L’USINE DU NORD SUR LA SELLETTE EN 2022

Ironie de l’histoire : le PDG de Glencore, Gary, porte le même nom qu’un ancien maire de Poya, grande personnalité de l’Union Calédonienne, puis du Mouvement Libéral Calédonien, qui lui s’appelait Georges Nagle. Mais Gary sera peut être, en 2022, le père fouettard, ou même le bourreau de l’usine du Nord, et partant, de la province Nord.

Depuis août dernier, en effet, le complexe industriel de Koniambo fait officiellement l’objet « d’un examen approfondi » de son actif, en raison de ses mauvais résultats, et des pertes affichées dans un secteur où les autres unités de Glencore sont au vert.

Il est vrai que depuis l’origine, l’usine accumule les déboires techniques et les contre-performances de production. Au premier semestre de cette année, elle était de 19.000 tonnes pour la SLN, et trois fois moins pour KNS. Et pourtant, Eramet estime que la production de son usine calédonienne demeure encore insuffisante …

A l’issue de l’examen approfondi, et alors que comptablement, les résultats de Koniambo Nickel ont été retirés de la branche opérationnelle nickel de Glencore, « nous prendrons une décision sur ce que nous voulons faire« , a déclaré le patron du géant Suisse. C’est, sans doute aucun, en 2022 que cette décision sera prise, au delà de la troisième consultation des Calédoniens sur leur avenir institutionnel. Les pertes constantes de l’usine paraissent devenir insupportables à son actionnaire minoritaire, mais financier majoritaire, et le pire est peut être à venir …

Sébastien Lecornu a évoqué l’avenir du secteur de la métallurgie du nickel en Calédonie à plusieurs reprises. Avec gravité. Les acteurs indépendantistes n’ont pas voulu aborder cette question avec lui, jusqu’à présent. Mais au delà des idéologies, cette question, comme celle du devenir de la SLN, est vitale pour la survie de l’économie calédonienne.

Qui, en dehors de l’Etat, pourrait venir soutenir le territoire et éviter une catastrophe au cas où ?…