Tous les articles par noumeaPost

PROMO DU GOLF DE TINA POUR LES DÉBUTANTS

Le Golf de Tina a décidé de s’ouvrir davantage au public. Dans cette perspective, il propose, du 5 au 18 octobre prochains, une visite du site et un cours gratuit d’une heure et demie avec un pro, ainsi qu’un pot pour clôturer la découverte.

Le programme est le suivant :

◾Accueil des nouveaux golfeurs au practice et présentation du site


◾Présentation d’un sac complet de golf, du jeu de golf et explication technique pour envoyer une balle de golf


◾Practice = Mise en action des nouveaux golfeurs sur le tapis


◾Putting-Green = Présentation du putting avec un jeu ludique (1,2,3 puttez)


◾Déplacement en kart pour la présentation du trou signature N°15 avec le pro qui tape une balle des backtees par-dessus le lagon


◾Pot de l’amitié au club-house et présentation du forfait « CarTEE-Verte » et des différents produits au Golf de Tina

Le forfait « CarTEE-Verte » est proposé avec une réduction intéressante lors de ces journées Portes Ouvertes. Pour mémoire, il comprend, pour un tarif réduit, des cours de golf et l’accès au parcours. Golf de Tina : tel 43 82 83

https://www.golfdetina-portesouvertes.com/

AU VANUATU, LES DIFFICULTÉS DE L’ENSEIGNEMENT

Revue de presse (Dailypost.vu du 23 septembre 2020) –  » Un total de 651 130 136 Vt sera présenté au parlement pour les salaires exceptionnels de 503 enseignants du primaire et du secondaire à travers le Vanuatu.

« Sur les 503 enseignants, 316 enseignent dans 39 écoles primaires et 187 dans 34 écoles secondaires.

« Bon nombre de ces enseignants sont employés depuis des années sans salaire régulier.

« Le document relatif à la proposition de rémunération des enseignants de 651 millions de Vt sera déposé par le ministre de l’Éducation et de la Formation, Seoule Simon, une fois approuvé par le Comité ministériel du budget (MBC).

« Il a déjà été approuvé par le Conseil des ministres (COM) avant d’atteindre le MBC.

« Le problème des salaires en suspens est une préoccupation constante pour les enseignants de Vanuatu ces dernières années.

« Les performances et l’apprentissage des enseignants sont affectés lorsque les enseignants ne sont pas payés pour leur travail à l’année compte tenu du coût de la vie actuel.

« Alors que le gouvernement a eu du mal à répondre aux demandes de salaires et d’avantages sociaux des enseignants, des pénuries d’enseignants existent.

« Au cours des dernières années, le gouvernement a recruté à l’étranger pour combler les lacunes.

« Les écoles embauchent des enseignants temporaires sous contrat pour couvrir les postes vacants et sont rémunérées à un taux occasionnel.« 

LES USA POURRAIENT AUTORISER UN MÉDICAMENT ANTI-ALZHEIMER

Biogen et le japonais Eisai ont déclaré que la Food and Drug Administration des États-Unis avait validé la soumission de leur demande de commercialisation pour le traitement expérimental de la maladie d’Alzheimer, l’aducanumab, avec une décision attendue le 7 mars prochain. S’il était approuvé, l’aducanumab deviendrait le premier traitement à réduire le déclin clinique associé à la maladie d’Alzheimer.

UNE MALADIE QUI TOUCHE DES DIZAINES DE MILLIONS DE PERSONNES
La maladie d’Alzheimer est une maladie neurologique progressive qui altère la pensée, la mémoire et l’autonomie, entraînant une mort prématurée. La maladie ne peut actuellement être arrêtée, retardée ou prévenue et constitue une crise sanitaire mondiale croissante, qui touche les personnes vivant avec la maladie et leurs familles. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des dizaines de millions de personnes dans le monde vivent avec la maladie d’Alzheimer, et ce nombre va augmenter dans les années à venir, dépassant les ressources sanitaires nécessaires pour la gérer et coûtant des milliards de dollars.
La maladie d’Alzheimer se caractérise par des changements dans le cerveau, notamment l’accumulation anormale de plaques bêta-amyloïdes toxiques, qui commence environ 20 ans avant que les patients ne présentent les symptômes de la maladie. Les troubles cognitifs légers dus à la maladie d’Alzheimer sont l’un des premiers stades de la maladie lorsque les symptômes commencent à être plus visibles et peuvent être détectés et diagnostiqués

L’ESPOIR BIOGEN : UNE PREMIÈRE
Malgré certaines réserves, un espoir solide est en train de naître après la poursuite des essais entrepris par le laboratoire Biogen.

En effet, CAMBRIDGE (États-Unis) et TOKYO (Japon), ont annoncé que Biogen a finalisé la soumission d’une demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (licence de produit biologique – BLA) à la Food and Drug Administration (FDA) pour l’aducanumab, un médicament candidat dans la maladie d’Alzheimer. 

Dans le cadre de cette demande d’autorisation, Biogen a demandé une évaluation prioritaire. S’il est approuvé, aducanumab serait le premier traitement à réduire le déclin clinique associé à la maladie d’Alzheimer et serait également le premier traitement à démontrer que l’élimination de l’amyloïde beta conduit à l’amélioration des résultats cliniques.

EN 2021 ?
La soumission pour l’Autorisation de Mise sur le Marché de l’aducanumab fait suite à une réunion préalable qui s’est tenue avec la Food and Drug Administration (FDA). La FDA dispose maintenant d’un délai de 60 jours pour accepter ou rejeter l’examen du dossier. Si le dossier est accepté, Biogen s’attend à ce que la FDA l’informe également si sa demande d’évaluation prioritaire est acceptée. Le dossier fera ensuite l’objet d’une évaluation par la FDA pour déterminer une potentielle approbation de l’aducanumab.

En parallèle de cette soumission à la FDA, Biogen a poursuivi le dialogue avec les autorités réglementaires d’autres régions, y compris l’Europe et le Japon, dans le but de soumettre des demandes d’Autorisation de Mise sur le Marché.

24 SEPTEMBRE, LA CONSÉCRATION DES RUPTURES

« Dans le temps », la fête du 24 septembre avait un incomparable éclat. Arrivée des pirogues, courses de hord-bords, « baraques », manifestation en tout genre, la Nouvelle-Calédonie vivait au son du « rattachement à la France ». Les choses se sont progressivement gâtées à partir de 1969, avec la revendication anti-coloniale lancée par Nidoish Naisseline et les Foulards Rouges, l’éclatement de l’Union Calédonienne modèle « deux couleurs, un seul peuple », et en 1975, la première revendication d’indépendance.

Deuil kanak pour les uns, arrivée de la France pour les autres, le jour de « la prise de possession » a été source de conflit politique, jusqu’à l’initiative de Dewe Gorodey de célébrer la rencontre de deux mondes culturels ce 24 septembre 1853, sur les rivages de Balade. Et comme l’Accord de Nouméa avait instauré une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie, la date fut choisie pour célébrer cette citoyenneté, et le deuil fut levé. Clou de cette évolution : le Mwa Kaa, dressé baie de la Moselle, où quelques temps années plus tard allaient être hissés « les deux drapeaux ».

Depuis, la greffe n’a pas pris.

Certes, le gouvernement organise chaque année, avec beaucoup de bonne volonté, cette Fête de la Citoyenneté. Cette année, les représentants de 12 communautés s’étaient donnés rendez-vous au Centre Tjibaou, montrant la diversité culturelle -et gastronomique-, de la Nouvelle-Calédonie.

Sur la place du Mwa Kaa, les drapeaux et la fréquentation essentiellement mélanésienne ressemblaient davantage à une ode à Kanaky, qu’à la célébration du Mwa Kaa originel.

A la Foa, on a célébré les pionniers. A Paita, le maire a déposé une gerbe au monument aux morts.

Mais pour le reste, c’est à dire les 267.000 Calédoniens qui n’ont pas fréquenté ces lieux, l’impression est que … tout le monde s’en fiche. Il est vrai que dans 10 jours à peine, les électeurs concernés par le référendum auront le choix entre mettre un terme à une histoire qui a commencé justement le 24 septembre 1953, ou non. Alors, quoi de plus normal que la date puisse faire rupture.

D’ailleurs, la notion de peuple uni dans une même citoyenneté est désormais contrebattue par la mise en valeur des communautés. En effet, dans le chapitre « prenons des vessies pour des lanternes », la notion de « peuple calédonien » dont la cohésion devrait être, selon la théorie du « peuple », assurée par l’adhésion à un citoyenneté, est annihilée par le maintien, ou la montée des communautarismes !

On a l’impression qu’en Calédonie, plus certains parlent de peuple, et plus ils exaltent la négation de l’existence de ce peuple par l’expression des valeurs communautaires. L’émergence de l’Eveil Océanien, parti communautaire wallisien et futunien, en est l’illustration politique.

La réalité, c’est que la citoyenneté calédonienne, gelée, n’a été qu’un moyen d’exclure pour la durée de l’Accord de Nouméa, 42.000 citoyens français en âge de voter.

Accessoirement, elle sert à alimenter des revendications syndicales parfois justifiées, parfois excessives au prétexte que la citoyenneté calédonienne serait gage de compétence.

Au total, le 24 septembre n’est plus ce qu’il a été. Il n’est pas encore … ce qu’il pourrait être. Quoi donc ? C’est encore la question.

AVEC LA DISPARITION DE TROIS GROS, LA FRANCE PERD UN DE SES CHEFS LES PLUS PRESTIGIEUX

Pierre Troisgros, grand nom de la gastronomie française est mort à l’âge de 92 ans. Le chef aux trois étoiles est décédé en début d’après-midi, mercredi 23 septembre 2020, à son domicile, près de Roanne.

Passionné de cuisine depuis toujours ce grand nom de la gastronomie française est entré en apprentissage dans  le restaurant familial à Roanne (Loire). Puis il se formera au Crillon et au Lucas Carton à Paris lieu de sa rencontre avec son fidèle ami Paul Bocuse.  Au début des années 50, il revient dans le restaurant familial avec son frère Jean et ensemble ils le baptisent Les Frères Troisgros.

L’établissement décroche sa première étoile au Guide Michelin en 1955.

« Cette célébrité de la maison Troisgros était exceptionnelle, extraordinaire » se souvient Pierre Orsi, le chef cuisinier lyonnais qui a appris ses gammes avec le père de Paul Bocuse. Et d’évoquer dans un sourire ce moment où « ils avaient repeint la gare de Roanne couleur saumon, parce que sa grande spécialité c’était l’escalope de saumon à l’oseille ! Il avait des viandes maturées, un frigo spécial, la cave à cigares… Il était très bon dans les vins, il savait reconnaitre tous les cépages, c’était vraiment un œnologue, ce qui est très rare pour un cuisinier« .

Lorsque Jean Troisgros décède subitement en 1983, Pierre est épaulé par son fils Michel et son épouse Marie-Pierre, dans le restaurant familial. 

 « En 1995, ils ouvrent le Central, occasion pour eux de mettre en œuvre leurs idées dans un projet global. L’année suivante, Pierre et Olympe se retirent et ils se trouvent à la tête de la Maison Troisgros (c’est sa nouvelle dénomination) qu’ils rénovent de fond en comble et qu’ils ne cessent, depuis, de faire évoluer. »

Suit ensuite la quatrième génération, celle de César et Léo petits fils de Pierre Troisgros et la famille raconte sur son site la naissance du fameux restaurant trois étoiles à Ouches : « la meilleure façon de transmettre est, sans doute, de s’investir ensemble dans un projet : en 2014, le domaine d’Ouches est acquis ; les travaux commencent à l’été 2015 pour une ouverture à la fin de l’hiver 2017 de la nouvelle maison. »

Depuis plus d’un demi-siècle, 52 ans exactement, la maison Troisgros est triplement étoilée. 

MORT DE JULIETTE GRECO

YAHOO.COM – « C’était l’une des dernières pionnières du patrimoine de la chanson française. La chanteuse Juliette Gréco, interprète de Jolie môme ou encore Parlez-moi d’amour, est décédée mercredi 23 septembre 2020 à l’âge de 93 ans comme l’a annoncé son entourage à l’AFP dans un communiqué. Celle qui a partagé des années d’amour passionnel dans les bras de Jacques Brel dans les années 1960 avait été victime d’un violent AVC il y a quatre ans. Depuis ce terrible accident, l’artiste montpelliéraine était assignée à domicile et ne sortait que très peu. Les habitants de son village, qui avaient pour habitude de la saluer dans son bar favori, ne la croisaient plus beaucoup…

« Juliette était fatiguée depuis quelque temps… »

« Juliette Gréco s’est éteinte ce mercredi 23 septembre 2020 entourée des siens dans sa tant aimée maison de Ramatuelle. Sa vie fut hors du commun. Elle faisait encore rayonner la chanson française à 89 ans », a déclaré l’entourage proche de Juliette Gréco dans un communiqué publié par l’AFP. Et à juste titre puisqu’il y a encore cinq ans, Juliette Gréco était debout sur la scène des plus grandes salles de France avec sa tournée d’adieu baptisée Merci. Malheureusement, la « muse de Saint Germain-des-Prés » comme elle fut surnommée dans les années 1970, avait été contrainte de suspendre les derniers spectacles à la suite d’un violent AVC. Il faut dire que les dernières années ont été éprouvantes pour Juliette Gréco…

« En 2016, Juliette Gréco doit faire face à un double drame familial : elle perd sa fille unique, Laurence-Marie, des suites d’un cancer à seulement 62 ans, quelques mois après la mort du père de sa fille, l’acteur Philippe Lemaître. Pour l’icône de la chanson française, c’est le début de la descente aux enfers. Déterminée à ne pas se laisser abattre, Juliette Gréco décidera de remonter sur scène : « Ma raison de vivre, c’est chanter ! Chanter, c’est la totale, il y a le corps, l’instinct, la tête… », confiait-elle dans les colonnes de Télérama il y a encore »

L’ANCIEN AMBASSADEUR D’AUSTRALIE NOMMÉ AMBASSADEUR CHARGÉ DE L’INDO-PACIFIQUE

Lors de sa visite en Nouvelle-Calédonie, le président de la République avait décrit sa vision d’une relation privilégiée de la France avec un axe qu’il avait défini comme étant celui de « l’Indo-Pacifique ». L’Inde et l’Australie constituent la colonne vertébrale de cet axe qui va de Paris à Nouméa. Cette vision a pris corps avec la nomination d’un ambassadeur pour l’Indo-Pacifique.

Un premier dialogue trilatéral « France – Inde – Australie » par visioconférence a été organisé le 9 septembre 2020 dans le cadre d’une première session internationale consacrée à l’Indopacifique de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). Y furent associés des experts de 13 pays du Pakistan à la Papouasie Nouvelle-Guinée dont six États de l’ASEAN (Birmanie, Cambodge, Indonésie, Philippines, Singapour, Thaïlande). Le 16 septembre dernier, la France s’est dotée d’un ambassadeur chargé de l’Indo-Pacifique, Christophe Penot, jusqu’il y a peu, ambassadeur en Australie. Une première dans son histoire diplomatique.

Il prendra ses fonctions le 15 octobre 2020 et sera basé à Paris, tout comme les ambassadeurs en charge des coopérations régionales pour l’océan Indien ou le Pacifique sud. Diplomate de carrière chevronné et sinisant, M. Penot (65 ans) a servi de nombreuses années en Asie : à Hanoï d’abord de 1983 à 1986 puis à deux reprises au Japon, de 1991 à 1995 et 2005 à 2010. C’est en Asie du Sud-Est qu’il a obtenu son premier poste d’ambassadeur (Malaisie 2014 – 2017) avant de s’envoler pour l’Australie, son dernier poste (2017 – 2020).

REFERENDUM : DÉBAT RÉVÉLATEUR ET COURTOIS SUR NC1ÈRE TV

L’événement de la campagne était incontestablement sur NC la 1ère, hier soir. Après la révélation de la position « personnelle » de Milakulo Tukumuli, le président de l’Eveil Océanien, le matin au micro d’Anne Claire Lévêque, les téléspectateurs étaient invités à un débat sur le prochain référendum. « Starring », Gil Brial (Avenir en Confiance), Philippe Dunoyer (Calédonie Ensemble) et Nicolas Metzdorf (Générations NC) du côté du « Non », Gilbert Tyuienon (UC), Charles Washetine (Uni/Palika) et Wadewi Washetine (Parti Travailliste) du côté du « Oui ». L’émission était animée par Nadine Goapana et Steeven Gnipate.

Le ton des échanges a été courtois, contrastant quelque peu avec la tension constatée sur le terrain, notamment sur la Côte Est. Chaque invité s’est appliqué à ne pas couper l’autre, et la parole a été respectueuse et détendue.

Les représentants indépendantistes ont eu du mal à répondre aux questions précises sur la monnaie, la nationalité, le régime foncier, le financement des dépenses publiques, les diplômes de l’enseignement ou encore l’accès aux enseignements supérieurs en France et en Europe. A la disparition des prises en charge actuelles de l’Etat, les réponses sont demeurées vagues, suggérant que les ressources de la Nouvelle-Calédonie et sa fiscalité n’ont pas encore produit tout leur potentiel.

La présentation des sujets était intéressante, même si certains chiffres mériteraient d’être précisés, notamment les dépenses de la France dont la référence est constituée par un rapport de 2018, et dans lequel elles se montent à quelques 175 milliards FCFP.

Au total, l’impression est que les indépendantistes … ne sont pas prêts à gérer l’indépendance, et que tous les problèmes pendants, pourtant essentiels, devraient être traités durant la « période de transition » si le « oui » l’emportait. De ce point de vue, le débat télévisé d’hier soir a confirmé l’impression dégagée au cours de la campagne référendaire, selon laquelle l’indépendance de Kanaky-Nouvelle Calédonie est présentée essentiellement au travers des institutions, et de l’esprit de sa future Constitution. Mais sur les aspects concrets de la vie quotidienne, des ressources publiques, de l’organisation monétaire ou encore du niveau de vie, les tenants de l’indépendance n’ont pas de réponse claire à apporter.

A l’opposé, les défenseurs du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République française ont beau jeu de décrire la continuation … de l’enviable situation actuelle pour tous les Calédoniens. Soutien de l’Etat pour faire face à la situation sanitaire, financement de l’enseignement, accès libre pour les étudiants calédoniens aux Universités françaises et européennes, financement de l’exercice des compétences régalienne et de ses 9.000 fonctionnaires ou encore financements des collectivités locales ont été déroulés. Sans arrogance, ni triomphalisme, il convient de le souligner, dans un débat révélateur et de bonne tenue.

RÉFÉRENDUM : TUKUMULI VOTERA « NON »

En répondant hier matin à une question posée par un auditeur dans l’émission animée par Anne Claire Lévêque sur NC1ère radio, le leader de l’Eveil Océanien a levé toute ambiguité sur son choix personnel pour le référendum du 4 octobre prochain. « A titre personnel, je pense que la Calédonie doit rester française, a-t-il répondu, indiquant « donc, je voterai Non ».

Milakulo Tukumuli, tout en reconnaissant que la majorité de la communauté wallisienne et futunienne de Nouvelle-Calédonie était profondément attachée à la France, a cependant confirmé qu’aucune consigne de vote ne serait donnée aux électeurs de l’Eveil Océanien. Selon lui, chacun doit être libre de voter en son âme et conscience, cette liberté constituant une originalité de son parti dans le non-choix entre les deux blocs indépendantistes-non indépendantistes.

L’Eveil Océanien avait constitué un intergroupe au Congrès avec l’UC-FLNKS-Nationalistes lors de la session administrative dernière.

La question subsidiaire qui demeure est à présent celle de sa position sur le projet de vœu visant à étendre à la Nouvelle-Calédonie les dispositions contenues dans l’article 27 de la Loi Organique, vœu récemment déposé avec l’appui de Pierre-Chanel Tutuguro, Secrétaire général de l’Union Calédonienne. Ce texte sera appelé devant les élus à l’issue du référendum. À condition, bien entendu, que le « Non » l’emporte.

CENTRALES À GAZ : L’EUROPE RÉTICENTE

A l’issue d’une forte opposition aux centrales à gaz, les députés européens son parvenus à un compromis. L’enjeu, bénéficier du Fonds de transition juste doté de 1.200 milliards FCFP. Le gouvernement français était opposé aux projets gaziers. Le groupe Renaissance (macronistes et associés) se battait depuis des mois pour exclure leur financement du Fonds de transition juste. Compte tenu de l’avis contraire de l’Allemagne et des pays de l’Est et du Sud, un compromis a finalement du être élaboré.

Le texte final pose le principe que les énergies fossiles sont exclues des financements prévus. Mais un projet de centrale au gaz peut bénéficier d’un financement dans certaines conditions. La première : être situé dans une région où le charbon domine. La seconde : adopter la meilleure technologie possible compatible avec la « taxonomie européenne », c’est-à-dire les activités éligibles aux financements verts.

Pour la Nouvelle-Calédonie, il n’est pas prévu l’intervention du Fonds Européen, et de toute façon, le territoire ne bénéficie pas des fonds structurels. C’est la défiscalisation métropolitaine qui constitue un levier important à sa réalisation. Pour l’heure, aucune décision définitive n’a encore été prise, et l’on semble s’orienter également vers un compromis entre les différentes technologies.