SALON DE L’ÉTUDIANT : L’INFORMATION N’EST PAS COMPLÈTE

Le salon de l’étudiant connaît un réel succès. Des jeunes Calédoniens, souvent futurs bacheliers, ou en quête d’information sur les formations supérieures, sont venus hier et reviendront aujourd’hui dans les cinq espaces thématiques. Mais à Nouville comme à Baco, leur précise-t-on que, peut être dans 22 mois, les diplômes obtenus ne seront pas validés par l’Education Nationale française ?

Tout se passe en effet comme si le mois de décembre n’avait que 30 jours, et que le 11 décembre était suivi par le 13 décembre ! Détail : entre ces deux dates se situe un certain 12 décembre qui risque de rendre illusoire tout plan d’étude dans le système d’enseignement supérieur français.

Il aurait été de bon ton d’informer également les futurs étudiants de ce qui pourra leur arriver. Pour celà, un moyen très simple : distribuer aussi le document de l’Etat sur les conséquences du Oui et du Non !

D’abord, si le Oui l’emporte ce fameux 12 décembre dont personne ne parle, il n’existera plus de baccalauréat permettant d’intégrer une université ou un école française à compter de 2023

Ensuite, les diplômes universitaires locaux seront purement … locaux, puisque non reconnus par la France.

« Salon des Etudes Supérieures – Bien choisir son orientation », indique l’affiche. Il faut d’abord savoir si dans un peu plus de 4 mois, la Nouvelle Calédonie va … bien choisir son orientation. Si le territoire demeure dans la République, les étudiants pourront, sans problème, suivre un des cursus présenté au Salon. Si la Nouvelle Calédonie devient un Etat souverain, tout cela n’aura été que du blabla ..

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