MARLÈNE SCHIAPPA, UNE SECRÉTAIRE D’ÉTAT DANS PLAYBOY

La secrétaire d’État a fait sensation en acceptant de faire la première page de Playboy -mais pas nue, semble-t-il-, et en accordant une interview au magazine. Les réactions ont été diverses. La Première ministre a fait savoir à la secrétaire d’État que le choix de cette interview n’était « pas du tout approprié, à plus forte raison dans la période actuelle ». 

Une interview sur le féminisme, la politique et la littérature – credit Playboy

Gérald Darmanin est plus indulgent. « Être une femme libérée, c’est pas si facile », a répondu le ministre de l’Intérieur, invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1. Et citant la (seule) chanson à succès du groupe strasbourgeois Coolie Dingler, il a ajouté : « Marlène Schiappa est une femme politique courageuse, qui a son caractère, son style qui n’est pas le mien, mais je le respecte ».

L’opposition s’est évidemment déchaînée. « On est en plein dans une crise sociale, il y a un sujet sur le maintien de l’ordre, il y a des personnes entre la vie et la mort et j’ai l’impression d’un écran de fumée, entre Têtu, Pif Gadget et Playboy », a déclaré sur BFMTV la députée écologiste Sandrine Rousseau. Pif est également cité par le communiste Fabien Rousseau : « Il ne suffit pas de s’abonner à Pif pour connaître les intentions du gouvernement, il faut aussi s’abonner à Playboy… »

L’entourage de la secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire a fait savoir que l’interview en question portait « essentiellement sur la liberté des femmes mais aussi le féminisme, la politique et la littérature ». Pas de quoi fouetter une secrétaire d’État.

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