L’HYMNE NATIONAL AURAIT DISPARU DES JEUX ? FINI KAKSÉ, FINI KAPOUTE ?

A Saipan, aux mini-Jeux du Pacifique, figurez-vous que l’hymne national aurait disparu. A pu, fini kaksé, envolée la Marseillaise ? Y paraît d’ailleurs que ce serait pas nouveau. Ce qui prouverait alors que la disparition est passée inaperçue ! Ben ça alors, le monde du sport aurait-il pu être à ce point distrait ? Personne n’oserait croire ça.

Jusqu’à cette mystérieuse éventuelle disparition, un modus vivendi avait été trouvé entre le drapeau national et le drapeau kanak : les sportifs affichent les deux. Pas de jaloux. Même chose pour la musique des médailles d’or : un début avec la Marseillaise, puis un fondu avec «l’hymne» de Nouvelle Calédonie. Enfin ce qui a été dénommé pompeusement «hymne». Entre nous, c’est plutôt une chansonnette d’école primaire. D’ailleurs, je vais vous faire une confidence : personne n’en connaît ni les paroles, ni la musique ! Vous les savez, vous ?

Mais ça, c’était avant ? Maintenant, on frimerait tout seul, comme des grands ? Nan, nan, nan. Je vous parie que c’est une fèqueniouze (mais par précaution, je parie peau de balle …).

C’est pareil à la Direction de la Jeunesse et des Sports. Jusque-là, c’était un service mixte, et la Frônce prenait même en charge le salaire du fonctionnaire qui coordonnait les actions de l’Etat avec le Haussaire, et celles du territoire, avec le « minisse » du gouvernement. Mais depuis peu, coup de balai. Pas de fonctionnaires d’État dans un service calédonien, scrongneugneu ! Du coup, le service a éclaté : la Calédonie d’un côté, l’État de l’autre. Là où c’était simple, on a fait compliqué. Normal, on est en Calédonie.

Le hic, c’est qu’en matière de sport, il paraît que l’État … finance plus que la Calédonie. Et donc, pour faire bonne mesure, y serait pas étonnant qu’il ferme progressivement le robinet, histoire d’économiser les sous qui sentent mauvais des contribuables métropolitains.

Faire les malins avec les sous des autres, c’est un … sport très répandu ici. Sauf que des sous, on n’en a plus beaucoup …