DIMANCHE, QUOI QU’IL ARRIVE, SERA LA FIN DE L’ACCORD DE NOUMÉA

Le 12 décembre se déroulera, pour le troisième fois, une consultation des électeurs calédoniens sur ce qu’ils souhaitent en matière institutionnelle, devenir un Etat indépendant ou demeurer au sein de la République française. Ce sera l’ultime scrutin du genre, prévu dans l’Accord de Nouméa.

Le premier point à retenir est bien qu’il s’agit d’une consultation, et non d’une élection. Les « populations intéressées » doivent faire part de leur choix, ou non, à charge pour le gouvernement et le Parlement français de tenir compte de ce choix.

A partir du moment où les règles démocratiques sont respectées, et que la liberté de vote est garantie, le résultat montrera le nombre d’électeurs qui se seront prononcés, soit en faveur du OUI, soit en faveur du NON, soit en déposant un bulletin blanc dans l’urne. Ceux qui ne se seront pas prononcés feront partie des abstentionnistes, c’est dire des électeurs qui, librement, auront décidé de ne pas participer au scrutin.

Dans les élections régionales récentes, en métropole, le taux d’abstention a atteint 65,7%.

En 2019, l’abstention à la consultation référendaire du 4 novembre s’était élevée à 19%. En 2020, lors de la seconde consultation, elle avait atteint les 14%.

Le 12 décembre prochain, elle devait être plus élevée en raison du mot d’ordre de non participation lancé par le FLNKS.

Quoi qu’il en soit, et en dehors des interprétations politiques qui ne manqueront pas d’éclore le 13 décembre, cette troisième consultation scellera la fin de l’Accord de Nouméa. Certes, les effets de la loi organique continueront à demeurer, notamment pour ce qui concerne les Institutions et l’organisation des services publics. Jusqu’à l’adoption d’une nouvelle organisation qui résultera d’un nouveau statut. Mais l’Accord de Nouméa, lui, sera clos. Définitivement.