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PERQUISITIONS DANS LES BUREAUX DE CALÉDONIE ENSEMBLE – 65% de reçus au Bac 2018 – Grève à Kouaoua : la SLN se rapproche du gouffre – Un nouveau mort sur la route …

PERQUISITIONS DANS LES BUREAUX DE CALÉDONIE ENSEMBLE – Dans le cadre d’un dossier relatif à des soupçons d’emplois fictifs, sur commission rogatoire, des gendarmes de la section de recherche ont procédé à des perquisitions dans des locaux de Calédonie Ensemble.

La vie politique calédonienne a été marquée, ces derniers temps, par plusieurs affaires judiciaires. Il s’est agi ainsi de la mise en examen de Pierre Frogier avec différents chefs d’accusation dont des abus de biens publics et blanchiment d’argent, et de Paul Neaoutyne cité en correctionnelle sur une affaire de régularité de passation de marché. Le maire de Paita est lui dans l’attente de la décision de la Cour de Cassation dans l’affaire dite de la 3G, après avoir été relaxé pour celle des terrains de Paita. Cette dernière a toutefois fait l’objet d’un appel du Parquet.

Cette fois, c’est Calédonie Ensemble dont Philippe Gomes est le président qui fait l’objet de l’attention de la Justice sur un sujet qui a fait florès en métropole : des soupçons d’emplois fictifs.

UN NOUVEAU MORT DUR LA ROUTE – Il s’agit d’une dame de 31 ans qui se trouvait dans un véhicule ayant fait une chute dans un ravin à Houailou.

65% DE REÇUS AU PREMIER GROUPE DU BAC 2018, c’est mieux qu’en 2017.

LES GENDARMES ÉVACUENT LE PIC AUX MORTS à Dumbéa, bloqué par une revendication foncière.

BAIGNADE POSSIBLE À LA BAIE DES CITRONS, l’interdiction a été levée hier.

GRÈVE À KOUAOUA menée par plusieurs syndicats. Dans les circonstances actuelles, et compte tenu de l’état d’esprit des dirigeants d’Eramet, les syndicats calédoniens scient les derniers morceaux de la branche sur laquelle les employés de la SLN sont assis.

A QUOI RESSEMBLERAIT UNE NOUVELLE CALEDONIE INDEPENDANTE ? Un article paru dans « CAPITAL »

Cet article est paru dans « Capital ».

GEORGES NURDIN  PUBLIÉ LE 12/12/2018 À 16H00

Si le “non” a gagné lors du référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, de nouveaux votes pourraient avoir lieu. A l’approche de la réunion du « comité des signataires », notre chroniqueur Georges Nurdin, économiste, imagine le destin d’une île sortie du giron tricolore.

L’issue du référendum du 4 novembre 2018 sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie a vu la victoire du non par 56,7 %. Il est toutefois prévu, dans le cadre des accords de Nouméa (ADN), de procéder à un second, voire à un troisième référendum. Les signataires des accords de Matignon (qui ont laissé la porte ouverte au référendum d’autodétermination) et des ADN – ou plutôt leurs “esprits”, les véritables signataires étant morts depuis belle lurette (Tjibaou, Lafleur et Rocard) -, se rencontrent avec le Premier Ministre en décembre non pas pour faire tourner les guéridons mais pour débattre de l’opportunité de procéder à ces consultations en série.

Les loyalistes pensent que c’est inutile, que la balance ne changera pas. Les indépendantistes pensent qu’au contraire, en misant sur leur force de conviction et de mobilisation et surtout sur l’attrition naturelle inéluctable des voix non-indépendantistes, ils arracheront un scrutin majoritaire au bout du compte. En effet, pour simplifier, le corps électoral référendaire est gelé pour les non-kanaks depuis deux décennies, au contraire des kanaks qui alimentent leur réservoir de voix à chaque nouvelle génération, leur vote étant héréditaire en vertu des Accords, et ce en contradiction avec la Constitution Française qui pourtant garantit “l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion”. Or, dès ce premier référendum, ces ”voix gelées” représentaient déjà 20%, d’où l’espoir des indépendantistes pour les 2ème et 3ème rounds… Qu’adviendrait-il, dans ce cas, d’une Nouvelle-Calédonie indépendante ? Voici un scénario (fictionnel) possible.

La Kanaky – plus exactement la République Démocratique, Socialiste et Coutumière de Kanaky – est constituée et la décolonisation enfin actée avec soulagement par la Commission spécialisée de l’ONU, où la Nouvelle-Calédonie y était inscrite depuis 1986 (c’est-à-dire dès le lendemain de l’affaire du Rainbow warrior, chalutier de l’ONG Greenpeace coulé en 1985). Il faut dire que parmi les 24 membres de cette commission Onusienne, il y a des “pointures” en terme de démocratie, de droits de l’Homme et de (dé)colonisation – et qui savent de quoi elles parlent. En vrac : l’Iran, l’Irak, la Chine, la Russie, le Congo, la Côte d’Ivoire, Saint Krit et Nevis (paradis fiscal), le Sierra Leone, le Venezuela, la Syrie, l’Indonésie, Cuba…

La Constitution de la Kanaky s’articule donc tout naturellement à partir du socle des valeurs fondamentales qu’a porté la majorité des électeurs : l’identité Kanak, le respect de l’Héritage et de la coutume, ainsi que le principe de subsidiarité. Il y a donc un Président et un parlement élus, un sénat coutumier, et un corpus législatif qui puise aux sources des droits coutumiers (57 distincts). Le principe de subsidiarité ainsi que celui de la coutume veut que l’organisation administrative exécutive soit décentralisée et articulée autour de la “grande-chefferie”. Il y a naturellement 28 langues officielles, dont certaines principalement orales, chacune ayant force de loi.

Au plan économique, le Franc Pacifique, qui était indexé sur l’euro, a cessé d’exister. Il a été remplacé par le “Kagou Kanak”, (KK) qui a perdu immédiatement après la proclamation de l’indépendance 80% de sa valeur. Comme la Kanaky – à l’instar de l’ex-Nouvelle-Calédonie – importe 90% de son PIB, les prix ont flambé. Pour tenter d’enrayer cette inflation ainsi que l’hémorragie consécutive de devises et des capitaux, le gouvernement a décidé de rendre le KK non-convertible et d’instaurer un contrôle des changes des plus drastiques, à l’instar de ce qui se pratique en Algérie, modèle d’émancipation coloniale qui a tant inspiré la campagne référendaire.

Parallèlement à l’émancipation de la puissance colonisatrice française, les transferts nets auxquels procédait la France à hauteur d’environ 1,2 milliard d’euros par an ont cessé. Ils représentaient de 12% à 14% du PIB, et en contrepartie, l’ex-Nouvelle Calédonie jouissait d’un taux de pression fiscale extrêmement bas, soit 32% du PIB, contre 48% en métropole pour des prestations sociales comparables voire supérieures à celle de métropole (retraites, couverture sociale et médicale etc..). A la suite d’un débat agité, le gouvernement a dû se résoudre à mécaniquement relever les impôts, pour compenser les transferts nets servis chaque année par l’ex-puissance colonisatrice d’une part et d’autre part pour faire face aux autres dépenses qu’induisent les nouvelles compétences régaliennes (armée, représentation diplomatique et consulaire, organisations internationales, justice, monnaie, Banque centrale… ) soit encore une dizaine de points de PIB. Le taux de prélèvements obligatoires s’établit désormais en Kanaky à 55% du PIB, niveau équivalent à un quasiment doublement de l’impôt.

L’ hyperinflation et la pression fiscale font violemment chuter la consommation (représentant 70% du PIB) : le PIB se contracte mécaniquement de 30% à 40%… Les faillites et défaillances s’enchaînent. Effet Domino. Les projets d’investissement d’un grand groupe suisse de cosmétiques (La Vallée) dans la biodiversité locale sont remis sine die. Plus que les conditions économiques désastreuses, les lois coutumières sur la Propriété Intellectuelle, qui n’obéissent pas aux standards WIPO (World Intellectual Property Office) mais au principe d’aire coutumière et de droit coutumier (souvent régi lui-même en la matière par l’oralité et la transmission dans le secret entre générations au sein des tribus) inscrits dans la Constitution, n’ont pas su inspirer la confiance suffisante au conseil d’administration de La Vallée. Le chômage est de l’ordre de 35% de la population active (plus de 60% parmi les jeunes) et le taux de recouvrement de l’impôt de 15%. Les infrastructures (routes, réseaux, eaux, soins, énergie, télécoms, services publiques, etc) se dégradent rapidement. Les cerveaux fuient et ne reviennent pas. Comme en Algérie ou dans les Balkans. Le tourisme en est grandement affecté. Alors que la Nouvelle-Calédonie pointait à la 15ème dernière place au monde en tant que destination touristique, la Kanaky disparaît purement des radars. Le PIB s’affaisse encore.

>> A lire aussi – Pourquoi l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie ferait perdre très gros à la France

Pour financer le tout et continuer à faire tourner le pays, le gouvernement de Kanaky, arrivé en cul de sac par la route de l’impôt et celle du déficit, a bien essayé de lancer un emprunt international. Mais, compte tenu des fondamentaux du pays, c ‘est un échec à la souscription ! C’est exactement à ce moment que les Chinois (qui avaient été très actifs dans le Comité de l’ONU sur la décolonisation d’ailleurs), principaux acheteurs du Nickel de Kanaky (la deuxième réserve mondiale), proposent un prêt de plusieurs dizaines de milliards d’euros afin de renflouer immédiatement les caisses (avec comme collatéral les mines elles-mêmes) et également de racheter (à prix cassé) les parts des opérateurs de Nickel locaux, trop heureux de pouvoir se désengager de cet “investissement” qui leur cause des pertes abyssales ou dont il ne peuvent rapatrier aucun dividende à cause du contrôle des changes et du KK non convertible.

En contrepartie, les Chinois exigent d’une part l’exclusivité pour les 100 prochaines années et d’autre part un droit fiscal et social dérogatoire. En particulier, le salaire servi sera équivalent à celui payé dans les mines de Baotou en Mongolie intérieure, soit 320 euros par mois (contre 1.320 euros par mois, environ, du temps de la colonisation), exonération totale des charges patronales… Conditions de licenciement, horaires de travail et normes de sécurité alignés avec celles de Baotou. Fiscalement : aucune TVA, aucune taxe professionnelle, aucun impôt sur les bénéfices pendant 50 ans (renouvelable), et rapatriement des dividendes totalement libre – jusqu’à 100% des bénéfices -, net de taxes, d’impôt et de retenue, libellés en dollars. Et ceci bien entendu par réemploi direct des recettes d’exportation à partir d’une plateforme offshore – Saint Krit et Nevis (cf supra) -. Pour les grandes lignes…

De même, les Chinois, qui produisent aujourd’hui 98% des terres rares, élément central à la transition énergétique de demain, se font garantir l’exclusivité en ce qui concerne l’exploitation des terres rares dont la ZEE de la Kanaky regorge et veulent le même “paquet” que pour le Nickel. Pendant les 50 prochaines années, les contraintes de normes environnementales seront également “temporairement” allégées… Or, pour mémoire, le taux de radiation dans les mines de terres rares de Mongolie intérieure (province chinoise jouxtant la Mongolie, NDLR) est comparable ou supérieur à celui de Tchernobyl.

>> A lire aussi – Scandium, yttrium… Ces terres rares françaises qui valent de l’or !

Enfin, les Chinois exigent une base militaire souveraine (avec terrain d’aviation pour chasseurs et bombardiers, ainsi qu’une base navale pour sous-marins d’attaque et camp d’entraînement), au Nord-Ouest de la Kanaky, soit à 1.700 km seulement des côtes de l’Australie voisine. A la suite d’une “palabre” (débat) étonnamment brève et vibrante, délivrée par l’éloquent Président, et en même temps grand chef coutumier, en langue xârâcùù, traduite dans les 27 autres langues nationales, le Parlement et le Sénat réunis en Congrès votent ces propositions chinoises à l’unanimité avec effet immédiat.

Georges Nurdin, économiste, consultant International et écrivain (Les multinational émergentes, Le temps des turbulences, Wanamatcha !).

TONTOUTA : ESCALIERS QUI MÉRITERAIENT D’ÊTRE PROPRES …

Le nouvel aéroport de Tontouta a coûté fort cher, mais il a le mérite d’avoir doté la Nouvelle-Calédonie d’un équipement aéroportuaire digne du 21e siècle. Installation d’accueil et lieu d’embarquement de tous les voyageurs, l’aérogare mérite une attention particulière, notamment en matière de propreté.

Celle-ci est quasiment irréprochable pour les passages les plus importants du public, et des aires de circulation et d’attente des voyageurs.

A l’exception des escaliers roulants.

Le cambouis et la saleté, entre les nervures des escaliers roulants, ont de toute évidence, échappé à la sagacité des experts en propreté. Il faut espérer qu’ils n’échapperont pas aux prochaines équipes de nettoyage …

 

 

COMITÉ DES SIGNATAIRES : PAS DE DÉPLACEMENT POUR RIEN !

C’est toujours un gros déplacement que le fameux Comité des Signataires. Et une grosse dépense publique : on parle d’une trentaine de millions. Cette fois, les Calédoniens, dont beaucoup sont inquiets, attendent de pied ferme des résultats. Ni un bilan, ni de la philosophie sur l’avenir à moyen et long terme : l’avenir immédiat, c’est la crise du BTP, le trou du Ruamm, les magasins qui ferment, l’immobilier hésitant, la SLN au bord du gouffre. Au soir du 14 décembre, ils ne veulent pas être les témoins d’un voyage pour rien. Exigence.

AU MILIEU DE LA TOURMENTE FRANÇAISE, LES CALÉDONIENS
Edouard Philippe doit lui-même se dire qu’il aurait pu différer l’obligation qu’il s’est imposée, peut être en tendant l’oreille à la proposition de Sonia Backès d’organiser le Comité un peu plus tard. Et à Nouméa. La crise nationale des gilets jaunes l’occupe à temps plein, et la France entière attend les suites, funestes ou apaisées, du discours du Président de la République. Ennui supplémentaire, et de taille : l’attentat terroriste de Strasbourg et la traque de Cherif Chekkat.

Au milieu cette tourmente, les Calédoniens et leur après-referendum …

UN BILAN SANS GRAND INTÉRÊT ?
Quelle utilité, en effet, pour une telle réunion du Comité des Signataires ?

Plusieurs hypothèses peuvent être émises. La première est celle de l’examen des conditions dans lesquelles s’est effectué le scrutin. Au delà des rapports d’experts, de l’appréciation des observateurs de l’ONU, de la satisfaction générale sur le déroulement paisible et démocratique de l’exercice, quel intérêt que ce constat ?

Les Calédoniens le savent mieux que quiconque : le scrutin d’autodétermination du 4 novembre 2018 s’est bien passé. Pas besoin de se rendre à Paris pour le savoir.

L’ANALYSE D’UNE ÉCONOMIE QUE TOUS CONNAISSENT ?
Seconde hypothèse : des experts analysent la situation économique et sociale du territoire. Nul besoin d’être grand clerc pour le savoir : nous sommes en récession, et la crise pointe pour certains secteurs porteurs d’emplois. Là encore, pourquoi faire 22 000 kilomètres pour ça ?

UNE DÉCISION RAPIDE POUR LE CORPS ÉLECTORAL ?
Le Conseil d’Etat a récemment rendu un avis qui pourrait poser interrogation sur la durée « légale » de l’Accord de Nouméa : jusqu’au 3e referendum ou à l’expiration du quatrième mandat après 1999, c’est à dire en mai 2019 ?

Un enjeu de taille : le débat sur le corps électoral provincial futur. Sur ce sujet, un consensus relèverait au moins d’un miracle.

Alors, l’examen et l’interprétation de cet avis sont-ils plus légitimes à Paris qu’à Nouméa ?

LA SITUATION DE LA SLN ?
La vieille dame est au bord du gouffre. Ce n’est pas un « scoop ». La situation a été clairement exposée à Nouméa par la PDG d’Eramet lors de se récente visite. Une demande précise a été exprimée pour éviter d’éventuelles décisions dramatiques dans l’urgence : la possibilité, pour la SLN, d’exporter rapidement du minerai pauvre.

La réponse dépend des autorités locales. Pas de Paris.

UNE EXIGENCE IMMÉDIATE : LE REDRESSEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL
Quatrième hypothèse : Edouard Philippe admet que la perspective d’un nouveau referendum va ajouter à la crise actuelle et que la Nouvelle-Calédonie risque de connaître une véritable débâcle en matière économique et sociale. Il en exprime l’inquiétude.

Dans ce cas, force sera de constater que la matière économique et sociale est entièrement de la compétence du gouvernement, du Congrès et des assemblées de province. Compte tenu de la situation critique des finances publiques calédoniennes, il restera donc, pour l’Etat, à trouver un moyen rapide de permettre à la Nouvelle-Calédonie d’investir dans de grands chantiers et dans des secteurs propres à maintenir un bon niveau d’activité économique.

Cette demande a récemment été formulée par les Républicains Calédoniens. Calédonie Ensemble a également évoqué plusieurs pistes pour soutenir les entreprises locales.

En 1975, la Calédonie en crise avait reçu, pour changer sa fiscalité, une avance de l’Etat correspondant à 200 milliards de nos francs 2018.

C’est probablement à ce prix que le déplacement des élus, des collaborateurs et des accompagnateurs à Paris aura servi les Calédoniens.

PRÉAVIS DE GRÈVE DES FONCTIONNAIRES LE 21 DÉCEMBRE – Anne Rigail nommée Directrice générale d’Air France – Le mineur de 14 ans responsable de la mort d’une octogénaire maintenu en détention – Thio épinglée par la Chambre des Comptes

PREMIERS RÉSULTATS DU BAC, ceux  des Bac Pro. Un traditionnel moment d’émotion pour ces premiers passeports vers l’enseignement supérieur. Les résultats des BTS ont également été affichés.

LE MINEUR MAINTENU EN DÉTENTION – La Chambre d’Instruction, saisie par le Parquet, a infirmé la décision du juge des Libertés en maintenant en détention le mineur accusé de vol et d’avoir provoqué la mort d’une dame âgée à Dumbéa.

LA COMMUNE DE THIO DOIT MIEUX GÉRER son budget. La Chambre territoriale des Comptes, dans son rapport, relève que les dépenses de la municipalité augmentent davantage que les recettes …

PRÉAVIS DE GRÈVE DES FONCTIONNAIRES le 21 décembre. La Fédération des Fonctionnaires réclame l’application du Parcours professionnel carrière et rémunération (PPCR) à l’ensemble des fonctionnaires territoriaux. Il s’agit d’améliorer la gestion de carrière et les grilles salariales des fonctionnaires territoriaux.

ANNE RIGAIL NOMMÉE DIRECTRICE GÉNÉRALE D’AIR FRANCE, sera dès le 17 décembre prochain, aux côtés de Benjamin Smith, Directeur général du Groupe Air France KLM. Anne Marie Couderc a été confirmée comme Présidente du Conseil d’Administration d’Air France.

FÊTE DES ENFANTS DE LA VILLE de Nouméa à l’hippodrome Henri Milliard qui accueillait les enfants des quartiers et des employés municipaux hier après midi.

LA MINISTRE DES OUTRE-MER A REÇU les délégations participant au Comité des Signataires à Paris.

COUP DUR POUR ERAMET : L’ACTION CHUTE DE 20% !

Selon « le Revenu », le titre d’Eramet s’est effondré lundi en milieu de journée, poursuivant une tendance baissière inquiétante. L’action a perdu 20% de sa valeur au cours de cette seule journée.

Déjà, la suspension des travaux à Kouaoua et l’annulation des autorisations d’exploitation décidée par la Province nord avait été mal accueillie en bourse. L’action d’Eramet avait perdu 3% en août.

Dernier ennui en date : c’est un audit commandé par le nouveau management qui a révélé des anomalies de conformité dans la gestion de la qualité au sein de sa branche alliage. Invest Securities indique que ces évidences de non-conformité « ne porteraient pas atteinte à la sécurité des produits ». Toutefois, le résultat net serait impacté de près de 3 milliards FCFP.

CONSÉQUENCES POSSIBLES POUR LA SLN
Le groupe français, en difficulté, va probablement durcir sa position sur l’avenir de la SLN. La société calédonienne cumule en effet une somme impressionnante de points négatifs, depuis ses approvisionnements en passant par le recul de sa compétitivité, et se concluant par des pertes abyssales qui ne s’arrêtent pas.

Il ne serait pas étonnant que la demande de la SLN concernant l’exportation de ses minerais pauvres se transforme en ultimatum, face aux réticences affichées du gouvernement calédonien depuis 2 ans.

PROTECTION DES MARCHÉS en Bande Dessinée-Une pédagogie initiée par l’Autorité de la Concurrence

C’est une intéressante initiative prise par l’Autorité Calédonienne de la Concurrence à l’occasion de la Journée Mondiale de la Concurrence : expliquer ses recommandations en matière de protection de marché par une bande dessinée.

Une lecture ludique et indispensable pour un certain nombre de nos responsables …

Pour lire la BD, simple : cliquez sur le lien ci-dessous.

https://autorite-concurrence.nc/sites/default/files/atoms/files/bd-acnc-protectionsdemarche.pdf

INCROYABLE : NOUVEL INCENDIE DE LA SERPENTINE DE KOUAOUA ! Un Secrétaire d’Etat US en visite – Animation en Centre-ville

NOUVEL INCENDIE DE LA SERPENTINE À KOUAOUA
La nouvelle paraît incroyable, irréelle : le tapis roulant de Kouaoua a été incendié une nouvelle fois ! Ce nouveau coup dur porté à la SLN pourrait poser sérieusement la question du maintien en activité des deux fours de Doniambo. Et à moyen terme, la pérennité de l’usine.

UN POIDS LOURD ET UN CAR RAÏ SUR LE FLANC entre Koumac et Gomen. Alors qu’un camion remorquait un bus en panne, l’attelage a quitté la route et s’est couché sur le flanc pour une raison encore indéterminée. Le chauffeur a été blessé.

SECRÉTAIRE D’ETAT US À LA DÉFENSE EN VISITE sur le territoire. Randall Schriver est responsable des questions de défense et de sécurité dans le Pacifique. Il a rencontré le général commandant supérieur des Fanc.

L’INTERDICTION DE BAIGNADE À LA BAIE DES CITRONS pourrait être levée dans la journée.

ANIMATION EN CENTRE-VILLE dans les rues de l’Alma et Austerlitz, réservées pour la circonstance aux piétons. Spectacles pour enfants, fanfare, chorale, jeux géants en bois et remises des commerces seront proposés au public. Les animations commenceront à 11h.

54% DES FRANÇAIS VEULENT QUE LES GILETS JAUNES ARRÊTENT LES MANIFS

Sondage Opinionway pour LCI immédiatement après le discours d’Emmanuel Macron : les résultats.

On voit que le Président a plutôt convaincu les Français sur les mesures immédiates proposées. A noter : le plus fort taux d’adhésion concerne la défiscalisation des heures supplémentaires adoptée par Sarkozy, puis supprimée par Hollande.

Les Français sont partagés sur le discours, mais à l’évidence, le Président a retrouvé la confiance de son électorat, ce qui était pour lui l’une des urgences politiques.

Paradoxe : une majorité de Français continuent pourtant de soutenir les gilets jaunes. Au moins dans leurs revendications, et plus dans les manifs.

Il semble, au total, que le mouvement d’apaisement et d’ouverture de dialogue soit enclenché.


3000 PERSONNES À LA FÊTE DU LETCHI À HOUAILOU, BERCEAU DU LETCHI CALÉDONIEN

La Fête du Letchi, à Houailou, n’est pas un événement comme les autres. Il trace en effet l’une des « lumières » de la colonisation, par l’apport tout simple à la Grande Terre d’un arbre fruitier qui a magnifiquement prospéré à partir d’une propriété, depuis, restituée par l’Adraf au clan du lieu. Signe des temps : la plaque mémoriale de cette plantation historique de même que l’arbre issu de cette plantation historique sont préservés avec soin.

L’Histoire veut que ce fruit, cultivé en Chine depuis 3000 ans, ait été introduit en Nouvelle-Calédonie justement sur le sol de Houailou.

C’est en effet un colon originaire de l’île de la Réunion. Jolimont Kabar (1820-1914) qui arriva sur le territoire en 1868 avec, dans ses bagages trois graines de letchi. Sur ces trois graines, 2 seulement ont poussé. Un pied a été planté du côté de l’aérodrome à Warai, l’autre à Sainte-Rose, nom donné par Jolimont Kabar à sa propriété.

Bien sûr, d’autres prétendent que c’est le Bourbonnais Evenor de Greslan qui introduisit le fameux fruit en 1865 sur sa propriété à Nimba, Dumbéa.

Mais la messe est dite et la guerre du letchi n’aura pas lieu. Ce sera donc Houailou le berceau calédonien du letchi local, et son plus beau producteur.

Ce week end, la traditionnelle Fête du Letchi a attiré plus de 3000 personnes dans la commune de la Côte Est. « 2018 est une année exceptionnelle pour les letchis, a indiqué Guy Solal, le Secrétaire général de la commune, et la saison l’est d’autant plus qu’elle va pouvoir se poursuivre jusqu’à fin décembre début janvier« .

PLUS DE 2 MILLIONS POUR LE TÉLÉTHON et les Calédoniens ont montré cette année encore leur générosité.

ACCIDENT DE LA ROUTE À HOUAILOU mais heureusement, aucun mort n’est à déplorer. Les faits se sont produits près de la tribu de Karagreu. Deux personnes étaient à bord du véhicule. L’une d’elle a été blessé grièvement mais ses jours ne sont pas en danger.