RIFIFI CHEZ LES INDÉPENDANTISTES : POUR LOUIS MAPOU, ALLIANCE DE L’UC AVEC LES LOYALISTES POUR LA PRÉSIDENCE DU GOUVERNEMENT

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la barque indépendantiste paraît en plein naufrage. C’est en tout l’impression que laisse Louis Mapou, candidat Uni/Palika à la présidence du gouvernement, au micro de Radio Océane.

« Ce qu’on observe, c’est que les camarades de l’Union Calédonienne sont en étroite relation avec les responsables qui sont allés avec eux à Paris (…) des Loyalistes, (…) il y a a les Loyalistes, il y a l’AEC (…) l’AEC ne se considère pas comme Loyaliste (Louis Mapou fait peut être allusion à Calédonie Ensemble Ndlr), il y a toutes ces nuances là, mais a priori, ils seraient en mesure de faire aboutir la question du gouvernement dans les prochains jours. Sûrement que le Comité Directeur (de l’Union Calédonienne Ndlr) de ce week end va donner le feu vert (…) avec le nom d’un président qui viendrait d’une alliance avec la droite, puisque nous, nous n’avons pas été contactés« , déclare-t-il dans un quasi « scoop » de Radio Océane.

A la vérité, on nage en plein pataquès.

Dès le mois d’avril, les indépendantistes se précipitent pour demander l’organisation du troisième référendum. Ils déposent un vœu en ce sens, sans y mettre une date souhaitée puisque l’Uni/Palika a antérieurement fait savoir sa préférence pour une consultation dès 2021, tandis que l’Union Calédonienne veut jouer la montre jusqu’en 2022.

Finalement, on sait que le gouvernement français, exerçant la compétence qui lui est propre, a fixé cette date au 12 décembre. L’Uni/ Palika fait alors volte face, dénonçant … une précipitation de l’Etat.

Dans l’intervalle, les indépendantistes, qui ont décidé, -apparemment dans la plus grande soudaineté- de faire tomber le gouvernement Calédonien en février dernier, se querellent sur le nom du nouveau président de l’Institution : Samuel Hnepeune pour les uns, Louis Mapou pour les autres. Il faut dire que c’est un autre parti indépendantiste, le Parti Travailliste, qui a compromis le plan de l’UC qui comptait obtenir 4 sièges au gouvernement, dont un pour l’Eveil Océanien.

Le candidat de l’Eveil Océanien est resté en rade, tandis que devant l’égalité de sièges -3 UC, 3 Uni/Palika-, le parti de Paul Néaoutyne a revendiqué la présidence du gouvernement, arguant du fait que l’Union Calédonienne occupait déjà la présidence du Congrès.

Entretemps, une réunion s’est tenue à Paris à l’invitation du Premier ministre. L’UC s’y est rendue, l’Uni/Palika a boudé l’invitation.

Il semble bien que depuis, les ponts soient rompus entre les frères indépendantistes qui disposent pourtant de la majorité absolue au sein de l’Exécutif calédonien ! « Nous n’avons pas été contactés« , a indiqué Louis Mapou qui avait précédemment traité de « menteurs » ceux qui affirmaient que des échanges avaient lieu entre les deux formations indépendantistes.

Ainsi, aux dires de Louis Mapou, une alliance entre l’UC et les Loyalistes serait scellée ce samedi par les instances du parti de Daniel Goa. S’agit-il d’une fuite, ou d’une supputation motivée par une certaine amertume ?

Si tel était le cas, ce serait la fin de la saison 1 d’un film qui pourrait s’intituler « Gâchis et temps perdu » avec comme scénario « ils ne sont pas capables de gérer un pays indépendant ».

Une belle entrée de campagne électorale référendaire …