LÉGISLATIVES : PHILIPPE GOMES SORT DE SON SILENCE

Au cours de l’actuelle campagne législative, dans le camp des électeurs loyalistes, il est moins question de partis, mais davantage d’union. C’est le terme le plus fréquemment employé pour inscrire l’action des formations politiques que sont les Républicains Calédoniens, Générations NC, Calédonie Ensemble et le Mouvement Populaire Calédonien dans le regroupement «Ensemble» de la majorité favorable au Président de la République.

Philippe Gomes a récemment annoncé publiquement son retrait progressif de la vie politique, et il est vrai que sa parole a été discrète depuis lors. Sa décision, d’ailleurs, ne manque pas d’être commentée, notamment par ceux qui en doutent. Certains autres leaders avaient, avant lui, fait de même mais d’une pirouette, avaient tenté de revenir sur leur engagement. Dans l’imaginaire populaire, un homme politique ne renonce jamais à vouloir exercer une parcelle de pouvoir. La réponse sera apportée dans les mois qui viennent, mais pour l’heure, l’actuel député de la 2e circonscription prend fermement position contre le risque de voir un député indépendantiste sièger au Palais Bourbon, et soutient sans ambiguité Nicolas Metzdorf.

Appelant au vote, il écrit « C’est un vrai choix de société que les électeurs de la 2ème circonscription ont le devoir de trancher, à un moment historique de la vie du pays. Et pour le trancher il faut VOTER ».

Le choix de société qui serait formulé par l’élection de Gérard Regnier serait, selon lui, une « souveraineté de papier » au travers de la souveraineté pleine et entière. Celle qui « qui consiste à quémander sur la scène internationale de quoi faire vivre le pays », et à tomber dans les griffes de la Chine : « Une accession à la souveraineté qui serait payée au prix fort si elle advenait : celui de l’asservissement d’un peuple à une puissance qui considère les droits de l’Homme comme une variable d’ajustement de sa politique d’expansion régionale.

 » Qu’aurions nous de plus que les autres si nous accédions à l’indépendance pour échapper au sort qui a été réservé par la Chine à l’arc mélanésien sur lequel elle a fait main basse ? ».

Pointant du doigt le « risque mélenchoniste » porté par une éventuelle élection du candidat indépendantiste, Philippe Gomes souligne qu’un député FLNKS « pourrait donner ainsi à la revendication indépendantiste une résonance qu’elle n’a jamais eue », et prône le choix du « projet de la « maison commune calédonienne de la majorité présidentielle » porté par Nicolas Metzdorf ».