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FRANCE-PORTUGAL : MATCH ET COMMENTAIRES NULS

Ohé matelots footeux,
En réalisant un match nul face au Portugal, la France occupe la première place de sa poule pour affronter les 8e de finale de l’Euro. Cocorico, fait le cagou. Mais y a pas que le match qui a été nul (au score, bien sûr, le jeu, lui, était du fin haut niveau), y a aussi les commentaires !

Les platitudes, mais plates comme la plaine des gaïacs, étaient entrecoupées de petits cris, de ci, de là. Mais le clou, c’était l’acolyte du commentateur en chef. Et NC1ère n’y est pour rien. D’ailleurs, entre nous, l’excellent Martin Charmasson aurait fait 100 fois mieux.

Non, pour l’occasion, Paris nous a offert un commentateur adjoint … inaudible. Quelques analyses incompréhensibles, quelques interventions dans sa barbe. Une suggestion, matelots : il faudrait sous-titrer ses brillantes saillies !

L’Amiral

CONGRÈS : ACCORD POUR LE 12 DÉCEMBRE DANS UN DÉBAT APAISÉ

Beaucoup s’interrogeaient sur la tenue du débat par lequel le Congrès était consulté pour avis sur la date de la consultation référendaire fixée au 12 décembre prochain par le gouvernement central. C’est finalement au cours d’une réunion plutôt apaisée que les élus ont approuvé à la majorité la décision annoncée par Paris au lendemain des échanges réalisés à la fin mai, à l’invitation du Premier ministre. Apaisée, mais avec quelques évolutions surprenantes. Décryptage.

LES LOYALISTES EN BLOC AVEC CALÉDONIE ENSEMBLE
Cette fois, les choses ont été claires. Pas de chamailleries entre les non-indépendantistes : les Loyalistes, regroupement comprenant l’Avenir en Confiance et Générations NC au Congrès (le Rassemblement National et Tous citoyens calédoniens n’y siègent pas) ont voté comme un seul homme. Sonia Backes avait indiqué, lors de son séjour parisien, qu’elle rencontrerait Philippe Gomes dans le cadre de ce scrutin. Un rendez-vous apparemment fructueux.

L’ÉVEIL OCÉANIEN DIT « OUI » AU « NON ?
L’Eveil Océanien a également approuvé la décision du gouvernement français. Cette position avait transpiré lors des rencontres parisiennes. Il semble aussi que les annonces sur les conséquences sur le « Oui » en matière de nationalité ait secoué la communauté wallisienne et futunienne, aussi bien en Nouvelle-Calédonie qu’à Wallis et Futuna. Pour l’heure, au delà du vote de mercredi, les ténors du parti communautaire n’ont tout de même pas pris position sur le référendum, mais …

Ainsi, les zigs et les zags continuent pour le parti charnière, qui fait pourtant partie, au Congrès, du groupe des élus indépendantistes UC/FLNKS/Nationalistes.

L’UNI MAINTIENT SA POSITION … CONTRAIRE À CELLE EXPRIMÉE EN NOVEMBRE 2020
Pas de surprise du côté de l’Uni qui a boudé l’invitation de Paris, puis pesté contre l’annonce de la date du référendum. Le groupe du Palika a voté contre de manière franche … mais inverse de sa position indiquée en novembre dernier à son 45e congrès, demandant que « la troisième consultation se tienne avant la tenue de la campagne présidentielle pour éviter le chevauchement de cette échéance capitale avec les élections nationales« .

Il est vrai que la communication du parti de Paul Néaoutyne est quelque peu erratique depuis l’échec de Louis Mapou à ce faire élire à la présidence du gouvernement. La rupture avec l’UC n’est pas consommée, mais les divergences au grand jour deviennent fréquentes.

LE GROUPE UC/FLNKS/Nationalistes/Eveil Océanien A EXPLOSÉ POUR LA CIRCONSTANCE
Le groupe indépendantiste mené par l’Union Calédonienne existe toujours au Congrès, mais pour le vote de mercredi, il a littéralement explosé.

Ses nouveaux amis, de l’Eveil Océanien, lui ont fait faux bond. Pour cette fois, ils ont rejoint leurs anciens amis loyalistes pour apporter leur appui au gouvernement français.

La Dus, de Sylvain Pabouty, ex-Palika, a rejoint, lui, le vote de l’Uni.

LE PARTI TRAVAILLISTE CONFIRME
Le Parti Travailliste avait déjà soutenu le Palika lors de l’élection dernière du gouvernement. Il confirme sa ligne dure en s’opposant à la décision du gouvernement français. Dans les couloirs, certains s’interrogent même sur sa position lors du prochain référendum. LKU s’était déjà illustré lors de la campagne électorale de 2014, avec le slogan « Kanaky en 2014, ce n’est pas négociable ». Il avait prôné l’abstention lors du premier scrutin référendaire, puis le « Oui » au second. Déçu par une partie du monde indépendantiste, ne va-t-il pas défendre l’abstention ou même le boycott pour le 12 décembre ?

UN CAMP LOYALISTE RESSOUDÉ, UN CAMP INDÉPENDANTISTE AFFAIBLI
Au total, ces différentes positions, à un peu plus de 5 mois de la dernière consultation d’autodétermination, sont révélatrices des forces en présence.

Les partisans du maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République ont affiché une unité quelque peu nouvelle, mais réelle, au moins pour ce scrutin décisif.

Les indépendantistes ont, quant à eux, montré leur désunion à des militants et des électeurs, déjà quelque peu désabusés après les troubles graves de Vale, l’échec au refus de Trafigura, les rapports accablants de la Chambre des Comptes sur la gestion économique de la province Nord, et enfin sur les querelles fratricides pour la présidence du gouvernement.

C’est dans ces conditions, nouvelles, que s’ouvre l’ultime campagne électorale référendaire. Elle paraît pencher du côté loyaliste, mais ce camp ferait une erreur de considérer que les carottes sont en train de cuire. L’abstention, comme on le voit aux régionales métropolitaines, et les retournements de situation, si fréquentes en politique, font partie des incertitudes électorales. Le « Oui » n’a pas encore perdu, et le « Non » n’a pas encore gagné.

PRÉSIDENTIELLES 2022 : ET SI C’ÉTAIT LUI ?

Les résultats du premier tour des régionales en métropole ont provoqué quelques agitations dans les états-majors. La République En Marche y figure tout juste, le Front National est en recul de 10 points en moyenne nationale. Par rapport aux sondages, bien sûr. Sacrés sondages, qui une fois encore, se sont (un peu) plantés. C’est qu’au delà de ces élections locales, tous les regards sont rivés sur la présidentielle qui se déroulera dans moins d’un an …

Dans les Hauts de France, le scrutin a un goût particulier : Xavier Bertrand avait déjà annoncé sa candidature pour la prochaine magistrature suprême. Emmanuel Macron y avait envoyé l’artillerie lourde : cinq ministres, parmi lesquels Dupond-Moretti et Gérald Darmanin, copain de Xavier Bertrand. Pulvérisés, ils ont été pulvérisés. Ils n’ont même pas passé la barre fatidique des 10% nécessaire pour, éventuellement, se maintenir a second tour.

Le Front National, que les sondages prédisaient au coude à coude avec le président sortant de la région, est à 17 points derrière. Une bérézina. La faute aux abstentionnistes.

Xavier Bertrand sera probablement élu haut la main. Dans les sondages pour la présidentielle, il connaîtra sûrement une hausse sensible. Mais il faut se méfier des sondages …

En tout cas, il devient un concurrent très crédible, à la fois pour Emmanuel Macron comme pour Marine Le Pen, contre qui il réalise le meilleur score dans un éventuel second tour.

CE QU’IL PENSE DE LA SITUATION CALÉDONIENNE

Dans une tribune du 4 octobre 2020 dans Figaro/Vox, Xavier Bertrand publiait son opinion sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Probablement le seul élu local à le faire, lui qui n’est plus député, et qui a quitté Les Républicains.

 » Pour la deuxième fois, les citoyens de Nouvelle-Calédonie ont majoritairement choisi de continuer à écrire leur histoire dans la France. En tant que gaulliste, attaché à la singularité de la France et à l’universalité de son message humaniste, je me réjouis de ce résultat.

 » Les règles électorales ont été transparentes et acceptées par toutes les forces politiques. La participation a été massive. Les résultats sont donc incontestables: en acceptant l’Accord de Nouméa, l’ensemble des signataires a aussi accepté de se conformer au résultat des trois consultations qui y sont prévues.

 » Il revient maintenant aux forces politiques calédoniennes de décider si elles souhaitent que l’État organise une troisième consultation. L’Accord de Nouméa le prévoit. Je fais partie de ceux qui pensent, à la lumière des résultats nets des deux premières consultations, que l’urgence est maintenant de rassembler, de construire, d’additionner les points de vue pour bâtir ensemble la Nouvelle-Calédonie de demain.

« La question du rôle de l’État est clairement posée. Depuis trop d’années, l’État se considère uniquement comme un arbitre de l’Accord de Nouméa. Il ne doit pas oublier qu’il est aussi l’un des signataires, donc l’un des acteurs. Si les décisions doivent être prises dans l’enceinte du Comité des signataires, rien ne condamne l’État à se priver de sa capacité d’initiative, et même de proposition.

 » Il doit, pour cela, écouter ce qu’ont dit les citoyens calédoniens lors des deux premières consultations: les provinces des îles et du nord sont, pour des raisons culturelles, très majoritairement favorables à l’indépendance, tandis que la province sud est très majoritairement attachée au maintien dans la France.

 » Il n’est pas question de morceler la Nouvelle-Calédonie: ce serait un contresens historique, économique et géopolitique majeur. Mais on ne peut pas non plus faire comme si les deux consultations n’avaient pas eu lieu.

 » Je considère que le temps est venu de permettre la différenciation provinciale dans l’unité française : un État qui continue à assumer pleinement ses compétences régaliennes sur l’ensemble du territoire, et en même temps des Provinces à qui on laisserait le maximum d’autonomie décisionnelle, y compris sur des matières qui relèvent actuellement du gouvernement local.

 » Cette proposition me semble de nature à créer un dialogue constructif entre loyalistes et indépendantistes sous l’autorité de l’État, et respecte totalement les résultats des deux précédents scrutins. Elle repositionne l’État dans son rôle historique de force de proposition en Nouvelle-Calédonie. Elle permettrait de continuer la démarche de «décolonisation dans la France» que nos aînés ont imaginée et fait vivre depuis plus de trente ans.

 » 32 ans après la poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou, le temps est venu de franchir une nouvelle étape dans l’histoire de la Nouvelle-Calédonie. Ensemble.« 

APRÈS L’AVOIR DEMANDÉ, CRAINDRAIENT-ILS LE RÉFÉRENDUM ?

Ils avaient demandé un référendum en 1998, ils ont eu l’inscription d’un référendum en 1998. Ils en ont accepté le report en 2018 mais ont demandé cette fois trois référendums au bout de 20 ans. Ils ont eu l’inscription de trois référendums au bout de 20 ans. Ils ont demandé l’organisation du premier de ces trois scrutins en 2018, ils ont eu un référendum en 2018. Ils ont demandé un second référendum en 2020, ils ont eu un référendum en 2020. En 2021, dès les premiers jours du délai dans lequel ils pouvaient demander un troisième référendum, ils ont demandé le troisième référendum, et ils ont le troisième référendum en décembre.

Et à présent, ils bouderaient ce qu’ils ont demandé et obtenu. Pour quelles obscures raisons ?

Quoi, un manque de préparation ? On en est au troisième acte d’un exercice qui demeure le même : demander aux électeurs s’ils souhaitent, soit l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, soit son maintien dans la République. Qui donc n’a pas compris la question ?

Quoi, il s’agirait d’un « acte unilatéral de l’Etat », mais cet acte est de la compétence de l’Etat. Dans ce cas, il ne fallait donc pas se précipiter pour demander ce fichu troisième référendum ! Unilatéralement …

Alors quoi ? Certains indépendantistes auraient-ils peur de ce dernier référendum ? L’Uni/Palika souhaitait qu’il soit organisé avant la campagne présidentielle. A présent, il déplore qu’il soit organisé avant la campagne présidentielle ! A quoi riment ces protestations, ces dénégations, ces rechignements à ce que se déroule dès que possible ce qu’ils ont tant demandé ?

Peut être le verdict des urnes. Mais cette fois, comme les précédentes, les observateurs de l’Onu seront présents pour constater, une fois encore, la loyauté et la compétence de « l’Etat colonial ».

Alors, aux urnes citoyens calédoniens.

Celui qui a peur de la démocratie n’aime pas la démocratie. Mais à la démocratie, point d’autre alternative que la république bananière …

RACISME AU QUOTIDIEN : VIVE « LE DESTIN COMMUN » ?

Il ne faut pas trop en parler, paraît-il. Et il ne faut pas diffuser les images vidéo sous peine d’être poursuivi. Normal, il paraît qu’elles sont à vomir.

L’histoire, c’est que deux jeunes Calédoniens étaient, paraît-il, assis sur le ponton de la plage dont la pointe se termine à l’îlot César. Arrivent, paraît-il, une bande de capuches 5 fois plus nombreux, et agressifs.

Insultes, genre « bâtards », paraît-il. Agression, mandales, coups de pieds. Paraît-il.

Probablement des agresseurs encouragés par le fait qu’ils étaient une dizaine contre 2.

Tout cela en plein jour. C’est paraît-il, assez nouveau puisque ce genre d’agression est beaucoup plus fréquent la nuit. Mais chut. Même si cela s’est, paraît-il, passé au bord de la mer, surtout pas de vagues.

Un scénario inverse en termes de protagonistes aurait-il provoqué la même pudeur ? Beaucoup pourraient en douter. Les grands journaux de gauche, les ligues en tout genre, la bienpensance omniprésente, tout ce monde veille. A sens unique.

Au fait. Le Sénat Coutumier, si présent en fin d’année dernière et chaque fois qu’il s’agit du Covid, serait-il, lui, au courant ? Certainement pas. Pensez-donc : il aurait aussitôt réagi …

Et pourtant, tous doivent vivre ensemble. Certains avec bonheur, d’autres, parce qu’il n’y a pas d’autre choix. Destin possède deux sens, que des synonymes résument bien : fatalité, pour l’un, sort, pour l’autre. Pas de doute, alors, il demeure commun.

21 JUIN SOLSTICE D’HIVER : LES JOURS DÉSORMAIS PLUS LONGS

Le 21 juin était le solstice d’hiver dans l’hémisphère sud, ce qui correspondait à la nuit la plus longue, et donc au jour le plus court. Désormais, nos journées vont se prolonger jusqu’au 21 décembre.

Hier, le soleil a connu l’angle le plus faible avec l’horizon à midi.

Les Mayas et les Aztèques ont utilisé les solstices d’été et d’hiver comme marqueurs pour construire des structures qui s’alignent précisément avec les ombres créées par le soleil. Les anciens Grecs utilisaient le solstice comme compte à rebours d’un mois avant le début des jeux olympiques. La formation rocheuse de Stonehenge en Angleterre s’aligne parfaitement avec le mouvement du soleil aux solstices d’été et d’hiver. Bien que ses origines et les raisons de sa création ne soient pas comprises, Stonehenge est devenu l’un des endroits les plus populaires pour observer le solstice.

A Hobart, en Australie, le Festival Dark Mofo correspond au solstice d’hiver et début aujourd’hui. De nombreuses animations y ont lieu chaque année. En particulier, la Nude Solstice Swim pour les nouveaux venus attire environ 2 000 courageux. Moment clé du festival Dark Mofo, se déshabiller pour plonger dans les eaux froides de Long Beach à Sandy Bay en hiver. Inutile de dire qu’il faut du courage. Ensuite, il y a le Burning of the Ogoh-Ogoh, une énorme statue à l’allure menaçante utilisée à Bali dans les festivals traditionnels pour purifier spirituellement l’environnement naturel. Les festivaliers du Dark Mofo peuvent écrire leurs angoisses et leurs peurs et les mettre dans le ventre de la statue. Une procession est ensuite organisée au cours de laquelle elle est portée vers le front de mer pour être brûlée sur l’eau.

GOUVERNEMENT CALÉDONIEN : LE SUSPENSE CONTINUE

Les observateurs attendaient une avancée majeure ce week end chez les indépendantistes dans le feuilleton de l’élection du président du nouveau gouvernement. A moins d’une annonce surprise dans la journée, rien n’a évolué, si ce n’est quelques déclarations amères. Saison 2 ?

C’est Louis Mapou qui l’avait affirmé sur les ondes de Radio Océane. Le Comité Directeur de l’Union Calédonienne allait sûrement entériner, selon lui, un accord avec les non indépendantistes pour régler l’épineuse question de la présidence du nouveau gouvernement.

Apparemment, rien de cela. Le « Codir » de l’UC s’est surtout attaché à parler du troisième référendum, et surtout, de l’évolution du corps électoral à l’issue.

Quant au séminaire de l’Uni/Palika qui s’est tenu à Koné, il n’a pas plus apporté d’information sur le sujet brûlant.

Pour éviter de parler de la pomme de discorde entre les deux formations indépendantistes, chacun s’est rabattu sur un bouc émissaire : l’Etat. Un Etat coupable, selon elles, d’avoir exercé sa compétence en fixant le date du troisième scrutin au 12 décembre. Du coup, pour manifester sa mauvaise humeur, l’Uni/Palika ne se rendra par à Paris comme initialement envisagé.

Tous regardent le doigt de l’accusé qui montre la lune du gouvernement …

SPORT : DEUX CALÉDONIENS AU FIRMAMENT

Dans le paysage calédonien, englué dans les affres des référendums à répétition et dans une crise économique et sociale qui dure, deux Calédoniens ont apporté de la lumière par leurs performances exceptionnelles. Maxime Grousset, dans la discipline reine de la natation, et Paul Barjon, présent dans le circuit de golf le plus relevé au monde. Exploits.

MAXIME GROUSSET ROI DU 100m NATATION ET DEVANT MANAUDOU AU 50m


Maxime Grousset a littéralement explosé ses chronos, à la veille des Jeux Olympiques de Tokyo. Le sociétaire du Cercle des Nageurs Calédoniens, en remportant vendredi le championnat de France du 100m nage libre, se hisse au sommet de la hiérarchie française dans la discipline reine de natation.

Dans les médias, c’est l’Equipe qui le sacre : « Maxime Grousset est bien le nouveau roi français du 100 m. Le nageur de l’Insep, cinquième des Championnats d’Europe à Budapest en mai, a battu son record personnel d’un centième, 47 »89 pour s’offrir le titre national et la qualification olympique ce vendredi soir à Chartres. »

Et le jeune Calédonien poursuit dans le 50m. « Florent Manaudou a subi sa première défaite face à un Français sur 50m depuis 2012. Et Mehdy Metella a décroché sur 100m papillon son ticket pour les Jeux Olympiques de Tokyo », écrit aujourd’hui le même journal.

PAUL BARJON À L’US OPEN


Paul Barjon poursuit avec sérieux sa carrière de golfeur aux Etats Unis, la filière la plus difficile et la plus prometteuse. Grâce à ses résultats sur le Korn Ferry, le Calédonien a participé pour la seconde fois à l’US Open de golf. Certes, après un départ prometteur, il a rendu une carte insuffisante au second jour pour passer le cut et demeurer dans la compétition dans la phase finale.

Lui-même avait fixé ses objectifs raisonnables avant ce tournoi mondialement suivi. Une préparation, un comportement, un affinement  stratégie à un tel niveau.

Nul doute qu’il continuera à s’améliorer. Le journal de la Fédération Française de Golf a écrit de lui : « Paul Barjon, ce pionnier du golf français« .

« Il s’est lancé à fond dans cette aventure américaine,
ce qu’il réalise aujourd’hui au PGA Tour est fabuleux »

Le média poursuivait, en mai dernier : « Au-delà de ses performances récentes et à venir, c’est surtout l’exemple proposé par Paul Barjon qui fait l’admiration de ses pairs, et suscite l’espoir pour le reste du golf français. « Il s’est lancé à fond dans cette aventure américaine, et ce qu’il réalise aujourd’hui en accédant au PGA Tour est fabuleux. Les États-Unis, il ne faut pas en avoir peur, ce n’est pas injouable : oui, le niveau est plus haut, mais tu as de meilleures installations pour t’entraîner, donc c’est possible. Je pense que sa victoire va lui permettre de passer un nouveau cap, et qu’on va avoir un super représentant sur le PGA Tour l’an prochain », a déclaré Thomas Levet.

Le champion français parle sûrement d’or, lui qui était venu jouer le Masters de Tina, à Nouméa, en milieu des années 90 avec les meilleurs golfeurs tricolores, à l’invitation de la province Sud et du Gie touristique Destination Nouvelle-Calédonie.

RIFIFI CHEZ LES INDÉPENDANTISTES : POUR LOUIS MAPOU, ALLIANCE DE L’UC AVEC LES LOYALISTES POUR LA PRÉSIDENCE DU GOUVERNEMENT

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la barque indépendantiste paraît en plein naufrage. C’est en tout l’impression que laisse Louis Mapou, candidat Uni/Palika à la présidence du gouvernement, au micro de Radio Océane.

« Ce qu’on observe, c’est que les camarades de l’Union Calédonienne sont en étroite relation avec les responsables qui sont allés avec eux à Paris (…) des Loyalistes, (…) il y a a les Loyalistes, il y a l’AEC (…) l’AEC ne se considère pas comme Loyaliste (Louis Mapou fait peut être allusion à Calédonie Ensemble Ndlr), il y a toutes ces nuances là, mais a priori, ils seraient en mesure de faire aboutir la question du gouvernement dans les prochains jours. Sûrement que le Comité Directeur (de l’Union Calédonienne Ndlr) de ce week end va donner le feu vert (…) avec le nom d’un président qui viendrait d’une alliance avec la droite, puisque nous, nous n’avons pas été contactés« , déclare-t-il dans un quasi « scoop » de Radio Océane.

A la vérité, on nage en plein pataquès.

Dès le mois d’avril, les indépendantistes se précipitent pour demander l’organisation du troisième référendum. Ils déposent un vœu en ce sens, sans y mettre une date souhaitée puisque l’Uni/Palika a antérieurement fait savoir sa préférence pour une consultation dès 2021, tandis que l’Union Calédonienne veut jouer la montre jusqu’en 2022.

Finalement, on sait que le gouvernement français, exerçant la compétence qui lui est propre, a fixé cette date au 12 décembre. L’Uni/ Palika fait alors volte face, dénonçant … une précipitation de l’Etat.

Dans l’intervalle, les indépendantistes, qui ont décidé, -apparemment dans la plus grande soudaineté- de faire tomber le gouvernement Calédonien en février dernier, se querellent sur le nom du nouveau président de l’Institution : Samuel Hnepeune pour les uns, Louis Mapou pour les autres. Il faut dire que c’est un autre parti indépendantiste, le Parti Travailliste, qui a compromis le plan de l’UC qui comptait obtenir 4 sièges au gouvernement, dont un pour l’Eveil Océanien.

Le candidat de l’Eveil Océanien est resté en rade, tandis que devant l’égalité de sièges -3 UC, 3 Uni/Palika-, le parti de Paul Néaoutyne a revendiqué la présidence du gouvernement, arguant du fait que l’Union Calédonienne occupait déjà la présidence du Congrès.

Entretemps, une réunion s’est tenue à Paris à l’invitation du Premier ministre. L’UC s’y est rendue, l’Uni/Palika a boudé l’invitation.

Il semble bien que depuis, les ponts soient rompus entre les frères indépendantistes qui disposent pourtant de la majorité absolue au sein de l’Exécutif calédonien ! « Nous n’avons pas été contactés« , a indiqué Louis Mapou qui avait précédemment traité de « menteurs » ceux qui affirmaient que des échanges avaient lieu entre les deux formations indépendantistes.

Ainsi, aux dires de Louis Mapou, une alliance entre l’UC et les Loyalistes serait scellée ce samedi par les instances du parti de Daniel Goa. S’agit-il d’une fuite, ou d’une supputation motivée par une certaine amertume ?

Si tel était le cas, ce serait la fin de la saison 1 d’un film qui pourrait s’intituler « Gâchis et temps perdu » avec comme scénario « ils ne sont pas capables de gérer un pays indépendant ».

Une belle entrée de campagne électorale référendaire …

US OPEN : DÉPART ENCOURAGEANT DU CALÉDONIEN PAUL BARJON

La première journée de US Open qui se déroule sur le parcours de Torrey Pines a démarré de façon encourageante pour le Calédonien Paul Barjon, qui termine à la 61e place avec un score de +2.

Deux Français ont été retenus pour cette prestigieuse épreuve : Victor Perez et Paul Barjon. Ce dernier est le seul à avoir choisi la difficile filière américaine. Ainsi, c’est grâce à ses performances dans le Korn Ferry Tour qu’il a été admis à participer avec les plus grands noms du golf mondial.

Paul Barjon a pour caddie un jeune canadien, Alex Riddel.

Cette première journée est menée par l’Américain Russel Henley (-4) ex-æquo avec le Sud-Africain Louis Oosthuizen (-4).

Paul Barjon se trouve dans un peloton comprenant des stars comme Bryson DeChambeau, Justin Thomas ou Matt Kuchar. Il devance de deux points son compatriote Victor Perez (+4) et même le célébrissime Phil Mickelson.

Bien entendu, il reste au Calédonien à passer le cut à l’issue d’une deuxième journée qui sera probablement éprouvante. Mais Paul Barjon est plutôt serein. Il avait récemment déclaré à FFGolf : « Evidemment, ce serait top de jouer le week end mais je ne me mets pas vraiment d’objectifs de résultats sur un tournoi comme celui-là. Je me fixe plutôt des objectifs de préparation et de comportement, et aussi de définir un bon plan de jeu en amont. Après, on verra bien, mais si tout se passe comme prévu, l’objectif vers la fin sera tout simplement de jouer le mieux possible pour aller chercher la meilleure place« .