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CES CANDIDATS AUX LÉGISLATIVES QUI NE CONNAISSENT PAS LE STATUT DE LA CALÉDONIE !

Lorsque l’on a l’ambition d’être député de la Nation, la moindre des choses est de connaître le rôle de l’Assemblée Nationale, et donc, d’un député. Cela ne semble pas être le cas pour de nombreux candidats qui affichent, par là même, leur méconnaissance de la loi organique organisant la Nouvelle-Calédonie, une loi votée par le Parlement. Incompétences.

Confondre le Congrès du territoire et l’Assemblée nationale n’est pas vraiment un gage de crédibilité pour certaines et certains qui se présentent, le 12 juin prochain, aux suffrages des Calédoniens.

Ainsi, ce n’est pas parce l’on est député que sera donné le pouvoir de combler des vides médicaux de plus en plus préoccupants. La santé est une compétence de la Nouvelle Calédonie, pas du Parlement français. L’organisation des structures médicales, hôpitaux et dispensaires, la formation des infirmiers/ères, les règlements de santé publique relèvent ainsi du pouvoir, soit du gouvernement et du Congrès, soit des provinces. Pourtant, certains candidats ont affirmé avec beaucoup de conviction que s’ils sont élus député, ils veilleront à pourvoir le territoire en médecins ! 

La matière économique provoque également beaucoup de confusion chez certains, tout comme la lutte contre la vie chère, dans la répartition des compétences entre l’État et le territoire. Le gouvernement français s’en préoccupe, c’est sûr, mais … dans les départements d’Outre-mer. La Nouvelle Calédonie, non seulement n’est pas un département, mais exerce toute compétence dans ces domaines. Le commerce, les prix, la production locale, la production d’énergie, les transports, les importations sont gérés par le gouvernement et le Congrès. L’État, dans sa grande générosité pourrait accorder à la Calédonie le bénéfice de solidarité nationale en matière de soutien au prix de l’électricité. Wallis et Futuna disposent de cette disposition, mais celle-ci relève du gouvernement national et non du Parlement !

Il en va de même, d’ailleurs, pour le vaste sujet de l’environnement, celui du transport aérien, de l’enseignement ou encore des infrastructures.

Certains candidats présentent ainsi un véritable programme … pour des élections provinciales. En dissertation, cela s’appelle un « hors sujet ».

Au total, si quelques candidats maîtrisent bien le contexte de leurs propositions électorales dans cette campagne pour les législatives, d’autres méritent ce que l’on attribuait autrefois à l’école primaire : un bonnet d’âne. A qui le plus gros ? Voilà un jeu auquel pourront se livrer les électeurs que les politiques prennent trop souvent pour des « poulets du jour ».

PAP NDIAYE : LA QUESTION DU FINANCEMENT DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE EN CALÉDONIE

La nomination de Pap Ndiaye, nouveau ministre de l’Éducation nationale succédant à Jean-Michel Blanquer, concerne-t-elle la Nouvelle Calédonie ? Beaucoup oublient que le territoire est compétent dans ce domaine. Le Congrès vote le Socle Commun de connaissances, de compétences et de culture propre à notre enseignement primaire, et donc les programmes et les rythmes du cycle élémentaire. Quant à l’enseignement secondaire, seules la qualification pour enseigner, l’organisation des examens et la délivrance des diplômes ont été volontairement laissées entre les mains de l’État. La question essentielle n’est donc pas tant l’éventuelle conséquence des orientations du nouveau patron de l’Éducation nationale que le devenir du financement de l’enseignement secondaire public et privé par son ministère en Calédonie. Une compétence locale … financée par l’État pour la modique somme de 50 milliards de FCFP !

La désignation de Pap Ndiaye fait l’objet d’une polémique lancée par la droite et l’extrême droite qui reprochent à ce spécialiste des minorités d’être, selon elles, un dangereux «wokiste», «indigéniste» ou «communautariste».

Issu de la banlieue, et modèle de l’ascenseur républicain, l’intéressé est diplômé de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d’histoire et docteur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Il est aussi diplômé de l’université de Virginie (M.A.), il a enseigné en France (EHESS) et aux États-Unis (université de Pennsylvanie, New York University, Nortwestern University).

Le nouveau ministre ne connaît pas l’administration de l’Éducation nationale mais il connaît « le monde des enseignants ». « Il est le mien depuis toujours », a-t-il souligné. Son père fut le premier ingénieur des Ponts et Chaussée de l’Afrique subsaharienne. Sa mère était professeure de sciences naturelles, sa compagne Jeanne Lazarus dirige le département de sociologie de Sciences Po Paris et lui-même est enseignant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS) et à Sciences Po.

Va-t-il s’éloigner de ce qui a été reconnu comme les principes de l’Éducation Nationale ? Il cite Aimé Césaire : « On peut être attaché à une culture sans être détaché de l’universalisme ».

Ses détracteurs l’accusent de wokisme.  « Je partage la plupart de leurs causes (des wokistes NDLR), mais je n’approuve pas les discours moralisateurs ou sectaires de certains d’entre eux. Je me sens plus cool que woke, c’est sans doute une question de génération » a indiqué Pap Ndiaye.

Les mêmes l’accusent également d’indigénisme et de décolonialisme. « Il y a encore beaucoup à faire pour reconnaître la dimension impériale de notre Histoire, déclarait-il dans l’émission « Quotidien », le 11 mars 2021. Cela ne signifie pas faire repentance, cela signifie mieux comprendre et faire en sorte qu’une partie de la jeunesse se reconnaisse dans l’Histoire qui lui est racontée, qu’elle fasse le lien entre son histoire familiale et la grande Histoire ».

Lundi, à l’issue de son premier Conseil des ministres, le nouveau locataire de la rue de Grenelle était attendu au collège du Bois-d’Aulne, là où Samuel Paty enseignait l’histoire et la géographie, avant d’être assassiné par un jihadiste tchétchène en octobre 2020. Vendredi, déjà, lors de la passation de pouvoirs au ministère de l’Éducation nationale, il indiquait avoir «une pensée pour son collègue historien». Avec le recul, il l’assure : « C’est à lui que j’ai pensé spontanément ».

Pour la Nouvelle Calédonie, quel est l’enjeu à venir ? Celui de l’intervention du gouvernement national dans une matière qui relève intégralement de la responsabilité de nos élus du Congrès. Cette intervention est double. D’une part, le ministère de l’Éducation nationale fournit encore des personnels administratifs et des enseignants dans les domaines où les personnels locaux sont en carence. D’autre part, et surtout, il prend en charge le financement de ces personnels au terme de la convention dite de la MADGG, leur Mise à Disposition Globale et Gratuite. Cette convention vise l’enseignement secondaire public, et l’ensemble de l’enseignement privé, primaire et secondaire. Montant de la prise en charge par le contribuable métropolitain : 50 de nos milliards. Une paille …

La question est évidemment que la Nouvelle-Calédonie ayant décidé d’exercer la compétence, elle devrait à présent en supporter le financement. Logiquement, c’est donc une somme supplémentaire de 50 milliards qu’il faudrait trouver pour le budget primitif de 2023. A moins que l’État accepte encore, et après une dizaine d’années d’une aide cumulée de 500 milliards FCFP, de maintenir le robinet ouvert. Jusqu’à quand ?

SCOTT MORRISON BATTU EN AUSTRALIE PAR LE TRAVAILLISTE ANTHONY ALBANESE

Le parti travailliste a remporté les élections générales qui viennent de se dérouler en Australie. La conséquence immédiate est que Anthony Albanese devient Premier ministre, en remplacement de Scott Morrison, du Parti Conservateur. Les Français avaient découvert ce dernier lors de l’affaire de la rupture du « contrat du siècle », les sous-marins français commandés par l’Australie ayant été remplacés par des équipements nucléaires américains.

Ce changement de majorité qui intervient après 9 ans de pouvoir des Conservateurs dans l’île continent aura-t-il des conséquences pour les relations entre la France et l’Australie, et plus particulièrement, entre la Nouvelle-Calédonie et l’Australie ?

L’ancien ministre des Affaires Étrangères français, Jean-Yves Le Drian, très critique à l’égard de Scott Morrison, a déclaré que les décisions prises par l’ex-Premier ministre australien dans le dossier des sous-marins avaient été « d’une brutalité extrême et d’un cynisme, et je serais même tenté de dire, d’une incompétence notoire ». Il a formé le vœu que la France « renoue avec l’Australie un dialogue franc et constructif ».

Une donnée importante du nouvel équilibre politique au sein du parlement fédéral australien réside dans l’absence de majorité absolue pour le Parti Travailliste. Le 31e chef du gouvernement australien qui est en réalité le véritable chef de l’Etat voisin, va devoir composer avec des partis alternatifs, et en particulier avec les Verts, en progression, notamment dans le Queensland

Pour autant, beaucoup d’interrogations demeurent sur le programme travailliste qui n’a guère été développé durant une campagne aux allures de référendum australien « pour ou contre Morrison ». Sans conteste, les Verts australiens pèseront. Anthony Albanese a d’ores et déjà annoncé un engagement contre le réchauffement climatique « après une décennie perdue ». Redresser l’économie australienne et le pouvoir d’achat érodé par l’inflation sera cependant une des tâches prioritaires du nouveau gouvernement. Les mesures à venir seront-elles efficaces ? Dans le domaine des salaires, les travaillistes ont annoncé une augmentation globale de 5,1%, correspondant à la hausse constatée du coût de la vie.

Mais dans un premier temps, c’est la sécurité de l’Australie qui sera au centre des discussions que le Premier australien doit avoir avec le Quad regroupant les Etats Unis, le Japon, l’Inde et l’Australie. 

« 30 ANS D’INCURIE POLITIQUE » SELON LOUIS MAPOU. MÊME À LA SOFINOR ?

Étranges déclarations que celles de Louis Mapou sur son action et celle de prédécesseurs. « Humilité » est un mot qui fait tarte à la crème, et qui est surtout largement utilisé par celles et ceux qui oublient d’appliquer cette vertu. En tout cas, le président d’un gouvernement dont la majorité ne s’est guère illustrée par sa dynamique, aussi bien dans la réforme de la gouvernance des régimes sociaux, le traitement de la désertification médicale, la relance économique, les économies budgétaires ou encore la réduction des inégalités, prend de haut l’action politique menée depuis 30 ans, la qualifiant d’incurie. Un comble pour un gouvernement dont l’absence de mise en œuvre de la collégialité et de la simple concertation tranche avec ses belles déclarations de février 2021, lors de la chute du gouvernement Santa. L’échec est toujours de la faute des autres …

Lorsqu’à l’issue des Accords de Matignon, les élus ont décidé de remettre la Nouvelle Calédonie sur les rails, après 4 années de troubles, de faillite économique, et de violence entre les camps antagonistes calédoniens, indépendantistes et loyalistes ont su retrouver les chemins d’une concorde perdue, redresser l’économie du territoire, et réformer des secteurs entiers laissés à l’abandon.

« Incurie politique » les prémisses, déjà, une nouvelle industrialisation de la Calédonie fondée sur le nickel, la construction de nouveaux hôtels dans toutes les provinces, le développement des compagnies aériennes intérieure et internationale, les réformes sociales sur les retraites complémentaires, les dynamiques dans toutes les provinces générées par les responsabilités toute neuves conférées par les Accords ? Foutaise ! Si les trente années qui nous précèdent ont aussi leurs échecs, leurs erreurs, leurs carences, il s’agit bien, déjà, d’une période de 10 ans entre 1990 et 2000 marquée par une concorde retrouvée, et un développement sans précédent.

La période qui a suivi les Accords de Nouméa a certes été moins flamboyante. Mais cela justifie-t-il que l’ancien responsable de la Sofinor parle « d’incurie politique » ? Deux usines nouvelles ont été réalisées, fonctionnant plutôt cahin-caha, mais créant des milliers d’emplois, les régimes de solidarité se sont bonifiés avec une retraite de solidarité dont bénéficient largement les « vieux », les allocations familiales ont été servies aux familles sans emploi, les infrastructures de santé ont fait un bond en avant prodigieux, les infrastructures sportives ont connu un développement exceptionnel grâce aux Jeux du Pacifique en 2011, la Calédonie est entrée au capital de la SLN et d’Eramet, et plus récemment, le territoire a lancé un mouvement de transition énergétique exemplaire en brûlant les étapes. Et puis, et puis. La liste pourrait être longue à présenter à Louis Mapou pour souligner qu’en dépit de nombreuses carences, « 30 ans d’incurie politique » est une affirmation outrancière. 

Qu’importe d’ailleurs. Qu’il prouve que l’action politique dont il dit grand mal pour ceux qui l’ont précédé, peut, en ce qui le concerne, dépasser les illusions idéologiques, les approximations et la procrastination. Et ses successeurs seront assurément, moins cruels à son égard.

PAP NDIAYE : LE NOUVEAU MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Une surprise, une vraie. Alors que la rumeur annonçait Gabriel Attal à ce ministère, c’est l’historien Pap Ndiaye qui a été nommé ministre de l’Education nationale. Agrégé et docteur en histoire, professeur des universités à Sciences Po Paris et ancien directeur du département d’histoire de l’Institut d’études politiques (IEP), Pap Ndiaye est un spécialiste de l’histoire sociale des États-Unis, particulièrement celle des minorités – les Black Studies. Après avoir été conseiller scientifique de l’exposition «Le Modèle noir» au musée d’Orsay, Pap Ndiaye avait pris la direction générale de l’établissement public du Palais de la Porte Dorée, qui rassemble le Musée national de l’histoire de l’immigration et l’Aquarium tropical.

Né à Antony dans les Hauts-de-Seine le 25 octobre 1965, de père sénégalais et de mère française, Pap Ndiaye a pour soeur la romancière Marie NDiaye , qui avait obtenu le Goncourt pour «Trois femmes puissantes». Lui aussi a écrit de nombreux ouvrages, dont «Obama dans l’Amérique noire» et «La Condition noire : essai sur une minorité française».

Sa nomination a rudement fait réagir l’extrême droite qui évoque « un indigéniste assumé », « la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir » ou encore « militant racialiste et anti-flics ». Pas moins.

YAËL BRAUN-PIVET À L’OUTRE-MER : QUI EST-ELLE ?

Ancienne présidente de la Commission des Lois à l’Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet succède donc à Sébastien Lecornu à l’Outre-mer à 51 ans. Cette juriste pénale connaît la Nouvelle Calédonie pour avoir été rapporteuse de la mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie en 2021.

Incontestablement, ses compétences juridiques seront très utiles dans la démarche statutaire entreprise pour le territoire, aussi bien pour ce qui concerne le corps électoral, que l’évolution du statut, les modifications constitutionnelles qui l’accompagneront et le référendum dit « de projet ».

Yaël Braun-Pivet avait mis sa « vocation » entre parenthèses pour suivre son mari, cadre chez l’Oréal, sept ans à Taïwan et au Japon, et élever leurs cinq enfants. De retour, elle s’était investie aux Restos du Coeur, où elle a vu « beaucoup de gens dans des situations très compliquées« , créant des consultations gratuites d’avocats et un centre d’accueil dans les Yvelines.

Originaire de Nancy, et issue d’un militantisme de gauche avant de rejoindre Emmanuel Macron, elle est réputée « chaleureuse », et on lui reproche parfois même d’être « trop sympa ». On dit de cette descendante de « l’immigration slave, juive, polonaise et juive allemande, avec des grands-parents entrés en France avec des visas touristes » dans les années 1930, qu’elle préfère les discussions et les débats internes plutôt que les confrontations et les bras-de-fer publics.

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT BORNE : LA LISTE INTÉGRALE ET LES SURPRISES

Le gouvernement d’Elisabeth Borne est désormais connu. On y trouve des poids lourds de l’ancien gouvernement Castex, confirmés, voire renforcés. Bruno Le Maire est à l’Économie et les Finances mais également à la souveraineté industrielle et numérique, Gérald Darmanin, à l’Intérieur, Eric Dupond-Moretti demeure à la Justice. Les Calédoniens regarderont évidemment si Sébastien Lecornu reste au gouvernement : c’est le cas, avec une belle promotion, au ministère des Armées. Il est remplacé à l’Outre-mer par Yaël Braun-Pivet. Une grosse surprise : la nomination de Pap Ndiaye qui remplace Jean-Michel Blanquer à l’Éducation Nationale.

Elisabeth Borne, Première ministre, remplace Jean Castex

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique

Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, remplace Barbara Pompili

Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires

Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, remplace Jean-Yves Le Drian

Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, remplace Jean-Michel Blanquer

Sébastien Lecornu, ministre des Armées, remplace Florence Parly

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, reste à son poste

Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein-emploi et de l’Insertion, remplace Élisabeth Borne

Yaël Braun-Pivet, ministre des Outre-mer, remplace Sébastien Lecornu

Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, reste à son poste

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, remplace Roselyne Bachelot

Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé et de la Prévention, remplace Olivier Véran

Damien Abad, ministre des Solidarités, de l’Autonomie, et des Personnes handicapées

Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, remplace Frédérique Vidal

Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, remplace Julien Denormandie

Stanislas Guérini, ministre de la Transformation et de la Fonction publique, remplace Amélie de Montchalin

Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, remplace Roxana Maracineau

Parmi les ministres délégués :

Olivier Véran, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la Vie démocratique

Gabriel Attal, ministre délégué chargé des Comptes publics

Christophe Béchu, ministre délégué chargé des Collectivités territoriales

Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité

Isabelle Rome, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances

Clément Beaune, ministre délégué chargé de l’Europe, reste à son poste

Parmi les secrétaires d’État :

Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, remplace Gabriel Attal

Justine Bénin, secrétaire d’État chargée de la Mer

Charlotte Caubel, secrétaire d’État chargée de l’Enfance

Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargé du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux

PASCAL LAFLEUR, CANDIDAT DANS LA PREMIÈRE CIRCONSCRIPTION

C’est la surprise de cette fin de semaine. Pascal Lafleur, le fils de Jacques Lafleur, a déposé sa candidature pour les élections législatives du 12 juin prochain. Sa suppléante sera Pascale Daly.

La liste s’est donc allongée dans la première circonscription, où le chef d’entreprises va se présenter. On y trouve en outre les candidatures de Guy-Olivier Cuenot (suppléante Petelonila Manuila) pour le Rassemblement National, Philippe Dunoyer (suppléante Naïa Wateou) pour Ensemble ! Majorité présidentielle, Virginie Ruffenach (suppléant Warren Laukau) pour le Rassemblement/LR, Antoine Gil (suppléant Gérard Quinet) pour le Mouvement des Citoyens français, Muneiko Haocas (suppléant David Yeiwie) pour le MNIS, Joel Kasarherou (suppléant Luen Iopue) pour Construire Autrement, Jérémy Simon (suppléant Mickaël Tordjman) pour les Patriotes, et Wali Wahetra (suppléant Fidel Malalua) pour le FLNKS.

Pascal Lafleur et sa suppléante ne revendiquent aucune étiquette.

LÉGISLATIVES : VAEA FROGIER SE RETIRE

Vaea Frogier-Morault a finalement décidé de retirer sa candidature aux élections législatives prochaines dans la deuxième circonscription. Elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé ce jour.

« Dès la mi-mars j’avais annoncé mon intention d’être candidate à l’élection législative 2022 dans la 2ndecirconscription de la Nouvelle-Calédonie, pour porter des sujets de société très importants, comme le statut de la personne (coutumier, civil, particulier) et la place des communes dans le prochain statut. 

« Depuis la donne politique a changé. Le camp des non-indépendantistes est plus divisé que jamais. A l’inverse du FLNKS qui montre sa capacité à se mobiliser sur l’essentielet présente des candidatures unitaires. La perspective de l’élection de leur candidat dans la 2nde circonscription doit nous mobiliser.

« Pour apporter ma pierre à l’unité, j’ai décidé de ne pas présenter ma candidature, tout en continuant à m’exprimer sur les sujets cruciaux pour notre territoire« .