LE COMITÉ DES SIGNATAIRES RÉUNI UNE ULTIME FOIS EN SEPTEMBRE

Finalement, le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer ne viendra pas le 26 juillet en Nouvelle-Calédonie, mais plus tard, à l’issue d’un prochain Comité des Signataires.

Dans un tweet, Gérald Darmanin indique en effet :  » Le Gouvernement réunira le Comité des signataires calédonien à la rentrée afin de clôturer le cycle des référendums et d’engager les discussions sur l’avenir de l’archipel au sein de la République Française. Je me rendrai ensuite sur place à la rencontre des calédoniens. »

Prudemment, le ministre n’indique pas que l’Accord de Nouméa est clôturé, mais que c’est celui du « cycle des référendums » qui l’est. Toutefois, la thèse étayée par les indépendantistes demeure que la troisième consultation référendaire ne s’est pas déroulée normalement, et que le « cycle » n’est donc pas achevé. Une thèse difficilement soutenable sur le plan juridique, et qui relève d’une posture politique, surtout après l’échec qu’ils ont subi aux récentes élections législatives.

Après la prise de position de Jacques Lalié, en sa qualité de président de province, demandant l’ouverture immédiate des discussions sur l’avenir institutionnel, on peut s’interroger sur les invitations qui seront lancées pour ce Comité des Signataires.

Originellement, en effet, les « vrais » signataires étaient le FLNKS, le RPCR et l’Etat. Mais depuis 1998, le paysage politique s’est considérablement transformé, marqué par l’implosion du RPCR, et les divisions au sein du FLNKS. Les derniers Comités, d’ailleurs, ont rassemblé autour de la table bien d’avantage de « non-signataires » que de signataires …

Lors d’une récente déclaration, le président de l’Union Calédonienne a souligné que seul son parti avait la capacité de désigner ses représentants, et que la ligne du parti ne pouvait être partagée avec des représentants institutionnels. Sous-entendu, avec des personnalités comme Jacques Lalié …

Le gouvernement va-t-il donc inviter uniquement des partis politiques, ou y adjoindre des représentants institutionnels en septembre prochain ? A cette question vient s’ajouter celle du symbole de la clôture de l’Accord de Nouméa. En effet, si certains effets juridiques perdurent, il est théoriquement clos. Sur ce point, évidemment, l’avis des juristes est moins tranché. Le gouvernement va-t-il choisir la nuance ? Il semble bien, cependant et en tout état de cause, que ce Comité des Signataires sera le dernier du genre.