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DUMBÉA : des nouveaux visages aux côtés du maire sortant

Bien que la présentation de la liste définitive soit prévue le 22 février, de nouveaux visages sont d’ores et déjà apparus lors de la présentation du programme de la liste conduite par Georges Naturel, le maire sortant de Dumbéa.

Ainsi, figuraient parmi les candidats présents, P. Tonia, du clan bien connu auquel une terre a été restituée près de Koutio il y a plusieurs années, et Nicolas N’Godrella, le champion de tennis calédonien lui même fils de Wanaro N’Godrella, ancien tennisman joueur de Cup Davis, et décédé il y quelques années.

AGNÈS BUZYN SERA LA CANDIDATE DE LAREM À PARIS POUR LES MUNICIPALES

C’est donc Agnès Buzyn, l’actuelle ministre de la Santé, qui sera la candidate de La République en Marche pour les élections municipales de Paris. « J’ai déposé ma candidature pour cette élection à la mairie de Paris. J’y vais avoir coeur, avec engagement, avec sérieux, avec détermination. J’y vais pour gagner. J’ai toujours vécu dans cette ville, j’y suis née, j’y ai travaillé, j’y ai élevé mes enfants, je la connais », a-t-elle déclaré à la presse.

Elle remettra sa démission du gouvernement, « dès ce soir » a-t-elle indiqué.

Du côté de Cédric Villani qui espérait incarner le rassemblement des Marcheurs, les critiques ont immédiatement fusé. « Ce choix fragilise l’exécutif en pleine crise sanitaire, au détriment d’un rassemblement et d’une victoire possible derrière Cédric Villani. Cette décision est une nouvelle fois incompréhensible pour deux-tiers des Parisiens qui espèrent l’alternance » a fait savoir son entourage pour qui le candidat dissident de Larem est « le seul à pouvoir rassembler largement« .

Rachida Dati a également critiqué ce choix en s’étonnant « qu’un ministre engagé sur des dossiers majeurs » (…) « abandonne son poste du jour au lendemain« .

C'EST LA RENTRÉE ! ET POUR LES PREMIÈRES, LE NOUVEAU BAC …

67 209 écoliers, collégiens et lycéens prennent ce matin le chemin de leur établissement.

Le lycéens concernés vont entrer de plain pied cette année dans le nouveau bac issu de la réforme de ce diplôme. Ainsi , les élèves de première, selon l’esprit de la réforme, vont consolider leur culture générale et approfondir certaines matières à l’aide de spécialités au choix, une manière de faciliter l’orientation vers les études supérieures.

Leur programme est ainsi présenté :
Des enseignements communs :
Français : 4h
Histoire – Géographie : 3h
Langues vivantes A et B : 4h30
Enseignement Moral et Civique : 30mn
Enseignement scientifique (pour la filière générale) : 2h
Mathématiques (pour la filière technologique) : 2h
l’Éducation Physique et Sportive (EPS) : 2h

3 spécialités au choix à hauteur de 4h/semaine (pour la filière générale)  :
- Arts
- Biologie & écologie (uniquement dans les lycées agricoles)
- Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques
- Humanités, littérature et philosophie
- Langues
- Littérature, Langues et cultures de l’Antiquité
- Mathématiques
- Numérique et sciences informatiques
- Physique-chimie
- Sciences de la vie et de la Terre
- Sciences de l’ingénieur
- Sciences économiques et sociales

Des enseignements optionnels (3h/semaine) :
Arts ; LCA (langues et culture de l’antiquité) ; EPS (éducation physique et sportive) ; LV3 (langue vivante 3)

Quant au nouveau bac qui se déroulera donc en 2021, il comportera :

LE CONTRÔLE CONTINU

Tout au long de l’année de 1re et de terminale, un contrôle continu comptera pour 40 % de la note finale. Les bulletins scolaires seront pris en compte à hauteur de 10 % afin de valoriser la régularité du travail de l’élève.

Les épreuves communes porteront sur les disciplines étudiées par les élèves.

Pour garantir l’égalité entre les candidats et les établissements scolaires, une « banque nationale numérique de sujets » sera mise en place, les copies anonymisées seront corrigées par d’autres professeurs que ceux de l’élève. Une harmonisation sera assurée.

LES ÉPREUVES FINALES

Comme aujourd’hui en fin de 1re, chaque lycéenne et chaque lycéen présentera une épreuve anticipée écrite et orale de français.

En classe de terminale, les candidats présenteront quatre épreuves :

  • Deux épreuves écrites porteront sur les disciplines de spécialité choisies par la candidate ou le candidat.
  • Une épreuve écrite de philosophie : ce choix correspond à une tradition française attachée à la nécessité de conforter l’esprit critique et d’analyse dans la formation des jeunes générations.
  • Une épreuve orale reposant sur la présentation d’un projet préparé dès la classe de première par l’élève. D’une durée de 20 minutes, cet oral se déroulera en deux parties : la présentation du projet, adossé à un ou deux enseignements de spécialité choisis par l’élève et un échange à partir de ce projet permettant d’évaluer la capacité de l’élève à analyser en mobilisant les connaissances acquises au cours de sa scolarité, notamment scientifiques et historiques. Le jury sera composé de deux personnes.
Savoir s’exprimer dans un français correct est essentiel pour les études, pour la vie personnelle et professionnelle. Parce que l’aisance à l’oral constitue un marqueur social, il convient justement d’offrir à tous les élèves l’acquisition de cette compétence.

En province Sud, 31 000 élèves fréquentent cette année des établissement publics, 12 000 en province Nord et 1600 environ aux Iles.

VALE : TROIS REPRENEURS EN LICE ET 140 LICENCIEMENTS

Le président de Vale l’a confirmé : 3 groupes sont candidats à la reprise de l’usine du sud. Mais à condition, évidemment, que la mariée soit plus belle.

Pour celà, la fermeture de l’usine de raffinage sera effectuée. Coût social : 140 licenciements. Les personnels, dont la liste des noms va être dévoilée, percevront un salaire pour les 8 mois à venir. La province Sud et Vale aideront à leur reclassement.

La production devra augmenter : objectif 33 000 tonnes cette année. Le produit phare, demandé par les fabriquants de batterie, est le NHC. Vale en est l’un des deux producteurs, et ce qui permettra probablement de sauver les 1300 emplois de l’usine, et les 3000 emplois directs, indirects et induits au total.

Avec les mutations, l’objectif est de réduire à 12 000$ la production de tonne de produit, contre 20 000$ en 2019. En clair de produire sous le cours du LME. Difficile mais pas impossible.

Antonin Beurrier a également confirmé la poursuite de la construction de Lucy, vaste chantier pour stocker les déchets de l’usine.

Au total, le groupe brésilien va réinjecter 12 milliards dans l’opération afin de rendre attractive l’entreprise. Le repreneur final devrait être connu en mars, et la transmission de l’entreprise s’effectuerait dans ce cas dès cette année.

GIL BRIAL APPORTE SON SOUTIEN À LA LISTE NATUREL À DUMBÉA

Il avait fait sensation avec un score inattendu lors des dernières législatives. Depuis, Gil Brial a fait son chemin politique, prenant la tête de son parti, le MPC, puis en participant au regroupement des loyalistes au sein de l’Avenir en Confiance.

Elu municipal sortant, il apporte cette fois son soutien à Georges Naturel et intègre sa liste.

Rendant hommage aux réalisation conduites à Dumbéa par le maire et son équipe, il a également mis en exergue la capacité de Georges Naturel à fédérer le conseil municipal autour de ses projets.

« Sur sa capacité à fédérer et à améliorer le bien être de sa population, sur sa capacité à porter des projets d’aménagement structurants pour la ville pour les décennies à venir, je soutiens à 100% Georges Naturel et l’ensemble de la liste » a-t-il indiqué.

Un soutien précieux, aussi bien politique que fonctionnel. Gil Brial est également Vice-président de l’assemblée de la province Sud.

MUNICIPALES : PROJETS AMBITIEUX À DUMBÉA POUR LA LISTE GEORGES NATUREL

Georges Naturel mène une liste pour un troisième mandat à Dumbéa, une commune dont il a conduit une transformation considérable pour en faire la seconde ville de Calédonie. Des projets importants à achever, et de nouvelles ambitions pour les Dumbéens « au coeur de leur ville ».

L’homme a une grosse qualité, celle de rassembler et de trouver le consensus. A preuve, le dernier budget municipal voté à l’unanimité, l’hommage rendu à l’ancien maire, adversaire d’hier, Bernard Marant, qui lui a même souhaité une bonne réussite pour le possible mandat prochain.

Mais surtout, il affiche un bilan remarquable, inscrit dans un vraie conception de ce que doit être « sa » ville, une qualité qu’on ne trouve pas chez tous les maires … Centre ville en construction autour d’un énorme centre commercial, sécurité renforcée, second centre d’activités autour du Médipôle et d’un deuxième hypermarché, quartier industriel en développement, protection d’une réserve … naturelle d’exception, ou encore équipements scolaires et de sport remarquables, les Dumbéens n’en sont pas, avec lui, à de vagues promesses : ils peuvent constater chaque jour ce qui a été réalisé pour eux depuis 12 ans.

Alors le programme du candidat -« je ne brigue pas un troisième mandat, je veux accompagner une équipe de qualité et préparer le futur »– commence évidemment par l’achèvement de gros chantiers : la belle promenade Jules Renard, un nom qui évoque une figure de Dumbéa, le cinéma du centre-ville de 12 salles et 1800 fauteuils, la résidence universitaire de 105 chambres, face au Lycée, et la marina de Nouré, réalisation privée qui donnera à Dumbéa un nouveau front de mer. L’amélioration de la sécurité n’a pas été en reste : développement de la Police municipale, coopération accrue avec la gendarmerie, nouvel Hotel de Police, construction d’une caserne de gendarmerie. Dumbéa a également été la première à lancer l’opération « Voisins Vigilants ».

Georges Naturel veut étendre ce travail de construction, y compris dans les technologies nouvelles. Ville connectée, avec déjà des innovations qui ont constitué des premières calédoniennes, poursuivie avec notamment les compteurs intelligents, et pour le futur, des « smart parking » et des « smart lighting », traduction : places vacantes indiquées sur le smartphone ou lumière s’allumant uniquement lorsqu’il y a quelqu’un.

Les autres projets foisonnent : stade de 3000 places, marché municipal, pépinière d’entreprises, bus de proximité, sentiers de randonnée, aménagement du parc de la Dumbéa, aménagement du littoral de Dumbéa-sur-mer ou encore piste cyclable du coeur de ville jusqu’au Parc Fayard.

Et un projet très important : la construction d’un voie sur pont entre Koutio et Ducos.

Au total, finalement, de bonne nouvelles pour les habitants de Dumbéa. Restera, évidemment, aux électeurs, de trancher en mars prochain.

TOURISME – DÉPART DE JM MOCELLIN : L'ÉPILOGUE D'UN GÂCHIS ?

9.900 personnes ont quitté la Calédonie au cours des 5 dernières années. Il faudra y ajouter un authentique Calédonien, Jean Marc Mocellin, qui a dirigé NC Tourisme Point Sud pendant 2 ans. Ce départ d’un professionnel, appelé aux responsabilités du tourisme en Polynésie, est un aveu d’échec. Une déception, exprimée sous forme de regrets par l’intéressé, des chiffres du tourisme toujours bizarres avec la prise en compte… des marchés wallisien, vanuatais et polynésien, et l’absence de résultats dans la ligne des objectifs quelque peu fantaisistes, et du PDTCNC en 2005, et des « Ateliers du Tourisme » en 2016. Gâchis.

LES CHIFFRES DE L’ISEE « À LA RAMASSE »
Comment bâtir une stratégie économique en l’absence de chiffres sérieux ? Impossible. Donc tout cela relève davantage de la communication que du développement.

A preuve ? Les statistiques « rapides » d’arrivées des touristes à Tontouta les plus récentes datent … de juillet 2019. C’est ainsi que les perspectives 2020 ont été bâties en l’absence des résultats 2019. Sérieux ?

Les chinois construisent un hôpital de 1000 lits en 10 jours. Mais chez nous, l’interprétation de la collecte des arrivées de quelques milliers de passagers prend au moins 7 mois ! Il faut commander les bons algorithmes à Pékin …

Quant aux chiffres eux mêmes, leur analyse pose vraiment problème. S’agit-il de se gargariser, ou de tenter de faire évoluer le développement ? Annoncer des records de fréquentation en comptabilisant … les Wallisiens, les Futuniens, les Vanuatais et les Polynésiens, ce n’est guère sérieux. Juste de la sémantique économique. A preuve, les 40% … d’augmentation de Japonais affichée.

Car non seulement, les chiffres 2019 ne sont pas disponibles, mais de surcroît, il faut se souvenir qu’il y a 20 ans, 35 000 japonais fréquentaient l’Ile la plus proche du Paradis contre … tout juste 20 000 en 2018. Alors, 40% d’augmentation …

Une seule explication : analyses et chiffres, les statistiques « locales » sont tropicalisées …

L’AGENCE DU PAYS : L’ÉCHEC D’UNE OPÉRATION SE RÉSUMANT À DE LA « COM »
Pour qui connaît la volonté des provinces de préserver jalousement leurs prérogatives respectives, le projet d’Agence « pays » issu des Ateliers du Tourisme paraissait farfelu.

Non seulement, il empiète sur les prérogatives provinciales et municipales -genre de casus belli-, mais il méconnait le souci constant de maintenir les équilibres entre tous, et donc de ne pas imposer un « machin » concocté de manière technocratique.

A l’origine, le GIE Destination Nouvelle-Calédonie regroupait les 3 provinces et fonctionnait tout à fait normalement. Que n’en a-t-on tiré quelques enseignements ?

LE TOURISME CHINOIS : LA PROIE POUR L’OMBRE !
C’est un peu comme pour les présidentielles : depuis 4 décennies, les Calédoniens ont toujours choisi le candidat perdant !

La Nouvelle-Calédonie possédait un marché en or massif : le Japon. 130 millions d’habitants, soit 2 fois la population de la France, près de 20 millions de voyageurs dont plus de 2 millions vers le Pacifique, une clientèle polie, disciplinée, amoureuse de la culture française, des plages, du shopping et de la plongée. Qui dit mieux ?

Au lieu de cela, les experts du tourisme local n’ont cessé de se détourner de cette pépite. La dernière lubie a été la Chine. La Polynésie la lorgne depuis 10 ans. Résultat : tout juste un peu plus de 5000 touristes, dont l’attitude ne les rend guère populaires auprès des prestataires.

Cette dérive est pourtant grave. Le seul marché susceptible d’assurer un véritable développement du tourisme calédonien, c’est le Japon. Or, perdre le Japon, c’est tout simplement mettre un terme au développement touristique calédonien. Un bel objectif …

BONS SENS DE JM MOCELLIN POUR LA CROISIÈRE
La croisière est une industrie. L’ancien directeur du GIE omet, avec tact, de constater que la Nouvelle-Calédonie ne s’est jamais intéressée à ce secteur d’activité dont le développement est uniquement du à la volonté de la compagnie Carnival. Au bout de 15 ans de croissance de croisière, les pauvres passagers ne disposent même pas d’un terminal provisoire en grande rade pour les protéger du soleil et de la pluie …

En revanche, il a raison d’appeler à la vigilance sur les équilibres humains et environnementaux à respecter.

En partance pour la Polynésie, il a sûrement été sensible aux déclarations de Gaston Tong Sang, maire de Bora Bora, visant à interdire les méga navires de croisière pour préserver son atoll bijou …

Quant à baser un navire de petite capacité à Nouméa, Carnival est demandeur … depuis près de 10 ans. Mais à l’évidence, personne ne s’est occupé de cette problématique.

ET POUR L’AÉRIEN
Sur la desserte aérienne internationale, Jean Marc Mocellin porte un regard pragmatique. Si Aircalin n’a pas de concurrent en dehors de Qantas et d’Air New Zealand, c’est que la Calédonie n’intéresse aucune autre compagnie aérienne ! Trop peu de trafic, et beaucoup d’argent à perdre comme ce fut le cas pour Air Austral, AOM, Corsair, Micronesia Airlines. Il y a tout de même mieux à offrir pour être attractif …

La seule raison qui attirerait ces autres compagnies, ce serait une augmentation de trafic. Or, cette augmentation ne peut provenir que du développement touristique. CQFD.

Mais c’est là que les difficultés commencent …

LA PROVINCE SUD MET LE PAQUET POUR LA RÉUSSITE SCOLAIRE

La province Sud met en place, pour la durée de la mandature, un dispositif qui vise à booster la réussite scolaire, tout en améliorer les conditions d’étude et de vie scolaire des enfants et des enseignants de la province. C’est l’objet d’une délibération qui sera examinée aujourd’hui, et qui vient en complément du projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie.

Avec un budget de 16 milliards qui constitue le premier poste de dépense de la collectivité, cette politique s’articule autour de cinq axes : la promotion de l’excellence, le renforcement de la sécurité dans les établissements, l’ancrage régional de l’école, la valorisation du métier d’enseignant et l’acquisition d’une aisance à l’utilisation des outils numériques.

Innovation forte annoncée par Sonia Backès et Gil Brial, la création d’ici à deux ans d’un internat de la réussite. Cinquante collégiens bénéficieront ainsi d’un accompagnement et d’un soutien qu’ils ne trouveraient probablement pas à domicile. Un véritable passeport pour la réussite.

Autre axe fort, les écoles bilingues vont se développer, de même que la formation à l’anglais des enseignants concernés, grâce à un partenariat projeté avec un Etat australien. Des locuteurs australiens pourraient même apporter une assistance dans les écoles. A côté de ce développement de la pratique de l’anglais, une ouverture aux cultures océaniennes viendra s’ajouter au chapitre consacré aux langues et culture kanak.

Le développement du numérique va se poursuivre, aussi bien pour les élèves que pour le suivi de la scolarité par les parents. Un « cartable numérique » sera ainsi proposé aussi bien pour un enseignement numérique que pour la dématérialisation des formalités à accomplir par les parents.

Conditions de travail des enseignants et valorisation de leur métier font partie du « package » de ces avancées fortes. Reconversions accompagnées et amélioration du confort des établissements profiteront aux professionnels de l’enseignement, mais également aux élèves.

Enfin, pour ce qui concerne la sécurité, première préoccupation des Calédoniens dans l’agglomération, la province va mettre en place des mesures visant à renforcer les dispositifs anti-intrusion, notamment dans des collèges situés en zone prioritaire. Ces dispositions techniques seront complétées par le recrutement d’un personnel spécialisé pour garantir la sûreté offerte aux élèves, notamment en matière de risques naturels ou d’attentats.

DUMBÉA A VOTÉ SON DERNIER BUDGET – Le cyclône s'est éloigné – Coronavirus : Les riverains s'opposent à la réquisition du Cise

Ultime séance hier soir pour le Conseil municipal de Dumbéa. Les élus ont procédé au vote du dernier budget de la mandature sous la forme, pour la seconde année consécutive, d’un budget unique. L’occasion pour le maire de souligner un bilan très riche pour la mandature qui s’achève, et un budget 2020 consacré en partie à l’achèvement de grosses opérations déjà lancées comme la promenade Jules Renard ou l’Hôtel de Police. L’occasion aussi, pour Georges Naturel, de rendre hommage au Maire honoraire, Bernard Marant, dont c’était la dernière séance.

Le cyclône Uesi est désormais loin et se dirige sud-ouest. Le nord calédonien constate et répare les dégâts.

Thierry Santa, le président du gouvernement, n’a pas convaincu les riverains inquiets de la réquisition du Cise pour établir une quarantaine destinée aux personnes suspectées de coronavirus. Les riverains sont résolus à bloquer l’installation de séjour.

Le Plan d’Urbanisme Directeur de Nouméa ce matin à l’assemblée de la province Sud. Il devrait être approuvé sans difficulté.

REDRESSEMENT DU RUAMM : LES PREMIÈRES MESURES DU GOUVERNEMENT

Depuis plusieurs années, le régime unique d’assurance maladie est en faillite virtuelle. L’an dernier, ultime alerte, la cessation de paiement a menacé pendant quelques jours la Cafat et les professions de Santé. En fin d’année, le président du Gouvernement avait présenté un plan de redressement en deux volets : la restauration d’une trésorerie pour le régime, et des mesures visant à retrouver l’équilibre financier d’une part, des mesures concernant le pilotage et la gouvernance du sytème avec le concours de l’Inspection Générale des Affaires Sociales d’autre part.

Hier, le gouvernement a présenté les premières mesures d’économies.

Elles concernent plus particulièrement 6 points. Premier point, l’extension du ticket modérateur aux soins de « petit risque ». Second point, un durcissement des critères de remboursement des transports en ambulance. De nombreux « dérapages » avaient déjà été pointés du doigt sur ce sujet. Troisième point : la cessation de remboursement de médicaments dont « les valeurs thérapeutiques ne sont pas avérées ». Quatrième point : une baisse de 3% du taux directeur des hôpitaux, c’est à dire, de la contribution publique à leur fonctionnement. Cinquième point : la limitation du nombre de patients pour les praticiens au titre de médecin référent, et la suppression de l’aide à l’équipement en numérique aux radiologues et chirurgiens-dentistes. Enfin, la grille tarifaire du centre de radiothérapie va baisser.

Les dispositions complémentaires pour viser à l’équilibre du Ruamm intègrent des ressources fiscales : celles reversées par l’Agence Sanitaire et Sociale, et la future taxe sur le sucre. Conjoncturellement, l’emprunt de 5 milliards consenti par la Cafat s’inscrit dans le rétablissement de la trésorerie.

A l’évidence, le travail d’amélioration de la gestion de la Cafat et des établissement publics de santé, la lutte contre les gaspillages, les contrôles de gestion et enfin, la réforme du pilotage et de la gouvernance du système de couverture sociale et de santé calédonien devront se poursuivre. Le but demeure la stabilisation économique et financière de ce système en déficit structurel depuis plus d’un décennie. Les mesures prises par le gouvernement vont indéniablement dans ce sens.