÉMININ sur le parcours de Déva. La compétition s’achèvera le 24 mai. Des professionnelles australiennes et néo-zélandaises y participent.

DATE LIMITE POUR LES TÉLÉDÉCLARATIONS À l’IRPP aujourd’hui, cette date avait été reportée en raison de la saturation du site de télédéclaration.

TIARE ORA À L’ARÈNE DU SUD vendredi soir. Le célèbre ballet tahitien donnera une représentation unique. 25 artistes, 1200 costumes, la troupe s’est produite au Japon en mars dernier.

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS : LE KETCHUP

Aujourd’hui : la sauce tomate en bouteille que beaucoup ajoutent à leurs aliments, dans les sandwichs ou dans certaines sauces, le ketchup.

D’abord d’où vient le mot ketchup ?

C’est à l’origine une sauce piquante indonésienne, appelée ké-tsiap, une sauce de saumure qui sert à l’assaisonnement, comme par exemple le nuoc-mam.

Ce sont des marins anglais et hollandais qui l’ont rapportée en occident à la fin du 17e siècle.

Les anglais, pour rendre la recette plus agréable au goût, y ont d’abord rajouté des champignons er des échalotes.

Vers 1800, on y inclus de la tomate. Et Henry John Heinz, créateur de la fameuse marque de ketchup y ajouta du sucre pour adoucir encore plus le goût de la sauce et faciliter sa conservation.

Le ketchup est connu maintenant pour être de la sauce tomate le plus souvent en bouteille.

Il peut également y avoir quelques confusions, entre les mots. Localement, j’entend.

Pour se faire faire un bilan de santé, on peut subir un check-up, d’ailleurs mot anglais admis dans le Larousse. Par extension, il s’agit d’un bilan. Le check up d’une voiture par exemple.

Mais il peut arriver que check up et ketch up soient l’objet d’une légère confusion. « Je vais à l’hôpital pour passer un ketch up« . Ce n’est certes pas fréquent ! Mais retenez cependant que check up et ketchup, ce n’est pas la même sauce …

PENTECÔTE : LA FRANCE, NATION CHRÉTIENNE

Quelle équivoque, et les hommes politiques qui se drapent dans le laïcisme ne peuvent nier cette réalité : la France est une nation chrétienne. Elle fête aujourd’hui la Pentecôte. Célébration religieuse dans un calendrier républicain.

LA NAISSANCE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
La Pentecôte est une fête chrétienne qui célèbre la venue du Saint-Esprit, cinquante jours après Pâques, sur les apôtres de Jésus-Christ, sur Marie, la mère de Jésus, et sur les autres personnes présentes avec eux.

Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son ascension, une dizaine de jours plus tôt : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». C’est la naissance de l’Eglise.

JOURS FÉRIÉS CIVILS ET RELIGIEUX
Parmi les jours fériés que compte la France, figure  le lundi de Pentecôte. La Pâques, l’Assomption et Noël sont également inscrites dans le calendrier festif républicain.

Ces célébrations relèvent toutes des événements majeurs de l’Eglise Catholique. Quoi de plus normal, d’ailleurs, pour un pays qui demeure « la fille aînée de l’Eglise romaine » ?

Cette expression est dérivée de « fils aîné de l’Église« , attribut utilisé pour désigner les rois de France successeurs de Clovis. Son pendant féminisé est apparu au XIXe siècle, lorsque les papes en place ont fait appel aux différents régimes pour préserver leurs intérêts temporels. L’expression est pour la première fois employée par le père Henri-Dominique Lacordaire le 14 février 1841 pour évoquer le lien unissant le roi de France en exil Louis XIX et l’Église catholique.

UNE DÉCISION PRISE PAR LES POLITIQUES
Le calendrier des jours fériés est une décision qui relève de l’Exécutif. En Nouvelle-Calédonie, c’est ainsi le gouvernement qui fixera les jours fériés 2019 peu avant la fin de cette année.

Localement, et contrairement aux débats idéologiques de métropole, avec celui, excessif et ridicule, des crêches de Noêl dans les mairies, le caractère majoritairement chrétien de la société calédonienne est admis. D’autres religions existent pourtant, avec la présence de musulmans, de juifs, de bouddhistes notamment. Mais aucun mouvement ne conteste les célébrations liées à la chrétienté au long de l’année. Et c’est heureux.

MAINTIEN OU FERMETURE DE LA SLN : UNE COURSE CONTRE LA MONTRE

La situation est pleine d’équivoques. Eramet va distribuer quelques dividendes, après une année de redressement, pour conserver la confiance et … la fidélité de ses actionnaires. Ses résultats nickel sont en hausse. Pour le premier trimestre, le cours au LME se situe au dessus de 6$ la livre. En Nouvelle-Calédonie, la société parvient à un cash cost de 4,5$ par livre, pile dans l’objectif. Et pourtant, la situation demeure proche de la catastrophe pour la vieille dame calédonienne, car les chiffres sont trompeurs. Radiographie.

LA CONCURRENCE EST PLUS PERFORMANTE
Il ne suffit pas de réduire les coûts de production. Pour vendre, il faut être meilleur que ses concurrents. Est-ce le cas de la SLN ?

Les résultats positifs déjà obtenus en matière de compétitivité pourraient le laisser à penser. Las, le même processus a été entamé par l’ensemble des producteurs dont la plupart ont des coûts du travail bien inférieurs aux coûts calédoniens.

Résultat, la SLN, en fin du peloton « compétitivité » du groupe des 10 entreprises qui comptent dans la métallurgie du nickel, … est toujours en queue de peloton.

Quant aux concurrents de la Calédonie, il suffit de se reporter à la construction de l’usine de Weda Bay par le chinois Tsingshan : une unité comparable à celles du nord et du sud, mais pour un coût … d’1,5 milliard$ contre 7 milliards$ aux usines calédoniennes !

DES CHIFFRES TROMPEURS
Pourtant, la SLN a atteint son objectif de coût de production, le « cash cost », à 4,5$ la livre. Or, le cours au LME est supérieur, et tout devrait donc aller pour le mieux.

Ce n’est pas le cas pour une raison simple : le coût « complet » de production comprend le « cash cost » de 4,5$ la livre additionné d’un ensemble de coût supplémentaires résultant des différences de conditions économiques, des amortissements des investissements et du remboursement de la dette.

De quoi se composent les conditions économiques ?

Il faut savoir que lorsque le cours du nickel monte, corrélativement, le cours du pétrole suit. Par ailleurs, le taux de change est défavorable puisque le dollar baisse par rapport à l’euro, et que le nickel est payé en dollars.

On peut dire ainsi que 50% des bénéfices résultant de l’augmentation du LME sont consommés … par l’augmentation du pétrole et la baisse du dollar US !

Cela fait qu’au total, le coût complet de production de la SLN, au premier trimestre 2018, est de 6,91$ la livre alors que le cours du nickel au LME est de 6,08$ la livre. Résultat : une perte d’1,8 milliards FCFP pour les trois premiers mois de l’année !

UNE TRÉSORERIE QUI S’ÉPUISE
Chaque mois, les salaires versés par la SLN proviennent de l’emprunt de 63 milliards contracté en 2016 auprès de l’Etat et d’Eramet. A ce jour, 37 de ces milliards ont été consommés.

C’est que les pertes cumulées par la société, depuis 2012, sont colossales : 100 milliards FCFP ! Aujourd’hui, si le rythme de ces pertes a légèrement ralenti, elles demeurent à un niveau qui risque de faire totalement fondre l’ensemble de la trésorerie dans un peu plus d’un an.

Plus de trésorerie, plus de salaires, plus d’achats. Une fin annoncée, par conséquent.

Eramet, de son côté, a fait savoir, depuis 2016, que la compagnie ne réinjectera pas de fonds dans la société calédonienne. Que reste-t-il donc à faire ?

ARRÊTER LES PERTES POUR 2020, DANS UNE COURSE CONTRE LA MONTRE
La SLN, pour survivre, doit renouer avec les bénéfices en 2020. Pour cela, deux leviers : l’un en interne, l’autre dépendant de parties prenantes.

En interne, l’urgence est d’augmenter le temps de travail sur mine. La Calédonie se distingue négativement, dans le monde des producteurs miniers : l’exploitation des mines s’arrête une partie de la nuit, ce qui correspond à un temps de travail de près d’un tiers inférieur aux concurrents. A l’usine, le Plan SLN 2020 doit mettre en œuvre une salle de contrôle unique et 4 quarts. La réorganisation des équipes doit apporter une meilleure qualité opérationnelle.

En externe, c’est la diminution du coût de l’énergie qui est vitale. Le procédé pyro-métallurgique de Doniambo a l’immense avantage d’être fiable, mais présente l’inconvénient d’être gros consommateur d’énergie. Avec la nouvelle centrale, l’économie visée est de 2 milliards.

AUTORISER LA SLN À EXPORTER DU MINERAI
Autre capacité de ressources, pour arrêter l’hémorragie des pertes : les exportations de minerai. La SLN a des clients pour du minerai de basse teneur, inutilisable par les fours de Doniambo, et donc sans préjudice pour la bonne gestion des ressources minières locales.

C’est la raison pour laquelle, la société a sollicité du gouvernement de nouveaux quotas d’exportation.

UNE FERMETURE DE MINES ET D’USINE ENVISAGEABLE
Aujourd’hui, plusieurs questions vitales se posent à la société en danger.

D’abord, certaines mines sont à bout de souffle, avec une exploitation dont la pertinence économique n’est plus avérée. Il en est ainsi de la mine de Kouaoua, autrefois fleuron mondial, mais aujourd’hui épuisée. Et les incendies de la Serpentine aggravent cette situation. La mine de Népoui pose également question, une question de compétitivité et de rentabilité économique.

L’hypothèse de fermetures -quasiment obligées- de mines entrainerait des conséquence inéluctables pour l’usine : l’arrêt d’un four, dans un premier temps. Et à terme, sauf à continuer à perdre des milliards, l’arrêt de l’usine.

EFFRAYANT OU ÉXAGÉRÉ ?
En clair, la SLN doit résoudre dans les 3 années qui viennent, la quadrature du cercle. En sachant que les délais sont trop courts pour mettre en exploitation un site nouveau, susceptible de se substituer, dans des conditions économiques satisfaisantes, aux mines de Kaouaoua et de Népoui.

Tout cela est inquiétant. Effrayant, diront certains. Exagéré, estimeront d’autres.

Mais en économie, les chiffres sont têtus, les résultats aussi. A de tels niveaux de pertes, aucune entreprise n’est viable. Et imaginer que reculer les échéance, c’est résoudre le problème est absurde. La Calédonie en fait la cruelle expérience en matière de santé et de protection sociale.

Le plus ancien outil métallurgique de Nouvelle-Calédonie est-il donc condamné ? Rien n’est définitif. Mais personne ne peut aujourd’hui écarter le risque d’une fermeture avant même que n’entre en production la fameuse centrale électrique à gaz, en 2023.

Resterait l’illusion d’une reprise en main par l’Etat. Comme dans la chanson : « Qui c’est qui paie, qui paie ? C’est la France qui paie » !

De l’illusion au rêve, il n’y a qu’un pas.