RESTER DANS LA FRANCE SOULAGERA « LA SOUFFRANCE DU PEUPLE »

Brillamment réélu à la tête du Congrès, Roch Wamytan, routier expérimenté de la politique, « facilitateur » dans le récent conflit de l’usine du Sud,  a prononcé des paroles inaugurales de sa troisième présidence empreintes d’apaisement et de générosité. Interrogé par Les Nouvelles Calédoniennes, il a eu des mots forts : « J’ai la ferme intention que les textes soient rapidement votés pour soulager la souffrance du peuple« , ou encore « Il faut que l’on travaille dans un cadre pour que l’on puisse se dire : « ce que l’on a fait là, ça a permis de satisfaire l’ensemble de la population«  ».

La vraie question, à présent, est de savoir si l’indépendance, c’est à dire la rupture des relations actuelles avec la France, est le moyen de « soulager la souffrance du peuple« . Elle sera posée dans quelques semaines, le 12 décembre plus exactement.

Comment, en effet, soulager la souffrance du peuple lorsque l’on s’apprête à renoncer à une moitié des fonds publics qui permettent justement au peuple de ne pas souffrir autant qu’aux Comores, à Djibouti, à Madagascar ou au Congo ?

Comment soulager la souffrance des jeunes lorsqu’on s’apprête à leur supprimer les moyens d’enseignement et d’éducation, en même temps que toute perspective d’avenir comme ils en disposent aujourd’hui ?

Comment soulager la souffrance du peuple si le peuple subit la perte de sa protection sociale, du bénéfice de soins de haute qualité, de ses emplois publics et privés, de ses retraites, de ses infrastructures, des moyens de solidarité ?

Le Congrès dispose des moyens que lui procurent les contribuables calédoniens, à 92% situés en province Sud, et parmi les lesquels, d’ailleurs, une toute petite partie assure 80% de la ressource d’un impôt comme l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physique. Tout ce système ne manquera pas de s’effondrer avec les calamiteux projets que concoctent les « spécialistes » de l’indépendance. Si l’on y ajoute les conséquences du départ de la France, le peuple ne risque sûrement pas de voir ses souffrances soulagées.

Celui de Nouvelle Calédonie, dans l’indépendance, se consolera en regardant avec envie les peuples de Wallis, de Futuna et de Polynésie qui auront eu l’intelligence de conjuguer leur fierté de peuple, avec celle d’être membre de la grande Nation française. Mais ses souffrances, supplémentaires et nouvelles, ne seront pas soulagées pour autant …