L’AVENIR DU NICKEL CALÉDONIEN SERA L’UN DES SUJETS MAJEURS DE L’APRÈS RÉFÉRENDUM

Que deviendront les complexes métallurgiques et miniers à l’issue de la troisième consultation sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie ? Ce sujet n’est pas directement politique, mais il pèsera lourd dans les discussions.

C’est qu’en effet, la principale activité économique de l’archipel est malade depuis plusieurs années. Certains de ses outils survivent dans une situation dangereuse.

Il en va ainsi de KNS. En dépit des déclarations rassurantes, les récentes indications apportées par le nouveau président de Glencore, de même que les évolutions comptables l’intérieur du géant du négoce annoncent une prise de position prochaine du groupe sur l’entreprise calédonienne, dans laquelle il est minoritaire.

L’examen approfondi annoncé par Gary Nagle n’est en effet pas anodin. Les dizaines de milliards injectées régulièrement dans KNS ont interpelé les actionnaires et le management. Pour l’heure, la consigne -l’ultimatum ?- est d’équilibrer les comptes pour le milieu de l’an prochain. Sera-ce possible ?

Dans le sud, Vale n’avait pas procédé autrement, tout en étant, en revanche, majoritaire dans l’entreprise. Cela s’est soldé par une reprise, elle même facilitée par l’engagement financier du gouvernement français, et par une restructuration de la société pouvant, de manière crédible, conduire à un équilibre de ses résultats.

La SLN demeure tout autant dans le rouge. La conjoncture lui permet de jouer les prolongations. Mais sa situation demeure périlleuse autant que fragile.

Dans ce vaste dossier, qui sera en mesure d’intervenir pour prémunir la Nouvelle Calédonie d’une catastrophe industrielle et économique ?

Les finances locales, elles-mêmes en péril, ne peuvent évidemment pas y prétendre. Ni dans le Nord au travers de Sofinor et de la SMSP, ni dans le Sud, par les 34% détenues au capital de la SLN. Sébastien Lecornu a proposé, à plusieurs reprises, de mettre la question sur la table des négociations. En vain. Pourtant, elle s’imposera dans les mois à venir, et quel que soit l’issue de la consultation du 12 décembre.