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LA SÉCURITÉ DEMEURE L’ATTENTE MAJEURE DES CALÉDONIENS

Le grand Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance (PTSPD) en … 139 actions du gouvernement, annoncé en début d’année dernière, a fait pschitt ! Le plan provincial de prévention de la délinquance n’a guère fait mieux. A défaut de résultats concrets et tangibles, force est de constater qu’il ne s’est agi que d’opérations de communication. Du mieux en 2019 ?

Pour ce qui est du plan territorial approuvé dans l’enthousiasme, salué par la Province nord, pratiquement aucune action novatrice n’a été lancée. De l’action 1 « Créer le Conseil territorial de sécurité et de prévention de la délinquance » jusqu’à la 139, en passant pas la 110 « Offrir des places aux Calédoniens dans les Établissements d’insertion pour l’emploi (EPIDE) métropolitains ou créer un EPIDE sur le territoire« , soit la concrétisation n’a pas été au rendez-vous, soit les Calédoniens n’ont pas vraiment senti les effets salvateurs de la grande annonce.

DES DÉLINQUANTS MINEURS
RELÂCHÉS

L’Etat a mis en place, de son côté, la police de proximité. Une certitude : la Brigade Anti-Criminalité « fait le job ». Elle arrête souvent les délinquants et son action est remarquable d’efficacité. Qui sont relâchés illico lorsqu’ils sont mineurs …

Point à souligner : les communes essaient avec « les moyens du bord ». Les polices municipales de Dumbéa et de Nouméa ont développé des expériences de « voisins vigilants ». Avec des succès prometteurs. Une baisse de 30% de la délinquance dans la portion de Magenta concernée, au bout de quelques mois.

PAS DE CONTRÔLES D’ALCOOLÉMIE 
SYSTÉMATIQUES

Bref, hors les grandes questions politiques, l’insécurité demeure le problème n°1 de la Calédonie. L’insécurité routière atteint des records. Et si la gendarmerie a au moins conduit une vaste action territoriale, la police n’effectue toujours pas de contrôle d’alcoolémie après 22h !

Dans tous les pays du monde, on sait que des contrôles systématiques génèrent la crainte des contrôles. Et provoquent le début de la sagesse. Un exemple : la traversée de Tomo a fait l’objet de contrôles de vitesse systématiques de la part de la gendarmerie. Aujourd’hui, tous les automobilistes traversent cette agglomération à vitesse raisonnable selon le principe de « on ne sait jamais » !

Détail révélateur d’une forme d’incurie des autorités : la réglementation des Nakamals, qui dort depuis 2012 au Congrès, faisait partie de 139 mesures qui devaient changer les choses. Même cette réglementation, pourtant simple, est toujours attendue …

DE NOMBREUX SUJETS
RELÈVENT DES AUTORITÉS LOCALES

Alors qu’espérer en 2019 ?

La sécurité de relève pas que de l’Etat. L’éradication de squats, l’errance des SDF, la video protection, les éclairages publics, les polices municipales, la lutte contre les tags, la lutte contre l’ivresse au volant, la lutte contre les violences faites aux femmes, le traitement de la délinquance des mineurs, autant de sujets entre autres, qui relèvent essentiellement des autorités locales.

Après 20 années de croissance ininterrompue de l’insécurité en Nouvelle-Calédonie, les Calédoniens attendent des résultats concrets.

Ce sera donc l’affaire des dirigeants. Soit les anciens, touchés par la grâce. Soit des nouveaux capables d’apporter du changement dans le domaines prioritaire de la sécurité. Les Calédoniens pourront choisir.

ON SE DIRIGE VERS LA FERMETURE D’UN FOUR À DONIAMBO – Gérard Darminin, ministre des Comptes Publics en Calédonie mi-février – Alerte aux requins à Dumbéa – Macron applaudi par 653 maires normands

ON SE DIRIGE VERS LA FERMETURE D’UN FOUR À DONIAMBO
Sur les sites miniers de la SLN, les grèves lancées notamment par la CSTNC se poursuivent, tandis que les stocks de minerai à Doniambo s’épuisent peu à peu. A ce rythme, l’usine sera prochainement contrainte de fermer l’un de ses deux fours pour des raisons de sécurité en raison du manque d’alimentation.

Cette opération délicate serait évidemment grave de conséquence pour la SLN. Un four ne peut être remis en marche rapidement et simplement. L’opération présente par ailleurs des risques techniques dont le préjudice industriel pourrait être considérable dans la période actuelle.

GÉRARD DARMANIN EN CALÉDONIE MI-FÉVRIER
Ministre des Comptes Publics du gouvernement d’Edouard Philippe qu’il a rejoint lors de la formation du premier gouvernement d’Emmanuel Macron, Gérard Darmanin vient d’un milieu modeste et représente une sorte de caution sociale de Macron.

Son père était tenancier de bar à Valenciennes, et sa maman, femme de ménage. Son grand père maternel, Moussa Ouakid, avait été tirailleur algérien et harki.

Diplomé de Sciences Po Lille, Gérard Darmanin est l’ancien maire de Tourcoing. Porte Parole de Nicolas Sarkozy en 2014, coordinateur de la campagne des primaires de la Droite, il fut Secrétaire général adjoint des Républicains.

Depuis le début de l’année, il veille avec attention à la mise en place du prélèvement de l’IRPP à la source dont il est le principal responsable ministériel.

Gérard Darmanin est, depuis 2017, membre de La République En Marche.

REQUINS DANS LA DUMBÉA INTERDITE DE BAIGNADE
L’observation de requins dans la rivière de la Dumbéa a provoqué la décision municipale d’interdiction de baignade en amont et en aval du Parc Fayard. Selon les spécialistes, il s’agit probablement de requins bouledogues.

A NOUMEA LA BRIGADE CITOYENNE S’ACTIVE avec 6 jobs d’été. Effaçage de tags, ramassage de déchets, contact avec la population, l’initiative se révèle positive.

MACRON SÉDUIT 653 MAIRES NORMANDS au cours de la première réunion du Grand Débat national dans la commune de Grand-Bourgtheroulde, en Normandie. Pendant 7 heures, le Président de la République – dont la performance physique a été soulignée- a répondu aux multiples question des maires. Tous les sujets ont été évoqués, de l’intercommunalité à la limitation à 80 km/h sur les routes départementales.

Accueilli avec quelques sifflets, le Président de la République a terminé cette rencontre en étant gratifié d’une « standing ovation ».

POURQUOI LA SLN POURRAIT NE PAS « TENIR » TRÈS LONGTEMPS

Verra-t-on dans les mois à venir, Eramet proposer à la Nouvelle-Calédonie de « prendre » 51% du capital de la SLN ? Une prise de pouvoir déjà exprimée …

Voila une société minière et métallurgique, la plus ancienne de Calédonie, dans une situation périlleuse : une usine vieillissante, une situation financière qui ne cesse de se dégrader, des sites miniers paralysés par des syndicats hostile à l’un des fondements de la compétitivité, un soutien presqu’inexistant de son actionnaire calédonien, et un domaine minier contrôlé … par son principal concurrent.

Dans quelques mois d’ici, la SLN se trouvera à nouveau en cessation de paiement.

Que doit penser l’actionnaire majoritaire Eramet ?

D’abord, que s’approvisionner à 22 000 kilomètres en ferro-nickel devient, économiquement, mission impossible. Un environnement politique hostile, une entreprise déficitaire qui n’arrive pas à se hisser au niveau compétitif de ses concurrents, et des perspectives peu réjouissantes. En prime, l’approvisionnement le plus productif  au monde … de CO2 !

Ensuite, que comme pour les mattes, un approvisionnement européen, ou en provenance des Caraïbes serait bien plus économique, pratique, et libre de toute contrainte politique et sociale. A des aménagement près du process de traitement de produits nouveaux.

Enfin, que dans un monde extrêmement concurrentiel, la survie de la branche acier-alliages d’Eramet est peut être à ce prix.

51% de la SLN ? Qui dit pire ?

UNE MAJORITÉ STABLE CALÉDONIE ENSEMBLE-INDÉPENDANTISTES

Les votes intervenus au Congrès sur des sujets sensibles montrent  la stabilité d’une majorité établie depuis près de 5 ans : Calédonie Ensemble-Indépendantistes.

La stabilité est une qualité pour la gestion d’un pays. Mais la question qui se pose est celle de la pertinence des décisions au regard des attentes de la majorité des Calédoniens. Cette majorité est loyaliste, plutôt attachée à la libre entreprise, impatiente d’une amélioration de la sécurité, déçue par le passage en force de la TGC à 5 taux ou encore hostile à l’augmentation permanente de la pression fiscale.

La majorité de la province Sud est, quant à elle, soucieuse de la protection de « son usine », la SLN, même si l’actionnariat local regroupe les 3 provinces. Or, la compétence, en matière de gestion des mines, appartient aux provinces, et l’essentiel des réserves de la SLN est située en province Nord.

On peut imaginer sans peine l’arme formidable qui a été donnée à cette province <exploitant minier, propriétaire d’une usine à Koniambo, d’une usine en Corée du sud et prochainement en Chine> par la majorité « stable » du Congrès : celle de connaître les données minière que devra lui donner … son concurrent.

LB

LE POMPIER VOLONTAIRE BERTRAND PIMÉ EST DÉCÉDÉ – Mines : polémique autour d’un texte au Congrès – Vaste contrôle routier par les gendarmes – La Finc approuve la nouvelle régulation des marchés – Hostilité au blocage des importations de yaourts

LE POMPIER VOLONTAIRE PIMÉ EST DÉCÉDÉ des suites des graves brûlures subies lors de l’intervention pour combattre un vaste incendie à Koumac. Bertrand Pimé, ancien militaire participant à des opérations extérieures, était garde champêtre de la commune depuis 4 ans.

De multiples hommages lui ont été rendus autant par les autorités locales que de métropole.

L’incendie est probablement d’origine criminelle.

MINES : 5 ANS SUPPLÉMENTAIRES POUR RÉALISER L’INVENTAIRE DU SOUS-SOL pour les mineurs. La mesure a été décidée par une majorité Calédonie Ensemble – indépendantistes au Congrès. C’est une facilité accordée aux entreprises a défendu cette majorité. Pour le Rassemblement, les délais de convocation ne sont pas réguliers alors que le texte est important. Il s’est abstenu. Les Républicains Calédoniens ont voté contre en raison de l’obligation faite de communiquer les résultats des recherches aux collectivités. Pour le groupe de Sonia Backès, la province Nord est elle-même exploitant minier et industriel. Il existe donc un conflit d’intérêt pour la collectivité qui sera en mesure, selon le groupe, de s’accaparer progressivement l’ensemble du domaine minier de la province.

VASTES CONTRÔLES ROUTIERS PAR LES GENDARMES sur l’ensemble du territoire pour tenter de faire baisser le nombre de morts sur les routes et les accidents. Une initiative positive qui devrait s’effectuer de manière systématique pour être efficace.

REPAS POUR LES PERSONNES ÂGÉES DE PAITA offert par la mairie de Paita au Chateau Royal. Un beau cadeau pour 400 personnes pour qui un tel repas serait inaccessible.

LA FINC SATISFAITE du projet de régulation des marchés proposée par le gouvernement et qui sera soumise au Congrès la semaine prochaine. En attendant, 77% des auditeurs de RRB sont hostiles au blocage de l’importation de yaourts en faveur du producteur local.

PRÉPARATION MILITAIRE pour 42 jeunes Calédoniens qui ont été accueillis hier à la base Chaleix. La formation durera jusqu’au 7 février.

« CALÉDONIE ASSOCIÉE À LA FRANCE » : LA MINISTRE NE DÉMENT PAS

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, avait déclaré qu’elle pourrait proposer « une vision de ce que pourrait être demain la Calédonie associée à la France ». Elle ne revient pas sur l’expression employée par elle. Troubles de vision.

Cette déclaration a suscité une levée de boucliers dans les milieux hostiles à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Personne n’a, en effet, oublié la proposition d’Edgard Pisani, en 1985, de faire du territoire un « Etat associé à la France« , sous la forme d’une indépendance association.

A cette époque, cette initiative avait mis le feu aux poudres dans un contexte déjà proche de la guerre civile. Le « délégué du gouvernement » avait, quelques temps après, été rappelé à Paris.

Annick Girardin a donc décidé de remettre ce thème au goût du jour.

Dans un communiqué emberlificoté, elle « tient à réaffirmer que l’avenir de la Nouvelle-Calédonie sera défini avec les Calédoniennes et les Calédoniens qui se sont exprimés de manière claire et incontestée le 4 novembre 2018″.

Et semble prendre les loyalistes calédoniens pour des ânes.

Que l’avenir de la Nouvelle-Calédonie soit défini « avec« , -et non, d’ailleurs, « par« – les électeurs qui se sont exprimés le 4 novembre 2018, qui pourrait en douter. Difficile d’imaginer, en effet, que l’élue de Saint Pierre et Miquelon puisse affirmer que notre avenir sera défini sans nous !

En revanche, rien sur sa « vision » d’une « Calédonie associée à la France« . Sur le sujet, elle ne dit mot. Et c’est pourtant ce qui fait polémique.

En clair, et sauf démenti plus précis de sa part, l’Etat va préparer l’avenir de la Nouvelle-Calédonie « avec » les Calédoniens. Mais la vision de l’Etat, vue par Madame Girardin sera bel et bien celle d’une « Calédonie associée à la France« .

YAOURTS : LES NOUVELLES INTERDICTIONS DU GOUVERNEMENT

Les consommateurs calédoniens seront désormais privés de choix en ce qui concerne les yaourts « aromatisés ou additionnés de fruits, des produits laitiers fabriqués avec d’autres ferments, et des fromages blancs« . Ainsi en a décidé à la majorité le gouvernement Germain.

Selon RRB, la mesure aura été adoptée contre le vote des élus Républicains Calédoniens et Rassemblement, et donc par une majorité une nouvelle fois constituée par Calédonie Ensemble et les indépendantistes.

Selon le gouvernement, cette mesure est destinée à « réguler le marché« .

Dès hier, les Républicains Calédoniens publiaient un communiqué d’opposition à la mesure qualifiée de « scandaleuse« .

Le parti de Sonia Backès, représenté au gouvernement par Christopher Gyges, estime qu’outre le fait que l’interdiction « prive les Calédoniens de leur liberté de choix », mais qu’en outre, « elle consolide une situation de position dominante » pour une société qui « détient près de 90% du marché« .

La décision du gouvernement va à l’encontre de l’avis de l’Autorité de la Concurrence.

« Si les Calédoniens nous font confiance en mai prochain, nous reviendrons sur cette décision inique« , annonce ce parti.

ALERTE AUX MÉDUSES À FILAMENT BLEU À MAGENTA – Jusqu’à 12 ans de prison pour des jeunes de Saint Louis – La clinique de l’ile Nou en cessation de paiement – Un pompier gravement brûlé à Koumac

DES MÉDUSES À FILAMENT BLEU À MAGENTA, des méduses dont la brûlure est douloureuse et peut présenter certains dangers. Il est recommandé de ne pas se baigner dans le secteur.

UN POMPIER GRIÈVEMENT BLESSÉ À KOUMAC où sévit un important incendie. Près de 500 hectares sont déjà partis en fumée dans le secteur du Kokondo. Des renforts ont été acheminés sur la zone.

INTERDICTION D’IMPORTATION DE YAOURTS DÉCIDÉE PAR LA MAJORITÉ DU GOUVERNEMENT – Les produits visés sont notamment les yaourts aromatisés ou additionnés de fruits, des produits laitiers fabriqués avec d’autres ferments, et des fromages blancs.

Les Républicains Calédoniens et le Rassemblement ont vivement critiqué cette nouvelle interdiction et s’y sont opposés.

JUSQU’À 12 ANS DE PRISON POUR 4 JEUNES DE SAINT LOUIS, qui avaient tiré sur les gendarmes. Cette peine, d’une fermeté exemplaire, répond également à un casier judiciaire impressionnant pour ces malfaiteurs coupables de vols et de violences en tout genre.

LA CLINIQUE DE L’ILE NOU EN CESSATION DE PAIEMENT, mais les soins continuent à y être prodigués. La société devrait être placée sous tutelle en vue de résoudre ses problèmes financiers.

LA MINISTRE DES OUTRE MER VEUT PROPOSER UNE CALÉDONIE « ASSOCIÉE » À LA FRANCE

Annick Girardin semble ne pas prendre en considération le referendum du 4 novembre dernier. La question posée aux Calédoniens, longuement négociée, était pourtant claire : il s’agissait pour eux de choisir si la Calédonie devait accéder à la pleine souveraineté et « devienne indépendante », ou, a contrario, s’il préféraient que le territoire demeure dans l’ensemble français.

La ministre des Outre mer ne l’a pas, semble-t-il, entendu de cette oreille. Dans une déclaration à Saint Pierre et Miquelon, elle annonce que « le gouvernement proposera à la Calédonie« , à l’issue des provinciales, « une méthode« , des « rendez-vous« , et surtout, « une vision de ce que pourrait être demain la Calédonie associée à la France« .

Edgard Pisani, en 1985, avait, quant à lui, proposé que la Nouvelle-Calédonie accède à un statut d’Etat associé à la France. Ces propos avaient alors accentué les troubles qui agitaient le territoire, et conduit à l’établissement d’un couvre-feu pendant 6 mois dans une situation d’état d’urgence.

Dès hier soir, les Républicains Calédoniens de Sonia Backès et le MPC de Gil Brial ont réagi en condamnant fermement cette déclaration. Ils demandent « de respecter le choix des Calédoniens et de pas tenter d’amener, à marche forcée, la Nouvelle-Calédonie vers un chemin qu’elle n’a pas choisi. »

La ministre avait déjà fait sensation en déclarant, à l’issue du Comité des Signataires du 14 décembre, que cette réunion avait été « un grand moment de dialogue« . De fait, chacun avait campé sur ses positions, et l’Union Calédonienne avait même quitté les lieux à la mi-journée …

Cette fois, sa déclaration est plus inquiétante. Elle engage le gouvernement dans un possible déni de l’expression d’une majorité des électeurs calédoniens, et de l’écrasante majorité des habitants -en incluant les 60.000 personnes dont les majeurs n’ont pas le droit de vote-, qui ont refusé démocratiquement l’indépendance.