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RÉFÉRENDUM : LE RAPPORT QUI CHANGE LA DONNE

Le Centre de Recherches Politiques de Sciences Po (Cevipof) a publié un rapport analysant la progression du « oui » lors du dernier référendum. Cette étude est riche d’enseignement sur l’évolution des expressions du corps électoral admis à voter aux consultations sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, et notamment sur le basculement, ou non, d’électeurs non-indépendantistes vers le « oui ». Elle constitue également une donnée importante des enjeux électoraux et sociétaux dans la perspective éventuelle d’un troisième  référendum.

RAPPEL DES ANALYSES DU CEVIPOF
1) Le « non » est resté stable au regard des inscrits. Le « oui » a progressé au regard des inscrits.

2) Le « oui » augmente lorsque l’abstention recule.

3) L’augmentation du nombre des inscrits n’entraîne pas une augmentation corrélative du « oui ». L’évolution du rapport de forces au référendum ne semble pas trouver sa cause dans la modification des caractéristiques entre les deux référendums.

4) Plus l’électorat kanak est nombreux dans une commune, plus l’abstention a reculé.

5) Plus la proportion d’électeurs de statut coutumier sur la liste électorale spéciale est élevée, plus la progression du oui entre 2018 et 2020 est forte.

6) La participation du Parti Travailliste au scrutin de 2020 est corrélée avec l’augmentation du « oui », particulièrement aux Iles Loyauté, mais pas que.

7) Les analyses montrent un affaiblissement du « non » au sein de l’électorat kanak, à l’exception d’Ouvéa et de Maré où Dynamique Autochtone avait appelé à voter « non ».

En conclusion, selon l’étude Cevipof,

– La progression du « oui » ne résulte pas d’un basculement des non-indépendantistes vers les indépendantistes, mais à la fois, d’une plus grande mobilisation des électeurs kanak, de la participation du Parti Travailliste, et du recul du « non » au sein de cet électorat.

– Le vote en faveur du « non » se renforce au sein de l’électorat non-mélanésien.

Le second référendum a renforcé la bi-polarisation de l’électorat référendaire sur des bases communautaires.

« À ce stade, les conditions ne sont donc pas réunies pour que la solution référendaire imaginée dans le cadre des accords de Matignon et de Nouméa permette de résoudre le conflit néo-calédonien sur la souveraineté. »

 » Rien ne serait pire, écrit Cevipof,  pour un avenir durablement pacifique en Nouvelle-Calédonie qu’une victoire étriquée, pour un camp ou pour l’autre, sur des bases communautaires, lors d’un troisième référendum dans deux ans, susceptible de ne pas être acceptée par les soutiens du camp perdant. Ainsi, les indépendantistes comme les non-indépendantistes se trouvent confrontés désormais au même problème : comment obtenir le soutien à leurs propositions d’une partie substantielle des citoyens au-delà de leur base électorale ? La stratégie identitaire de mobilisation autour du drapeau adoptée de manière prédominante par chacun des camps n’apparaît pas la plus efficace dans ce cadre. À ce stade, les conditions ne sont donc pas réunies pour que la solution référendaire imaginée dans le cadre des accords de Matignon et de Nouméa permette de résoudre le conflit néo-calédonien sur la souveraineté. »

L’IMPASSE …
Si, comme le prévoit l’Accord de Nouméa et la Loi Organique rectifiée, la Nouvelle-Calédonie se dirige vers la tenue d’un troisième référendum, des indications claires résultent de l’étude Cevipof pour les arguments de campagne dans chacun des deux camps.

Les indépendantistes n’ont pas réussi à convaincre significativement les non-kanak à voter pour le « oui » à l’indépendance. Les loyalistes n’ont pas réussi à convaincre significativement les Mélanésiens à choisir le maintien de la Calédonie au sein de la République française.

Clairement, chaque camp devra faire évoluer son argumentation. Le plus convaincant -c’est une lapalissade- gagnera. Une chose est sûre : pendant les deux ans à venir, il faudra « rentrer à l’intérieur des mots », exercice plus ardu pour les indépendantistes. Ceux-ci se sont en effet consacrés aux aspects « libératoires » de l’indépendance, dans la pure tradition des décolonisations des années 60. Il leur faudra, à présent, dire à leur électeurs quelle forme … d’aliénation provoquerait, dans la vie quotidienne, comme dans l’organisation de la société, le manque de ressources financières nécessaires pour maintenir les acquis économiques, éducatifs et sociaux enregistrés ces 30 dernières années.

D’un autre côté, et comme le souligne l’étude du Cevipof, le résultat probablement étriqué de cet éventuel troisième référendum aboutirait à une situation potentiellement conflictuelle entre les deux camps, et sans doute totalement ingérable.

OU LA SOLUTION NÉGOCIÉE ?
Pour éviter cette impasse, seule une solution négociée, fortement appuyée par la France, permettrait de trouver une issue paisible, sans vainqueurs ni vaincus. Cette solution passe-t-elle par la constitution d’un Etat, fédéral ou associé ? Pourrait-elle jaillir d’une novation institutionnelle et constitutionnelle comme ce fut le cas en 1988 ?

Maintenir le statu quo paraît, en tout cas, exclu. Reste l’intelligence des décideurs calédoniens, la volonté d’éviter le pire, et le poids considérable -et déterminant- de l’Etat.

Pour Sébastien Lecornu, mais également pour le Premier ministre, avec en arrière-plan la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, la Nouvelle-Calédonie est redevenue un dossier de tous les dangers.

L’USOENC FAVORABLE À LA REPRISE DE VALE NC PAR LE GÉANT SUISSE TRAFIGURA

L’USOENC SOUTIENT LA POSSIBLE REPRISE DE VALE PAR TRAFIGURA. Le syndicat, réuni en assemblée générale, est majoritaire au sein du personnel de l’usine du Sud, et estime que la proposition du consortium conduit par le géant du négoce suisse est crédible, aussi bien financièrement qu’industriellement. L’Usoenc n’a pas été convaincu par l’offre Sofinor et considère que les emplois de l’usine du Sud pourraient être sauvés par la proposition de la société suisse, qui a répondu positivement sur les sujets des emplois et de la préservation environnementale.

Par ailleurs, la centrale, en accord avec les syndicats d’employeurs, estime que l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, au coeur des débats et du référendum d’autodétermination, ne peut occulter la question économique, vitale pour le quotidien des Calédoniens. Avec les employeurs, l’Usoenc souhaite être associé aux discussions sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.

GRÂCE AU PROGRAMME ERASMUS, les étudiants calédoniens bénéficient d’un programme d’échanges non seulement en Europe, mais également dans le Pacifique avec l’Université de Fidji, et l’Université de Canterbury, en Nouvelle Zélande. Une information sur ce programme était délivrée hier matin à l’UNC.

RÉTRO VOLLEY BALL À GOSSANAH à l’occasion des finales provinciales qui débuteront à Ouvéa. Une occasion de découvrir l’évolution de cette discipline sportive depuis les années 60.

LUTTE CONTRE LES INÉGALITÉS HOMME FEMME – Un projet de loi du pays va être déposé pour veiller au respect des rémunérations dans les entreprises entre les hommes et les femmes. Le texte vise également la prévention du sexisme et augmente les congés pour les questions liées à la parentalité.

RENFORCEMENT DES LIÉS ENTRE LA FRANCE ET L’AUSTRALIE dans la zone Pacifique à l’occasion d’un entretien entre Sébastien Lecornu et la ministre australienne des Affaires Etrangères. Il a également été question de l’association éventuelle de la Nouvelle-Calédonie aux voyages de la « bulle » sanitaire.

LE SALON BAT EXPO S’OUVRE AUJOURD’HUI sur le parc des expositions, à Nouville. Il s’y tiendra jusqu’à dimanche toute la journée.

EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZÉLANDE

Deux plongeurs ont fait une rencontre extraordinaire à Tweed Coast, sur la Gold Coast : une baleine à bosse qu’ils pouvaient pratiquement toucher sous l’eau. Impressionnant ! (Cliquer sur l’image pour visionner le reportage de 9News)

LE PREMIER MINISTRE A ÉTENDU LE COUVRE FEU À LA POLYNÉSIE
En raison de la progression inquiétante du Covid dans l’archipel polynésien, le Premier ministre Jean Castex a étendu le couvre feu à la Polynésie française. Lire l’article de Tahiti Infos en cliquant sur l’image ci dessous.

Jean Castex a tenu une conférence de presse pour annoncer le placement de 38 nouveaux départements sous couvre-feu. 

Le couvre-feu concerne donc désormais 46 millions d’habitants et 54 départements au total, voici la liste complète : Paris, l’Ain, les Alpes-Maritimes, les Hautes-Alpes, l’Ardèche, les Ardennes, l’Ariège, l’Aube, l’Aveyron, les Bouches-du-Rhône, le Calvados, la Haute-Corse, la Corse-du-Sud, la Côte-d’Or, la Drôme, l’Essonne, le Gard, la Haute-Garonne, l’Hérault, l’Ille-et-Vilaine, l’Indre-et-Loire, l’Isère, le Jura, la Loire, la Haute-Loire, le Loiret, la Lozère, le Maine-et-Loire, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, l’Oise, le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales, le Bas-Rhin, le Rhône, la Saône-et-Loire, la Savoie, la Haute-Savoie, la Seine-Maritime, la Seine-et-Marne, les Yvelines, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Var, le Vaucluse, la Haute-Vienne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise et la Polynésie.

Le début quotidien du couvre-feu n’est pas avancé à 19h dans les communes où le virus ne recule pas : le couvre-feu débute chaque jour à 21h et s’achève à 6h dans tous les départements et villes concernés. Il est mis en place dès vendredi minuit dans les nouveaux territoires concernés.

GÉRARD POADJA FRAPPÉ D’INÉLIGIBILITÉ AINSI QUE 3 AUTRES TÊTES DE LISTE AUX PROVINCIALES

Pour avoir dépassé de 187.000 francs le plafond autorisé pour les dépenses de campagne électorale lors des dernières élections provinciales en province Nord, Gérard Poadja qui était tête de liste, a vu ses comptes de campagne rejetés par la Commission Nationale des Comptes de Campagne.

Saisi par cette dernière, le Conseil d’Etat a prononcé une peine d’inéligibilité d’une durée d’un an à l’égard du candidat. Il a fait de même pour 3 autres têtes de listes qui étaient en irrégularité de dépôt de comptes de campagne. Il s’agit d’Edouard Leoni (liste Calédonie Nouvelle et Réunie), de Giovanni Talafili (liste Destin Commun Calédonien) et de Luther Voudjo (liste Mouvement Néo-indépendantiste et souverainiste).

L’inéligibilité constituant une peine privant un citoyen de la possibilité d’être élu, la décision du Conseil d’Etat met-elle en cause la fonction de sénateur actuellement occupée par Gérard Poadja ?

Dans un communiqué, Calédonie Ensemble répond par la négative et commente ces décisions de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et du Conseil d’Etat. Arguant de sa bonne foi, et d’une jurisprudence du même Conseil d’Etat, le parti estime que, concernant Gérard Poadja, « cette décision n’a strictement aucun effet sur son mandat de sénateur, qu’il continuera à assumer jusqu’à son terme en septembre 2023« . Calédonie Ensemble juge, par ailleurs, cette décision du Conseil d’Etat « particulièrement inappropriée« .

ACCIDENT MORTEL A TONTOUTA, et la route continue de tuer sur les routes calédoniennes, tout comme l’alcool continue à faire des ravages, et tout comme l’insécurité, notamment à Nouméa, continue de semer l’inquiétude dès que tombe le soir. L’absence d’amélioration dans ces domaines montre bien l’insuffisance –ou l’absence- de politiques publiques réalistes. En matière routière, pourtant, il avait été question d’un objectif annoncé de zéro mort …

A Tontouta, pour une raison qui reste encore à déterminer, deux véhicules légers sont entrés en collision, provoquant la sortie de route d’un camion qui suivait l’une d’entre elles. Le conducteur d’une des voitures est décédé.

LE PROCÈS DÉPAYSÉ A NOUMÉA D’OSCAR TEMARU RENVOYÉ AU 4 NOVEMBRE – Le maire de Faa’a avait été condamné en septembre 2019 pour le financement municipal d’une radio acquise à ses idées politiques. A la suite d’une procédure d’appel, le procès a été dépaysé. Hier matin, des banderoles indépendantistes apportaient leur soutien au leader séparatiste polynésien.

HOMMAGES À LA MÉMOIRE DE SAMUEL PATY AU COLLEGE DE MAGENTA ET AU KIOSQUE À MUSIQUE, en lien avec l’hommage national qui s’est déroulé à Paris sous la présidence du président de la République. A Magenta comme au kiosque où la manifestation était appelé par la Ligue des Droits de l’Homme, plusieurs centaines de personnes se sont associées aux cérémonies.

LA VILLA DE L’AMIRAUTÉ EN VENTE – La province Sud a décidé de se séparer de ce bâtiment pour des raisons d’économies. Après avoir été rénové il avait accueilli un bar-restaurant, avant de fermer et d’être acquis par la collectivité.

DU FRET POUR LE VANUATU à bord d’un vol spécial qui se rendra dans l’archipel voisin le 12 novembre prochain. Le cargo embarquera du courrier et des colis postaux.

COVID EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZÉLANDE

Situation stabilisée en Australie

La Nouvelle-Zélande compte 25 nouveaux cas, dont 23 à la frontière, et 2 cas concernant un travailleur portuaire et un contact.

L’EMPIRE GOOGLE ATTAQUÉ PAR LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN
L’administration Trump a lancé mardi une procédure pour abus de position dominante contre le moteur de recherche, qui pourrait aller jusqu’au démantèlement du géant de la Silicon Valley.

Le ministère américain de la Justice a indiqué mardi qu’il engageait des poursuites contre le moteur de recherche Google pour atteinte au droit de la concurrence, lui ayant permis de préserver son monopole dans le domaine de la recherche et des annonces publicitaires en ligne. Une première pour l’un des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) au niveau fédéral. Ces poursuites pour abus de position dominante sont présentées comme la plus importante action judiciaire menée depuis plus de vingt ans par le gouvernement américain à l’encontre de l’un des géants de la «Big Tech».

COUVRE FEU ÉTENDU À TOUTE LA FRANCE DÉSORMAIS ÉVOQUÉ
Malgré un couvre-feu qui touche quasiment 20 millions de Français, la situation se dégrade dans de nombreuses villes et ce dernier pourrait finalement s’appliquer dans d’autres zones comme dans les grandes villes et même dans tout le pays.

Selon RTL, un ministre serait pessimiste sur l’évolution de la situation et pense que le couvre-feu sera généralisé sur l’ensemble du territoire. Autre hypothèse mise en avant, l’avancement du couvre-feu. Même s’il faut attendre une quinzaine de jours pour voir les effets de ce confinement nocturne dans certaines métropoles, « un poids lourd du gouvernement » comme le mentionne RTL, prédit un couvre-feu à 19h. 

VALE NC SUR LE POINT D’ÊTRE SAUVÉ ? 5.000 emplois en jeu

Selon Alain Jeannin pour Outre mer 1ère, l’avancée positive de la négociation entamée par un consortium de 5 partenaires du monde de l’industrie et du négoce devrait conduire au dépôt d’une offre crédible de reprise des installations de Vale NC en Nouvelle-Calédonie. Cette offre serait déposée auprès de Vale Canada qui gère le dossier calédonien, et permettrait d’éviter la fermeture annoncée de l’usine du Sud, c’est à dire le maintien des 1300 emplois directs, des 1600 emplois des sous-traitants, et des quelques 2000 emplois induits générés par l’ensemble des ces activités.

Plusieurs éléments concourent à l’évolution positive de ce dossier crucial pour la Nouvelle-Calédonie en général, et pour la province sud en particulier.

Le marché du nickel, d’abord, dopé par la demande de batteries liée au développement exponentiel des voitures électriques. Le patron de Tesla, Elon Musk, suppliait littéralement les producteurs de nickel et de cobalt d’approvisionner le marché dont l’offre ne sera plus satisfaite dès 2023.

Le marché intérieur français, ensuite, motivé également par la progression des voitures électriques, et surtout par les objectifs de relocalisation industrielle suite aux constats alarmants résultant de la crise du Covid. La production automobile française est un secteur majeur de l’industrie française. La sécurité de l’approvisionnement du nickel et du cobalt est devenu un enjeu.

Les orientations adoptées par le géant du négoce Trafigura, concurrent de Glencore dont le siège social est également en Suisse et créé par deux Français, pèsent probablement dans la balance. La compagnie, d’abord dédiée au négoce du pétrole, s’est, depuis plusieurs années, intéressée aux métaux non ferreux. Elle a même sauté le pas vers l’investissement industriel direct en rachetant une firme minière et métallurgique de nickel en Finlande, puis en lui permettant des investissements liés à la production de batteries électriques.

Sur le marché, le nickel se porte bien, et la tendance devrait se confirmer pour les années qui viennent. Aujourd’hui, approchant les 16.000$ la tonne, il retrouve des cours parmi les plus élevés ces dernières années.

Sur place, les opposants à tout projet de reprise autre que par Sofinor, persistent. Ils ont été reçus par la présidente de l’Assemblée de la province Sud. Cette opposition est purement politique, le partenaire coréen annoncé n’ayant pas confirmé son engagement financier, et la Sofinor se trouvant elle-même en difficulté financière.

En revanche, au sein de l’usine, les personnels ont mis les bouchées doubles pour sauver leur outil. Au troisième trimestre de cette année, la production a augmenté de 19%, et atteint 27.000 tonnes sur les 9 premiers mois 2020. Quant au cobalt, sa production bondit de 59% par rapport à la période équivalente de 2019 ! Incontestablement, les investisseurs potentiels ont été rassurés, par ailleurs, par la volonté des salariés de l’entreprise de participer à un fonds de participation salariale dans la société.

Sébastien Lecornu, qui devrait sortir de quatorzaine en fin de semaine et entreprendre, physiquement, sa tournée calédonienne, serait probablement heureux d’annoncer la conclusion de l’offre de reprise de l’usine du Sud et du sauvetage de milliers d’emplois. Il en aurait la légitimité, ce dossier étant accompagné comme le lait sur le feu, par Paris.

UNE FRITEUSE SERAIT À L’ORIGINE DE L’INCENDIE DE LA MAISON DU PONT-DES-FRANÇAIS

CONFLANS-SAINTE-HONORINE EST LA VILLE DONT MICHEL ROCARD FUT MAIRE
Le professeur d’histoire-géographie dont l’épouvantable décapitation fait la Une de l’actualité depuis plusieurs jours, enseignait au Collège du Bois de l’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine.

Cette petite ville de 35.000 habitants, et dont ce collège dépend de l’Académie de Versailles, n’est pas anodine pour les Calédoniens. Michel Rocard y fut, en effet, maire de 1977 à 1994.

A la suite de son décès, le château Les Terrasses ainsi que ses annexes, dont la MJC Les Terrasses, ont été dénommés « Espace Michel Rocard ».

En Nouvelle-Calédonie, c’est le lycée général et agricole de Pouembout qui a reçu le nom de Michel Rocard.

En ces périodes incertaines pour la Nouvelle-Calédonie, chacun se souvient de la part essentielle qu’avait prise Michel Rocard, alors Premier ministre de François Mitterrand, après les années des événements et le drame d’Ouvéa. Il avait décidé l’envoi d’une « mission du dialogue » en Calédonie, à l’issue de laquelle, il avait réuni les protagonises calédoniens à Matignon.

Cette réunion à huis clos, directement suivie par Michel Rocard, s’était soldée par la fameuse poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou, puis la signature des Accords de Matignon.

Six ans plus tard, Michel Rocard cédait son fauteuil de maire de Conflans, et Jean-Paul Huchon, son ancien directeur de Cabinet, prenant sa succession.

Solidarité avec les familles et l’équipe municipale de Conflans-Sainte-Honorine.

UNE FRITEUSE À L’ORIGINE DE L’INCENDIE de la maison du Pont-des-Français, c’est ce que révèleraient les premiers éléments de l’enquête diligentée après la destruction totale de l’habitation. Celle-ci était située rue des Moriata, à proximité du magasin Korail.

Grâce à l’intervention des pompiers, la propagation du feux aux maisons voisines a pu être évitée. Les personnes qui habitaient depuis une vingtaine d’année dans le logement détruit ont été relogées provisoirement chez des membres de leur famille.

LA SEMAINE DU CHEVAL BAT SON PLEIN et les différentes animations se poursuivront jusqu’à samedi, en fin d’après midi.

L’INDICE BT21 RESTE STABLE au mois de septembre, selon les constatations de l’Isee. Cet indice est essentiel pour déterminer le coût de la construction en Calédonie.

PHOTOS DU PARC MARIN CALÉDONIEN sur les grilles du Palais du Luxembourg, à Paris, dans le cadre de l’exposition sur la bio-diversité Outre mer financée par l’AFD.

ACTU NATIONALE ET INTERNATIONALE

COVID EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZÉLANDE

35 MILLIARDS POUR UN PROJET IMMOBILIER SUR LA GOLD COAST, et plus exactement, près de la plage de Kirra, à proximité de Coolangata.

Cent quatre-vingt-dix-huit appartements, 78 chambres d’hôtel et un nouveau centre commercial remplaceront le Kirra Beach Hotel, âgé de 64 ans, dans le cadre d’un réaménagement de 380 millions de dollars ce cet emplacement magnifiquement situé et très populaire.

Le projet sera construit en trois étapes par le développeur KTQ Group, la construction débutant à la mi-2021.

La plage de Kirra suivie par Coolangata Beach

LE FLNKS VEUT DÉCLENCHER LE PROCHAIN REFERENDUM À PARTIR D’AVRIL

LES CALÉDONIENS PEUVENT-ILS ESPÉRER VOYAGER PROCHAINEMENT VERS SYDNEY, BRISBANE ET AUCKLAND ? L’ouverture effective de la bulle Trans-Tasman devrait connaître des prolongements dans le Pacifique. L’Australie et la Nouvelle-Zélande n’ont pas caché, en effet, leur souhait d’étendre à des pays proches, les facilités de voyage actées pour la fameuse bulle.

Certes, en raison de la situation sanitaire australienne qui a connu un pic de Covid à Melbourne, le voyage des Australiens, fermé vers l’Europe et les Etats Unis, n’est pas encore libéré pour des pays « sains » de la région. Ces derniers, d’ailleurs, affichent avec une certaine réticence, l’idée de recevoir rapidement des voyageurs « Aussie ».

En revanche, des Etats comme le New South Wales, et les Territoires du Nord ont ouvert leur frontière, dans un premier temps, à la Nouvelle-Zélande. Que le Queensland suive le mouvement n’est pas à exclure, sur fonds d’activité économique.

Dans ce contexte, la Nouvelle-Calédonie présente une situation Covid exceptionnelle dans le Pacifique, et même dans le monde : aucun cas autochtone depuis le début de la pandémie. Un état sanitaire encore plus sain que celui de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie !

L’avantage, évidemment, pour les voyageurs dans la « bulle » est l’acceptation, par l’Australie, qu’ils ne soient pas soumis à quatorzaine à leur arrivée.

Si une telle ouverture était offerte aux visiteurs calédoniens, ces derniers seraient évidemment soumis, comme les Néo-Zélandais, à une quatorzaine à leur retour. Et à leurs frais.

Pour l’instant, bien sûr, rien de tout cela. La « bulle » vient de s’entrouvrir. Mais pour la Calédonie, la négociation reste à venir.

LE FLNKS DEMANDERA L’ORGANISATION DU TROISIÈME REFERENDUM dès la fin de la période de 6 mois requise, c’est à dire au mois d’avril 2021. C’est une résolution adoptée par le FLNKS lors de sa convention samedi dernier. Le groupe UC-FLNKS-Eveil Océanien et le groupe de l’Uni possèdent le nombre requis d’élus (un tiers) pour formuler cette demande.

Dans ces conditions, l’Etat devra organiser la consultation dans un délai maximum de 18 mois.

Au cours de cette réunion, il a également été question de la chute éventuelle du gouvernement Santa. Selon le porte-parole du Front, le FLNKS attendra « le moment propice ».

DAVID MEYER RECONDUIT À LA PRÉSIDENCE DE LA « FÉDÉ » à l’issue du congrès qui s’est déroulé à Maré. Toutefois, il a été convenu qu’un successeur sera désigné dans un délai de 6 mois à un an.

LE SALON des accessoires auto et de tuning s’est tenu ce week en à la Maison des Artisans faisant, comme chaque année, le bonheur des passionnés.

LES CHEFS, DISCIPLES D’ESCOFFIER, se sont réunis au Vallon Dore pour partager le repas d’Epicure. Ils ont rendu hommage à Mamie Fogliani.

ACTU NATIONALE ET INTERNATIONALE

VINCI REMPORTE UN GROS MARCHÉ ROUTIER EN AUSTRALIE
C’est l’entreprise Vinci, bien connue en Nouvelle-Calédonie, et plus exactement sa filiale australienne Seymour Whyte, qui vient de remporter un gros marché routier de 25 milliards de FCFP environ.

Le contrat concerne la poursuite de la rénovation de l’autoroute M1, pour la partie commençant à la hauteur de Varsity Lake, jusqu’à la ville de Tugun, à proximité de l’aéroport de Coolangata.

COVID EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZÉLANDE

JACINDA ARDERN RÉÉLUE PREMIÈRE MINISTRE, DISPOSE D’UNE MAJORITÉ ABSOLUE à l’issue des élections législatives qui se sont déroulées ce week end en Nouvelle-Zélande.

Le parti Travailliste a en effet remporté 64 des 120 sièges du Parlement. Ce succès est en grande partie due à la gestion de la crise du Covid par Jacinda Ardern, une gestion jugée positive par l’ensemble des Néo-Zélandais.

LES SUITES DE L’ASSASSINAT DU PROFESSEUR DE CONFLANS-SAINTE-HONORINE
Dans l’enquête de l’assassinat du professeur de Conflans-Sainte-Honorine, dix personnes étaient en garde à vue samedi dernier, dont les parents, le grand-père et le petit frère de l’assaillant, interpellés à Evreux (Eure).

Le père de l’élève qui a appelé à la mobilisation contre l’enseignant a été interpellé à Chanteloup-les-Vignes et placé, lui aussi, en garde à vue. L’homme qui l’avait accompagné au collège pour se plaindre du professeur et avait interviewé la fille de ce parent d’élève dans une vidéo, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, actif en France depuis le milieu des années 2000, ainsi que sa compagne, le sont également.

Abdelhakim Sefrioui est une figure bien connue des services de renseignement français, fiché depuis plusieurs années. C’est un militant islamiste chevronné qui participe depuis le début des années 2000 à toutes les manifestations défendant de près ou de loin une vision radicale de l’islam.

En 2004, il fonde le collectif pro palestinien Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas, tué par l’armée israélienne en 2004. Cette organisation palestinienne est considérée comme terroriste en Europe.

Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard a souligné que le père de l’élève avait une demi-soeur qui était partie en 2014 rejoindre l’organisation Etat islamique en Syrie et faisait l’objet d’un mandat de recherche, mais le procureur n’a fait publiquement aucun lien entre ce père de famille, son entourage et l’assaillant.

PRÈS DE 11.000 LOYALISTES DEVANT LE HAUSSARIAT SAMEDI

Organisateur de la manif qui a réuni entre 10.000 et 13.000 personnes non loin du lieu de quatorzaine de Sébastien Lecornu, Raphaël Romano est lui même étonné de ce succès. C’est que le rassemblement, paisible, a été organisé pratiquement au pied levé, avec certes les appels à participation de la plupart des partis loyalistes, mais sans logistique importante.  A dire vrai, ce sont les réseaux sociaux qui l’ont porté, relayant des messages à un public très mobilisé par le second référendum d’autodétermination.

A l’échelle de la France, ce serait une manifestation de 2,6 millions de personnes. Elle n’est pas sans conséquences, et véhicule 4 messages.

LES LOYALISTES DEMEURENT DÉTERMINÉS
A l’issue du scrutin du 4 octobre, le phénomène de « perdants-vainqueurs » et de « gagnants-défaits » s’est renouvelé. En 2018, le résultat des indépendantistes avait été bien au dessus des chiffres annoncés par un sondage; en 2020, il progresse de 3 points. Mais alors que le « non » l’a emporté, la progression du « oui » apparaît comme une victoire !

Aujourd’hui, toute la question est donc de savoir si, en cas de troisième référendum identique au deux précédents, le « non » l’emporterait une nouvelle fois.

Les évaluations de maisons dans le but de leur mise en vente, les transferts d’argent vers l’extérieur, les recherches de déplacements de valeurs patrimoniales montrent que certains craignent le prochain résultat. Mais comme lors des événements de 1984, l’immense majorité des Calédoniens loyalistes « reste à la maison ». La démonstration de samedi montre qu’elle est inquiète, mais calmement déterminée.

UN QUADRUPLE MESSAGE
Le rassemblement, presqu’improvisé, est d’abord la manifestation d’une réalité post-3e référendum éventuel : dans le cas d’une nouvelle victoire du « non », et à l’issue de la période transitoire correspondant à la validité de l’Accord de Nouméa (lire notre article), le rétablissement dans leurs droits de 34.500 Calédoniens exclus du corps électoral devra être effectué pour l’ensemble des élections, conformément aux droits constitutionnel, européen, et aux règles rappelées par l’Onu. C’est le premier message.

Mais la manifestation est à quadruple détente. Le second message est, en effet, à l’attention de Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer confiné à deux pas des manifestants, dans la résidence du Haut Commissariat de la République. Le troisième, à l’attention des indépendantistes dont une partie était en réunion de travail. Et le quatrième, en direction des partis politiques métropolitains qui se préparent à entrer dans l’arène des élections présidentielles de 2022.

LA FRANCE ET SON GOUVERNEMENT DEVRONT DIRE LES VÉRITÉS
Au moment où les partis loyalistes confirment leur volonté d’ouvrir des discussions pour éviter un troisième « référendum binaire », tandis que les indépendantistes affirment que seule, l’option de l’indépendance peut être sur la table, le gouvernement français, représenté par Sébastien Lecornu, tient les principaux atouts dans sa main.

C’est en effet de la France que dépend le maintien d’un des trois plus hauts niveaux de vie du Pacifique, apanage de la Calédonie. 175 milliards de CFP pour l’exercice des compétences régaliennes, les aides au développement, le financement de l’enseignement privé et de l’enseignement secondaire et supérieur public, ça compte !

Passé les slogans vides de sens, c’est ce niveau de vie qui permet l’enseignement gratuit et de qualité, une couverture sociale unique dans la région, un niveau de santé remarquable, des aides et des bourses scolaires importantes, le maintien de régimes de retraites élevés, et une injection dans la consommation de 9000 personnels rémunérés par la France, source d’emplois.

C’est de la France que dépend le régime de nationalité … française. Et c’est par la France que la diplomatie occidentale de la zone, américaine, australienne, néo-zélandaise, et coréenne du Sud -indéfectible alliée des USA-, impulsera sa vision géo-politique.

En clair, l’Etat et son gouvernement peuvent peser très lourdement pour conduire les adversaires calédoniens à la table des négociations, et à une conclusion acceptable par tous.

LES INDÉPENDANTISTES NE SONT PAS LES SEULS MAÎTRES DU JEU
C’est le second message. Pour l’heure, 46% ne font pas une victoire. Et combien même celle-ci pourrait-elle être envisagée, il serait bien difficile d’imposer démocratiquement tout, à une moitié d’une population électorale, et à près de 60% d’une population tout court.

Le FLNKS a manifesté sa volonté d’aller au troisième référendum tel que prévu dans l’Accord de Nouméa. Mais sa certitude de gagner n’est pas la preuve d’une humilité clamée à chaque occasion coutumière ou pas. La sagesse suggère pourtant que les résultats d’un scrutin sont connus à l’issue, et non au préalable. Les loyalistes, pour leur part, se sont fait rappeler cette évidence en 2018.

Or, si le « non » venait à l’emporter, comme cela est fort possible, il faudrait bien parler du sort des 35.000 Calédoniens « exclus », et les conditions de leur réintégration dans le corps électoral local.

LES PARTIS POLITIQUES MÉTROPOLITAINS VONT ENTRER DANS L’ARÈNE
Déjà, la saillie de Bruno Rétailleau à l’adresse du Premier ministre, a rappelé que si jusqu’à présent, la classe politique française prenait garde à ne pas faire du sujet calédonien un enjeu de politique intérieure, le gouvernement central serait bien inspiré d’être … attentif.

C’est que l’élection présidentielle se tenant en mai 2022, la campagne électorale est virtuellement lancée. Emmanuel Macron, empêtré dans une gestion calamiteuse de la crise du Covid, et dont l’image a été altérée par la crise des gilets jaunes, surfe sur les sondages pour cause d’absence d’adversaire, à l’exclusion de Marine Le Pen.

Mais dans une France qui perd beaucoup de ses repères, et qui a été capable de porter à la tête de ses grandes villes, des écologistes sortis de nulle part, qui peut prédire ce qui se passera au cours de l’année et demie qui s’annonce ?

TOUR DE CHAUFFE
Le succès du rassemblement de samedi a surpris le FLNKS, tout occupé à sa courte défaite pour laquelle il entretien un parfum de victoire.

De la même manière, il a surpris -agréablement- la presque totalité du camp loyaliste, tout occupé à sa courte victoire contre laquelle ses adversaires voudraient instiller un parfum de défaite.

Un camp indépendantiste, « gonflé à bloc », décidant de demander le troisième référendum, mais à qui une réalité dans le rapport de forces est rappelé, un camp loyaliste revigoré par cette inattendue démonstration de force, un ministre confiné, pour l’instant spectateur d’un paysage politique mouvant, tout cela ressemble bien à un tour de chauffe avant que ne commencent les tractations.

Au vu des forces en présence, une chose est certaine : aucun camp ne peut imposer, avec brutalité, ses vues et son éventuelle victoire. S’ouvre peut être, la voie du compromis et des concessions raisonnables. Le fameux troisième accord.

LES « CALÉDONIENS EXCLUS » INSCRITS EN 2024 ? MANIF DE SOUTIEN CE MATIN.

Si le troisième référendum avait lieu, et si le « non » l’emportait une troisième fois, la Nouvelle-Calédonie s’acheminerait vers la fin de l’Accord de Nouméa, à l’échéance de la mandature provinciale actuelle. Une précision déjà apportée par le Conseil d’Etat.

Impossible, bien entendu, qu’une « régularisation » de la situation des Calédoniens exclus du vote provincial et référendaire n’intervienne avant cette date butoir, celle-ci nécessitant une modification constitutionnelle. Mais cette « régularisation » sera exigée, à l’issue, par le droit national, européen et international.

C’est qu’en effet, le « gel » du corps électoral calédonien, contraire à tous les principes démocratiques, contraire au texte initial de la loi organique relative à l’Accord de Nouméa, a été admis pour une seule raison : son caractère transitoire, limité à la durée du dit Accord. Cette position a été confirmée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme ainsi que par les instances de l’Organisation des Nations Unies. Le régime d’exclusion électorale perdrait ainsi son caractère transitoire à partir de 2024.

Dans le cas d’une nouvelle victoire du « non », ce rétablissement ne procèderait pas d’une option politique, mais d’une exigence de droit. Or, à l’échéance de la mandature 2019-2024,  des nouvelles élections devraient être organisées pour désigner les assemblées de province. Elles seraient organisées sous l’égide de l’actuel statut en l’absence de modifications. A l’exception du corps électoral appelé à voter. Le « gel » ne pourrait alors pas être maintenu, sous peine d’illégalité.

Dans cette perspective, l’Association « Un coeur, Une voix » a appelé à manifester ce matin devant le Haut-Commissariat, pour soutenir le processus de réinscription sur les listes électorales spéciales des 35.000 Calédoniens qui, pour l’heure, en sont exclus.

C’est là que se situe tout le risque, pour les indépendantistes, en cas de nouvelle défaite en 2022, et la chance, pour les Calédoniens « exclus », de se voir réintégrés dans leurs droits démocratiques.

TERRORISME : UN PROFESSEUR D’HISTOIRE DÉCAPITÉ À CONFLANS-SAINTE HONORINE

C’est une scène d’horreur qui s’est déroulée à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, où un professeur d’histoire-géographie du collège a été retrouvé en pleine rue vers 17 heures, décapité.

Appelés pour un individu suspect rôdant autour du collège, les policiers de la Bac (Brigade anticriminalité) de Conflans-Sainte-Honorine ont tenté d’interpeller un homme muni d’une arme blanche quelques centaines de mètres plus loin, à Eragny (Val-d’Oise). Ils ont fait feu sur lui, le blessant mortellement d’une dizaine de balles.

La victime aurait montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression. Selon certaines informations, une plainte aurait été déposée par un parent d’élève contre lui. Il avait déjà reçu des menaces de mort.

Une cellule de crise a été mise en place, et le président de la République devrait se rendre sur les lieux. Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, était en déplacement au Maroc. Il est rentré d’urgence à Paris. Le parquet antiterroriste a très vite ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

« BULLE » : ARRIVÉE À SYDNEY DU PREMIER VOL NÉO-ZÉLANDAIS SANS QUATORZAINE

Le premier vol Trans-Tasman en provenance d’Auckland est arrivé ce midi à Sydney. Les passagers n’ont pas été soumis à la procédure de quarantaine compte tenu du bon état sanitaire de la Nouvelle-Zélande.

En revanche, au retour dans leur pays, ils devront l’effectuer, à leurs frais.

A ce stade, la bulle est unilatérale, les Australiens n’étant pas autorisés à entrer en Nouvelle-Zélande.

L’Australie et la Nouvelle-Zélande sont parmi les premiers pays de la région Asie-Pacifique à assouplir les restrictions sur les voyages internationaux depuis que les interdictions de voyage Covid-19 sont entrées en vigueur au début de cette année.

Singapour et Hong Kong ont annoncé jeudi qu’ils avaient accepté les voyages sans quarantaine entre les deux villes. Aucune indication n’a cependant été donnée sur le début de ces vols.