L’ÉTAT N’ENVISAGE PAS LE REPORT DE LA DATE DU RÉFÉRENDUM

Des différentes interventions de Sébastien Lecornu, il apparaît que l’Etat n’envisage pas pour l’heure le report de la date du référendum. Et même, face à Lorelei Aubry , le ministre déclare : « la vérité, c’est que la campagne, elle peut démarrer maintenant. Il ne faut pas non plus qu’on mente au corps électoral. Certes avec les mesures barrières, certes en faisant attention, mais 8 demandes de manifestation déposées par des formations politiques, des associations, des syndicats pour la semaine prochaine auprès du Haut Commissaire. Je sais que c’est le temps du deuil, mais je vois bien quand même que certains la reprennent, la vie politique ou la vie syndicale« .

Bien entendu, comme tout un chacun, il prend la précaution de préciser qu’une situation épidémique de nouveau grave, serait évidemment de nature à revoir le calendrier.

Mais pour l’heure, l’Etat et son représentant sur place, mettent en œuvre la préparation du scrutin. L’ultime révision des listes électorales s’est effectuée. Les renforts de forces de sécurité commencent à arriver. Rien ne manquera pour cette troisième et dernière consultation pour se réaliser avec le même sérieux que les deux précédentes.

Quant à la campagne, elle a en réalité commencé avec le premier scrutin et dure depuis 3 ans ! Seul élément nouveau : le document de l’Etat, qui ne fait qu’apporter des précisions notamment juridiques et financières au débat. En revanche, sur de nombreux points, les indépendantistes n’ont guère précisé leur vision concrète des réponses qu’ils sont censés donner aux électeurs. Mais cette question relève de leur propre responsabilité sur des sujets qu’ils portent depuis 1975 …

Ainsi,seul, le Covid pourrait mettre à mal la date du rendez-vous des Calédoniens prévu par l’Accord de Nouméa.

Selon le tableau du gouvernement, 1 seul décès était à déplorer au cours des dernières 24 heures, 35 patients se trouvaient en réanimation. La vaccination va bon train, et il faut ajouter au nombre des vaccinés, celui des malades guéris et eux mêmes immunisés bien que non vaccinés. Une tendance qui semble donner raison à Sébastien Lecornu.