MERCI LES FRONÇAIS DE METS-TROP-PAUL

Ohé matelots,  

‘Tention. Je vais vous rappeler quèque chose, vous qu’avez un petit air condescendant avec vos « c’est un zoreille », c’est « un 22.000 » ou bien « c’est un zor’ » ou même bien pire. Ça me fait penser à un dicton de ma grand-mère : « faites du bien à un vilain, y vous crachera dans la main ».

Bon. On n’en est pas là. Mais je vais vous dire une chose, matelots.

Quand vous chantez « c’est la France qui paie », quand vous demandez une subvention « à l’État », quand vous voulez une rallonge « aux contrats État », quand vous vous demandez qui paie nos professeurs et le resse dans les lycées, ou quand vous demandez la venue de la « réserve sanitaire », vous savez qui aboule, qui raque ?

Ohé matelots, regardez bien les arbres autour de vous. Même si y’a un caca-Oyez qu’est le plusse meilleur au mânde, même si vous avez déjà vu un arbre « à bière », en vérité je vous le dis (Saint Glinglin, chapitre 12 vers ses 10) : si vous trouvez un arbre à billets de banques, -un arbre à queues bleues qu’y disaient autrefois-, faites moi signe que je m’en coupe une.

Biscote l’argent que vous recevez de la Fronce, les Taouzènes que vous réclamez à la Fronce, d’où qu’y viennent ? Des arbres à queues bleues ? Casse le ! Je vais vous le dire, moi. Y viennent de tous ces « zor’ » qui bossent, qui triment, et qui paient des impôts qui vont dans la poche de l’État qui en donne une partie à nouzautes en Calédonie.

Alors matelots, la prochaine fois, dites plutôt merci à ces cochons de contribuabe fronçais de mets-trop-paul. Ou alors payez des impôts en plusse pour l’éducation de vos enfants …

D’ailleurs, je vais vous faire une confidence. Les premiers Calédoniens, quand y z’ont débarqué, c’étaient … des zors. Mais chut. C’est un secret …

Allez matelots, avec moi chantez : Allons enfants …

L’Amiral